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	<title>Tel Aviv | ELNET</title>
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	<title>Tel Aviv | ELNET</title>
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		<title>Incendies en Israël: le Shin Bet confirme l&#039;ouverture d&#039;une enquête</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/incendies-en-israel-le-shin-bet-confirme-louverture-dune-enquete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Nov 2016 16:43:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par le Point Des milliers de personnes ont été évacuées jeudi à Haïfa, troisième ville d&#8217;Israël, fuyant les feux de végétation qui se succèdent dans le pays depuis trois jours et dont les autorités soupçonnent que beaucoup ont une motivation politique. Des quartiers entiers de la ville des bords de la Méditerranée, une université, des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par le Point</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Des milliers de personnes ont été évacuées jeudi à Haïfa, troisième ville d&rsquo;Israël, fuyant les feux de végétation qui se succèdent dans le pays depuis trois jours et dont les autorités soupçonnent que beaucoup ont une motivation politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Des quartiers entiers de la ville des bords de la Méditerranée, une université, des écoles et les prisons ont été évacuées, a indiqué une porte-parole de la police, Luba Samri. Un responsable municipal a fait état de 10.000 personnes évacuées, ajoutant que le chiffre pourrait atteindre 90.000 sur une population d&rsquo;environ 280.000 si la situation empirait.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;état d&rsquo;urgence a été décrété sur la ville, théâtre en 2010 du plus grave incendie de l&rsquo;histoire du pays, a dit à l&rsquo;AFP le porte-parole des pompiers Kayed Daher. Cela revient essentiellement à demander à la population de ne pas se rendre à Haïfa, a-t-il précisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Les secours ont dit avoir transféré dans les hôpitaux une soixantaine de blessés légers, la plupart hospitalisés pour des problèmes respiratoires.</p>
<div>
<figure id="1"><a class="cboxElement" title="Un canader tente d'éteindre un incendie de forêt dans la montagne de Jérusalem près du Kibboutz Neve Ilan, le 24 novembre 2016 © MENAHEM KAHANA AFP" href="http://www.lepoint.fr/images/2016/11/24/6286991lpw-6286987-jpg_3917560.jpg" data-colorbox="photo-article" data-rel="art-2085423"><img class="w100 loaded" title="Un canader tente d'éteindre un incendie de forêt dans la montagne de Jérusalem près du Kibboutz Neve Ilan, le 24 novembre 2016 © MENAHEM KAHANA AFP" src="http://www.lepoint.fr/images/2016/11/24/6286991lpw-6286987-jpg_3917560.jpg" alt="Un canader tente d'éteindre un incendie de forêt dans la montagne de Jérusalem près du Kibboutz Neve Ilan, le 24 novembre 2016 © MENAHEM KAHANA AFP" data-lazyload="loading" data-src="/images/2016/11/24/6286991lpw-6286987-jpg_3917560.jpg" /></a><figcaption class="art-caption">Un canader tente d&rsquo;éteindre un incendie de forêt dans la montagne de Jérusalem près du Kibboutz Neve Ilan, le 24 novembre 2016 © MENAHEM KAHANA AFP</figcaption></figure>
</div>
<p>L&rsquo;armée a annoncé avoir déployé deux bataillons et rappelé des réservistes avec du matériel pour prêter la main aux pompiers et aux policiers. L&rsquo;aéroport local a décidé de fermer, a annoncé son porte-parole.<br />
D&rsquo;autres sinistres étaient en cours au milieu de la journée dans la périphérie de Jérusalem, à Nataf et Sha&rsquo;ar Hagai, mais aussi à Talmon, colonie israélienne de Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, a rapporté la police.<br />
Trois cents enfants ont été évacués d&rsquo;une école de Talmon, a dit la police.<br />
&#8211; Prisonniers évacués &#8211;</p>
<div>
<figure id="2"><a class="cboxElement" title="Des flammes de plusieurs mètres menacent des immeubles de plusieurs étages dans les quartiers périphériques de la ville d'Haïfa, le 24 novembre 2016 © JACK GUEZ AFP" href="http://www.lepoint.fr/images/2016/11/24/6286991lpw-6286989-jpg_3917561.jpg" data-colorbox="photo-article" data-rel="art-2085423"><img class="w100 loaded" title="Des flammes de plusieurs mètres menacent des immeubles de plusieurs étages dans les quartiers périphériques de la ville d'Haïfa, le 24 novembre 2016 © JACK GUEZ AFP" src="http://www.lepoint.fr/images/2016/11/24/6286991lpw-6286989-jpg_3917561.jpg" alt="Des flammes de plusieurs mètres menacent des immeubles de plusieurs étages dans les quartiers périphériques de la ville d'Haïfa, le 24 novembre 2016 © JACK GUEZ AFP" data-lazyload="loading" data-src="/images/2016/11/24/6286991lpw-6286989-jpg_3917561.jpg" /></a><figcaption class="art-caption">Des flammes de plusieurs mètres menacent des immeubles de plusieurs étages dans les quartiers périphériques de la ville d&rsquo;Haïfa, le 24 novembre 2016 © JACK GUEZ AFP</figcaption></figure>
</div>
<p style="text-align: justify;">A Haïfa, des flammes de plusieurs mètres léchant la végétation menaçaient des immeubles de plusieurs étages dans les quartiers périphériques de la ville mixte, juive et arabe, a constaté un photographe de l&rsquo;AFP. De petits avions combattaient les flammes en répandant de l&rsquo;eau et du dispersant coloré, notamment à proximité des stations essence.</p>
<p style="text-align: justify;">Les secours sont allés de porte en porte, ciblant principalement les personnes âgées. « Nous sommes parfois obligés de sortir les habitants de chez eux par la force », a dit le chef des services de secours du quartier du Carmel, Naftali Rottenberg, à la radio.</p>
<p style="text-align: justify;">Le quartier de Ramot Sapir était enveloppé d&rsquo;une fumée dense poussée par un fort vent. Dans les rues quasiment désertées, seuls quelques résidents s&rsquo;éloignaient à pied ou en voiture, certains se protégeant des cendres épaisses avec des masques, a constaté un journaliste de l&rsquo;AFP.</p>
<p style="text-align: justify;">Amit, 27 ans, a quitté l&rsquo;université technologique voisine pour aider bénévolement les pompiers. « Il y avait des endroits où on avait besoin d&rsquo;aide, on a aidé à éteindre les feux », dit-il à l&rsquo;AFP.</p>
<p style="text-align: justify;">Environ 600 détenus ont été évacués des prisons sous forte escorte, a dit la police.</p>
<p style="text-align: justify;">Le centre et le nord d&rsquo;Israël sont en proie depuis trois jours à une succession d&rsquo;incendies de végétation favorisés par la très grande sécheresse des derniers mois et des vents forts. Aucun décès n&rsquo;a été rapporté jusqu&rsquo;alors.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Le souvenir de 2010 &#8211;</p>
<p style="text-align: justify;">La moitié environ des incendies serait d&rsquo;origine criminelle, commis soit par des pyromanes soit pour des raisons liées au conflit israélo-palestinien, a dit le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan sur la radio militaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Environ 1,4 million d&rsquo;Arabes israéliens (17,5% de la population), descendants des Palestiniens restés sur leurs terres à la création d&rsquo;Israël en 1948, vivent dans le pays. Citoyens israéliens, ils se considèrent largement comme Palestiniens et sympathisent avec leur cause. Des dizaines de milliers de Palestiniens travaillent en outre quotidiennement en Israël, malgré la persistance de l&rsquo;un des plus anciens conflits de la planète.</p>
<p style="text-align: justify;">« Seuls ceux à qui la terre n&rsquo;appartient pas sont capables d&rsquo;y mettre le feu », a dit sur Twitter un poids lourd du gouvernement de droite, le ministre nationaliste religieux Naftali Bennett.</p>
<p style="text-align: justify;">Israël, sous-équipé face aux incendies de grande ampleur, devait recevoir dans la journée le soutien d&rsquo;une dizaine d&rsquo;avions envoyés de Russie, Turquie, Grèce, Italie, Croatie et Chypre.</p>
<p style="text-align: justify;">La vague d&rsquo;incendies en cours a réveillé le souvenir du sinistre le plus grave de l&rsquo;histoire d&rsquo;Israël, survenu fin 2010, précisément sur les hauteurs de Haïfa, sur le mont Carmel.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;incendie avait dévasté pendant plus de trois jours plusieurs milliers d&rsquo;hectares et avait fait 44 morts, pour la plupart des élèves gardiens de prison pris au piège des flammes à bord d&rsquo;un autobus.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Iran mise sur le pragmatisme de Donald Trump</title>
		<link>https://elnetwork.fr/iran/liran-mise-sur-le-pragmatisme-de-donald-trump/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2016 10:19:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’Iran et ses proxys]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En bonne logique, l’élection de Donald Trump devrait susciter des sueurs froides au sein du gouvernement iranien. Durant sa campagne, le futur président américain avait pourfendu l’accord sur le programme nucléaire de Téhéran...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">LE MONDE |  Par Marc Semo et Louis Imbert</span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En bonne logique, l’élection de Donald Trump devrait susciter des sueurs froides au sein du gouvernement iranien. Durant sa campagne, le futur président américain avait pourfendu l’accord sur le programme nucléaire de Téhéran, conclu en juillet 2015 avec les « 5 + 1 » (membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et Allemagne). « C’est le plus stupide de l’histoire », avait-il dit. Arrivé au pouvoir, M. Trump pourrait-il le renier ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le président iranien, Hassan Rohani, a tenu à rappeler, mercredi 9 novembre, que l’accord a été entériné par une résolution du Conseil de sécurité et qu’il « ne peut être renversé par la décision d’un seul gouvernement ». Cette déclaration traduit une part de crainte. En effet, l’accord n’est pas un véritable traité ratifié par les parties concernées. « Techniquement, les Etats-Unis peuvent s’en retirer du jour au lendemain, souligne un expert proche du dossier. Mais un tel choix impliquerait pour les Etats-Unis un retour à la case départ avec cette alternative : soit un Iran nucléaire, soit la guerre. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une telle remise en cause signifierait une crise ouverte non seulement avec l’Iran mais aussi avec les autres pays engagés dans ce compromis laborieusement négocié, qui au moins pour dix à treize ans garantit une mise sous contrôle du programme nucléaire iranien en échange d’une levée d’une large part des sanctions adoptées depuis dix ans par les Nations unies, l’Union européenne et les Etats-Unis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Si les Etats-Unis rétablissaient des sanctions contre des entreprises non américaines, alors l’Europe devrait résister », si elle tient aux contrats signés depuis l’accord avec l’Iran, dit François Nicoullaud, ex-négociateur français sur le nucléaire iranien. Total a dit, mercredi, que l’élection de M.Trump ne changerait rien à l’accord de négociations qu’il avait signé la veille pour reprendre l’exploitation du champ gazier de South Pars, interrompue par les sanctions.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Pas d’onde de choc majeure</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les autorités françaises affichaient, elles, leurs inquiétudes sur « les incertitudes » ouvertes par la présidence Trump. A l’Elysée, on tient à rappeler « qu’il ne faut pas tirer des conclusions prématurées à partir de seuls propos de campagne » et que « les principes de réalité s’imposeront ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La prochaine administration américaine pourrait faire une lecture a minima des engagements économiques prévus par le compromis sur le nucléaire, sans pour autant remettre l’accord explicitement en cause. « Il y aura du bruit, pas mal d’effets de manches de part et d’autre mais aussi bien Washington que Téhéran savent que la moins mauvaise des solutions reste de maintenir au moins l’apparence de l’accord », souligne ce même expert proche du dossier. Donald Trump a déjà commencé à nuancer ses positions sur le sujet pendant la campagne électorale. Mais cela pourrait ne pas suffire pour l’Iran, qui a impérativement besoin d’investissements étrangers pour relancer son économie moribonde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alors, pourquoi un tel calme à Téhéran ? L’élection de Donald Trump n’a pas provoqué d’onde de choc majeure dans le pays. Certains « durs » au sein de l’Etat, partisans de l’isolationnisme et critiques de l’Occident, s’en réjouiraient presque. Derrière le Guide suprême, Ali Khamenei, ils voient en Donald Trump l’arrogance nue de l’Amérique, et s’enchantent de voir le « grand Satan » en crise.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais une part de l’aile modérée du régime peut se réjouir elle aussi, plus discrètement : ce sont des technocrates proches du président Rohani, des conservateurs pragmatiques qui collaborent avec lui bon gré mal gré. « Pour eux, Trump a deux grands atouts : il n’est pas Hillary Clinton, et il est immensément imprévisible », dit Ellie Geranmayeh, spécialiste de l’Iran au Conseil européen des relations internationales.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Liens avec l’Arabie Saoudite mis à mal</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ces modérés voient Hillary Clinton comme « la dame des sanctions ». Ils estiment qu’elle a orchestré, à la tête du département d’Etat, la politique d’étouffement économique de l’Iran entre 2009 et 2013. Ils n’attendaient pas d’elle un grand assouplissement, mais ils jugent que la fibre de businessman de Donald Trump pourrait leur réserver de bonnes surprises. Cet avis-là n’est pas si rare dans les cercles d’affaires à Téhéran.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mme Clinton se préparait à relancer les relations des Etats-Unis avec Israël, comme avec les pays du Golfe et l’Arabie saoudite, le grand rival régional de l’Iran. Ces liens avaient été mis à mal, sous la présidence Obama, par la signature de l’accord sur le nucléaire, que Tel Aviv et Riyad ont dénoncé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">M. Trump, quant à lui, a eu des mots très durs vis-à-vis de l’Arabie saoudite. L’Iran fait donc le pari que « la Maison Blanche et le Congrès pourraient avoir plus d’appétit pour s’éloigner de cet allié traditionnel », dit Ellie Geranmayeh. Et si M. Trump voulait, comme il l’a fait comprendre, se rapprocher de la Russie, alliée de l’Iran et du régime de Bachar Al-Assad, en Syrie, la position de Téhéran dans cette guerre se verrait confortée.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Israël mise sur Donald Trump pour enterrer définitivement le processus d&#039;Oslo</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/israel-mise-sur-donald-trump-pour-enterrer-definitivement-le-processus-oslo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2016 10:07:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Haine des Juifs et d’Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'arrivée du milliardaire à la Maison-Blanche va probablement se traduire par une politique américaine beaucoup plus favorable à Israël, repoussant l'établissement d'un État palestinien.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Par Cyrille Louis &#8211; correspondant à l&rsquo;étranger pour le Figaro</span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;arrivée du milliardaire à la Maison-Blanche va probablement se traduire par une politique américaine beaucoup plus favorable à Israël, repoussant l&rsquo;établissement d&rsquo;un État palestinien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;élection de Donald Trump, saluée avec une étonnante sobriété par Benyamin Nétanyahou, a déclenché des réactions euphoriques à l&rsquo;aile droite de sa majorité</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les ténors du courant national-religieux, favorables à la colonisation de la Cisjordanie et hostiles à la création d&rsquo;un État palestinien, semblent en effet convaincus que l&rsquo;arrivée du milliardaire à la Maison-Blanche va leur permettre d&rsquo;enterrer définitivement le processus d&rsquo;Oslo. «Nous entrons dans une nouvelle ère, s&rsquo;est ainsi réjoui le député (Foyer juif) Moti Yogev, et nous devons maintenant recommencer à construire» dans les Territoires occupés. «Nous appelons le premier ministre à saisir cette occasion historique de tirer un trait sur la redoutable solution des deux États pour imposer enfin notre souveraineté sur la Judée et la Samarie (nom biblique de la Cisjordanie)», complète son collègue Yoav Kish (Likoud).</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Des intentions encore floues</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;orientation des conseillers chargés de nourrir le programme de Donald Trump sur le Proche-Orient explique en partie ce vent d&rsquo;optimisme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;avocat David Friedman, présenté comme le prochain ambassadeur américain auprès du gouvernement israélien, préside une association qui soutient le du candidat républicain, il a affirmé que celui-ci comptait respecter sa promesse de faire déménager l&rsquo;ambassade américaine, actuellement située à Tel-Aviv, pour l&rsquo;installer à Jérusalem. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jason Greenblatt, un expert juridique bombardé conseiller en charge du Proche-Orient, a pour sa part affirmé mercredi que le président élu, contrairement à l&rsquo;immense majorité de la communauté internationale, ne jugeait pas les colonies illégales. «Les positions de Donald Trump ne sont pas encore bien claires, et je ne me fierais pas nécessairement à ce que raconte un avocat spécialiste des questions immobilières pour en juger», relativise Martin Indyk, ancien ambassadeur des États-Unis à Tel-Aviv.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Contrairement aux précédentes administrations américaines, qui avaient un programme clair avant leur élection, Israël va devoir traiter avec un président qui n&rsquo;a pas d&rsquo;opinion arrêtée»  Amos Yadlin, directeur de l&rsquo;Institut d&rsquo;études pour la sécurité nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Peu familier de la région, le milliardaire s&rsquo;est en réalité gardé d&rsquo;exposer ses intentions &#8211; si ce n&rsquo;est en indiquant dans un premier temps qu&rsquo;il comptait se comporter en médiateur neutre, puis en affirmant qu&rsquo;il n&rsquo;imposerait pas d&rsquo;accord aux parties. «Contrairement aux précédentes administrations américaines, qui avaient un programme clair avant leur élection, Israël va devoir traiter avec un président qui n&rsquo;a pas d&rsquo;opinion arrêtée», relève Amos Yadlin, le directeur de l&rsquo;Institut d&rsquo;études pour la sécurité nationale dans le quotidien Yedioth Ahronoth.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et c&rsquo;est cette incertitude qui semble imposer à Benyamin Nétanyahou une certaine réserve.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Tout en proclamant son amitié envers l&rsquo;État hébreu, le milliardaire a dit vouloir remettre en cause certains programmes d&rsquo;assistance aux alliés des États-Unis jugés insuffisamment rentables. Israël, premier bénéficiaire de cette aide, vient de se voir attribuer un chèque de 38 milliards de dollars pour les dix prochaines années. Or Donald Trump ne semble pas se sentir lié par les engagements de son prédécesseur &#8211; du moins si l&rsquo;on en juge par sa promesse d&rsquo;annuler l&rsquo;accord sur le nucléaire iranien. «Contrairement aux autres dirigeants américains, observe l&rsquo;éditorialiste Ben Caspit, il n&rsquo;est pas animé par un engagement inconditionnel au soutien d&rsquo;Israël.»</span></p>
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		<item>
		<title>Tel-Aviv figure dans le top 20 des meilleures destinations du monde (Forbes)</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/tel-aviv-figure-dans-le-top-20-des-meilleures-destinations-du-monde-forbes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2016 09:47:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le magazine économique américain Forbes a classé Tel-Aviv parmi les vingt "plus belles destinations" du monde...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Source I24</span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le magazine économique américain <em>Forbes </em>a classé Tel-Aviv parmi les vingt « plus belles destinations » du monde, a rapporté lundi le quotidien <em>Israel Hayom</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Tel-Aviv occupe la 15e place, Paris la 6e place, et New-York se hisse en tête du classement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une équipe de douze photographes professionnelles a immortalisé les destinations les plus prisées et les plus fréquemment sélectionnées au cours de ces six derniers mois sur le service de partage de photos et de vidéos <em>Instagram</em>, afin de déterminer le top 20 des « meilleures destinations ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Tel-Aviv est une métropole méditerranéenne, contemporaine et élégante. Mais le vrai pouvoir de séduction de la ville blanche n&rsquo;est pas nécessairement dans ses cafés et restaurants, mais au sein de sa population qui apprécie la belle vie », a déclaré Sivan Askayo, photographe commerciale spécialisée dans le voyage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La ville blanche figure également parmi le top 10 des meilleurs plages par <em>National Geographic</em>, et parmi les villes les plus innovantes sur la liste du quotidien <em>The Wall Street. </em></span></p>
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		<title>Rapprochement Egypte – Israël : L’axe sunnite se renforce</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/rapprochement-egypte-israel-laxe-sunnite-se-renforce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jul 2016 23:50:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Relations régionales]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Aboul Gheit]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Etats sunnites]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jérusalem]]></category>
		<category><![CDATA[Le Caire]]></category>
		<category><![CDATA[Tel Aviv]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’un rapprochement entre Israël et les Etats sunnites de la région est en marche depuis plusieurs mois, c’est l’Egypte qui, cette semaine s’est engagée dans cette même voie.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alors qu’un rapprochement entre Israël et les Etats sunnites de la région est en marche depuis plusieurs mois, c’est l’Egypte qui, cette semaine s’est engagée dans cette même voie. La visite surprise du chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukri en Israël pourrait augurer d’une nouvelle étape positive de la coopération israélo-arabe et conduire à la relance des pourparlers de paix israélo-palestiniens sous les auspices égyptiens. Une approche bilatérale pour résoudre le conflit qui aurait l&rsquo;avantage de plaire aux deux camps.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Israël et l’Egypte ont toujours maintenu une relation de paix froide. Même à l’époque où Mohammed Morsi était au pouvoir au Caire, les services de renseignements israéliens maintenaient le contact avec leurs homologues égyptiens. Cependant, la dernière visite d’un ministre égyptien des Affaires étrangères en Israël remonte à neuf ans. C’était en juillet 2007, Ahmed Aboul Gheit, actuel secrétaire général de la Ligue arabe, et son collègue jordanien Abdelelah Al-Khatib s’étaient rendus à Jérusalem dans le cadre d’une mission du « Comité de surveillance de l’Initiative de la Ligue arabe » chargée d’expliquer l’Initiative de paix arabe aux dirigeants israéliens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Caire veut aujourd’hui redevenir un acteur central du conflit israélo-palestinien, et retrouver son rang sur la scène moyen-orientale. Il agit également par intérêt avec son voisin israélien dont il a besoin pour lutter efficacement contre le Hamas et d’autres groupes terroristes, et est avide du gaz naturel d’Israël.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Lors de son passage éclair, Sameh Shoukry a proposé au chef du gouvernement de l&rsquo;Etat hébreu de relancer les négociations israélo-palestiniennes, en organisant des pourparlers directs au Caire avec la participation de hauts dirigeants égyptiens jordaniens. L&rsquo;émissaire du maréchal al-Sissi s&rsquo;était déjà rendu voilà quinze jours à Ramallah pour s&rsquo;entretenir avec le président de l&rsquo;Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et lui soumettre l&rsquo;idée de créer un groupe de travail pour restaurer la confiance entre les deux parties du conflit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Choukri a participé à deux réunions avec Netanyahu – une au bureau, une à la résidence du Premier ministre. Le fait qu’il ait accepté d’être photographié fraternisant avec le dirigeant israélien dans un contexte non professionnel est vraiment inédit. Il s’agit-là d’un signe clair de réchauffement des liens entre les deux gouvernements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Al-Sissi se percoit comme le nouveau chef du processus de paix israélo-palestinien, comme il l’a clairement indiqué dans son discours du 17 mai appelant les deux parties à relancer les négociations et offrant sa direction dans le processus. Dans cette perspective Semeh achoukri a déclaré au bureau du Premier ministre : « <em>Ma visite en Israël aujourd’hui est une continuation du sens de la responsabilité de longue date de l’Egypte en direction de la paix en tant que telle et pour tous les peuples de la région</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une nouvelle initiative pour la paix dirigée par al Sissi pourrait bloquer l’initiative française que les Israéliens rejettent et étouffer toute tentative américaine de soutenir une résolution pour la reconnaissance de la Palestine à l’ONU. À cet égard, il y a également une convergence d’intérêts entre les deux pays.</span></p>
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		<title>En Israël, les défis d’une démographie explosive</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/en-israel-les-defis-dune-demographie-explosive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jul 2016 08:56:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[démographie]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Haïfa]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jérusalem]]></category>
		<category><![CDATA[Néguev]]></category>
		<category><![CDATA[pénurie d'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Tel Aviv]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël s’est toujours réjoui de son dynamisme démographique, gage de survie dans un environnement hostile à son existence. Mais certains experts commencent à s’alarmer...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">LE MONDE |  le 09.07.2016 à 11h45 | Par Marie de Vergès (correspondante à Jérusalem)</span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Des parcs nationaux pleins à craquer dès le milieu de matinée et des milliers de vacanciers forcés de rebrousser chemin : c’est un scénario qui se répète en Israël presque à chaque jour férié. Privés de nature et d’air frais, ces touristes déçus épuisent leur temps libre dans des bouchons interminables, fléau bien connu de l’automobiliste israélien. Les routes de l’Etat hébreu sont parmi les plus congestionnées du monde occidental, trois fois plus que la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ces désagréments ne sont que quelques-uns des symptômes révélateurs d’une démographie en pleine explosion. A l’occasion de son 68e anniversaire, mi-mai, Israël annonçait compter 8,5 millions d’habitants. Soutenue par une natalité insolente et l’immigration de juifs du monde entier, sa population a plus que décuplé depuis sa création en 1948. Et elle devrait encore quasiment doubler d’ici à 2050 pour atteindre 15 à 16 millions de personnes. Avec trois enfants par femme, le taux de fécondité de l’Etat hébreu est presque deux fois supérieur à la moyenne des pays industrialisés. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Israël s’est toujours réjoui de son dynamisme démographique, gage de survie dans un environnement hostile à son existence. Mais certains experts commencent à s’alarmer des conséquences sur un territoire aux ressources naturelles limitées. « Au rythme actuel, nous allons droit vers une catastrophe écologique et socio-économique », alerte Alon Tal, chercheur en sciences de l’environnement à l’université Ben-Gourion du Néguev. Fondateur d’un des deux partis verts du pays, il est l’auteur d’un livre à paraître en août sur les écueils de la surpopulation en Israël (The Land Is Full, Yale University Press, non traduit).</span></p>
<hr />
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« La biodiversité mise en danger »</span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Plus petit que la Bretagne, Israël est déjà l’un des pays les plus densément peuplés du monde avec 366 personnes au kilomètre carré. « En empiétant constamment sur les habitats naturels pour pouvoir construire tous les logements dont nous avons besoin – 40 000 à 60 000 nouvelles unités chaque année – nous mettons gravement en danger notre biodiversité », insiste M. Tal. Peu à peu disparaissent des espèces entières de carnivores, d’amphibiens ou d’oiseaux. Actuellement, 56 mammifères y sont en voie d’extinction contre 17 seulement aux Etats-Unis. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans le même temps, les nappes phréatiques sont menacées d’épuisement. La mer Morte est en train de s’assécher, faute d’être suffisamment alimentée par un fleuve Jourdain surexploité. Et la consommation énergétique grimpe en flèche. La qualité de vie s’en ressent également, souligne le chercheur : jardins d’enfants, services d’urgences hospitaliers et tribunaux d’Israël sont les plus bondés parmi les pays de l’OCDE. Quant à la crise du logement, elle est devenue un sujet de polémique récurrent alors que l’offre ne parvient pas à suivre le rythme de la demande. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Qui plus est, les locomotives de la démographie sont les communautés ultra-orthodoxe et arabe. Un défi pour l’économie alors que ces deux groupes sont mal insérés sur le marché du travail et souffrent d’un taux de pauvreté élevé. « La population israélienne va doubler, c’est certain, résume Alon Tal. Mais n’est-il pas temps de changer de discours et de politique pour éviter d’en arriver un jour à 30 millions de personnes ? » </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’équation démographique israélienne a des implications éminemment identitaires et politiques. Ainsi, la population est déjà composée à 20 % d’Arabes israéliens. Un constat qui interroge le fondement même de la définition d’Israël comme « Etat juif », chère au premier ministre Benyamin Nétanyahou.</span></p>
<hr />
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Nation boîte de sardines »</span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La réalité démographique d’Israël est aussi celle d’une population juive toujours plus nombreuse à s’installer dans les territoires palestiniens occupés. Guidés par des causes idéologiques, religieuses ou économiques, plus d’un demi-million de colons vivent aujourd’hui à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, grignotant inexorablement les terres et captant de précieuses ressources telles que l’eau. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les causes de cette vitalité ? Elles sont multiples, de la place centrale de la religion, avec l’injonction biblique « Soyez féconds et multipliez-vous », à la peur diffuse d’être surpassé en nombre par la population palestinienne, et à « l’optimisme d’un pays dont les habitants se déclarent en majorité satisfaits de leur vie », décrit Sergio Della Pergola, démographe à l’université hébraïque de Jérusalem. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les politiques publiques arrivent en renforts, à coups d’allocations familiales, de subventions généreuses aux techniques de procréation médicalement assistée et de prise en charge des frais de scolarité dès 3 ans. Résultat, « nous sommes face au cas unique d’un Etat développé en termes d’indicateurs économiques mais dont la démographie est celle d’un pays en développement », décrit M. Della Pergola.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Fin mai, le quotidien de centre-gauche Haaretz s’interrogeait avec ironie : « Nation boîte de sardines : où Israël va-t-il trouver de la place pour 16 millions de personnes ? » Le pays n’est pourtant pas dépourvu d’espaces vides. Le désert du Néguev couvre plus de la moitié du territoire israélien et reste largement dépeuplé. Certains rêvent de voir sa seule grande ville, Beersheba, 200 000 habitants, se transformer en nouvelle Phoenix : la capitale de l’Arizona ne s’est-elle pas développée en véritable métropole malgré sa localisation peu avantageuse dans le désert brûlant de Sonora ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Nous n’avons pas le choix si nous ne voulons pas que la moitié nord du pays se transforme en gigantesque conurbation sans espaces verts : il va falloir penser au Néguev comme il faudra réfléchir à la façon de construire des villes à très forte densité », acquiesce Daniel Orenstein, professeur à l’université du Technion à Haïfa. Mais pour ce spécialiste des liens entre environnement et urbanisme, les défis seront considérables alors qu’Israël souffre d’un défaut de planification. « Il y aura des besoins immenses en énergie, en nouveaux moyens de transport, et pourtant, déjà aujourd’hui, nos infrastructures ne sont pas au niveau », note-t-il.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Face à certaines urgences, l’Etat hébreu a prouvé son savoir-faire technologique. Menacé d’une pénurie d’eau, le pays a su mener une vraie révolution à base de dessalement d’eau de mer et de recyclage des effluents. Les besoins des foyers et des agriculteurs sont aujourd’hui largement couverts. Mais les écologistes rappellent le coût environnemental de ces techniques, très énergivores et qui accroissent la salinité des sols. « Il y a toujours un prix à payer, souligne M. Orenstein. Et celui-ci ne cessera d’augmenter en même temps que la population. »</span></p>
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		<item>
		<title>Jérusalem, improbable cité high-tech</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/jerusalem-improbable-cite-high-tech/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jul 2016 11:01:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[High-Tech]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jérusalem]]></category>
		<category><![CDATA[start-ups]]></category>
		<category><![CDATA[Tel Aviv]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MassChallenge à Jérusalem plutôt qu’à Tel-Aviv, reine incontestée de la « nation start-up » ? Pour la scène high-tech de la ville trois fois sainte, cette installation sonne comme une revanche.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En cette chaude soirée d’été, la jeunesse se presse dans les bistrots branchés de Mahane Yehuda, le grand souk de Jérusalem. Sourire pétillant, Keren Berler ne laisse pas de s’étonner : « Il y a dix ans, on osait à peine s’aventurer par-là de peur des attentats. » Signe que les temps changent, c’est ici justement que la jeune femme va développer Museloop, une application mobile de jeux associés à des visites au musée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La trentenaire fait partie des finalistes sélectionnés par l’accélérateur MassChallenge pour sa nouvelle antenne de Jérusalem. Ce soir-là, lampions, ballons et petits fours sont de mise alors que la célèbre pouponnière à start-up de Boston (Massachusetts) inaugure des locaux rutilants à deux pas du marché. A partir du 3 juillet, une cinquantaine de jeunes pousses venues de tout Israël et de l’étranger y suivront un programme de quatre mois pour développer leur projet.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">MassChallenge à Jérusalem plutôt qu’à Tel-Aviv, reine incontestée de la « nation start-up » ? Pour la scène high-tech de la ville trois fois sainte, cette installation sonne comme une revanche. Ou plutôt le début d’une consécration. « L’écosystème de Jérusalem connaît une croissance formidable, confirme Israel Ganot, patron de la succursale israélienne de l’accélérateur. C’est le moment idéal pour s’y implanter et contribuer à le faire grossir. »</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Renaissance</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les chiffres racontent la même histoire : dans une cité trimillénaire, théâtre de conflits et bastion du puritanisme, un chapitre d’un genre nouveau est en train de s’écrire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La ville ne comptait qu’une poignée de start-up il y a quatre ans. Aujourd’hui, elles sont plus de 500 selon Made in JLM, une organisation de volontaires souhaitant promouvoir l’écosystème hiérosolymitain. En 2015, ces sociétés ont levé 245 millions de dollars (220 millions d’euros) de capitaux frais contre 55 millions de dollars en 2012.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jérusalem reste loin derrière Tel-Aviv, classée en 2015 par le groupe Compass meilleur centre technologique au monde en dehors des Etats-Unis. Mais elle a fait son entrée dans le « top 30 ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Plus symbolique, le magazine Time l’a décrite comme l’une des cinq villes en train d’émerger globalement dans le secteur high-tech.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Certains voient dans cette dynamique une renaissance. Dans les années 1990, plusieurs gros fonds de capital-risque opéraient depuis la ville où commençait à éclore une kyrielle de start-up, aux côté  de poids lourds comme Intel ou IBM. Mais l’éclatement de la bulle Internet et la deuxième Intifada ont ruiné ce mouvement.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Des bataillons de diplômés </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« C’était d’un coup le néant dans la ville que j’avais choisie pour être entrepreneur high-tech, et pendant dix ans je n’ai eu d’autres choix que de travailler ailleurs en Israël ou à l’étranger », raconte</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ben Wiener, New-Yorkais d’origine arrivé en 1998. Sentant le vent du renouveau, il crée fin 2013 Jumpspeed, un fonds d’amorçage consacré aux jeunes pousses de Jérusalem.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pourquoi se concentrer sur ce marché ? « Parce que je veux faire beaucoup d’argent », sourit l’homme d’affaires, kippa vissée sur la tête et look décontracté. « Ici, les créateurs d’entreprise veulent prouver que c’est possible, ils ont très faim. Et les investisseurs se sont tenus à l’écart pendant si longtemps qu’il reste un choix immense de concepts intéressants », développe-t-il depuis son bureau loué dans un nouvel espace de cotravail dont la décoration post-industrielle ne déparerait pas à Berlin, à Londres ou à San Diego. Jérusalem a des atouts à faire valoir. A commencer par la présence d’institutions académiques réputées comme l’école de design Bezalel et surtout l’université hébraïque, d’où sortent chaque année des bataillons de jeunes diplômés ultra-qualifiés. Les laboratoires de l’« Hebrew U » ont abrité la création de deux des plus grosses success stories locales.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La plus exemplaire ? Mobileye, spécialiste de l’assistance à la conduite grâce à un système intelligent de caméra embarquée développé par le professeur Amnon Shashua. La société, désormais associée aux principaux constructeurs automobiles mondiaux, a levé 890 millions de dollars lors de son introduction sur le New York Stock Exchange (NYSE) en août 2014 ! Du jamais vu pour une firme israélienne.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La municipalité encourage le mouvement</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il y a aussi Lightricks, fondé par un groupe de doctorants de l’université. L’entreprise est à l’origine de Facetune et Enlight, deux applications de retouche de photos sur mobile très populaires dans le monde entier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Ces sociétés montrent qu’on a des sujets sur lesquels bâtir un avantage compétitif. Jérusalem a ses points forts comme la vision par ordinateur, la réalité augmentée, la biotech », insiste Yonatan Machado, associé chez Jerusalem Venture Partners, un important fonds de capital-risque israélien établi à Jérusalem depuis 1993. « Même si nous investissons partout, le choix d’être ici relevait d’un pari et d’une passion. Avec ce qui s’y passe aujourd’hui, on peut en faire un argument commercial »,se réjouit M. Machado.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sous la houlette du maire, Nir Barkat, ancien entrepreneur high-tech aux affaires florissantes, la municipalité fait tout pour encourager le mouvement. Un chapelet d’incitations financières est proposé aux entreprises innovantes : aides à la relocalisation, à l’emploi étudiant, au paiement des salaires, à la création d’accélérateurs&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sans compter un impôt très réduit (9 %) pour les sociétés exportatrices. « La dynamique est partie de la base mais la mairie a donné un sacré coup d’accélérateur au mouvement », loue Hanan</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Stimuler l’économie</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’enjeu est clair : il faut stimuler l’économie d’une cité qui peine à retenir ses forces vives. « Jérusalem est une usine à talents. Le problème, c’est qu’ils choisissent souvent de partir une fois</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">diplômés, résume Nitzan Adler, de l’accélérateur Siftech, créé il y a quatre ans par des anciens de l’université. On doit leur donner l’envie et la possibilité de rester. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pas facile quand, à 70 kilomètres, Tel-Aviv la festive, avec ses plages, ses idées larges et sa réputation internationale aimante les jeunes de tout le pays. « Là-bas, ils ne voient pas Jérusalem</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">comme une alternative sérieuse, estime Yoni (le nom a été changé), un Hiérosolymitain sur le point de lancer sa start-up dans le domaine du sport après avoir travaillé pour un groupe technologique de la banlieue de Tel-Aviv. Y aller se promener une journée, oui, mais s’y installer, certainement pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ici, tout leur paraît bien trop conservateur et religieux. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’autre défi est d’étendre ces succès à l’ensemble d’une ville démographiquement complexe : un tiers des habitants sont Palestiniens et un quart ultra-orthodoxes, deux populations mal insérées économiquement. Quelques initiatives commencent à voir le jour. Mais sur la carte des start-up, leurs quartiers ne figurent toujours que peu ou pas du tout.</span></p>
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		<item>
		<title>Face au terrorisme transnational, Paris, Bruxelles, Tel Aviv, Orlando : même combat</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/face-terrorisme-transnational-paris-bruxelles-tel-aviv-orlando-meme-combat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 13:38:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2016 a d’ores et déjà été sanglante en matière de terrorisme. Si les tueries de Saint-Denis et du Bataclan en novembre dernier ont ravivé les plaies pour certains ou fait prendre conscience de la force de cette barbarie transnationale pour d’autres, il est aujourd’hui extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible d’endiguer cette spirale infernale.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’année 2016 a d’ores et déjà été sanglante en matière de terrorisme. Si les tueries de Saint-Denis et du Bataclan en novembre dernier ont ravivé les plaies pour certains ou fait prendre conscience de la force de cette barbarie transnationale pour d’autres, il est aujourd’hui extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible d’endiguer cette spirale infernale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Beaucoup refusent encore d’assimiler le terrorisme qui frappe les civils israéliens à celui mené pas Daech contre les Occidentaux. L’attentat survenu dans la soirée du 8 juin dernier dans le quartier de Sarona à Tel Aviv, fait écho à celui qui s’est produit 6 mois plus tôt à la terrasse d’un café du quartier Dizengoff et dans lequel un Arabe israélien a ouvert le feu avec sa mitraillette sur les clients, tuant ainsi 2 personnes. Ce modus operandi dénote une préparation et une organisation différentes de celle utilisée par les auteurs des attaques au couteau menées par des Palestiniens depuis septembre 2015. Les tueurs de Tel-Aviv ne sont pas passés à l’action sur un coup de tête mais semblent s’être inspirés des méthodes de Daech. A Sarona, les deux terroristes étaient si bien déguisés que la plupart des témoins, d’ordinaire méfiants, les ont pris pour des juifs observants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au-delà même de la méthode employée par les terroristes, il ne faut pas oublier le point commun entre les attentats de Paris, Bruxelles, Tel Aviv, Orlando : l’idéologie mortifère qui anime ces assassins. Contrairement à ce qu’a pu déclarer Aya Ramadan, militante antisioniste des Indigènes de la République, il ne s’agit pas d’une « opération de résistance ». Nombreuses sont les tentatives de mettre Israël au ban des nations mais aucune cause, même la cause palestinienne, ne justifie le terrorisme. Celle-ci a d’ailleurs été détournée par des activistes antisémites qui n’ont que pour ambition que d’appeler au meurtre de leurs voisins. La haine a remplacé le désir nationaliste, l’appel au meurtre éloigne toute perspective de paix. Du reste, le leader de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas n’a jamais condamné ces actes et cela ne semble même pas interpeler les chancelleries occidentales pourtant si promptes à résoudre le conflit israélo-palestinien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Paris, Bruxelles, Tel Aviv, Orlando sont des signaux forts nos démocraties qui plus que jamais doivent s’unir et faire front contre le terrorisme transnational. Mais faire front, c’est aussi reconnaître que les attentats qui frappent Israël depuis trop longtemps sont nourris par cette même glorification de la mort qui a jeté sur l’Europe et les Etats-Unis une chape de plomb. Admettre ce triste lien entre ces nations est une étape fondamentale pour mener à bien le combat contre le terrorisme.</span></p>
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