<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Vie politique française | ELNET</title>
	<atom:link href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://elnetwork.fr</link>
	<description>European Leadership Network</description>
	<lastBuildDate>Thu, 29 Oct 2026 10:34:31 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.0.18</generator>

<image>
	<url>https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2018/07/cropped-elnet-favicon-e-32x32.png</url>
	<title>Vie politique française | ELNET</title>
	<link>https://elnetwork.fr</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>« Rien ne l’explique » ? Non ! Tout l’explique, M. le Président</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/rien-ne-lexplique-non-tout-lexplique-m-le-president/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ELNET]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2026 10:33:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://elnetwork.fr/non-classifiee/rien-ne-lexplique-non-tout-lexplique-m-le-president/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face aux émeutes, Emmanuel Macron affirme que « rien ne l’explique ». Pour Arié Bensemhoun, délinquance tolérée, islamisme et stratégie du chaos de LFI expliquent au contraire tout, après quarante ans de renoncements. (Actu J)</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/rien-ne-lexplique-non-tout-lexplique-m-le-president/">« Rien ne l’explique » ? Non ! Tout l’explique, M. le Président</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Tribune d’Arié Bensemhoun publiée dans Actu J.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche soir, depuis l’Élysée, Emmanuel Macron a eu cette formule stupéfiante : « Rien ne le justifie, rien ne l’explique, rien ne l’excuse ». Sur la justification et l’excuse, nul ne le contredira. Sur l’explication, il se trompe lourdement.</p>
<p style="text-align: justify;">Près de deux mille quatre cents interpellations, un millier de policiers et de gendarmes blessés, une mairie incendiée à Limoges, la résidence d’un préfet attaquée à Bordeaux : ce n’est pas un orage soudain dans un ciel bleu. C’est le fruit de quarante ans de renoncements et d’aveuglements.</p>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain, le président s’envolait pour les Émirats. Officiellement, pour sécuriser du carburant. Pendant ce temps, Paris, Lyon, Bordeaux ou Marseille découvraient le couvre-feu. Le sens des priorités d’Emmanuel Macron.</p>
<p style="text-align: justify;">La colère contre la vie chère est authentique. Mais une mobilisation légitime ne dégénère pas ainsi par hasard. Elle bascule dans le chaos lorsque des réseaux de délinquance organisée, des groupuscules en ordre de marche et des professionnels de la politique flairent une bonne occasion. La vie chère est le prétexte. Le terreau, lui, est ancien.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis les Minguettes, chaque président a eu ses émeutes, et chacun y a été de son plan. On a repeint les façades mais on a laissé pourrir ce qu’il y avait derrière. La France n’apprend rien. Elle récidive.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a d’abord la délinquance, que l’on a cessé de nommer pour ne plus avoir à la combattre. Le pillage d’un samedi n’est que la vitrine d’un quotidien que l’on tolère.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a ensuite l’islamisme, qui prospère là où la République s’est retirée et exploite sans vergogne la « cause » palestinienne. Il ne brise pas les vitrines : il s’engouffre dans le vide. Lorsque Macron entend depuis trois ans sous ses fenêtres les cris « globalize intifada », de quoi s’étonne-t-il ?</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis, il y a cette force politique qui a compris le parti qu’elle pouvait tirer du chaos. La France insoumise ne lance pas les pavés, elle fabrique le narratif. Quand on rebaptise les émeutes « révoltes populaires », on ne relate pas la colère, on l’organise. À six mois de la présidentielle, le chaos n’est pas un accident de parcours. C’est une stratégie.</p>
<p style="text-align: justify;">Emmanuel Macron promet de « tirer toutes les leçons ». Encore faudrait-il accepter la première : ce que l’on refuse d’expliquer, on se condamne à le revivre. En pire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Arié Bensemhoun</strong></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/rien-ne-lexplique-non-tout-lexplique-m-le-president/">« Rien ne l’explique » ? Non ! Tout l’explique, M. le Président</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title></title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/jeancastex-intervention-18mai2021/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 May 2021 10:25:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnetwork.fr/?p=12486</guid>

					<description><![CDATA[<p>Hier à Assemblée nationale, le Premier ministre Jean Castex, répondant à une question du député communiste André Chassaigne, a gravement manqué à la France, à son engagement et sa mission de combattre l’islamisme et le terrorisme. Face à cette hydre, cette lèpre, Jean Castex s’est couché, et ce faisant il a affaibli la République. La [&#8230;]</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/jeancastex-intervention-18mai2021/"></a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="width: 1200px;" class="wp-video"><!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('video');</script><![endif]-->
<video class="wp-video-shortcode" id="video-12486-1" width="1200" height="675" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/05/10000000_507610986933747_8770598987301229318_n.mp4?_=1" /><a href="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/05/10000000_507610986933747_8770598987301229318_n.mp4">http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/05/10000000_507610986933747_8770598987301229318_n.mp4</a></video></div>
<hr />
<p class="x_MsoNormal" style="text-align: justify;">Hier à Assemblée nationale, le Premier ministre Jean Castex, répondant à une question du député communiste André Chassaigne, a gravement manqué à la France, à son engagement et sa mission de combattre l’islamisme et le terrorisme. Face à cette hydre, cette lèpre, Jean Castex s’est couché, et ce faisant il a affaibli la République. La force de nos ennemis, ce sont nos faiblesses et nos trahisons. C’est aussi leur unité et leur détermination quand nous sommes divisés et hésitants. Le Hamas peut compter sur ses alliés, la Turquie, le Qatar, l’Iran, la Tunisie, &#8230;. et la liste est longue. Il peut aussi compter sur la lâcheté de ceux qui, n’ayant pas la force morale de se tenir aux côtés d’Israël, hypothèquent leur avenir. Car demain appartient aux nations qui ont une histoire et qui savent tenir leur rang dans l’adversité du présent.</p>
<p class="x_MsoNormal" style="text-align: justify;">C’est une triste période pour la France en proie avec ses vieux démons et qui n’a pas toujours la force d’affronter les nouveaux défis qui sont devant elles. C’est pourquoi nous en appelons à Emmanuel Macron pour rétablir la confiance écornée et réaffirme avec force l’engagement de la France contre l’islamisme, le terrorisme, la haine des juifs et d’Israël et pour aider à bâtir un avenir de paix et de prospérité au Moyen Orient qui prend en compte la légitimité, la sécurité et les droits inaliénables du peuple Juif sur sa terre. Entre ceux qui crachent sur le passé, qui déboulonnent les statues et réécrivent l’histoire et ceux qui insultent l’avenir en se soumettant aux dictats de la bien-pensance, des islamo-gauchistes et des nouveaux antisémites, le chemin de la grandeur et de prospérité est très étroit.</p>
<p class="x_MsoNormal" style="text-align: justify;">Nous, français, Juifs, sionistes, citoyens, sommes les enfants de l’Histoire et de la Mémoire. Nous n’oublierons pas ceux qui, à l’heure du combat et de l’adversité, étaient aux côtés de la liberté, de la démocratie, de l’honneur et de la dignité, ceux qui étaient, sont et seront avec Israël à l’avant-poste du combat contre la haine et la barbarie. Heureusement ils sont nombreux et sans doute majoritaires au sein de la représentation nationale (Aurore Bergé, Philippe Dallier, Sylvain Maillard, Meyer Habib et tant d’autres) et des responsables politiques français (Manuel Valls, Christian Estrosi, François Pupponi, Eric Ciotti&#8230;). Nous nous rappellerons aussi de ceux pour qui la vie de millions d’Israéliens, qui doivent vivre dans des abris (quand il y en a), sous une pluie de missiles (déjà plus de 4000) tirés pour tuer par une organisation criminelle, islamiste et terroriste, n’a pas plus de valeur que celle de ceux que les nazis conduisaient dans les camps pour les exterminer dans l’indifférence générale. Non nous n’oublierons pas. Et si vous doutez de notre détermination, écoutez ou réécoutez cette déclaration qui nous renvoie à un temps de la relation Israël que nous pensions révolu.</p>
<p class="x_MsoNormal" style="text-align: justify;">Vive la République et vive la France</p>
<p class="x_MsoNormal" style="text-align: justify;">Vive l’amitié entre la France et Israël</p>
<div></div>
<div><strong>Arié BENSEMHOUN</strong></div>
<div><em>Directeur exécutif ELNET France</em></div>
<div>
<hr />
</div>
<div></div>
<div></div>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/jeancastex-intervention-18mai2021/"></a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		<enclosure url="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/05/10000000_507610986933747_8770598987301229318_n.mp4" length="19824667" type="video/mp4" />
<enclosure url="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/05/10000000_507610986933747_8770598987301229318_n.mp4" length="19824667" type="video/mp4" />
<enclosure url="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/05/10000000_507610986933747_8770598987301229318_n.mp4" length="19824667" type="video/mp4" />

			</item>
		<item>
		<title>Emmanuel Macron au Figaro : «Je me bats pour le droit à la vie paisible» ( Alexis Brézet, Delphine de Mallevoüe, Christophe Cornevin et Jean-Marc Leclerc &#8211; Le Figaro)</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/emmanuel-macron-figaro-me-bats-droit-a-vie-paisible-alexis-brezet-delphine-de-mallevoue-christophe-cornevin-jean-marc-leclerc-figaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 09:06:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnetwork.fr/?p=12295</guid>

					<description><![CDATA[<p>INTERVIEW EXCLUSIVE &#8211; Le chef de l’État défend son bilan sur la sécurité et affiche sa détermination à «faire reculer la délinquance partout». Le pays est le théâtre d’affrontements, de règlements de comptes et de faits divers. Depuis quatre ans ces violences, qui ciblent aussi la police, ne cessent d’augmenter. Pensez-vous, comme votre ministre de [&#8230;]</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/emmanuel-macron-figaro-me-bats-droit-a-vie-paisible-alexis-brezet-delphine-de-mallevoue-christophe-cornevin-jean-marc-leclerc-figaro/">Emmanuel Macron au Figaro : «Je me bats pour le droit à la vie paisible» ( Alexis Brézet, Delphine de Mallevoüe, Christophe Cornevin et Jean-Marc Leclerc &#8211; Le Figaro)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="fig-standfirst">INTERVIEW EXCLUSIVE &#8211; Le chef de l’État défend son bilan sur la sécurité et affiche sa détermination à «faire reculer la délinquance partout».</h2>
<div class="fig-wrapper fig-zone-main fig-content-metas-info">
<p class="fig-paragraph"><b>Le pays est le théâtre d’affrontements, de règlements de comptes et de faits divers. Depuis quatre ans ces violences, qui ciblent aussi la police, ne cessent d’augmenter. Pensez-vous, comme votre ministre de l’Intérieur, que la France est menacée d’ensauvagement?</b></p>
<div class="fig-newsletter-box fig-container">
<div class="fignl fignl--article" data-module="fig-newsletter-box" data-context="was @visible" data-variant="article" data-site-name="lefigaro">
<p class="fig-paragraph">Dépassons le débat sémantique, nous avons trop souvent le chic pour passer des semaines à polémiquer sur des mots. Celui d’<a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/insecurite-les-actes-de-violence-gratuite-ont-explose-en-vingt-ans-20200906" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">ensauvagement</a> a été d’abord utilisé par l’extrême-droite ; en d’autres temps, mon ami Jean-Pierre Chevènement avait, lui, parlé de<em> «sauvageons»</em>. La réalité est que, depuis 2017, si la France connaît une baisse entre 18 et 25% des vols avec violences, cambriolages et des vols de véhicules, elle doit faire face, c’est vrai, à une forte augmentation des violences sur les personnes. Mettons un peu à part le rebond de 38% des violences intrafamiliales et des violences sexuelles, clairement dû à la salutaire libération de la parole des victimes et à la mobilisation des forces de l’ordre. Il reste la progression des violences du quotidien, qui visent tout particulièrement les détenteurs de l’autorité: les agressions dont ils sont victimes ont doublé en quinze ans. Les policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, élus sont les principales victimes de la progression de la violence dans notre société.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Comment expliquer ce mal qui ronge le pays?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Il ne date pas d’hier, il n’est pas propre à la France, mais il s’est sans doute accéléré sous l’effet d’une désinhibition provoquée par les réseaux sociaux et la culture de l’anonymat. Si nous nous mobilisons avec force, c’est parce que ce combat est essentiel. C’est un combat pour la liberté, dont la condition première est la sécurité. C’est un combat social: la violence s’ancre d’abord dans les quartiers les plus pauvres, parfois délaissés au point que les difficultés économiques et sociales se sont enkystées, elle touche d’abord les plus modestes. Tous ont le droit de prétendre à une vie calme, où qu’ils habitent. Je me bats pour le droit à la vie paisible.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Justement, dans </b><a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/policiers-brules-a-viry-chatillon-ce-verdict-est-un-naufrage-judiciaire-20210418" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO"><b>l’affaire des policiers brûlés à Viry Chatillon, cinq condamnations seulement viennent d’être prononcées </b></a><b>en appel alors qu’on jugeait treize assaillants. Les avocats des victimes parlent de</b><em><b> «naufrage judiciaire»</b></em><b>. Que leur répondez-vous?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Une décision de justice a été rendue. Il ne m’appartient pas de la commenter. Mais j’ai avant tout une pensée pour les victimes, leur famille et tous les policiers et tous les gendarmes de France. Les actes commis sont ignobles et d’une rare cruauté. Ils resteront gravés dans nos mémoires. Jamais je n’accepterai que l’on s’attaque à ceux dont le métier est de nous protéger. C’est aussi pour cela que j’ai voulu augmenter le budget des forces de sécurité de 1,7 milliard depuis mon élection. Pour que les policiers et les gendarmes soient mieux équipés, que leur sécurité soit mieux assurée. Mais il faut que la nation toute entière se mobilise: nous devons lutter contre toute forme d’impunité.</p>
<p><mark class="fig-xrg">« Nous avons par une loi fondatrice permis de sortir de l’état d’urgence tout en durcissant l’arsenal législatif. Et les résultats sont là, je ne laisserai personne prétendre le contraire »</mark></p>
<p class="fig-paragraph"><b>La violence n’est donc pas une fatalité?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Non, pas du tout et nous la combattons pied à pied. Quand nous sommes arrivés au pouvoir, la France, meurtrie par les attentats, vivait sous le régime de l’état d’urgence. Au début du quinquennat, nous avons concentré nos efforts à la lutte anti-terroriste. Ce fut le cœur du travail de Gérard Collomb. Nous avons musclé le renseignement territorial, tant sur le plan technologique que sur le plan humain, mais aussi fait monter en puissance la Direction générale de la sécurité intérieure et créé le renseignement pénitentiaire. Nous avons par une loi fondatrice permis de sortir de l’état d’urgence tout en durcissant l’arsenal législatif et bâti un nouveau parquet national antiterroriste. Et les résultats sont là, je ne laisserai personne prétendre le contraire. Nos services ont ainsi déjoué 35 attentats.</p>
<p class="fig-paragraph">Sans relâcher en rien nos efforts en ce domaine, nous avons ensuite décidé d’accentuer notre action <a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/violences-urbaines-des-tensions-avivees-par-la-lutte-contre-les-trafics-de-stupefiants-20210307" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">contre les trafics de stupéfiants, qui explosent</a>. Christophe Castaner, Laurent Nuñez ont lancé ce travail ; Gérald Darmanin l’a décliné sur tout le territoire national. Ces trafics forment la matrice économique de la violence dans notre pays. Les éradiquer par tous les moyens est devenu la mère des batailles, puisque la drogue innerve certains réseaux séparatistes mais aussi la délinquance du quotidien, y compris dans les petites villes épargnées jusqu’ici. Ne laisser aucun répit aux trafiquants de drogue, c’est faire reculer la délinquance partout.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>L’éradiquer, mais comment?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Après avoir créé un Office anti-stupéfiants particulièrement puissant, nous passons à la vitesse supérieure: harceler les trafiquants et les dealers. Sur les 4 000 points de deal répertoriés récemment, plus de 1 000 opérations<em> «coup de poing»</em> ont été réalisées ces dernières semaines. Et chaque jour, nous fermons un point de deal. Allez voir dans les quartiers comment cela change la vie!</p>
<p class="fig-paragraph">Autre instrument: 70.000 amendes forfaitaires délictuelles ont été dressées depuis septembre dernier. Ça veut dire quelque chose de clair: si vous vous faites prendre comme consommateur, vous savez que vous allez devoir payer et que vous n’allez pas y échapper. Ça change le rapport de force.</p>
<p class="fig-paragraph">En agissant à tous les niveaux: le grand trafic, le petit deal, la consommation, nous sommes en train de porter un coup profond aux trafics.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Et pourtant, il existe toujours en France des zones de non droit où prospèrent les dealers, mettant en échec votre stratégie de</b><em><b> «reconquête républicaine des quartiers»</b></em><b>?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Je suis lucide et je regarde la réalité en face: depuis plus de trente ans certains quartiers et certaines rues sont devenues invivables pour nos concitoyens, et notamment pour les plus modestes, les plus fragiles: la personne âgée qui va faire ses courses, la femme qui rentre seule le soir du travail. Non. Ce n’est pas l’idée que je me fais de ce que la République doit aux Français.</p>
<p class="fig-paragraph">Je tiens à ce que la police aille partout, en particulier dans les zones où s’est installée une délinquance chronique, et elle le fait. C’est pour cela que nous avons ciblé 62 quartiers de reconquête républicaine -, dont 58 ont déjà été mis en place, qui captent l’essentiel des renforts en sécurité publique. La Goutte-d ’Or à Paris ou Lille-sud sont ainsi devenus des quartiers témoins, où nous avons injecté des moyens massifs pour changer en profondeur le quotidien de nos concitoyens. On doit franchir encore des étapes.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>C’est-à-dire?</b></p>
<p class="fig-paragraph">J’évoquais les amendes forfaitaires pour sanctionner la consommation. Je crois qu’il faut aller encore plus loin, provoquer une prise de conscience. À l’inverse de ceux qui prônent la dépénalisation généralisée, je pense que les stups ont besoin d’un coup de frein, pas d’un coup de publicité. Dire que le haschisch est innocent est plus qu’un mensonge. Sur le plan cognitif, les effets sont désastreux. Combien de jeunes, parce qu’ils commencent à fumer au collège, sortent totalement du système scolaire et gâchent leurs chances? Et je ne parle même pas des effets de glissements vers des drogues plus dures.</p>
<p class="fig-paragraph">La France est devenu un pays de consommation et donc, il faut briser ce tabou, lancer un grand débat national sur la consommation de drogue et ses effets délétères. Ceux qui prennent de la drogue &#8211; et cela concerne toutes les catégories sociales &#8211; doivent comprendre que non seulement, ils mettent leur santé en danger, mais qu’ils alimentent aussi le plus grand des trafics. On se roule un joint dans son salon et à la fin on alimente la plus importante des sources d’insécurité…</p>
<p><mark class="fig-xrg">« Il n’y a pas de violence systémique de la police, c’est faux ; il n’y a pas de racisme systémique de la police, c’est faux, pas plus qu’il n’y en a dans la gendarmerie ou au sein de l’État »</mark></p>
<p class="fig-paragraph"><b>La loi</b><em><b> «Sécurité globale»</b></em><b>, dont l’article 24 relatif à la diffusion des images des forces de l’ordre en action a fait beaucoup de bruit, n’est-elle pas finalement en deça de vos attentes, et de celles des policiers?</b></p>
<p class="fig-paragraph">La solution trouvée en accord avec le Sénat est proportionnée et protège la liberté de la presse. Si j’ajoute à cela le fait que nous sanctionnons beaucoup plus fortement les atteintes aux policiers et aux gendarmes, en empêchant notamment les réductions de peine automatiques pour ceux qui les agressent, je pense qu’on améliore très clairement les choses. La<em> «Sécurité globale»</em>, ce sont aussi les caméras-piétons. Elles vont tout changer. Ce moyen vidéo portatif fixé sur la tenue de l’agent est aussi un instrument destiné à prévenir les dérapages qui sont à sanctionner. Conformément à mes engagements, nous allons donc généraliser les caméras dès cet été dans toutes les brigades, puis un an plus tard pour tous les policiers. Ce dispositif va inhiber les gens violents, parce que je peux vous garantir que quand vous vous savez filmé, vous réagissez différemment.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Ne regrettez-vous pas d’avoir repris, même du bout des lèvres, l’expression</b><em><b> «violences policières»</b></em><b>?</b></p>
<p class="fig-paragraph">J’ai dit et je répète: il n’y a pas de violence systémique de la police, c’est faux ; il n’y a pas de racisme systémique de la police, c’est faux, pas plus qu’il n’y en a dans la gendarmerie ou au sein de l’État.</p>
<p class="fig-paragraph">J’ai dit et je répète aussi que le respect suppose l’exemplarité. C’est pourquoi j’ai toujours demandé à nos policiers et nos gendarmes d’être irréprochables dans leurs comportements.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Les policiers l’ont mal ressentie…</b></p>
<p class="fig-paragraph">Certains syndicats ont voulu instrumentaliser ce débat, soit. Moi j’ai toujours été très clair: en soutien, non pas simplement dans les mots, mais dans les actes. Ce n’est pas moi qui ai supprimé des compagnies de CRS ou appauvri certains commissariats!</p>
<p class="fig-paragraph">Quant aux responsables politiques qui polémiquent aujourd’hui, ce sont les mêmes qui ont sabré dans les effectifs lorsqu’ils étaient aux responsabilités.</p>
<p class="fig-paragraph">Donc, avec le premier ministre et le ministre de l’Intérieur, nous nous engageons, nous mettons, des équipements des policiers sur le terrain, nous les protégeons mieux et dans la loi. Et je souhaite que la police de la République soit sans reproche. Parce que j’estime que <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/les-policiers-municipaux-sont-en-premiere-ligne-face-a-la-violence-du-quotidien-20210329" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">nos forces de l’ordre doivent être défendues</a>, je tiens à ce que la protection fonctionnelle des policiers soit accordée dès le début de toute procédure qui les met en cause. Mais je veux aussi que l’on tire toutes les conséquences disciplinaires quand il y a un rapport à charge, ce qui n’est pas toujours le cas, et que l’on rende publics ces rapports. Sur la proposition de Gérald Darmanin, je souhaite enfin que l’on puisse renforcer le contrôle du Parlement en créant, comme on l’a déjà fait pour le Renseignement, une délégation parlementaire chargée du contrôle de nos forces de l’ordre.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Mais n’avez-vous pas mis de l’huile sur le feu en suggérant que la police pratiquait des contrôles au faciès?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Il faut nommer les choses et les regarder en face. Vous ne pouvez pas laisser s’installer un face-à-face entre nos forces de sécurité intérieure et une partie de la population. Si dans tous les sondages, toutes les enquêtes de terrain, des jeunes vous disent qu’ils subissent des contrôles au faciès, leur dire:<em> «non, il n’y en a pas, c’est un sentiment que vous avez»</em>, c’est aussi insensé que d’aller expliquer à des gens:<em> «vous avez peut-être un sentiment d’insécurité mais ce n’est pas une réalité»</em>. On n’a jamais raison contre le réel. C’est pour cela que la bonne réponse est la transparence: la création d’une plateforme le 12 février dernier permet de signaler toutes les discriminations et nous permet de savoir et d’agir.</p>
<p><mark class="fig-xrg">« Le message est limpide : fierté et reconnaissance de la République pour ceux qui protègent »</mark></p>
<p class="fig-paragraph"><b>Allez-vous atteindre l’objectif annoncé au début de votre quinquennat de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires?</b></p>
<p class="fig-paragraph">On tiendra le calendrier et il est normal qu’on parvienne à l’objectif progressivement puisqu’il faut le temps de former les policiers recrutés. Ils seront tous sur le terrain avant la fin du quinquennat. Aujourd’hui, 4 508 policiers et 1 706 gendarmes ont déjà été recrutés, soit 6 214 membres des forces de l’ordre. Nous aurons en complément, dès cette année, 2 000 policiers et gendarmes de plus. Et parmi ces nouveaux policiers, l’essentiel iront directement en Sécurité publique, c’est-à-dire sur la voie publique.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Il va falloir cravacher pour rattraper le retard…</b></p>
<p class="fig-paragraph">Nous n’avons pas pris de retard et nous n’avons pas détruit d’effectifs. Au contraire: j’en ai réaffecté dans les quartiers de reconquête républicaine. Nous irons au bout du bout de ce plan des 10.000. Chaque circonscription de police aura plus de policiers à la fin du quinquennat qu’au début. Sans exception. J’annonce aussi la création d’une réserve de 30.000 hommes dans la police, tandis que celle de la gendarmerie passera de 30.000 à 50.000 hommes. Concrètement, cela veut dire que chaque Français verra plus de bleu sur le terrain en 2022 qu’en 2017. Ça rassure les gens, ça dissuade les délinquants. Ce travail est au cœur du<em> «Beauvau»</em> que le ministre a lancé avec volontarisme au début d’année et qui nous permettra de renforcer notre stratégie et de programmer les moyens à venir</p>
<p class="fig-paragraph">Nous allons aussi, côté policier, renforcer l’encadrement, améliorer profondément les formations et créer une forme d’école de guerre avec de la formation continue qui sera installée dans l’agglomération de Montpellier. Les policiers, tout au long de leur parcours, passeront par cette académie de police pour suivre des formations de trois à six mois. Nous allons encore d’ici la fin du quinquennat, renouveler 50% du parc automobile de la police. C’est du jamais vu. Nous allons même changer l’uniforme des policiers et remplacer la casquette par un calot, pour moderniser un peu tout cela. Le message est limpide: fierté et reconnaissance de la République pour ceux qui protègent.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Mais ce débat sur les effectifs n’est-il pas illusoire? Le problème des policiers, c’est qu’ils ont l’impression de toujours courir derrière les mêmes voyous, et alors ils pointent du doigt la Justice…</b></p>
<p class="fig-paragraph">Vous admettrez qu’avoir davantage de policiers et de gendarmes, c’est mieux que d’en avoir moins. Mais c’est vrai: il ne sert à rien de bander les muscles, en déployant des uniformes dans la rue si, derrière, la justice ne suit pas. Depuis son arrivée à la Chancellerie, le Garde des Sceaux fait une démonstration de pragmatisme, de lucidité et de partenariat avec le ministère de l’Intérieur. C’est la philosophie qu’a été présentée par le Premier ministre Jean Castex dès sa déclaration de politique générale. La justice de proximité, ce n’est pas un slogan: c’est de l’efficacité, plus de justice, plus proche, plus vite. Pour cela les moyens suivent: 8% d’augmentation du budget, 1 000 effectifs de plus pour régler plus vite les dossiers, le raccourcissement des délais des procédures, ce sont des éléments d’efficacité pour avoir une réponse judiciaire beaucoup plus adaptée et plus rapide.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Et les 15.000 places de prisons supplémentaires annoncées pour le quinquennat?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Nous en avons déjà lancé 7 000 et je tiendrai là aussi les 15 000. Nous ferons les 8 000 restantes dans la foulée. Dès cette semaine, le gouvernement présentera le plan d’action et les sites pour ces places supplémentaires. Il faut quand même se garder de cette maladie française qui veut que lorsque l’on déploie des efforts sans équivalent, l’on s’entende toujours dire:<em> «ce n’est pas assez»</em>.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>En renforçant les pouvoirs de la police municipale, ne crée-t-on pas les conditions du désengagement de l’État?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Non. Nous le refusons. Il y a eu ce débat avec la loi<em> «Sécurité Globale»</em>: donne-t-on aux polices municipales le pouvoir de faire actes privatifs de liberté? La réponse est non. La France, ce n’est pas cela. Nous ne sommes pas un modèle fédéral, avec des shérifs. Nos concitoyens sont attachés à ce que l’ordre public reste dans la main d’un ministre qui est responsable devant le Parlement.</p>
<p class="fig-paragraph">Par contre, partager de l’information entre polices, mutualiser des moyens: en somme, du bon sens, cela est dans la nouvelle loi. Je me félicite qu’on ait enfin créé des forces de police municipale à Paris. Elles viendront en complément des celles de la préfecture de police. À Montpellier, nous allons créer d’ici fin 2022 cinquante postes de policiers nationaux, la ville en créera quarante de plus en police municipale, sans parler des caméras de rue. En matière de sécurité comme dans d’autres, quand État et communes avancent main dans la main, comme cela a été illustré dès juillet dernier à Nice, c’est une bonne nouvelle pour les citoyens.</p>
<p><mark class="fig-xrg">« Réussir la sortie de l’épidémie de Covid 19, répondre aux préoccupations quotidiennes des Français, face à de tels défis on n’a pas le droit de se reposer ou de penser à autre chose »</mark></p>
<p class="fig-paragraph"><b>Dans l’affaire du meurtre antisémite de Sarah Halimi, vous aviez estimé qu’il y avait un</b><em><b> «besoin de procès»</b></em><b>. La cour de Cassation vient d’en décider autrement. Faut-il, </b><a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/haim-korsia-pourquoi-l-absence-de-proces-du-meurtrier-de-sarah-halimi-est-si-choquante-20210416" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO"><b>comme le réclame le grand rabbin Korsia</b></a><b>, que soit voté un amendement dans le projet justice pour revoir les conditions d’irresponsabilité en cas de prise de stupéfiants?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Il ne m’appartient pas de commenter une décision de justice, mais je voudrais dire à la famille, aux proches de la victime et à tous nos concitoyens de confession juive qui attendaient ce procès, mon chaleureux soutien et la détermination de la République à les protéger.</p>
<p class="fig-paragraph">Dans ce cas précis, la Cour de Cassation a appliqué de manière très stricte les textes existants: il n’existe pas, c’est vrai, de principe d’exclusion systématique de l’irresponsabilité pénale en cas d’absorption volontaire de stupéfiants. En République, on ne juge pas les citoyens qui sont malades et n’ont plus de discernement on les traite. Mais décider de prendre des stupéfiants et devenir alors<em> «comme fou»</em> ne devrait pas à mes yeux supprimer votre responsabilité pénale. Sur ce sujet, je souhaite que le Garde des Sceaux présente au plus vite un changement de la loi. Là aussi, pas de fausse impunité.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>L’élection présidentielle a lieu dans un an. Vous mettez l’accent aujourd’hui sur la sécurité. Est-ce à dire que vous considérez que ce thème sera un des enjeux centraux de la bataille électorale?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Ce que je sais, c’est surtout que c’est un enjeu majeur pour le pays. Je n’ai pas en tête un quelconque agenda politique. À la place où je suis, vu le moment historique que traverse la Nation, je prends mes responsabilités à chaque minute: réussir la sortie de l’épidémie de Covid 19, répondre aux préoccupations quotidiennes des Français, face à de tels défis on n’a pas le droit de se reposer ou de penser à autre chose.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Vous pensez qu’il est possible d’avoir des résultats dans l’année qui vient sur ces sujets régaliens dont nous venons de parler?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Nous avons déjà des résultats et, parce que nous persévérons, ils vont s’amplifier. Quoiqu’il arrive, je présiderai jusqu’au dernier quart d’heure. Sur la sécurité, sur l’économie et l’industrie, sur les réformes, sur le social, sur l’éducation, sur l’environnement, j’agirai jusqu’au dernier quart d’heure. C’est ce que j’ai promis aux Françaises et aux Français et c’est ce que leur dois. Je n’ai jamais cru qu’on avait le droit d’être inactif ou contemplatif là où je suis. Le moindre centimètre de résultat est un centimètre gagné.</p>
<p><mark class="fig-xrg">« L’islamisme qui cherche à détruire nos démocraties et notre civilisation n’a en rien désarmé »</mark></p>
<figure class="fig-media fig-media--type-photo">
<div class="fig-i-db3db5354bd97f2c02e0ec788320dda4 fig-lazy fig-lazy--with-dimensions fig-lazy--transparent"><img class="fig-media-photo fig-img--complete" srcset="https://i.f1g.fr/media/eidos/630x420_cropupscale/2021/04/18/XVM86484bea-a063-11eb-a967-166f456e3217-630x420.jpg 630w" alt="" /></div><figcaption class="fig-media__legend">Emmanuel Macron répond aux questions du <i>Figaro</i>.<span class="fig-media__credits"> François Bouchon / Le Figaro</span></figcaption></figure>
<p class="fig-paragraph"><b>En moins de vingt ans, le nombre d’islamistes recensés par les services de renseignement est passé de 5 000 à plusieurs dizaines de milliers de salafistes et de Frères musulmans. Que pouvons-nous faire de plus pour lutter contre le terrorisme islamiste?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Nous nous sommes dotés, avec la loi<em> «sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme»</em>, d’un instrument efficace pour lutter, dans la durée et en respectant l’État de droit, contre la menace terroriste. Il peut encore être amélioré. Il faut le faire sans manquer en rien au respect de nos libertés, individuelles ou publiques, mais sans naïveté aucune. Aujourd’hui, nous devons mieux suivre le bas du spectre: ces individus qui ne sont pas perçus comme les plus dangereux, mais qui peuvent passer à l’acte sans aucun signe avant-coureur. Nos préfets, nos forces de l’ordre, nos services de renseignement s’y attellent sans relâche.</p>
<p class="fig-paragraph">Il nous faut aussi être attentifs à ce terrorisme<em> «exogène»</em>, piloté depuis l’étranger, mais qui peut trouver un relais dans certaines communautés présentes sur le territoire national. Il n’a pas disparu. C’est pour cela que nous sommes si déterminés à ce que la coalition internationale reprenne avec force le combat contre Daech en Syrie. C’est pour cela que je pense qu’il est indispensable que nous allions au bout de la lutte contre le terrorisme en Afrique. Car l’islamisme qui cherche à détruire nos démocraties et notre civilisation n’a en rien désarmé. Ce terrorisme qui lutte de manière méthodique contre les minorités religieuses, et notamment les chrétiens d’Orient, contre notre modèle de société, contre la paix et la sécurité dans plusieurs continents, demeure notre principal ennemi.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Quatre fédérations membres du Conseil français du culte musulman (CFCM), dont deux proches de la Turquie, ont refusé de signer la charte des principes de l’islam de France, que vous avez qualifiée</b><em><b> «d’engagement net et précis en faveur de la République»</b></em><b>. C’est l’échec du CFCM?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Il ne faut pas confondre islam et islamisme: ce serait tomber dans le piège des terroristes. Lutter contre les séparatismes, c’est défendre les principes républicains et la laïcité en sachant isoler le mal, en le nommant. De ce point de vue, les choses changent. La charte, qu’une majorité d’organisations musulmanes ont signée, est un immense progrès. On en parlait depuis des années, on le fait là, maintenant. Et c’est la fin d’une grande hypocrisie. Voyez le débat autour de la mosquée de Strasbourg: il y a quelques années, les plus hautes autorités trouvaient tout naturel de signer des accords avec la Confédération islamique du Millî Görüs. Désormais, ce n’est plus le cas…</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Mais à la fin, </b><a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/milli-gorus-une-association-religieuse-proche-d-erdogan-20210324" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO"><b>Millî Görüs</b></a><b> aura toujours sa mosquée &#8211; la plus grande d’Europe &#8211; à Strasbourg…</b></p>
<p class="fig-paragraph">La mosquée est déjà en partie là, nous ne pouvons pas la détruire. Mais les masques sont tombés: parce que ses responsables ont refusé de signer la charte, l’État a fait un recours contre la délibération de la mairie de Strasbourg qui accordait une subvention de 2,5 millions au Millî Görüs.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Quand vous faites une loi contre</b><em><b> «les»</b></em><b> séparatismes, nommez-vous vraiment le mal? Les catholiques, les juifs, les protestants se demandent pourquoi on vient leur chercher des noises alors qu’ils n’ont jamais posé aucun problème…</b></p>
<p class="fig-paragraph">J’ai entendu ces craintes. Elles n’avaient pas lieu d’être, et d’ailleurs je crois qu’elles s’apaisent. Comme en 1905 &#8211; et c’est Aristide Briand qui avait cette formule,<em> «la loi n’est pas une loi de défiance envers les religions»</em> mais au contraire<em> «une loi de liberté»</em>. C’est contre une idéologie, l’islamisme politique, qu’avec cette loi, nous luttons de manière intraitable.</p>
<p class="fig-paragraph">Jusqu’ici, les armes juridiques dont nous disposions étaient fragiles: il fallait par exemple se fonder sur des motifs sanitaires pour fermer une école illégale. Avec la création du délit de séparatisme, on donne à l’État les moyens de faire. Par exemple de contrôler les financements venant de l’étranger, et de les interdire si nécessaire, ce qui n’était pas le cas jusqu’alors. De fermer des mosquées ou même des écoles qui, sous l’influence d’une puissance étrangère, poseraient un problème pour la sécurité nationale. C’est un changement radical de philosophie. Si un prêche dans une mosquée, par exemple, contrevient à la loi, nous pourrons enfin remonter jusqu’à l’association qui gère le lieu, la poursuivre pour délit de séparatisme et la dissoudre, ce qui n’était pas possible jusque-là. Et nous irons plus loin: je veux que l’on puisse structurer une forme de conférence du culte musulman en France, avec dans chaque département des partenaires qui signeront la charte que j’évoquais et s’engageront à lutter de manière déterminée avec nous contre le séparatisme.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Selon des journaux locaux, certains préfets auraient donné la consigne d’appliquer plus souplement le couvre-feu en raison du ramadan. Qu’en pensez-vous?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Je fais pleinement confiance aux préfets pour s’adapter aux réalités du terrain. Pour le reste, le couvre-feu s’applique sur l’ensemble du territoire et pour tout le monde, sans distinction. C’est une mesure efficace pour limiter la circulation du virus et protéger des vies. Le précédent ramadan était déjà en plein confinement l’année dernière. Les musulmans ont été très responsables, comme l’ensemble des croyants de toutes les religions qui ont connu ces derniers mois des restrictions dans la pratique de leur foi en raison de l’état d’urgence sanitaire. Je ne doute pas que les efforts se poursuivront cette année.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Vis-à-vis de l’Algérie, vous mettez en avant votre volonté de</b><em><b> «réconcilier les mémoires»</b></em><b>. Alors que le</b><a href="https://www.lefigaro.fr/international/france-algerie-les-dessous-d-un-affront-diplomatique-20210409" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO"><b> voyage du premier ministre à Alger vient d’être annulé</b></a><b>, ne trouvez-vous pas que vos efforts sont assez peu récompensés?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Je crois au contraire que cette volonté est très largement partagée, notamment par le président Tebboune. Il est vrai qu’il doit compter avec quelques résistances…</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Comme ce ministre qui a déclaré que la France était</b><em><b> «l’ennemi traditionnel et éternel»</b></em><b> des Algériens?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Évidemment, c’est inacceptable. Mais ne vous y trompez pas, derrière le sujet franco-algérien il y a d’abord un sujet franco-français. Au fond, nous n’avons pas réconcilié les mémoires fracturées ni construit un discours national homogène. J’ai été parfois caricaturé, attaqué, sur ces questions, mais c’est un sujet essentiel. La mémoire fracturée, c’est celle des pieds-noirs, celle des harkis, celle des appelés du contingent, celle des militaires français, celle des Algériens venus ensuite en France, celle des enfants de cette migration, celle des binationaux… Toutes ces mémoires cohabitent sur notre sol et vivent dans un même pays dont elles partagent le projet national. Il faut les réconcilier. Je ne suis ni dans la repentance ni dans le déni. Je crois dans une politique de la reconnaissance qui rend notre nation plus forte.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Didier Leschi, directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration affirme:</b><em><b> «Il n’y a jamais eu autant d’immigrés en France en pourcentage de la population .»</b></em><b> Comprenez-vous ceux de nos compatriotes, notamment issus des catégories populaires, qui disent: c’est trop? Pensez-vous, comme certains l’affirment à droite ou au RN, que cette question pourrait faire l’objet d’un référendum…</b></p>
<p class="fig-paragraph">Depuis le début du mandat, nous avons fait beaucoup pour lutter contre l’immigration irrégulière et on nous l’a beaucoup reproché. Mais je l’assume: un État doit pouvoir contrôler ses frontières &#8211; et nous le faisons encore mieux avec Frontex et l’Europe, il doit pouvoir appliquer le droit pour tous et donc choisir de reconduire ceux qui sont présents illégalement sur notre sol. C’est la condition pour pouvoir intégrer correctement par la langue, le travail, la culture, toutes celles et ceux qui, obtenant l’asile, ont un avenir en France. Accueillir moins peut-être, mais pour accueillir mieux.</p>
<p class="fig-paragraph">Sur le sujet du référendum, la démocratie permet aux Français de s’exprimer lors des prochaines échéances électorales. Ils le feront.</p>
<p class="fig-paragraph"><b>Quand vous évoquez un</b><em><b> «</b></em><a href="https://www.lefigaro.fr/politique/de-l-identite-nationale-au-privilege-blanc-le-grand-ecart-d-emmanuel-macron-20201222" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO"><em><b>privilège blanc</b></em></a><em><b>»</b></em><b>, n’encouragez-vous pas les divisions au sein de notre société?</b></p>
<p class="fig-paragraph">Je ne me reconnais pas du tout dans cette thématique-là. J’ai même toujours dit l’exact contraire. Si j’ai évoqué cette expression, c’était précisément pour la déconstruire. J’ai simplement dit, factuellement, que nous sommes dans une société où quand vous vous appelez Emmanuel Macron et que vous avez ma tête, vous avez plus de chance de réussir que le garçon qui s’appelle Nordine, par exemple, et qui est né en Seine-Saint-Denis. C’est de l’évidence, du bon sens.</p>
<p class="fig-paragraph">Mais de la même manière que je ne valide pas le concept de<em> «violences policières»</em>, je ne valide pas celui de<em> «privilège blanc»</em>, ni celui de<em> «racisme systémique»</em>, parce que je ne valide pas la négation absolue des principes républicains que porte cette idéologie. Je crois en revanche que la République sera d’autant plus forte face à ces mouvements qui entendent la fracturer, voire la détruire, qu’elle tiendra toutes ses promesses en luttant contre les discriminations, les injustices, en donnant sa chance à chacun. La République au concret, c’est le meilleur remède contre les séparatistes de tous horizons. Et là aussi, nous avons encore beaucoup de travail. Agissons!</p>
</div>
</div>
</div>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/emmanuel-macron-figaro-me-bats-droit-a-vie-paisible-alexis-brezet-delphine-de-mallevoue-christophe-cornevin-jean-marc-leclerc-figaro/">Emmanuel Macron au Figaro : «Je me bats pour le droit à la vie paisible» ( Alexis Brézet, Delphine de Mallevoüe, Christophe Cornevin et Jean-Marc Leclerc &#8211; Le Figaro)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Remaniement : en Macronie, tous les chemins mènent à Nicolas Sarkozy (Marion Mourgue &#8211; Le Figaro)</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/remaniement-macronie-chemins-menent-a-nicolas-sarkozy-marion-mourgue-figaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2020 08:16:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnetwork.fr/?p=10712</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plusieurs anciens ministres ou amis proches de l&#8217;ex-chef de l&#8217;État occupent aujourd&#8217;hui des postes importants au sein du gouvernement. Matignon, ministère de l&#8217;Intérieur, ministère de la Justice&#8230; En Macronie, tous les chemins mènent désormais à Nicolas Sarkozy. L&#8217;annonce du remaniement, ce lundi après-midi, a consacré l&#8217;entrée au gouvernement de nombreuses personnalités ayant travaillé avec l&#8217;ancien [&#8230;]</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/remaniement-macronie-chemins-menent-a-nicolas-sarkozy-marion-mourgue-figaro/">Remaniement : en Macronie, tous les chemins mènent à Nicolas Sarkozy (Marion Mourgue &#8211; Le Figaro)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="css-135rrsm edox7vr0" style="text-align: justify;">Plusieurs anciens ministres ou amis proches de l&rsquo;ex-chef de l&rsquo;État occupent aujourd&rsquo;hui des postes importants au sein du gouvernement.</h2>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Matignon, ministère de l&rsquo;Intérieur, ministère de la Justice&#8230; En Macronie, tous les chemins mènent désormais à Nicolas Sarkozy. L&rsquo;annonce du remaniement, ce lundi après-midi, a consacré l&rsquo;entrée au gouvernement de nombreuses personnalités ayant travaillé avec l&rsquo;ancien chef de l&rsquo;État. À commencer par le premier ministre, Jean Castex, ancien secrétaire général adjoint de l&rsquo;Élysée sous Nicolas Sarkozy. Aussitôt sa nomination connue, le nouveau locataire de Matignon a d&rsquo;ailleurs appelé l&rsquo;ancien président. En réponse, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu&rsquo;il avait «<em>beaucoup de respect, d&rsquo;amitié et même d&rsquo;affection</em>» pour Jean Castex.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Quand il s&rsquo;était entretenu avec Emmanuel Macron, notamment le 8 juin, l&rsquo;ancien président de la République avait glissé un conseil à son successeur : changer de premier ministre en cours de mandat pour redonner un nouveau souffle à son quinquennat. Nicolas Sarkozy a toujours jugé, avec le recul, qu&rsquo;il aurait dû nommer un autre premier ministre plutôt que de garder François Fillon cinq ans à Matignon.</p>
<h2 class="css-1trbs3s e197bajz0" style="text-align: justify;">Darmanin, un fidèle à l&rsquo;Intérieur</h2>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Le lien entre Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron ne se limite pas à Matignon : il concerne désormais le très stratégique ministère de l&rsquo;Intérieur. À 37 ans, Gérald Darmanin, ancien coordinateur de la campagne de Nicolas Sarkozy pendant la primaire, décroche la Place Beauvau&#8230; un poste que Nicolas Sarkozy avait occupé entre 2002 et 2004, puis entre 2005 et 2007. <em>«Gérald est mon ami, il est fidèle»</em>, confiait-il l&rsquo;année dernière, en lui remettant La Légion d&rsquo;honneur. Entre les deux hommes, outre la complicité politique, existe aussi une relation quasi filiale, comme le racontait le journaliste Ludovic Vigogne dans son livre <em>Tout restera en famille</em> (Éd. Fayard).</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">L&rsquo;ancien chef de l&rsquo;État l&rsquo;avait d&rsquo;ailleurs vivement encouragé son poulain à accepter le poste de ministre de l&rsquo;Action et des Comptes publics, lorsqu&rsquo;il lui a été proposé par Emmanuel Macron en 2017. <em>«Si tu refuses, tu ne m&rsquo;appelles plus jamais»</em>, lui avait lâché Nicolas Sarkozy. <em>«La seule chose qui m&#8217;embête</em>, avait ajouté l&rsquo;ex-président à Gérald Darmanin, <em>c&rsquo;est que tu seras ministre du Budget plus jeune que moi»</em>. Cette fois-ci encore, Gérald Darmanin fait mieux que son mentor, qui avait été nommé à ce poste à 47 ans.</p>
<h2 class="css-1trbs3s e197bajz0" style="text-align: justify;">Bruno Le Maire et Roselyne Bachelot, ses anciens ministres</h2>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">En étant nommé Place Beauvau, Gérald Darmanin quitte Bercy où il laisse son ancien colocataire Bruno Le Maire, ministre de l&rsquo;Économie, des Finances et de la Relance. Ancien candidat à la primaire de la droite, face notamment à Nicolas Sarkozy, l&rsquo;élu de l&rsquo;Eure n&rsquo;a jamais été très proche de l&rsquo;ancien président&#8230; Même s&rsquo;ils s&rsquo;apprécient. Bruno Le Maire aurait d&rsquo;ailleurs aimé devenir son ministre de l&rsquo;Économie en 2011, mais Nicolas Sarkozy lui avait préféré à l&rsquo;époque François Baroin. Au moment de la primaire, Bruno Le Maire avait considéré <em>«que le vieux système politique (était) mort</em> <em>et qu&rsquo;il est mauvais qu&rsquo;un ancien président de la République revienne</em>».</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Si l&rsquo;on avait pu assister à quelques passes d&rsquo;armes musclées à cette période, l&rsquo;ancien président et l&rsquo;actuel ministre de l&rsquo;Économie entretiennent des relations amicales depuis le début du quinquennat : ils échangent au cours de rendez-vous «<em>réguliers</em>». En mars 2018, l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;Agriculture de Nicolas Sarkozy l&rsquo;avait d&rsquo;ailleurs appelé pour lui apporter son soutien, alors que l&rsquo;ex-président était mis en examen dans l&rsquo;affaire du supposé financement libyen de sa campagne électorale de 2007. Un coup de fil que Nicolas Sarkozy avait apprécié.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Le remaniement de ce lundi après-midi a également permis le retour de Roselyne Bachelot au gouvernement. L&rsquo;ex-ministre de la Santé, désormais ministre de la Culture, n&rsquo;a jamais été proche de Nicolas Sarkozy &#8211; elle parlait de François Fillon comme de son «<em>frère</em>». Elle a toutefois appris à connaître l&rsquo;ancien président au moment de la crise du H5N1. «<em>Il est incomparable en temps de crise</em>», jugeait-elle pendant la crise sanitaire.</p>
<h2 class="css-1trbs3s e197bajz0" style="text-align: justify;">Dupond-Moretti, un ami à la Justice</h2>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Enfin, une dernière personnalité proche de la Sarkozie vient de faire son entrée en Macronie : Éric Dupond-Moretti. L&rsquo;avocat et l&rsquo;ancien président aiment et partagent le même restaurant à Nice : «La petite maison». Les deux hommes se connaissent et s&rsquo;apprécient. Éric Dupond-Moretti était par exemple en coulisses du concert de Carla Bruni-Sarkozy à l&rsquo;Olympia, en mars 2014. Surtout, les deux hommes ont des amis en communs, comme Thierry Herzog, l&rsquo;avocat historique de Nicolas Sarkozy. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs en appelant ce proche que le bâtonnier s&rsquo;est retrouvé espionné, comme l&rsquo;a récemment révélé <em>Le Point</em>. Après la parution des informations de l&rsquo;hebdomadaire dans l&rsquo;affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy &#8211; on y apprenait que les factures de plusieurs cabinets d&rsquo;avocats avaient été épluchées par le Parquet national financier (PNF) et plusieurs pénalistes géolocalisés &#8211; Éric Dupond-Moretti a annoncé porter plainte.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Depuis des années, le nouveau garde des Sceaux réclame un traitement équitable de l&rsquo;ancien président. En juillet 2014, il indiquait ainsi sur RTL : <em>«Je ne suis pas sarkozyste, ni sarkolâtre. Mais quand on place en garde à vue Nicolas Sarkozy, c&rsquo;est l&rsquo;ancien président de la République que l&rsquo;on place en garde à vue. Voire la France»</em>. L&rsquo;avocat déplorait alors <em>«quelque chose de choquant»</em>, jugeant qu&rsquo;il aurait été suffisant de <em>«le convoquer»</em> plutôt que de le placer en garde à vue.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/remaniement-macronie-chemins-menent-a-nicolas-sarkozy-marion-mourgue-figaro/">Remaniement : en Macronie, tous les chemins mènent à Nicolas Sarkozy (Marion Mourgue &#8211; Le Figaro)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mathieu Bock-Côté: «Les ultras du racialisme» (Le Figaro)</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/mathieu-bock-cote-ultras-racialisme-figaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2020 07:31:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnetwork.fr/?p=10630</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les indigénistes installent au cœur de la vie publique le fantasme mauvais de la France raciste. Il est d’usage, chez les analystes médiatiques qui se veulent modérés, de relativiser l’importance de la mouvance indigéniste en répétant qu’elle n’est pas vraiment représentative de la population immigrée habitant les quartiers que l’on dit poliment «sensibles». Ils ajoutent [&#8230;]</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/mathieu-bock-cote-ultras-racialisme-figaro/">Mathieu Bock-Côté: «Les ultras du racialisme» (Le Figaro)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Les indigénistes installent au cœur de la vie publique le fantasme mauvais de la France raciste.</h2>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0">Il est d’usage, chez les analystes médiatiques qui se veulent modérés, de relativiser l’importance de la mouvance indigéniste en répétant qu’elle n’est pas vraiment représentative de la population immigrée habitant les quartiers que l’on dit poliment «sensibles». Ils ajoutent généralement que celle-ci rêve seulement de s’intégrer, pour peu que la société française lui offre les opportunités le permettant. La France pourrait encore miser sur l’assimilation tranquille des immigrés au modèle républicain à condition que ce dernier tienne ses promesses. On aura compris le message: elle serait la première responsable de l’échec de l’assimilation, et n’aurait qu’elle à blâmer.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0">Le moins qu’on puisse dire est que la doxa ne convainc que ceux qui la professent &#8211; et ceux qui ont intérêt à y croire. Surtout, elle ne situe pas son analyse au bon niveau. Il est peu probable, en effet, que les indigénistes soient les fidèles représentants de l’homme ordinaire des banlieues. Mais qui se contente de dire cela ne dit pas grand-chose et laisse de côté la question pourtant centrale des minorités idéologiques radicales dans l’histoire, surtout lorsque celle-ci s’accélère et entre dans une dynamique de crise, ou plus encore dans une dynamique révolutionnaire. Dès lors, le commun des mortels, qui préfère l’évolution tranquille aux élans anarchiques, est laissé de côté. Il est emporté par les événements. Sa résistance passive devient impuissante devant les bandes qui entendent exercer une nouvelle souveraineté.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0">Comparaison n’est pas raison, certes, mais l’histoire nous éclaire. On l’a souvent rappelé, en 1917, les bolcheviques de Lénine n’étaient pas majoritaires, et ne représentaient certainement pas les préférences majoritaires des ouvriers et paysans russes &#8211; Lénine lui-même en était conscient au point d’avoir théorisé le rôle du parti dans l’avènement forcé de la conscience révolutionnaire. Ils étaient toutefois les plus résolus, les plus décidés, les plus radicaux. Ils voulaient faire tomber le régime et ne doutaient pas un instant de leur légitimité et de la monstruosité de leurs ennemis. Le fanatisme vaccine contre le doute et traduit les plus grands crimes en actes vertueux.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0">Certes, nous ne sommes pas en 1917, et dire le contraire serait de la mauvaise sociologie. Mais nous avons pour de bon quitté l’époque de la démocratie apaisée, où les coalitions modérées s’échangeaient le pouvoir sans jamais s’affronter sur l’essentiel. Les minorités agissantes sont de retour. Des manifestations en soutien à Adama Traoré aux manifestations de clandestins qui défilent impunément à Paris sans jamais craindre leur expulsion, en passant par l’explosion de Dijon et les incivilités au quotidien qui visent autant les policiers que le quidam qui a la mauvaise idée de s’aventurer dans le mauvais RER, on constate une dégradation de la vie civique qui rend la situation de moins en moins tenable.</p>
<h2 class="css-1trbs3s e197bajz0">Soumission de la France</h2>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0">C’est de ce point de vue qu’il faut aborder les récentes manifestations indigénistes, et celles qui viendront. Elles entendent idéologiser la situation des «quartiers» en créant une conscience raciale révolutionnaire. En défilant à Paris, elles voulaient faire une démonstration de force, en multipliant d’ailleurs les provocations à l’endroit d’un pouvoir tremblant idéologiquement intimidé et physiquement apeuré et qui pour donner des gages aux indigénistes, en rajoute dans la comédie antifasciste et assimile au racisme toute opposition affirmée à cette offensive animée par l’esprit de conquête. Le patriote désespéré doit se taire pendant que le racialiste peut braire.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0">À travers le racialisme, les indigénistes essayent de structurer l’espace politique dans une perspective décoloniale devant aboutir à la soumission de la France en lui imposant une représentation d’elle-même absolument étrangère à son histoire. C’est une prise de possession symbolique. Qui s’y oppose, naturellement, est suspecté de dérive xénophobe et de tentation réactionnaire. Les défenseurs de l’universalisme sont accusés de défendre le «suprémacisme blanc» alors que l’indigénisme racialiste est présenté par ses compagnons de route complaisants comme le véritable vecteur de l’esprit républicain.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0">L’indigénisme entend aujourd’hui convaincre les immigrés et leurs descendants qu’ils sont persécutés et qu’ils doivent moins s’assimiler que se soulever. Il souhaite radicaliser les tensions identitaires en créant une situation qui serait irréversible. Il installe au cœur de la vie publique le fantasme mauvais de la France raciste. Les concessions à cette mouvance croyant désormais que le coup de force est possible, loin de la ralentir, ne feront que la légitimer. Si la démocratie française doit se défendre, c’est contre cette mouvance maquillant dans une rhétorique victimaire le désir de soumettre la nation.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/mathieu-bock-cote-ultras-racialisme-figaro/">Mathieu Bock-Côté: «Les ultras du racialisme» (Le Figaro)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lettre aux parlementaires &#8211; 24 Juin 2020</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-israelienne/lettre-aux-parlementaires-24-juin-2020/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2020 13:51:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnetwork.fr/?p=10571</guid>

					<description><![CDATA[<p>ELNET a attiré l&#8217;attention des parlementaires français en leur adressant une lettre accompagnée d&#8217;un argumentaire suite aux sollicitations multiples dont il font l&#8217;objet par des militants «pro-palestiniens» qui les invitent à condamner Israël a priori et exiger contre lui des sanctions préventives concernant une «annexion» éventuelle de «territoires palestiniens». Dans la lettre que vous pouvez consulter ci-dessous, nous fournissons [&#8230;]</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-israelienne/lettre-aux-parlementaires-24-juin-2020/">Lettre aux parlementaires &#8211; 24 Juin 2020</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #3c4858; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="color: black;">ELNET a attiré l&rsquo;attention des parlementaires français en leur adressant une lettre accompagnée d&rsquo;un argumentaire suite aux sollicitations multiples dont il font l&rsquo;objet par des militants <i>«</i>pro-palestiniens<i>»</i> qui les invitent à condamner Israël a priori et exiger contre lui des sanctions préventives concernant une </span><span style="color: black;"><i>«annexion»</i></span><span style="color: black;"> éventuelle de </span><span style="color: black;"><i>«territoires palestiniens».</i></span></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #3c4858; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="color: black;">Dans la lettre que vous pouvez consulter ci-dessous, nous fournissons des éléments de compréhension de la situation actuelle au Moyen-Orient, nous expliquons pourquoi </span><span style="color: black;"><b>une éventuelle</b></span><span style="color: black;"><b><i> «application de la loi israélienne»</i></b></span><span style="color: black;"><b> en Cisjordanie n’est pas contraire au droit international </b></span><span style="color: black;">; pourquoi </span><span style="color: black;"><b>cette situation n&rsquo;est en aucun cas comparable à celle de la Crimée</b></span><span style="color: black;">, annexée par la Russie, qui fait partie du territoire souverain de l’Ukraine ; pourquoi, même s&rsquo;il est imparfait, </span><span style="color: black;"><b>le plan de paix américain qui prévoit la création d&rsquo;un Etat palestinien, donc le sauvetage de la solution à deux Etats, peut être une base pour reprendre les discussions</b></span><span style="color: black;"> et ramener les parties à la table des négociations pour enfin conclure une paix juste et durable après des décennies d&rsquo;échecs de toutes les autres propositions.</span></span></p>
<hr />
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Mesdames et Messieurs les parlementaires,</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Cher(e)s ami(e)s, </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span class="JsGRdQ">Depuis quelques jours, vous faites l’objet de sollicitations qui sont portées ou inspirées par des militants</span> <span class="JsGRdQ">« pro-palestiniens » en relation avec la situation au Proche-Orient. Ces actions partisanes ne sont pas mues par un esprit de dialogue et de recherche d’une solution pacifique au conflit israélo-arabe qui, hélas, perdure depuis près d’un siècle. Bien au contraire, elles s’inscrivent dans une logique de menaces qui n’ont pour objectif que d’obtenir la condamnation a priori d’Israël.</span></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Certaines de ces initiatives vont jusqu’à réclamer des sanctions préventives contre un Etat ami et allié de la France, la seule démocratie du Moyen-Orient : Israël. Ce n’est évidemment pas l’esprit qui nous anime. Comme vous le savez, nous sommes une organisation dont le but est de promouvoir le dialogue, les relations et le renforcement des coopérations entre les pays européens et Israël. Nous sommes également des militants de la réconciliation et de la coexistence entre juifs et arabes et d’ardents défenseurs d’une solution pacifique qui fasse droit, dans un esprit de justice et de vérité, aux revendications légitimes de toutes les parties dans un cadre négocié et coopératif, ce qui inclut la solution dite « des deux Etats », israélien et palestinien, vivant côte-à-côte en paix et en sécurité.  </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span class="JsGRdQ">Il ne s’agit donc pas pour ELNET de se prononcer sur l’opportunité politique d’une éventuelle </span><em><span class="JsGRdQ">« application de la loi civile israélienne sur les implantations juives de Cisjordanie/Judée-Samarie »</span></em><span class="JsGRdQ">. Notre rôle n’est pas de prendre position sur un sujet qui concerne les parties au conflit et dont les tenants et les aboutissants sont bien plus complexes que ce que pourraient laisser penser les propos à l’emporte-pièce tenus par les ennemis d’Israël, dont la ligne hostile à toute proposition constructive n’a malheureusement jamais varié.  </span></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span class="JsGRdQ">Si nous voulons éclairer la situation, nous devons créer les conditions du dialogue en rendant disponibles les informations pertinentes. Il appartiendra alors à chacun de se faire une opinion en pleine connaissance des réalités et des enjeux sans se laisser intoxiquer par la propagande ou les mensonges. </span><strong><span class="JsGRdQ">Je rappelle à ce titre que ce projet, dont personne à ce jour ne connaît vraiment les contours, fait l’objet d’un vif débat en Israël. L’opinion publique de cette jeune démocratie vivace est divisée entre ceux qui estiment qu’une telle éventualité permettrait à Israël de se doter de frontières « sûres et défendables » et ceux qui, au contraire, jugent ce projet à la fois « inopportun » et « contre-productif ». </span></strong></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">L’ambition de ce courrier est donc de rappeler un certain nombre de faits dont la connaissance est indispensable à la bonne compréhension des enjeux du débat qui fait rage et qui trop souvent donne lieu à des caricatures. Nous tenterons à ce titre de répondre aux trois principales questions que pose le projet d’extension de la souveraineté israélienne sur une partie de la Cisjordanie/Judée-Samarie :</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><span class="JsGRdQ">1° Une éventuelle application de la loi israélienne sur certains territoires de Cisjordanie/Judée-Samarie est-elle illégale au regard du droit international ?  </span></strong></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em><span class="JsGRdQ">« La quatrième convention de Genève (1949) déclare illégale au regard du droit international l’annexion du « territoire souverain d&rsquo;un État (…) faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une acquisition par un autre État à la suite du recours à la menace ou à l&#8217;emploi de la force ».</span></em></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span class="JsGRdQ">Or, la Cisjordanie/Judée-Samarie n’était pas un territoire souverain avant sa conquête par Israël en juin 1967, suite à l’agression jordanienne. Lorsque la Grande Bretagne mit fin à son mandat en mai 1948, elle créa un vide juridique dans lequel la Jordanie s’est engouffrée en procédant à l’annexion de ce territoire en 1950. Le roi Abdallah décide alors de nommer ce territoire </span><em><span class="JsGRdQ">« Cisjordanie »</span></em><span class="JsGRdQ"> pour constituer avec la Transjordanie le Royaume Hachémite établi des deux côtés du Jourdain. Cette annexion ne fut jamais reconnue par la communauté internationale. Par conséquent, la </span><em><span class="JsGRdQ">« Cisjordanie »</span></em><span class="JsGRdQ"> ne devint jamais un territoire souverain. Les accords d’armistice de 1949 n’établirent pas une frontière internationale entre Israël et la Jordanie, mais bien une ligne de cessez-le-feu.  </span></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">La résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’ONU qui fait référence au droit d’Israël à se doter de « frontières sûres et reconnues » n’exige pas de ce pays un retour à cette ligne d’armistice et la résolution 2334 autorise quant à elle des ajustements frontaliers mutuellement agréés.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span class="JsGRdQ">Par ailleurs et pour rappel, la conférence de San Remo d’avril 1920, il y a juste un siècle, inclut la </span><em><span class="JsGRdQ">« Cisjordanie » </span></em><span class="JsGRdQ">actuelle aux territoires de la </span><em><span class="JsGRdQ">« Palestine » </span></em><span class="JsGRdQ">qui sera confiée aux Britanniques sous la forme d’un mandat de la Société des Nations (SDN). Or la communauté internationale, dont la France, a entériné la déclaration Balfour comme un principe d’action pour la puissance mandataire, octroyant par là même une légitimité et une légalité internationales à l’établissement d’un </span><em><span class="JsGRdQ">« foyer national juif »</span></em><span class="JsGRdQ"> sur ces territoires.</span></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">L’honnêteté intellectuelle commande de reconnaître qu’Israël a administré ces territoires suite à une guerre défensive, laquelle est la conséquence directe des rejets successifs par le leadership arabe des différents plans de partage proposés par la puissance mandataire britannique puis par l’ONU et agréés par Israël. </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span class="JsGRdQ">Enfin, la </span><em><span class="JsGRdQ">« Cisjordanie »</span></em><span class="JsGRdQ"> correspond au territoire des deux anciens royaumes d’Israël et de Judée. Ce sont les lieux où l’histoire du peuple juif, quatorze siècles avant JC, a commencé et où s’est développé son patrimoine culturel et religieux, notamment la Bible hébraïque qui a fortement influencé la civilisation occidentale et constitue le socle de référence des valeurs inhérentes au christianisme et à l’islam. Il est par conséquent plus juste d’un point de vue historique et juridique de parler au sujet de cet espace géographique revendiqué par les deux parties au conflit de </span><em><span class="JsGRdQ">« territoires disputés »</span></em><span class="JsGRdQ"> comme aimait à les nommer le Président François Mitterrand.    </span></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><span class="JsGRdQ">2° Peut-on parler d’une « annexion de territoires » comparable à celle de la Crimée par la Russie qui pourrait par conséquent donner lieu à des sanctions internationales ? </span></strong></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span class="JsGRdQ">Certains affirment que la France devrait s’inspirer de la décision prise par l’UE qui a imposé des sanctions économiques à la Russie suite à son annexion de la Crimée et devrait donc faire de même avec Israël pour son </span><em><span class="JsGRdQ">« annexion »</span></em><span class="JsGRdQ"> éventuelle et partielle de la Cisjordanie/Judée-Samarie. Ce raisonnement est doublement erroné et l’analogie spécieuse.</span></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">D’une part, il y a une différence de statut juridique essentielle entre les deux territoires. La Crimée faisait partie d’un territoire souverain (l’Ukraine) avant son annexion tandis que la Cisjordanie/Judée-Samarie n’a jamais été un territoire souverain reconnu par la communauté internationale. </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">D’autre part, la Cisjordanie, à l’inverse de la Crimée, a été acquise à la suite d’une guerre défensive déclenchée le 22 mai 1967 par un acte qui constitue bien un casus belli : l’Égypte ferma le Détroit de Tiran au commerce israélien, coupant la seule route d’Israël vers l’Asie tandis que les leaders du monde arabe menacèrent de détruire l’État juif et que les armées de l’Égypte, de la Syrie, de la Jordanie et de l’Irak se massèrent aux frontières du jeune Etat pour l’envahir et l’annihiler.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><span class="JsGRdQ">3° Ces mesures israéliennes rendraient-elle impossible la mise en œuvre future d’une solution à deux États ?  </span></strong></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span class="JsGRdQ">Non. Le projet </span><span class="JsGRdQ"><em>« d’application de la loi israélienne sur certains pans de la Cisjordanie »</em> s’appuie sur <em>« le plan de paix »</em></span><span class="JsGRdQ"> américain lequel prévoit en effet la création d’un « Etat Palestinien » sur 70% du territoire cisjordanien, une continuité territoriale entre ce territoire et la bande de Gaza ainsi que des échanges territoriaux entre Israël et le futur Etat palestinien pour compenser le rattachement à Israël d’environ 30% de la Cisjordanie/Judée-Samarie.</span></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Or, ces 30% correspondent aux grands blocs d’implantations israéliennes destinés à faire partie du territoire israélien quelque soient les paramètres retenus. Ils sont de plus situés en dehors des agglomérations et zones densément peuplées par la population arabe palestinienne.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">En cas d’extension de la loi israélienne sur ces territoires, la faible population arabe qui y réside se verrait attribuer la citoyenneté israélienne à l’instar des Arabes israéliens et des Druzes du Golan qui sont représentés à la Knesset, à la Cour suprême ainsi que dans la fonction publique. Ils pourraient aussi choisir de rester citoyen du futur Etat de Palestine en bénéficiant du statut de résident permanent sur le territoire israélien.  </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Si personne ne peut penser que la « vision pour la paix » présentée fin janvier par l’administration américaine sera la source immédiate d&rsquo;un règlement du conflit israélo-palestinien, elle s’appuie sur la solution à deux Etats et pourrait servir de base pour un retour des parties à la table des négociations. « Le plan de paix du gouvernement Trump a un certain mérite, car il crée une dynamique là où il n&rsquo;y avait rien », a d’ailleurs récemment concédé Josep Borrell, le haut représentant de l&rsquo;UE pour les Affaires étrangères.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Par ailleurs, la décision d’Israël d’étendre sa souveraineté sur 30% du territoire cisjordanien, n’est à ce jour pas tranchée. Le parti de l’actuel Vice-premier ministre et ministre de la Défense, Benny Gantz, qui est l’une des composantes majeures de l’actuelle coalition n’y est pas absolument favorable. Aucune décision ne sera prise sur ce sujet controversé en l’absence d’accord entre le parti du Premier ministre Benyamin Netanyahou et celui de Benny Gantz, d’un vote à la Knesset, le parlement israélien et l’avis conforme de la Cour suprême. Israël est non seulement une démocratie, mais aussi un Etat de droit qui respecte la loi contrairement à ses voisins et contrairement à la propagande mensongère qui voudrait le faire passer pour un Etat voyou, hors la loi.   </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><span class="JsGRdQ">En conclusion : </span></strong></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Entre amis et alliés, il peut y avoir des incompréhensions et des désaccords, mais le meilleur moyen de les dépasser n’est pas de vilipender ou de menacer. Il faut se voir et se parler. Il faut privilégier le dialogue afin de trouver des chemins pour la négociation qui seule conduira à la paix dans un conflit qui plonge ses racines dans l’inconscient des nations et le non dit des haines enfouies.  </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Voilà pourquoi, tout appel à la condamnation à priori voire à l’adoption de sanctions préventives contre Israël serait non seulement totalement contre-productif mais aussi et surtout profondément injuste. Ce ne serait digne ni de l’Europe, ni de la France. </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Depuis le lancement du processus d’Oslo, toutes les tentatives de résolution du conflit ont échoué. Il est temps de tirer les leçons de ces échecs. Un nouveau projet est sur la table, mais les Palestiniens refusent par principe d’en discuter. Que faut-il faire ? Attendre au risque de voir la situation continuer à se dégrader, ou essayer d’avancer pour sortir de l’impasse ? </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Le plan américain n’est pas parfait, mais il existe et propose la création d’un Etat palestinien. Pourquoi ne pas en faire une base de négociation ? </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Enfin, ceux qui protestent, condamnent, incitent à la haine et à la violence ont-ils une meilleure proposition qui s’enracine dans la réalité du terrain et permette le retour à la négociation ?                                                                                                        </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span class="JsGRdQ">La France et l’Europe peuvent jouer un rôle bénéfique de ce point de vue à condition de se tenir à bonne distance des positions jusqu’au-boutistes des partisans du </span><em><span class="JsGRdQ">« front du refus »</span></em><span class="JsGRdQ"> qui sont enfermés dans les guerres du passé et refusent toute concession. Il est temps de mettre un terme à cette <em>«</em></span><em><span class="JsGRdQ"> INDUSTRIE DU MENSONGE »</span></em><span class="JsGRdQ"> si bien décrite par le journaliste israélien Ben-Dror Yemini dans son </span>ouvrage<span class="JsGRdQ"> éponyme, dans lequel il dénonce la propagation continue de fake news à l&rsquo;encontre d&rsquo;Israël qui est un véritable obstacle à la paix.</span></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">S’il y a un combat qui mérite la mobilisation des parlementaires, c’est celui qui ramènera les parties à la table des négociations. À la place qui est la nôtre, nous serons toujours de ceux qui sont du coté du dialogue et de la réconciliation, sans arrières pensées.  </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Très cordialement,  </span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><strong><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Dr. Arié Bensemhoun</span></strong></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-end para-style-body" style="text-align: justify;"><em><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Directeur exécutif ELNET France</span></em></p>
</div>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-israelienne/lettre-aux-parlementaires-24-juin-2020/">Lettre aux parlementaires &#8211; 24 Juin 2020</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’islam de France face aux affres d’une double allégeance (Philippe d&#8217;Iribarne &#8211; Le Figaro)</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/lislam-de-france-face-aux-affres-dune-double-allegeance-philippe-diribarne-figaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 10:01:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnetwork.fr/?p=9784</guid>

					<description><![CDATA[<p>TRIBUNE &#8211; Alors qu’Emmanuel Macron, en visite hier à Mulhouse, promet de lutter contre le «séparatisme islamiste», le grand sociologue explique pourquoi la rencontre entre l’islam et les sociétés occidentales est particulièrement difficile. Ancien élève de l’École polytechnique, membre du corps des Mines, Philippe d’Iribarne a d’abord été haut fonctionnaire avant de se consacrer à [&#8230;]</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/lislam-de-france-face-aux-affres-dune-double-allegeance-philippe-diribarne-figaro/">L’islam de France face aux affres d’une double allégeance (Philippe d&rsquo;Iribarne &#8211; Le Figaro)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="css-betwzw edox7vr0" style="text-align: justify;">TRIBUNE &#8211; Alors qu’Emmanuel Macron, en visite hier à Mulhouse, promet de lutter contre le «séparatisme islamiste», le grand sociologue explique pourquoi la rencontre entre l’islam et les sociétés occidentales est particulièrement difficile.</h2>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;"><em>Ancien élève de l’École polytechnique, membre du corps des Mines, Philippe d’Iribarne a d’abord été haut fonctionnaire avant de se consacrer à la sociologie. Il a bâti une œuvre consacrée à la spécificité de chaque culture nationale et au système de valeurs de ses citoyens. Plusieurs de ses ouvrages &#8211; «La Logique de l’honneur. Gestion des entreprises et traditions nationales» (Seuil, 1989), «L’Étrangeté française» (Seuil, 2006) &#8211; sont des classiques. Parmi les livres les plus récents de Philippe d’Iribarne, signalons un essai très remarqué, «Islamophobie. Intoxication idéologique» (Albin Michel, 2019, 233 pages, 19 €).</em></span></p>
<div class="css-0 e1hoox4t0" style="text-align: justify;">
<hr />
</div>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Voilà des décennies que l’on annonce l’avènement proche d’un islam de France, en pleine symbiose avec les valeurs de la République, qui permette aux Français musulmans de se sentir pleinement à leur aise dans leur double identité, française et musulmane. Les uns après les autres, nos gouvernants prennent des initiatives en ce sens. On ne peut douter que nombre de bonnes volontés soient à l’œuvre de tous côtés. Mais, si ce projet est sans cesse remis en chantier, c’est à coup sûr que sa mise en œuvre ne va pas de soi.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Quels obstacles empêchent d’aboutir? La question, générale, de la difficulté à gérer une double allégeance est spécialement aiguë dans la rencontre du monde occidental et de l’islam.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Rousseau, déjà, dans le <em>Contrat social</em>, s’inquiétait des tensions susceptibles de naître d’une allégeance simultanée à une religion et à un corps politique. Doutant que l’on puisse être simultanément bon citoyen et fidèle du <em>«christianisme romain»</em>, il dénonçait, dans celui-ci, une religion <em>«qui donne aux hommes deux législations, deux chefs, deux patries, les soumet à des devoirs contradictoires et les empêche d’être à la fois dévots et citoyens».</em></p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Ce faisant, il sous-estimait à coup sûr la capacité des humains à trouver des moyens de vivre sans trop de peine une double allégeance à une cité et à une doctrine. Mais il mettait le doigt sur une question réelle. On rencontre en pratique deux grandes manières d’assurer une telle conciliation, mais, s’agissant de l’islam de France (et plus largement de l’islam d’Occident), leur mise en œuvre fait question.</p>
<p style="text-align: justify;"><mark class="css-1fe1ry7 easfuyd1">Faire simultanément allégeance à la France et à l’humanité n’était, pour [Clemenceau], nullement problématique, puisque,en servant la France, c’est l’humanité que l’on servait</mark></p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Une première approche est de se référer à une entité d’ordre supérieur qui transcende les objets d’allégeance partielle auxquels on est attaché. <em>«La France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’humanité, sera toujours le soldat de l’idéal!»</em> affirmait Georges Clemenceau devant la Chambre des députés le 11 novembre 1918. Faire simultanément allégeance à la France et à l’humanité n’était, pour lui, nullement problématique, puisque, en servant la France, c’est l’humanité que l’on servait.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Cette référence à des valeurs transcendantes auxquelles on prête allégeance sans contradiction aucune en même temps qu’à des entités humaines qui sont à leur dévotion se retrouve dans de multiples courants. Ainsi, on l’a rencontrée au XX<sup>e</sup> siècle chez des Juifs dits alors «assimilés», souvent opposés au sionisme. Victor Klemperer (1881-1960), dans son célèbre ouvrage sur la langue du III<sup>e</sup> Reich, écrit ainsi: <em>«La véritable mission que ce Dieu a assignée à son peuple</em> (le peuple juif)<em> est justement de n’être pas un peuple, de n’être attaché à aucune barrière spatiale, à aucune barrière physique, de servir, sans racine, la seule idée.»</em> Cet auteur se voulait à la fois totalement juif et totalement allemand.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">On retrouve une telle approche chez nombre de «chrétiens de gauche» pour qui l’objet ultime d’allégeance est une sorte de religion de l’humanité par rapport à laquelle le christianisme n’est qu’un relais. Dans un autre registre, les Irlandais du Nord, avant que le Brexit les oblige à un choix douloureux, ont pu d’autant mieux faire simultanément allégeance à l’Irlande et à la Grande-Bretagne que l’une et l’autre étaient intégrées dans une entité d’ordre supérieur les rassemblant, l’Union européenne.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">L’autre approche permettant d’assumer une allégeance simultanée envers deux entités est de bien séparer les domaines de l’existence concernés. <em>«Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu»,</em> affirme l’Évangile. Bien distinguer ce qui relève de la religion de ce qui relève de la vie d’un monde profane, comme dans la France d’Ancien Régime, où l’attachement à l’honneur concernait un domaine de l’existence autre que l’attachement à la religion, s’inscrit dans cette logique.</p>
<p style="text-align: justify;"><mark class="css-1fe1ry7 easfuyd1">L’appel à des valeurs auxquelles il serait possible d’adhérer en tant que musulman et en tant qu’Occidental, ne paraît guère possible, tant les oppositions sont marquées entre ces deux univers</mark></p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;"><em>«Dans les États monarchiques et modérés</em>, écrit Montesquieu,<em> la puissance est bornée par ce qui en est le ressort ; je veux dire l’honneur, qui règne, comme un monarque, sur le prince et sur le peuple. On n’ira point lui alléguer les lois de la religion ; un courtisan se croirait ridicule: on lui alléguera sans cesse celles de l’honneur.»</em> Dans le monde contemporain, la séparation entre la vie publique, dont relève l’organisation de la cité, et la vie privée, dont relève la religion, la distinction entre les règles qui les régissent, assure une telle séparation des domaines.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Mais, dans la rencontre entre le monde musulman et l’Occident, ces deux approches font difficulté.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">L’appel à des valeurs auxquelles il serait possible d’adhérer simultanément en tant que musulman et en tant qu’Occidental, dans une association intime entre les deux identités, ne paraît guère possible, tant les oppositions sont marquées entre ces deux univers. L’autonomie de l’individu impliquant au premier chef la liberté de conscience est au cœur des civilisations européennes. Or elle n’est guère à l’honneur dans l’islam. Ainsi, il n’est pas question pour celui-ci d’admettre le droit de quitter l’islam pour se convertir à une autre religion.</p>
<p style="text-align: justify;"><mark class="css-1fe1ry7 easfuyd1">L’islam est dès l’origine un mouvement politico-religieux. Le fait que les mœurs de l’Occident soient si peu marquées par des impératifs religieux tend à le faire regarder comme impie</mark></p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Ce droit n’est pleinement respecté dans aucun pays musulman, même là où celui qui quitte ouvertement l’islam ne risque pas sa vie. De même, seule la Tunisie vient d’admettre, non sans réticences, qu’une musulmane puisse avoir le droit d’épouser un non-musulman, ce qui l’a conduite à se faire tancer par l’université al-Azhar, grande référence de l’islam sunnite. L’application libre d’une démarche historico-critique aux textes sacrés, devenue banale concernant la Bible dans les mondes chrétien et juif, reste quasiment impensable dans le monde musulman. Simultanément, le refus, général dans les pays musulmans, de l’égalité entre hommes et femmes y a un caractère d’autant plus sacré que le Coran l’érige en norme, notamment pour affirmer qu’un homme vaut deux femmes en matière d’héritage (Coran 4, 11).</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">De même, séparer une sphère profane, où il convient de se conformer aux usages de la société environnante, d’une sphère religieuse régie par les préceptes de l’islam fait difficulté. L’islam est dès l’origine un mouvement politico-religieux. Le fait que les mœurs de l’Occident soient si peu marquées par des impératifs religieux tend à le faire regarder globalement comme impie, rendant impie toute allégeance à son égard. Pour les chrétiens, la séparation entre un domaine religieux et un domaine social est facilitée par le fait, dans l’essentiel de l’existence, que la nourriture et le vêtement ne relèvent pas du domaine de la foi.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Mais il n’en est pas de même dans l’islam. La tenue islamique, objet de tant de controverses, fait particulièrement difficulté. D’un côté, comme le montrent les oppositions virulentes qu’elle soulève au sein du monde musulman, elle a une dimension fortement politique: pendant que les tenants d’un islam politique cherchent à imposer son port, elle est l’objet d’un large rejet de la part des courants démocratiques. Mais, simultanément, ce port est pour une part l’expression d’une démarche religieuse. De même, le refus de toute nourriture autre que hallal a une dimension religieuse, mais celle-ci interfère avec une dimension sociale en dissuadant de partager une bonne part de la vie sociale des non-musulmans.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Cette difficulté à être simultanément en harmonie avec les orientations du monde occidental et avec celles de l’islam est à la source de profondes fractures parmi les Français musulmans. Aux deux extrêmes, elle conduit au rejet de l’un ou de l’autre de ces mondes. Une part significative des Français ayant un héritage musulman (15 %, selon une étude de l’Institut Montaigne) rompent avec l’islam, se déclarant athées ou, pour quelques-uns, devenant chrétiens.</p>
<p style="text-align: justify;"><mark class="css-1fe1ry7 easfuyd1">D’autres, tout en se disant Français, ne conçoivent nullement cette appellation comme liée à une allégeance à un pays, mais comme l’expression d’une forme de prise de possession</mark></p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Une part plus importante (25 %, selon la même étude) rejette la société française. Bon nombre contribuent à construire une contre-société islamique qui contrôle étroitement ses membres, dans ce que l’on est en droit d’appeler, après Bernard Rougier, les «territoires conquis de l’islamisme». Certains, bien que Français au regard du droit, refusent de se dire français et se déclarent algériens, marocains ou autres ; traiter quelqu’un de «Français» est une injure dans certains quartiers. D’autres, tout en se disant Français, ne conçoivent nullement cette appellation comme liée à une allégeance à un pays, mais comme l’expression d’une forme de prise de possession.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">C’est la perspective que dessinent les Frères musulmans. Pensons à la pancarte, brandie au cours d’une manifestation défendant les femmes voilées accompagnant les sorties scolaires: <em>«Française musulmane voilée. Si je vous dérange je vous invite à quitté (sic) mon pays.» </em>Dans ce propos, <em>«mon pays»</em> ne veut pas dire le pays auquel je suis attaché, dont je reçois l’héritage avec gratitude, mais le pays qui m’appartient comme si je l’avais conquis. Entre ces deux réactions extrêmes, beaucoup cherchent comment se situer.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Quelques-uns prennent la question à bras-le-corps et travaillent à l’émergence d’un islam des Lumières, qui permettrait une double allégeance harmonieuse, à l’Occident et à l’islam. Certains d’entre eux entreprennent de ranimer le courant mutazilite, un courant rationaliste de l’islam qui s’est épanoui au cours du premier quart du IX<sup>e</sup> siècle en puisant largement dans l’héritage de la philosophie grecque. D’autres penchent vers un islam mystique, en harmonie avec la tradition soufie. Mais la capacité de ces courants à rallier autrement qu’à la marge les masses musulmanes paraît problématique, d’autant plus que ceux qui sont les plus engagés dans cette entreprise de rénovation de l’islam sont menacés de se faire traiter d’apostats.</p>
<p style="text-align: justify;"><mark class="css-1fe1ry7 easfuyd1">Un refus de se laisser absorber par une société trop sécularisée pourra les conduire à confier leurs enfants à des écoles catholiques plutôt qu’à la mosquée</mark></p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Beaucoup de ceux qui désirent se sentir à la fois bons musulmans et bons occidentaux sont, de multiples manières, à la recherche d’une conception de l’islam qui leur permettrait d’y arriver. Ainsi, par exemple, on en voit, pleinement intégrés au monde occidental où ils ont souvent bien réussi professionnellement, s’abstenir, avec plus ou moins de conviction, de pratiques, tel le port d’une tenue islamique, connotées comme antioccidentales.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Mais ils ne veulent pas abandonner l’islam pour autant et élisent, avec plus ou moins d’intensité, des expressions de celui-ci compatibles avec une pleine intégration dans le monde occidental: quelques marques symboliques, être ferme dans le refus du porc, pratiquer plus ou moins le ramadan ; parfois adopter une pratique assidue de la prière. Un refus de se laisser absorber par une société trop sécularisée pourra les conduire à confier leurs enfants à des écoles catholiques plutôt qu’à la mosquée. Leur grand risque est de voir leurs enfants les accuser d’être de mauvais musulmans.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Que peut-on attendre et espérer? Avant tout, que le courant passe entre ceux qui, au sein du monde musulman, œuvrent à l’émergence d’un islam qui accepte les valeurs cardinales de l’Occident et ceux qui, dans ce monde, cherchent à vivre un tel islam. Pour l’essentiel, il s’agit d’une question interne au monde musulman. Pour autant, les non-musulmans ne peuvent s’en tenir à la position de spectateurs passifs et se laver les mains de ce qu’il advient.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Dans les affrontements entre musulmans qui opposent ceux convaincus que l’intégration au monde occidental est une chance pour l’islam et ceux qui s’attachent à construire une contre-société hostile à l’Occident, les pouvoirs publics sont nécessairement acteurs. Dans les compromis électoraux avec les tenants d’un islam politique, dans les réactions à l’égard des mosquées salafistes, dans le degré d’acceptation des mille formes de pressions sociales s’exerçant dans certains quartiers à l’encontre de ceux qui, notamment du fait de leur tenue, ne sont pas conformes à l’image du «bon musulman», les élus prennent de fait parti. Les promesses de combattre les visées séparatistes d’un islam politique finiront bien, un jour, par se traduire en actes. Mais quand?</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/lislam-de-france-face-aux-affres-dune-double-allegeance-philippe-diribarne-figaro/">L’islam de France face aux affres d’une double allégeance (Philippe d&rsquo;Iribarne &#8211; Le Figaro)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Renaud Girard: «Une occasion unique pour la stratégie française» (Le Figaro)</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/renaud-girard-occasion-unique-strategie-francaise-figaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 09:27:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnetwork.fr/?p=9760</guid>

					<description><![CDATA[<p>CHRONIQUE &#8211; Face à la confrontation annoncée entre la Chine et les États-Unis, et clairement visible lors de la Conférence de Munich, Emmanuel Macron a compris que la planète avait besoin d’une puissance d’équilibre et de paix. Un monde passablement désuni. C’est ainsi qu’un observateur impartial aurait pu résumer le spectacle qu’a donné la Conférence sur [&#8230;]</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/renaud-girard-occasion-unique-strategie-francaise-figaro/">Renaud Girard: «Une occasion unique pour la stratégie française» (Le Figaro)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="css-betwzw edox7vr0" style="text-align: justify;">CHRONIQUE &#8211; Face à la confrontation annoncée entre la Chine et les États-Unis, et clairement visible lors de la Conférence de Munich, Emmanuel Macron a compris que la planète avait besoin d’une puissance d’équilibre et de paix.</h2>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Un monde passablement désuni. C’est ainsi qu’un observateur impartial aurait pu résumer le spectacle qu’a donné la Conférence sur la sécurité de Munich, qui s’est tenue les 15 et 16 février 2020. Créé en 1962 par Ewald von Kleist, un ancien officier allemand qui était l’un des rares comploteurs contre Hitler de 1944 à avoir survécu, ce forum annuel est devenu le grand rendez-vous mondial pour les questions stratégiques. Son intérêt est que la liberté d’expression y demeure sacrée et qu’il est fréquenté par les plus grands acteurs géopolitiques de la planète.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Cette année, on y a vu monter d’un cran l’acrimonie de la rivalité sino-américaine. Le secrétaire américain à la Défense a traité les Chinois de «voleurs» (de technologies). Le ministre chinois des Affaires étrangères a répliqué un peu plus tard, en traitant les Américains de «menteurs». Jusqu’à l’année dernière, les États-Unis exprimaient toujours deux inquiétudes stratégiques de même degré, l’une à l’égard de la Chine et l’autre à l’égard de la Russie. Aujourd’hui la crainte de l’hégémonisme chinois l’emporte très clairement sur le souci d’une résurgence possible de l’impérialisme russe.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Pour Washington, la Chine est presque devenue un ennemi, alors que la Russie reste un partenaire stratégique envisageable, dans un avenir plus ou moins proche. Sans que cela ait figuré dans l’agenda officiel du département d’État, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a eu un long aparté avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans la suite de ce dernier.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Les Américains sont peut-être en train de se rendre compte qu’ils ne parviendront jamais à équilibrer seuls, dans les trente prochaines années, la montée en puissance de la Chine, sur les plans militaire, technologique, financier, et qu’ils ont donc intérêt à amener progressivement les Russes de leur côté. Aujourd’hui, à Washington, la Crimée n’est plus une obsession stratégique, d’autant plus que les Américains savent bien que la presqu’île est fondamentalement russe, depuis sa conquête sur l’Empire ottoman par Catherine la Grande, au XVIII<sup>e</sup> siècle.</p>
<p style="text-align: justify;"><mark class="css-1fe1ry7 easfuyd1">La Conférence de Munich est censée s’occuper en priorité de la sécurité en Europe. Mais certains grands acteurs européens de naguère ont vu leur étoile pâlir</mark></p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">En revanche, la technologie chinoise est devenue la grande obsession des décideurs stratégiques de Washington. Ils ne supportent pas l’idée de voir le géant chinois des télécommunications Huawei équiper en 5G leur territoire ou celui de leurs alliés. Ils estiment que cela donnerait aux Chinois un levier pour paralyser les pays occidentaux, en cas de confrontation politique avec Pékin. Ils exercent une énorme pression sur leurs alliés européens pour qu’ils renoncent à acheter des équipements Huawei. Ils envisagent de ne plus livrer de pièces technologiquement avancées à Comac, la firme chinoise aéronautique, qui ambitionne de dépasser Airbus et Boeing d’ici vingt ans.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">La Conférence de Munich est censée s’occuper en priorité de la sécurité en Europe. Mais certains grands acteurs européens de naguère ont vu leur étoile pâlir. Le Royaume-Uni n’était même pas représenté à haut niveau. Les Britanniques, dont la diplomatie faisait jadis rêver, ont entamé un curieux repli sur soi. Ils traversent un long passage à vide géopolitique. Ils ont saboté leur influence en Europe, sans parvenir vraiment à l’exercer ailleurs. Ils ne sont entendus que marginalement à Washington et les pays du Commonwealth développent désormais leurs propres priorités stratégiques, décidées en fonction de leurs intérêts régionaux, et non des intérêts de la Couronne.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">L’Allemagne, quant à elle, vit une crise de leadership. C’est le crépuscule du pouvoir de la Chancelière, sans qu’on voie surgir une personnalité allemande nouvelle, capable de donner enfin un vrai rôle géopolitique à la première puissance économique européenne (du type de celui qu’avait exercé le chancelier Willy Brandt avec son Ostpolitik).</p>
<h2 class="css-1trbs3s e197bajz0" style="text-align: justify;">Équilibre et paix</h2>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Dans un tel contexte, s’ouvre une fenêtre d’opportunité unique pourla diplomatie française. Emmanuel Macron ne s’y est pas trompé, qui a fait le déplacement de Munich. Face à la fantastique confrontation qui s’annonce entre la Chine et l’Amérique, le président français a compris que la planète avait besoin d’une puissance d’équilibre et de paix, capable d’édicter des normes et des codes de conduite.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Vu la taille devenue relativement modeste de la France, seule une Europe unie et forte peut jouer ce rôle. À raison, Macron n’aime pas les politiques américaines d’ostracisme, qui gèlent les problèmes sans jamais les régler (Cuba, Iran, Russie, etc.). Il veut que l’Europe prenne en main non seulement sa défense et sa technologie, mais aussi la prévention des crises la menaçant en premier, comme l’explosion démographique africaine.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Le président français a remplacé ses inutiles leçons de morale aux autres leaders européens par une vision géopolitique fondée sur les réalités. C’est, diplomatiquement, un indéniable progrès.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/renaud-girard-occasion-unique-strategie-francaise-figaro/">Renaud Girard: «Une occasion unique pour la stratégie française» (Le Figaro)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Laïcité : comment Macron veut lutter contre le « séparatisme islamiste » (Cédric Pietralunga et Olivier Faye &#8211; Le Monde)</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/laicite-macron-veut-lutter-contre-separatisme-islamiste-cedric-pietralunga-olivier-faye-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 09:25:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnetwork.fr/?p=9757</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le chef de l’Etat doit se rendre à Mulhouse, mardi, pour aborder les questions de radicalisation, d’islam politique et de communautarisme. Une prise de position très attendue depuis le début du quinquennat. Après les débats sémantiques, place aux annonces. Emmanuel Macron doit commencer à dévoiler, mardi 18 février, à l’occasion d’un déplacement à Mulhouse (Haut-Rhin), son [&#8230;]</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/laicite-macron-veut-lutter-contre-separatisme-islamiste-cedric-pietralunga-olivier-faye-monde/">Laïcité : comment Macron veut lutter contre le « séparatisme islamiste » (Cédric Pietralunga et Olivier Faye &#8211; Le Monde)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="article__heading">
<h2 class="article__desc" style="text-align: justify;">Le chef de l’Etat doit se rendre à Mulhouse, mardi, pour aborder les questions de radicalisation, d’islam politique et de communautarisme. Une prise de position très attendue depuis le début du quinquennat.</h2>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;">Après les débats sémantiques, place aux annonces. Emmanuel Macron doit commencer à dévoiler, mardi 18 février, à l’occasion d’un déplacement à Mulhouse (Haut-Rhin), son plan de lutte contre le communautarisme. Ou plutôt contre le « séparatisme islamiste », appellation finalement retenue par l’Elysée, après plusieurs mois de tractations et de débats. Une manière, selon l’entourage du chef de l’Etat, d’agréger sous un même terme ces <em>« notions entremêlées »</em> que seraient la radicalisation, l’islam politique et le communautarisme. Et de cibler plus clairement <em>« l’hydre islamiste »</em> dénoncée par Emmanuel Macron au lendemain de l’attentat contre la Préfecture de police, à Paris, en octobre 2019.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;">En se rendant à Mulhouse, dans le quartier de Bourtzwiller, où il doit notamment visiter un commissariat de police et rencontrer des acteurs associatifs, le président de la République entend illustrer sa supposée prise en main d’un sujet sur lequel il peine à être identifié par l’opinion.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;"><em>« Il recherche une prise de conscience, un sursaut républicain, une stratégie, des moyens et des mesures claires de réponse par l’Etat »</em>, assure un proche, pour <em>« mettre un frein au repli communautariste et au séparatisme islamiste offensif, prélude à la radicalisation, qui conduit parfois au terrorisme »</em>.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;">M. Macron devrait continuer à enfoncer le clou, la semaine prochaine, à l’occasion d’un nouveau déplacement consacré à cette question, puis continuer à dérouler ses mesures au lendemain des élections municipales des 15 et 22 mars.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;">Financement étranger des lieux de culte, formation des imams, structuration de l’islam de France, contrôle du développement des écoles hors contrat ou de l’instruction à domicile… L’ensemble de ces sujets devrait être balayé par l’exécutif dans les semaines à venir.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;"><em>« Nous assumons de parler d’islamisme, qui n’est pas l’islam »</em>, soutient un ministre, qui se montre par exemple favorable à des contrôles accrus, voire à des dissolutions d’associations culturelles coupables de dérives : <em>« Certaines associations culturelles ne font pas du soutien scolaire, mais l’apprentissage du Coran. » « Il y a la volonté d’y substituer une reconquête républicaine »</em>, assure-t-on à l’Elysée, qui ferait la part belle à <em>« l’éducation populaire »</em>.</p>
<h2 class="article__sub-title" style="text-align: justify;">Majorité divisée</h2>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;">Cette offensive intervient à la suite de plusieurs mois d’atermoiements de la part d’Emmanuel Macron. Fin 2018, ce dernier avait suscité un tollé en envisageant de réformer la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat, un projet finalement retiré. <em>« Il faut déjà nommer les choses et faire respecter la loi telle qu’elle est. Toucher à la loi de 1905, ça fait ressortir l’hystérie »</em>, estime un député de La République en marche (LRM).</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;">En parallèle, la majorité s’est affichée divisée sur les questions de laïcité et de communautarisme. Les propos du ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, jugeant le voile islamique <em>« pas souhaitable »</em> dans la société française, ont ainsi provoqué la discorde parmi les macronistes.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;">Un soir de l’automne 2019, M. Blanquer s’est notamment agacé, dans le huis clos d’une réunion de la direction de LRM, de certaines prises de position trop conciliantes à son goût : <em>« Nous ne sommes pas le communautarisme en vadrouille, nous sommes La République en marche ! » « Si vous mettiez autant d’énergie à traquer l’argent occulte des mosquées que les mères voilées en sortie scolaire, ça irait mieux déjà… »</em>, répond à cela un élu local régulièrement consulté par le chef de l’Etat.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;">Désireux d’afficher un semblant de concorde sur le sujet, Emmanuel Macron a réuni pour un déjeuner à l’Elysée, jeudi 6 février, des maires de tous bords confrontés dans leurs villes à ces problèmes de communautarisme. L’occasion pour certains, comme Karl Olive, maire (ex-Les Républicains) de Poissy (Yvelines), de plaider en faveur de la signature d’une charte de la laïcité à chaque embauche de fonctionnaire.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;">Un rendez-vous à l’occasion duquel le chef de l’Etat a tâché de faire preuve d’œcuménisme en invitant à sa table les députés LRM Aurore Bergé et Aurélien Taché, qui représentent respectivement l’aile droite et l’aile gauche de la macronie.</p>
<h2 class="article__sub-title" style="text-align: justify;">Plus de fermeté</h2>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;">Jadis soucieux de souligner la <em>« part de responsabilité »</em> de la société française dans l’émergence du terrorisme – <em>« Quelqu’un, sous prétexte qu’il a une barbe ou un nom à consonance qu’on pourrait croire musulmane, a quatre fois moins de chances d’avoir un entretien d’embauche qu’un autre »</em>, estimait l’ancien ministre de l’économie, en 2015 –, Emmanuel Macron évolue aujourd’hui vers plus de fermeté.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;"><em>« Vous avez des gens qui ne sont pas intégrés, qui sont en sécession de la République, qui se moquent de la religion, mais l’utilisent pour provoquer la République »</em>, soulignait-il, en octobre 2019, dans un entretien au très droitier hebdomadaire <em>Valeurs actuelles</em>. <em>« Le président a autour de lui des gens aux idées beaucoup plus conservatrices que lui,</em> peste un macroniste. <em>Après, c’est lui qui choisit ces personnes… »</em></p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;">Selon certains élus, cette conversion répond aussi à un impératif électoral, à la veille des municipales et de la présidentielle de 2022, visant à endiguer la droite. <em>« Nous sommes aujourd’hui jugés en deçà sur la réponse pénale, sur la lutte contre le séparatisme, sur l’immigration. On a un manque d’autorité sur ces sujets par rapport à certains de nos adversaires »</em>, relève une députée de la majorité.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;">Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, ne s’y est d’ailleurs pas trompé. <em>« Il a fallu trois ans à Emmanuel Macron pour savoir si on devait parler de communautarisme ou de séparatisme. Pendant ce temps, on est en train de perdre le combat contre l’islamisme »</em>, estime-t-il dans un entretien au <em>Journal du dimanche</em>, relevant un <em>« manque »</em> de <em>« lucidité »</em> et de <em>« courage »</em>.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: justify;"><em>« Il faut qu’on se forge une doctrine, qu’on s’exprime sur ces sujets, sinon on sera toujours en réaction sur des faits divers, et c’est l’extrême droite qui emportera la mise »</em>, prévient un cadre de la Macronie. Pour l’heure, le chef de l’Etat a prévu de semer çà et là des petits cailloux.</p>
</div>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/laicite-macron-veut-lutter-contre-separatisme-islamiste-cedric-pietralunga-olivier-faye-monde/">Laïcité : comment Macron veut lutter contre le « séparatisme islamiste » (Cédric Pietralunga et Olivier Faye &#8211; Le Monde)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Contre le séparatisme islamiste, Emmanuel Macron revoit sa stratégie (Arthur Berdah &#8211; Le Figaro)</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/contre-separatisme-islamiste-emmanuel-macron-revoit-strategie-arthur-berdah-figaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Feb 2020 08:59:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnetwork.fr/?p=9689</guid>

					<description><![CDATA[<p>EXCLUSIF &#8211; Pour «rétablir l’ordre républicain», le président entend replacer le CFCM au centre de la lutte contre l’islamisme. Certains y verront un revirement. D’autres &#8211; notamment l’Élysée &#8211; préféreront parler d’un «réordonnancement de la stratégie». Une chose est sûre: il s’agit en tout cas d’un changement. «Le président assume désormais de travailler en réarticulant [&#8230;]</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/contre-separatisme-islamiste-emmanuel-macron-revoit-strategie-arthur-berdah-figaro/">Contre le séparatisme islamiste, Emmanuel Macron revoit sa stratégie (Arthur Berdah &#8211; Le Figaro)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="css-betwzw edox7vr0" style="text-align: justify;">EXCLUSIF &#8211; Pour «rétablir l’ordre républicain», le président entend replacer le CFCM au centre de la lutte contre l’islamisme.</h2>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Certains y verront un revirement. D’autres &#8211; notamment l’Élysée &#8211; préféreront parler d’un «<em>réordonnancement de la stratégie</em>». Une chose est sûre: il s’agit en tout cas d’un changement. «<em>Le président assume désormais de travailler en réarticulant la lutte contre la radicalisation, l’endiguement du communautarisme, et la structuration de l’islam en France</em>», confie l’un de ses interlocuteurs réguliers sur le sujet.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Soucieux d’éviter de tomber dans ce qu’il appelle le piège de «<em>l’amalgame</em>», le président de la République avait pourtant tenté, au lendemain de l’attentat à la préfecture de police de Paris, d’effectuer une distinction très claire entre ces trois problématiques. Selon lui, il était indispensable de ne pas confondre &#8211; et encore moins de mélanger &#8211; la radicalisation d’une part, le communautarisme d’autre part, et enfin l’islam de France. Autant de défis qu’il lui faudra malgré tout relever. Et qui étaient initialement censés faire l’objet de travaux et d’annonces réparties sur toute la seconde moitié du quinquennat.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">À l’approche des élections municipales, le chef de l’État avait cru bon de traiter dans un premier temps le dossier du communautarisme. Plusieurs ministres ont pour cela été mobilisés, parmi lesquels se trouvent Christophe Castaner (Intérieur), Sébastien Lecornu (Collectivités territoriales), Jean-Michel Blanquer (Éducation nationale), Agnès Buzyn (Santé), ou encore Roxana Maracineanu (Sports). Notamment aidés par des élus, des chercheurs, et des associatifs, ils en sont tous arrivés à la même conclusion: «<em>Il existe bel et bien des interdépendances et des passerelles</em>» entre les trois sujets qu’Emmanuel Macron espérait réussir à dissocier. «<em>La mécanique du travail interministériel a convaincu le président de consentir à faire du “3 en 1 </em>”», rapporte un acteur de ce travail. Selon nos informations, le chef de l’État a renoncé à se contenter d’annonces sur le «<em>communautarisme</em>». Il a donc carrément décidé de faire disparaître cette notion de son discours, comme il l’avait déjà laissé entendre auprès du <em>Figaro</em><em> </em>dans l’avion qui le ramenait d’Israël fin janvier.</p>
<h2 class="css-1trbs3s e197bajz0" style="text-align: justify;">Des annonces qui restent encore secrètes</h2>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Désormais, Emmanuel Macron va faire reposer sa stratégie sur deux nouvelles jambes: «<em>Le rétablissement de l’ordre républicain</em>» d’un côté, et «<em>la lutte contre le séparatisme</em>» de l’autre. Pour y parvenir sans fracturer le pays et courir le risque de nourrir la stigmatisation, le président de la République veut placer sa démarche sous le signe d’une «<em>réponse à la demande des Français musulmans qui aspirent à être protégés par la République contre l’islam politique et l’islamisme radical</em>». En clair: éviter à tout prix de monter ce qui serait «<em>la communauté nationale</em>» contre ce qui serait «<em>la communauté musulmane</em>».</p>
<p style="text-align: justify;"><mark class="css-1fe1ry7 easfuyd1">En attendant le contenu précis des annonces d’Emmanuel Macron, qui restent tenues secrètes à ce stade, le président réfléchit à la manière dont il va installer la séquence dans le débat public</mark></p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Dans cette logique, le Conseil Français du culte musulman (CFCM) est présenté comme «<em>un partenaire majeur de ce combat républicain</em>». «<em>Nous allons installer un véritable travail de synergie avec cette instance</em>», affirme l’un des artisans de la réflexion, selon qui les «<em>chapitres territoriaux</em>» auront une importance particulière. Reste que le CFCM, créé en 2003 par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était à Beauvau, traverse une profonde crise de crédibilité. En témoigne la très faible participation des mosquées aux élections qui se sont tenues à la mi-janvier, lors desquelles Mohammed Moussaoui &#8211; un professeur de mathématiques d’origine marocaine &#8211; a été désigné président, en remplacement de Dalil Boubakeur.</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">En attendant le contenu précis des annonces d’Emmanuel Macron, qui restent tenues secrètes à ce stade, le président réfléchit à la manière dont il va installer la séquence dans le débat public pour la laisser infuser progressivement dans l’opinion. Après avoir envisagé une visite surprise dans un quartier prioritaire de la politique de la ville jeudi, le chef de l’État a décidé d’attendre la troisième semaine de février. À la place, il a discrètement déjeuné, jeudi à l’Élysée, avec une quinzaine d’élus en pointe sur les questions d’islam et de communautarisme. Parmi eux se trouvaient la députée LREM Aurore Bergé ; les deux successeurs de Manuel Valls à Évry-Courcouronnes (Essonne), à savoir le maire Stéphane Beaudet et le député Francis Chouat ; mais aussi le maire de Trèbes (Aude) Éric Menassi, dont la commune a été frappée par un attentat en mars 2018 ; ou encore François Garay, le maire des Mureaux (Yvelines).</p>
<p class="css-s6jpj4 ekabp3u0" style="text-align: justify;">Preuve de l’importance de ce rendez-vous: le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et son collègue des Collectivités locales, Sébastien Lecornu, étaient également présents. De même le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, son adjointe Anne de Bayser, le directeur de cabinet du président Patrick Strzoda, et l’ensemble des conseillers chargés des questions régaliennes. «<em>Le président veut réaffirmer un socle idéologique très fort et donner aux maires les moyens de lutter</em>», rapporte un participant. Le plan est lancé.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/contre-separatisme-islamiste-emmanuel-macron-revoit-strategie-arthur-berdah-figaro/">Contre le séparatisme islamiste, Emmanuel Macron revoit sa stratégie (Arthur Berdah &#8211; Le Figaro)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
