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	<title>Note stratégiques mensuelles | ELNET</title>
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	<title>Note stratégiques mensuelles | ELNET</title>
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		<title>Note de synthèse : Durban IV, procès implicite de l&#039;Occident ?</title>
		<link>https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/note-de-synthese-durban-iv-proces-implicite-de-loccident/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ELNET France]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 11:41:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>ELNET fait partie des organisations ayant alerté les autorités politiques françaises et européennes sur les intentions réelles de la conférence de Durban IV qui s’est tenue le 22 septembre dernier aux Nations unies. Là où Durban I avait clairement montré un biais antisémite et antisioniste, Durban IV a élargi la haine d’Israël à celle de l’Occident, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>ELNET fait partie des organisations ayant alerté les autorités politiques françaises et européennes sur les intentions réelles de la conférence de Durban IV qui s’est tenue le 22 septembre dernier aux Nations unies. Là où Durban I avait clairement montré un biais antisémite et antisioniste, Durban IV a élargi la haine d’Israël à celle de l’Occident, grand absent à cet événement. La mobilisation a été un vrai succès diplomatique puisque 38 pays (au rang desquels les États-Unis, Israël, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne) ont boycotté la conférence. Que peut-on en retenir ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le sillage de la 76<sup>e</sup> session de l’Assemblée générale des Nations unies, un nombre réduit de chefs d’états et de représentants se sont rassemblés le 22 septembre 2021 pour commémorer le 20<sup>ème</sup> anniversaire de la Déclaration de Durban et de son Plan d’action, adoptés en septembre 2001 et supposés servir de support d’encadrement à la lutte antiraciste et contre toutes les formes de discrimination dans le monde. Les images d’un hémicycle réduit à peau de chagrin ont davantage donné l’impression d’un entre-soi de régimes dictatoriaux et autres démocraties plus ou moins respectueuses des droits de l’homme que d’un réel mouvement de solidarité internationale, pourtant présenté comme tel.</p>
<p style="text-align: justify;">La session de clôture, sensée dresser le bilan de ces vingt dernières années et animée par Abdullah Shahid, Président de l’Assemblée générale des Nations unies, a fait se succéder à la tribune les porte-paroles des deux groupes de travail : Naledi Pandor, Ministre des relations internationales et de la coopération  de l’Afrique du Sud, Pacôme Moubelet Boubeya, Ministre des Affaires étrangères du Gabon, et s’est conclue sur le discours d’Ilze Brands-Kheris, Sous-Secrétaire générale des Nations unies aux droits de l’homme.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Un focus sur les discriminations endurées par les personnes d’origine africaine</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs thèmes sont revenus dans les discussions. Toutefois, l’omniprésence des discriminations spécifiques endurées par les personnes d’origine africaine pour des raisons historiques et systémiques (colonisation, esclavage, traite atlantique), au niveau interne comme institutionnel, a révélé le poids des pays africains comme groupe majoritaire parmi les participants et l’engagement plus général des Nations unies en faveur d’une reconnaissance spécifique pour les populations d’origine africaine<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. L’apparente vertu des pays africains et caribéens avec leurs efforts affirmés pour inscrire la lutte contre le racisme au niveau constitutionnel ou grâce à des initiatives institutionnelles (musées de l’esclavage entre autres, divers instruments à l’échelle régionale) a ainsi été mise en exergue.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Une désignation indirecte de l’Occident coupable</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’omission des mesures et des politiques à l’œuvre en Occident, pourtant lieu originel de la lutte antiraciste, des droits de l’homme et de l’universalisme, s’apparente à une désignation, en creux, des États-Unis et de l’Europe comme coupables. L’insistance sur le besoin de réparations (« justice réparative ») à l’égard des populations des anciennes colonies, a clairement montré une différenciation entre pays victimes et pays oppresseurs. Les discriminations résultant de la pandémie de la Covid-19, avec le « nationalisme vaccinal » et le racisme à l’égard des personnes d’origine asiatique, est aussi venu à l’appui de cette condamnation indirecte des absents. Deux mentions faites à la lutte nécessaire contre l’antisémitisme et à l’utilité de la journée mondiale de la Shoah (en parallèle de l’esclavage comme crime contre l’humanité), ont sûrement tenté de désamorcer certaines critiques, mais révèlent des comparaisons très approximatives voire douteuses. Les Palestiniens ont ainsi été mis sur le même plan que les Rohingyas comme minorité discriminée. L’origine des discriminations et des violations des droits des migrants et des femmes n’a bien sûr pas été évoquée, de peur sans doute de pointer du doigt la responsabilité des États experts dans ces domaines et présents dans l’hémicycle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La lutte antiraciste au prisme de l’idéologie woke : le rejet de l’universalisme</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le biais de l’idéologie <em>woke</em> a révélé son influence dans les discours. Plusieurs concepts (l’intersectionnalité des discriminations, le racisme systémique, les discriminations de genre), les références (allusion à Black Lives Matter, à George Floyd ou aux peuples « indigènes ») et les idées (le racisme se propage dans tous les secteurs de la société, l‘approche doit être centrée sur les victimes) ont écarté délibérément la question des discriminations sexuelles, pourtant centrale dans cette grille de lecture.</p>
<p style="text-align: justify;">Durban, loin de montrer son efficacité et sa légitimité dans la lutte antiraciste et contre toutes les formes de discrimination, a une fois de plus prouvé son rejet de l’universalisme et sa volonté de réécrire l’histoire. ELNET reste vigilant et mobilisé sur ces questions pour continuer à combattre toute démarche de délégitimation et promouvoir un véritable dialogue entre l’Europe et Israël, respectueux des valeurs universalistes, démocratiques et républicaines.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> En décembre 2013, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution <a href="http://undocs.org/fr/A/RES/68/237">68/237</a>, dans laquelle elle a proclamé la période 2015-2024 Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, dont le thème est le suivant : « Personnes d’ascendance africaine : considération, justice et développement ».</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<item>
		<title>L’autre front du conflit israélo-palestinien : la guerre des images ou l’instrumentalisation des médias internationaux</title>
		<link>https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/lautre-front-conflit-israelo-palestinien-guerre-images-linstrumentalisation-medias-internationaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ELNET France]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Sep 2021 10:03:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ne compte plus le nombre de guerres auxquelles Israël a dû faire face pour se défendre contre les attaques de ses ennemis et préserver son existence, toujours menacée 73 ans après son indépendance. Le conflit israélo-palestinien, contrairement à bien d’autres laissés dans l’oubli, a depuis son origine été surmédiatisé. Il déchaîne les passions, octroyant [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">On ne compte plus le nombre de guerres auxquelles Israël a dû faire face pour se défendre contre les attaques de ses ennemis et préserver son existence, toujours menacée 73 ans après son indépendance. Le conflit israélo-palestinien, contrairement à bien d’autres laissés dans l’oubli, a depuis son origine été surmédiatisé. Il déchaîne les passions, octroyant ainsi un rôle de premier plan à la presse et aux médias internationaux. Les innombrables polémiques ou imprécisions ont ouvert un nouveau front d’une infinie perversité. Un traitement biaisé de l’information transformé en guerre des images qui dure depuis des décennies mais qui a pris une toute autre intensité avec l’émergence d’Internet et des réseaux sociaux ces dernières années. La récente confrontation avec le Hamas a prouvé que cette menace d’abord virtuelle était devenue tangible et pouvait avoir des conséquences bien au-delà du Moyen-Orient.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Mais d’où vient cette hostilité des médias internationaux ? Et comment se manifeste-t-elle? Quelles conséquences engendre-t-elle ? Ce document tente de répondre à ces différentes interrogations.</span></p>
<h2 style="text-align: left;"></h2>
<h2 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">1- Le tournant de 1967</span></h2>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Jusqu’en 1967, la majorité des gouvernements occidentaux apportent leur soutien à Israël, créé une vingtaine d’années auparavant à la suite du plan de partage proposé par l’ONU en 1947. Alors qu’il vient de proclamer son indépendance, seulement quelques années après la Seconde Guerre mondiale et ses ravages, le jeune Etat hébreu, entouré de multiples ennemis, doit lutter pour son existence. A cette époque où l’on parle encore de “conflit israélo-arabe”, Israël est considéré comme le plus faible par l’opinion publique. Il semble donc naturel pour beaucoup de médias de se ranger derrière lui.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Mais avec la Guerre des Six Jours (1)</span><span class="JsGRdQ">, l’image du petit Etat hébreu menacé bascule brusquement. Cette victoire éclair contre plusieurs armées arabes et l’élargissement de son territoire, démontrent la puissance de l’armée israélienne et altèrent durablement l’image du pays </span><span class="JsGRdQ">(2)</span><span class="JsGRdQ"> qui devient “le cruel occupant de territoires qui ne lui appartiennent pas”, révélant par là même la “question palestinienne” jusqu’ici largement ignorée. Cette inversion des rôles est renforcée par une phrase restée dans toutes les mémoires. C’est en effet à cette époque que le Général de Gaulle qualifie les Juifs de “peuple d’élite, sûr de lui et dominateur”.</span></p>
<h2 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">2- La deuxième Intifada ou le parti pris des journalistes</span></h2>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Ce conflit désormais mondialement connu, dure encore et encore. Des confrontations successives qui aboutissent à la première Intifada en 1987 puis à la seconde dans les années 2000. A cette époque, la couverture médiatique est impressionnante : près de 900 journalistes sont installés sur place au printemps 2002 </span><span class="JsGRdQ">(3)</span><span class="JsGRdQ">, du jamais vu, notamment car l’Etat d’Israël est un régime démocratique qui respecte scrupuleusement la liberté de la presse.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Mais la réalité sur le terrain est d’une complexité redoutable. Les reporters internationaux présents cherchent donc à simplifier les enjeux à l’extrême. Les spectateurs ont naturellement tendance à se fier aux médias pour se forger une opinion sans remettre en cause les informations dévoilées </span><span class="JsGRdQ">(4)</span><span class="JsGRdQ">. En ce sens, le narratif joue un rôle de premier plan. Insidieusement, il suffit de commencer par annoncer “un raid israélien” en mentionnant plus tard “l’explosion ou le bombardement auquel ce raid répondait”, pour créer dans l’esprit du spectateur ou du lecteur une opinion en décalage avec la réalité </span><span class="JsGRdQ">(5)</span><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">De très nombreux exemples viennent étayer cette thèse. Dans un entretien, le chercheur et professeur en sociologie Daniel Dayan relate notamment une séquence sans paroles, visionnée sur la chaîne européenne </span><span class="JsGRdQ">Euronews</span><span class="JsGRdQ"> pendant la deuxième Intifada. Il s’agit d’un petit garçon palestinien face à des soldats israéliens armés. Ces derniers, maintenus à bonne distance, lui hurlent de se déshabiller. A première vue, le spectateur peut sembler indigné par ce comportement inhumain. En réalité, l’enfant porte sur lui une charge explosive qu’il n’a pas enclenchée. Les militaires tentent donc de le désarmer en lui demandant de se dévêtir afin de le sauver </span><span class="JsGRdQ">(6)</span><span class="JsGRdQ">. Mais les images diffusées par </span><span class="JsGRdQ">Euronews</span><span class="JsGRdQ"> ne contextualisent pas cette séquence et montrent une toute autre réalité qui n’a jamais été démentie. Il n’est donc pas surprenant que le fameux thème de la “réponse proportionnée”, émerge de plus en plus dans les représentations médiatiques.</span></p>
<h2 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">3- L’affaire Mohammed Al-Dura</span></h2>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">S’il ne fallait citer qu’une seule autre occurrence emblématique, ce serait sans nul doute la mort du jeune Mohammed Al-Dura. Le 30 septembre 2000 au deuxième jour de la seconde Intifada, cet enfant palestinien de 12 ans est tué dans les bras de son père près du carrefour de Netzarim dans la bande de Gaza (cf. image ci-dessous).</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-09.54.13.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-13093" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture-d’écran-2021-09-17-à-09.54.13-1024x498.png" alt="" width="1024" height="498" /></a></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">La scène est filmée par un caméraman palestinien présent sur place, Talal Abou Rahma, employé par France 2. Charles Enderlin, à l’époque correspondant permanent pour la chaîne, réalise un reportage dont les images, mises gracieusement à la disposition de nombreux médias, feront le tour du monde.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Dans son commentaire, le journaliste franco-israélien affirme que “Jamal et son fils Mohammed sont la cible de tirs venus de la position israélienne. Son père tente de le protéger&#8230; Une nouvelle rafale. Mohammed est mort et son père gravement blessé”. Assister impuissant à la mort d’un enfant en direct est évidemment une tragédie qui ne peut qu’émouvoir tout spectateur. Il n’est donc pas étonnant que cet événement provoque une onde de choc. Comme le souligne Jérôme Bourdon de l’Université de Tel-Aviv, “si elle n’avait pas été imagée, la mort de Mohammed Al-Dura aurait été un chiffre, une ligne de plus dans une dépêche d’agence” </span><span class="JsGRdQ">(7)</span><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">L’armée commence par reconnaître que l’enfant a potentiellement pu être tué par ses troupes </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2003/06/who-shot-mohammed-al-dura/302735/" target="_blank" rel="noopener">(8)</a><span class="JsGRdQ">. Mais elle comprend qu’une enquête sera nécessaire pour s’en assurer. Naturellement, l’image d’Israël est fortement écornée, ce qui incite certains à mettre en doute la partialité des médias dans le traitement du conflit. Les répercussions se font sentir jusqu’en Europe et surtout en France. Les faits décrits par Charles Enderlin sont contestés par des personnalités ou organisations bien connues comme Alain Finkielkraut, le CRIF ainsi que Philippe Karsenty &#8211; directeur d’un site d’analyse des médias &#8211; ouvrant la voie à un procès contre le journaliste. La bataille judiciaire dure plus d’une décennie. Mais les plaignants sont déboutés et Charles Enderlin est conforté. Pourtant, des incohérences ont été soulignées dans un documentaire allemand &#8211;  »</span><span class="JsGRdQ">Trois balles et un enfant mort »</span> <a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://vimeo.com/67662480" target="_blank" rel="noopener">(9)</a><span class="JsGRdQ"> d’Esther Shapira &#8211; mais surtout dans un rapport de l’armée israélienne publié en 2013 et relayé par le magazine </span><span class="JsGRdQ">Le Point</span><span class="JsGRdQ">. Le document d’une quarantaine de pages affirme que l’enfant, s’il a été tué, ne l’aurait pas été par les balles tirées depuis la position israélienne </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lepoint.fr/medias/affaire-al-doura-israel-conteste-la-version-de-france-2-20-05-2013-1669903_260.php" target="_blank" rel="noopener">(10)</a><span class="JsGRdQ">. Mais en France, ce rapport n’est pas considéré comme crédible.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">L’historien américain Richard Landès a lui aussi mené sa propre enquête sur l’affaire. Comme d’autres, il est persuadé que la mort de Mohammed Al-Dura a purement et simplement été mise en scène. Il a même créé un néologisme pour désigner ce phénomène: “</span><span class="JsGRdQ">Pallywood</span><span class="JsGRdQ">”, contraction de “Palestiniens” et “Hollywood” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="http://www.veroniquechemla.info/2010/01/interview-de-richard-landes-sur.html" target="_blank" rel="noopener">(11)</a><span class="JsGRdQ">. Néanmoins, Charles Enderlin n’est pas accusé de complicité mais plutôt de s’être fait duper par les Palestiniens et notamment par son cameraman. En effet, le correspondant français n’était même pas présent sur les lieux du drame, étant en déplacement ce jour-là sur un autre terrain d’affrontement. Mais il affirme “faire entièrement confiance” à son collègue&#8230;</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Si le mystère plane toujours plus de 20 ans après les faits, les soubresauts créés par cette affaire, eux, sont palpables. Le journal </span><span class="JsGRdQ">Le Monde</span><span class="JsGRdQ"> considère même que la diffusion du drame aurait “contribué au déclenchement de la nouvelle Intifada” </span><span class="JsGRdQ">(12)</span><span class="JsGRdQ">. Dans le monde arabe, Mohammed Al-Dura est élevé au rang de martyr “tué par les sionistes” et sa mort est utilisée comme une matrice de “</span><span class="JsGRdQ">blood libel</span><span class="JsGRdQ">”, une accusation abominable profondément antisémite selon laquelle les Juifs tueraient des enfants non-juifs pour utiliser leur sang dans la fabrication des </span><span class="JsGRdQ">matzot</span><span class="JsGRdQ"> de </span><span class="JsGRdQ">Pessah</span><span class="JsGRdQ"> (la Pâque juive) </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="http://www.veroniquechemla.info/2010/01/interview-de-richard-landes-sur.html" target="_blank" rel="noopener">(13)</a><span class="JsGRdQ">. Moins d’un an et demi plus tard, le journaliste juif américain Daniel Pearl est égorgé puis décapité au Pakistan alors qu’il s’apprêtait à rencontrer un chef islamiste. Une vidéo de son exécution est transmise au Consulat américain de Karachi. Sur les images, on identifie la photo de Mohammed Al-Dura.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">La mort du jeune Al-Dura a galvanisé la foule palestinienne. Après le drame, la spirale de la violence s’enlise et les combats s’intensifient. Le poids des images est si fort qu’une enquête, même poussée et accablante, ne parviendrait pas à avoir le même impact sur le spectateur. Cette affaire a également encouragé la délégitimation d’Israël et l’émergence d’une vague terroriste de grande ampleur.</span></p>
<h2 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">4- Une couverture médiatique francophone systématiquement partiale</span></h2>
<h3 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">a.</span> <span class="JsGRdQ">L’exemple de l’AFP</span></h3>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Mais la couverture partiale des événements ne se produit pas seulement lors des périodes de tensions. C’est pourquoi des organisations comme </span><span class="JsGRdQ">InfoEquitable </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="http://www.infoequitable.org" target="_blank" rel="noopener">(14)</a><span class="JsGRdQ"> pour les médias francophones ou </span><span class="JsGRdQ">CAMERA</span> <a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.camera.org/about/history/" target="_blank" rel="noopener">(15)</a><span class="JsGRdQ"> pour les médias anglophones, mènent un travail de longue haleine pour déconstruire des discours partisans relayés dans des articles servant souvent de références dans le monde de la presse ou des médias.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Ici encore, les exemples ne manquent pas. Mais le rôle de l’Agence France Presse (AFP) dans ces mécanismes de désinformation est particulièrement inquiétant. Les dépêches de l’AFP sont bien souvent l’une des seules sources d’information pour de très nombreux médias dans le monde entier. Décrypter la complexité des enjeux de cette région peut être un véritable défi, y compris pour les correspondants installés sur place pour quelques années.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">La responsabilité de l’AFP en ce sens est donc immense. En juillet 2019, l’agence publie une dépêche relatant les difficultés d’une famille palestinienne vivant à proximité de la barrière de sécurité. L’article intitulé “A cause du mur de séparation, une famille palestinienne cloîtrée dans sa maison” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://fr.timesofisrael.com/lafp-epinglee-pour-mensonges-et-militantisme-par-infoequitable/" target="_blank" rel="noopener">(16)</a><span class="JsGRdQ">, se veut déjà sensationnel. Grâce à un travail minutieux de recherche, le site </span><span class="JsGRdQ">InfoEquitable</span><span class="JsGRdQ"> se penche soigneusement sur l’ensemble des points de litige. Le titre, le contenu ainsi que les autres versions de la dépêche &#8211; publiée en plusieurs langues &#8211; y sont passés au crible. Et le constat est édifiant. De très nombreuses imprécisions voire omissions et mensonges sont identifiés dans la version française, contrairement à la version anglaise qui recontextualise la situation sur place de façon bien plus impartiale.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Parmi les erreurs les plus flagrantes, l’idée selon laquelle “l’occupation de la Cisjordanie“ serait “illégale, selon l’ONU”. Cependant, contrairement à ce qu’affirme l’AFP, la présence militaire israélienne en Cisjordanie est encadrée par les Accords d’Oslo, toujours en vigueur actuellement. Les biais ont été si visibles que l’AFP a été contrainte de revoir sa copie en publiant quelques jours plus tard une nouvelle dépêche </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://infoequitable.org/mur-de-separation-l-afp-contrainte-de-revoir-sa-copie/" target="_blank" rel="noopener">(17)</a><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Mais tout récemment, ce même sujet de “l’occupation” est à nouveau évoqué dans une dépêche (cf. ci-dessous). Sollicitée par </span><span class="JsGRdQ">CAMERA</span><span class="JsGRdQ">, l’AFP a supprimé cette référence dans la version anglaise mais a reformulé la phrase dans la version française, préférant le terme “colonies” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://infoequitable.org/lafp-supprime-laffirmation-erronee-selon-laquelle-lonu-considere-loccupation-israelienne-comme-illegale/" target="_blank" rel="noopener">(18)</a><span class="JsGRdQ">, également contestable sur le plan juridique et philosophique mais presque devenu commun dans de nombreux contenus journalistiques et diplomatiques…</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-09.54.57.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-13094" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture-d’écran-2021-09-17-à-09.54.57-1024x390.png" alt="" width="1024" height="390" /></a></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Néanmoins, il semblerait que l’AFP oublie bien vite ses réflexes déontologiques lorsqu’il s’agit du conflit entre Israël et le Hamas. Fidèle à son habitude, l’agence de presse a publié plusieurs dizaines de dépêches au plus fort de la crise. Mais ce sont les multiples reportages réalisés sur le terrain qui ont attiré l’attention d’</span><span class="JsGRdQ">InfoEquitable</span><span class="JsGRdQ">. La couverture paraît d’emblée déséquilibrée. En effet, 17 reportages ont été effectués depuis Gaza, et seraient donc consacrés au point de vue palestinien sans néanmoins évoquer le rôle du Hamas. 5 autres seulement ont abordé le point de vue israélien dans des registres très différents.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Les articles se focalisent sur les civils palestiniens, mettant l’accent sur la portée émotionnelle des événements, plutôt que de montrer la responsabilité du groupe terroriste. Chaque jour, l’AFP diffuse des portraits de victimes palestiniennes le plus souvent sans contextualisation et le lexique employé y est volontairement poignant : “Le sang des deux frères, âgés de 10 et 14 ans, n’avait pas fini de sécher mardi matin devant leur maison” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lorientlejour.com/article/1261390/ibrahim-et-marwane-gamins-fauches-par-une-frappe-israelienne-sur-gaza.html" target="_blank" rel="noopener">(19)</a><span class="JsGRdQ">. Dans le même article, on trouve d’autres références difficiles : “un bébé de trois mois – Yazan, un cousin – et Rahaf, une cousine de 10 ans, ont également été tués par la frappe. Ahmad, un autre membre de la famille âgé de 22 ans, a succombé à ses blessures. Il devait se marier samedi.”</span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lorientlejour.com/article/1261390/ibrahim-et-marwane-gamins-fauches-par-une-frappe-israelienne-sur-gaza.html" target="_blank" rel="noopener">(20)</a><span class="JsGRdQ"> Dans un autre : “10 personnes d’une même famille tuées dans une frappe israélienne”</span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.parismatch.com/Actu/International/Gaza-10-personnes-d-une-meme-famille-tuees-dans-une-frappe-israelienne-1737961" target="_blank" rel="noopener">(21)</a><span class="JsGRdQ">. Aucun détail n’est omis, plongeant le lecteur dans l’horreur pour susciter sa compassion. Chaque fois, la raison pour laquelle Tsahal a visé un bâtiment est indiquée en une ligne à la fin de l’article. Pourtant c’est bien souvent l’élément crucial !</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Après le cessez-le-feu, des articles issus de dépêches AFP sont également consacrés au traumatisme causé par les bombardements sur les enfants palestiniens. On y lit la peur des enfants qui laissent des petits mots sous l’oreiller de leurs parents : “Ma maman chérie, j&rsquo;ai très peur. Si on doit tous mourir, je veux qu&rsquo;on soit tous enterrés dans la même tombe et je veux rester dans tes bras”</span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ln24.be/2021-05-23/traumatises-par-les-bombardements-les-enfants-de-gaza-racontent-la-peur-de-mourir" target="_blank" rel="noopener">(22)</a><span class="JsGRdQ">. Des ONG sont interrogées pour alerter sur les comportements inquiétants : « Les enfants font des crises de terreur, ils souffrent du manque de sommeil, montrent des signes psychiques inquiétants, comme des tremblements, et se remettent à faire pipi au lit »</span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ln24.be/2021-05-23/traumatises-par-les-bombardements-les-enfants-de-gaza-racontent-la-peur-de-mourir" target="_blank" rel="noopener">(23)</a><span class="JsGRdQ">. Et comme pour justifier de possibles réactions violentes, un psychologue anticipe que “ce conflit donnera nécessairement naissance à une génération agressive, violente et pleine de haine »</span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ln24.be/2021-05-23/traumatises-par-les-bombardements-les-enfants-de-gaza-racontent-la-peur-de-mourir" target="_blank" rel="noopener">(24)</a><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Le contraste avec les dépêches concernant les victimes israéliennes est saisissant. Ces dernières sont, au mieux, évoquées laconiquement mais de façon anonyme sans image ni témoignage bouleversant. Pourtant, un enfant de 6 ans, Ido Avigal, est décédé à Sdérot alors qu’un obus de missile a traversé l’abri dans lequel il se trouvait avec sa famille. Les médias israéliens ont rapidement publié son nom et sa photo </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.timesofisrael.com/6-year-old-critically-hurt-dozens-others-injured-as-gaza-rockets-pound-israel/" target="_blank" rel="noopener">(25)</a><span class="JsGRdQ"> contrairement à l’AFP.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Outre l’inversion des responsabilités, ces articles véhiculent l’image d’un État insensible à la douleur, préoccupé par ses victoires militaires et prêt à faire souffrir des dizaines de civils. Il est regrettable que l’AFP fasse preuve d’aussi peu d’honnêteté intellectuelle sur un conflit si important et participe de ce discours du “deux poids deux mesures”, auquel Israël doit faire face depuis des décennies.</span></p>
<h3 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">b. Le Monde ou l’archétype du parti pris anti-israélien</span></h3>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Parmi les nombreux médias régulièrement épinglés par </span><span class="JsGRdQ">InfoEquitable</span><span class="JsGRdQ">, figure un autre grand nom de la presse française : </span><span class="JsGRdQ">Le Monde</span><span class="JsGRdQ">. Alors qu’Israël subit de plein fouet les attaques de milliers de roquettes envoyées sur son sol par le groupe terroriste Hamas, le journal consacre plusieurs unes à ce qu’il désigne comme une “flambée de violence sur fond de vide politique” le 11 mai puis une “escalade meurtrière” le 12. Le 13, il titre avec “le retour du conflit israélo-palestinien” ou encore “Israël-Palestine, le spectre de la guerre civile et d’un conflit terrestre à Gaza” le 15 mai. Autant de titres qui restent eux aussi désespérément muets sur l’agresseur dans ce conflit, le Hamas, préférant renvoyer dos-à-dos les deux parties pourtant incomparables : l’un est un groupe terroriste reconnu comme tel par de très nombreuses démocraties et organisations internationales y compris la France, l’Union Européenne ou encore les Etats-Unis. L’autre est un Etat démocratique qui cherche à se défendre contre d’incessantes attaques visant uniquement les populations civiles !</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Le journal impute donc la montée des tensions à des problématiques purement internes à Israël, affirmant que “la crise [qui s’est ouverte] (&#8230;) n’était cependant pas inéluctable. Elle est pour partie le fruit d’un inquiétant vide du pouvoir en Israël, où le gouvernement n’a pas su prendre la mesure des opérations policières qu’il multiplie à Jérusalem depuis un mois, et de l’assurance croissante de ses alliés d’extrême droite dans la rue” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/11/israel-palestine-le-vertige-du-vide-politique_6079846_3232.html" target="_blank" rel="noopener">(26)</a><span class="JsGRdQ">. Ce parti pris anti-israélien fait donc peser la responsabilité de la résurgence de ce conflit sur les épaules de l’Etat hébreu, ignorant de fait, le rôle pourtant incontestable des groupes terroristes basés dans la région.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Dans l’éditorial publié le 15 mai, </span><span class="JsGRdQ">Le Monde</span><span class="JsGRdQ"> reconnaît néanmoins la légitimité de la réaction israélienne aux incessantes attaques de “roquettes du Hamas, tirées de façon </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/11/le-hamas-s-invite-dans-la-revolte-de-jerusalem_6079867_3210.html" target="_blank" rel="noopener">indiscriminée et cynique sur les villes israéliennes</a><span class="JsGRdQ">” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/15/israel-palestine-l-impuissance-internationale_6080301_3232.html" target="_blank" rel="noopener">(27)</a><span class="JsGRdQ">. Mais cette concession est rapidement relativisée par une autre phrase lourde de significations : “Le problème commence quand un État ne conçoit qu’une grille de lecture sécuritaire”</span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/15/israel-palestine-l-impuissance-internationale_6080301_3232.html" target="_blank" rel="noopener">(28)</a><span class="JsGRdQ">. Au-delà de la naïveté voire de l&rsquo;aberration de l’opinion qui consisterait à affirmer qu’un bombardement ne devrait pas relever d’une grille de lecture sécuritaire, il est inquiétant de constater que ce positionnement semble s’imposer dans les colonnes du </span><span class="JsGRdQ">Monde</span><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Environ un mois après l’opération “Gardien du Mur” et la parution de ces différents articles, le quotidien fait appel à la sociologue franco-israélienne Eva Illouz spécialisée dans l’analyse des émotions en relation avec l’économie </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://lejournal.cnrs.fr/articles/eva-illouz-une-sociologue-contre-la-tyrannie-des-emotions" target="_blank" rel="noopener">(29)</a><span class="JsGRdQ">, pour analyser l’état de la société israélienne. Dans ce qui pourrait s’apparenter à une tribune de quatre longues pages intitulée “Israël traverse une profonde crise morale” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/06/17/eva-illouz-israel-traverse-une-profonde-crise-morale_6084473_3232.html" target="_blank" rel="noopener">(30)</a><span class="JsGRdQ">, elle dresse un tableau alarmant truffé d’exagérations voire d’inexactitudes qui fait passer Israël pour un Etat arrogant peu soucieux des valeurs de l’Etat de droit. La sociologue commence par affirmer qu’“Israël n’est pas une démocratie comme les autres”, préférant le qualifier de “démocratie sécuritaire”. Selon Eva Illouz, la place occupée par les services de sécurité dans la société israélienne, aurait tout simplement orienté leur vision du monde vers ce qu’elle nomme “sécuritisme institutionnalisé”. Si l’on peut entendre que les Israéliens soient mus par “la préoccupation permanente de la survie”, compte tenu des menaces existentielles qui pèsent constamment sur eux, insinuer que “la force remplace le droit” est totalement irresponsable et faux. Malgré ce risque permanent, Israël est et demeure la seule véritable démocratie du Moyen-Orient où la stricte séparation des pouvoirs est appliquée, parfois même avec zèle. Le lexique employé dans l’ensemble de l’analyse est profondément péjoratif. Outre les références à une prétendue “idéologie messianique ultranationaliste” à laquelle le “sécuritisme” se serait associé, on y apprend que “l’appareil de l’Etat [serait] une coquille vide”, “pillée par les groupes d’intérêts”. Les récentes et brillantes réussites dont l’Etat hébreu pourrait se targuer &#8211; la “startup nation”, la campagne de vaccination, les Accords d’Abraham &#8211; ne suffiront pas à relativiser l’opinion de l’auteure : Israël serait “considérablement affaibli” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/06/17/eva-illouz-israel-traverse-une-profonde-crise-morale_6084473_3232.html" target="_blank" rel="noopener">(31)</a><span class="JsGRdQ">. Reflétant son penchant anti-israélien, </span><span class="JsGRdQ">Le Monde</span><span class="JsGRdQ"> ne se préoccupe évidemment pas de donner la parole à un éventuel contradicteur pour contrebalancer ce jugement très manichéen.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Ces articles publiés dans des quotidiens de référence, bien souvent respectés par leurs pairs et par l’ensemble de la population, renvoient une image biaisée et participent au rejet et à la délégitimation d’Israël.</span></p>
<h2 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">5- Le </span><span class="JsGRdQ">New York Times</span><span class="JsGRdQ">, une complicité coupable</span></h2>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Les médias francophones ne sont néanmoins pas les seuls à avoir fait le jeu des ennemis d’Israël. La propagande bien huilée du Hamas utilise le registre victimaire et émotionnel pour favoriser le soutien de l’opinion publique internationale. Même les médias les plus aguerris tombent dans ce piège. Ainsi, la une du </span><span class="JsGRdQ">New York Times</span><span class="JsGRdQ"> du 28 mai 2021, sonne comme un cas d’école. Titrée “Ils n’étaient que des enfants”, elle affiche les visages de plus d’une soixantaine d’enfants ou jeunes de moins de 18 ans (dont deux Israéliens : un arabe et un juif), assassinés au cours des 11 jours de conflits entre Israël et le Hamas et le Djihad islamique. Selon le journal, ces enfants avaient l’ambition de devenir “médecins, artistes, dirigeants&#8230;” Tout comme dans les articles français, les parcours des jeunes et de leurs familles sont dépeints avec force détails. La contextualisation des bombardements est, elle, presque inexistante </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.nytimes.com/interactive/2021/05/26/world/middleeast/gaza-israel-children.html" target="_blank" rel="noopener">(32)</a><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.nytimes.com/interactive/2021/05/26/world/middleeast/gaza-israel-children.html" target="_blank" rel="noopener">.</a></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-09.55.33.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-13096" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture-d’écran-2021-09-17-à-09.55.33-1024x680.png" alt="" width="1024" height="680" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">A première vue, personne ne peut rester indifférent au sort de ces enfants. Mais d’autres réalités se cachent derrière ces photos. Comme le soulignent </span><span class="JsGRdQ">CAMERA</span><span class="JsGRdQ"> et la spécialiste en communication Emily Schrader, l’un des enfants était en réalité un adolescent de 17 ans enrôlé par le Hamas comme terroriste </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.camera.org/article/what-the-new-york-times-hadnt-told-you-about-the-children/" target="_blank" rel="noopener">(33)</a><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-09.55.40.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-13095" src="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-09.55.40.png" alt="" width="986" height="892" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Une pratique évidemment contraire au droit international mais un groupe terroriste fait en général peu de cas de ces considérations… Comme pour se dédouaner, le </span><span class="JsGRdQ">New York Times</span><span class="JsGRdQ"> a néanmoins publié à son tour un article le 30 mai, précisant cette information </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.nytimes.com/2021/05/30/world/middleeast/gaza.html" target="_blank" rel="noopener">(34)</a><span class="JsGRdQ">. Pire encore : comme l’ont montré Emily Schrader et le militant arabe israélien Yossef Haddad, la petite fille encadrée en jaune dans l’image ci-dessous serait&#8230; vivante </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://twitter.com/emilykschrader/status/1399331736459350018" target="_blank" rel="noopener">(35)</a> <span class="JsGRdQ">!</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-09.56.37.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-13097" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture-d’écran-2021-09-17-à-09.56.37-1024x590.png" alt="" width="1024" height="590" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">De plus, non content de chercher à assassiner des centaines de civils en envoyant des milliers de roquettes sur le territoire israélien, le Hamas a également causé des dégâts et probablement des morts côté palestinien puisque 680 missiles dits “amis” seraient retombés en territoire palestinien. Un rapport du bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), qui n’est pas connu pour être particulièrement pro-Israël, précise que 63 enfants sur les 66 morts à Gaza “semblent” être des victimes collatérales des bombardements israéliens </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ochaopt.org/content/response-escalation-opt-situation-report-no-1-21-27-may-2021" target="_blank" rel="noopener">(36)</a><span class="JsGRdQ">, ce qui porte à au moins 3, si ce n’est plus, le nombre d’enfants victimes d’autres attaques, excluant de fait Tsahal de ces décès tragiques. Il aurait été également plus honnête de souligner dans cet article comme dans bien d’autres, que le Hamas se sert de ces enfants comme des boucliers humains. L’article ne se prive pas non plus de mentionner la sempiternelle “disproportion” de la réponse israélienne, mettant l’accent sur la puissance militaire de l’Etat hébreu et rappelant qu’il dispose du Dôme de fer et d’abris anti-missiles, au contraire des Palestiniens </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.nytimes.com/interactive/2021/05/26/world/middleeast/gaza-israel-children.html" target="_blank" rel="noopener">(37)</a><span class="JsGRdQ">. Ainsi, en affichant ces visages en une comme il le ferait pour des attentats terroristes ou des catastrophes naturelles, le </span><span class="JsGRdQ">New York Times</span><span class="JsGRdQ"> cherche sans aucun doute à laisser entendre que l’agresseur ne serait pas celui que l’on croit.</span></p>
<p style="text-align: left;"></p>
<blockquote>
<h4><span class="JsGRdQ">La guerre des chiffres, véritable serpent de mer</span></h4>
<h4 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body"><span class="JsGRdQ">Il est aisé de considérer une guerre par son seul nombre de victimes &#8211; adultes et enfants &#8211; de chaque côté. Compte tenu de l’intensité du conflit, il est cependant important de souligner que le nombre de victimes reste exceptionnellement bas </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://besacenter.org/how-many-gaza-palestinians-were-killed-by-hamas-rockets-in-may-an-estimate/" target="_blank" rel="noopener">(38)</a><span class="JsGRdQ">, notamment grâce à la précision des frappes chirurgicales de Tsahal qui cherche à éviter au maximum les victimes civiles. Malgré l’extrême complexité et la multiplicité des facteurs, les médias s’obstinent à donner chaque jour un bilan non contextualisé faisant croire à une guerre asymétrique : “248 morts palestiniens à Gaza, dont 66 enfants et des combattants” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ln24.be/2021-05-23/traumatises-par-les-bombardements-les-enfants-de-gaza-racontent-la-peur-de-mourir" target="_blank" rel="noopener">(39)</a><span class="JsGRdQ"> &#8211; “126 Palestiniens, dont 31 enfants, ont été tués. Israël déplore de son côté neuf morts, dont un enfant de 6 ans et un soldat”&#8230;</span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.leparisien.fr/international/israel-palestine-intervention-israelienne-a-gaza-dementie-risque-dune-guerre-a-grande-echelle-suivez-notre-direct-14-05-2021-4R3PXUCSBREIJKXQOUIBW5GQZY.php" target="_blank" rel="noopener">(40)</a><span class="JsGRdQ"> omettant de rappeler que les plus de 4000 roquettes tirées par le Hamas ont envoyé des millions d’Israéliens dans les abris. C’est uniquement grâce à la puissance du système anti-missiles Dôme de Fer, interceptant plus de 90% des tirs, qu’Israël ne déplore pas des milliers de morts…</span></h4>
<h4 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body"><span class="JsGRdQ">De plus, le recensement des victimes palestiniennes cache souvent une autre réalité. En effet, les comptages internationaux incluent à la fois les morts civils et les combattants du Hamas et du Djihad islamique neutralisés par l’armée. Une pratique qui peut sembler incongrue : qui songerait à inclure les terroristes du Bataclan ou de l’attentat de Nice dans les victimes ? Une nouvelle preuve tangible du double standard infligé à Israël. Heureusement, des organismes sérieux se chargent de fournir les informations manquantes. Selon le bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), sur les 245 Gazaouis morts, seuls 128 “seraient des civils”. Les 117 autres “seraient des cibles militaires légitimes” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://blogs.timesofisrael.com/what-was-wrong-with-the-ny-times-report-on-childrens-deaths-so-much/" target="_blank" rel="noopener">(41)</a><span class="JsGRdQ">, autrement dit, des terroristes. Une estimation qui pourrait même être revue à la hausse. Fidèle à sa stratégie, le Hamas cherche à faire croire que la majorité de ceux qui ont été tués étaient d’innocents civils.</span></h4>
<h4 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body"><span class="JsGRdQ">Par ailleurs, d’après une estimation, 91 personnes auraient été tuées par les 680 roquettes retombées en territoire gazaoui soit 36% des décès survenus au cours de l’opération “Gardien du Mur” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://besacenter.org/how-many-gaza-palestinians-were-killed-by-hamas-rockets-in-may-an-estimate/" target="_blank" rel="noopener">(42)</a><span class="JsGRdQ">. Des chiffres qui remettraient en cause bien des bilans biaisés dévoilés par les médias. En attendant, ces pratiques n’aident pas à rétablir la vérité.</span></h4>
</blockquote>
<hr />
<blockquote>
<h4 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body"><span class="JsGRdQ">Les médias instrumentalisés jusque dans leurs locaux</span></h4>
<h4 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body"><span class="JsGRdQ">Cette énième confrontation entre Israël et le Hamas a également révélé de nouvelles pratiques de la part du groupe terroriste. Désormais, il ne se contente plus d’installer son matériel dans des écoles ou des hôpitaux. Il s’attaque à un autre symbole : les médias. Comme l’a révélé l’armée israélienne au cours de l’opération “Gardien du Mur”, le Hamas utilisait la tour de l’agence américaine </span><span class="JsGRdQ">Associated Press</span><span class="JsGRdQ"> et de la chaîne qatarie </span><span class="JsGRdQ">Al Jazeera</span><span class="JsGRdQ"> à Gaza, pour entraver le Dôme de fer. D’après les autorités israéliennes, la tour abritait “le renseignement militaire du Hamas, son département de recherche et développement, et une unité technologique” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://fr.timesofisrael.com/erdan-le-hamas-utilisait-la-tour-des-medias-a-gaza-pour-entraver-le-dome-de-fer/" target="_blank" rel="noopener">(43)</a><span class="JsGRdQ">. Cible légitime, ces informations justifiaient sa destruction. Fidèle à son habitude, Tsahal a naturellement prévenu tout le personnel de l’imminence de la démolition afin de les laisser évacuer les lieux dans les douze heures. Mais l’opération a tout de même suscité un tollé planétaire. Certains commentateurs ont même affirmé qu’Israël avait détruit ce bâtiment pour “empêcher la diffusion des images des frappes en cours” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.francetvinfo.fr/monde/palestine/gaza/gaza-quatre-questions-apres-la-destruction-par-israel-dun-immeuble-abritant-les-bureaux-dal-jazeera-et-associated-press_4625713.html" target="_blank" rel="noopener">(44)</a><span class="JsGRdQ">, insinuant donc que la liberté d’informer avait été bafouée. Une aubaine pour le groupe terroriste qui, sans l’ombre d’un effort, parvient ainsi à faire oublier qu’il met en danger les journalistes présents sur place et s’attire même la sympathie face à “l’intrusion“ militaire.</span></h4>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<h2 class="_04xlpA direction-ltr align-start para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">6- Les réseaux sociaux, démultiplicateurs de fausses informations</span></h2>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Mais la guerre des images ne se déroule désormais plus seulement dans les médias traditionnels. Avec l’émergence massive des réseaux sociaux, tout individu muni d’un téléphone portable avec appareil photo ou caméra peut se transformer en “reporter” en herbe, entraînant des interprétations au mieux imprécises et au pire totalement erronées et participant de fait à la désinformation courante lorsqu’il s’agit d’Internet. Avant même le déclenchement du dernier conflit entre Israël et le Hamas, de très nombreux internautes, dont le porte-parole de la France Insoumise </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://twitter.com/GuiraudInd/status/1391851428302528515" target="_blank" rel="noopener">(45)</a> <span class="JsGRdQ">(voir ci-dessous), ont partagé sur </span><span class="JsGRdQ">Twitter</span><span class="JsGRdQ"> une vidéo montrant un incendie en arrière-plan et une foule de jeunes dansant devant le mur occidental, affirmant que ces jeunes “se réjouissaient” de l’incendie de la mosquée Al-Aqsa.</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-10.00.52.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-13098" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture-d’écran-2021-09-17-à-10.00.52-1024x1022.png" alt="" width="1024" height="1022" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">En réalité, il s’agissait d’un arbre en feu à proximité. Le lieu saint n’a pas été touché. De plus, les festivités concernaient le “jour de Jérusalem”, célébrant la réunification de la capitale de l’Etat d’Israël après la guerre des Six Jours et avaient débuté bien avant l’incendie. Les jeunes ne dansaient donc pas pour célébrer la quelconque destruction d’un lieu saint musulman&#8230; Une telle mise en accusation est dangereuse car elle alimente la haine d’Israël pour des motifs fallacieux. La supercherie a certes été dénoncée par certains médias comme LCI </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lci.fr/international/conflit-proche-orient-israelo-palestinien-l-autre-guerre-celle-des-images-detournees-2186100.html" target="_blank" rel="noopener">(46)</a><span class="JsGRdQ">, mais la vérification arrive bien souvent trop tard. Lorsqu’une vidéo est devenue virale, il est difficile d’enrayer le phénomène, notamment lorsque certains hashtags deviennent particulièrement populaires comme #GazaUnderAttack.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Heureusement, certains experts de la communication digitale comme Emily Schrader et Yossef Haddad qui militent pour une couverture honnête des événements, tentent de rétablir les faits. Dans une vidéo publiée le 31 mai 2021, ils se penchent sur plusieurs exemples de photos qui prétendent montrer des enfants palestiniens victimes du conflit. Parmi eux, cette petite fille blessée gravement sur un brancard tendant la main à un garçon plus jeune qu’elle. Contrairement à ce que le journaliste de la BBC Jon Donnison affirme, ces enfants ne sont pas à Gaza, mais en Syrie.</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-10.01.36.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-13099" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture-d’écran-2021-09-17-à-10.01.36-1024x807.png" alt="" width="1024" height="807" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">D’autres exemples pourraient presque faire rire s’ils n’avaient pas des conséquences dramatiques. Selon la photo ci-dessous, il s’agirait d’un jeune homme de 17 ans incarcéré depuis 11 ans dans une prison israélienne et tragiquement décédé seul en raison d’une négligence médicale. En réalité, le jeune garçon en photo est un acteur juif américain, du nom de Ian Nelson </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://twitter.com/emilykschrader/status/1399331736459350018" target="_blank" rel="noopener">(47)</a><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-10.01.40.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-13100" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture-d’écran-2021-09-17-à-10.01.40-1024x505.png" alt="" width="1024" height="505" /></a></p>
<p style="text-align: left;">La vidéo mentionne bien d’autres exemples provenant d’autres conflits, de confrontations précédentes (comme “Bordure protectrice” en 2014) ou n’ayant jamais eu lieu. La tendance n’est pas nouvelle mais semble se répandre de plus en plus, en particulier lorsque ces contenus sont partagés par des journalistes professionnels, favorisant l’impression désagréable que les sources n’auraient pas été vérifiées avant de diffuser ces clichés. Au mieux, c’est une forme de négligence, au pire, de la complicité.</p>
<h2 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">7- Le rôle des artistes</span></h2>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Ces dernières années, de nombreux artistes, notamment américains, ont tenu à s’engager de plus en plus. Avec le développement des réseaux sociaux et l’opportunité d&rsquo;interagir directement avec leurs fans, les stars prennent position sur des sujets politiques, comme ce fut le cas avec le mouvement “</span><span class="JsGRdQ">Black Lives Matter</span><span class="JsGRdQ">”. Le conflit israélo-palestinien ne fait pas exception à la règle. Ignorant le plus souvent la plupart des enjeux, les personnalités se permettent de relayer des informations tronquées voire complètement erronées au risque de voir leur immense communauté s’en emparer à leur tour. Suite à la résurgence du conflit, les sœurs Bella et Gigi Hadid, top modèles célèbres dans le monde entier, d’origine palestinienne par leur père, se sont rapidement positionnées à grands coups de “</span><span class="JsGRdQ">#freepalestine</span><span class="JsGRdQ">” et de dénonciation de “nettoyage ethnique” et “d’apartheid”. Avec 44 millions d’abonnés, soit presque cinq fois plus que le nombre d’habitants en Israël, l’influence est considérable, comme en témoigne le post </span><span class="JsGRdQ">Instagram</span><span class="JsGRdQ"> ci-dessous datant du 15 mai cumulant près de 2,9 millions de mentions “j’aime” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.instagram.com/p/CO5xUKDtSeO/?utm_source=ig_embed" target="_blank" rel="noopener">(48)</a><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-10.01.46.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-13101" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture-d’écran-2021-09-17-à-10.01.46-1024x534.png" alt="" width="1024" height="534" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Le 30 mai 2021, l’ancienne star libano-américaine de la pornographie Mia Khalifa s’est elle aussi illustrée sur les réseaux sociaux pour sa prise de position anti-Israël. Elle a publié sur </span><span class="JsGRdQ">Twitter </span><span class="JsGRdQ">une photo d’elle buvant un champagne datant de l’époque nazie où elle affirme que son “vin [était] plus vieux que votre “Etat” d’apartheid”. La bouteille de la marque Charles Heidsieck date de 1943 et provient de Reims, ville occupée par les nazis à l’époque </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/mia-khalifa-calls-israel-apartheid-while-drinking-nazi-era-champagne-669772" target="_blank" rel="noopener">(49)</a><span class="JsGRdQ">. Pour sauver leur vie, les Juifs français de cette région avaient dû fuir. Forte de ses 3,8 millions d’abonnés, elle peut elle aussi atteindre des millions de gens dans le monde entier et proférer de graves accusations aux relents antisémites profondément nauséabonds.</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-10.01.52.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-13102" src="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-10.01.52.png" alt="" width="736" height="544" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">En accusant Israël “d’Etat d’apartheid” ou encore “d’occupation” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.jpost.com/j-spot/bennett-slams-john-oliver-trevor-noah-bella-hadid-on-israel-criticism-668672" target="_blank" rel="noopener">(50)</a><span class="JsGRdQ">, ces célébrités alimentent la haine d’Israël. De même, en dénonçant la soi-disant “disproportion” des répliques de l’armée israélienne contre les Palestiniens et en accusant Israël de “crimes de guerre” alors que l’agresseur est un groupe terroriste qui fait souffrir indifféremment les Israéliens et les Palestiniens, ces célébrités, comme Trévor Noah ou John Oliver </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://twitter.com/emilykschrader/status/1396060641329299460" target="_blank" rel="noopener">(51)</a><span class="JsGRdQ">, qui ne sont même pas sur place pour témoigner, ne rendent service à personne. Au contraire, elles s’inscrivent parfaitement dans la stratégie victimaire du Hamas.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Il est regrettable que ces stars mondialement connues et à l’influence considérable, n’utilisent pas leur notoriété à des fins pacifiques et pour rétablir la vérité dont les populations des deux côtés auraient cruellement besoin. Au contraire, ceux qui cherchent à dénoncer les propos diffamants et infondés, doivent faire face à des torrents d’insultes et caricatures antisémites ainsi que des menaces de mort </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://twitter.com/emilykschrader/status/1397672515384840193" target="_blank" rel="noopener">(52)</a><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-10.01.56.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-13103" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture-d’écran-2021-09-17-à-10.01.56-1024x363.png" alt="" width="1024" height="363" /></a></p>
<h2 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">8- Des conséquences jusqu’en Europe et même aux Etats-Unis</span></h2>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Ce conflit, qui ne laisse donc personne indifférent, se répercute bien au-delà des seules frontières du Moyen-Orient. En 2014 déjà lors de l&rsquo;opération “Bordure protectrice”, des manifestations honteuses avaient notamment eu lieu à Paris et à Sarcelles. Aux cris de “Mort aux Juifs” et “Mort à Israël”, des commerces avaient été vandalisés et des Juifs agressés </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/en-france-les-manifestations-pro-palestiniennes-depuis-des-annees-ca-ne-finit-jamais-bien-estime-francois-pupponi-ancien-maire-de-sarcelles_4624625.html" target="_blank" rel="noopener">(53)</a><span class="JsGRdQ">. 7 ans après, les plaies sont encore vives et les débordements antisémites violents sont désormais visibles dans d’autres pays d’Europe voire aux Etats-Unis. Certaines banderoles, comme le montre la photo ci-dessous, rappellent notamment une résolution inique adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1975, considérant que “le sionisme [était] une forme de racisme” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://unispal.un.org/UNISPAL.NSF/0/761C1063530766A7052566A2005B74D1" target="_blank" rel="noopener">(54)</a><span class="JsGRdQ">. Bien qu’abrogée en 1991, elle semble être restée dans les mémoires. En proférant également des slogans comme “de la Méditerranée au Jourdain” (“</span><span class="JsGRdQ">From the River to the Sea</span><span class="JsGRdQ">”), ces manifestants de Londres &#8211; et non d’un pays traditionnellement hostile à Israël &#8211; n’appellent à rien de moins qu’à la destruction de l’Etat d’Israël.</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-10.02.02.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-13104" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture-d’écran-2021-09-17-à-10.02.02-1024x554.png" alt="" width="1024" height="554" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">La capitale anglaise a également été le terrain de scènes spectaculaires que personne n’aurait imaginé observer. En plein cœur de Londres, des voitures ornées de drapeaux palestiniens roulent au son de slogans d’un antisémitisme crasse qui appellent à “en***** les Juifs et à violer leurs filles”. Des images qui ont évidemment indigné les pouvoirs publics et prouvent que le conflit s’exporte en Occident en s’attaquant en premier aux communautés juives </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://twitter.com/gunnerpunner/status/1393920559243829248" target="_blank" rel="noopener">(55)</a><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-10.02.07.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-13105" src="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-10.02.07.png" alt="" width="846" height="772" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Ce phénomène d’une violence inouïe se répand de façon exponentielle en Europe de l’ouest. Après l’Angleterre qui recense plus de 350 agressions antisémites sur le seul mois de mai 2021 dont des attaques dans un bus </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lefigaro.fr/international/londres-un-homme-juif-insulte-deux-fois-en-une-heure-a-cause-de-son-apparence-20210706" target="_blank" rel="noopener">(56)</a><span class="JsGRdQ"> ou dans des restaurants casher </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://twitter.com/israel_advocacy/status/1396880916157538307" target="_blank" rel="noopener">(57)</a><span class="JsGRdQ">, c’est à Berlin qu’une journaliste israélienne a dû être protégée par le service d’ordre de médias allemands. Une forte détonation est entendue distinctement alors qu’elle était en duplex pour couvrir la manifestation dans la capitale </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://twitter.com/antonia_yamin/status/1393573754840694793?s=19" target="_blank" rel="noopener">(58)</a><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Enfin en Belgique, les manifestants scandent fièrement “Mort aux Juifs” </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://twitter.com/emilykschrader/status/1393583871510425600" target="_blank" rel="noopener">(59)</a><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://elnet-dev.com/wp-content/uploads/2021/09/Capture-décran-2021-09-17-à-10.02.13.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-13106" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture-d’écran-2021-09-17-à-10.02.13-1024x585.png" alt="" width="1024" height="585" /></a></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Même les Etats Unis, grand allié d’Israël autrefois préservés, sont touchés à leur tour. Des Juifs sont attaqués en plein cœur de New York </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://twitter.com/emilykschrader/status/1395340796619104260" target="_blank" rel="noopener">(60)</a><span class="JsGRdQ">.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Sous couvert de soutien au peuple palestinien, les plus bas instincts s’expriment pour afficher au grand jour leur antisionisme, nouveau visage de l’antisémitisme, preuve que ce combat n’a jamais été autant d’actualité dans le monde entier.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ"> </span></p>
<blockquote>
<h4 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body"><span class="JsGRdQ">La campagne de vaccination en Israël</span></h4>
<h4 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body"><span class="JsGRdQ">L’épidémie de Coronavirus a donné lieu à l’émergence de très nombreuses fausses informations, sans parler des caricatures antisémites les plus nauséabondes, accusant notamment les Juifs d’être à l’origine du virus. Mais la couverture de la campagne de vaccination fulgurante en Israël dès le début 2021 et ses conséquences positives pour la population (déconfinement, réouverture des lieux culturels, des boîtes de nuit, etc.), a été particulièrement élogieuse dans l’ensemble des médias français. La politique volontariste de ce petit pays menant tambour battant une campagne massive à grands renforts de communication – le Premier ministre lui-même s’est fait vacciner en premier en direct devant les caméras en décembre 2020 pour inciter ses concitoyens à faire de même – est admirée.</span></h4>
<h4 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body"><span class="JsGRdQ">Mais comme si cela sonnait trop beau pour être vrai, des voix discordantes propagent de nouvelles fausses informations. Le célèbre médecin urgentiste Patrick Pelloux, très régulièrement sollicité par les plateaux de télévision, est invité par l’émission de France 5, </span><span class="JsGRdQ">C dans l’air</span><span class="JsGRdQ">. Il accuse Israël de mener un “embargo” contre les Palestiniens pour les empêcher d’obtenir les fameux vaccins à leur tour, omettant que l’Autorité palestinienne est responsable de la politique de santé depuis les Accords d’Oslo&#8230; Un mensonge éhonté proféré sur une chaîne publique à une heure de grande écoute qui démontre l’ignorance de beaucoup sur ce sujet pourtant essentiel. Dénoncé notamment par ELNET, </span><span class="JsGRdQ">InfoEquitable</span><span class="JsGRdQ"> ou encore le B’nai Brit France, Patrick Pelloux n’a eu d’autre choix que de se fendre de plusieurs tweets de réponses, assurant qu’il avait salué “la campagne exemplaire de vaccination d’Israël” et qu’il souhaitait simplement appeler Israël à délivrer “en nombre le vaccin à la Palestine”&#8230; </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://infoequitable.org/patrick-pelloux-contamine-par-le-virus-de-la-desinformation/" target="_blank" rel="noopener">(61)</a></h4>
</blockquote>
<h2 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">CONCLUSION</span></h2>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Le rejet et la haine d’Israël ont commencé il y a déjà près d’un demi-siècle. Le rôle des médias dans ce processus ne peut être ignoré. En véhiculant l’image d’un État belliqueux peu soucieux du sort de ses voisins, l’opinion publique internationale a peu à peu adhéré à ce discours. Au-delà du mensonge qui vise à délégitimer un Etat démocratique ami de la majorité des grandes nations du monde, les conséquences de l’importation d’un tel conflit sur le sol européen et américain sont désastreuses. Comment oublier l’attentat ignoble perpétré à Toulouse contre l’école juive Ozar Hatorah, visant à “venger les enfants palestiniens” ? </span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/L-effrayant-testament-de-Mohamed-Merah-497266-3274013" target="_blank" rel="noopener">(62)</a></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ">Avec l’émergence des réseaux sociaux qui permettent à chacun de s’exprimer sans limite ni contextualisation ou vérification des propos tenus, un nouveau front du conflit s’est ouvert, rendant la situation explosive, en particulier lorsque des artistes internationaux à la résonance considérable, s’en emparent. Aujourd’hui, l’antisémitisme poursuit inexorablement sa progression et touche même des zones autrefois épargnées. Notre mission est donc plus que jamais nécessaire : il faut faire entendre la voix d’Israël et faire cesser la politique de délégitimation qui sévit partout en rappelant qui est l’ennemi des démocraties. Seule une vision réelle du terrain favorisera l’émergence d’une paix durable pour les populations de la région.</span></p>
<hr />
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ" style="font-size: 8pt;">(1) Menacé par la coalition des armées voisines (Egypte, Jordanie, Syrie), Israël décide de lancer une opération de grande envergure le 5 juin 1967. En seulement 6 jours, l’Etat hébreu devient la première force militaire du Moyen-Orient et a quadruplé la superficie des territoires sous son contrôle : Sinaï, Jérusalem, Cisjordanie/Judée-Samarie, Gaza, plateau du Golan), cf. p. 371, Frédéric Encel, Géopolitique d’Israël, Dictionnaire pour sortir des fantasmes, 2004.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ" style="font-size: 8pt;">(2) cf. Frédéric Encel, Géopolitique d’Israël, Dictionnaire pour sortir des fantasmes, 2004, p. 371.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ" style="font-size: 8pt;">(3) cf. “Pour une critique des médias”, in: Questions de communications, Jean-François Têtu, p. 250, 2006.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ" style="font-size: 8pt;">(4) cf. Le conflit Israélo-Palestinien : médias occidentaux, « revendications de vérité » et antisionisme, Gregory Kent et Jerry Palmer, p. 203, 2007.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ" style="font-size: 8pt;">(5) “Pour une critique des médias, Entretien avec Béatrice Fleury et Jacques Walter”, Daniel Dayan, p. 204 in: Questions de communication, 2005.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ" style="font-size: 8pt;">(6) “Pour une critique des médias, Entretien avec Béatrice Fleury et Jacques Walter”, Daniel Dayan, p. 205 in: Questions de communication, 2005.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ" style="font-size: 8pt;">(7) « “Qui a tué Mohammed El-Dura ?” De la mise en doute informatique d’un fait journalistique », 2007, p.89, Jérôme Bourdon.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: left;"><span class="JsGRdQ" style="font-size: 8pt;">(12) Extrait du journal Le Monde du 20 novembre 2004 in : « “Qui a tué Mohammed El-Dura ?” De la mise en doute informatique d’un fait journalistique », 2007, p.90, Jérôme Bourdon.</span></p>
<p style="text-align: left;">
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/lautre-front-conflit-israelo-palestinien-guerre-images-linstrumentalisation-medias-internationaux/">L’autre front du conflit israélo-palestinien : la guerre des images ou l’instrumentalisation des médias internationaux</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://elnetwork.fr">ELNET</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Conférence de Durban, un festival de haine antisémite et anti-Israël</title>
		<link>https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/12949-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 13:31:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Haine des Juifs et d’Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnetwork.fr/?p=12949</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a 20 ans, en septembre 2001, la ville de Durban en Afrique du Sud accueillait l’une des rencontres internationales les plus infâmes de l’histoire de l’Organisation des Nations Unies. Sous couvert de soi-disant lutte antiraciste, la « Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l&#8217;intolérance » dite Conférence de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Il y a 20 ans, en septembre 2001, la ville de Durban en Afrique du Sud accueillait l’une des rencontres internationales les plus infâmes de l’histoire de l’Organisation des Nations Unies. Sous couvert de soi-disant lutte antiraciste, la</span> <span class="JsGRdQ">« Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l&rsquo;intolérance » dite Conférence de Durban, s’est transformée en véritable lynchage antisémite et anti-Israël. Comme l’a si bien exprimé le professeur canadien et ancien ministre de la Justice Irwin Cotler : </span><strong><span class="JsGRdQ">«</span><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lefigaro.fr/vox/monde/nous-ne-devons-pas-celebrer-le-20e-anniversaire-de-la-conference-de-durban-20210719" target="_blank" rel="noopener"> Si le 11 septembre a été la Nuit de Cristal de la terreur, alors Durban aura été le </a><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lefigaro.fr/vox/monde/nous-ne-devons-pas-celebrer-le-20e-anniversaire-de-la-conference-de-durban-20210719" target="_blank" rel="noopener">Mein Kampf</a><span class="JsGRdQ"> ».</span></strong></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Le 22 septembre 2021, l’ONU commémore cet</span> <span class="JsGRdQ">« anniversaire » honteux. Plusieurs grandes démocraties ont d’ores et déjà annoncé leur intention de boycotter cette quatrième édition supposée se dérouler à New York : les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, Israël et plusieurs Etats européens dont la France, l’Allemagne, l’Autriche, la République Tchèque et la Hongrie. Dans un communiqué, l’Elysée indique décliner l’invitation car le Président Macron se dit</span> <strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.rtl.fr/actu/international/pourquoi-la-france-va-boycotter-la-conference-de-suivi-de-durban-sur-le-racisme-7900061640" target="_blank" rel="noopener">« préoccupé par l&rsquo;historique des déclarations antisémites prononcées dans le cadre de la conférence des Nations Unies sur le racisme »</a><span class="JsGRdQ">.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Néanmoins, la conférence doit toujours avoir lieu. Comment cautionner la tenue d’une telle aberration ? La cause de l’antiracisme nous concerne tous. Chacun devrait pouvoir s’identifier à ce combat sans laisser le champ libre à des régimes dictatoriaux, peu scrupuleux des droits de l’homme et dont la prétendue lutte contre le racisme ne sert que de prétexte pour déverser leur haine des Juifs et d’Israël. Cette conférence n’a pas aidé ceux qui tentent honnêtement de défendre ces nobles causes, bien au contraire.</span></p>
<hr />
<h3 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">1. Durban, une tâche indélébile</span></h3>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Depuis sa fondation après la Seconde Guerre mondiale, l’ONU défend dans sa charte </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.un.org/fr/about-us/un-charter/full-text" target="_blank" rel="noopener">« le respect des droits de l&rsquo;homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion »</a><span class="JsGRdQ">.</span></strong></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Des valeurs honorables qui visent donc à lutter contre toute forme de discrimination et qui auraient pu être au centre de la conférence de Durban organisée du 2 au 9 septembre 2001, dans un pays encore marqué par l’abjecte politique d’apartheid, au cœur d’un continent qui a subi l’esclavage.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><a style="color: #000000;" href="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/08/durban_2001_conference.jpeg"><img loading="lazy" class="size-large wp-image-12955" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/08/durban_2001_conference-1024x394.jpeg" alt="" width="1024" height="394" /></a></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">En ce début de 21ème siècle, ce qui aurait dû encourager l’émergence de valeurs nobles comme le respect de l’autre et la lutte contre le racisme, a tragiquement basculé dans l’ignominie, laissant de fait une trace indélébile dans la mémoire collective et surtout auprès de la communauté juive et d’Israël. Plusieurs Etats arabo-musulmans ainsi que des Organisations non gouvernementales (ONG) ont purement et simplement détourné l’objet de la conférence pour la transformer en festival de la haine contre les Juifs et l’Etat hébreu, au détriment d’autres sujets essentiels à l’ordre du jour, sous les yeux d’une communauté internationale au mieux naïve et apathique et au pire complice.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">La documentation mise à disposition des participants à la conférence se permet même d’attribuer le terme pourtant évocateur</span> <span class="JsGRdQ">d’ « Holocauste » à d’autres peuples que le peuple juif, y compris aux Palestiniens. De plus, le programme provisoire appelait à mettre fin à</span> <span class="JsGRdQ">« l’occupation étrangère de Jérusalem par Israël ainsi qu’à ses pratiques racistes ». Il demande instamment à l’ensemble des Etats de ne pas reconnaître Jérusalem comme </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://jcpa.org/article/cancel-the-durban-iv-review-conference/" target="_blank" rel="noopener">capitale de l’Etat d’Israël</a><span class="JsGRdQ">.</span></strong><span class="JsGRdQ"> Des préoccupations bien différentes de l’objet initial de la conférence car comme souvent, Israël fait office de bouc émissaire pour le reste du monde.</span></p>
<hr />
<h3 class="_04xlpA direction-ltr align-start para-style-body" style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span class="JsGRdQ">2. Le retour du </span><span class="JsGRdQ">« sionisme = racisme » et l’accusation « d’apartheid »</span></span></h3>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">En 1975, l’Assemblée Générale des Nations Unies avait osé voter une ignoble résolution, affirmant que le sionisme, mouvement d’auto-détermination du peuple juif était </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://monbalagan.com/29-israel-palestine/sources-israel/1591-resolution-n-3379-de-l-ag-de-l-onu-sionisme-racisme-texte.html" target="_blank" rel="noopener">« une forme de racisme et de discrimination raciale »</a><span class="JsGRdQ">.</span></strong><span class="JsGRdQ"> Il aura fallu attendre 16 ans, en 1991, pour que cette honteuse résolution soit enfin abrogée. Mais il semblerait que cela n’ait pas plu à tout le monde. 10 ans plus tard, lors de la Conférence de Durban, l’accusation délirante a refait surface.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Quelques jours avant les délégations officielles, les Organisations non gouvernementales (ONG) représentant la société civile, se sont réunies à leur tour, bien décidées à adopter une déclaration ouvertement anti-Israël.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Parmi leurs propositions d’actions toutes plus insupportables les unes que les autres, figure la réintégration de la résolution 3379. L’abrogation de celle-ci n’a donc pas empêché certains de réaffirmer leurs convictions profondes et nauséabondes…</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Et comme si cela ne suffisait pas, des Etats arabes ont considéré qu’il serait de bon ton d’affirmer, qui plus est en Afrique du Sud, qu’Israël serait un Etat d’apartheid, pratiquant</span> <strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://jcpa.org/article/cancel-the-durban-iv-review-conference/" target="_blank" rel="noopener">« le nettoyage ethnique de la population arabe dans la Palestine historique ».</a></strong></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Des allégations qui se sont constamment répétées depuis cette époque. Tout récemment, dans une tribune parue dans le journal </span><span class="JsGRdQ">Libération</span><span class="JsGRdQ"> le 27 juillet 2021, un millier </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/pour-que-2021-soit-lannee-de-la-fin-de-lapartheid-en-israel-20210727_DRP24UOQRFB7TBR3KZFVYEEG6A/" target="_blank" rel="noopener">« d’artistes, intellectuels et universitaires de plus de 45 pays appellent à une reconnaissance internationale et au démantèlement du régime d’apartheid mis</a> <a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/pour-que-2021-soit-lannee-de-la-fin-de-lapartheid-en-israel-20210727_DRP24UOQRFB7TBR3KZFVYEEG6A/" target="_blank" rel="noopener">en place par Israël sur le territoire de la Palestine »</a></strong><span class="JsGRdQ">.</span><span class="JsGRdQ"> 73 ans après la fondation de l’Etat d’Israël, des dizaines de « personnalités » sont prêtes à défendre sans scrupule la destruction de l’Etat hébreu. Quelques semaines plus tôt, en avril 2021, c’est l’ONG </span><span class="JsGRdQ">Human Rights Watch</span> <span class="JsGRdQ">qui avait publié un rapport accusant l’Etat d’Israël de mener </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.hrw.org/fr/news/2021/04/27/des-politiques-israeliennes-abusives-constituent-des-crimes-dapartheid-et-de" target="_blank" rel="noopener">une politique « d’apartheid » à l’égard des Arabes israéliens et des Palestiniens</a><span class="JsGRdQ">.</span></strong></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">20 ans après la Conférence de Durban, les masques tombent. En effet, condamner l’Etat d’Israël en l’assimilant à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid, c’est le considérer comme l’ennemi absolu avec lequel il n’a jamais été possible de discuter. La seule solution, c’est l’élimination.</span></p>
<hr />
<h3 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">3. Le rôle des dirigeants</span></h3>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Seulement 6 ans après la signature en grande pompe des accords d’Oslo, le dirigeant palestinien de l’époque Yasser Arafat est qualifié de « Président de l’Etat de Palestine », en violation flagrante des conditions de l’accord de 1995. Il n’hésite pas à s’exprimer en des termes choisis contre Israël, le qualifiant de « défi colonialiste contre la légitimité internationale&#8230;</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">mu par une mentalité supérieure qui pratique la discrimination raciale et le nettoyage et le transfert ethniques. » Il accuse également l’Etat hébreu de mener une politique </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://jcpa.org/article/cancel-the-durban-iv-review-conference/" target="_blank" rel="noopener">« d’expulsions forcées, d&rsquo;usurpation de terres et d&rsquo;atteinte aux lieux saints chrétiens et musulmans »</a><span class="JsGRdQ">.</span></strong><span class="JsGRdQ"> Avec de tels propos, difficile d’imaginer que le leader palestinien soutienne une quelconque initiative de paix…</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">D’autres dirigeants issus de régimes internationalement reconnus comme dictatoriaux comme Fidel Castro (Cuba), Kamal Kharrazi (ministre iranien des Affaires étrangères) et Amr Moussa (Secrétaire général de la Ligue arabe), appellent à « mettre fin au génocide en cours contre le peuple palestinien ».</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Ils définissent le sionisme comme « la plus frappante manifestation du racisme institutionnalisé » et condamnent « l’installation de colonies israéliennes en Palestine et dans les territoires arabes » tentant « d’imposer une supposée suprématie d’un peuple sur d’autres peuples », la « pire des formes de racisme » selon eux. Bien que la légitimité de ces Etats puisse être largement remise en cause compte tenu de leurs propres politiques internes, c’est bien contre Israël que cet acharnement insupportable est orienté, octroyant de fait un blanc-seing à tous ceux qui espéraient pouvoir s’attaquer impunément à Israël.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Cette attitude rappelle que l’Etat hébreu est depuis des années la cible de l’ONU, y compris en 2020. Alors que seuls 6 textes ont été adoptés contre différents pays membres,</span> <strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://fr.timesofisrael.com/lonu-a-condamne-israel-17-fois-en-2020-contre-6-fois-pour-le-reste-du-monde/" target="_blank" rel="noopener">l’Etat hébreu a lui été condamné à 17 reprises</a><span class="JsGRdQ">.</span></strong> <span class="JsGRdQ">Durban a donc permis à ce double standard de s’installer solidement au plus haut niveau des instances internationales.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Malgré les oppositions de plusieurs délégations dont celles des Etats-Unis, d’Israël, du Canada et de l’Australie, une clause stigmatisant spécifiquement Israël figure dans les documents finaux de la conférence de Durban, sur insistance des délégations arabo-musulmanes.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Elle exprime ses préoccupations sur la détresse des Palestiniens et reconnaît le </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.humanrights.ch/cms/upload/pdf/090212_DFI_Durban2001-f.pdf" target="_blank" rel="noopener">« droit inaliénable du peuple palestinien à l’auto-détermination et à l’établissement d’un Etat indépendant »</a><span class="JsGRdQ">.</span></strong><span class="JsGRdQ"> Mais pourquoi aborder la question palestinienne dans une conférence visant à lutter contre toutes les formes de racisme ?</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Une fois encore, l’objectif est clair : délégitimer l’Etat d’Israël et l’accuser de discriminer le peuple palestinien, alors même que les accords d’Oslo, signés quelques années plus tôt, déterminent formellement la répartition des compétences entre l’Autorité palestinienne et Israël.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">La virulence des propos à l’égard d’Israël a choqué nombre de délégations, en particulier le Canada qui a tenu à se désolidariser de toute documentation faisant référence directement ou indirectement à la situation au Moyen-Orient.</span></p>
<hr />
<h3 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">4. La conférence des ONG : une mascarade dirigée uniquement contre Israël</span></h3>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Mais les délégations de certains Etats n’ont pas été les seules à attaquer Israël. Les Organisations non gouvernementales ont organisé leur propre conférence et y ont adopté une déclaration, usant de termes sans ambiguïté. En effet, le texte qualifie l’Etat hébreu « d’occupant militaire colonial » et « d’Etat d’apartheid raciste pratiquant un crime contre l&rsquo;humanité ». Selon ces organisations supposées défendre les droits de l’homme et la lutte contre les discriminations, Israël serait même </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://jcpa.org/article/cancel-the-durban-iv-review-conference/" target="_blank" rel="noopener">« coupable de crimes racistes incluant les crimes de guerre, les actes de génocide et le nettoyage ethnique »</a><span class="JsGRdQ">.</span></strong></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">A en croire ces accusations d’une rare violence à l’égard d’une démocratie, Israël serait « l’Etat à abattre », un bourreau digne des pires dictatures contre lequel il faudrait prendre des mesures drastiques tout comme ce fut le cas contre le régime d’apartheid sud-africain. A côté d’Israël, l’Iran serait presque un régime fréquentable.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Un « Programme d’action » a même été proposé, incluant le déploiement d’une force de protection internationale indépendante, la réintégration de l’insupportable résolution 3379 affirmant que « sionisme = racisme », l’abrogation de la Loi du Retour conférant à toute personne de confession juive le droit d’immigrer en Israël, l’établissement d’une commission spéciale des Nations Unies chargée de se pencher sur « l’apartheid israélien et les autres crimes racistes » ainsi qu’un appel à la communauté internationale pour isoler complètement Israël.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ajc.org/sites/default/files/pdf/2020-07/THEDURBANDIARIES.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>Des propositions sans équivoque qui visent uniquement à stigmatiser et délégitimer l’Etat hébreu, malheureusement restées dans l’histoire à la suite de la conférence de Durban. Désormais, elles servent de feuille de route principale au mouvement BDS, dont les intentions à l’égard d’Israël ne sont plus un mystère.</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Démontrant, s’il le fallait encore, que ceux qui accusent Israël de tous les maux, s’en prennent d’abord et avant tout aux Juifs, des participants ont laissé éclater leur haine. Certains témoignages de l’époque sont glaçants. De peur d’être agressés, les Juifs présents à Durban préfèrent la casquette à la kippa. Une pratique qui s’est depuis étendue, notamment en France. Les responsables de certaines communautés juives ont même déjà appelé leurs fidèles à cesser de porter la kippa en public, de peur d’agression verbale ou physique violente… Dès le premier jour à Durban, les insultes pleuvent à l’encontre des participants juifs.</span></p>
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<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/08/Extrait-Urban-Diaries-photos.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-12950" src="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/08/Extrait-Urban-Diaries-photos.png" alt="" width="514" height="635" /></a> <a style="color: #000000;" href="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/08/Suite-urban-diaries.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-12951" src="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/08/Suite-urban-diaries.png" alt="" width="530" height="430" /></a></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ajc.org/sites/default/files/pdf/2020-07/THEDURBANDIARIES.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>Le lendemain, ils sont accusés d’être des</strong></a><strong> <a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ajc.org/sites/default/files/pdf/2020-07/THEDURBANDIARIES.pdf" target="_blank" rel="noopener">« assassins suceurs de sang » des Palestiniens. Menacés, ils se retournent pour vérifier qu’ils ne sont pas suivis. </a><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ajc.org/sites/default/files/pdf/2020-07/THEDURBANDIARIES.pdf" target="_blank" rel="noopener">Au quatrième jour, ils ne se déplacent plus seuls.</a></strong></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ajc.org/sites/default/files/pdf/2020-07/THEDURBANDIARIES.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>De même, des pancartes circulent lors d’une marche organisée par des « militants pro-Palestiniens ». On y lit des slogans abjects en référence aux heures sombres de notre histoire : « Hitler aurait dû finir le travail ». </strong></a><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ajc.org/sites/default/files/pdf/2020-07/THEDURBANDIARIES.pdf" target="_blank" rel="noopener">Enfin, le célèbre brulot antisémite des</a> <a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ajc.org/sites/default/files/pdf/2020-07/THEDURBANDIARIES.pdf" target="_blank" rel="noopener">« </a><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ajc.org/sites/default/files/pdf/2020-07/THEDURBANDIARIES.pdf" target="_blank" rel="noopener">Protocoles des Sages de Sion</a><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ajc.org/sites/default/files/pdf/2020-07/THEDURBANDIARIES.pdf" target="_blank" rel="noopener"> » est mis en évidence sur les stands.</a></strong> <span class="JsGRdQ">Ainsi, la parole antijuive se libère aux yeux du monde jusqu’à se banaliser ces dernières années aussi bien dans le monde politique que dans la société civile, si l’on en croit les affiches trônant en tête des cortèges contre le pass sanitaire&#8230; Tout semble avoir brusquement basculé à la suite de Durban. Certains représentants ont même manipulé des milliers de participants pour faire apparaître les Juifs sous un jour ignoble et ainsi distinguer les « bons » des « méchants. En laissant ces allégations se répandre, la communauté internationale des ONG s’est rendue </span><span class="JsGRdQ">complice d’</span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.ajc.org/sites/default/files/pdf/2020-07/THEDURBANDIARIES.pdf" target="_blank" rel="noopener">une tentative de criminalisation des Juifs.</a></strong></p>
<hr />
<h3 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">5. De nouveaux sommets aux échecs tout aussi cuisants</span></h3>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Pour tenter d’effacer le souvenir de cette première conférence au goût amer, l’Assemblée Générale des Nations Unies a proposé la tenue d’un nouveau sommet de Durban en 2009 puis en 2011. Plusieurs délégations incluant les Etats-Unis, le Canada, l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ont préféré décliner l’invitation, anticipant une situation similaire à la précédente.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a style="color: #000000;" href="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/08/geneva_2009_durban_review_conf.jpeg"><img loading="lazy" class="size-large wp-image-12954" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/08/geneva_2009_durban_review_conf-1024x394.jpeg" alt="" width="1024" height="394" /></a></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Une fois de plus, leur intuition était bonne. En 2009, l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad s’est enflammé à la tribune. Fidèle à son habitude, le dirigeant iranien ne fait pas de langue de bois et prône l’éradication du sionisme et la destruction de l’Etat d’Israël. Dans une conférence qui vise théoriquement à trouver des solutions pour lutter contre le racisme et la discrimination, il attribue toute la responsabilité de ces pratiques au sionisme et à Israël, bouc émissaire idéal. Des propos qui ont choqué nombre de délégations, notamment européennes. En signe de protestation, elles ont décidé de quitter la pièce.</span></p>
<hr />
<h3 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">6. La prochaine conférence de Durban ne doit pas avoir lieu</span></h3>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">En 2001, la conférence de Durban a marqué un tournant voire un point de départ dans la manière dont l&rsquo;antisémitisme se manifeste aujourd&rsquo;hui.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">En 2021, Durban n’a pas sa place dans un monde déjà en proie à des bouleversements sans précédent où l’antisémitisme devient de plus en plus violent, y compris dans des zones autrefois épargnées. Les Juifs ne sont plus haïs au nom du racisme mais au nom de l&rsquo;antiracisme. Pour ces</span> <span class="JsGRdQ">« militants » de l’idéologie « woke », </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lefigaro.fr/vox/monde/nous-ne-devons-pas-celebrer-le-20e-anniversaire-de-la-conference-de-durban-20210719" target="_blank" rel="noopener">le Juif représente le blanc dominateur et oppresseur par excellence</a><span class="JsGRdQ">.</span></strong><span class="JsGRdQ"> Il n’est donc pas surprenant que l’antisémitisme reste plus que jamais d’actualité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Lors de l’ouverture du Forum mondial de lutte contre l’antisémitisme à Jérusalem mi-juillet 2021, le nouveau président israélien Isaac Herzog a rappelé que la conférence de Durban est « un rassemblement de haine et de calomnie, un événement antisémite dans le pire sens du terme ». </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://fr.timesofisrael.com/herzog-la-prochaine-conference-de-lonu-sur-le-racisme-encourage-la-haine/" target="_blank" rel="noopener">Il avait appelé les pays et organisations à s’unir pour que la quatrième édition n’ait pas lieu</a><span class="JsGRdQ">.</span></strong><span class="JsGRdQ"> Quelques jours plus tard, il avait adressé un message similaire à la France lors d’une rencontre en Israël de 36 parlementaires français, organisée par ELNET.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/08/Groupe-Herzog.jpg"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-12953" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/08/Groupe-Herzog-1024x694.jpg" alt="" width="1024" height="694" /></a></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Après le retrait d’une dizaine de délégations essentielles dont les Etats-Unis, Israël, le Canada mais également la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, l’ONU doit se saisir de cette question. Quelle légitimité octroyer à une conférence internationale contre le racisme et la discrimination qui exclurait de fait les plus grandes démocraties mondiales ? L’événement ressemblerait davantage à un rassemblement de régimes pour lesquels les droits de l’homme importent peu, préférant se concentrer sur leurs cibles préférées : les Juifs et Israël.</span></p>
<h3 style="text-align: justify;"></h3>
<h3 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span class="JsGRdQ" style="color: #000000;">Conclusion</span></h3>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">La conférence de Durban a servi de catalyseur à tous ceux qui cherchaient un moyen de délégitimer Israël aux yeux du monde. En le faisant passer pour « l’Etat à abattre », responsable des pires crimes contre l’humanité et en l’assimilant à un régime d’apartheid, les ennemis de l’Etat hébreu trouvent la meilleure justification possible pour éradiquer purement et simplement la cause de tous leurs problèmes. Evidemment, outre l’Etat lui-même, ce sont les Juifs qui souffrent de cet acharnement. La lutte contre l’antisémitisme dans le monde, y compris aux Etats-Unis où les communautés se croyaient à l’abri, n’a jamais autant été d’actualité. Durban a donc institutionnalisé le lien inaliénable entre antisionisme et antisémitisme.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Instrumentaliser l’antiracisme ne rend service à personne et n’aide surtout pas ceux qui doivent chaque jour se battre contre les discriminations. La lutte contre ces fléaux mérite mieux qu’une parodie de conférence où l’Occident ne serait pas représenté. La communauté internationale doit se saisir de ces causes d’une façon sérieuse, apolitique et sans hypocrisie et surtout pas sur le dos de la seule démocratie du Moyen-Orient. Israël doit déjà faire face à de nombreux défis dans la région sans que des ONG qui n’ont d’antiracistes que le nom, et des régimes</span> <span class="JsGRdQ">éloignés de toutes formes de valeurs démocratiques, viennent hurler au monde leur antisémitisme primaire. Organiser une nouvelle conférence de Durban est un non-sens. Au lieu de parvenir à de réelles solutions contre le racisme, cela ne fera que raviver de douloureux souvenirs du plus honteux festival de la haine.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">A peine quelques jours après la première conférence de Durban, des terroristes décident de s’attaquer à la première puissance mondiale.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">La haine islamiste n’a plus de limite, elle tue de sang froid sous les yeux ébahis du monde entier lors des attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Difficile voire impossible de ne pas lier les deux événements, en particulier pour ceux qui étaient aux premières loges.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">La campagne menée en Afghanistan ces 20 dernières années découle de cette période tragique. Et pourtant, deux décennies plus tard, il flotte comme une impression de retour à la case départ. La communauté internationale est forcée de battre en retraite face à des Talibans plus puissants que jamais.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://information.tv5monde.com/terriennes/en-afghanistan-la-detresse-des-femmes-premieres-cibles-des-talibans-420837" target="_blank" rel="noopener">Alors qu&rsquo;elles obtenaient progressivement des droits qu&rsquo;elles espéraient durables grâce à l&rsquo;intervention des Européens et des Américains</a></strong><span class="JsGRdQ"> – certaines d’entre elles sont même devenues maires de localités – les femmes afghanes risquent à nouveau leur vie et s’attendent à redevenir les cibles prioritaires des terroristes qui les obligent à suivre les règles de la loi islamique et leur retirent le droit de vivre en liberté.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Ceux qui accablent Israël jour après jour, ne se concentrent pas sur les vrais problèmes du monde. Le sort de ces femmes et l&rsquo;avenir de l&rsquo;Afghanistan nous concernent tous et méritent la pleine attention de la communauté internationale, car les extrémistes, qui ne se préoccupent pas des droits de l&rsquo;homme, ne les attendent pas pour agir. En s’entêtant à défendre la Conférence de Durban, certains cherchent à faire oublier l’attitude ahurissante des véritables dictatures qui peuvent impunément poursuivre leurs exactions. </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://www.lemonde.fr/international/article/2021/08/18/la-turquie-courtise-les-talibans_6091704_3210.html" target="_blank" rel="noopener">Pendant ce temps, l’Iran, la Russie ou encore la Turquie se réjouissent de l’arrivée au pouvoir des Talibans</a><span class="JsGRdQ">,</span></strong><span class="JsGRdQ"> ce qui n’augure rien de bon pour l’avenir de la région.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">La lutte contre toutes les formes de discrimination, les extrémismes et la radicalisation n’a jamais été autant nécessaire. Mais la Conférence de Durban n’a pas su jouer le rôle qui lui a été attribué et ne sera pas en mesure de le faire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2021/08/Capture-décran-2021-08-24-à-10.51.50.png"><img loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-12956" src="http://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2021/08/Capture-d’écran-2021-08-24-à-10.51.50-729x1024.png" alt="" width="729" height="1024" /></a></span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Comme l’a souligné le directeur de l’ONG </span><span class="JsGRdQ">UN Watch</span><span class="JsGRdQ"> Hillel Neuer, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies est composé d’Etats piétinant allègrement </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://twitter.com/HillelNeuer/status/1429191554875469824?s=19" target="_blank" rel="noopener">les valeurs qu’ils sont supposés défendre</a></strong><span class="JsGRdQ">.</span><span class="JsGRdQ"> À ce titre, Cuba était en première ligne lors de la Conférence de 2001 et aujourd’hui, le Pakistan, premier soutien des Talibans, décide de convoquer une réunion urgente du </span><strong><a class="JsGRdQ" draggable="false" href="https://twitter.com/HillelNeuer/status/1429191554875469824?s=19" target="_blank" rel="noopener">Conseil des Droits de l’Homme</a> </strong><span class="JsGRdQ">pour évoquer la situation en Afghanistan.</span></p>
<p class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span class="JsGRdQ">Que peut-on espérer de pareils régimes ? Est-il possible d’envisager une seule seconde qu’ils condamneront les exactions commises et que de véritables mesures seront prises ? Dans ce contexte si complexe, il semble difficile de croire qu’une nouvelle conférence de Durban puisse de près ou de loin donner de meilleurs résultats que les précédentes.</span></p>
<h3 class="_04xlpA direction-ltr align-justify para-style-body" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><span class="JsGRdQ">Voilà pourquoi la quatrième conférence de Durban ne doit pas avoir lieu ! Il est de la responsabilité de chacun d’entre nous de le réclamer haut et fort.</span></strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;">
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		<title></title>
		<link>https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/apartheid-infame-accusation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ELNET France]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jul 2021 12:06:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une tribune parue dans le journal Libération le 27 juillet 2021, un millier « d’artistes, intellectuels et universitaires de plus de 45 pays appellent à la reconnaissance internationale et au démantèlement du régime d’apartheid mis en place par Israël sur le territoire de la Palestine »[1]. Après la publication d’un rapport en avril 2021 par l’ONG Human Rights Watch [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une tribune parue dans le journal <em>Libération</em> le 27 juillet 2021, un millier « d’artistes, intellectuels et universitaires de plus de 45 pays appellent à <strong>la reconnaissance internationale et au démantèlement du régime d’apartheid mis en place par Israël sur le territoire de la Palestine </strong>»<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Après la publication d’un rapport en avril 2021 par l’ONG <em>Human Rights Watch</em> accusant l’État d’Israël de mener une politique « d’apartheid » à l’égard des Arabes israéliens et des Palestiniens<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, <strong>les masques tombent, puisqu’il ne s’agit de rien de moins que de la disparition d’Israël. Selon ces « intellectuels », il n’y aurait pas de place pour un Etat juif dans le monde. </strong><br />
L’accusation, loin d’être anodine, est également symptomatique des nouvelles tendances dites « antiracistes » qui sévissent un peu partout sur la planète, en particulier dans les grandes démocraties. Le fait même de devoir démontrer qu’il s’agit de pure diffamation constitue en soi une aberration. Mais puisque ce mensonge semble s’être répandu de façon inquiétante, ce document vise à fournir des clés de compréhension sur ce sujet brûlant.<br />
&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong><em><u>Comment définit-on l’apartheid ? </u></em></strong></li>
</ul>
<p>L’apartheid est défini comme un système juridique inhérent à la politique ségrégationniste menée par l’Afrique du Sud jusqu’aux années 1990 qui distinguait parmi ses citoyens, les Noirs des Blancs. L’apartheid implique une discrimination raciale <em>« en vue d’instituer ou d’entretenir la domination d’un groupe racial d’êtres humains sur un autre<a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a> » </em>au sein d’un même pays. Les mesures prises pour ce faire, visent à <em>« empêcher un ou des groupes raciaux à participer à la vie politique, sociale, économique et culturelle du pays et les priver de droits et de libertés fondamentales »<a href="#_ftn4" name="_ftnref4"><strong>[4]</strong></a>.</em> C’est un <strong>crime contre l’humanité</strong>.<br />
L’accusation est donc grave car <strong>elle insinue que l’État d’Israël aurait mis en place un système discriminatoire institutionnalisé pour empêcher les Arabes israéliens et palestiniens de jouir de leurs droits, ce qui est faux.</strong><br />
&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong><em><u>D’où viennent ces accusations ?</u></em></strong></li>
</ul>
<p><u>Aux origines de l’État d’Israël : le mouvement sioniste</u><br />
Afin de pouvoir éclaircir cette question, il est essentiel de se replonger plus d’un siècle en arrière.<br />
L’émergence du mouvement sioniste à la fin du 19<sup>ème</sup> siècle fait suite aux multiples pogroms et persécutions dont sont victimes les Juifs d’Europe. Sous l’impulsion de Theodor Herzl, la nécessité d’établir un État juif légitimé par les grandes puissances sur sa terre ancestrale devient évidente.<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> Dans l’esprit des intellectuels pionniers, ce mouvement se veut libérateur<strong>. Il s’agit de restaurer l’identité juive sur la terre historique de son peuple, où les Juifs n’ont jamais cessé de vivre depuis leur exil forcé et leur dispersion imposée. Il n’est nullement question d’oppression ou de discrimination à l’égard des autres populations présentes sur place.</strong><br />
L’État d’Israël voit finalement le jour en 1948 à la suite du plan de partage des Nations unies et dans le cadre de la résolution 181 qui prévoit la création d’un État juif et d’un État arabe sur le territoire de la Palestine du mandat britannique. Mais ce plan est rejeté par la partie arabe qui déclare la guerre au jeune État d’Israël pour – comme elle l’affirme – « jeter les Juifs à la mer ».<br />
Des campagnes « antisionistes » se développent peu à peu parmi les États communistes pendant la guerre froide. En réalité, il s’agit de campagnes antisémites, le mot « sioniste » étant utilisé comme synonyme de « juif ».<br />
<u>Des accusations irresponsables, pourtant légitimées au plus haut niveau</u><br />
Seulement 25 ans après la création de l’État d’Israël, les odieuses accusations sans équivoque de racisme institutionnalisé émergent de l’organisation internationale la plus respectée. En 1973, l’Assemblée Générale des Nations unies (AGNU) publie la résolution n°3379 affirmant que <em>« le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale »<a href="#_ftn6" name="_ftnref6"><strong>[6]</strong></a>.</em> <strong>Dans ce texte, le sionisme, qui est le mouvement d’émancipation nationale du peuple juif, est placé au même niveau que l’apartheid, régime discriminatoire établi par le gouvernement sud-africain. C’est une aberration. </strong><br />
Il a néanmoins fallu attendre 16 ans pour que, sous l’impulsion des États-Unis, cette résolution totalement injustifiée soit finalement abrogée, en 1991. Mais cela n’a pas suffi à décourager les plus virulents opposants à Israël.<br />
Du 2 au 9 septembre 2001, soit seulement quelques jours avant les tragiques attentats du World Trade center, une conférence visant à « lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance » est organisée à Durban, en Afrique du Sud, berceau de l’apartheid. <strong>Sous couvert de lutte antiraciste, plusieurs ONG et militants anti-Israël décident de lancer une campagne mondiale pour désigner Israël comme un « État d’apartheid ». </strong><br />
&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong><em><u>Pourquoi ces accusations sont-elles infondées ?</u></em></strong></li>
</ul>
<p><u>Les Palestiniens ne sont pas des citoyens israéliens : ils ne dépendent donc pas de l’État d’Israël</u><br />
Tout d’abord, il est nécessaire de distinguer deux populations: les Arabes israéliens, disposant de la citoyenneté israélienne et les Arabes palestiniens, dépendant de l’Autorité Palestinienne (AP) ou du Hamas à Gaza. Israël a la responsabilité de ses propres citoyens, comme toute autre nation dans le monde.<br />
En vertu des Accords d’Oslo, plusieurs dossiers relèvent de la compétence de l’AP et non de celle d’Israël, comme la politique éducative, les tribunaux, les impôts, la police ou encore la santé<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>. Rendre Israël responsable de ces sujets pour les citoyens palestiniens est donc totalement hors de propos. Mais compte tenu des accusations qui pèsent sur l’État hébreu depuis des années, il est urgent de déconstruire les fantasmes, corriger les mensonges et répondre aux calomnies.<br />
Les Accords d’Oslo II, signés à Washington en 1995 prévoient la division de la Cisjordanie en trois zones distinctes ainsi qu’une stricte séparation des compétences :</p>
<ul>
<li><strong>Zone A </strong>où l&rsquo;Autorité palestinienne exerce la pleine responsabilité pour la sécurité intérieure, l&rsquo;ordre public et les affaires civiles,</li>
<li><strong>Zone B</strong> où l&rsquo;Autorité exerce, comme en zone A, ses mêmes compétences civiles. En revanche, Israël reste responsable du maintien de la sécurité vis-à-vis de ses ressortissants et dans la lutte contre le terrorisme,</li>
<li><strong>Zone C, </strong>représentant 60% du territoire de Judée-Samarie/Cisjordanie. Ici, Israël exerce la pleine responsabilité sur le plan administratif comme sécuritaire<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a>.</li>
</ul>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Par conséquent, accuser Israël d’apartheid sur des territoires où il n’a pas de compétence est un non-sens absolu et une véritable calomnie.</strong> C’est bien à l’Autorité palestinienne d’assurer sa mission et d’octroyer des droits à ses citoyens dans les zones concernées, comme le ferait toute démocratie qui se respecte. Mais cette Autorité a depuis longtemps perdu toute crédibilité. N’oublions pas que Mahmoud Abbas entame la 16<sup>ème</sup> année d’un mandat de quatre ans. L’AP est incapable d’assurer la subsistance de son peuple, préférant adopter la politique d’une dictature qui arrête les militants des droits de l’homme et les journalistes. Elle fait également taire les opposants politiques comme Nizar Banat<a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a>, froidement assassiné tout récemment. De fait, les populations palestiniennes se retrouvent à la merci des groupes terroristes les plus virulents.<br />
<strong>Ainsi, ceux qui accusent Israël de pratiquer l’apartheid contre les Palestiniens, insinuent que ces derniers auraient des droits où qu’ils soient, y compris sur Israël, faisant croire que l’État hébreu n’a pas de raison d’être puisque les vrais souverains seraient les Arabes palestiniens. </strong>Cet État serait si illégitime qu’il est tout naturel de lui inventer des obligations vis-à-vis d’une population voisine… Il semblerait tout aussi incongru d’accuser les Etats-Unis d’apartheid vis-à-vis du Mexique ou la France vis-à-vis de n’importe quel pays d’Afrique.<br />
&nbsp;<br />
<u>Tous les Israéliens sont libres et égaux en droits</u><br />
Israël est un pays d’immigration. Malgré son jeune âge – seulement 73 ans d’existence – c’est une démocratie vibrante, pluraliste et multi-ethnique aux origines diverses qui ne fait pas de distinction entre les citoyens, comme le stipule la Déclaration d’Indépendance de l’État<a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a>.<br />
Contrairement à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid, <strong>il n’y a pas de citoyens de seconde zone en Israël</strong>. Bien que défini comme le foyer national du peuple juif, Israël n’est pas une théocratie ou un État uniquement pour les Juifs <strong>mais l’État où le peuple juif exerce son droit naturel à l’auto-détermination</strong>.<br />
Les Arabes israéliens représentent environ 2 millions de personnes, soit 20% de la population totale du pays. <strong>Ils jouissent des mêmes droits que les autres citoyens sans toutefois disposer des mêmes devoirs puisqu’ils ne sont pas tenus de faire leur service militaire. </strong>Aucune autre population arabe et musulmane dans le monde ne bénéficie à la fois des avantages d’une société moderne démocratique mais également d’une liberté de culte totale. En effet, dans les démocraties occidentales, la liberté religieuse dans l’espace public est limitée par la séparation des cultes et de l’État. Dans les États arabo-musulmans, la liberté religieuse est totale – elle constitue hélas souvent une obligation ou une contrainte – mais les autres libertés restent restreintes. <strong>Israël constitue donc un modèle démocratique préservant toute liberté de culte, y compris dans la sphère publique</strong>. En effet, quelle que soit leur religion, les salariés sont autorisés à prendre les congés de leur choix en raison de leurs fêtes religieuses<a href="#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a>. L’arabe est également la langue maternelle de la majorité des Arabes israéliens. Elle reste la deuxième langue parlée du pays et jouit d’un statut particulier. En effet, de très nombreux panneaux officiels (noms de rues, stations de transports, services publics…) sont traduits dans cette langue, preuve que la culture – qu’il s’agisse de la langue ou de la religion – est loin d’être niée comme ce serait le cas dans un régime marqué par l’apartheid…<br />
<strong>En Israël, les populations juives et arabes cohabitent ensemble depuis toujours. </strong>Plusieurs villes symbolisent cette coexistence pacifique qui fonctionne très bien et est même revendiquée par les habitants sur place. Au nord du pays, Haïfa est régulièrement prise en exemple<a href="#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a> mais également Lod ou encore Jaffa, tout près de Tel Aviv. Le sujet est brusquement revenu dans l’actualité lors de la dernière confrontation entre Israël et le Hamas. En effet, ces villes de la coexistence ont été le terrain d’émeutes et de tensions graves. Mais il ne faut pas s’y tromper : ces échauffourées restent le fait d’une minorité d’extrémistes qui ont cherché à instrumentaliser le conflit contre le groupe terroriste. Les événements ne remettent néanmoins pas en cause la coexistence pacifique largement majoritaire entre Juifs et Arabes.<br />
Selon une enquête commandée en 2017 par le journal israélien <em>Israel Hayom</em>, <strong>73% des Arabes israéliens affirmaient un sentiment d’appartenance à l’État hébreu et 60% d’entre eux se disaient fiers d’être Israéliens</strong><a href="#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a>. Difficile de considérer qu’un État pratiquant l’apartheid puisse être si attirant…<br />
Souhaitant soutenir l’intégration des populations arabes dans la société israélienne, le gouvernement a tenu à mettre en place plusieurs initiatives visant notamment à encourager le développement économique et l’emploi.<br />
<strong>D’ailleurs, beaucoup d’arabes israéliens occupent des postes importants dans de nombreux secteurs cruciaux</strong>. Des ambassadeurs arabes israéliens ou druzes sont régulièrement nommés. Le PDG de la plus grande banque d’Israël, la banque Leumi, Samer Haj Yehia, est arabe israélien et musulman.<a href="#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a> Des juges arabes israéliens siègent également au sein de la plus importante institution judiciaire du pays : la Cour suprême. En 2011, le juge arabe israélien George Karra, a condamné l’ancien Président de l’État d’Israël, Moshé Katzav à 7 ans de prison<a href="#_ftn15" name="_ftnref15">[15]</a>. Les exemples cités sont loin d’être anecdotiques et ne sont pas exhaustifs. La liste des Arabes israéliens qui occupent des postes à responsabilités est infinie.<br />
De plus, tous les citoyens israéliens – donc arabes également, peuvent demander réparation auprès du gouvernement ou des tribunaux israéliens s’ils s’estiment lésés.<br />
&nbsp;<br />
<u>Dans le milieu éducatif</u><br />
Selon une enquête du Conseil israélien de l’enseignement supérieur publiée en 2018, le nombre d’étudiants arabes dans les universités israéliennes a bondi de 78,7% en sept ans<a href="#_ftn16" name="_ftnref16">[16]</a>. Cette réussite est notamment due à la mise en place de programmes spécifiques de soutien visant à mieux intégrer cette communauté dans l’enseignement supérieur en l’empêchant de décrocher. Ces étudiants peuvent ensuite à leur tour devenir enseignants et accompagner les futurs étudiants.<br />
<strong>Par conséquent, tous les Israéliens bénéficient des mêmes conditions d’études et peuvent intégrer toutes les facultés</strong>, contrairement au régime sud-africain qui a mis en place des systèmes différenciés entre Noirs et Blancs, afin de leur inculquer des compétences uniquement en lien avec des activités manuelles<a href="#_ftn17" name="_ftnref17">[17]</a> sans opportunité d’ascenseur social.<br />
&nbsp;<br />
<u>Dans le milieu médical</u><br />
Le système médical israélien est considéré comme l’un des plus performants au monde. Et les personnels soignants ne font pas de politique. Un malade est un malade, peu importe son parcours. Par conséquent, <strong>les Arabes comme les Juifs sont soignés de la même manière, quelle que soit leur origine. </strong>L’excellent hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem a été recommandé en 2005 pour le prestigieux Prix Nobel de la Paix<a href="#_ftn18" name="_ftnref18">[18]</a>. L’établissement a toujours mis un point d’honneur à pratiquer les soins à tous sans distinction, y compris lors des conflits, qu’Israël soit impliqué ou non.<br />
En permanence en état d’alerte en raison de la menace du groupe terroriste Hezbollah dans le nord du pays, l’hôpital de Haïfa a accueilli à plusieurs reprises des blessés syriens pour les soigner<a href="#_ftn19" name="_ftnref19">[19]</a>. En octobre 2014, soit seulement quelques semaines après l’opération « Bordure protectrice », la fille d’un dirigeant du Hamas – groupe terroriste qui n’a pas hésité à tirer des milliers de missiles sur les civils israéliens et ne jure que par la destruction d’Israël – a été soignée à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv<a href="#_ftn20" name="_ftnref20">[20]</a>. De même, lors de la dernière confrontation en mai 2021, c’est la nièce du chef du Hamas qui a subi une greffe de moelle osseuse dans ce même hôpital<a href="#_ftn21" name="_ftnref21">[21]</a>. <strong>Tous reçoivent les meilleurs traitements, ce qui contraste avec une hypothétique politique d’apartheid</strong>. En effet, en Afrique du Sud, les Noirs n’avaient qu’un accès limité aux soins.<br />
De plus, <strong>le nombre de soignants originaires de la communauté arabe en Israël est très important</strong>. En effet, 17 % des médecins, un quart des infirmiers et près d’un pharmacien sur deux, sont issus de la minorité arabe<a href="#_ftn22" name="_ftnref22">[22]</a>. Ils travaillent au quotidien avec leurs homologues juifs en toute intelligence, comme l’a montré la récente crise du Coronavirus.<a href="#_ftn23" name="_ftnref23">[23]</a><br />
&nbsp;<br />
<u>Dans la sphère politique</u><br />
Les consultations électorales ne manquent pas en Israël. Avec 4 élections en moins de deux ans, la vitalité démocratique est évidente. <strong>Le système de proportionnelle presque intégrale permet l’émergence de très nombreux partis politiques. Les Arabes israéliens ne font pas exception à la règle et sont largement représentés à la Knesset. Certains d’entre eux sont même particulièrement critiques à l’égard d’Israël. </strong><br />
Et pourtant, la toute nouvelle coalition formée en juin 2021 par Naftali Bennett et Yair Lapid, est composée de 8 partis très différents, avec le soutien de la formation arabe Ra’am (parti islamiste de Mansour Abbas), pour la première fois dans l’histoire de l’État d’Israël.<br />
<strong>Sont-ce là les marqueurs d’un régime d’apartheid qui, comme en Afrique du Sud, instaurait la discrimination dans toutes les sphères de la société jusqu’au sommet ?</strong><br />
<strong>Non bien entendu, c’est même tout le contraire.</strong><br />
En effet, en Afrique du Sud, les personnes de couleur n’étaient pas autorisées à participer au processus politique<a href="#_ftn24" name="_ftnref24">[24]</a>. Pour lutter contre l’apartheid, Nelson Mandela a évoqué, lors d’une interview télévisée, le fameux slogan « <em>one person, one vote </em>» (« une personne, un vote »). Après avoir été détourné une première fois par l’Armée de libération du peuple azanien – branche armée du Congrès panafricain (PAC) en Afrique du Sud – pour devenir <em>« one settler, one bullet »</em> (« un colon, une balle »), c’est à Durban qu’il a été entendu, dans un tout autre contexte. <strong>Les manifestants de la prétendue conférence antiraciste qui s’est déroulée dans cette ville d’Afrique du Sud, en septembre 2001, ont purement et simplement appelé au meurtre de Juifs, en criant « <em>one Jew, one bullet</em> » (« un juif, une balle »).<a href="#_ftn25" name="_ftnref25">[25]</a></strong><br />
&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong><em><u>Conclusion</u></em></strong></li>
</ul>
<p><strong>Affirmer qu’Israël puisse de près ou de loin être considéré comme un « État d’apartheid » relativise la véritable politique d’apartheid menée par l’Afrique du Sud</strong> et vécue par les personnes noires pendant cette période longue de près d’un demi-siècle<a href="#_ftn26" name="_ftnref26">[26]</a>. En ce sens, ces accusations constituent donc un <strong>déni de mémoire</strong> d’une période tragique qui ne mérite en aucune façon d’être ainsi instrumentalisée. <strong>Il s’agit ni plus ni moins de révisionnisme voire de la négation d’un crime contre l’humanité.</strong><br />
Contrairement aux Sud-Africains, les Arabes israéliens peuvent se déplacer librement dans le pays, voter, aller à l’école, obtenir des postes importants, être soignés, devenir propriétaires et s’exprimer comme bon leur semble. Les Noirs en Afrique du Sud ne bénéficiaient pas de ces droits. Par ailleurs, <strong>les Arabes palestiniens devraient demander des comptes à l’Autorité palestinienne, seule responsable de la politique menée dans les territoires de Cisjordanie.</strong><strong> </strong><br />
Ces accusations abominables visent en réalité un but clair : <strong>faire croire au monde entier qu’Israël n’a pas sa place au Moyen-Orient </strong>comme la tribune publiée dans le journée <em>Libération</em> le formule sans la moindre ambiguïté<a href="#_ftn27" name="_ftnref27">[27]</a>. Il est d’ailleurs intéressant de constater que l’initiateur de cette tribune, Robert Falk, avait été interviewé par le journal <em>Le Monde</em> en 2017. A l’époque, l’organisation <em>InfoEquitable</em> avait déjà souligné ses positions ouvertement antisémites, anti-israéliennes et même pro-Hamas<a href="#_ftn28" name="_ftnref28">[28]</a>.<br />
Pourtant, le véritable apartheid vient plutôt de ceux qui accusent l’État hébreu puisque <strong>certains n’hésitent plus à appeler au « démantèlement de ce régime »<a href="#_ftn29" name="_ftnref29">[29]</a> pour détruire Israël</strong>.  Mais ne nous y trompons pas. <strong>Derrière cette accusation se cache une menace pour l’ensemble de nos démocraties.</strong> Si les Juifs n’ont pas de place sur cette terre en tant que nation, alors aucune autre nation n’est à l’abri. En effet, cette haine d’Israël puise ses ferments dans les discours indigénistes et « antiracistes » au nom d’un absolu des droits de l’homme qui voit des suprémacistes et des colonisateurs partout. <strong>En défendant cet agenda mortifère, les partisans de ces idéologies estiment qu’un Etat doit se suicider et appellent purement et simplement à la fin de toutes les sociétés au nom d’un égalitarisme dévoyé qui cherche à démanteler tous les systèmes. </strong><br />
A la veille de la conférence dite de Durban IV, véritable mascarade antisémite, il est urgent que les grandes nations se mobilisent pour lutter efficacement contre ces idéologies nocives. <strong>Car proférer de telles calomnies pour rendre Israël infréquentable et appeler à sa destruction, ne rend service à personne et empêche l’émergence d’une véritable réconciliation pour aboutir à la paix.</strong> Au contraire, ces propos diffamants visent à salir les Juifs pour nourrir la haine d’Israël, entretenir le conflit et ainsi le rendre insoluble. Pour qu’une paix durable puisse enfin voir le jour, il faut rétablir la justice et la vérité afin que les parties impliquées puissent reprendre le dialogue et la négociation dans de bonnes conditions.<br />
<a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/pour-que-2021-soit-lannee-de-la-fin-de-lapartheid-en-israel-20210727_DRP24UOQRFB7TBR3KZFVYEEG6A/">https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/pour-que-2021-soit-lannee-de-la-fin-de-lapartheid-en-israel-20210727_DRP24UOQRFB7TBR3KZFVYEEG6A/</a><br />
<a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <a href="https://www.hrw.org/fr/news/2021/04/27/des-politiques-israeliennes-abusives-constituent-des-crimes-dapartheid-et-de">https://www.hrw.org/fr/news/2021/04/27/des-politiques-israeliennes-abusives-constituent-des-crimes-dapartheid-et-de</a><br />
<a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Article II : Convention internationale sur l&rsquo;élimination et la répression du crime d&rsquo;apartheid <a href="https://treaties.un.org/doc/Publication/UNTS/Volume%201015/volume-1015-I-14861-French.pdf">https://treaties.un.org/doc/Publication/UNTS/Volume%201015/volume-1015-I-14861-French.pdf</a><br />
<a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> <a href="https://www.amnesty.fr/focus/apartheid">https://www.amnesty.fr/focus/apartheid</a><br />
<a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> <a href="https://www.lesclesdumoyenorient.com/Sionisme-et-creation-de-l-Etat-d.html">https://www.lesclesdumoyenorient.com/Sionisme-et-creation-de-l-Etat-d.html</a><br />
<a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> <a href="https://monbalagan.com/29-israel-palestine/sources-israel/1591-resolution-n-3379-de-l-ag-de-l-onu-sionisme-racisme-texte.html">https://monbalagan.com/29-israel-palestine/sources-israel/1591-resolution-n-3379-de-l-ag-de-l-onu-sionisme-racisme-texte.html</a><br />
<a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> <a href="http://www.ibe.unesco.org/fileadmin/user_upload/Publications/WDE/2010/pdf-versions/Palestine.pdf">http://www.ibe.unesco.org/fileadmin/user_upload/Publications/WDE/2010/pdf-versions/Palestine.pdf</a><br />
<a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> <a href="https://www.jpost.com/magazine/knowing-your-abc-448963">https://www.jpost.com/magazine/knowing-your-abc-448963</a><br />
<a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> <a href="https://www.lefigaro.fr/international/les-policiers-palestiniens-accuses-du-deces-d-un-opposant-20210624">https://www.lefigaro.fr/international/les-policiers-palestiniens-accuses-du-deces-d-un-opposant-20210624</a><br />
<a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> L’État d’Israël « veillera au développement du pays au bénéfice de tous ses habitants ; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix ainsi que cela avait été conçu par les prophètes d’Israël ; il assurera une complète égalité sociale et politique à tous ses citoyens, sans distinction de religion, de race ou de sexe ; il garantira la liberté de culte, de conscience, d’éducation et de culture ; il assurera la protection des Lieux saints de toutes les religions, et respectera les principes de la Charte des Nations unies. » <a href="http://www.obsarm.org/dossiers/damo/palestine/declaration-independance.htm">http://www.obsarm.org/dossiers/damo/palestine/declaration-independance.htm</a><br />
<a href="#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a> <a href="https://uwork.co.il/blog/everything-you-need-to-know-about-working-in-Israel-when-its-the-holiday-season">https://uwork.co.il/blog/everything-you-need-to-know-about-working-in-Israel-when-its-the-holiday-season</a><br />
<a href="#_ftnref12" name="_ftn12">[12]</a> Reportage de France 2 à l’hôpital Rambam de Haïfa<br />
<a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/israel-a-haifa-soignants-juifs-et-arabes-coexistent-dans-la-paix-et-la-solidarite_4626881.html">https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/israel-a-haifa-soignants-juifs-et-arabes-coexistent-dans-la-paix-et-la-solidarite_4626881.html</a><br />
<a href="#_ftnref13" name="_ftn13">[13]</a> <a href="https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/societe/160927-171122-60-des-arabes-israeliens-se-disent-fiers-d-etre-israeliens-sondage">https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/societe/160927-171122-60-des-arabes-israeliens-se-disent-fiers-d-etre-israeliens-sondage</a><br />
<a href="#_ftnref14" name="_ftn14">[14]</a> <a href="https://www.timesofisrael.com/for-1st-arab-head-of-major-israeli-bank-breaking-down-barriers-is-second-nature/">https://www.timesofisrael.com/for-1st-arab-head-of-major-israeli-bank-breaking-down-barriers-is-second-nature/</a><br />
<a href="#_ftnref15" name="_ftn15">[15]</a> <a href="https://www.jpost.com/National-News/Judge-in-Katsav-trial-known-to-be-independent-fearless">https://www.jpost.com/National-News/Judge-in-Katsav-trial-known-to-be-independent-fearless</a><br />
<a href="#_ftnref16" name="_ftn16">[16]</a> <a href="https://fr.timesofisrael.com/hausse-du-nombre-detudiants-arabes-dans-les-universites-israeliennes/">https://fr.timesofisrael.com/hausse-du-nombre-detudiants-arabes-dans-les-universites-israeliennes/</a><br />
<a href="#_ftnref17" name="_ftn17">[17]</a> « Bantu Education » <a href="https://overcomingapartheid.msu.edu/sidebar.php?id=65-258-2">https://overcomingapartheid.msu.edu/sidebar.php?id=65-258-2</a><br />
<a href="#_ftnref18" name="_ftn18">[18]</a> <a href="https://www.lefigaro.fr/actualite/2005/11/23/01001-20051123ARTFIG90268-la_medecine_au_chevet_de_la_paix.php">https://www.lefigaro.fr/actualite/2005/11/23/01001-20051123ARTFIG90268-la_medecine_au_chevet_de_la_paix.php</a><br />
<a href="#_ftnref19" name="_ftn19">[19]</a> <a href="https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/des-blesses-syriens-soignes-dans-des-hopitaux-israeliens_2456764.html">https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/des-blesses-syriens-soignes-dans-des-hopitaux-israeliens_2456764.html</a><br />
<a href="#_ftnref20" name="_ftn20">[20]</a> <a href="https://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/10/19/97001-20141019FILWWW00223-la-fille-d-un-chef-du-hamas-soignee-en-israel.php">https://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/10/19/97001-20141019FILWWW00223-la-fille-d-un-chef-du-hamas-soignee-en-israel.php</a><br />
<a href="#_ftnref21" name="_ftn21">[21]</a> <a href="https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/1622121087-israel-une-fillette-de-la-famille-du-chef-du-hamas-subit-une-greffe-de-moelle-osseuse-a-l-hopital-ichilov-de-tel-aviv">https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/1622121087-israel-une-fillette-de-la-famille-du-chef-du-hamas-subit-une-greffe-de-moelle-osseuse-a-l-hopital-ichilov-de-tel-aviv</a><br />
<a href="#_ftnref22" name="_ftn22">[22]</a> <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/02/dans-les-hopitaux-israeliens-les-arabes-aux-avant-postes_6035240_3210.html">https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/02/dans-les-hopitaux-israeliens-les-arabes-aux-avant-postes_6035240_3210.html</a><br />
<a href="#_ftnref23" name="_ftn23">[23]</a> <a href="https://www.challenges.fr/societe/en-israel-medecins-arabes-et-juifs-ensemble-en-premiere-ligne-face-au-coronavirus_704397">https://www.challenges.fr/societe/en-israel-medecins-arabes-et-juifs-ensemble-en-premiere-ligne-face-au-coronavirus_704397</a><br />
<a href="#_ftnref24" name="_ftn24">[24]</a> <a href="https://www.sahistory.org.za/article/history-elections-south-africa">https://www.sahistory.org.za/article/history-elections-south-africa</a><br />
<a href="#_ftnref25" name="_ftn25">[25]</a> <a href="https://www.lexpress.fr/culture/livre/l-antiracisme-est-l-ideologie-de-notre-temps_819866.html">https://www.lexpress.fr/culture/livre/l-antiracisme-est-l-ideologie-de-notre-temps_819866.html</a><br />
<a href="#_ftnref26" name="_ftn26">[26]</a> Témoignages de plusieurs sud-africains : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=KdEAMa6CT5I">https://www.youtube.com/watch?v=KdEAMa6CT5I</a><br />
<a href="#_ftnref27" name="_ftn27">[27]</a> <a href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/pour-que-2021-soit-lannee-de-la-fin-de-lapartheid-en-israel-20210727_DRP24UOQRFB7TBR3KZFVYEEG6A/">https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/pour-que-2021-soit-lannee-de-la-fin-de-lapartheid-en-israel-20210727_DRP24UOQRFB7TBR3KZFVYEEG6A/</a><br />
<a href="#_ftnref28" name="_ftn28">[28]</a> <a href="https://infoequitable.org/la-tres-complaisante-interview-de-lantisemite-richard-falk-dans-le-monde/">https://infoequitable.org/la-tres-complaisante-interview-de-lantisemite-richard-falk-dans-le-monde/</a><br />
<a href="#_ftnref29" name="_ftn29">[29]</a> <a href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/pour-que-2021-soit-lannee-de-la-fin-de-lapartheid-en-israel-20210727_DRP24UOQRFB7TBR3KZFVYEEG6A/">https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/pour-que-2021-soit-lannee-de-la-fin-de-lapartheid-en-israel-20210727_DRP24UOQRFB7TBR3KZFVYEEG6A/</a></p>
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		<title>Pourquoi la France doit s&#039;opposer à Durban IV ?</title>
		<link>https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/13187-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ELNET France]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jul 2021 13:46:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 22 septembre prochain, conformément à une résolution de l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies adoptée le 31 décembre 2020, les Nations Unies convoqueront une réunion de haut niveau pour marquer le 20e anniversaire de la Déclaration de Durban, qui a été adoptée lors de la tristement célèbre Conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le 22 septembre prochain, conformément à une résolution de l&rsquo;Assemblée générale des Nations Unies adoptée le 31 décembre 2020, <strong>les Nations Unies convoqueront une réunion de haut niveau pour marquer le 20e anniversaire de la Déclaration de Durban</strong>, qui a été adoptée lors de la tristement célèbre Conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme en 2001, qui s&rsquo;est tenue à Durban, en Afrique du Sud.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à son objectif déclaré, la Conférence a été marquée par des <strong>manifestations d&rsquo;antisémitisme et d’antisionisme</strong>. Israël a été stigmatisé dans la déclaration de clôture et lors du Forum des ONG qui s&rsquo;est tenu en parallèle. En 2001, Durban, comme on a coutume d’appeler cette réunion, a été utilisée pour promouvoir le racisme, l&rsquo;antisémitisme, l’antisionisme, le négationnisme, et nier le droit d&rsquo;Israël à exister.</p>
<p style="text-align: justify;">Durban IV entérinera cette <strong>perversion des principes de l&rsquo;antiracisme</strong>. Cet événement prévoit d&rsquo;adopter <strong>une « déclaration politique » appelant à la « mise en œuvre pleine et effective » de la Déclaration de Durban</strong>. Le thème officiel de la réunion sera « Réparations, justice raciale et égalité pour les personnes d&rsquo;ascendance africaine ». Mais nous le savons, il s’agira en fait de promouvoir un agenda dont l’objet est de « démanteler » l’Etat d’Israël. C’est inacceptable.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Rappels sur Durban I : La « Conférence mondiale contre le racisme » de 2001</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2001, une semaine avant les attentats terroristes du 11 septembre, l&rsquo;ONU accueille la « Conférence mondiale sur le racisme, la discrimination, la xénophobie et l&rsquo;intolérance » à Durban, en Afrique du Sud. Au lieu de combattre le racisme, la conférence l&rsquo;a en fait incité. <strong>Durban est devenu la pire manifestation internationale d&rsquo;antisémitisme de l&rsquo;après-guerre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En préparation de la Déclaration de Durban, les nations asiatiques se sont réunies à Téhéran en février 2001. Leur texte final a diabolisé Israël, l&rsquo;accusant d&rsquo;avoir commis « un nouveau type d&rsquo;apartheid », « un crime contre l&rsquo;humanité » et « une forme de génocide ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ce libellé proposé a été supprimé à la dernière minute de la Déclaration de Durban sous la pression des membres de l&rsquo;Union européenne, qui ont menacé de suivre les États-Unis et Israël et de se retirer de la conférence. Néanmoins, le texte final ciblait Israël en tant qu&rsquo;auteur présumé de racisme en citant « le sort des Palestiniens sous occupation étrangère ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les discours incendiaires contre Israël étaient omniprésents.</strong> Le président de l&rsquo;OLP, Yasser Arafat, a déclaré aux délégués à la conférence la « laideur » des « politiques et pratiques racistes israéliennes contre le peuple palestinien ». Le dictateur cubain Fidel</p>
<p style="text-align: justify;">Castro a évoqué « le terrible génocide perpétré, en ce moment même, contre nos frères palestiniens ».</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ONU a parrainé un « forum des ONG » parallèle où les organisations non gouvernementales ont officiellement déclaré Israël un « État d&rsquo;apartheid raciste » coupable de « génocide ».</p>
<p style="text-align: justify;">Lors d&rsquo;une marche dirigée par des Palestiniens avec des milliers de participants, une pancarte disait « Hitler aurait dû terminer le travail ». À proximité, certains vendaient le plus célèbre des tracts anti-juifs, « Les Protocoles des Sages de Sion ».</p>
<p style="text-align: justify;">Au Forum des ONG, l&rsquo;Union des Avocats Arabes a distribué des caricatures de Juifs avec le nez crochu, les crocs ruisselant de sang et l&rsquo;argent serré. Les militants juifs des droits humains à Durban ont été physiquement intimidés et menacés, des foules leur criant : « Vous n&rsquo;appartenez pas à la race humaine ! »</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Rappels sur Durban II et Durban III</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En avril 2009, l&rsquo;ONU a organisé une conférence de suivi intitulée la Conférence d&rsquo;examen de Durban, connue sous le nom de Durban II. Avant qu&rsquo;il ne commence, cependant, 10 pays se sont retirés : le Canada, Israël, l&rsquo;Italie, les États-Unis, l&rsquo;Allemagne, les Pays-Bas, la République tchèque, la Pologne, l&rsquo;Australie et la Nouvelle-Zélande.</p>
<p style="text-align: justify;">Le représentant du régime libyen du colonel Kadhafi a été nommé président du comité de planification 2007-2009. Lors de la conférence, le lundi 20 avril 2009, le président iranien Ahmadinejad, le négationniste le plus célèbre au monde à l&rsquo;époque, était l&rsquo;orateur d&rsquo;ouverture. « Le sionisme mondial personnifie le racisme », a-t-il déclaré. Il « recourt faussement à la religion et abuse des sentiments religieux pour cacher sa haine et son visage laid ». Après la Seconde Guerre mondiale, a-t-il déclaré, « un gouvernement totalement raciste en Palestine occupée » a été établi, « sous prétexte de souffrance juive ». Les diplomates des autres pays de l&rsquo;UE présents à la conférence se sont levés et sont sortis dans une puissante protestation.</p>
<p style="text-align: justify;">En septembre 2011, les chefs d&rsquo;État se sont réunis à l&rsquo;Assemblée générale des Nations Unies pour marquer le 10e anniversaire de la Déclaration de Durban, connue sous le nom de Durban III. Quinze pays ont refusé d&rsquo;y assister : Australie, Autriche, Bulgarie, Canada, République tchèque, France, Allemagne, Israël, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Pologne, Royaume-Uni et États-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>La position de la France sur Durban IV</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À ce jour, l’Australie, l’Autriche, le Canada, la Tchéquie, la Hongrie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, Israël, l’Allemagne et les Etats-Unis se sont désengagés de Durban IV. <strong>La France a été l&rsquo;un des quatorze États à voter contre la résolution de l&rsquo;Assemblée générale décidant de convoquer la commémoration du 20e anniversaire.</strong> Deux réunions de planification détaillée ont déjà été tenues par l&rsquo;Assemblée générale (les 3 mai et 12 mai 2021). Ces discussions sur les soi-disant « modalités » ne peuvent et ne changeront pas la ferme demande de l&rsquo;Assemblée générale de réengager la mise en œuvre « complète » de la Déclaration de Durban.</p>
<p style="text-align: justify;">La participation de la France aux séances de préparation qui ont eu lieu d&rsquo;un événement auquel elle s&rsquo;est fondamentalement opposée – au lieu d&rsquo;un engagement immédiat et sans équivoque de ne pas y assister – nous inquiète et est <strong>incompatible avec son engagement affiché</strong>, tel qu’il figure dans la définition de l’IHRA, de lutter contre toutes les formes d&rsquo;antisémitisme et le boycott d’Israël. Durban est une supercherie qui porte atteinte à nos valeurs démocratiques, aux principes républicains et à la promesse européenne.</p>
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		<title>A propos du Hezbollah</title>
		<link>https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/13781-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ELNET France]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 21:12:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce document fournit des informations générales sur le Hezbollah en tant qu’organisation terroriste et pose en détails la question de la désignation du Hezbollah en tant qu’organisation terroriste dans son intégralité (branches militaire et politique) en Europe.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>
<p class="p1">Ce document fournit des informations générales sur le Hezbollah en tant qu’organisation terroriste et pose en détails la question de la désignation du Hezbollah en tant qu’organisation terroriste dans son intégralité (branches militaire et politique) en Europe.</p>
<a href="https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2020/11/Hezbollah-ELNET-12.pdf" class="pdfemb-viewer" style="" data-width="max" data-height="max"  data-toolbar="bottom" data-toolbar-fixed="off">Hezbollah ELNET (12)<br/></a></div>
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		<title>Enquête sur le regard des israéliens sur l&#039;action du gouvernement français dans le conflit israélo-palestinien et dans la lutte contre l&#039;antisémitisme en France.</title>
		<link>https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/enquete-regard-israeliens-laction-gouvernement-francais-conflit-israelo-palestinien-lutte-contre-lantisemitisme-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2020 08:34:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Ifop a réalisé pour i24News et ELNET une enquête sur le regard des israéliens sur l&#8217;action du gouvernement français dans le conflit israélo-palestinien et dans la lutte contre l&#8217;antisémitisme en France. Pour en savoir plus, cliquez ci-dessous : http://ow.ly/QlBK50y1Zem</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Ifop a réalisé pour i24News et ELNET une enquête sur le regard des israéliens sur l&rsquo;action du gouvernement français dans le conflit israélo-palestinien et dans la lutte contre l&rsquo;antisémitisme en France.<br />
Pour en savoir plus, cliquez ci-dessous :<br />
<a href="http://ow.ly/QlBK50y1Zem?fbclid=IwAR33NsjSSwDoXa1LSNpfJwkVR7Z4_UNByNb9BnCEHIg1zlzNQbIelBBs8AE" target="_blank" rel="noopener nofollow" data-ft="{&quot;tn&quot;:&quot;-U&quot;}" data-lynx-mode="async" data-lynx-uri="https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fow.ly%2FQlBK50y1Zem%3Ffbclid%3DIwAR33NsjSSwDoXa1LSNpfJwkVR7Z4_UNByNb9BnCEHIg1zlzNQbIelBBs8AE&amp;h=AT1DOeFCTJyPamcL4Z9q5xepTzR8B6vaKB4sFtkJyDZu2CQRGkLuWq7h_pqk4wk6GdKmHGtWWk-tQ9iqL7RvL-AdIOw_xOmZOQaWDBnFi5cYq9B3_znKdIC6D9DrFlIpLTfqyclGNv6NrEqKPQpa8MluUeTScxa-fqszQF6K5X6LH_awYX6iKDWkVFsmyAH6KLOTRvXckojQbAjKSVMyX2o1YpeehkZmJDn3KZBvTECs0qH1_sb8ZCxpiErB2XPn6Wv5tNcK9HWbRMNEgZtyKgRXoM46Iv6xwwG7FV_jjVihPXX6crJe_U5d4fDurimTLpYsu3wjvHjqnNl2Ot56JhG7z3dnp9BcrudRWxI3IuPeoUO4Y5MET2EUYUFIQWpmheZ3NoMpvnzGmMhE065zQO9gS_e5Vn604A8aTEXeeg2dK0BopQD5HGtnOn3eLkNUcnFOBXvDs_ouxIyqizvAkNH4hrsZ8ByN0w9_VY6O4SGTbLeKhn71DJ-LgTVqfbLTR2MiopyulHMVvHLLvX5IyDJujzwK3QdDpQAm_W7ID-zznjr41fvmxTJN1_rIbMU-yUGa455DpUtZ6Vst0dWig_n_mSfkF0umnmTlv2J6hXQe7Bo2vh5wYRog31_q0qAl4zb-0kNQuQU">http://ow.ly/QlBK50y1Zem</a></p>
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		<title></title>
		<link>https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/8234-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 May 2019 11:55:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 23 au 29 mai 2019, plus de 300 millions d’Européens éliront un nouveau Parlement pour un mandat de cinq ans. Les députés auront la tâche de bâtir les textes de lois appliqués par les Etats de l&#8217;Union européenne. En France, le vote aura lieu le dimanche 26 mai. L&#8217;impact de ces élections sera bien [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 23 au 29 mai 2019, plus de 300 millions d’Européens éliront un nouveau Parlement pour un mandat de cinq ans. Les députés auront la tâche de bâtir les textes de lois appliqués par les Etats de l&rsquo;Union européenne. En France, le vote aura lieu le dimanche 26 mai.<br />
L&rsquo;impact de ces élections sera bien sûr déterminant pour l&rsquo;ensemble des politiques européennes. Mais le scrutin peut aussi, sur fond de montée des extrêmes, avoir des conséquences fondamentales sur l&rsquo;avenir de l&rsquo;Europe et de ses valeurs.<br />
ELNET vous propose d’analyser les enjeux de ces élections européennes sous l’angle des  questions de politique étrangère.<br />
&nbsp;<br />
<strong>L’avenir de l’Europe </strong><br />
C’est une Europe désunie qui se rendra aux urnes en mai prochain. Non seulement pour la première fois de son histoire un pays membre de l’Union européenne est en passe de la quitter, mais les crises et sujets de divisions ne manquent pas. Immigration, renforcement de la zone euro, budget, ou encore conflit en Ukraine, urgence climatique, voilà autant de défis à relever où le consensus est difficile à trouver. Mais l&rsquo;un des plus importants enjeux du scrutin concerne l&rsquo;avenir même de la construction européenne, remise en question par les mouvements nationalistes, autoritaristes et europhobes.<br />
De la droite conservatrice à la social-démocratie, les forces politiques classiques et pro-européennes reculent, un peu partout en Europe, sous les coups de boutoir de mouvements qui prônent le repli sur soi et des exécutifs durs. Hongrie et Pologne ont des gouvernements autoritaires et nationalistes, l’extrême droite est au pouvoir en Italie avec les populistes, et en Autriche avec la droite, elle émerge en Espagne avec le parti Vox.<br />
Les électeurs, eux, ont parfaitement conscience des luttes d’influence. Selon une étude de la Commission européenne, 59% des citoyens de l&rsquo;UE redoutent l’influence d’acteurs étrangers ou de groupes criminels sur l’élection, et 67% craignent que leurs données personnelles en ligne soient récupérées à des fins de ciblage politique. En France, selon une autre étude réalisée par l’Ifop pour le colloque sur l’influence de la Russie en Europe, 68% des personnes interrogées pensent que le Kremlin a une responsabilité importante dans la propagation des fausses nouvelles.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Les questions de défense </strong><br />
En novembre 2018, l&rsquo;<a href="http://www.europarl.europa.eu/at-your-service/fr/be-heard/eurobarometer">Eurobaromètre</a> rappelait que 76% des citoyens européens, dont les Français, soutiennent la Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC), prémices d&rsquo;une Défense européenne. Ce soutien repose sur le sentiment que « l&rsquo;Union fait la force » et que les pays européens partagent une histoire, une culture, une géographie et des valeurs qui les rassemblent dans un destin commun, au-delà des seuls intérêts particuliers, et qui les poussent à mutualiser et renforcer ensemble leurs outils de défense en vue d&rsquo;acquérir et de partager une certaine autonomie stratégique.<br />
Les priorités de défense divergent cependant au sein même de l’Europe. Ainsi, les pays qui regardent principalement à l’Est privilégient la défense territoriale et donc l’OTAN. Pour ces pays-là, l’autonomie stratégique de l’UE ne répond pas ou trop peu à leurs besoins fondamentaux de sécurité. Conscients que l’Europe ne pourra pas répondre seule à une éventuelle menace russe, Varsovie, Bucarest ou encore Stockholm sont sceptiques à l’égard de tout ce qui risque de fragiliser le lien avec Washington.<br />
Comment devront s’articuler autonomie stratégique nationale et autonomie stratégique européenne ? Cette question fait partie des enjeux des prochaines élections.<br />
&nbsp;<br />
<strong>La lutte contre le terrorisme</strong><br />
Après les attentats de Paris en novembre 2015 et Bruxelles en mars 2016, l’Union européenne a révélé de nombreuses failles en matière de sécurité : les auteurs des attaques avaient réussi à revenir de Syrie en se mêlant aux refugiés et à circuler dans l’espace européen sans se faire repérer. Face à la cette problématique de la porosité des frontières, les institutions européennes ont cherché à promouvoir une « union de la sécurité ». Dans son discours sur l’état de l’Union prononcé le 14 septembre 2016<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, Jean-Claude Juncker a fait le constat d’une « crise existentielle » de l’UE et appelé́ à un sursaut passant par le développement d’une « Europe qui protège ». Quelques jours plus tard, Julian King a été nommé commissaire chargé de l’union de la sécurité.<br />
Depuis lors, la Commission publie régulièrement un document intitulé « rapport sur les progrès accomplis dans la mise en place d’une union de la sécurité réelle et effective » qui liste des mesures, souvent techniques, permettant de protéger les citoyens. Des mesures concrètes visant à accentuer le contrôle des frontières extérieures de l’UE, fluidifier la coopération judiciaire et policière, ou encore lutter contre la propagande terroriste sur internet. La démarche adoptée est pragmatique et incrémentale. Il ne s’agit pas de lancer de grands projets irréalisables : la « CIA européenne » voulue par Matteo Renzi et Charles Michel ne verra pas le jour de sitôt, en dépit de la création prochaine d’une Joint European Intelligence School.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Les relations transatlantiques</strong><strong> </strong><br />
Actuellement, le niveau de tension est très enlevé entre les États-Unis et les pays européens. Les tweets peu « orthodoxes » du président Trump, aux antipodes des usages de la diplomatie, constituent la face la plus visible de points de discorde profonds. Ouvertement nationaliste, défendant une vision transactionnelle des relations internationales, le président Trump n’accorde aucun caractère sacré à l’Alliance atlantique. Il considère au contraire que les pays européens de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) profitent à bon compte du « <em>parapluie américain</em> ». Il exige dès lors que tous les membres de l’alliance consacrent 2 % de leur produit intérieur brut (PIB) à leur défense. Cet engagement de 2006 n’est toujours pas respecté par nombre d’alliés, dont l’Allemagne. Les frictions en cours amèneront-elles les Européens à mieux définir une vision commune de leur possible autonomie stratégique ?<br />
L&rsquo;éloignement des Etats-Unis de l’Europe n’a pas commencé avec Donald Trump. Ce qui est nouveau avec l’actuel locataire de la Maison Blanche, c’est qu’avec son leitmotiv « America first » : les valeurs autrefois communes de chaque côté de l’Atlantique le sont de moins en moins.<br />
Pour les Etats-Unis, l’Europe l’allié traditionnel, est devenu au fil du temps, un adversaire voire un ennemi. Les récriminations des Américains à l’égard des Européens sont nombreuses avec entre autres l’accord de Paris sur le climat, ou encore l’accord sur le nucléaire iranien, ou plus récemment avec la remise en cause des traités sur les armes nucléaires intermédiaires, sans oublier la guerre commerciale des Etats-Unis contre l’Europe. Donald Trump a adopté la stratégie du cavalier seul… en laissant les Européens désemparés.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Les relations Europe-Russie</strong><br />
Depuis l’annexion de la Crimée en 2014, les relations entre la Russie et l’Union européenne se sont tendues. En dépit des divergences entre les pays européens, les sanctions contre la Russie sont régulièrement reconduites depuis 2014. En effet de nombreux paramètres semblent séparer la Russie et l’UE : les valeurs, la vision de la sécurité, l’approche de l’ordre mondial. La relation reste aussi l’otage de l’évolution interne de l’UE et de celle de la relation transatlantique. Dans cette crise structurelle, le dialogue doit être maintenu en développant les  domaines de coopération.<br />
En dépit des sanctions, l’UE reste le premier partenaire commercial de la Russie et le premier investisseur. Les exportations de gaz russe vers l’UE battent des records. Porté par le français Total et le russe Novatek, le projet Yamal LNG a vu le jour fin 2017 avec des financements chinois. À la différence des Américains, les sanctions européennes restent strictement conditionnées au respect des accords de Minsk et n’ont pas été confondues avec d’autres dossiers pour les rendre quasiment impossibles à lever.<br />
&nbsp;<br />
Les enjeux des élections européennes sont donc importants. L’avenir de l’Union européenne dépendra certes de sa volonté propre mais aussi d’aléas exterieurs : ses relations avec ses États-Unis et la Russie, pour ne citer qu’eux, mais aussi des transformations en Méditerranée, en Afrique ou au Moyen-Orient.<br />
<strong> </strong><br />
<a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> http://europa.eu/rapid/press-release_SPEECH-16-3043_fr.htm</p>
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		<title>ARGUMENTAIRE : La délégitimation d&#039;Israël par la chimère de l&#039;Apartheid</title>
		<link>https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/analyse-delegitimation-disrael-chimere-de-lapartheid/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 May 2019 07:30:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au lendemain de son départ à la retraite, le 19 avril 2019, à peine libéré du devoir de réserve auquel il était astreint, l’ancien homme fort du Quai d’Orsay, ex-ambassadeur de France en Israël, aux Etats-Unis et aux Nations-Unies, Gérard Araud, a répondu à une question concernant le futur plan de paix de l’administration Trump [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><i>Au lendemain de son départ à la retraite, le 19 avril 2019, à peine libéré du devoir de réserve auquel il était astreint, l’ancien homme fort du Quai d’Orsay, ex-ambassadeur de France en Israël, aux Etats-Unis et aux Nations-Unies, Gérard Araud, a répondu à une question concernant le futur plan de paix de l’administration Trump par les propos suivants :</i></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><b><i>« Les Israéliens devront rendre cette situation officielle, comme nous le savons c’est une situation d’ « apartheid ». Il y aura officiellement un Etat apartheid. C’est déjà le cas en réalité. »- Gérard Araud, 19/04/2019</i></b></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><i>ELNET s’est mobilisé pour interpeller Monsieur l’Ambassadeur, afin de souligner l’inexactitude flagrante et la dangerosité d’une telle accusation qui relève de la calomnie.</i></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Au-delà des propos tenus par M. Araud, le présent document vise à apporter les précisions nécessaires, quant à l’argumentaire erroné visant à assimiler Israël, seule véritable démocratie du Moyen-Orient, allié historique de la France, de l’Union européenne et de l’Occident, à l’Afrique du Sud des années 1990, régime raciste et discriminatoire, régi par le statut juridique de l’ « apartheid ».  </i></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plus d’une dizaine d’années, ceux qui n’ont d’autres buts que d’accuser, de délégitimer et de condamner Israël, ne cessent de tenter d’imposer dans l’imaginaire collectif, l’idée que l’Etat Juif serait un régime d’ « apartheid ».</p>
<p style="text-align: justify;">Si la calomnie, portée au rang de stratégie, mêlée aux multiples appels à la haine et à la destruction de l’Etat d’Israël, par ces entités, sont d’une extrême gravité, la reprise et la diffusion de ces mensonges, par des personnages publics européens de haut niveau, présentent un danger tout aussi sérieux : elles leurs procurent un semblant de légitimité et servent de caution morale à ceux qui, à juste titre, en sont totalement démunis. Ainsi, en reprenant à son compte ces accusations, aussi honteuses qu’erronées, M. Araud promeut le message nocif de ces organisations.</p>
<p style="text-align: justify;">Comment un diplomate de la trempe de M. Araud a-t-il pu tomber dans un piège aussi grotesque ? Ces accusations infondées sont-elles représentatives d’un courant de pensée répandu au sein même du Quai d’Orsay ? Combien de diplomates, censés renforcer une amitié historique et un partenariat indéfectible entre la France et Israël, partagent en réalité ce raisonnement anti-israélien biaisé ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quoiqu’il en soit, le terme « apartheid » employé par M. Araud n’est pas anodin. Il est trop grave pour être utilisé afin de marquer un désaccord quelconque, entretenu avec une politique menée par un autre Etat. Il ne peut être une provocation pour discréditer une politique sécuritaire menée, par un Etat souverain, afin de protéger sa population et ne doit en aucun cas être employé comme moyen de choquer ou de marquer les esprits en faisant le « <i>buzz </i>».</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, le terme « apartheid » désigne un système juridique, inhérent à la politique ségrégationniste menée par l’Afrique du Sud jusqu’aux années 1990, qui distinguait parmi ses citoyens, les noirs des blancs. L’Apartheid implique une discrimination raciale « en vue d’instituer ou d’entretenir la domination d’un groupe racial d’être humains sur un autre » au sein d’une même Nation, d’un même pays. C’est un crime contre l’humanité.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, accoler le qualificatif d’ « apartheid » à l’Etat d’Israël relève soit d’une ignorance pure et totale de l’essence même de la société israélienne, soit d’un mensonge public à l’endroit de l’Etat Juif. Autrement dit, cette pratique relève soit d’un raccourci et donc d’une négligence coupable, soit d’une hostilité assumée et donc de la diffamation.</p>
<p style="text-align: justify;">Il semble nécessaire d’apporter des précisions sociales, démographiques et légales pour écarter clairement et définitivement ce jugement infondé.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Etat d’Israël accorde à l’ensemble de ses citoyens les mêmes droits devant la loi, indifféremment de leur religion, origine ou couleur de peau. L’ensemble des composantes de la société israélienne, qu’il s’agisse de la majorité juive (80% de la population) ou de la minorité arabe (20% de la population) jouit donc des mêmes libertés – et notamment de religion, de circulation, de manifestation –  ainsi que des mêmes droits – et notamment de vote, d’accès à la sécurité sociale et aux allocations sociales. L’unicité des droits dont jouissent TOUS les citoyens d’Israël l’exclus de facto de la définition d’ « apartheid » au sens de la Convention Internationale qui le définit. M. Araud, diplomate rompu aux subtilités du droit international public ne peut ignorer la lettre du droit.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cisjordanie, dont la majorité de la population se trouve sous contrôle de l’Autorité Palestinienne, est quant à elle majoritairement peuplée d’Arabes palestiniens, qui ne possèdent pas la citoyenneté israélienne et ne peuvent donc pas être soumis au même droit national, excepté le droit applicable aux étrangers lorsque ceux-ci pénètrent – légalement ou non – en territoire israélien ; c’est le principe de territorialité de la loi. Là encore, il s’agit d’une notion juridique élémentaire que M. Araud ne peut ignorer.</p>
<p style="text-align: justify;">Le statut du territoire de la Cisjordanie est bien trop complexe et la situation sur place bien trop volatile pour permettre à un diplomate français de métier de qualifier – unilatéralement – le fonctionnement juridique d’un Etat souverain, comme régi par un régime aussi extrême que l’ « apartheid ». En opérant ainsi, M. Araud entretient une confusion volontaire, concernant l’applicabilité de la loi israélienne interne, à une situation étrangère à sa compétence.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ensemble de ce processus alimente un scénario de politique fictive, selon lequel Israël n’aurait d’autre choix que de ne pas en avoir, quant à la perspective d’un dénouement pacifique du conflit. Dès lors, qualifié Israël d’Etat « apartheid » permet de lui ôter le droit de défendre ses intérêts dans l’optique de négociations futures, participant ainsi à l’entreprise générale de délégitimation de l’Etat d’Israël, justifiant jusqu’aux appels à sa destruction.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette absence de choix par nature se reflète par le rejet de principe du plan de paix américain à venir, illustrant parfaitement l’immobilisme dans lequel se sont emmurées les diplomaties européennes depuis plus de 20 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">L’essence même de la diplomatie n’est-elle pas de tenter, par tous moyens, la conciliation ? Lorsqu’une partie aussi impliquée que les Etats-Unis s’engage à proposer un plan de paix innovant, apportant des solutions jamais testées – applicables ou non – n’est-il pas préférable de les analyser d’abord avant de les écarter peut-être ? N’était-ce pas sous l’égide de ces mêmes Etats-Unis qu’Anouar Al Saddate, héritier de Nasser et Menahem Begin, faucon de la droite israélienne, étaient parvenus à signer une paix durable entre Israéliens et Egyptiens ?</p>
<p style="text-align: justify;">Si les mots ont un sens, les notions juridiques telle que l’ « apartheid » ont un sens précis. Il est irresponsable et dangereux d’en faire un usage sciemment erroné.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette entreprise de dégradation morale et politique d’Israël empêche le développement de solutions nouvelles, qui seraient automatiquement et nécessairement inéquitable pour les palestiniens et favorable à Israël. Ainsi, en assimilant Israël à un Etat raciste par essence, ceux qui usent de ce mensonge privent Israël d’un rôle actif dans l’établissement d’un véritable plan de paix. L’Etat Juif ne disposerait alors que d’un droit à l’autodétermination au rabais, car conditionné par la réalisation des obligations imposées par des pays étrangers.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est notamment ce que révèle la lettre diffusée dans le journal britannique « The Guardian », relayant l’appel, émis par une quarantaine de responsables politiques européens, au rejet automatique du plan de paix américain à moins qu’il ne soit « équitable pour les palestiniens », occultant ainsi la nécessité d’une contrepartie toute aussi équitable pour les israéliens.</p>
<p style="text-align: justify;">Pire encore, qualifier l’Etat d’Israël de raciste permet de légitimer la lutte armée contre un Etat alors perçu comme hors-la-loi. Ainsi, lorsqu’entre les 3 et 4 mai 2019, plus de 700 missiles sont tirés par deux organisations terroristes palestiniennes sur des zones civiles en Israël, tuant 4 personnes et en blessant plus de 230 autres, en violation évidente de toutes les conventions internationales du droit des conflits armés et du droit humanitaire international, la condamnation de la diplomatie française et européenne est plus que timorée. En effet, ni les victimes israéliennes ni les commanditaires palestiniens ne sont expressément distingués. Il est simplement demandé de mettre fin « au cycle de violence  à Gaza », mettant sur un même pied d’égalité un Etat démocratique, en état de légitime défense, ciblant des objectifs militaires et des organisations terroristes, dont l’existence est vouée à la destruction d’Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">En reprenant à son compte cette accusation mensongère d’ « apartheid », M Araud commet donc une grossière faute politique aux lourdes conséquences diplomatiques. Au-delà de refuser l’apparition d’idées nouvelles, il se positionne dans le camp de ceux qu’il était censé combattre, à travers sa participation à l’action internationale au service de la République.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt;"><sup>1 </sup><i>« (…) they (the Israeli) will have to make it official, which is we know the situation, which is an apartheid. There will be officially an apartheid state. They are in fact already. »</i> &#8211; Interview de Gérard Araud par le magasine américain <i>The Atlantic</i> le 19 avril 2019</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt;"><i><sup>2 </sup></i><i>Notamment le mouvement BDS, qui par sa campagne de boycott, déclarée illégale en France, cherche par tous moyens à souiller l’image d’Israël, en Europe et aux Etats-Unis, mais aussi le régime autoritaire et théocratique iranien ou encore les organisations terroristes anti-israéliennes comme le Hamas, le Hezbollah et le Jihad islamique.</i></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt;"><i><sup>3 </sup></i><i>Article 2 de la Convention Internationale de l’Organisation des Nations-Unies sur la Suppression et la Répression du Crime d’Apartheid, du 30 novembre 1973 (en vigueur au 18 juillet 1976).</i></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt;"><i><sup>4 </sup></i><i>Loi Fondamentale de la Knesset sur la Dignité Humaine et la Liberté (5752 – 1992) : « The basic human rights in Israel are based on the recognition of the value of the human being, the sanctity of his life, and his being a free person, and they shall be upheld in the spirit of the principles set forth in the Proclamation of the Establishment of the State of Israel. »</i></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt;"><i><sup>5 </sup></i><i>Le « Deal du Siècle » que proposera l’administration Trump, au début de l’été prochain, est censé apporter des idées inédites en vue de trouver une solution politique viable, stable et définitive au conflit.</i></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt;"><i><sup>6 </sup></i><i>Plan de paix qui s’était heurté aux « fortes réserves » de la France du Président Giscard D’Estaing car accusé de ne pas être viable et trop peu développé. 40 ans plus tard, l’Egypte et Israël sont Plan de paix qui s’était heurté aux « fortes réserves » de la France du Président Giscard D’Estaing car accusé de ne pas être viable et trop peu développé. 40 ans plus tard, l’Egypte et Israël sont toujours tenus par cet accord de paix malgré les changements de gouvernements, le Printemps Arabe et le bref passage au pouvoir des frères musulmans en Egypte.</i></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt;"><i><sup>7 </sup></i><i>Europe must Stand by the two-state solution for Israel and Palestine, The Guardian, 15/04/2019 : « High-ranking former european politicians urge the EU to reject any US Middle East peace plan unless it is fair to Palestinians. »</i></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt;"><i><sup>8 </sup></i><i>Le Hamas et le Jihad Islamique, tous deux reconnus comme organisation Terroriste par l’Union Européenne et la France depuis la décision 2001/931/PESC du Conseil de l’Union Européenne relative à l&rsquo;application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme, mise à jour par la décision DÉCISION (PESC) 2019/25 DU Conseil du 8 janvier 2019.</i></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt;"><i><sup>9 </sup></i><i>Le système de défense « Dôme de Fer » a intercepté plus de 170 missiles supplémentaires permettant de sauver des centaines d’israéliens sous le feu des organisations terroristes. </i></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt;"><i><sup>10 </sup></i><i>Protocole additionnel I, Titre IV</i><i>  de </i><i>Convention de Genève relative à la protection des populations civiles en temps de guerre (Convention IV du 12 août 1949) </i><b><i>: « </i></b><i>la seconde (règle fondamentale) impose aux Parties au conflit, en vue d&rsquo;assurer le respect et la protection de la population civile et des biens de caractère civil, de faire en tout temps la distinction entre la population civile et les combattants, ainsi qu&rsquo;entre les biens de caractère civil et les objectifs militaires et, par conséquent, de ne diriger leurs opérations que contre des objectifs militaires. »</i></span></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>ANALYSE : Israël à l&#039;épreuve du chaos au Moyen-Orient</title>
		<link>https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/analyse-israel-a-lepreuve-chaos-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ELNET France]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 May 2019 07:25:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’un calme précaire régnait autour de la bande de Gaza depuis quelques semaines, de nouveaux tirs de roquettes du Hamas et de ses alliés sur le sud d’Israël ont provoqué de nouveaux affrontements le week-end dernier. Près de 700 roquettes ont été lancées depuis la bande de Gaza en direction d’Israël dont 200 sont [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors qu’un calme précaire régnait autour de la bande de Gaza depuis quelques semaines, de nouveaux tirs de roquettes du Hamas et de ses alliés sur le sud d’Israël ont provoqué de nouveaux affrontements le week-end dernier. Près de 700 roquettes ont été lancées depuis la bande de Gaza en direction d’Israël dont 200 sont tombées sur des zones habitées faisant 4 victimes. En riposte, l’armée israélienne a visé des centaines de positions terroristes du Hamas et du Djihad islamique à Gaza. Tsahal a confirmé avoir tué de manière ciblée un commandant du Hamas, qui était responsable de la distribution des fonds iraniens aux organisations terroristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Hamas, le Jihad islamique et Israël sont parvenus à une trêve, entrée en vigueur aux premières heures du jour lundi 6 mai. Officiellement, pour Israël, il n’est pas question de parler d’un cessez-le-feu. Dans un communiqué, Benyamin Netanyahou a affirmé que « <i>la campagne n’est pas terminée. Elle demande patience et sagacité</i> ». « <i>Nous sommes prêts à continuer</i> », a poursuivi le Premier ministre israélien pour qui « <i>le but est et demeure d’assurer le calme et la sécurité pour les citoyens du sud</i> » du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Les analystes conviennent que ni le Hamas ni Israël ne veulent la guerre, mais tous deux sont soumis à des pressions qui pourraient les entraîner vers une confrontation.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;"><b>Contexte et perspectives du conflit</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Israël et les groupes armés palestiniens se sont livrés trois guerres à Gaza depuis 2008, la dernière remontant à 2014. Depuis, de nombreuses flambées de violence ont menacé de faire basculer la zone dans un nouveau conflit. En mars, un tir d’une roquette avait détruit une maison au nord de Tel Aviv. En novembre, une nouvelle confrontation avait conduit à la démission du ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, qui avait accusé le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, de manquer de vigueur à l’encontre du Hamas.</p>
<p style="text-align: justify;">A chaque fois, le scénario est quasi identique. D’abord des tirs de roquettes palestiniennes, une façon pour le Hamas et le Jihad islamique de montrer que leurs capacités militaires se sont grandement renforcées. En réponse, une campagne de frappes aériennes mesurée de la part d’Israël, souvent contre des bâtiments vides, des terrains d’entraînement désertés, en évitant de faire des victimes.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis les deux adversaires finissent par cesser la confrontation, grâce à l’action du coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix, Nikolaï Mladenov, mais surtout du médiateur égyptien. Ces derniers étaient à nouveau à l’œuvre dimanche, en coulisses, pour, finalement, arracher une trêve.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant la récente campagne électorale, Benyamin Netanyahou avait réussi son pari, éviter une reprise des hostilités. Il misait sur l’extension de cette période d’accalmie durant les festivités et les consultations en cours pour former son gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès le 29 avril, le Jihad islamique a lancé une première roquette qui s’est écrasée en mer. Puis, ses partisans ont envoyé des ballons explosifs vers Israël. Des avertissements qui ont conduit les autorités égyptiennes, partenaire sécuritaire des Israéliens, à convoquer une réunion d’urgence au Caire avec les délégations palestiniennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les responsables palestiniens ont alors demandé une accélération de l’acheminement de l’aide humanitaire, une hausse de leurs exportations, l’extension de la zone de pêche. Début avril, Israël avait accédé à cette requête en étendant la zone à 15 milles marins. Avant de restreindre l’accès des bateaux gazaouis à la suite du premier tir de roquette.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le Hamas et le Jihad islamique ont des intérêts convergents et peuvent s’utiliser comme sous-traitant ou porteurs de messages, le second revendique une part accrue dans la gouvernance à Gaza. Il s’est lancé dans une surenchère auprès des habitants et se montre le plus belliqueux, menaçant de frapper la centrale nucléaire de Dimona, le port d’Ashdod, les raffineries d’Haïfa, l’aéroport Ben Gourion.</p>
<p style="text-align: justify;">Les dirigeants palestiniens, pourtant eux-mêmes responsables de leur discrédit politique et social, veulent faire croire qu’Israël est responsable de la détérioration des conditions de vie et envoyer ainsi un message à Benyamin Netanyahou.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;"><b>Le Hamas joue la politique du pire</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Comme à chaque fois où il se sent évincé du jeu politique, le Hamas mène la politique du pire. Alors que le Qatar a promis mardi de verser 480 millions de dollars aux Palestiniens de Cisjordanie, ceux-là sont las de voir leurs dirigeants détourner cet argent et vivre dans le plus grand luxe quand eux peine à se nourrir. L’organisation terroriste est extrêmement contestée en interne mais aussi au sein de la communauté internationale. A part l’Iran, le soutien au Hamas est excessivement faible. Mais, en interne, les Palestiniens l’accusent de dictature, de fanatisme religieux, de corruption au plus haut niveau. Pour contrebalancer ces accusations récurrentes, l’organisation terroriste joue la posture du combattant contre Israël. En mars dernier, ses forces de sécurité ont violemment réprimé des manifestations contre le coût de la vie, le chômage et l’enfermement. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré les forces du Hamas tirer pour disperser les manifestants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Hamas, a accusé les manifestants d’être téléguidés par Ramallah, la réconciliation entre factions étant dans l’impasse totale. Les tensions se sont même exacerbées ces derniers mois avec Mahmoud Abbas qui  n’a pas hésité à sabrer les salaires des fonctionnaires de l’enclave, pour accroître la pression sur le Hamas.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour pallier cette délégitimation interne, l’organisation terroriste maintient avec le Jihad islamique un centre de commandement commun face à l’armée israélienne. Ils participent ensemble aux discussions au Caire, avec le médiateur égyptien. Les deux mouvements ont le même protecteur, l’Iran. Mais le second est proche des régimes de Damas, de Téhéran et du Hezbollah, quand le Hamas a des relations étroites avec la Turquie et le Qatar.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;"><b>La diplomatie égyptienne à l’épreuve</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Médiateur incontournable, l’Egypte est plus que jamais à la manœuvre avec les Israéliens et les Palestiniens pour négocier une trêve dans les violences qui opposent les deux parties. Dans cet énième conflit, elle joue aussi son image au sein du monde arabe, en se présentant comme le seul Etat capable de mener des négociations. Celles-ci, qui impliquent également l’ONU, se déroulent néanmoins dans le plus grand des secrets, et les informations ne filtrent qu’au compte-gouttes.</p>
<p style="text-align: justify;">La presse égyptienne, y compris la plus proche de l’appareil sécuritaire, se réfère elle-même uniquement à des sources palestiniennes ou aux médias israéliens pour les évoquer.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que l’Egypte mène une campagne pour déloger ces jihadistes de la péninsule, Le Caire considère l’ensemble de la zone comme une priorité sécuritaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, le Caire a encore accru son implication sur Gaza depuis la dernière guerre dans l’enclave en 2014, la médiation égyptienne avait à l’époque abouti à un cessez-le-feu, régulièrement remis en cause depuis. Malgré sa défiance à l’égard du Hamas, longtemps honni pour ses liens avec la confrérie des Frères musulmans, le pouvoir égyptien envoie régulièrement des délégations dans la bande de Gaza.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le Caire, au-delà de la question du cessez-le-feu avec Israël, le point essentiel reste la réconciliation entre le groupe terroriste islamiste et le Fatah au pouvoir en Cisjordanie. Sur ce point, comme sur le conflit entre Hamas et Israël, sa médiation n’a pas encore donné de résultats probants</p>
<p style="text-align: justify;"><i> </i></p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>La crédibilité de la diplomatie française à l’épreuve de la réalité du terrain à Gaza</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’analyse de la communication du Quai d’Orsay est un véritable cas d’école, symptomatique de son refus patent de désigner les responsables de la situation à Gaza, à savoir le Hamas et le Jihad islamique. Ainsi, on peut lire sur le communiqué officiel du Ministère des Affaires étrangères :</p>
<p style="text-align: justify;">
<blockquote><p><i>« La France condamne avec la plus grande fermeté les tirs nourris de roquettes qui ont visé ce jour des zones habitées du territoire israélien depuis la Bande de Gaza. Elle rappelle le droit </i><b><i>des Israéliens comme des Palestiniens </i></b><i>à vivre dans la paix, la dignité et la sécurité et </i><b><i>déplore les victimes civiles, de part et d’autre</i></b><i>, de ces tirs et des affrontements qui ont suivi. Elle exprime sa solidarité aux populations touchées.</i><br />
<i>La France soutient sans réserve les efforts de médiation entrepris par les Nations unies et par l’Egypte</i><b><i>. Elle engage les parties à la retenue</i></b><i> et rappelle les impératifs que sont la protection des civils et le respect du droit humanitaire. Elle rappelle qu’il n’y aura de stabilité durable à Gaza que dans le cadre d’un règlement négocié, qui passe par le retour complet de l’Autorité palestinienne d’une part, et par </i><b><i>la levée du blocus</i></b><i> d’autre part, assortie de garanties de sécurité crédibles pour Israël.</i><br />
<i>Au-delà, la France appelle à une relance du processus de paix au Proche-Orient, avec pour objectif l’établissement de deux États, Israël et la Palestine</i><b><i>, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité</i></b><i>, au sein de frontière reconnues, conformément au droit international et dans le cadre des paramètres internationalement agréés ».</i></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La France semble incapable de soutenir Israël dans son droit de légitime défense. Du reste, que vaut ce prétendu droit à la sécurité s’il ne permet pas de riposter en cas d’attaque ? Le Quai d’Orsay renvoie Israël et le Hamas dos-à-dos, comme si l’on pouvait mettre sur le même  plan un Etat démocratique et une organisation terroriste, désignant indistinctement ceux qui se défendent et ceux qui agressent. Ce que le ministère des Affaires étrangères refuse d’admettre, c’est la responsabilité du Hamas et du Jihad islamique qui ont commis un crime de guerre en ciblant délibérément des zones habitées. Israël n’avait pas d’autre choix que de riposter.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les 700 roquettes avaient été tirées sur un autre pays, nul doute que la condamnation du Quai aurait été bien plus ferme et plus franche face à l’intensité de l’offensive. Un deux poids deux mesures insupportable. Est-il trop difficile pour la France d’admettre que les Israéliens sont victimes du terrorisme palestinien ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pas une fois, pas une, le « Hamas » apparaît dans la déclaration. Or il est la cause du conflit à Gaza. Il est responsable de la misère du peuple qu’il prétend défendre et des guerres avec Israël qu’il a provoquées.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la France veut faire œuvre utile au Moyen-Orient, elle doit absolument faire preuve de lucidité. Sans vérité et sans justice &#8211; et cela vaut pour ceux qui se veulent médiateurs dans ce conflit, la paix ne restera qu’une chimère. Les innombrables provocations et actions criminelles des organisations terroristes palestiniennes doivent être condamnées sans détour et avec la plus grande fermeté car les abstractions sémantiques employées par le Quai pour les désigner ne font que les conforter dans leurs aspirations à détruire Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Le conflit à Gaza de ces derniers jours a mis à mal la diplomatie française. Alors qu’elle avait l’opportunité de soutenir son allié israélien, elle s’est contentée d’une réaction mitigée où une fois encore elle a mis en avant l’urgence de parvenir à une solution à deux Etats qui n’aura pourtant aucune chance de voir le jour tant que les factions palestiniennes, qui ne reconnaissent pas Israël, feront usage de la violence et du terrorisme.</p>
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