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		<title>La droite israélienne veut profiter du flou des intentions de Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Mar 2017 08:52:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Le Monde &#8211; Piotr Smolar L’envoyé spécial du président américain arrive en Israël aujourd’hui. La question du développement des colonies en Cisjordanie sera au cœur des discussions. Un premier contact téléphonique a enfin eu lieu, vendredi 10 mars, entre Donald Trump et Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne. L’administration américaine se lance ainsi, à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Le Monde &#8211; Piotr Smolar</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">L’envoyé spécial du président américain arrive en Israël aujourd’hui. La question du développement des colonies en Cisjordanie sera au cœur des discussions.</p>
<p style="text-align: justify;">Un premier contact téléphonique a enfin eu lieu, vendredi 10 mars, entre Donald Trump et Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne. L’administration américaine se lance ainsi, à son tour, comme médiateur du conflit israélo-palestinien.</p>
<p style="text-align: justify;">Lundi, l’envoyé spécial du président américain pour ce dossier, l’avocat Jason Greenblatt, est attendu en Israël pour discuter avec le premier ministre, Benyamin Nétanyahou. La Maison Blanche a fait savoir qu’elle souhaitait de la <em>« retenue » </em>en matière de développement des colonies en Cisjordanie. C’est la raison pour laquelle un comité de coordination bilatéral a été constitué, avec l’ambassadeur israélien à Washington, Ron Dermer, l’un des plus proches collaborateurs de M. Nétanyahou, mais également un intime de la famille Trump.</p>
<p style="text-align: justify;">Après huit années de tensions avec l’administration Obama, la droite israélienne refuse de croire que les Etats-Unis exigeront un gel des constructions. <em>« L’idée de cette équipe est de permettre autant de constructions que la croissance de ces communautés le commande, </em>assure au <em>Monde</em> Tzipi Hotovely, la vice-ministre israélienne des affaires étrangères.<em> Nous parlons de vrais juifs connectés à un morceau de terre juive. Pour la première fois depuis cinquante ans, une administration américaine ne dit pas que ces colonies sont un obstacle à la paix. »</em></p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Enterrer l’idée d’un Etat palestinien</h2>
<p style="text-align: justify;">Le test sera la réaction de la Maison Blanche à la volonté du gouvernement israélien de construire une nouvelle colonie – la première en plus de vingt ans – pour accueillir les familles d’Amona, l’avant-poste qui a été démantelé en février.</p>
<p style="text-align: justify;">Tzipi Hotovely, qui représente l’aile radicale du Likoud, est ravie des débuts de la présidence Trump.<em> « Cette administration américaine est ouverte d’esprit, beaucoup plus réaliste. On ne parle plus d’imposer une solution aux deux parties. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Agée de 38 ans, très religieuse, elle est représentative d’une majorité des membres du gouvernement de M. Nétanyahou : ceux qui clament la fin de la solution à deux Etats, par idéologie ou opportunisme. <em>« La meilleure façon,</em>dit-elle,<em> d’aller vers une souveraineté israélienne en Judée-Samarie</em> [le nom biblique de la Cisjordanie], <em>dans le cadre d’une solution régionale, est de le faire avec le soutien américain. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette droite à l’offensive rejette le mot « occupation ». Elle n’accepte pas davantage celui d’« annexion », lui préférant « extension de la souveraineté israélienne ». Derrière ces subtilités sémantiques, le projet ne fait plus de doute : elle essaie d’enterrer l’idée d’un Etat palestinien. Mais elle n’est plus sûre de disposer d’un chèque en blanc de Donald Trump ; celui-ci ne veut pas de gestes unilatéraux dramatiques. M. Nétanyahou a donc imposé un nouveau report d’une initiative controversée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 5 mars, le comité ministériel pour la législation devait en effet examiner un projet de loi proposant l’annexion de l’une des plus grandes colonies juives en Cisjordanie, Maale Adumim. Les auteurs sont Bezalel Smotrich (Foyer juif, national-religieux), le porte-voix zélé des colons, et Yoav Kish (Likoud).</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dernier veut un redécoupage de la Cisjordanie, dont plus de la moitié serait annexée par l’Etat hébreu<em>.</em> <em>« Israël doit enfin défendre ses intérêts et appliquer sa souveraineté sur l’ensemble de ses communautés en Judée-Samarie », </em>explique-t-il au <em>Monde</em>. Le projet législatif sur Maale Adumim est, à l’en croire, un premier pas dans cette direction. M.Nétanyahou souhaitait éviter de nouveau son examen pendant la visite de M.Greenblatt.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Une chance sans précédent</h2>
<p style="text-align: justify;">Cette coproduction entre le Likoud et le Foyer juif montre que les digues ont sauté entre la droite dite classique et la nouvelle génération<strong> </strong>nationale<b>&#8211;</b>religieuse, incarnant les colons. Les députés des deux formations ont en commun l’idée que le cycle d’Oslo, soit un quart de siècle de négociations bilatérales sous supervision américaine, s’est achevé avec le départ de Barack Obama.</p>
<p style="text-align: justify;">L’avènement de Donald Trump offrirait une chance sans précédent : celle de l’annexion de la « Judée-Samarie ». <em>« Il s’agit d’un long processus, </em>reconnaît le député Yoav Kish. <em>Je comprendrais s’il y avait encore un report de notre projet sur Maale Adumim, d’autant que Benyamin Nétanyahou pourrait voir </em>[le président américain]<em> à la fin du mois de mars. Or, Trump veut participer à la conversation avant que les choses n’arrivent, et se coordonner. C’est normal. » </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le premier ministre israélien a cessé d’employer l’expression « solution à deux Etats ». Il a aussi permis l’adoption au Parlement d’un texte de loi validant la légalisation de milliers de logements de colons construits sur des terres privées palestiniennes. Mais il n’a pas abandonné son engagement formel en faveur d’un Etat palestinien démilitarisé, reconnaissant Israël comme Etat juif.</p>
<p style="text-align: justify;">Confronté au harcèlement de son propre parti et du Foyer juif, il se pose en dirigeant responsable. <em>« Les choses ne sont pas aussi simples que vous le pensez »,</em> a-t-il dit aux députés du Likoud, le 27 mars, selon un enregistrement pirate diffusé par la presse. Le chef du gouvernement a reconnu que la présidence Trump représentait une<em> « occasion historique ». </em>Mais il a souligné, dans la foulée, qu’il fallait <em>« connaître les limites de cette occasion ».</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Nétanyahou teste sa relation avec Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2017 09:02:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Le Figaro &#8211; Cyrille Louis La colonisation sera au centre de la rencontre entre le Premier ministre israélien et le président américain. Correspondant à Jérusalem Benyamin Nétanyahou, qui avait habitué le public israélien à l&#8217;étalage de sa mésentente avec Barack Obama, semble par contraste décidé à choyer son successeur. À l&#8217;approche de leur première [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Le Figaro &#8211; Cyrille Louis</p>
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<p class="figp-art__chapo" style="text-align: justify;">La colonisation sera au centre de la rencontre entre le Premier ministre israélien et le président américain.</p>
<div class="figp-art__body figp-art__body--size-0">
<p style="text-align: justify;"><i>Correspondant à Jérusalem</i></p>
<p style="text-align: justify;">Benyamin Nétanyahou, qui avait habitué le public israélien à l&rsquo;étalage de sa mésentente avec Barack Obama, semble par contraste décidé à choyer son successeur. À l&rsquo;approche de leur première rencontre officielle, qui doit intervenir ce mercredi à Washington, le chef du gouvernement israélien a dit à ses ministres vouloir faire «tous les efforts pour éviter d&rsquo;entrer en confrontation» avec le puissant allié. La confidence, relayée par le quotidien <i>Haaretz</i>, visait sans doute à calmer les ardeurs de la droite religieuse, qui le somme depuis plusieurs semaines de mettre Donald Trump devant le fait accompli en tournant publiquement le dos à la solution des deux États. Mais elle témoigne aussi, plus fondamentalement, d&rsquo;un malaise palpable face aux inconnues qui entourent les intentions du nouveau locataire de la Maison-Blanche.</p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-center" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170214XRGFIG00811"></figure>
<p style="text-align: justify;">Le Premier ministre israélien, si cela ne tenait qu&rsquo;à lui, aurait sans doute choisi de placer ce premier sommet sous le signe de la lutte contre le programme nucléaire iranien. L&rsquo;accord conclu en juillet 2015 entre les puissances du P5 + 1 et la République islamique, il n&rsquo;a cessé de le répéter, présente de graves lacunes qui doivent être corrigées au plus vite. Sur les conseils des experts israéliens, il a renoncé à en réclamer l&rsquo;annulation, mais souhaite, grâce à un renforcement des pressions financières et politiques, empêcher l&rsquo;Iran de développer son programme de missiles balistiques et ses centrifugeuses de dernière génération. Il devrait, sur ce thème, trouver sans trop de difficulté une oreille compatissante auprès de Donald Trump, qui a également critiqué tout au long de sa campagne l&rsquo;accord défendu par son prédécesseur.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Benyamin Nétanyahou, hélas pour lui, n&rsquo;échappera sans doute pas à une épineuse séance de clarification sur le dossier israélo-palestinien. L&rsquo;aile droite de sa coalition, électrisée par l&rsquo;élection de Donald Trump et mortifiée de n&rsquo;avoir pu empêcher le démantèlement de la colonie sauvage d&rsquo;Amona, presse le Premier ministre de pousser les feux de la colonisation. Il s&rsquo;est exécuté début février en approuvant la construction de 5500 logements en Cisjordanieainsi qu&rsquo;en laissant adopter une loi «légalisant» une cinquantaine de colonies sauvages. Mais Naftali Bennett, chef de file du Foyer juif, le somme d&rsquo;aller plus loin en tournant une bonne fois pour toutes la page des accords d&rsquo;Oslo. Il affirme que «la terre tremblera» s&rsquo;il ne répudie pas clairement le projet de créer un État palestinien lors de son entretien à la Maison-Blanche.</p>
<p style="text-align: justify;">Benyamin Nétanyahou, dont la politique en ce domaine consiste depuis 2009 à plaider pour la reprise du dialogue tout en laissant la colonisation se poursuivre sur le terrain, ignore pour l&rsquo;heure quelle sera sa marge de manœuvre avec Donald Trump. Celui-ci a tour à tour estimé que «les colonies ne constitu(ai)ent pas un obstacle» à la résolution du conflit, puis, plus récemment, dans un entretien au quotidien <i>Israel Hayom</i>, qu&rsquo;«elles (n&rsquo;étaient) pas une bonne chose pour la paix». Il a par ailleurs indiqué vouloir confier à son gendre, Jared Kushner, le soin de sceller enfin un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.</p>
</div>
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		<title>Bezalel Smotrich, héraut de la nouvelle droite israélienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2017 08:39:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Le Monde &#8211; Piotr Smolar Le député de 36 ans est à l’origine de plusieurs projets de loi explosifs au profit des colons. Il jubilait. Son heure était venue, et elle signifiait une conquête historique pour les 400 000 juifs vivant en Cisjordanie. Le 6 février, Bezalel Smotrich était le plus euphorique des 120 députés de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Le Monde &#8211; Piotr Smolar</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Le député de 36 ans est à l’origine de plusieurs projets de loi explosifs au profit des colons.</p>
<p style="text-align: justify;">Il jubilait. Son heure était venue, et elle signifiait une conquête historique pour les 400 000 juifs vivant en Cisjordanie. Le 6 février, Bezalel Smotrich était le plus euphorique des 120 députés de la Knesset, qui adoptait la loi sur les avant-postes. Un texte de rupture, blanchissant l’expropriation de terres privées palestiniennes en Cisjordanie, pour lequel il bataillait depuis des mois.<em> « A compter de ce jour, les députés seront responsables de tout ce qui arrive aux Israéliens en Judée-Samarie</em> [appellation biblique de la Cisjordanie]<em>,</em> dit-il au <em>Monde</em>. <em>Pendant des décennies, cela relevait de conseillers juridiques devant lesquels on devait faire un pèlerinage, puis les convaincre, les supplier. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">La Haute Cour de justice doit se prononcer sur ce texte, qui représente un coup de force législatif contre la loi militaire en vigueur dans les territoires occupés. Juriste de formation, Bezalel Smotrich prépare déjà la réplique à une éventuelle censure. Petit, l’œil vif, la barbe courte, fine kippa tricotée sur la tête, il marche d’un pas nerveux dans les couloirs de la Knesset. Il travaille comme un acharné et ne voit ses six enfants que pour shabbat, en fin de semaine, dans la colonie de Kedoumim. Aucune question ne l’irrite ou ne le désarçonne. Il argumente longuement, mais sa principale justification n’est pas discutable : Dieu.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Les « risques de l’assimilation »</h2>
<p style="text-align: justify;">Bezalel Smotrich ne croit ni dans les compromis ni dans le métissage, mais dans la bataille acharnée pour l’affirmation religieuse et territoriale du judaïsme. Que feriez-vous, l’interroge-t-on, si l’un de vos enfants vous annonçait un jour qu’il voulait épouser un ou une Arabe ? Le député répond dans la seconde : <em>« Ça n’arrivera pas. ils reçoivent une bonne éducation. Celui qui veut préserver l’identité juive doit faire très attention aux risques de l’assimilation, c’est le plus grand danger devant nous. Je ne le dis pas seulement par rapport aux Arabes, mais à tous les non-juifs. Je suis contre les mariages mixtes. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il est novice au Parlement, mais on a l’impression de n’entendre que lui ces derniers mois. Bezalel Smotrich a été à l’origine de plusieurs projets de loi explosifs au profit des colons. L’occupation ? Il rejette le mot même : <em>« Le peuple palestinien n’existe pas. Je suis palestinien depuis treize générations. Ma grand-mère avait une carte d’identité palestinienne. C’est une invention d’il y a moins d’un siècle en réaction au mouvement sioniste. » </em>Pas de peuple, pas de droits politiques, donc pas d’Etat à accorder. <em>« La gauche entretient l’idée que le terrorisme est le résultat du désespoir palestinien. C’est un mensonge. Il vient de l’espoir arabe d’exterminer Israël. </em>(…)<em> Le jour où j’arriverai à les convaincre de renoncer à un Etat, je leur offrirai tout ce qu’il faut pour vivre, à part le droit de vote. »</em> Annexion : voici le programme. Il pourfend les accords d’Oslo (1993) qui traçaient la voie vers un Etat palestinien.</p>
<p style="text-align: justify;">M. Smotrich ne se contentera pas du ministère de la parole. Il rêve du portefeuille de la défense. Ses saillies extrémistes lui valent une notoriété rare. Il a traité les étudiants arabes dans les universités d’<em>« illettrés »</em>. Il a comparé l’évacuation récente de l’avant-poste d’Amona par la police à un <em>« viol brutal ».</em> Un mois avant les législatives de 2015, il se déclarait <em>« homophobe fier ». </em>Il a réclamé la séparation entre femmes juives et arabes dans les maternités. Il a osé dire que, si Benyamin Nétanyahou avait été à la place de David Ben Gourion, l’Etat d’Israël n’aurait pas vu le jour. Le premier ministre en a été fou de rage.</p>
<p style="text-align: justify;">Il dépasse même le chef de son parti, le ministre de l’éducation, Naftali Bennett. Contrairement à lui, il rejette par exemple l’expression « terrorisme juif ». A 36 ans, il incarne la nouvelle droite israélienne, celle qui pousse M. Nétanyahou dans ses retranchements et offre aux colons un statut de pionniers choyés, celle qui veut contraindre le dirigeant à choisir entre la solution à deux Etats et la terre, toute la terre d’Israël, donc la<em> « Judée-Samarie »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette nouvelle droite ne représente qu’une minorité de la population. Le Foyer juif, le parti de M. Smotrich, dispose de huit sièges à la Knesset, contre douze après les élections de 2013. Mais ses idées, son idéologie, ont largement contaminé le Likoud, la formation du premier ministre. Cette droite avance, sûre de son fait et de la faiblesse des oppositions, s’appuyant sur un réseau d’organisations locales ou américaines puissantes et de colons mobilisés comme une armée.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Arrêté par le Shin Bet</h2>
<p style="text-align: justify;">Récemment, le député Smotrich a dû accepter le report de son projet d’annexion de Maalé Adoumim, l’une des plus grandes colonies près de Jérusalem. M. Nétanyahou ne voulait pas qu’une telle initiative parasite sa visite à Washington, mercredi 15 février, pour rencontrer Donald Trump. <em>« Dans quelques mois, cette loi passera, </em>rétorque le député. <em>Une majorité est pour. Je connais la dynamique intérieure dans la coalition. Israël est un Etat libre et souverain, pas le 51e Etat fédéral américain. » </em></p>
<p style="text-align: justify;">M. Smotrich fut, en 2005, l’un des leaders du mouvement contre le retrait des colons de la bande de Gaza. Le Shin Bet – service de sécurité – l’arrêta et le plaça en détention pendant trois semaines. <em>« J’ai été accusé de vouloir bloquer des routes, </em>dit-il.<em> Ariel Sharon</em> [alors premier ministre] <em>s’est servi de la loi pour écraser l’opposition. Je n’ai rien fait d’illégal. » </em>Il fut remis en liberté sans inculpation. En 2006, il fonda l’organisation Regavim, qui défend les droits des colons sur les terres palestiniennes. La même année, il organisa, avec des militants d’extrême droite et des ultraorthodoxes, une marche animale, en réponse à la Gay Pride, avec des chèvres et des ânes.</p>
<p class="lire" style="text-align: justify;">Aujourd’hui, le député modère un peu son langage sur ce point. <em>« Je ne veux pas vexer ou blesser </em>[les homosexuels].<em> L’acte est anormal, mais ce ne sont pas des gens anormaux. » </em>Mais la position la plus surprenante qu’il a prise fut en soutien d’Hagai El-Ad, le directeur de l’ONG de gauche B’Tselem, qui documente l’occupation. En octobre, certains députés voulaient le priver de sa nationalité israélienne. <em>« Il a tort, il cause du tort à l’Etat, mais personne ne doit l’empêcher de parler », </em>selon M. Smotrich. Son attachement à la liberté d’expression a des limites : il est l’un des promoteurs d’un projet de loi interdisant d’entrée sur le territoire toute personne promouvant le boycott contre Israël.</p>
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		<title>Nétanyahou en colère contre la Belgique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 08:51:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par le Monde &#8211; Piotr Smolar Le premier ministre belge Charles Michel a rencontré des ONG de défense des droits de l’homme en Israël. Ce qui irrite Benyamin Nétanyahou. Voilà une colère soigneusement calculée. Dans la soirée du mercredi 8 février, le bureau du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a publié un communiqué dans lequel il [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par le Monde &#8211; Piotr Smolar</p>
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<p style="text-align: justify;">Le premier ministre belge Charles Michel a rencontré des ONG de défense des droits de l’homme en Israël. Ce qui irrite Benyamin Nétanyahou.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà une colère soigneusement calculée. Dans la soirée du mercredi 8 février, le bureau du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a publié un communiqué dans lequel il annonce la convocation de l’ambassadeur belge en Israël, Olivier Belle, au ministère des affaires étrangères, pour réprimande. La raison : le premier ministre Charles Michel, en visite officielle dans le pays, a rencontré deux organisations non gouvernementales israéliennes, Breaking the Silence (« Rompre le silence ») et B’Tselem, quelques heures après avoir vu M. Nétanyahou. Sans se cacher le moins du monde, à l’hôtel King David, le plus fameux de la ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Une initiative, est-il écrit dans le communiqué, que les autorités considèrent <em>« avec une extrême gravité ». « Le gouvernement belge doit décider s’il veut changer de direction ou continuer dans une ligne anti-israélienne »,</em> poursuit le texte. Il fait notamment référence à l’enquête judiciaire en cours à Bruxelles pour<em> « crimes de guerre »</em> après la plainte d’un collectif de familles de victimes de l’opération militaire « Plomb durci », menée par Israël fin 2008 et début 2009 dans la bande de Gaza.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Offensive sans précédent</h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis deux ans, la droite a lancé une offensive sans précédent contre les organisations non gouvernementales défendant les droits de l’homme et documentant l’occupation en Cisjordanie. En juillet 2016, la majorité a voté une loi à la Knesset exigeant des ONG qui reçoivent la plus grande partie de leurs fonds de l’étranger de le signaler dans chacune de leurs interventions publiques. Lorsque Hagai El-Ad, le directeur de B’Tselem, a dénoncé les ravages de l’occupation devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le 14 octobre 2016, certains députés ont demandé qu’il soit déchu de sa nationalité. En janvier, un projet de loi interdisant à Breaking the Silence d’organiser des événements dans les établissements scolaires est passé en lecture préliminaire à la Knesset. Aujourd’hui, M. Nétanyahou veut empêcher par la loi le financement par des gouvernements étrangers d’ONG qui porteraient <em>« atteinte aux soldats »</em>. Breaking the Silence est encore dans la ligne de mire.</p>
<p style="text-align: justify;">En déplacement à Londres le 6 février, M. Nétanyahou a ainsi demandé à son homologue, Theresa May, de mettre un terme au financement d’organisations <em>« hostiles à Israël »</em>. Le lendemain, la ministre de la culture, Miri Regev, s’en est prise une nouvelle fois à Breaking the Silence, appelant la mairie de Jérusalem à empêcher la tenue d’une conférence dans la galerie d’art contemporain Barbur. Celle-ci devait être consacrée au rapport récent de l’organisation sur les liens étroits entre l’armée israélienne et les colons en Cisjordanie. Le maire Nir Barkat a cédé, prétextant de raisons administratives. <em>« On voit hélas de plus en plus de tentatives pour censurer et éteindre les voix dissidentes,</em> assure Yehuda Shaul, figure historique de l’ONG. <em>Tristement, Barkat se soumet au bon vouloir de personnalités racistes pour fermer une galerie qui voulait juste tenir une conversation sur l’occupation. »</em></p>
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		<title>Israël face aux inconnues de Donald Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2017 08:51:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Le Figaro &#8211; Cyrille Louis ANALYSE &#8211; Benyamin Nétanyahou est troublé par ce nouveau président qui proclame son amitié pour Israël et s&#8217;entoure de partisans de la colonisation mais ne semble pas avoir d&#8217;idées bien arrêtées sur la politique à mener au Proche-Orient. Israël a célébré à sa façon l&#8217;investiture de Donald Trump en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Le Figaro &#8211; Cyrille Louis</p>
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<p class="figp-art__chapo" style="text-align: justify;">ANALYSE &#8211; Benyamin Nétanyahou est troublé par ce nouveau président qui proclame son amitié pour Israël et s&rsquo;entoure de partisans de la colonisation mais ne semble pas avoir d&rsquo;idées bien arrêtées sur la politique à mener au Proche-Orient.</p>
<div class="figp-art__body figp-art__body--size-0">
<p style="text-align: justify;">Israël a célébré à sa façon l&rsquo;investiture de Donald Trump en approuvant, dimanche, la mise en chantier de 566 logements dans trois quartiers de colonisation à Jérusalem-Est (Ramot, Pisgat Zeev et Ramat Shlomo). Cette décision, dont la municipalité avait différé l&rsquo;annonce il y a une dizaine de jours, par crainte de braquer Barack Obama au crépuscule de son mandat, marque symboliquement le début d&rsquo;une nouvelle ère. Devant son cabinet de sécurité, Benyamin Nétanyahou a d&rsquo;ailleurs exprimé son intention de lever les restrictions imposées depuis huit ans, sous pression de la communauté internationale, aux constructions juives dans la partie orientale de la ville. Mais cette euphorie de façade dissimule mal la profonde incertitude des dirigeants israéliens face au locataire de la Maison-Blanche.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors d&rsquo;un entretien téléphonique qualifié de «très chaleureux», le président américain a exprimé dimanche soir son souhait de poursuivre «une coopération étroite dans les domaines militaire, du renseignement et de la sécurité» avec l&rsquo;État hébreu. Il a aussi estimé, comme le fait régulièrement Benyamin Nétanyahou, que «la paix entre Israéliens et Palestiniens ne peut qu&rsquo;être le fruit d&rsquo;une négociation entre les deux parties» &#8211; avant de préciser que «les États-Unis travailleront étroitement avec Israël pour progresser vers ce but». Mais contrairement à ce qu&rsquo;espérait une partie de la droite nationaliste, Donald Trump s&rsquo;est gardé d&rsquo;évoquer sa promesse de transférer l&rsquo;ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. La réflexion sur cette promesse de campagne «n&rsquo;en est encore qu&rsquo;à un stade préliminaire», a indiqué Sean Spicer, le porte-parole de la Maison-Blanche.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La droite israélienne, perplexe, se divise</h2>
<p style="text-align: justify;">Benyamin Nétanyahou ne sait visiblement pas sur quel pied danser face à ce nouveau président qui proclame son amitié pour Israël et s&rsquo;entoure de partisans de la colonisation, mais ne semble pas avoir d&rsquo;idées bien arrêtées sur la politique à mener au Proche-Orient. Le chef de file de la droite religieuse, Naftali Bennett, estime que son arrivée à la Maison-Blanche offre une occasion inespérée d&rsquo;enterrer une bonne fois pour toutes la solution des deux États. Il a fait voter en première lecture un projet de loi visant à «légaliser» une centaine d&rsquo;avant-postes édifiés sans autorisation en Cisjordanie, et presse désormais le gouvernement d&rsquo;annexer la colonie de Maale Adumim. «Nous devons agir de façon responsable», lui a rétorqué, lundi, Benyamin Nétanyahou, qui craint visiblement de froisser Donald Trump en donnant l&rsquo;impression de lui forcer la main. «Pour le salut d&rsquo;Israël et de la colonisation, a-t-il ajouté, je demande à chacun de me laisser agir.»</p>
<p style="text-align: justify;">Cet échange aigre-doux, témoin des rivalités qui agitent la droite israélienne, est aussi le fruit d&rsquo;un désaccord tactique de plus en plus criant. Naftali Bennett estime qu&rsquo;après cinquante ans d&rsquo;une occupation condamnée sans relâche par la communauté internationale, l&rsquo;heure est venue pour Israël de sortir de l&rsquo;ambiguïté, en affirmant sa souveraineté sur la Cisjordanie. Benyamin Nétanyahou, qui s&rsquo;est officiellement rallié à la solution des deux États en 2009, est au contraire partisan d&rsquo;une colonisation à bas bruit. «Bien qu&rsquo;il vise en réalité le même but que Bennett, le premier ministre pense qu&rsquo;une annexion unilatérale entraînerait trop de problèmes avec l&rsquo;Europe et, peut-être, avec la Cour pénale internationale, estime Daniel Seidemann, directeur de l&rsquo;ONG Jérusalem terrestre. Il préfère pousser progressivement son avantage, tout en maintenant à flot l&rsquo;Autorité palestinienne.»</p>
<p style="text-align: justify;">Le transfert de l&rsquo;ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem suscite des débats du même ordre. Bien qu&rsquo;une large majorité de la population israélienne y soit favorable, considérant qu&rsquo;un tel mouvement ne ferait après tout qu&rsquo;entériner une certaine réalité, Benyamin Nétanyahou ne semble pas en faire une priorité. Palestiniens et Jordaniens l&rsquo;ont encore publiquement mis en garde dimanche contre les conséquences prévisibles d&rsquo;une décision qui risque fort d&rsquo;être interprétée comme une déclaration de guerre par une large partie du monde arabo-musulman. Un tel déménagement, a par ailleurs prévenu le président Mahmoud Abbas, «réduirait à néant la solution des deux États». Or rien n&rsquo;indique pour l&rsquo;heure que Donald Trump souhaite en arriver à cette extrémité.</p>
</div>
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		<title>Nétanyahou veut coordonner le développement des  colonies avec l’administration Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jan 2017 09:08:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>LE MONDE &#124; Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant) Une « nouvelle ère » débute entre les deux pays, selon le chef du gouvernement israélien, qui s’est entretenu avec le nouveau président américain dimanche. Le contact est officiellement établi. Deux jours après son entrée à la Maison Blanche, Donald Trump s’est entretenu, dimanche 22 janvier par [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>LE MONDE | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)</strong></span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Une « nouvelle ère » débute entre les deux pays, selon le chef du gouvernement israélien, qui s’est entretenu avec le nouveau président américain dimanche.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le contact est officiellement établi. Deux jours après son entrée à la Maison Blanche, Donald Trump s’est entretenu, dimanche 22 janvier par téléphone, avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Ce dernier a vite tourné la page de l’époque Obama, conclue par l’adoption de la résolution 2334 au Conseil de sécurité condamnant la colonisation. Une « <em>nouvelle ère</em> » débute entre les deux pays, selon le chef du gouvernement israélien. Mais pour l’heure, l’incertitude demeure sur une promesse de l’élu : le déménagement de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Tandis que les forces de sécurité israéliennes envisagent déjà tous les scénarios en matière de répliques violentes qu’aurait une telle mesure, la Maison Blanche a fait savoir dimanche que les discussions n’en étaient qu’à leurs prémices. Pendant ce temps, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a été reçu par le roi Abdallah II de Jordanie. Amman a qualifié de « ligne rouge » un éventuel déménagement. Les deux dirigeants se sont mis d’accord sur « une série de pas » qui seront adoptés, selon M. Abbas, si la mesure prend forme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alors que l’administration Trump n’est toujours pas complète, M. Nétanyahou ne veut pas se précipiter, ni se faire déborder sur sa droite. Le premier ministre est parvenu à bloquer l’examen en comité ministériel d’un projet explosif de la droite nationale religieuse, en attendant de rencontrer le nouveau président des Etats-Unis, en février. Le Foyer juif, le parti de Naftali Bennett, comptait soumettre aux députés de la Knesset un projet de loi visant à annexer Maale Adumim, l’une des plus grandes colonies israéliennes, près de Jérusalem.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cette mesure concernerait la zone dite E1, encore non construite et hautement disputée. Elle marquerait une rupture historique, juridique et territoriale. Les colonies juives en Cisjordanie relèvent de l’administration militaire, et non de la loi civile israélienne. Ensuite, l’annexion de Maale Adumim, où vivent près de 40 000 personnes, couperait la Cisjordanie en deux parties, nord et sud, enterrant l’idée d’un Etat palestinien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Levée des restrictions</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’extrême droite estime qu’il faut exploiter dès le premier jour l’avènement de M. Trump pour amplifier les colonies et imposer la souveraineté israélienne. Naftali Bennett veut obliger M. Nétanyahou à sortir des ambiguïtés qu’il affectionne et à abandonner son engagement formel en faveur de la solution à deux Etats. « Pour la première fois depuis 50 ans, le premier ministre peut décider : la souveraineté ou Israël », écrit-il sur son compte Twitter. M. Nétanyahou, lui, a expliqué à ses ministres que l’heure n’était pas à des actions unilatérales, mais à la coordination avec Washington. « Personne n’est plus préoccupé par la question des colonies que le gouvernement du Likoud et moi-même, a-t-il déclaré, et nous continuerons à y veiller de façon sage et responsable ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le premier ministre doit néanmoins donner des gages à la base nationale religieuse. Dimanche, la commission de planification et de construction de la municipalité de Jérusalem a approuvé l’édification de 566 logements dans trois colonies situées au-delà de la ligne verte de démarcation, à Pisgat Zeev, Ramot et Ramat Shlomo. Mais M. Nétanyahou est allé plus loin, selon plusieurs journaux israéliens : lors du conseil de sécurité restreint, dimanche, il a annoncé son intention de lever toutes les restrictions pesant sur les constructions à Jérusalem-Est et de valider de nouveaux projets immobiliers dans les blocs de colonies.</span></p>
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		<title>En Israël, la droite religieuse vise l&#039;annexion de Maale Adumim</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2017 10:16:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'avant-poste sauvage d'Amona malgré l'injonction ferme de la Cour suprême, la droite religieuse israélienne a fait de l'annexion de la colonie de Maale Adumim son prochain objectif.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div data-canvas-width="86.50880000000001"></div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="659.6256763008003">Par Le Figaro &#8211; Cyrille Louis</div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="659.6256763008003">
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</div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="659.6256763008003"></div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="659.6256763008003">ENQUÊTE &#8211; Après avoir remporté, le mois dernier, une victoire spectaculaire en empêchant l&rsquo;évacuation de l&rsquo;avant-poste sauvage d&rsquo;Amona malgré l&rsquo;injonction ferme de la Cour suprême, la droite religieuse israélienne a fait de l&rsquo;annexion de la colonie de Maale Adumim son prochain objectif.</div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="659.6256763008003"></div>
<div data-canvas-width="659.6256763008003">
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="741.19880328">
<hr />
</div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="741.19880328">On se croirait sur le périphérique aux heures de pointe. Comme chaque matin du dimanche au jeudi, une file ininterrompue de véhicules s&rsquo;étire péniblement à travers le désert entre Maale Adumim et le check-point qui marque la limite de Jérusalem. «Il faut souvent plus d&rsquo;une heure pour parcourir la dizaine de kilomètres qui nous sépare du centre-ville», sourit Shany Appelbaum. La décoratrice d&rsquo;intérieur, d&rsquo;origine canadienne, s&rsquo;est établie il y a six ans avec son compagnon et ses trois enfants dans cette «colonie dortoir» située à l&rsquo;est de la ville sainte. Reconnaissable à ses rangées de toits rouges qui coiffent des collines arides, la localité fondée en 1979 compte aujourd&rsquo;hui 41.000 habitants. À en croire la municipalité, 70 % de ses actifs vont chaque jour travailler ou étudier à Jérusalem. «Et pour cause, soupire le maire Benny Kashriel, notre développement économique est totalement bridé par les mille et une contraintes que nous imposent les autorités.» À l&rsquo;instar des 130 colonies créées en violation du droit international depuis la conquête de juin 1967, Maale Adumim est soumise aux règles de l&rsquo;occupation militaire. Mais l&rsquo;édile, tout comme nombre de ses administrés, a désormais l&rsquo;espoir d&rsquo;en être bientôt libéré.</div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="741.19880328"></div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="741.19880328">La droite religieuse israélienne, après avoir remporté le mois dernier une victoire spectaculaire en empêchant l&rsquo;évacuation de la colonie sauvage d&rsquo;amont malgré l&rsquo;injonction ferme de la Cour suprême, a fait de Maale Adumim son prochain objectif. Naftali Bennett, ministre de l&rsquo;Éducation et chef de file du Foyer juif, a annoncé vouloir déposer «d&rsquo;ici la fin janvier» un projet de loi réclamant l&rsquo;annexion de cette colonie. «Nous sommes ici depuis cinquante ans, et l&rsquo;heure est venue d&rsquo;en finir avec la loi militaire», a-t-il précisé. Benyamin Nétanyahou, qui semble avoir vécu comme une gifle l&rsquo;adoption, le 23 décembre, d&rsquo;une résolution au Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU condamnant la colonisation, s&rsquo;est empressé de prendre ses distances avec cette initiative sulfureuse. Mais l&rsquo;influence croissante du Foyer juif au sein de la coalition gouvernementale, illustrée début décembre par l&rsquo;adoption en première lecture d&rsquo;un texte visant à «légaliser» plusieurs dizaines d&rsquo;avant-postes pirates au regard même du droit israélien, inquiète les Palestiniens et la communauté internationale. «L&rsquo;annexion de Maale Adumim a longtemps été considérée comme impensable, mais, avec la poussée de la droite et l&rsquo;élection de Donald Trump, nous ne sommes plus sûrs de rien», observe le responsable d&rsquo;une ONG européenne sous couvert de l&rsquo;anonymat. «S&rsquo;il était adopté, ce projet de loi compromettrait toute possibilité de mettre en œuvre la solution des deux États», s&rsquo;inquiète-t-on au bureau du représentant de l&rsquo;Union européenne à Jérusalem.</div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="741.19880328"></div>
<div data-canvas-width="741.19880328">Installée à Maale Adumim depuis vingt ans, Dalit Mor ne se lasse pas de contempler la vue qui s&rsquo;offre à travers la baie vitrée de son salon. Des toits rouges, bien sûr, des collines au ton crème et, tout au fond, les premières montagnes de la Jordanie. «Est- ce que je corresponds vraiment à l&rsquo;idée que vous vous faites des colons?», minaude cette quadragénaire à l&rsquo;abondante chevelure rouge. À vrai dire, non, et c&rsquo;est l&rsquo;un des principaux arguments brandis par les partisans de l&rsquo;annexion. Contrairement à la plupart des implantations établies au cœur de la Cisjordanie, Maale Adumim n&rsquo;est pas essentiellement peuplé de religieux persuadés d&rsquo;accomplir la volonté divine en occupant cette terre, mais de classes moyennes qui ont été attirées par les tarifs longtemps abordables de l&rsquo;immobilier. Pour le prix d&rsquo;un trois-pièces à Jérusalem, Dalit a pu s&rsquo;acheter ici un duplex deux fois plus vaste. Elle vote à gauche, dit avoir des amis palestiniens, ne voit nullement en quoi sa présence ici fait obstacle à la paix. «Cet endroit, il y a quarante ans, c&rsquo;était le désert, assure-t- elle en désignant les reliefs désormais plantés de cyprès. Croyez-moi, je ne pourrais pas vivre avec l&rsquo;idée d&rsquo;avoir volé la maison de quelqu&rsquo;un. Mais ici, nous ne prenons rien à personne&#8230;»</p>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="388.7145185733333">
<hr />
</div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="388.7145185733333"><strong>Transfert forcé de population</strong></div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="743.4911976287999">Collé contre le poêle à bois qui réchauffe sa modeste tente sur une colline voisine, Abou Imad ne l&rsquo;entend pas tout à fait ainsi. Le porte-parole de la communauté bédouine d&rsquo;Abou Nuwar, qui compte 630 habitants et quelque 2000 bêtes, accuse Israël de ne reculer devant aucun expédient pour provoquer le déménagement du campement au profit de Maale Adumim. Sa tribu, originaire du Néguev, en a été chassée en 1948 lors de la première guerre israélo-arabe. Elle a depuis mené une existence nomade entre le désert de Judée et les collines d&rsquo;Hébron, avant de se sédentariser progressivement à mesure que la création de bases militaires, de routes et de colonies israéliennes a réduit l&rsquo;accès aux terres de pâtures. «Nous avons été déplacés plusieurs fois pour permettre le développement de la colonie, et les pressions ne cessent de s&rsquo;intensifier», assure Abou Imad. Plusieurs habitations ainsi qu&rsquo;une école en construction financée par la France ont été détruites par l&rsquo;armée israélienne début 2016. Pour inciter les Bédouins au départ, l&rsquo;État hébreu offre de l&rsquo;argent et propose de les réinstaller sur un terrain situé en lisière du faubourg palestinien d&rsquo;Abou Dis. Mais l&rsquo;impossibilité de faire paître leurs chèvres sur ce site, ainsi que la proximité d&rsquo;une décharge à ciel ouvert les a conduits à refuser. L&rsquo;ex-secrétaire général de l&rsquo;ONU,</div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="124.28159355119999">Ban Ki-moon, a assimilé le plan de «relocalisation» israélien à un transfert forcé de population. Quelque 9000 Bédouins établis le long de la route entre Jérusalem et Jéricho sont théoriquement concernés. «Nous sommes inquiets pour l&rsquo;avenir et comptons beaucoup sur la communauté internationale pour protéger notre droit de vivre ici», soupire Abou Imad.</div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="124.28159355119999"></div>
<div data-canvas-width="124.28159355119999">De son bureau qui domine Maale Adumim, le maire, Benny Kashriel, balaie ces craintes et regarde l&rsquo;avenir avec optimisme. Le développement de la colonie, assure-t-il, est bon pour tout le monde, y compris les Bédouins. «La plupart d&rsquo;entre eux sont venus s&rsquo;installer pour trouver du travail dans notre zone industrielle, où quelque 4500 ouvriers palestiniens sont aujourd&rsquo;hui employés», assure l&rsquo;élu. Mais l&rsquo;expansion de la colonie sur une vaste parcelle appelée E1, envisagée dès 1995 par le premier ministre Yitzhak Rabin, est depuis près de dix ans bloquée sous la pression des États-Unis. La communauté internationale estime que ce chantier de plusieurs milliers de logements aurait pour effet de rompre la continuité territoriale entre le nord et le sud de la Cisjordanie, ainsi que de couper les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est du futur État palestinien au moyen d&rsquo;une ceinture de colonies juives. La solution des deux États, dit-on, n&rsquo;y survivrait pas. Mais c&rsquo;est visiblement le cadet des soucis de Benny Kashriel, qui se préoccupe surtout de garantir à ses administrés les droits dont bénéficient les Israéliens établis de l&rsquo;autre côté de la ligne verte. «Tout ici est plus compliqué, déplore l&rsquo;élu du Likoud. Les constructions sont gelées depuis 2009, si bien que les prix de l&rsquo;immobilier atteignent le même niveau qu&rsquo;à Jérusalem. Les revenus de la municipalité sont limités par le régime d&rsquo;occupation militaire, qui interdit de lever des taxes sur les bases de l&rsquo;armée et les bâtiments publics. Mais après l&rsquo;élection de Donald Trump, nous espérons que la situation va enfin changer&#8230;»</p>
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<hr />
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<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="357.4096231888"><strong>Plus banlieusard que colon</strong></div>
<div data-canvas-width="745.2456443280003">Le projet d&rsquo;annexer Maale Adumim, remis sur la table ces dernières semaines, est une vieille lune de la droite israélienne. Mais le sujet ne semble pas vraiment diviser la classe politique. «Après tout, nul ne conteste que cette implantation ait vocation à demeurer en Israël, même si la signature d&rsquo;un accord de paix se traduit par la création d&rsquo;un État palestinien», affirme Gershon Lokay, responsable du Parti travailliste dans la colonie. En 2003, rappelle-t-il, les personnalités palestiniennes associées à l&rsquo;Initiative de Genève avaient accepté que les futures frontières de l&rsquo;État hébreu englobent Maale Adumim en échange d&rsquo;un territoire de taille équivalente situé en Israël. Mais il omet de préciser que le texte visait la colonie dans ses dimensions d&rsquo;alors, estimées à moins de 1000 hectares, et non dans les limites administratives, cinq fois plus vastes, dans lesquelles le maire veut aujourd&rsquo;hui relancer la construction. «À force de vivre ici, j&rsquo;ai peut-être viré un peu à droite», sourit Gershon Lokay, qui refusait jadis de rendre visite à l&rsquo;un de ses cousins établis à Maale Adumim, mais s&rsquo;est résigné à franchir la ligne verte le jour où il est s&rsquo;est vu contraint de trouver un logement abordable.</p>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="744.1199301744"></div>
<div style="text-align: justify;" data-canvas-width="744.1199301744">Trente ans plus tard, Gershon Lokay dit se sentir plus banlieusard que colon dans cette cité-dortoir pourvue d&rsquo;un centre commercial, d&rsquo;une vaste salle de spectacle et d&rsquo;une équipe de football qui, au grand dam des Palestiniens, joue dans le championnat israélien. Il y a environ deux mois, des enfants de la communauté bédouine voisine de Jabal al-Baba se sont présentés à l&rsquo;entrée de la colonie en demandant à pouvoir s&rsquo;entraîner sur le stade municipal. «Ils ont aussitôt été refoulés», affirme Atala Jahalin, très engagé dans la mobilisation de son clan depuis qu&rsquo;il a vu, âgé de 12 ans à peine, sortir de terre les premières maisons de Maale Adumim. «Tout le monde ici vit un peu dans une situation de conflit intérieur», se désole Shany Appelbaum, la décoratrice, qui dit rêver d&rsquo;une coexistence harmonieuse avec les Palestiniens, mais n&rsquo;imagine pas un instant qu&rsquo;Israël évacue un jour ses colonies en Cisjordanie. «Si les récents appels à annexer Maale Adumim sont dangereux, ce n&rsquo;est pas tant par l&rsquo;impact qu&rsquo;ils sont susceptibles d&rsquo;avoir sur le terrain que par leur portée symbolique, résume Hagit Ofran, de l&rsquo;ONG La Paix maintenant. Le jour où il passera à l&rsquo;acte, le gouvernement enverra clairement le message qu&rsquo;il ne veut pas d&rsquo;un État palestinien. Ce sera, plus de vingt ans après les accords d&rsquo;Oslo la fin des ambiguïtés, mais par celle du conflit.»</div>
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		<title>Israël mise sur Donald Trump pour enterrer définitivement le processus d&#039;Oslo</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/israel-mise-sur-donald-trump-pour-enterrer-definitivement-le-processus-oslo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2016 10:07:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Haine des Juifs et d’Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[colonies]]></category>
		<category><![CDATA[implantations]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jérusalem]]></category>
		<category><![CDATA[Netanyahou]]></category>
		<category><![CDATA[Tel Aviv]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'arrivée du milliardaire à la Maison-Blanche va probablement se traduire par une politique américaine beaucoup plus favorable à Israël, repoussant l'établissement d'un État palestinien.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Par Cyrille Louis &#8211; correspondant à l&rsquo;étranger pour le Figaro</span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;arrivée du milliardaire à la Maison-Blanche va probablement se traduire par une politique américaine beaucoup plus favorable à Israël, repoussant l&rsquo;établissement d&rsquo;un État palestinien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;élection de Donald Trump, saluée avec une étonnante sobriété par Benyamin Nétanyahou, a déclenché des réactions euphoriques à l&rsquo;aile droite de sa majorité</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les ténors du courant national-religieux, favorables à la colonisation de la Cisjordanie et hostiles à la création d&rsquo;un État palestinien, semblent en effet convaincus que l&rsquo;arrivée du milliardaire à la Maison-Blanche va leur permettre d&rsquo;enterrer définitivement le processus d&rsquo;Oslo. «Nous entrons dans une nouvelle ère, s&rsquo;est ainsi réjoui le député (Foyer juif) Moti Yogev, et nous devons maintenant recommencer à construire» dans les Territoires occupés. «Nous appelons le premier ministre à saisir cette occasion historique de tirer un trait sur la redoutable solution des deux États pour imposer enfin notre souveraineté sur la Judée et la Samarie (nom biblique de la Cisjordanie)», complète son collègue Yoav Kish (Likoud).</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Des intentions encore floues</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;orientation des conseillers chargés de nourrir le programme de Donald Trump sur le Proche-Orient explique en partie ce vent d&rsquo;optimisme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;avocat David Friedman, présenté comme le prochain ambassadeur américain auprès du gouvernement israélien, préside une association qui soutient le du candidat républicain, il a affirmé que celui-ci comptait respecter sa promesse de faire déménager l&rsquo;ambassade américaine, actuellement située à Tel-Aviv, pour l&rsquo;installer à Jérusalem. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jason Greenblatt, un expert juridique bombardé conseiller en charge du Proche-Orient, a pour sa part affirmé mercredi que le président élu, contrairement à l&rsquo;immense majorité de la communauté internationale, ne jugeait pas les colonies illégales. «Les positions de Donald Trump ne sont pas encore bien claires, et je ne me fierais pas nécessairement à ce que raconte un avocat spécialiste des questions immobilières pour en juger», relativise Martin Indyk, ancien ambassadeur des États-Unis à Tel-Aviv.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Contrairement aux précédentes administrations américaines, qui avaient un programme clair avant leur élection, Israël va devoir traiter avec un président qui n&rsquo;a pas d&rsquo;opinion arrêtée»  Amos Yadlin, directeur de l&rsquo;Institut d&rsquo;études pour la sécurité nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Peu familier de la région, le milliardaire s&rsquo;est en réalité gardé d&rsquo;exposer ses intentions &#8211; si ce n&rsquo;est en indiquant dans un premier temps qu&rsquo;il comptait se comporter en médiateur neutre, puis en affirmant qu&rsquo;il n&rsquo;imposerait pas d&rsquo;accord aux parties. «Contrairement aux précédentes administrations américaines, qui avaient un programme clair avant leur élection, Israël va devoir traiter avec un président qui n&rsquo;a pas d&rsquo;opinion arrêtée», relève Amos Yadlin, le directeur de l&rsquo;Institut d&rsquo;études pour la sécurité nationale dans le quotidien Yedioth Ahronoth.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et c&rsquo;est cette incertitude qui semble imposer à Benyamin Nétanyahou une certaine réserve.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Tout en proclamant son amitié envers l&rsquo;État hébreu, le milliardaire a dit vouloir remettre en cause certains programmes d&rsquo;assistance aux alliés des États-Unis jugés insuffisamment rentables. Israël, premier bénéficiaire de cette aide, vient de se voir attribuer un chèque de 38 milliards de dollars pour les dix prochaines années. Or Donald Trump ne semble pas se sentir lié par les engagements de son prédécesseur &#8211; du moins si l&rsquo;on en juge par sa promesse d&rsquo;annuler l&rsquo;accord sur le nucléaire iranien. «Contrairement aux autres dirigeants américains, observe l&rsquo;éditorialiste Ben Caspit, il n&rsquo;est pas animé par un engagement inconditionnel au soutien d&rsquo;Israël.»</span></p>
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		<title>La colonisation  israélienne a-t-elle  sabordé la solution à  deux États ?</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/la-colonisation-israelienne-t-elle-saborde-la-solution-2-etats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2016 09:32:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Benyamin Nétanyahou]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[colonies]]></category>
		<category><![CDATA[colons]]></category>
		<category><![CDATA[implantations]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Judée-Samarie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La communauté internationale semble vouloir durcir le ton à l'approche du 50e anniversaire de l'occupation de la Cisjordanie. Dans son rapport publié en juillet dernier, le Quartette pour le Moyen-Orient a appelé Israël à cesser une «politique continue de construction et d'expansion» qui, selon lui, «mine la viabilité d'un État palestinien».  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cyrille Louis &#8211; Correspondant à Jérusalem / Le Figaro</span></h6>
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<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La communauté internationale semble vouloir durcir le ton à l&rsquo;approche du 50e anniversaire de l&rsquo;occupation de la Cisjordanie. Dans son rapport publié en juillet dernier, le Quartette pour le Moyen-Orient a appelé Israël à cesser une «politique continue de construction et d&rsquo;expansion» qui, selon lui, «mine la viabilité d&rsquo;un État palestinien». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Absurde, lui a répondu Benyamin Nétanyahou par l&rsquo;intermédiaire de son porte-parole: Les Juifs sont à Jérusalem et en Judée-</span><span style="color: #000000;">Samarie depuis des milliers d&rsquo;années et leur présence n&rsquo;est pas un obstacle à la paix.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><br />
Quel est le statut juridique des colonies?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il existe un très large consensus pour considérer que les colonies de peuplement établies par Israël au-delà des frontières du 4 juin 1967 </span><span style="color: #000000;">(<a style="color: #000000;" href="http://tinyurl.com/zxdun8f" target="_blank" rel="noopener">http://tinyurl.com/zxdun8f</a>), la«Ligne verte», c&rsquo;est-à-dire en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, sont illégales au regard du droit international. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La résolution 446 adoptée en 1979 par le Conseil de sécurité des Nations unies dispose que la politique de colonisation «n&rsquo;a aucune validité juridique et constitue un obstacle sérieux à la conclusion d&rsquo;une paix juste et durable au Proche-Orient». Cette position découle principalement de la 4e Convention de Genève, dont l&rsquo;article 49- 6 interdit à la puissance occupante «de déporter ou de transférer une partie de sa population civile dans les territoires qu&rsquo;elle occupe».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;État hébreu soutient pour sa part que ce texte ne s&rsquo;applique pas à la Cisjordanie dans la mesure où aucune souveraineté n&rsquo;y était reconnue par la communauté internationale avant la guerre des Six-Jours, et moins encore à Jérusalem-Est puisque celle-ci fut annexée unilatéralement le 28 juin 1967. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">S&rsquo;engouffrant dans ce qu&rsquo;ils présentent comme un vide juridique, les gouvernements successifs ont, au moins implicitement, encouragé l&rsquo;installation de colons dans ces territoires en  garantissant leur sécurité, puis en développant les infrastructures et l&rsquo;environnement réglementaire nécessaires à leur enracinement. Outre les 200.000 colons établis à Jérusalem-Est, ils sont aujourd&rsquo;hui 385.900 à résider dans 130 implantations de Cisjordanie, qui ont été approuvées par les autorités.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Près de 5 000 habitent dans une centaine d&rsquo;avant-postes «sauvages» créés après la signature des accords d&rsquo;Oslo (1993), à un moment où le gouvernement s&rsquo;était engagé à ne plus autoriser de nouvelles colonies. Sous pression de George W. Bush, les autorités israéliennes ont promis, au début des années 2000, de les démanteler mais elles tardent à traduire ces paroles en actes. Tout au contraire, elles se sont depuis 2011 employées à «légaliser» une trentaine d&rsquo;avant-postes afin de ne pas avoir à en expulser les habitants.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><br />
Les colonies font-elles obstacle à la création d&rsquo;un État palestinien viable?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le gouvernement israélien, seul contre tous, jure que non. Benyamin Nétanyahou a publié début septembre une sidérante vidéo dans laquelle il accuse les Palestiniens, mais aussi les nombreux pays qui partagent leur refus de la colonisation, de promouvoir le «nettoyage ethnique» de la Cisjordanie aux dépens des colons juifs. «Le conflit dans lequel nous sommes enlisés a débuté bien avant l&rsquo;établissement des premières implantations», plaide Michael Oren, vice-ministre israélien en charge de la diplomatie d&rsquo;influence. Maire de la colonie d&rsquo;Efrat et représentant du Conseil des implantations, Oded Ravivi souligne que «la superficie totale des localités juives représente seulement 4% à 6% de la Judée-Samarie (le nom biblique de la Cisjordanie, NDLR)». Il oublie de rappeler que 70% du territoire placé sous administration israélienne en vertu des accords d&rsquo;Oslo (zone C), qui recouvre lui-même près des deux tiers de la Cisjordanie, ont progressivement été absorbés par les colonies ou transformés en domaine public géré par l&rsquo;occupant. L&rsquo;espace placé sous contrôle partiel ou total de l&rsquo;Autorité palestinienne (zones A et B), par contraste, n&rsquo;en représente que 40%. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;expansion des colonies a progressivement fait de ce lieu une mosaïque d&rsquo;enclaves entre lesquelles la circulation, fastidieuse durant les périodes de calme, devient presque impossible lors de pics de violence (<a style="color: #000000;" href="http://tinyurl.com/zf9hv4d" target="_blank" rel="noopener">http://tinyurl.com/zf9hv4d</a>). Elle empêche en outre l&rsquo;accroissement des localités palestiniennes voisines et alimente le sentiment que les dirigeants israéliens cherchent à rendre impossible la création d&rsquo;un État palestinien viable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Nous entendons dire que les constructions dans les colonies ne sont pas un obstacle à la solution des deux États, s&rsquo;agaçait récemment l&rsquo;envoyé spécial de l&rsquo;ONU au Proche-Orient, Nikolaï Mladenov, mais laissez-moi demander en retour: comment la construction de 1700 maisons (depuis le début de l&rsquo;année, NDLR) peut-elle créer de l&rsquo;espoir pour les Palestiniens et apporter la sécurité aux Israéliens?»</span></p>
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