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		<title>Election présidentielle 2017: Bilan du second tour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 May 2017 08:34:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 7 mai, Emmanuel Macron a été élu président de la République en obtenant 66,1 % des suffrages, contre 33,9 % pour Marine Le Pen, selon les résultats finaux communiqués par le ministère de l’intérieur. Le scrutin a été marqué par une hausse de l’abstention par rapport au premier tour et s’établit à 25,44 %, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dimanche 7 mai, Emmanuel Macron a été élu président de la République en obtenant 66,1 % des suffrages, contre 33,9 % pour Marine Le Pen, selon les résultats finaux communiqués par le ministère de l’intérieur. Le scrutin a été marqué par une hausse de l’abstention par rapport au premier tour et s’établit à 25,44 %, contre 22,23 % (soit 77,77 % de participation) le 23 avril. Il s’agit de la plus faible participation à un second tour de l’élection présidentielle depuis 1969. Le duel entre Georges Pompidou et Alain Poher avait conduit à une nette hausse du « ni l’un ni l’autre » (de 1,29 % au premier tour à 6,42 %). En 2012 également, le duel entre François Hollande et Nicolas Sarkozy avait démobilisé un fragment non négligeable de l’électorat (de 1,92 % à 5,82 %). Mais aujourd’hui, le différentiel est de l’ordre de près de 10 points.</p>
<p style="text-align: justify;">Environ 11,47 % des votants ont déposé un bulletin blanc ou nul dans l’urne. Parmi eux, les votes blancs sont largement majoritaires (8,51 %) par rapport aux votes nuls (2,96 %). D’ordinaire, ce sont 4 % à 6 % des électeurs qui font ce choix lors d’un second tour.</p>
<p style="text-align: justify;">Si Emmanuel Macron s’est offert une avance confortable, le score du FN a atteint des sommets avec 10,64 millions de voix et demeure extrêmement inquiétant. Si le pire semble, pour l’heure avoir été évité, c’est bien la cartographie quadripartite du 1<sup>er</sup> tour qui est la plus représentative de la France et des défis que le nouveau président devra mener.</p>
<hr />
<p><strong>1) Le sens de la victoire d’Emmanuel Macron</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A seulement 39 ans, Emmanuel Macron est le plus jeune président de la Ve République. Son ascension est tout aussi fulgurante qu’historique, compte tenu des institutions de la Ve République qui favorisent un système de grands partis. Dès son lancement, <em>En Marche !</em> se veut au-dessus du clivage traditionnel droite-gauche et compte rassembler « les progressistes de tous bords ». Depuis longtemps déjà, une remise en question croissante de la légitimité des partis de gouvernement sur un fond de crise sociale et économique durable ont donné le sentiment aux électeurs, saturés de voir une élite incapable de les gouverner, que le candidat élu et son mouvement <em>En Marche !</em> incarnaient un renouveau.</p>
<p style="text-align: justify;">Emmanuel Macron est parti seul, convaincu que la conjoncture lui serait favorable, conscient que le besoin de renouvellement de la vie politique et la fin des clivages politiques lui laissaient une ouverture.</p>
<p style="text-align: justify;">Il a bénéficié d’un concours de circonstances qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir : la renonciation surprise de François Hollande, l’affaire Fillon qui a sonné le glas des espoirs d’alternance de la droite et l’élimination des prétendants les plus sérieux de droite comme de gauche lors des primaires.</p>
<p style="text-align: justify;">La présence Benoit Hamon et François Fillon au premier tour a ouvert un boulevard au centre à Emmanuel Macron, qui a pu ratisser large auprès des électeurs. La campagne aurait sans doute pris une toute autre tournure, si Alain Juppé et Manuel Valls avaient été choisis, en réduisant l’espace politique du candidat d’<em>En Marche ! </em>et ses chances de succès.</p>
<p style="text-align: justify;">Par sa posture résolument européenne, Emmanuel Macron a rassuré, en défendant avec ferveur l&rsquo;euro et les institutions. Dimanche soir, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs au son de l&rsquo;hymne européen qu&rsquo;il a pénétré dans la cour Napoléon lors d&rsquo;une soirée électorale savamment orchestrée. Il a également su fédérer la volonté et le désir d&rsquo;une partie des Français, séduits par son discours d&rsquo;optimisme, de réussite personnelle et de foi dans l&rsquo;avenir d&rsquo;un pays capable de trouver sa place dans une « mondialisation heureuse ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les dirigeants d&rsquo;<em>En Marche!</em> demeurent convaincus que les Français, au nom de la cohérence, donneront une majorité à Emmanuel Macron pour lui permettre de gouverner. Mais une forte abstention peut rendre plus difficile à atteindre le seuil de qualification des 12,5% des inscrits pour figurer au second tour des législatives. Des triangulaires et des quadrangulaires pourraient rendre le scrutin incertain. Selon un sondage Ipsos/Sopra Steria publié dimanche au soir de sa victoire, 61% des Français ne souhaitent pas que le leader d&rsquo;<em>En marche! </em>dispose d&rsquo;une majorité à l&rsquo;Assemblée nationale.</p>
<hr />
<p><strong>2) Le score historique du Front National</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Marine Le Pen a enregistré dimanche soir le meilleur score obtenu par le Front National depuis sa fondation, tous scrutins confondus. Avec 33,9% des suffrages face à Emmanuel Macron, elle a su capter 10,64 millions de voix, doublant ainsi le nombre de voix qu’avait récolté son père en 2002 (5,5 millions). La candidate a su attirer près de 3 millions d&rsquo;électeurs de plus qu&rsquo;au premier tour (7 679 493 bulletins et 21,3%).</p>
<p style="text-align: justify;">Le parti d’extrême-droite est aujourd&rsquo;hui plus haut que jamais. Marine Le Pen a réussi à mettre en oeuvre entre temps une stratégie de « dédiabolisation » qui s’est traduite par une forte progression dans l’électorat. En décembre 2015, les listes du « Rassemblement Bleu Marine » ont engrangé 6 820 477 bulletins au second tour des régionales. Un record à l&rsquo;époque, réalisé après une progression nette enregistrée dans les autres types de scrutins. Même si ces chiffres sont à relativiser par l&rsquo;accroissement du corps électoral, ils montrent néanmoins une dynamique réelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, l&rsquo;importance du FN est moins palpable en terme d’élus. Depuis 2012, sa présence parlementaire à l’Assemblée (deux députés) et au Sénat (deux élus) reste limitée. En 2015, le front républicain a empêché les listes affiliées au FN de remporter des régions.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré cela, le parti de Marine Le Pen entend bien franchir une étape aux législatives, les 11 et 18 juin prochains. Les cadres du parti espèrent l’emporter dans plusieurs dizaines de circonscriptions et s&rsquo;imposer comme principale force d&rsquo;opposition à l&rsquo;Assemblée.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le premier tour, Marine Le Pen s&rsquo;est mise en congé de la présidence du FN, qu&rsquo;elle dirigeait depuis 2011. Florian Philippot a déclaré que le parti allait « <em>se transformer en une nouvelle force politique qui, par définition, n&rsquo;aura plus le même nom</em> ». « <em>Le Front national va évoluer, il va profiter de cette dynamique de rassemblement</em> », a-t-il ajouté. Mais Jean-Marie Le Pen estime quant à lui « <em>qu&rsquo;il faut rester fidèle (&#8230;) aux fondamentaux du Front national »</em>. « <em>Ce sont les fondamentaux du Front national qui ont permis à ce mouvement d&rsquo;être le seul créé au XXe siècle et qui s&rsquo;est perpétué, aucun autre</em> », a-t-il affirmé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le départ de Marion Maréchal-Le Pen à un mois des législatives fragilise au moment où Marine Le Pen s’est fixée pour objectif de devenir la principale force d’opposition au président Emmanuel Macron. « <em>J&rsquo;ai longuement mûri ma réflexion et ma décision s&rsquo;impose à la fois pour des raisons personnelles et politiques</em> », a déclaré la jeune femme dans une lettre publiée par <em>Vaucluse Matin. </em>Elle sait qu&rsquo;elle ne pourra pas imposer ses idées droitières et identitaires sans entrer en conflit avec sa tante.</p>
<hr />
<p><strong>3) L’inquiétante hausse de l’abstention</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Deux jours avant son élection, Emmanuel Macron avait déclaré : « <em>Je n’aurais pas d’état de grâce</em> ». En effet, contrairement aux huit précédentes élections présidentielles (exception faite de 1969), c’est la première fois que la participation est plus faible au second tour qu’au premier, une sorte de « <em>21 avril 2002 à l’envers </em>», comme l’on analysé certains commentateurs. A l’abstention s’ajoutent les 4 millions de votes blancs ou nuls (soit 8,8 % des inscrits), un chiffre jamais atteint sous la Ve République.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la légitimité du candidat élu, ce résultat est problématique. La fragilité de la base électorale d’Emmanuel Macron est confirmée par ce second tour. Cela témoigne du niveau de désenchantement de la population française qui s’est braquée et a difficilement accepté de constituer un front républicain, qui n’est à terme, pas une solution viable. Dans les faits, le groupe des abstentionnistes représente un groupe d’opposition. Emmanuel Macron a obtenu 66,1% des voix, mais surtout 66,1% des voix exprimées. Cela revient donc à un score de 43% qui signifie qu’un grand nombre d’électeurs ont refusé d&rsquo;accorder un blanc-seing à l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;Economie.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis des décennies, l’incapacité de nos gouvernants de gauche et de droite à comprendre les peurs des Français explique en partie ce choix: la dégradation manifeste de la situation économique a été minimisée. La population se sent méprisée, oubliée, niée dans les problèmes quotidiens et vitaux auxquels elle est confrontée. L&rsquo;absence de débat, les guerres politiques et partisanes, l&rsquo;absence de vision et de réflexion approfondie, la médiocrité́ intellectuelle ont crée une situation de désespérance et de colère.</p>
<p style="text-align: justify;">Les législatives des 11 et 18 juin révéleront la réalité politique du moment de façon encore plus précise qu’au premier tour.</p>
<hr />
<p><strong>4)  Les défis du nouveau président</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;option populiste a été clairement écartée, et le risque d&rsquo;un éclatement de l&rsquo;Union européenne évité, il n&rsquo;en reste pas moins que les quelque 21 millions de voix qu&rsquo;Emmanuel Macron a obtenues ne représentent pas un vote d&rsquo;adhésion. Emmanuel Macron va donc devoir non seulement ne pas décevoir mais convaincre l&rsquo;ensemble des Français qu&rsquo;il sera à la hauteur des immenses enjeux qui l&rsquo;attendent. Pour le nouveau président, qui a dit vouloir « <em>entendre tous les Françai</em>s », l&rsquo;enjeu est de parvenir à obtenir une majorité présidentielle, pour pouvoir agir rapidement et obtenir des résultats sur la lutte contre le chômage, seul moyen d&rsquo;apaiser les peurs et les divisions. A cet égard le choix du Premier ministre qui conduira la bataille des législatives sera un premier signe de sa volonté de recomposer la vie politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les législatives seront un test majeur dans les circonscriptions où le FN sera en mesure d&rsquo;imposer une triangulaire. Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, a appelé ses 7 millions d&rsquo;électeurs à rester groupés autour de lui pour proposer aux législatives une alternative de gauche « <em>écologiste et humaniste</em> ». Il s&rsquo;est dit prêt à mener ce combat contre le programme d&rsquo;Emmanuel Macron, selon lui « <em>de guerre contre les acquis sociaux et d&rsquo;irresponsabilité écologiste</em> » en soulignant que le « <em>deuxième parti</em> » du second tour rassemblait les abstentionnistes et les blancs et nuls.<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau président devra très rapidement apporter des réponses à la crise démocratique qu&rsquo;ont révélé ces élections avec notamment une loi sur la moralisation de la vie politique à l&rsquo;automne. Emmanuel Macron prépare aussi l&rsquo;introduction d&rsquo;une part de proportionnelle aux élections, la réduction d&rsquo;un tiers du nombre des parlementaires, la transformation du Conseil Economique, Social et Environnemental et une réforme profonde du travail parlementaire, avec un renforcement des pouvoirs d&rsquo;évaluation et de contrôle de l&rsquo;exécutif des députés.</p>
<p style="text-align: justify;">***</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;élection d&rsquo;Emmanuel Macron reste un vote d&rsquo;espoir, pro-européen et progressiste, elle n’aura de sens que si l’homme d’Etat ne faillit pas à cette mission si délicate de soigner la France de ses maux. La tâche est immense et si l&rsquo;espoir est déçu, il est à craindre que ce 7 mai ait été le dernier sursaut avant une plongée dans les abîmes de l’extrémisme et du populisme. Arrivé au pouvoir sur un mélange de vote d&rsquo;adhésion de ses partisans et par défaut de ses opposants, son image de jeune loup de la politique ne pourra pas longtemps faire illusion si le peuple français ne voit guère d’évolutions. Et sur tous ces défis, il est attendu au tournant.</p>
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		<title>Hamas : Ismaïl Haniyeh, le pragmatisme au pouvoir ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 May 2017 08:07:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[L’Iran et ses proxys]]></category>
		<category><![CDATA[Leadership palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Le Monde &#8211; Aymeric Janier L’ancien premier ministre palestinien a été désigné à la tête du mouvement islamiste, en remplacement de Khaled Mechaal. Son défi : briser l’isolement du groupe, né en 1987. Sera-t-il le parangon de la réforme ou, au contraire, le chantre du statu quo ? A 54 ans, Ismaïl Haniyeh a été désigné samedi à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Le Monde &#8211; Aymeric Janier</p>
<hr />
<p>L’ancien premier ministre palestinien a été désigné à la tête du mouvement islamiste, en remplacement de Khaled Mechaal. Son défi : briser l’isolement du groupe, né en 1987.</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Sera-t-il le parangon de la réforme ou, au contraire, le chantre du statu quo ? A 54 ans, Ismaïl Haniyeh a été désigné samedi à la tête du bureau politique du mouvement islamiste palestinien Hamas, au terme d’un long processus interne frappé d’opacité. <em>Middle East Eye</em>, <em>Ynetnews</em></li>
<li style="text-align: justify;">Depuis 1996, ce poste était occupé par Khaled Mechaal, qui vivait au Qatar et représentait surtout le « pôle extérieur » de l’organisation, par opposition au « pôle de Gaza », dirigé jusqu’à tout récemment par Ismaïl Haniyeh, avant son remplacement par Yahya Sinouar.</li>
<li style="text-align: justify;">A présent que la transition est achevée, que va-t-il advenir du Mouvement de la résistance islamique, fondé en décembre 1987 pour porter le flambeau de la lutte contre Israël et considéré comme terroriste par l’Etat hébreu, les Etats-Unis et l’Union européenne, entre autres ?</li>
<li style="text-align: justify;">Né dans le camp de réfugiés de Chati (nord-ouest de la bande de Gaza), Ismaïl Haniyeh, qui a exercé brièvement les fonctions de premier ministre de l’Autorité palestinienne de février 2006 à juin 2007, est perçu comme une personnalité <em>« pragmatique »</em>. <em>Al-Jazira</em></li>
<li style="text-align: justify;">A cet égard, d’aucuns subodorent qu’il va s’attacher en priorité – sans garantie de réussite – à briser l’image mortifère accolée au Hamas et à sa branche armée, les brigades Ezzedine Al-Qassam. Objectif : rompre l’isolement du groupe sur la scène internationale. <em>BBC</em></li>
<li style="text-align: justify;">La nouvelle doctrine du mouvement, présentée il y a quelques jours, s’inscrit dans le cadre de cette volonté d’assouplissement relatif. Dans ce document d’orientation – le premier à être publié depuis la charte d’août 1988 – le Hamas se dit en effet prêt à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967, sans toutefois reconnaître le droit d’Israël à exister. <em>Haaretz</em>, <em>CNN</em></li>
<li style="text-align: justify;">Il prend aussi ses distances avec les Frères musulmans, qui furent longtemps sa matrice identitaire et idéologique. Sans doute pour mieux se rapprocher de l’Egypte et apparaître plus « fréquentable ». Un changement de ton qui n’a pas l’heur de plaire à tout le monde, et notamment au Jihad islamique, l’autre mouvement islamiste palestinien. Lequel n’escompte pas céder le moindre pouce de terrain face à <em>« l’ennemi sioniste »</em>. <em>The Times of Israel</em></li>
</ul>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
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		<title>Enjeux internationaux :   Les programmes de politique étrangère des candidats  à la présidentielle 2017 au banc d’ELNET</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 09:59:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 23 avril prochain, François Fillon, Benoit Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon s’affronteront pour le 1er tour de l’élection présidentielle. Les questions de politique étrangère ont encore peu été abordées néanmoins certains sujets sont déjà l’objet de dissensions. Nous avons sélectionné cinq thématiques qui nous semblent contenir des enjeux cruciaux du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le 23 avril prochain, François Fillon, Benoit Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon s’affronteront pour le 1<sup>er</sup> tour de l’élection présidentielle. Les questions de politique étrangère ont encore peu été abordées néanmoins certains sujets sont déjà l’objet de dissensions. Nous avons sélectionné cinq thématiques qui nous semblent contenir des enjeux cruciaux du débat politique et nous vous proposons ici de comparer les visions des cinq candidats.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong><u>I. SUR L’ISLAMISME ET LE TERRORISME</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Fillon est des rares candidats qui dénonce fermement l&rsquo;islamisme comme la racine idéologique du terrorisme. Le candidat LR pointe plus précisément le wahhabisme comme source du mal. Dans son premier discours d&rsquo;avant les primaires, il a parlé de la nécessité de faire la guerre aux Frères musulmans et revoir les relations de la France avec les pétromonarques. Invité à se prononcer sur les questions internationales lors des débats télévisés, François Fillon a dénoncé « <em>la montée d&rsquo;un phénomène totalitaire </em>», en référence à l&rsquo;islamisme radicale, qui se traduit par « <em>l&rsquo;émergence d&rsquo;un mouvement politique qui fait peser une menace sur la paix mondiale, qui a des tentations génocidaires, et qui veut massacrer les Chrétiens d&rsquo;Orient et expulser les Juifs d&rsquo;Israël. </em>» Dans un entretien accordé au Figaro le 13 octobre 2016, il déclarait : « <em>Il y a une montée de l&rsquo;intégrisme musulman dans la société française. Mais c&rsquo;est au commanditaire qu&rsquo;il faut s&rsquo;attaquer, celui qui entraîne, qui fixe des objectifs, qui dissémine son idéologie mortelle. </em>»</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La candidate frontiste fustige les jihadistes et promet de fermer toutes les mosquées salafistes. Pour elle, les lois de la République sont au-dessus de toutes les lois religieuses ; et elle invite ceux qui les refusent et revendiquent la chariaa d&rsquo;aller dans les pays qui l&rsquo;appliquent. Marine Le Pen estime qu’un islam « <em>laïcisé par les Lumières </em>» est compatible avec la République. Selon elle, son parti « <em>ne vise en aucune manière à opérer des discriminations, nous défendons tous les Français </em>», assure-t-elle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour l’ancien ministre Emmanuel Macron, la réponse au terrorisme est politique et morale. Il pense qu’il est nécessaire de clarifier le message de ce qu’est la laïcité en France. En septembre 2016, il avait déclaré lorsque nous l’avions rencontré : « <em>la clé de notre vivre-ensemble c’est que les règles de la république prévalent dans toutes les situations (…) on ne peut pas combattre tous les musulmans de France mais être intraitable avec les fondamentalistes (…) nos ennemis nous poussent à la division mais nous ne devons pas tomber dans ce piège.</em> » Mais au-delà de ces perceptions assez générales, il n’a pas encore dit quels moyens il mettrait en œuvre pour lutter efficacement contre le terrorisme ni quelles mesures il prendrait contre les Frères musulmans et leurs sponsors. Il considère que l’Islam n’est pas structuré et que <em>« nous le faisons vivre dans le traumatisme post-colonial, ce qui est une erreur »</em>. Pour redonner à l’islam sa place au sein de notre république, il affirme que les imams doivent être formés en France et non en Turquie, au Maroc ou en Algérie. Deuxièmement il faut s’assurer que les prêches soient en français afin de pouvoir contrôler le message véhiculé. Enfin, le financement des mosquées doit être contrôlé pour que les activités cultuelles restent dans un cadre légal. Un diagnostic politique de l’islam s’impose et non un diagnostic religieux comme les politiques l’ont trop souvent fait : « <em>il faut le traiter l’Islam avec d’autres règles que la laïcité. C’est un sujet d’ordre public mais surtout, il ne faut pas tomber dans le piège de Daech qui nous incite à communautariser notre société et nous pousse vers la guerre civile</em> », a-t-il déclaré.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont eu aussi une position tranchée vis-à-vis de l’islam et l’islamisme, mais dans un sens plus laxiste. Entre les deux tours de la primaire de la gauche, certains vallsistes ont souhaité mettre en parallèle la fermeté de Manuel Valls et les positions de Benoît Hamon sur l&rsquo;islam. <em>« On va mettre le doigt sur le laxisme de Hamon par rapport à l&rsquo;islamisme</em> » confiait durant la campagne un proche de l&rsquo;ancien Premier ministre au journal Le Monde. Sur ce sujet, Benoit a un leitmotiv : « <em>Arrêtons de faire de l&rsquo;islam un problème de la République</em> ». Une sentence, répétée encore le 23 janvier sur France Inter, à partir de laquelle il regrette qu&rsquo;il y ait « <em>une volonté de dire que l&rsquo;islam est incompatible avec la République, ce qui n&rsquo;est pas vrai</em> ». Benoît Hamon semble relativiser les interdictions faites aux femmes, dans certaines banlieues de Paris et de Lyon, de rentrer dans des cafés, considérant que l&rsquo;on évoquait ce sujet dans les médias pour stigmatiser l&rsquo;islam. « <em>Remettons des questions sociales avant de mettre des questions religieuses sur ces sujets-là</em> », explicite-t-il.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jean-Luc Mélenchon a quant à lui minimisé voire ignoré les questions liées à l’Islam ou au terrorisme lors de la dernière campagne en 2012. Aujourd’hui, il condamne l’instrumentalisation de la laïcité : « <em>La laïcité est devenue un argument hypocrite pour montrer du doigt les musulmans en France</em> ». Il poursuit : « <em>Nous n&rsquo;avons pas, en tant qu&rsquo;autorité publique, à nous mêler de religion. La discussion de savoir si l&rsquo;islam est compatible avec la République est grotesque. Ce n&rsquo;est pas le sujet de l&rsquo;Etat, c&rsquo;est le leur</em> ».</span></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong><u>II. SUR LA RUSSIE ET LA SYRIE</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Lors des débats organisés durant les primaires qui précèdent la course à l’Élysée, la question des relations avec la Russie – notamment depuis son intervention en Syrie – a fait figure de pomme de discorde entre les candidats.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Fillon est favorable à un rapprochement stratégique avec la Russie et la Syrie. Il souhaite lever l’embargo imposé à Moscou après l’annexion de la Crimée et coopérer avec le Kremlin sur la question syrienne. Il prône aussi une alliance avec Bachar Al-Assad et une coalition avec la Russie pour éradiquer l’organisation Etat islamique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le candidat LR estime que Bachar el-Assad peut rester au pouvoir : « <em>si Bachar el-Assad est encore au pouvoir, c&rsquo;est qu&rsquo;il a un soutien populaire </em>». « <em>Il n&rsquo;y a pas, à l&rsquo;heure actuelle, d&rsquo;autre alternative politique dans le pays. Si Bachar el-Assad s&rsquo;en va, il y aura les islamistes, il y aura les Frères musulmans. </em>» Il demande une « <em>coalition avec les Russes</em> », à un moment où « <em>l’Amérique et la Russie se réconcilient par-dessus nos têtes </em>», et ce afin de faire face à la « <em>menace mondiale</em> » que fait peser l’organisation Etat islamique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le candidat de la<em> France insoumise</em> s’est agacé sur son blog, de la « <em>propagande mortelle</em> » sur le dossier syrien. Après avoir déclaré son soutien à la Russie pour l’intervention en Syrie, Jean-Luc Mélenchon est à plusieurs reprises revenu sur ses pas lors d’interview le mettant en difficulté sur les bombardements russes ne visant pas uniquement Daesh. En alignement avec Moscou, il a exprimé la nécessité de mettre un terme à la guerre syrienne, de créer une coalition universelle et de tenir des élections en Syrie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">De son côté, Emmanuel Macron a défendu à Beyrouth le 23 janvier dernier une « <em>politique d&rsquo;équilibre</em> » à l&rsquo;égard du régime et des rebelles en Syrie. Une ligne qui se démarque de la politique pro-opposition que Paris défend depuis le début du conflit. Il a plaidé pour une « <em>politique d&rsquo;indépendance, d&rsquo;équilibre de capacité à parler à toutes les parties </em>» dans le conflit syrien, qui a fait plus de 310 000 morts depuis 2011. C&rsquo;est « <em>une logique de construction de la paix beaucoup plus qu&rsquo;une logique d&rsquo;intervention à tout-va pour un clan ou pour un autre</em> », a déclaré le candidat à des journalistes, en marge d&rsquo;un discours prononcé à l&rsquo;École supérieure des affaires de la capitale libanaise. Il s&rsquo;est dit opposé à ce que le départ du président syrien Bachar al-Assad soit un « <em>préalable à tout </em>» mais a rejeté l’idée de « pactiser » avec lui. « <em>Assad est un dirigeant qui a failli [&#8230;], l&rsquo;erreur qui a été faite, de droite ou de gauche a été à un moment de faire du départ de Bachar al-Assad un préalable à tout </em>».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il propose que la France s’inspire de la position allemande de dialogue, et que le pays inscrive « <em>sa politique internationale dans l’Europe qui la rend plus forte et doit savoir discuter avec des puissances, même quand elles ne sont pas amies</em> ». Discuter efficacement avec la Russie et consolider les relations d’amitié avec les Etats-Unis passe par une politique étrangère européenne efficace qui permet aux démocraties européennes de peser à l’échelle diplomatique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Benoît Hamon quant à lui, a déclaré qu&rsquo;il était nécessaire de revoir la politique envers la Russie qu&rsquo;il juge<em> « trop complaisante »: « Cette forme d&rsquo;attitude et de complaisance à l&rsquo;égard de Vladimir Poutine que je ne comprends pas. Nous avons là un impérialisme agressif de la part de la Russie qu&rsquo;il faut traiter avec fermeté et certainement pas avec complaisance », </em>déplore le candidat de la gauche.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Enfin, Marine Le Pen prône l&rsquo;idée d&rsquo;un monde multipolaire et est favorable à l&rsquo;instauration d&rsquo;un dialogue avec Moscou. Dans une interview accordée à la BBC quelques jours après l&rsquo;élection de Donald Trump, la candidate du Front national a rappelé que la France et la Russie sont historiquement amies. Elle a ainsi déclaré en septembre 2015 : « <em>La France apparaît complètement isolée dans son refus de discuter avec Bachar el-Assad, dans son refus de discuter avec la Russie (…). Le moindre mal, c&rsquo;est Bachar el-Assad</em> ». Sur Alep, Marine Le Pen s&rsquo;est longuement expliquée dans une interview diffusée en octobre 2016 sur France 24 et RFI, affirmant : « <em>Il faut choisir le moins pire pour nos intérêts nationaux. Mieux vaut Bachar el-Assad que les fondamentalistes islamistes »</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Concernant la Russie, elle s&rsquo;est montrée dithyrambique sur la personnalité de Poutine : « <em>Dans une certaine mesure, j’admire Poutine. Il fait des erreurs, mais qui n’en fait pas?</em> », expliquait-elle en 2011 au journal russe Kommerssant.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong><u>III. SUR ISRAEL</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Israël est un sujet délicat pour les candidats car ils sont conscients qu’il affecte la communauté juive de France. Les relations franco-israéliennes, bien qu’amicales, demeurent complexes et toute déclaration politique est finement attendue et analysée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si François Fillon et Emmanuel Macron assurent leur amitié à l’égard d’Israël, Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen ont une vision plus politisée de la question.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La position du candidat LR a évolué ces dernières années. En 2014, François Fillon avait accusé Israël de menacer la paix mondiale en retardant la création d’un État palestinien. Un an plus tard, l’ancien Premier ministre avait appelé la communauté internationale à exercer des pressions sur Israël pour parvenir à un règlement du conflit israélo-palestinien. En novembre 2015, il défend l’étiquetage des produits israéliens des localités juives de Cisjordanie. Un revirement intervient cependant en février 2016 où il affirme alors « <em>n’avoir pas de leçon à donner à Israël </em>» et se prononce finalement contre l’étiquetage des produits israéliens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un mois plus tard, en Iran, François Fillon a rappelé « <em>la position de la France vis-à-vis de son alliée, Israël, qui a droit à la sécurité et dont l’existence ne peut être mise en cause. Sans cela, les palestiniens ne pourront faire prévaloir leur droit légitime à un Etat</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Lors du troisième et dernier débat de la primaire de la droite, François Fillon a affirmé que Daech a pour objectif de « <em>mettre les Juifs hors d’Israël</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Début septembre, en tant que ministre de l’Économie Emmanuel Macron avait participé en Israël à un salon des hautes technologies où il a fait l’éloge de l’esprit entrepreneurial de l’État d’Israël et a appelé les entrepreneurs français innovants ayant immigré en Israël à revenir en France. En tant que candidat à la présidentielle 2017, il exprimé lors de son récent déplacement au Liban, son rejet des pressions et du boycott d’Israël. « <em>Le boycott d’Israël a été condamné par la France et il n’est pas question de revenir là-dessus</em> », a-t-il déclaré lors d’une Conférence à l’Ecole supérieure des Affaires (ESA), un établissement français à Beyrouth, en référence à un arrêt de la Cour de cassation, en 2015, qui l’a rendu ce mot d’ordre illégal.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour Benoit Hamon, les Israéliens sont « <em>illégaux en Palestine</em> », il faut dresser une frontière au milieu de Jérusalem et exclure les juifs de sa partie Est, la présence des « <em>colons </em>» est illégale, ils n’ont aucun droit d’y habiter ou d’y construire leurs habitations, la demande des Palestiniens d’un Etat interdit aux juifs est légitime et il l’a soutient avec enthousiasme, et toute présence juive dans ce qu’il appelle les <em>« territoires occupés </em>» est assimilable à une « <em>colonisation</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jean-Luc Mélenchon et le parti de gauche se sont exprimés contre Israël à plusieurs reprises. Son opposition a été particulièrement virulente lors de la guerre de Gaza en 2014. Ses nombreux tweets, communiqués et posts étaient très critiques d’Israël, avec des titre tels que : « <em>NON à l’agression militaire israélienne contre Gaza</em> », « <em>Le gouvernement d’Israël martyrise la population de Gaza</em> ». Il a également pris l’initiative d’organiser un rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien, accusant Israël de crimes de guerre, et a appelé les militants et les citoyens à amplifier la campagne Boycott, Désinvestissements, Sanctions (BDS) pour briser l’impunité israélienne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Marine Le Pen avance en terrain miné s’agissant d’Israël. L’antisémitisme notoire de son père Jean-Marie et son sionisme « intéressé » (il est sioniste car cela permettrait de se « débarrasser » des juifs de France grâce à l’alya) lui donnent aujourd’hui peu de crédit et la communauté juive doute fortement de sa sincérité lorsqu’elle déclare sa « <em>solidarité au peuple israélien victime du terrorisme islamiste</em><a style="color: #000000;" href="#_ftn1" name="_ftnref">[1]</a> », puisqu’elle donne encore le sentiment d’instrumentaliser le sujet à des fins politiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">D’autre part, invitée de <em>L’Émission Politique</em> sur France 2, la candidate frontiste a rappelé qu&rsquo;elle était opposée à la double nationalité extra-européenne, évoquant notamment les Franco-israéliens. Alors que la journaliste Léa Salamé interrogeait la leader frontiste si, dans le cas où elle était élue, elle comptait «  <em>demander aux Juifs français de renoncer à leur double nationalité israélienne </em>», Marine Le Pen a répondu : « <em>Israël n’est pas un pays européen. Je crois que même Israël accepte de le dire et de le penser. Je suis contre la double nationalité extra-européenne </em>». &#8211; j« <em>Donc vous demandez ce soir aux Juifs français qui nous regardent de renoncer, s&rsquo;ils voulaient avoir une double nationalité </em>», a insisté la journaliste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« <em>Eux et les autres (&#8230;) Ce n’est pas aux Juifs mais aux Israéliens à qui je demande de choisir leur nationalité </em>», a-t-elle rétorqué.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong><u>IV. SUR LA RECONNAISSANCE DE LA PALESTINE</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La ligne de fracture entre les cinq candidats sur ce sujet se situe au même niveau que pour la question de l’islam et l’islamisme en ce sens où le conflit israélo-palestinien est instrumentalisé à des fins de politique intérieure, surtout par les candidats Hamon et Mélenchon.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Benoit Hamon n’a jamais caché son soutien à la reconnaissance d’un Etat de Palestine ni son intention de le faire s’il est élu président de la république : « <em>Je reconnaîtrai l’Etat palestinien. La coexistence de deux Etats est la seule solution qui permettra d’assurer la sécurité et l’intégration de l’Etat d’Israël dans la région et de rouvrir le processus de paix</em> ». Ce n’est pas la première fois que le candidat socialiste évoque la question palestinienne de manière intéressée. Initiateur de la résolution pour la reconnaissance d’un Etat de Palestine votée à l’Assemblée nationale le 2 décembre 2014, il avait reconnu de son propre aveu, rapporté par Le Canard enchaîné du 19 novembre 2014 : « <em>Cette résolution est tout à fait opportune sur le plan électoral. Il s’agit du meilleur moyen pour récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers, qui n’a pas compris la première prise de position pro-israélienne de Hollande, et qui nous a quittés au moment de la guerre de Gaza.</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le programme de Jean-Luc Mélenchon prône la <em>« reconnaissance de l’État de Palestine par la France et par l’UE</em> ». « <em>Nous nous battrons pour la suprématie du droit international sur la force, précise-t-il plus loin, et notamment pour le droit souverain du peuple palestinien à disposer d’un État viable et indépendant, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale et dans le respect du principe du droit au retour des réfugiés, un État palestinien vivant pacifiquement aux côtés d’Israël conformément aux résolutions de l’ONU. </em>»</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Emmanuel Macron a de son côté refusé de s’exprimer sur l’idée d’une reconnaissance de l’Etat de Palestine, avant même la conclusion d’un accord de paix entre les deux parties. Dans son programme, il déclare : « <em>La sécurité est pour nous un principe intangible, de même que la légitimité de l’Etat palestinien. Nous devrons chercher les conditions d’une paix juste et durable, qui permette aux deux Etats de coexister en sécurité</em>. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La présidente du Front national a affirmé qu&rsquo;elle était en faveur d&rsquo;une reconnaissance de l&rsquo;Etat Palestinien, mais à certaines conditions.<em> « La condition essentielle préalable et incontournable c&rsquo;est que la Palestine reconnaisse Israël ». </em>L&rsquo;inverse serait pour elle<em> « un non-sens inadmissible ». </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Fillon a déclaré à ELNET : « <em>Les Palestiniens ont légitimement droit à un Etat. Israël doit également voir respecter son intégrité territoriale et sa sécurité. Les négociations menées depuis quelques années ont été un échec. L’idée d’organiser une conférence sur la paix à Paris sans les parties au conflit n’avait aucun sens. Je suis contre une reconnaissance unilatérale mais pour le dialogue et la volonté commune de parvenir à une solution territoriale</em> ».</span></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong><u>V. SUR LES RELATIONS DE LA FRANCE AVEC LES PAYS DU GOLFE</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Concernant l’alliance avec les pays du Golfe, François Fillon estime que les partenaires arabes de la France doivent clarifier leurs positions. Il n’est pas possible d’un côté que ces Etats nous soutiennent officiellement lorsque nous intervenons au Moyen-Orient et d’un autre coté ferment les yeux sur les financements privés qui alimentent le flot des fondamentalistes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le 30 septembre 2014 sur France 24, Marine Le Pen avait déclaré :<em> « La France doit rompre ses relations avec le Qatar et l’Arabie saoudite, qui ont aidé, assisté et financé les fondamentalistes islamistes à travers le monde. Il faut s’appuyer sur les pays musulmans qui luttent contre le fondamentalisme </em>», en citant les Émirats arabes unis et l’Égypte, et appelant de ses vœux « une grande coalition ». « <em>La première chose à faire est de s&rsquo;attaquer à la tête et la tête, on le sait, ce sont des pays comme le Qatar. On ne peut pas continuer à avoir des relations économiques, des conventions fiscales avantageuses pour un pays comme le Qatar, à le laisser intervenir dans nos entreprises alors que nous savons pertinemment que c&rsquo;est ce pays notamment qui aide, finance, assiste le fondamentalisme islamiste dans le monde </em>», a –t-elle ensuite déclaré sur Europe 1. « <em>Je suis évidemment extrêmement inquiète du développement de ce califat pour lequel le gouvernement français porte une part de responsabilité, celui de Nicolas Sarkozy mais également celui de François Hollande. (&#8230;) Ils l&rsquo;ont beaucoup renforcé, avec les Etats-Unis. C&rsquo;est la conséquence des interventions en Libye et en Syrie </em>», estime-t-elle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Emmanuel Macron se déclare favorable au dialogue avec des « <em>puissances nouvelles</em> » qui sont pour lui la Russie, l&rsquo;Iran, la Turquie et l&rsquo;Arabie saoudite, qui constituent des régimes autoritaires avec lesquels il faut néanmoins discuter afin de parvenir à une stabilité sur la scène internationale, ce qui est dans l’intérêt de la France.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jean-Luc Mélenchon et Benoit Hamon se sont peu exprimés sur le sujet. Si le premier souhaite que la France revoie sa politique vis-à-vis des Etats du golfe, Benoit Hamon se montre assez ouvert. Il aurait, selon le journaliste Georges Malbrunot, co-auteur avec Christian Chesnot du livre <em>Nos chers émirs</em> traitant de la corruption des politiciens français par les pétromonarchies du Golfe, demandé de l’argent au Qatar qui lui aurait été refusé. Interrogé sur Twitter à ce sujet, Georges Malbrunot n’a pas hésité à répondre sans détour : « <em>Non c&rsquo;est lui qui a demandé de l&rsquo;argent à l&rsquo;ambassade du Qatar mais il a essuyé un refus </em>»<a style="color: #000000;" href="#_ftn2" name="_ftnref">[2]</a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sans surprise, Benoît Hamon est des plus compréhensifs à l’égard des dérives l’islam. Il déclarait ainsi que si l’opinion publique percevait la doctrine de Mahomet comme une menace, c’était le simple résultat d’une politique gouvernementale « <em>stigmatisante</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">***</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nous vous avons donc proposé dans ce document une synthèse des multiples déclarations des principaux candidats à la présidentielle sur les questions de politique internationale qui ont eu incidence sur la relation bilatérale France-Israël. Si Emmanuel Macron vient enfin de dévoiler son programme, des ombres demeurent encore sur certains points de politique étrangère ainsi que pour les autres candidats. Ces questions-là, peu évoquées dans les médias par les candidats, sont pourtant d’importance cruciale puisqu’elles ont très souvent un impact sur la politique intérieure de la France. De ce point de vue, les semaines à venir seront décisives et confirmeront ou infirmeront certains propos.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="#_ftnref" name="_ftn1">[1]</a> Tweet du 8 janvier 2017</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="#_ftnref" name="_ftn2">[2]</a> Tweet de Georges Malbrunot, 23 janvier 2017</span></p>
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		<title>Entretien avec Alain Juppé</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/entretien-avec-alain-juppe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Nov 2016 20:43:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Carnet de campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Juppé]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[politiques étrangères et affaires intérieurs".]]></category>
		<category><![CDATA[primaires]]></category>
		<category><![CDATA[Questionnaire à l'attention des candidats au second tour des primaires de la droite et du centre : "Relations internationales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnet-france.eu/?p=1639</guid>

					<description><![CDATA[<p>Questionnaire à l'attention des candidats au second tour des primaires de la droite et du centre : "Relations internationales, politiques étrangères et affaires intérieurs".</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/entretien-avec-alain-juppe/">Entretien avec Alain Juppé</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Questionnaire à l&rsquo;attention des candidats au second tour des primaires de la droite et du centre : « Relations internationales, politiques étrangères et affaires intérieurs ».</p>
<p>A l’approche du match final qui désignera dimanche soir le candidat de la droite et du centre pour la présidentielle, chaque réponse compte pour guider le choix des électeurs. Vos réponses à notre premier questionnaire ont suscité de nombreuses réactions et ont été largement partagées (milliers de mails sur l’ensemble du territoire à notre réseau d’affiliés et personnalités d’influence, centaines de partages via les réseaux sociaux). C’est pourquoi nous souhaitons vous proposer de renouveler l’exercice avec cette série de sous-questions plus précises concernant les grands dossiers auxquels vous vous attèlerez en matière de politique étrangère mais aussi de politique intérieure, certaines menaces pesant aujourd’hui sur notre pays ne permettant plus de distinguer l’une et l’autre :</p>
<hr />
<p><u><b>1. L&rsquo;Islam radical en France :</b></u></p>
<p><strong>• Quelle sera votre réponse face aux djihadistes de Daech de retour en Europe ?</strong></p>
<p>La réponse doit être de la plus grande fermeté. Sur ce sujet, il s&rsquo;agit d&rsquo;une part d&rsquo;améliorer notre connaissance des flux, et d&rsquo;autre part, d&rsquo;avoir les moyens d&rsquo;y répondre. Aussi, j&rsquo;ai proposé de recréer un véritable réseau du renseignement territorial, de proximité, lequel a été très affaibli avec la suppression des « renseignements généraux » en 2008. Il sera chargé d&rsquo;identifier en amont les personnes radicalisées à partir des « signaux faibles » récoltés sur le terrain et déjouer les projets d&rsquo;attentats terroristes. Sur le second volet, je rétablirai la double peine pour expulser les condamnés étrangers radicalisés et créerai un délit de séjour pour toute personne s&rsquo;étant rendu ou ayant tenté de le faire sur un théâtre extérieur d&rsquo;opérations terroristes. Tous les moyens à notre disposition devront être employés : nouvelles technologies comme la biométrie et la reconnaissance comportementale, coopération européenne entre services de renseignements. Rien ne doit être oublié dans la lutte contre ce fléau.</p>
<p><b>Quel est votre positionnement vis-à-vis des relais des Frères musulmans en France ? Comment comptez-vous mettre un terme à la complaisance publique accordée à certaines organisations ou associations soutenant soit à visage découvert, soit de manière plus insidieuse, l’islam politique ?</b></p>
<p>Il faut être totalement mobilisés face aux organisations, françaises ou étrangères qui , font l&rsquo;apologie ou la promotion, sur notre territoire, d&rsquo;idées contraires aux valeurs de la République. Je serai de la plus grande vigilance à l&rsquo;égard des lieux de culte dans le but de fermer les mosquées radicales, d&rsquo;expulser les imams salafistes et de sanctionner effectivement toutes les personnes qui consultent des sites djihadistes pour mettre fin à l’endoctrinement sur internet.</p>
<p><b>• Comment accompagner les imams au renforcement d’un islam de France délesté des courants et pressions islamistes en son sein ?</b></p>
<p>Tout ce qui peut éradiquer l&rsquo;influence étrangère dans la formation des imams de France est une bonne chose. Il faut trouver des moyens de financements français pour cette formation et il faut pouvoir s&rsquo;assurer que cette formation se fasse en accord avec les principes fondamentaux de la République. .</p>
<p><b>• Quelle serait pour vous une politique de déradicalisation efficace ?</b></p>
<p>Le premier objectif d&rsquo;une politique efficace de déradicalisation est déjà d&#8217;empêcher qu&rsquo;elle ne se produise. Cela veut dire un investissement fort dans le développement économique et social des quartiers dans lesquels on observe ces mouvements. Cela veut dire l&rsquo;incarcération ou l&rsquo;expulsion des personnes qui en font l&rsquo;apologie. Cela veut dire aussi faire que nos prisons cessent d&rsquo;être des incubateurs de radicalisation : isolement des détenus radicalisés, fouilles systématiques pour s&rsquo;assurer qu&rsquo;ils ne disposent pas de téléphone portable, surveillance des courriers… Je suis d&rsquo;ailleurs le seul à proposer la création d&rsquo;une police pénitentiaire qui serait chargée de ces missions.Faire tout cela serait déjà un grand progrès .</p>
<hr />
<p><b><u>2. Crise migratoire :</u></b></p>
<p><b>• Comment comptez-vous gérer les immigrants illégaux présents aujourd’hui en France ?</b></p>
<p>Je veux une immigration illégale zéro. Cela commence par indiquer clairement les principes sur lesquels notre politique migratoire est fondée . Pour ma part, je les ai énoncés distinctement depuis longtemps : je conditionnerai l&rsquo;acquisition de la nationalité française pour les enfants nés en France (droit du sol) à la régularité du séjour d&rsquo;au moins un des deux parents au moment de la naissance. Je ferai voter chaque année au Parlement un plafond d’immigration et une répartition par type d’immigration (% étudiants, % travail, % regroupement familial). Je mettrai en place un système par points qui permette d’accueillir en France les profils d’étrangers dont notre économie a besoin.<br />
Je limiterai fortement le regroupement familial en le conditionnant à l’exercice d’un emploi, ce qui n&rsquo;est pas le cas aujourd&rsquo;hui et en renforçant les conditions liées à la durée de séjour préalable et aux revenus. Les étrangers qui font venir leur famille en France doivent avoir les moyens de subvenir aux besoins de leur famille et ne pas vivre des allocations chômage.<br />
Enfin il faut que l&rsquo;administration en charge soit plus efficace. Je préconise d&rsquo;abord l&rsquo;établissement d&rsquo;une liste européenne de pays sûrs. Les demandes d&rsquo;asile en provenance de ces pays seront systématiquement rejetées. Ensuite la lenteur dans le traitement des dossiers ne peut que contribuer à créer des situations « grises ». Je pense que réduire très fortement les délais d&rsquo;examen des demandes d&rsquo;asile, et reconduire systématiquement, dans les faits , à la frontière les demandeurs déboutés, est ce qui permettra de lutter contre le détournement du droit d&rsquo;asile.</p>
<p><b><br />
• Que pensez-vous des centres d’accueil pour migrants ouverts récemment à Paris et quelle alternative auriez-vous souhaité mettre en place ?</b></p>
<p>C&rsquo;est ici une question pour a maire de Paris. Notre capitale attire forcément beaucoup de migrants par son niveau de richesses.. Je me suis prononcé pour une répartition harmonieuse et concertée des migrants sur le territoire.</p>
<p><b>• Comment faites-vous la distinction entre migrants économiques et réfugiés politiques ?</b></p>
<p>Il y a un organisme en France qui est chargé justement de faire la distinction. C&rsquo;est l&rsquo;OFPRA, l&rsquo;office français de protection des réfugiés et des apatrides. Il y a des critères bien précis pour pouvoir accorder le statut de réfugié politique, en accord avec nos engagements internationaux.</p>
<p><b>• Dans quelle mesure souhaitez-vous « fermer les frontières » et/ou « stopper l’immigration » ?</b></p>
<p>Il faut absolument assurer un véritable contrôle des frontières à l&rsquo;intérieur et à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;UE et négocier un nouveau traité pour remplacer Schengen. La France et l’Europe doivent avoir le contrôle de leurs frontières. Cela ne pourra se faire qu&rsquo;en donnant à Frontex, l&rsquo;agence européenne chargée des frontières extérieures des moyens sans commune mesure avec ceux dont elle dispose aujourd&rsquo;hui. Il faut aussi conclure des accords souverains avec les pays d&rsquo;origine des migrants économiques pour rendre leur réadmission effectiv<br />
Enfin, nous ne réussirons pas sur le long terme si, d&rsquo;une part, n&rsquo;est pas mis en place au niveau international une gestion coordonnée de ces phénomènes et si, d&rsquo;autre part, nous ne contribuons pas à régler, dans les pays d&rsquo;origine, les causes de ces départs. Sur le premier point, il faudra mobiliser l&rsquo;Europe et ses moyens financiers pour un traitement digne et soutenable des réfugiés dans le voisinage de la Syrie en attendant un règlement politique permettant leur retour. Et il faudra engager une coopération internationale dans les enceintes pertinentes de l&rsquo;ONU. Sur le second, je propose de lier davantage nos politiques de développement aux efforts faits par les pays de départ pour une gestion responsable des migrations.</p>
<hr />
<p><b><u>3. L’Europe et la Russie</u></b> :</p>
<p><b>• Face aux velléités expansionnistes du Président Poutine (déjà éprouvées en Crimée) et face à l’éventuel effacement des Etats-Unis au sein de l’OTAN (déclarations de Trump en la matière), pensez-vous qu’il faille contenir la démarche des Russes et comment comptez-vous soutenir les Etats baltes proeuropéens s’ils étaient menacés ?</b></p>
<p>Je ne suis ni poutinolâtre, ni poutinophobe. Je défends les intérêts de la France et de la paix. C&rsquo;est tout.</p>
<p>Mon message à la Russie est simple : la Russie et l’Union européenne ne sont pas des rivales<br />
Mais il appartient aussi à la Russie de tourner la page de l’après-guerre froide, de renoncer aux nostalgies passéistes et aux divisions d’autrefois, et de respecter les accords internationaux qui fondent la paix européenne. Le rapport de force, le réarmement et les vieilles logiques de blocs, en mer Baltique, en mer Noire ou ailleurs, ne peuvent être les seuls critères d’une diplomatie. Ils n&rsquo;aboutissent qu&rsquo;à la confrontation – et elle viendrait vite si des membres de l&rsquo;OTAN étaient menacés.</p>
<p>Un partenariat avec la Russie est possible . Notre dialogue politique doit reprendre. Je souhaite qu’une pleine application des accords de Minsk avec l’Ukraine permette une levée des sanctions et une baisse des tensions.</p>
<p><b>• Partagez-vous l’idée que le modèle russe, qui séduit beaucoup de courants politiques en Europe, est « autoritaire et nationaliste » ? Pensez-vous que cela soit un problème ou représente une menace pour l’Europe ?</b></p>
<p>Nous savons très bien ou mènent l&rsquo;autoritarisme et le nationalisme en Europe et cela nous rappelle les heures sombres des années 1930, de la Grande Dépression et les ferments des pires abominations qui soient.</p>
<p><b>• Face à la montée des partis populistes en Europe, quel modèle pensez-vous que la France doit incarner en Europe ?</b></p>
<p>La France a une responsabilité particulière en Europe. Membre fondateur de l&rsquo;Union européenne, dorénavant seul membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies et seule puissance nucléaire de l&rsquo;Union Européenne , elle doit porter un message de paix mais aussi de fermeté face aux entorses à la règle de droit et aux ingérences. Elle ne pourra y parvenir que si elle est crédible. Crédible en combattant le terrorisme tout en respectant l&rsquo;état de droit. Crédible en réussissant son redressement économique, condition de notre compétitivité et de la pérennisation de notre modèle social, tant envié ailleurs en Europe.</p>
<p><b>• Dans la résolution du conflit en Syrie, s’il fallait négocier avec la Russie et ses alliés (Iran, Hezbollah), quelle solution politique la France défendrait-elle ?</b></p>
<p>En Syrie, nous sommes dans une impasse totale. Les trêves échouent les unes après les autres. Nous ne devons pas renoncer à l’exigence de justice et de paix pour le peuple syrien. Nous avons une priorité, combattre Daech. Mais ce ne peut être une raison pour, comme le fait la Russie en voulant liquider toute opposition respectable au régime, s’allier avec Assad, qui est responsable de la mort d’au moins 300 000 de ses compatriotes. Je suis d&rsquo;ailleurs très préoccupé à l&rsquo;idée d&rsquo;une alliance impliquant la Russie, l&rsquo;Iran et le Hezbollah dont je rappelle que c&rsquo;est une organisation terroriste qui menace la sécurité d&rsquo;Israel. La Russie doit donc réfléchir sérieusement et sincèrement à une solution politique. Attendre encore et bombarder toujours, avec l’illusion d’une victoire totale, c’est se rendre complices de crimes de guerre et, pour la Russie, prendre le risque de s’enliser dans un nouvel Afghanistan.</p>
<hr />
<p><b><u>4. Moyen et Proche-Orient :</u></b></p>
<p><b>• Si vous étiez élu Président de la République, quelle initiative française engageriez-vous pour accompagner la reconstruction du Moyen-Orient ?</b></p>
<p>La situation au Moyen-Orient est source d&rsquo;inquiétudes, la zone concentrant tous les types de crises. L’élection du nouveau président américain va conduire à des changements profonds, dont on ne connait ni les orientations qui seront réellement prises, ni leurs effets de long terme. La communauté internationale doit s’engager davantage. Ce doit être le fait des Etats-Unis, qui doivent résister à la tentation isolationniste. Mais ce doit être aussi le cas de l&rsquo;Union européenne, dont nous devrons remobiliser les membres pour qu&rsquo;ils s’engagent de manière beaucoup plus homogène, cohérente et forte.</p>
<p><b>• Quelle place accordez-vous à la relance du processus de paix israélo-palestinien ? Sur ce dossier, toute initiative sans l’accord des deux parties est-elle envisageable ?</b><br />
J&rsquo;ai toujours été l&rsquo;ami d&rsquo;Israël, convaincu que sa sécurité n&rsquo;est pas négociable et que nos deux pays sont liés par des liens d&rsquo;une force inaltérable tissés par l&rsquo;histoire et la foi commune dans la démocratie entre autres. Je suis convaincu aussi que la paix et la sécurité au Proche-Orient passent par un accord durable entre les Israéliens et les Palestiniens, c&rsquo;est-à-dire par l&rsquo;existence de deux Etats, vivant dans des frontières sûres et reconnues, capables de garantir leur sécurité, ayant Jérusalem pour capitale. Ceci exige des négociations et il est du devoir de la communauté internationale de tout faire pour qu&rsquo;elles reprennent directement entre les deux parties car le blocage actuel est excessivement dangereux. Je le souhaite notamment pour la sécurité d&rsquo;Israel.</p>
<p><b><br />
• L’Etat d’Israël est très attaché à l’unité de sa capitale Jérusalem : dans le cadre d’un accord de paix, quelle serait votre position concernant le statut final de Jérusalem ? Des réfugiés palestiniens ?</b></p>
<p>Pour ma part, je suis et serai toujours attentif à ce que soit garanti le respect des lieux sacrés du judaïsme à Jérusalem et reconnu le lien indissoluble entre le judaïsme et Jérusalem. Cette ville revêt une importance capitale pour les trois grands monothéismes. Et nul ne saurait se voir contester ce droit fondamental qu’est l’accès aux Lieux Saints de sa foi. C’est la raison pour laquelle je suis attaché à ce que soit respecté le statu quo sur Jérusalem, d’autant plus nécessaire dans les moments où, comme celui que nous vivons, les tensions s’exacerbent.</p>
<p><b>• Comment l’aide apportée à l’Autorité palestinienne, hélas souvent détournée, pourrait-elle gagner en efficacité et permettre un renouvellement de son leadership ?</b></p>
<p>L&rsquo;aide apportée à l&rsquo;Autorité palestinienne sert à consolider ses institutions. Elle n&rsquo;a pas vocation à accélérer ou à ralentir le renouvellement du leadership, question à laquelle seuls les Palestiniens peuvent répondre.</p>
<p><b>• Enfin, si vous êtes élu au second tour, comptez-vous vous rendre au Moyen-Orient et en Israël avant l’élection présidentielle ?</b></p>
<p>J&rsquo;aime énormément cette région, que je connais bien. Un voyage sur place en amont du premier tour de l&rsquo;élection présidentielle fait naturellement partie des déplacements importants que j&rsquo;effectuerai .</p>
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		<title>Primaire de la droite : un débat d’entre-deux tours tendu mais sans coup d’éclat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Nov 2016 11:25:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Carnet de campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juppé]]></category>
		<category><![CDATA[primaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>François Fillon et Alain Juppé se sont affrontés sur France 2, TF1 et France Inter, jeudi soir, lors d’un ultime « grand oral » avant de laisser les électeurs les départager.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">LE MONDE | Par Matthieu Goar et Alexandre Lemarié </span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Fillon et Alain Juppé se sont affrontés sur France 2, TF1 et France Inter, jeudi soir, lors d’un ultime « grand oral » avant de laisser les électeurs les départager.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’un devait renverser la table, l’autre ne surtout pas commettre une faute irréparable. Stratégies immuables du challenger et du favori. Jeudi 24 novembre, lors du débat de l’entre-deux tours diffusé sur TF1, France 2 et France inter, Alain Juppé avait du retard à rattraper sur un François Fillon devenu le grand favori de cette primaire de la droite depuis son résultat canon du premier tour, dimanche. L’enjeu était immense pour les deux hommes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Après 72 heures d’échanges acerbes entre leurs camps, certains redoutaient un pugilat sur le plateau. Il n’en a rien été. Aucun coup d’éclat majeur n’est venu perturber ce débat. Loin des attaques frontales qui avaient jusqu’ici émaillé l’entre-deux tours. Il y a bien eu des discussions techniques sur la santé ou l’emploi, quelques passes d’armes sur l’avortement ou le rapport à l’extrême droite, et quelques formules bien senties. « Les Français qui nous regardent ont droit à la clarté et à la précision », a ainsi lancé le maire de Bordeaux, estimant le projet de son concurrent « irréaliste ». « C’est vrai que mon projet est plus radical, peut-être plus difficile », a rétorqué le député de Paris, tout à sa volonté d’afficher son ardeur réformatrice. Mais dans l’ensemble, l’ambiance, bien que virile, est restée correcte.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b> « Clarification » du projet de M. Fillon</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Depuis un premier tour décevant où il a terminé avec près de seize points de retard sur M. Fillon, M. Juppé avait lancé une phase de « clarification » du projet de son adversaire. Jeudi soir, il a poursuivi, en condamnant une nouvelle fois la « brutalité » des propositions du député de Paris, notamment sur la baisse du nombre d’agents de la fonction publique. « Supprimer 500 000 fonctionnaires, ce n’est pas possible. Ça veut dire ne recruter aucun infirmier, aucun policier, gendarme ou enseignant », a tranché celui qui propose d’en supprimer moitié moins. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sans surprise, M. Fillon a profité de cet échange pour afficher sa ligne libérale en économie. Il a assumé sa volonté de « désétatiser » la France en prenant exemple sur le Royaume-Uni, qui a « supprimé un million d’emplois publics ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le girondin modéré a encore manifesté sa franche hostilité avec l’idée du réformateur thatchérien de faire travailler les personnels de la fonction publique « 39 heures en les payant 37 » : « On ne peut pas demander à des fonctionnaires de travailler plus pour gagner moins », a lancé M. Juppé, en transformant le slogan phare de Nicolas Sarkozy en 2007. Mais son contradicteur est resté raide sur sa ligne : « Tout le monde doit faire un effort, travailler plus et gagner un peu moins », a asséné M. Fillon. Lire aussi : Si Fillon et Juppé débattaient de l’économie&#8230; par messagerie instantanée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Les deux rivaux ne pouvaient pas non plus échapper à l’un des thèmes majeurs de l’entre-deux tours : l’interruption volontaire de grossesse (IVG). « Je ne toucherai à rien dans ce domaine », a juré le député de Paris, après que son rival a dénoncé ses positions « ambiguës » sur le sujet . « Je trouve que ce procès n’est pas correct », s’est indigné le premier. « Je n’ai fait aucun procès à François Fillon », s’est défendu le second, en se posant en défenseur des droits des femmes : « Pour moi, l’IVG est un droit fondamental. » M. Juppé a aussi accusé M. Fillon d’être soutenu par certaines figures de l’extrême droite, notamment le site identitaire Riposte laïque. « Je ne connais pas cette organisation. Je n’ai rien à voir avec cette attaque », a balayé M. Fillon. Point notable : ce dernier a mis en exergue plusieurs propositions de son projet, qui rappelaient celles de Nicolas Sarkozy, comme « l’assimilation » pour les immigrés, la nécessaire défense des « valeurs » et de l’« identité » française ou son refus du « multiculturalisme ». « Quand on vient dans la maison d’un autre, par courtoisie, on ne prend pas le pouvoir, on respecte cet autre », a-t-il déclaré dans une formule que n’aurait pas reniée l’ex-chef de l’Etat. Une manière pour le député de Paris de donner des gages aux électeurs sarkozystes.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Souligner les divergences </b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sans réellement dominer les débats, le favori semble être parvenu à remplir son objectif : ne pas commettre de faute majeure, susceptible de modifier le rapport de forces à l’issue du premier tour, largement en sa faveur. Durant cet échange de deux heures, il n’est jamais apparu vraiment déstabilisé. Sans avoir besoin d’être à l’offensive, il s’est contenté de contrer les charges de son concurrent avec son flegme habituel, tout en employant un ton ferme face aux journalistes à qui il a reproché à plusieurs reprises de « caricaturer » son projet. Son rival, lui, a eu le mérite d’exposer ses pistes de réformes de manière précise. Au risque, parfois, de se perdre dans les détails, en citant beaucoup de chiffres, notamment quand il a abordé les questions fiscales. Alors qu’il avait tout intérêt à « se lâcher », le maire de Bordeaux a paru parfois tendu et emprunté, notamment à la fin de l’émission, lorsqu’il a lâché : « Des regrets, j’en ai beaucoup&#8230; », avant de se reprendre immédiatement : « non en fait pas tellement. » M. Juppé a peiné à trouver le bon positionnement entre la nécessité d’attaquer son rival pour rattraper son retard et le souci de ne pas aller trop loin pour ne pas apparaître trop agressif. Ainsi, il a commencé par s’excuser de l’acidité des débats de ces derniers jours : « Toutes les campagnes amènent à employer des mots un peu forts&#8230; » Jeudi soir, M. Juppé a certes souligné ses divergences avec M. Fillon sur plusieurs points, mais il n’a jamais vraiment interpellé son adversaire pour essayer de faire sortir ce dernier de sa zone de confort. Comme si les réserves exprimées par ses proches ces derniers jours sur son style trop offensif de l’entre-deux tours l’avaient convaincu de baisser de ton. Et comme s’il avait conscience qu’en poursuivant ses critiques frontales, il risquait de perdre des points dans l’électorat de droite, qui exècre les divisions internes. Ce positionnement lui a sûrement donné l’occasion de retrouver ses habits de rassembleur, mais pas forcément le costume du favori. A l’issue de ce grand oral, François Fillon reste plus que jamais en bonne position pour remporter la primaire de la droite.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Malek Boutih : «On ne peut pas laisser François Hollande être candidat»</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/malek-boutih-ne-peut-pas-laisser-francois-hollande-etre-candidat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Nov 2016 10:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[President]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le député PS de l'Essonne, proche de Manuel Valls, le président sortant doit renoncer à se présenter à sa propre succession dans les jours qui viennent.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Par le FIGARO &#8211;  Solenn de Royer</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">INTERVIEW &#8211; Pour le député PS de l&rsquo;Essonne, proche de Manuel Valls, le président sortant doit renoncer à se présenter à sa propre succession dans les jours qui viennent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>LE FIGARO. &#8211; François Hollande doit dire dans les prochains jours s&rsquo;il est candidat à un deuxième mandat ou pas. Souhaitez-vous qu&rsquo;il le soit?</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Malek BOUTIH. &#8211; Non. Il faut que François Hollande comprenne que l&rsquo;horizon lui est fermé. Le président est isolé au sein de la gauche, isolé au sein de son propre parti, isolé chez les militants. Il faut aussi que François Hollande comprenne que son problème, ce ne sont pas les sondages. Son problème, c&rsquo;est lui, ce qu&rsquo;il est, son comportement, le livre dans lequel il s&rsquo;est abondamment confié et, désormais, cette enquête ouverte par le parquet de Paris pour compromission du «secret défense»&#8230;! François Hollande veut sans doute être candidat mais il doit comprendre qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;état de fait. Il ne peut pas imposer sa candidature et dire: «voilà, c&rsquo;est comme ça, il faut se soumettre&#8230;» </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Manuel Valls se tient prêt à être candidat si François Hollande ne l&rsquo;est pas. Le premier ministre peut-il tenter de pousser son avantage ou est-il contraint d&rsquo;attendre la décision du chef de l&rsquo;État? </b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le premier ministre est confronté au défi de la responsabilité face à l&rsquo;irresponsabilité présidentielle. Je l&rsquo;ai dit: François Hollande a démontré qu&rsquo;il y avait désormais un problème sur sa personne. On voit bien que la France vient après lui, et que la gauche vient plus loin encore derrière. Or, on a besoin de tenir les deux bouts de la chaîne: l&rsquo;État, la gauche. Aujourd&rsquo;hui, le premier ministre sert de catalyseur, il rassemble tous ceux qui ne veulent pas de François Hollande pour 2017. Je suis persuadé que ce courant anti-Hollande est désormais majoritaire à gauche. Je dirais même qu&rsquo;il est majoritaire au sein du gouvernement: s&rsquo;il y avait un vote, une majorité de ministres se prononceraient contre une candidature du président sortant. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Pourquoi François Fillon a-t-il réalisé un aussi joli score?</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Parce que d&rsquo;un certain point de vue, il représente, aux yeux de la droite en tout cas, tout le contraire de François Hollande: le sérieux, le statut d&rsquo;homme d&rsquo;État, quelqu&rsquo;un qui assume ses responsabilités, qui ne tergiverse pas, ne manipule pas&#8230;. Contrairement à ce qu&rsquo;ils croient à l&rsquo;Élysée, le score de François Fillon au premier tour de la primaire n&rsquo;est pas une bonne nouvelle pour François Hollande. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Mais concrètement, que peut faire Manuel Valls si François Hollande décidait de se présenter? </b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il ne fera pas de putsch! Mais en même temps, on ne peut pas laisser François Hollande être candidat, on ne peut pas le laisser s&rsquo;imposer à la gauche française. S&rsquo;il y a complot, il n&rsquo;est pas du côté des vallsistes ou de tous ceux qui ne veulent pas de François Hollande. Le complot, il est à l&rsquo;Élysée! Le premier ministre doit donc tenter de rassembler au-delà de ses soutiens traditionnels. Il doit tendre la main à des élus, des personnalités dont on pensait qu&rsquo;elles n&rsquo;étaient pas d&rsquo;accord avec lui&#8230; Mais il faut le faire avec calme. Nous sommes nombreux à poursuivre le même objectif, avec détermination, avec sérieux: faire en sorte que François Hollande renonce à être candidat à sa propre succession.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Politique étrangère : qu’est-ce qui différencie Fillon et Juppé ?</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/politique-etrangere-quest-ce-qui-differencie-fillon-et-juppe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Nov 2016 10:05:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Carnet de campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[droite]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[Juppé]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[primaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les deux finalistes de la primaire de la droite s’opposent nettement sur le conflit syrien et en général sur ce que devrait être la politique française au Moyen-Orient...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">LE </span><span style="color: #000000;">MONDE | Par Marc Semo</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les deux finalistes de la primaire de la droite s’opposent nettement sur le conflit syrien et en général sur ce que devrait être la politique française au Moyen-Orient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’un et l’autre veulent rendre à nouveau audible la voix de la France. Tous deux sont issus du gaullisme mais ils n’en ont pas moins une approche sensiblement différente des grands problèmes du monde et des défis à relever pour l’Union européenne (UE).</span><br />
<span style="color: #000000;">Ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, François Fillon est un « séguiniste » devenu libéral mais resté plutôt souverainiste qui appelle « à bâtir une nouvelle Europe plus respectueuse des nations ». Il insiste notamment sur l’intergouvernemental et les coopérations bilatérales. C’est un peu vieux jeu. Sur la carte de l’Europe qui illustre son programme sur Internet, il y a encore les deux Allemagnes ; les réseaux sociaux s’en sont donnés à cœur joie.</span><br />
<span style="color: #000000;">PUBLICITÉ</span><br />
<span style="color: #000000;">Ancien titulaire de Matignon lui aussi, et deux fois ministre des affaires étrangères, Alain Juppé est un « chiraquien » qui n’hésite pas à assumer des interventions militaires au nom de l’humanitaire. Européen convaincu, il s’inquiète des risques de « dislocation » de l’UE.</span><br />
<span style="color: #000000;">Soulignant que « rien ne pourra se faire sans un couple franco-allemand qui fonctionne et qui ne peut bien fonctionner que s’il est équilibré », il insiste notamment sur la nécessité de construire « une Europe puissance comme l’un des grands pôles du monde de demain ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b><br />
Fillon et « le risque d’une France hors-jeu »</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les deux candidats à la candidature des Républicains (LR) s’opposent en revanche nettement sur le conflit syrien et en général sur ce que devrait être la politique française au Moyen-Orient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« François Fillon se revendique du réalisme dans les relations internationales, c’est-à-dire d’une conception centrée avant tout sur les intérêts et les rapports de force », explique Serge Grouard, député (LR) du Loiret et chargé du « projet » dans l’équipe du candidat, soulignant « le risque, après la victoire de Donald Trump, d’un renforcement d’un binôme américano-russe mettant la France totalement hors-jeu ». La vision d’Alain Juppé s’inscrit dans la continuité de l’action diplomatique française de ces quinze dernières années et d’un resserrement du lien transatlantique. « Cela veut dire affirmer des valeurs communes, comme les droits de l’homme et la démocratie, mais aussi être capable de prendre quand il le faut ses distances par rapport à Washington et aussi de parler franchement à tout le monde », explique le député européen (LR) Arnaud Danjean. Proche du maire de Bordeaux pour les questions internationales, il souligne que « le dialogue avec Moscou ne doit pas signifier pour autant qu’il faille s’aligner sur les positions russes ou reprendre à son compte le narratif du Kremlin sur la lutte contre le terrorisme ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b> Juppé écarte toute alliance avec Assad </b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La priorité des priorités pour François Fillon est, comme le clame le titre de son dernier livre, de « vaincre le totalitarisme islamique ». « Nous ne sommes pas confrontés à une menace ponctuelle, passagère, mais à un mouvement puissant, visant à prendre le contrôle d’une grande partie du monde avec des méthodes et une idéologie totalitaire, voire une tentation génocidaire à l’encontre des chrétiens d’Orient, des juifs qu’ils veulent expulser d’Israël », expliquait-il, début octobre, au site Atlantico, évoquant même « le risque d’une troisième guerre mondiale ». De ce constat découle son attitude vis-à-vis de Damas. « Il n’y a que deux camps en Syrie et non pas trois comme on le dit souvent. Le camp de ceux qui veulent mettre en place ce régime totalitaire [islamiste] et il y a les autres ; moi je choisis les autres », indiquait-il lors de l’un des débats télévisés d’avant le premier tour. François Fillon promet aussi « de rouvrir au moins un poste diplomatique pour avoir un canal de discussion avec le régime syrien ». Ce serait un tournant lourd de symbole. Paris avait décidé, en mars 2012, de fermer son ambassade et de rompre les relations avec le « boucher de Damas », coupable de massacrer son propre peuple. A l’époque, M. Fillon était premier ministre et M. Juppé ministre des affaires étrangères. Ce dernier, qui avait saisi toute la portée des printemps arabes assume ses choix. « En Syrie, nous sommes dans une impasse totale mais nous ne devons pas renoncer à l’exigence de justice et de paix pour le peuple syrien », répète-t-il volontiers. Il rappelle que si la priorité est de combattre l’EI, cela ne peut passer par une alliance avec Assad. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Des positions tout aussi tranchées sur la Russie </b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Fillon estime, lui, que la diplomatie française s’est fourvoyée ces dernières années, « en s’accrochant à l’idée que tant que Bachar serait là, rien ne serait possible ». Certains de ses partisans, comme le député (LR) des Français établis hors de France, Thierry Mariani – il est par ailleurs vice-président du groupe d’amitié franco-russe à l’assemblée nationale –, et la députée (LR) des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer, avaient pris le chemin de Damas, en mars, lors d’un voyage controversé. François Fillon s’y est toujours refusé. Mais il s’est engagé pour la défense des chrétiens d’Orient. Il appelle aussi à rééquilibrer en faveur de l’Iran les alliances de la France au Moyen-Orient, qui a misé sur les puissances sunnites et notamment l’Arabie saoudite accusée d’être « à l’origine du phénomène intégriste au sein de l’islam ». Face à Poutine leurs positions sont tout aussi tranchées. François Fillon se flatte de ses bonnes relations avec l’homme fort du Kremlin. Dans une intervention sur la chaîne publique russe, il a salué, le 23 novembre, « un homme politique qui se distingue nettement de ses homologues sur le reste de la planète ». Pour M. Fillon, la Russie est incontournable et pas uniquement dans la lutte contre le totalitarisme islamique. « L’enjeu est de savoir si l’on encourage un rapprochement de l’Europe avec la Russie, ou si on la rejette vers une Asie en passe de devenir le nouveau centre de gravité du monde », remarque Serge Grouard. Se disant « ni poutinolâtre, ni poutinophobe », Alain Juppé reconnaît la nécessité d’un dialogue politique avec la Russie tout en l’appelant « à tourner la page de l’après-guerre froide » et « à respecter les accords internationaux ». Une claire allusion à l’annexion par la force de la Crimée au printemps 2014, la première en Europe depuis la fin de deuxième guerre mondiale.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>A l’approche du premier tour des primaires de la droite et du centre, les questions des électeurs se font de plus en plus pressantes et les réponses avancées seront sans doute déterminantes pour le vote.</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/1572-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Nov 2016 16:47:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Carnet de campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[droit]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[france étranger]]></category>
		<category><![CDATA[Juppé]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Primaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>10 questions à Alain Juppé sur sa vision des relations internationales et de la politique étrangère de la France.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><i>A l’approche du premier tour des primaires de la droite et du centre, les questions des électeurs se font de plus en plus pressantes et les réponses avancées seront sans doute déterminantes pour le vote. Si on a tendance à considérer que les questions de politique étrangères n’intéressent pas beaucoup les Français, elles sont d’ailleurs souvent reléguées aux marges des débats électoraux, le contexte international actuel les replacent au cœur de toutes les préoccupations. De la crise en Libye à la guerre en Syrie contre Bachar Al-Assad et l’Etat islamique, la situation au Moyen-Orient est très préoccupante et n’a sans doute jamais été autant liée aux enjeux intérieurs que connaissent la France et l’Europe : la crise des migrants, le départ en Syrie de djihadistes français vers l’Etat islamique et leur retour en Europe, la multiplication des attentats terroristes, la montée d’un islam politique ici ; sans oublier les relations avec les pays du Golfe dont les conséquences intérieures sont nombreuses : influence grandissante du Qatar avec ses investissements massifs en France, financements occultes de l’Arabie Saoudite en direction des mosquées salafistes, etc. Ces enjeux complexes nécessitent que soit déployée au plus haut niveau de l’Etat une vision stratégique globale et sûre d’elle-même, des objectifs diplomatiques clairs et ambitieux. Le rôle de la France sur la scène internationale est essentiel, c’est pourquoi nous souhaitons transmettre à tous les candidats un certain nombre de questions :</i></strong></span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt; color: #000000;"><strong>10 questions à Alain Juppé sur sa vision des relations internationales et de la politique étrangère de la France.</strong></span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000;"><b>Selon vous, quelles sont les principales valeurs que la France doit incarner sur la scène internationale ?</b></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Ma position sur ce sujet est claire. Pour moi, la France doit résolument s&rsquo;engager partout dans le monde en faveur du respect des droits de l&rsquo;homme, de l&rsquo;Etat de droit et de la démocratie. L&rsquo;universalité des droits de l&rsquo;homme n&rsquo;est pas négociable. </span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Dans un monde de plus en plus désordonné, je veux opposer la capacité de notre pays à créer du lien et du dialogue, à promouvoir la règle de droit dans les relations internationales au lieu du rapport de forces. Membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, la France a un rôle unique à jouer en faveur de la paix et de la sécurité dans le monde, en faveur d&rsquo;une gouvernance internationale plus juste et efficace, en faveur d&rsquo;une prospérité partagée, à commencer par les plus pauvres. Et c&rsquo;est pour cela que notre pays doit jouer un rôle encore plus actif en soutien aux objectifs pour le développement durable (ODD) d&rsquo;ici 2030. Sans parler, naturellement, de son rôle aux avant-postes dans la lutte contre le changement climatique, qui est un enjeu majeur pour l&rsquo;avenir de l&rsquo;humanité.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="2">
<li><span style="color: #000000;"><b> Etant donnée son histoire nationale, la France représente traditionnellement et partout dans le monde le pays des droits de l’Homme. Pourtant, la diplomatie française est aujourd’hui souvent marquée par les exigences de la « realpolitik ». Où placerez-vous le curseur entre défense des droits de l’Homme et priorisation des intérêts « froids » de l’Etat ?</b></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Vous dites que la diplomatie française est aujourd&rsquo;hui marquée par les exigences de la « Realpolitik ». C&rsquo;est vrai et je le regrette. Je l&rsquo;ai dit à plusieurs reprises et certains me l&rsquo;ont reproché. La défense des intérêts de la nation est l&rsquo;objectif premier de notre diplomatie. Mais je ne crois pas que les droits de l&rsquo;homme et les valeurs de liberté soient négociables. Leur défense est quelque chose de différent des relations économiques et commerciales. Ce sont deux domaines qui ne sont pas du même ordre. Et je veillerai avec intransigeance à ce qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de confusions entre les genres.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="3">
<li><span style="color: #000000;"><b> Si nous nous penchons sur le cas de l’Arabie Saoudite (qui vous a été soumis lors du dernier débat télévisé), comment comptez-vous adresser les violations des droits de l’Homme qui y ont court ? Comment dans le même temps mettre l’Arabie Saoudite face à ses responsabilités concernant la lutte contre l’Etat islamique et l’islam radical de manière plus générale ?</b></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">L&rsquo;Arabie Saoudite est un interlocuteur du jeu régional au Moyen-Orient. Je rappelle qu&rsquo;elle est membre du G20. A ce double titre, l&rsquo;Arabie Saoudite doit se comporter comme un acteur régional responsable. C&rsquo;est dans cet esprit que je mènerai avec elle un dialogue politique respectueux mais très exigeant, dont aucun sujet ne sera exclu. </span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Je ferai d&rsquo;ailleurs exactement la même chose avec l&rsquo;Iran. L’objectif d’une diplomatie responsable est de faire que l’Iran et les pays arabes comprennent ensemble la menace de Daech et décident ensemble de l’affronter.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="4">
<li><span style="color: #000000;"><b> S’agissant du Qatar, les électeurs attendent également des réponses précises. L’ouvrage « Nos très chers émirs » publié par Georges Malbrunot et Christian Chesnot a fait grand bruit et replace sur le devant de la scène les relations ambigües entre les responsables politiques et les émirs du Qatar. Comment comptez-vous mettre fin à ces liens de copinage qui nuisent à la crédibilité et à l’indépendance des positions françaises sur la scène internationale ? </b></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">J&rsquo;ai pris connaissance de cet ouvrage, comme beaucoup. Je n&rsquo;ai naturellement aucun élément en ma possession me permettant d&rsquo;apprécier la réalité de ce qui est décrit. Certaines choses sont graves. Moralement inacceptables même de la part de responsables publics. D&rsquo;autres sont répréhensibles. Si c&rsquo;est le cas, c&rsquo;est à la justice de l&rsquo;apprécier.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="5">
<li><span style="color: #000000;"><b> La France est engagée en Syrie. Si vous étiez Président de la République, quelle serait votre position ? Défendrez-vous ce « ni-ni »-là : « ni Bachar Al-Assad ni Etat islamique » ?</b></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises sur ces questions, absolument majeures. Mes pensées vont d&rsquo;abord au peuple syrien, qui est martyrisé depuis cinq ans.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Pour un responsable politique d&rsquo;un pays démocratique, l&rsquo;alternative n&rsquo;est pas celle que vous décrivez. Ma priorité absolue est  la lutte contre Daech et l&rsquo;anéantissement des capacités de nuisance du terrorisme islamique. Cet objectif requiert une absolue priorité car c&rsquo;est la sécurité de nos concitoyens et des pays de la région qui est en jeu. </span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Il n&rsquo;en reste pas moins que Bachar El Assad, qui est responsable de la mort de 300 000 à 400 000 de ses compatriotes, n&rsquo;a plus aucune légitimité pour diriger la Syrie. Comment peut-on imaginer une seule seconde combattre le terrorisme djihadiste avec un dictateur génocidaire comme Bachar Al-Assad, qui en est la principale cause de diffusion ?</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="6">
<li><span style="color: #000000;"><b> Comment envisagez-vous la relation avec la Russie de Vladimir Poutine ? L’armée russe, soutien de Bachar Al-Assad, a été accusée de crimes de guerre dans la ville d’Alep, où de nombreuses cibles civiles ont été visées. Quelle sera votre ligne rouge vis-à-vis du Président russe?</b></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">On classe souvent les responsables politiques français suivant qu&rsquo;ils sont favorables ou défavorables au Président Poutine. Cela n&rsquo;a pas de sens. Je ne me détermine pas de cette façon. Je ne suis ni poutinolâtre, ni poutinophobe. Je défends les intérêts de la France, de la paix et de la sécurité. Ainsi que de la légalité internationale en matière de relations entre les états et de droit humanitaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Mon message à la Russie est simple : la Russie et l’Union européenne ne sont pas des rivales car elles sont l’Europe ensemble. La Russie fait partie de la famille des Etats européens. C&rsquo;est un grand pays, avec une histoire et une culture exceptionnelles. Sans la Russie, l’Europe est mutilée. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Je crois à l’idée d’un partenariat avec la Russie pour garantir une sécurité commune et une prospérité partagée sur toute la zone euro-asiatique. Notre dialogue politique doit reprendre. Je souhaite qu’une pleine application des accords de Minsk avec l’Ukraine permette une levée des sanctions et une baisse des tensions. Mais il appartient aussi à la Russie de tourner la page de l’après-guerre froide, de renoncer aux divisions d’autrefois et de respecter les accords internationaux qui fondent la paix européenne. Le rapport de force, le réarmement et les vieilles logiques de blocs ne peuvent être les seuls critères d’une politique européenne, au détriment de logiques gagnant-gagnant. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">En Syrie, nous sommes dans une impasse totale. Les trêves échouent les unes après les autres. Mais nous ne devons pas, là non plus, renoncer à l’exigence de justice et de paix pour le peuple syrien. Nous avons une priorité, combattre Daech. Mais ce ne peut être une raison pour, comme le fait la Russie en voulant liquider toute opposition respectable au régime, s’allier avec Assad. La Russie doit réfléchir sérieusement et sincèrement à une solution politique. Attendre encore et bombarder toujours, avec l’illusion d’une victoire totale, c’est se rendre complices de crimes de guerre et, pour la Russie, prendre le risque de s’enliser dans un nouvel Afghanistan.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="7">
<li><span style="color: #000000;"><b> Le Brexit a porté un coup cinglant à l’Europe, déjà fragilisée de toutes parts. Quelles sont vos propositions pour redonner une dynamique positive à l’Union européenne ?</b></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Avec le Brexit et la montée des mouvements antieuropéens dans les tous les pays, l&rsquo;Europe est aujourd&rsquo;hui menacée de dislocation. Et la crise est profonde. Elle vient du sentiment d&rsquo;impuissance sur les flux migratoires, la croissance et l&#8217;emploi. Elle est alimentée par ce sentiment de distance des institutions. Si nous nous séparons, nous deviendrons des états vassaux des grandes puissances. Je ne m&rsquo;y résigne pas. Le départ du Royaume-Uni est regrettable mais il impose de se placer d’abord du point de vue des intérêts de l’Europe. Il va falloir changer l&rsquo;Europe et retrouver un désir d&rsquo;Europe.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Pour cela il faut être clair : d&rsquo;abord il n&rsquo;y aura pas de nouvel élargissement. Pas de Turquie en Europe ! Ensuite, il faut ramener l&rsquo;Union Européen à son rôle &#8211; les négociations commerciales, les grandes politiques structurantes, l&rsquo;énergie, le numérique et la monnaie pour la zone euro &#8211; et rapatrier tout le reste au niveau national. Il faut renforcer la zone euro et donc aller plus loin dans l&rsquo;harmonisation fiscale et la définition d&rsquo;un socle commun de droits sociaux, protecteurs pour les peuples européens. Enfin, il faut un nouveau Schengen avec ceux qui le veulent. Mais rétablir des frontières closes entre la France et l&rsquo;Allemagne serait une </span><a style="color: #000000;" href="http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_regressions.html#xtor=SEC-3168"><span style="font-weight: 400;">régression</span></a><span style="font-weight: 400;"> historique et dangereuse.</span></span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="8">
<li><span style="color: #000000;"><b> Comment définissez-vous le rôle que pourrait jouer la France dans la résolution du conflit israélo-palestinien ? La dernière conférence de la paix organisée à Paris sans les parties au conflit a été un échec. Comment envisagez-vous la médiation de la France pour ramener Israéliens et Palestiniens à des négociations directes ? Etes-vous favorable à la reconnaissance unilatérale de l’Etat de Palestine par la France et/ou par l’Europe ?</b></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">La sécurité d&rsquo;Israël n&rsquo;est pas négociable. En ces temps troublés au Moyen-Orient, je veux rendre hommage à la remarquable responsabilité et à la grande sagesse dont ont fait preuve les autorités israéliennes tout au long de la crise syrienne alors que le conflit amenait le chaos à leurs frontières. </span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">S&rsquo;agissant de la question israélo-palestinienne, je regrette que le processus de paix soit aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;impasse. Je souhaite que les discussions pour une négociation politique permettant la coexistence de deux Etats vivant pacifiquement côte à côte puissent reprendre. Je serai très attentif aux positions qui vont être prises sur ce sujet dans cette phase de renouvellement de nombreux gouvernements. Si la France, avec le rôle qui a toujours été le sien, peut aider, alors je n&rsquo;hésiterai pas à m&rsquo;engager. La priorité est aujourd&rsquo;hui la reprise des négociations et d&rsquo;un processus de paix.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="9">
<li><span style="color: #000000;"><b> Les positions françaises à l’UNESCO (vote favorable puis abstention) concernant des résolutions ouvertement anti-israéliennes (deux résolutions niant très directement le lien entre le judaïsme et les lieux saints de Jérusalem) ont beaucoup choqué. A l’avenir, quel sera votre positionnement ? Plus largement, comptez-vous pointer du doigt le biais systématique vis-à-vis d’Israël aux Nations-Unies et participer au rétablissement d’un équilibre ?</b></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Je  regrette profondément le cafouillage complet auquel ont donné lieu ces résolutions à l&rsquo;UNESCO de la part des autorités françaises. Je comprends le trouble qu&rsquo;elles ont provoqué. C&rsquo;est, hélas, la marque de fabrique de beaucoup de décisions  des autorités politiques françaises actuellement… Je déplore la position française sur cette résolution concernant le Mont du Temple. Nul ne peut délégitimer la présence du peuple juif à Jérusalem. </span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Pour ma part, je suis et serai toujours attentif à ce que soit garanti le respect des lieux sacrés du judaïsme à Jérusalem et reconnu le lien indissoluble entre le judaïsme et Jérusalem. Cette ville revêt une importance  capitale pour les trois grands monothéismes. Et nul ne saurait se voir contester ce droit fondamental qu’est l’accès aux Lieux Saints de sa foi. C’est la raison pour laquelle je suis attaché à ce que soit respecté le </span><i><span style="font-weight: 400;">statu quo</span></i><span style="font-weight: 400;"> sur Jérusalem, d’autant plus nécessaire dans les moments où, comme celui que nous vivons, les tensions s’exacerbent.</span></span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="10">
<li><span style="color: #000000;"><b> Lors de sa campagne, le candidat républicain a dit qu’il souhaitait que les Etats-membres de l’OTAN augmentent leur participation financière pour assurer leur sécurité, faute de quoi il menacerait de sortir de l’organisation. Dans une Amérique désormais dirigée par Donald Trump, comment envisagez-vous la relation transatlantique pour les années à venir ?</b></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Nous verrons bien ce que fera M. Trump. Quoi qu&rsquo;il en soit, c&rsquo;est le moment où jamais pour l&rsquo;Europe de se doter d&rsquo;une capacité de sécurité et de défense autonomes. L&rsquo;idée que le parapluie américain sera toujours là est révolue. Il faut que l&rsquo;Europe contribue davantage à sa sécurité. C&rsquo;est un moment de vérité pour nous, même si je ne pense pas que les Etats-Unis quitteront l&rsquo;Otan.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">En revanche, je pense que les Américains vont effectivement exiger de leurs alliés européens qu&rsquo;ils contribuent davantage à leur défense. L&rsquo;enjeu pour l&rsquo;Otan est le suivant : doit-on accepter de payer plus sans commander ? J&rsquo;avais émis quelques réserves pour cette raison lorsque nous avons rejoint le commandement intégré de l&rsquo;Otan. On ne peut pas accepter d&rsquo;augmenter notre capacité de défense pour se mettre sous commandement américain. Nous devons développer nos propres capacités et l&rsquo;élection de Donald Trump nous y encourage.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La lutte contre le terrorisme au centre du débat des primaires</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/la-lutte-contre-le-terrorisme-au-centre-du-debat-des-primaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2016 07:11:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que nous sommes à huit mois de l'élection présidentielle, les rendez-vous politiques majeurs commencent à se multiplier. Certains sujets émergent davantage, comme la lutte contre le terrorisme...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alors que nous sommes à huit mois de l&rsquo;élection présidentielle, les rendez-vous politiques majeurs commencent à se multiplier. Alors que la droite se prépare à désigner fin novembre son candidat, certains sujets émergent davantage, comme la lutte contre le terrorisme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le 7 juillet dernier, la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, présidée par le député LR Georges Fenech qui s’est d’ailleurs rendu en Israël cette semaine pour étudier le modèle sécuritaire israélien et le fonctionnement de la rétention administrative, présentait son rapport, dans lequel elle analyse les dysfonctionnements des moyens de lutte contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 et préconise des solutions pour y remédier. Depuis l’Etat d&rsquo;urgence, le fichier européen PNR, la déradicalisation des candidats au djihad, les blocages de sites Internet, la déchéance de nationalité… ont largement été discutés par les candidats et créé les premières lignes de clivage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nicolas Sarkozy, qui s’est vu reprocher de proposer des mesures qu’il a lui-même supprimé lors de son mandat, considère que la France doit adapter son appareil juridique à la menace terroriste, quitte à modifier la Constitution et l&rsquo;équilibre de l&rsquo;État de droit. « <em>Plus nous tardons à adapter l&rsquo;État de droit, moins nous assurerons la sécurité des Français</em> », explique-t-il. François Hollande estime quant à lui que « <em>la seule voie qui vaille et qui est efficace, c&rsquo;est celle de l&rsquo;État de droit </em>», prenant pour preuve les tentatives d&rsquo;attentats déjouées ces derniers jours. Les adversaires de Nicolas Sarkozy à la primaire se sont également exprimés sur le terrorisme. Ainsi, Jean-François Copé a dénoncé « <em>les atermoiements face à l&rsquo;islamisme </em>» de l&rsquo;ancien président et moqué les «<em>fausses solutions</em> ». Hervé Mariton a, lui, mis en garde contre les «<em>réponses en apparence viriles mais impraticables</em>». Le député de la Drôme juge en effet que « <em>mettre tous les fichés S en rétention est impossible numériquement et juridiquement</em> ». Bruno Le Maire, de son côté, plaidepour une « <em>justice d&rsquo;exception</em> », souhaitant notamment que la « <em>prison préventive</em> » devienne «<em> la règle</em> ». « <em>Dans le cadre légal actuel, notre justice ne peut pas prévenir les actes terroristes : elle ne pourra que les condamner</em> », explique-t-il dans une brochure de campagne. «<em> Pour prévenir des actes exceptionnels, il faut une justice d&rsquo;exception</em>. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour Alain Juppé enfin, on peut avoir pour objectif « <em>l&rsquo;identité heureuse</em> » tout en maintenant une grande fermeté en matière de sécurité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Depuis l’attentat de Nice, le 14 juillet dernier, l’opposition évoque une «<em>gauche tétanisée</em> », selon l’expression employée par Nicolas Sarkozy et un exécutif trop passif pour assurer la protection des Français. Pour François Fillon, « <em>l&rsquo;élection présidentielle ne peut pas se résumer à un débat sur le terrorisme. C&rsquo;est le choix de l&rsquo;avenir de notre pays, d&rsquo;un modèle de société, pas le choix d&rsquo;un super-ministre de l&rsquo;Intérieur</em>», explique-t-il, ajoutant que « la libération de l&rsquo;économie est tout aussi centrale que la lutte antiterroriste ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En ce mardi 20 septembre, François Hollande et de nombreux membres du gouvernement et de l’opposition, dont Nicolas Sarkozy, assistent à la cérémonie d’hommage aux victimes du terrorisme, organisée depuis 1998 par les associations. Les actes terroristes ne constituent plus aujourd&rsquo;hui un épiphénomène mais une constante de notre société, c&rsquo;est pourquoi il est urgent de repenser profondément notre système de défense, l’adapter à ce changement de paradigme avec les outils nécessaires, même s&rsquo;ils peuvent parfois déroger à l&rsquo;Etat de droit.</span></p>
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