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	<title>sécurité | ELNET</title>
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	<title>sécurité | ELNET</title>
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		<title>De l&#039;urgence d&#039;investir dans la cybersécurité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2017 19:05:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 12 mai, dans 150 pays environ, des centaines de milliers d’ordinateurs ont été infectés par un logiciel malveillant dénommé WannaCry bloquant leur utilisation, dans ce qui semble être l’une des attaques cybernétiques les plus importantes depuis des années. Au Royaume-Uni, c’est le système de santé qui a été largement perturbé par ce virus informatique. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi 12 mai, dans 150 pays environ, des centaines de milliers d’ordinateurs ont été infectés par un logiciel malveillant dénommé WannaCry bloquant leur utilisation, dans ce qui semble être l’une des attaques cybernétiques les plus importantes depuis des années. Au Royaume-Uni, c’est le système de santé qui a été largement perturbé par ce virus informatique. Examens médicaux annulés ou perturbés, communications téléphoniques affectées, accès aux données bloqués… le Service national de santé NHS, qui englobe médecins de ville, hôpitaux et ambulances, a été largement déstabilisé par ce logiciel qui prend en otage les usagers des ordinateurs en bloquant l’accès à leurs fichiers. Parmi les autres victimes, le réseau de Hitachi, géant de l’électronique japonais a été infecté, le logisticien américain Fedex a vu ses systèmes vaciller, plusieurs ministères russes ont été hackés, les gares allemandes ont été affectées. En France, un logiciel de rançon a été découvert par la direction des systèmes informatiques de Renault.</p>
<p style="text-align: justify;">D’après la société israélienne Check Point, malgré un léger ralentissement observé, WannaCry continue encore de se répandre, ciblant les entreprises à travers le monde. Avec une tentative d&rsquo;intrusion toutes les trois secondes, contre une tentative par seconde, il y a de cela encore deux jours, la menace demeure donc importante.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à l&rsquo;évolution rapide des menaces numériques et leur mondialisation, les Etats et les entreprises doivent impérativement investir dans la cybersécurité et développer une forme de résilience face à ce danger. Pour l’heure, Israël est l’un des rares pays à ne pas avoir été touché par WannaCry et cela tient au fait qu’il a fait de la cybersécurité l&rsquo;une de ses priorités en dotant son armée dès 1952, d&rsquo;une unité d&rsquo;élite, l’unité 8200, consacrée au renseignement électromagnétique et au décryptage de codes. Tsahal a finalement abandonné l’idée de créer un quatrième commandement Cyber, en plus des traditionnels Air, Terre, Mer, mais a décidé  de maintenir la dynamique existante avec des capacités militaires défensives qui restent au sein de la division du service informatique, également appelée division C4I. L’unité de cyber-défense se transformera en « commandement opérationnel » ayant l’autorité d’agir et de répondre aux attaques.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2010, les entreprises israéliennes spécialisées se multiplient. En 2016, un demi-milliard de dollars a été investi dans 365 sociétés faisant de la cybernétique un véritable enjeu économique pour Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que la France entre dans un nouveau quinquennat et que Sylvie Goulard vient d’être nommée ministre des Armées, la cybersécurité est un enjeu majeur des prochaines années. Dans le monde de l’entreprise, onze incidents de cybersécurité sont comptabilisés chaque jour, soit un total de 4.165 attaques, d&rsquo;après le cabinet de conseil PwC, pour des pertes financières estimées à 1,5 million d&rsquo;euros pour chaque société en moyenne. 59% des entreprises françaises ont d&rsquo;ailleurs augmenté leurs dépenses de cybersécurité cette année.</p>
<p style="text-align: justify;">Interviewé en réaction à WannaCry, Mounir Mahjoubi, ancien directeur de la campagne numérique d&rsquo;Emmanuel Macron et actuel Secrétaire d’Etat au numérique, plaide pour la création d&rsquo;une quatrième armée à vocation « cyber ». Si les moyens financiers et technologiques peuvent être mobilisés rapidement, la question des moyens humains reste, quant à elle, plus délicate car la France manque cruellement de « soldats » formés à ces questions.</p>
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		<title>De l&#8217;urgence d&#8217;investir dans la cybersécurité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah Perez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2017 19:05:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 12 mai, dans 150 pays environ, des centaines de milliers d’ordinateurs ont été infectés par un logiciel malveillant dénommé WannaCry bloquant leur utilisation, dans ce qui semble être l’une des attaques cybernétiques les plus importantes depuis des années. Au Royaume-Uni, c’est le système de santé qui a été largement perturbé par ce virus informatique. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi 12 mai, dans 150 pays environ, des centaines de milliers d’ordinateurs ont été infectés par un logiciel malveillant dénommé WannaCry bloquant leur utilisation, dans ce qui semble être l’une des attaques cybernétiques les plus importantes depuis des années. Au Royaume-Uni, c’est le système de santé qui a été largement perturbé par ce virus informatique. Examens médicaux annulés ou perturbés, communications téléphoniques affectées, accès aux données bloqués… le Service national de santé NHS, qui englobe médecins de ville, hôpitaux et ambulances, a été largement déstabilisé par ce logiciel qui prend en otage les usagers des ordinateurs en bloquant l’accès à leurs fichiers. Parmi les autres victimes, le réseau de Hitachi, géant de l’électronique japonais a été infecté, le logisticien américain Fedex a vu ses systèmes vaciller, plusieurs ministères russes ont été hackés, les gares allemandes ont été affectées. En France, un logiciel de rançon a été découvert par la direction des systèmes informatiques de Renault.</p>
<p style="text-align: justify;">D’après la société israélienne Check Point, malgré un léger ralentissement observé, WannaCry continue encore de se répandre, ciblant les entreprises à travers le monde. Avec une tentative d&rsquo;intrusion toutes les trois secondes, contre une tentative par seconde, il y a de cela encore deux jours, la menace demeure donc importante.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à l&rsquo;évolution rapide des menaces numériques et leur mondialisation, les Etats et les entreprises doivent impérativement investir dans la cybersécurité et développer une forme de résilience face à ce danger. Pour l’heure, Israël est l’un des rares pays à ne pas avoir été touché par WannaCry et cela tient au fait qu’il a fait de la cybersécurité l&rsquo;une de ses priorités en dotant son armée dès 1952, d&rsquo;une unité d&rsquo;élite, l’unité 8200, consacrée au renseignement électromagnétique et au décryptage de codes. Tsahal a finalement abandonné l’idée de créer un quatrième commandement Cyber, en plus des traditionnels Air, Terre, Mer, mais a décidé  de maintenir la dynamique existante avec des capacités militaires défensives qui restent au sein de la division du service informatique, également appelée division C4I. L’unité de cyber-défense se transformera en « commandement opérationnel » ayant l’autorité d’agir et de répondre aux attaques.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2010, les entreprises israéliennes spécialisées se multiplient. En 2016, un demi-milliard de dollars a été investi dans 365 sociétés faisant de la cybernétique un véritable enjeu économique pour Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que la France entre dans un nouveau quinquennat et que Sylvie Goulard vient d’être nommée ministre des Armées, la cybersécurité est un enjeu majeur des prochaines années. Dans le monde de l’entreprise, onze incidents de cybersécurité sont comptabilisés chaque jour, soit un total de 4.165 attaques, d&rsquo;après le cabinet de conseil PwC, pour des pertes financières estimées à 1,5 million d&rsquo;euros pour chaque société en moyenne. 59% des entreprises françaises ont d&rsquo;ailleurs augmenté leurs dépenses de cybersécurité cette année.</p>
<p style="text-align: justify;">Interviewé en réaction à WannaCry, Mounir Mahjoubi, ancien directeur de la campagne numérique d&rsquo;Emmanuel Macron et actuel Secrétaire d’Etat au numérique, plaide pour la création d&rsquo;une quatrième armée à vocation « cyber ». Si les moyens financiers et technologiques peuvent être mobilisés rapidement, la question des moyens humains reste, quant à elle, plus délicate car la France manque cruellement de « soldats » formés à ces questions.</p>
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		<title>Succès de la Safe and Smart City Conference 2017 : La coopération franco-israélienne en matière de sécurité se renforce</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 13:03:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La conférence, organisée par ELNET en partenariat avec la Ville de Nice et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a rassemblé une panel exceptionnel de personnalités politiques françaises et israéliennes, telles que Yoram Cohen, ancien directeur des services de sécurité intérieure d’Israël, Christian Estrosi, Président de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur, Caroline Pozmentier, Adjointe au Maire de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La conférence, organisée par ELNET en partenariat avec la Ville de Nice et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a rassemblé une panel exceptionnel de personnalités politiques françaises et israéliennes, telles que Yoram Cohen, ancien directeur des services de sécurité intérieure d’Israël, Christian Estrosi, Président de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur, Caroline Pozmentier, Adjointe au Maire de Marseille et Vice-Présidente de la Région PACA, et le Dr. Anat Berko, membre de la Knesset et l’une des plus grandes expertes mondiale de terrorisme. Ils ont été rejoints par des représentants de grandes entreprises, telles que IBM, Cisco, Thales, et de start-ups à la pointe de l’innovation en matière de sécurité, ainsi que par des chercheurs provenant des plus prestigieuses institutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Au coeur de l’actualité meurtrie par le terrorisme, la conférence a suscité un grand intérêt et a fait l’objet de plusieurs articles sur des médias nationaux, locaux, imprimés et en ligne. La prochaine édition de la Safe and Smart City Conference se tiendra en 2018 en Israël et se basera sur les recommandations et les conclusions des travaux de cette édition. La conférence se veut une étape majeure de la dynamique de dialogue et de partage entre la France et Israël sur l’innovation au service de l’amélioration et la sécurisation des villes de demain. Retrouvez le contenu des interventions en ligne sur ce site dès la semaine prochaine.Autour des thèmes de la cybersécurité, de la révolution digitale, de la radicalisation et du terrorisme, la deuxième édition de la Safe and Smart City Conference a rassemblé près de 300 participants et 36 intervenants répartis en 4 panels et 10 allocutions, totalisant 14 heures de réflexion sur la sûreté et la sécurité des villes intelligentes</p>
<p style="text-align: justify;"> <img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-2567" src="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2017/03/FullSizeRender-4.jpg" alt="FullSizeRender-4" width="3264" height="2448" /></p>
<p style="text-align: justify;">M. Patrick Chambet, M. Corentin Le Reun, M. Serge Bertoldo, M. Rami Efrati et M. Gerard Maunier à leur table ronde sur les défis de la sécurité.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-2568" src="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2017/03/FullSizeRender-5.jpg" alt="FullSizeRender-5" width="1579" height="2285" srcset="https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/03/FullSizeRender-5.jpg 1579w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/03/FullSizeRender-5-207x300.jpg 207w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/03/FullSizeRender-5-708x1024.jpg 708w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/03/FullSizeRender-5-768x1111.jpg 768w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/03/FullSizeRender-5-1061x1536.jpg 1061w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/03/FullSizeRender-5-1415x2048.jpg 1415w" sizes="(max-width: 1579px) 100vw, 1579px" /><br />
M. Yoram Cohen et M. Christian Estrosi lors du diner spécialement prévu après la Safe and Smart Conference.<br />
&nbsp;<br />
<img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-2569" src="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2017/03/FullSizeRender-6.jpg" alt="FullSizeRender-6" width="2448" height="3264" /><br />
M. Yoram Cohen lors de la journée conférence Safe And Smart.<br />
&nbsp;<br />
<img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-2570" src="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_6459.png" alt="IMG_6459" width="1334" height="750" srcset="https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/03/IMG_6459.png 1334w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/03/IMG_6459-300x169.png 300w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/03/IMG_6459-1024x576.png 1024w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/03/IMG_6459-768x432.png 768w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/03/IMG_6459-800x450.png 800w" sizes="(max-width: 1334px) 100vw, 1334px" /></p>
<p style="text-align: justify;">M. Christian Estrosi, M. Frederic Pechenard, M. Yoram Cohen et M. Arié Bensemhoun lors de la cérémonie d&rsquo;ouverture.</p>
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		<title>Amos Yadlin : «Pour la sécurité d&#039;Israël, l&#039;Iran ne doit pas s&#039;enraciner en Syrie»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2017 08:56:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Figaro &#8211; Par Cyrille Louis INTERVIEW &#8211; Selon l&#8217;ex-chef du renseignement militaire israélien, l&#8217;État hébreu doit peser sur le règlement du conflit syrien. Le général de réserve Amos Yadlin, ancien chef du renseignement militaire israélien, dirige l&#8217;Institut des études pour la sécurité nationale. Il estime que l&#8217;actuel président syrien ayant confisqué le pouvoir avec [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Figaro &#8211; Par Cyrille Louis</p>
<hr />
<p class="figp-art__chapo" style="text-align: justify;">INTERVIEW &#8211; Selon l&rsquo;ex-chef du renseignement militaire israélien, l&rsquo;État hébreu doit peser sur le règlement du conflit syrien.</p>
<div class="figp-art__body figp-art__body--size-0">
<p style="text-align: justify;">Le général de réserve Amos Yadlin, ancien chef du renseignement militaire israélien, dirige l&rsquo;Institut des études pour la sécurité nationale. Il estime que l&rsquo;actuel président syrien ayant confisqué le pouvoir avec l&rsquo;aide de l&rsquo;Iran et du Hezbollah, il représente une réelle menace pour la sécurité d&rsquo;Israël.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>LE FIGARO. &#8211; Benyamin Nétanyahou va rencontrer Vladimir Poutine ce jeudi à Moscou pour évoquer avec lui l&rsquo;avenir de la Syrie. Qu&rsquo;attendez-vous de ces discussions?</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Amos YADLIN. </b>-Israël a un intérêt majeur à ce que l&rsquo;Iran, allié de la Russie, ne s&rsquo;enracine pas durablement, et en position de force, sur le territoire syrien. Il n&rsquo;est pas acceptable à nos yeux que l&rsquo;intervention russe se solde par une situation dans laquelle le Hezbollah et l&rsquo;armée iranienne auraient carte blanche, et pourraient ouvrir à tout moment un nouveau front sur le plateau du Golan. Il est sans doute irréaliste d&rsquo;espérer que la Russie pourra évincer totalement l&rsquo;Iran une fois le conflit terminé, mais il est important de tracer dès à présent un certain nombre de lignes rouges.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>L&rsquo;Iran et le Hezbollah concentrent leurs activités dans le nord de la Syrie, si bien que l&rsquo;État hébreu semble pour l&rsquo;heure assez loin de leurs priorités.</b></p>
<p style="text-align: justify;">Pas plus tard qu&rsquo;en 2014 et 2015, les Iraniens ont tenté de s&rsquo;implanter le long de la frontière avec Israël. Nous avons à l&rsquo;époque répliqué avec fermeté [une frappe attribuée à Tsahal a tué un général iranien et plusieurs combattants du Hezbollah le 20 janvier 2015 sur le versant syrien du Golan, NDLR]. Il est vrai que les Iraniens ont depuis lors décidé de concentrer leurs efforts dans le nord de la Syrie afin de sauver le régime d&rsquo;Assad face aux avancées de l&rsquo;opposition. Mais nous redoutons qu&rsquo;après avoir reconquis Alep avec l&rsquo;aide des forces russes, ils cherchent désormais à s&rsquo;occuper des rebelles dans le sud du pays. Ce serait, à nos yeux, un tournant inacceptable.</p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-left" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170308XRGFIG00596"></figure>
<p style="text-align: justify;"><b>Israël a continuellement refusé de s&rsquo;impliquer dans le conflit syrien. Êtes-vous, dans ces conditions, en mesure de peser sur les termes de son règlement?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Israël demeure la première puissance militaire de la région. Notre gouvernement a certes fait le choix de ne pas intervenir dans cette guerre civile, mais cela ne signifie pas que nous avons renoncé à protéger nos intérêts. Nous ne sommes d&rsquo;ailleurs pas restés les bras croisés, ces dernières années, lorsqu&rsquo;il a fallu les défendre. Notre capacité à définir clairement nos lignes rouges et à les faire respecter, si nécessaire par la force, nous confère une certaine autorité.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>En quoi consistent précisément ces lignes rouges?</b></p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-right" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170308XRGFIG00597"></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan géographique, tout d&rsquo;abord, Israël ne peut pas accepter une présence de l&rsquo;Iran ou du Hezbollah au sud de Damas. Il n&rsquo;est pas non plus question de laisser prospérer à nos portes des groupes qui seraient financés ou entraînés par la République islamique, ni de permettre à celle-ci d&rsquo;équiper le régime syrien en armes de destruction massive. Et puis il est essentiel que nous sachions qui contrôle réellement Damas. Les Iraniens? Le Hezbollah? Les Russes? Ou bien Bachar el-Assad lui-même? Il s&rsquo;agit sans doute du point le plus délicat. Je ne suis pas dans le secret des dieux et j&rsquo;ignore donc quelles seront les demandes précises du premier ministre quand il rencontrera Vladimir Poutine, mais il me semble clair qu&rsquo;Israël aimerait voir l&rsquo;influence iranienne sur le régime de Damas réduite à sa plus simple expression.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Le ministre de la Défense, Avigor Lieberman, a récemment indiqué qu&rsquo;il souhaite le départ de Bachar el-Assad. Israël s&rsquo;apprête-t-il à rompre avec la position de neutralité affichée depuis 2011?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Si c&rsquo;est le cas, je ne pourrai que m&rsquo;en réjouir. Je suis l&rsquo;un de ceux qui estiment, depuis les tout débuts de la guerre en Syrie, que le maintien d&rsquo;Assad n&rsquo;est pas dans l&rsquo;intérêt d&rsquo;Israël. Il a confisqué le pouvoir avec l&rsquo;aide de l&rsquo;Iran et du Hezbollah, si bien que l&rsquo;axe chiite s&rsquo;est considérablement renforcé à notre frontière nord. Le gouvernement a jugé préférable de rester neutre malgré cette évolution. Par le passé, Israël aurait pourtant pu agir de façon limitée contre la machine à tuer de Bachar el-Assad, et ce au nom de ses valeurs morales comme de ses intérêts stratégiques.</p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-left" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170308XRGFIG00598"></figure>
<p style="text-align: justify;">Prenez par exemple les escadrons d&rsquo;hélicoptères du régime qui lâchent quotidiennement des barils d&rsquo;explosif sur la population civile. Ce sont des armes très imprécises qui tuent sur les marchés, dans les écoles et dans les hôpitaux. Si l&rsquo;armée israélienne, sans mettre un pied sur le terrain ni s&rsquo;engager dans une longue campagne, avait pris la décision de frapper ces hélicoptères, elle aurait été en mesure de mettre un terme à leurs activités. Cela aurait eu pour résultat de fragiliser Assad et de montrer à la population sunnite de Syrie que quelqu&rsquo;un s&rsquo;intéresse à elle.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>N&rsquo;était-ce pas courir le risque d&rsquo;entraîner Israël dans la guerre?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Pas nécessairement. Au cours des dernières années, plusieurs frappes conduites sur le sol syrien contre des convois d&rsquo;armes sophistiquées destinées au Hezbollah ont par exemple été imputées à l&rsquo;armée israélienne sans que celle-ci en endosse publiquement la responsabilité &#8211; et aucun de ces événements n&rsquo;a mené à la guerre. Il existe bien sûr un certain niveau de risque, mais il est possible de le maîtriser en faisant les choses convenablement. Je plaide aussi pour la création d&rsquo;une «safe zone» le long de la frontière afin que les populations civiles puissent y trouver refuge le jour où les combats entre le régime et les rebelles reprendront dans le sud. Là encore, il n&rsquo;est sans doute pas question qu&rsquo;Israël se mette en première ligne. Mais nous pourrions soutenir discrètement un tel projet si des pays sunnites comme la Jordanie et l&rsquo;Arabie saoudite tombaient d&rsquo;accord pour porter assistance à leurs frères syriens.</p>
</div>
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		<title>A l’approche du premier tour des primaires de la droite et du centre, ELNET France diffuse une séries d&#8217;entretiens avec les principaux candidats sur le rôle de la France sur la scène internationale.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Nov 2016 12:51:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Carnet de campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
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		<category><![CDATA[Etat Islamique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>10 questions à Bruno Le Maire sur sa vision des relations internationales et de la politique étrangère de la France.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em>A l’approche du premier tour des primaires de la droite et du centre, les questions des </em><em>électeurs se font de plus en plus pressantes et les réponses avancées seront sans doute déterminantes pour le vote.<br />
Si on a tendance à considérer que les questions de politique étrangères n’intéressent pas beaucoup les Français, elles sont d’ailleurs souvent reléguées aux marges des débats électoraux, le contexte international actuel les replacent au coeur de toutes les préoccupations. De la crise en Libye à la guerre en Syrie contre Bachar Al-Assad et l’Etat islamique, la situation au Moyen-Orient est très préoccupante et n’a sans doute jamais été autant liée aux enjeux intérieurs que connaissent la France et l’Europe : la crise des migrants, le départ en Syrie de djihadistes français vers l’Etat islamique et leur retour en Europe, la multiplication des attentats terroristes, la montée d’un islam politique ici ; sans oublier les relations avec les pays du Golfe dont les conséquences intérieures sont nombreuses : influence grandissante du Qatar avec ses investissements massifs en France, financements occultes de l’Arabie Saoudite en direction des mosquées salafistes, etc. Ces enjeux complexes nécessitent que soit déployée au plus haut niveau de l’Etat une vision stratégique globale et sûre d’elle-même, des objectifs diplomatiques clairs et ambitieux. Le rôle de la France sur la scène internationale est essentiel, c’est pourquoi nous souhaitons transmettre à tous les candidats un certain nombre de questions :</em></strong></span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><strong><br />
10 questions à Bruno Le Maire sur sa vision des relations internationales et de la politique étrangère de la France.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Selon vous, quelles sont les principales valeurs que la France doit incarner sur la scène internationale ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La boussole de notre politique étrangère doit être avant tout de défendre les intérêts de la France, et d’abord notre sécurité. Les valeurs que notre diplomatie doit incarner sont autant d’objectifs stratégiques du renouveau de la politique étrangère française. D’abord, la préservation d’un ordre international fondé sur le droit. Toute remise en cause de ces règles peut engendrer une déstabilisation régionale voire mondiale et donc des menaces pour notre sécurité. L’intervention en Irak de 2003, sans autorisation du Conseil de sécurité est ainsi à l’origine du désordre au Moyen-Orient qui, aujourd’hui, nous menace directement. Ensuite, la défense de notre indépendance. La France ne peut être à la remorque des Etats-Unis, ni être trop dépendante d’Etats qui ne partagent absolument pas nos valeurs de démocratie, d’Etat de droit et de dignité de la personne humaine. Voilà pourquoi je propose une réévaluation de nos relations diplomatiques avec un certain nombre d’Etats qui entretiennent des relations ambiguës avec l’islam politique. Enfin la culture, qui est au cœur de mon projet pour la France, doit également guider notre diplomatie. D’abord parce qu’il s’agit pour la France d’être à la pointe du combat culturel contre l’islam politique. Ensuite pour défendre et faire rayonner notre modèle culturel. Sur ce point, la France doit également être à la pointe de la construction d’une Europe politique qui s’affirme sur la scène internationale pour permettre aux Européens de défendre leurs intérêts.  On voit bien que le retrait américain est une tendance durable, notamment au Moyen-Orient. Il est ainsi inadmissible qu’en Syrie, la négociation se passe entre Russes et Américains alors que Paris et Bruxelles sont victimes des attaques terroristes. L’Europe doit s’affirmer et se défendre.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="2">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Etant donnée son histoire nationale, la France représente traditionnellement et partout dans le monde le pays des droits de l’Homme. Pourtant, la diplomatie française est aujourd’hui souvent marquée par les exigences de la « realpolitik ». Où placerez-vous le curseur entre défense des droits de l’Homme et priorisation des intérêts « froids » de l’Etat ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je réfute l’idée d’opposer défense de nos valeurs et realpolitik. Nos valeurs sont nos intérêts et nos intérêts sont dans nos valeurs, la défense de notre culture et de notre indépendance. Je ne les négocierai jamais au nom d’une quelconque realpolitik. Mais je suis aussi opposé aux aventures pour imposer la démocratie dont nous payons aujourd’hui en Irak et en Syrie les dramatiques conséquences. Si la défense des droits de l’Homme doit demeurer notre boussole, nous ne pouvons imposer de l’extérieur une démocratisation des régimes en place au risque de générer une instabilité dommageable aux intérêts des populations locales et à notre sécurité. Les interventions en Irak ou en Libye le démontrent : à trop vouloir faire le bien, les Etats-Unis en Irak puis la France et le Royaume Uni en Libye ont créé les conditions du chaos actuel.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="3">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Si nous nous penchons sur le cas de l’Arabie Saoudite (qui vous a été soumis lors du dernier débat télévisé), comment comptez-vous adresser les violations des droits de l’Homme qui y ont court ? Comment dans le même temps mettre l’Arabie Saoudite face à ses responsabilités concernant la lutte contre l’Etat islamique et l’islam radical de manière plus générale ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La priorité de politique étrangère de la France doit être la lutte contre le terrorisme, qui a partie liée avec l’Islam politique. Nous devons donc mettre cet enjeu au cœur de nos relations avec l’Arabie Saoudite et donc réévaluer nos liens avec Riyad. Nos intérêts politiques et de sécurité doivent primer sur nos intérêts commerciaux lorsqu’il s’agit de protéger la sécurité de nos citoyens. Je proposerai donc une revue générale de nos relations avec l’Arabie Saoudite et le Qatar si je suis élu.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="4">
<li><span style="color: #000000;"><strong>S’agissant du Qatar, les électeurs attendent également des réponses précises. L’ouvrage « Nos très chers émirs » publié par Georges Malbrunot et Christian Chesnot a fait grand bruit et replace sur le devant de la scène les relations ambigües entre les responsables politiques et les émirs du Qatar. Comment comptez-vous mettre fin à ces liens de copinage qui nuisent à la crédibilité et à l’indépendance des positions françaises sur la scène internationale ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour avoir des relations diplomatiques saines, j’estime nécessaire d’être clair quant à nos priorités et sur nos valeurs. La lutte contre le terrorisme et la défense de la sécurité de la France sont la responsabilité première de l’Etat. Il convient donc pour cela d’accepter de ne pas être otage de nos intérêts commerciaux. C’est sur cette base nouvelle que nous pourrons rétablir des relations saines avec le Qatar en conditionnant notre relation à des mesures claires visant à mettre un terme au financement par ce dernier de mouvements proches de l’islam politique, qui fait le lit de l’islamisme radical et du terrorisme.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="5">
<li><span style="color: #000000;"><strong>La France est engagée en Syrie. Si vous étiez Président de la République, quelle serait votre position ? Défendrez-vous ce « ni-ni »-là : « ni Bachar Al-Assad ni Etat islamique » ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">J’établis des priorités : l’Etat islamique est l’ennemi de la France, Bachar al-Assad est l’ennemi de son peuple. De ces priorités découle une séquence. J’estime que nous devons faire porter nos efforts sur la mise en place d’une grande coalition internationale pour défaire l’Etat islamique. Une fois cette priorité atteinte, nous devrons favoriser une solution politique en Syrie, pour répondre aux aspirations légitimes du peuple syrien.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="6">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Comment envisagez-vous la relation avec la Russie de Vladimir Poutine ? L’armée russe, soutien de Bachar Al-Assad, a été accusée de crimes de guerre dans la ville d’Alep, où de nombreuses cibles civiles ont été visées. Quelle sera votre ligne rouge vis-à-vis du Président russe ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La Russie est, en raison de son intervention militaire et de son soutien au régime d’Assad, un élément incontournable de la solution en Syrie. Nous ne pourrons faire l’économie d’une négociation avec Moscou. La Russie est donc un partenaire, même s’il s’agit d’un partenaire difficile. Nous devrons entrer dans une négociation avec Moscou sur la question syrienne sur la base de nos intérêts de sécurité, à savoir la défaite du terrorisme dans la durée. Pour cela, les Européens doivent être unis, en particulier les Français et les Allemands : c’est la clef pour être respecté par les Russes.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ma ligne rouge, c’est le respect de l’ordre européen. La Russie a des intérêts qu’il convient de prendre en compte dans son voisinage. Nous ne pouvons cependant pas accepter que la Russie remette en cause les frontières européennes comme ce fut le cas en Crimée puis en Ukraine. La France, dans le cadre de l’UE et de l’OTAN, doit être sans ambiguïté pour éviter toute velléité russe de déstabiliser nos alliés d’Europe de l’Est. Je refuse toute déstabilisation du continent européen.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="7">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Le Brexit a porté un coup cinglant à l’Europe, déjà fragilisée de toutes parts. Quelles sont vos propositions pour redonner une dynamique positive à l’Union européenne ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je ne crois pas que le Brexit soit une menace. C&rsquo;est le révélateur que l&rsquo;Europe telle qu’on la connaît est morte. Elle ne fonctionne plus car on l&rsquo;a construite sans les peuples. Que faire? Dès que je serai élu, je lancerai un travail de fond visant à la rédaction d&rsquo;un nouveau traité permettant d&rsquo;aller plus loin dans l&rsquo;intégration avec les Etats qui le souhaitent, sur l&rsquo;euro et la sécurité. Une fois finalisé, ce projet sera proposé aux Français pas référendum. Il nous permettra aussi de redire clairement que l&rsquo;Europe doit fixer ses frontières et que la Turquie n&rsquo;y a pas sa place. Nous devrons aussi définir des nouvelles règles pour la politique commerciale afin que soit appliqué le principe de réciprocité et que l&rsquo;Europe défende ses intérêts. Il est urgent d&rsquo;agir car nous sommes entrain de laisser mourir le projet européen auquel je suis profondément attaché.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="8">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Comment définissez-vous le rôle que pourrait jouer la France dans la résolution du conflit israélo-palestinien ? La dernière conférence de la paix organisée à Paris sans les parties au conflit a été un échec. Comment envisagez-vous la médiation de la France pour ramener Israéliens et Palestiniens à des négociations directes ? Etes-vous favorable à la reconnaissance unilatérale de l’Etat de Palestine par la France et/ou par l’Europe ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jamais je ne transigerai sur le droit d’Israël à la sécurité, qui n’est pas négociable. Et j’ai toujours soutenu le principe de la solution à deux Etats, seule à même d’imposer et de préserver la paix dans toute la région. Toutefois, je ne conçois pas que la création d’un Etat palestinien puisse être imposée de l’extérieur. Nous devons reconnaître que les solutions d’hier ne marchent pas. La paix ne peut qu’être la résultante de négociations entre les parties. C’est pour cela que j’estime que l’initiative française a été un échec. Je n’ai pas voté en novembre 2014 la résolution de l’Assemblée Nationale sur l’Etat palestinien et je maintiens ma position : la reconnaissance de la Palestine devra suivre un accord de paix, non le préempter.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="9">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Les positions françaises à l’UNESCO (vote favorable puis abstention) concernant des résolutions ouvertement anti-israéliennes (deux résolutions niant très directement le lien entre le judaïsme et les lieux saints de Jérusalem) ont beaucoup choqué. A l’avenir, quel sera votre positionnement ? Plus largement, comptez-vous pointer du doigt le biais systématique vis-à-vis d’Israël aux Nations-Unies et participer au rétablissement d’un équilibre ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nier les liens historiques entre Jérusalem et le peuple juif est absurde et plus grave, c’est un contre-sens historique. Je pense donc que le fait d’avoir soutenu au printemps dernier une résolution de l’UNESCO laissant entendre que le mur des lamentations ne faisait pas partie de l’héritage du peuple juif était une faute morale et politique.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je l’ai dit, la sécurité d’Israël doit être la priorité absolue du Gouvernement français. La majorité actuelle semble l’avoir oublié, en particulier dans les positions prises à l’UNESCO.</span></p>
<hr />
<ol style="text-align: justify;" start="10">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Lors de sa campagne, le candidat républicain a dit qu’il souhaitait que les Etats-membres de l’OTAN augmentent leur participation financière pour assurer leur sécurité, faute de quoi il menacerait de sortir de l’organisation. Dans une Amérique désormais dirigée par Donald Trump, comment envisagez-vous la relation transatlantique pour les années à venir ? </strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La France est l’alliée des Etats-Unis et membre de l’OTAN. Je défends cette alliance quel que soit le Président américain. Je n’ai pas de doutes que le Président Trump honorera les traités d’alliance qui fondent l’essence du lien transatlantique. L’amitié entre la France et les Etats-Unis est une constante. Dès lors que le peuple américain a fait son choix, nous devons le respecter.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En tant que gaulliste, j’estime toutefois qu’alliance ne veut pas dire soumission ou dépendance. Nous aurons sans doute des différends avec M. Trump que nous devrons assumer. La France de Jacques Chirac a dit non à George Bush sur l’Irak, elle devra être prête à dire non à Monsieur Trump si le cas se présente.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La France et l’Europe doivent de manière générale se donner les moyens de leur autonomie pour défendre notre sécurité. Au sein de l’OTAN, les pays Européens ne dépensent pas assez pour leur sécurité. Je suis d’accord avec M. Trump au moins sur ce point ! Nous devons nous fixer pour objectif collectif européen d’atteindre l’objectif de dépenser 2% de notre PIB dans la Défense si nous voulons avoir les moyens de notre autonomie stratégique. La sécurité de l’Europe passe par Paris, Londres, Berlin, Rome ou Madrid avant de passer par Washington. C’est une question de volonté politique.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Dossier coordonné par Anne-Sophie Sebban<br />
Responsable des Affaires Publiques pour Elnet France</em></span></p>
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			</item>
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		<title>Quand Israël tentait d’espionner la sécurité intérieure française</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/quand-israel-tentait-despionner-la-securite-interieure-francaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2016 10:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2011-2012, le Mossad a essayé de faire acheter au renseignement intérieur et à la direction de</p>
<p>la police des moyens techniques piégés.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">LE MONDE | Par Jacques Follorou</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En 2011-2012, le Mossad a essayé de faire acheter au renseignement intérieur et à la direction de</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">la police des moyens techniques piégés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les affaires d’espionnage entre les Etats ne se règlent quasi jamais au grand jour. L’évocation dans</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">une procédure judiciaire visant Bernard Squarcini, ex-patron de la sécurité intérieure, d’une tentative</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">d’espionnage de la Direction générale de la police nationale (DGPN) et de la Direction centrale du</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">renseignement intérieur (DCRI) par le Mossad, les services secrets israéliens, est une première.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Soupçonné de plusieurs faits, dont certains relevant du trafic d’influence, l’ancien chef de la DCRI,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">de 2008 à 2012, a en effet révélé, fin septembre, l’existence d’une opération du Mossad contre des</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">intérêts français, après avoir été sommé de s’expliquer sur le placement sur écoute d’un policier</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">en 2011. Suspecté d’avoir pu détourner les moyens de la DCRI pour régler des comptes personnels,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">M. Squarcini s’est défendu en dévoilant l’enquête de contre-espionnage ciblant les services secrets</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">israéliens dans laquelle ce fonctionnaire a été écouté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Je confirme, a-t-il indiqué, lors de sa garde à vue, que le dossier principal visait des policiers</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">compromis avec les services secrets israéliens (&#8230;), il s’agissait globalement d’un groupe d’anciens</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">de la SORS [section opérationnelle de recherches spécialisées de l’ex-Direction centrale des</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">renseignements généraux] ; la plupart avaient été intégrés au sein de la nouvelle DCRI. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">M. Squarcini a longtemps été à la tête de cette SORS et fut numéro deux des renseignements</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">généraux. La DCRI, devenue, en 2014, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a la</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">charge, en France, des missions de contre-espionnage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Selon M. Squarcini, « le service de sécurité de la DCRI [l]’a informé qu’une entreprise de matériel</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">côtoyait de très près des personnels ex-RG affectés aux missions de surveillance opérationnelle et</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">qu’il s’agissait d’une tentative du Mossad ou de gens considérés comme très proche d’infiltrer le</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">service ». D’après les informations du Monde, le Mossad aurait tenté, par l’intermédiaire d’une</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">société de vente de matériel informatique et de surveillance, de faire acquérir des moyens</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">techniques utilisés par les services de renseignement intérieur français et d’autres services</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">opérationnels de la DGPN. En piégeant ces matériels, le Mossad aurait pu accéder au détail des</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">opérations de la DCRI, notamment en matière de contre-espionnage&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si la surveillance du policier sur laquelle M. Squarcini a été interrogé n’a duré que du 6 au 16 juin</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">2011, celle visant les autres membres de ce groupe s’est prolongée au moins jusqu’à la mi-2012.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Parmi les suspects figurait, notamment, M. D. V., membre de la DCRI, qui s’était mis, à l’époque, en</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">maladie, tout en fréquentant « un milieu interlope », selon les termes de l’enquête ouverte sur les</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">agissements du Mossad.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">« Sévère avertissement »</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les membres de ce groupe de policiers faisaient office de relais pour les vendeurs de ces matériels</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">ou usaient de leur qualité pour obtenir des informations classifiées pouvant faciliter leur achat par la</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">DCRI et la DGPN. Toujours selon les éléments recueillis par Le Monde, l’un des principaux</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">vendeurs de cette société de vente de matériel arguait de ses liens familiaux avec un gradé de la</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">police judiciaire pour tenter de convaincre les acheteurs, sans que ce parent en soit informé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Certains fonctionnaires visés ont fait l’objet d’une exclusion par la suite, le chef d’entreprise qui</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">vendait son matériel a été mis en cause et les deux attachés d’ambassade ont fait l’objet d’une</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">mesure d’observation sévère », a assuré M. Squarcini. Il a ajouté avoir même rencontré, « il y a</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">quelques mois », « les responsables de l’ambassade d’Israël passés dans le privé ayant subi ce</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">sévère avertissement ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les explications de M. Squarcini ont, par ailleurs, permis d’apprendre qu’au nom de la protection du</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">secret de ses activités, la DCRI avait pour habitude, lors de ses demandes officielles de placement</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">sur écoute, de ne pas faire figurer le véritable nom de la cible. Dans le cas d’un des policiers</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">suspectés de contact avec le Mossad, il est ainsi mentionné « en relation avec les membres SR</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">[services de renseignement] algériens, suspecté d’avoir divulgué des informations sensibles ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Questionné, M. Squarcini a assuré que « la motivation est la bonne, mais le service qui est à</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">l’origine est protégé, c’est la raison pour laquelle [on] a dû choisir les SR algériens, c’est une mesure</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">de protection de l’affaire, la demande va quitter la DCRI et sera vu par d’autres services : Direction</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">général de la police nationale, cabinet ministre, Matignon, Commission nationale des interceptions</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">de sécurité [CNCIS] ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Interrogé à son tour, le 29 septembre, sur cette opération du Mossad, le successeur de</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">M. Squarcini, Patrick Calvar, actuel chef de la DGSI, a répondu, laconique : « J’ai été informé de</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">cette affaire susceptible de mettre en cause un service étranger. » Sollicités par Le Monde, l’avocat</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">de M. Squarcini, Patrick Maisonneuve, et l’ambassade d’Israël n’ont pas souhaité s’exprimer.</span></p>
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		<title>« Intifada des couteaux » : Israël a stoppé la contagion  mais reste en alerte</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/intifada-des-couteaux-israel-stoppe-la-contagion-mais-reste-en-alerte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2016 09:44:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[couteaux]]></category>
		<category><![CDATA[Intifada]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si les services de sécurité israéliens et palestiniens ont empêché l'embrasement, les attaques sont plus violentes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Cyrille Louis – Correspondant à Jérusalem pour le Figaro</p>
<p style="text-align: justify;">Si les services de sécurité israéliens et palestiniens ont empêché l&#8217;embrasement, les attaques sont plus violentes.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">La vague est retombée sans vacarme, comme elle s&rsquo;était formée. Un an tout juste après l&rsquo;amorce d&rsquo;un cycle de violence qui a fait près de 270 morts et plusieurs centaines de blessés, une apparence de calme règne ces jours-ci dans les</p>
<p style="text-align: justify;">Territoires palestiniens. Des centaines d&rsquo;arrestations, une coopération renforcée de l&rsquo;Autorité présidée par Mahmoud Abbas ainsi qu&rsquo;une surveillance des réseaux sociaux ont permis à l&rsquo;armée israélienne d&rsquo;enrayer cette épidémie d&rsquo;attaques au couteau, à la voiture bélier et, plus rarement, à l&rsquo;arme à feu.</p>
<p style="text-align: justify;">La célébration des fêtes de Nouvel An juif, de Soukkot et de Kippour, traditionnellement marquée par un regain des tensions autour de l&rsquo;Esplanade des Lieux saints, s&rsquo;annonce néanmoins comme un cap délicat. Après plusieurs semaines sans incident grave, Jérusalem-Est et les environs de Hébron ont récemment été le théâtre de nombreuses attaques qui ont réveillé de mauvais souvenirs et placé l&rsquo;armée israélienne en état d&rsquo;alerte. Les deux parties en présence, qui peinent à s&rsquo;accorder sur les racines du conflit, ne s&rsquo;entendent pas davantage sur le point de départ des dernières violences. Les Palestiniens retiennent la date du 23 septembre 2015, lorsque la jeune Hadeel Hashlamoun fut abattue à un checkpoint de Hébron par un soldat qui la soupçonnait de dissimuler une arme blanche sous son niqab. Les Israéliens estiment pour leur part que l&rsquo;«intifada des couteaux</p>
<p style="text-align: justify;">(http://www.lefigaro.fr/international/2015/10/14/01003-20151014ARTFIG00137-israelrenforce-sa-securite-pour-contrer-l-intifada-des-couteaux.php)» a débuté le 1er octobre, quand Eitam et Naama Henkin furent fauchés par des tirs</p>
<p style="text-align: justify;">d&rsquo;arme automatique, alors qu&rsquo;ils circulaient sur une route du nord de la Cisjordanie.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong>La révolte des «paumés»</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quarante-huit heures plus tard, Nehemia Lavi et Aharon Banita furent les premiers à mourir poignardés dans la vieille ville de Jérusalem, où les violences se sont un temps concentrées, avant de se propager à la région de Hébron. La grande majorité des attaques fut perpétrée contre des soldats ou des policiers dans les Territoires occupés de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Elles ont à ce jour coûté la vie à 34 Israéliens, deux Américains, un Érythréen et un Soudanais, ainsi qu&rsquo;à 230 Palestiniens qui, pour la plupart, étaient eux-mêmes des assaillants.</p>
<p style="text-align: justify;">Cherchant à cerner la dynamique de ces attaques, le service de sécurité intérieure (Shabak) est vite parvenu à la conclusion qu&rsquo;elles furent, à de rares exceptions près, commises par des individus isolés et sans réelle préméditation. Leur dimension religieuse, évidente tant que les tensions se cristallisèrent autour de l&rsquo;Esplanade des mosquées, fut ensuite supplantée par le poids des frustrations et l&rsquo;absence de perspective qui plombent de larges pans de la société palestinienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Jeunes, célibataires, la plupart des assaillants n&rsquo;avaient aucun lien avec les factions (Fatah, Hamas et Djihad islamique) qui orchestrèrent la seconde intifada au début des années 2000. Ils n&rsquo;ont pas davantage grandi dans les camps de réfugiés d&rsquo;où sortirent, à l&rsquo;époque, de nombreux kamikazes. «C&rsquo;est en quelque sorte la révolte des «paumés», qui se lèvent un matin avec l&rsquo;idée de venger un cousin tombé sous les balles de l&rsquo;armée ou, plus tristement encore, se jettent sur un checkpoint pour en finir avec une vie sans horizon, résume Amos Harel, spécialiste des affaires militaires au quotidien Haaretz. D&rsquo;où les difficultés qu&rsquo;a d&rsquo;abord éprouvées l&rsquo;armée à freiner la contagion…»</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong>Des armes fabriquées dans des ateliers clandestins</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À défaut de pouvoir cibler une «tête pensante» à l&rsquo;origine de ces troubles, les forces de sécurité ont consacré une bonne part de leurs efforts à empêcher l&#8217;embrasement. Le général Gadi Eizenkot, chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;armée, a répondu aux accusations répétées de «bavure» en ordonnant à ses soldats de limiter l&#8217;emploi de la force au strict nécessaire &#8211; sans toujours être entendu, comme l&rsquo;a démontré, fin mars, la mort d&rsquo;un assaillant palestinien achevé d&rsquo;une balle dans la tête, alors qu&rsquo;il gisait au sol</p>
<p style="text-align: justify;">(http://www.lefigaro.fr/international/2016/04/01/01003-20160401ARTFIG00326-cisjordanie-un-soldat-franco-israelien-accuse-d-homicide.php) dans le centre de Hébron.</p>
<p style="text-align: justify;">Les dirigeants israéliens se sont aussi démenés pour convaincre l&rsquo;Autorité de Ramallah que celle-ci n&rsquo;aurait guère intérêt à laisser la situation dégénérer. Après de premières semaines de flottement, les forces de sécurité du président Abbas ont contribué à rétablir le calme, tandis que les responsables de certains villages appelaient les jeunes à la retenue. «L&rsquo;armée a sans doute progressé dans la détection des individus à risque grâce à sa veille renforcée sur les réseaux sociaux, commente encore Amos Harel, mais</p>
<p style="text-align: justify;">l&rsquo;accalmie des dernières semaines est surtout le résultat d&rsquo;une dynamique propre à la société palestinienne.»</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré la baisse régulière du nombre d&rsquo;attaques, leur violence croissante a maintenu Israël sous tension tout au long du printemps. Dans la soirée du 8juin, deux Palestiniens munis d&rsquo;armes artisanales ont ouvert le feu et tué quatre civils Israéliens à la terrasse d&rsquo;un complexe commercial en plein centre de Tel-Aviv. L&rsquo;usage répété de pistolets automatiques, fabriqués dans des ateliers clandestins de Cisjordanie, inquiète les services de sécurité, qui ont récemment multiplié les opérations visant à les démanteler. L&rsquo;examen des modèles saisis au cours des derniers mois témoigne en effet des progrès accomplis par les armuriers palestiniens, et attise la crainte qu&rsquo;une attaque plus meurtrière que les autres ne suffise à relancer l&rsquo;engrenage des violences.</p>
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		<title>En Israël, l&#039;apport décisif des citoyens au «modèle de sécurité»</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/en-israel-lapport-decisif-des-citoyens-au-modele-de-securite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2016 09:29:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[occupation]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[territoire palestinien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de la récente vague d'attaques au couteau, il est arrivé à plusieurs reprises que des civils interviennent pour neutraliser l'agresseur...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6>Par Cyrille Louis – Correspondant à Jérusalem pour le Figaro</h6>
<p style="text-align: justify;">Le «modèle israélien», développé dans le contexte très particulier de l&rsquo;occupation imposée depuis un demi-siècle à la population palestinienne n&rsquo;est que partiellement reproductible dans un environnement différent.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Les services de sécurité israéliens, confrontés dans les années 2000 à une vague d&rsquo;attentats suicides qui a fait plusieurs centaines de morts, ont développé une panoplie d&rsquo;outils défensifs qui leur vaut d&rsquo;être fréquemment cités en exemples. À l&rsquo;occasion d&rsquo;un déplacement en juin dernier, des membres de la commission d&rsquo;enquête parlementaire sur les attentats du 13 novembre 2015 en ont interrogé les principaux responsables afin d&rsquo;identifier les dispositifs susceptibles d&rsquo;être transposés en France (http://www.lefigaro.fr/international/2016/09/19/01003-20160919ARTFIG00311-israel-la-detention-administrative-pour-contrer-le-terrorisme.php). Le «modèle israélien», développé dans le contexte très particulier de l&rsquo;occupation imposée depuis un demi-siècle à la population palestinienne de Cisjordanie et Jérusalem-Est, n&rsquo;est en effet que partiellement reproductible dans un environnement différent.</p>
<p style="text-align: justify;">La ville de Jérusalem, située sur la «ligne de front» d&rsquo;un conflit qui se traduit à intervalle régulier par des regains de violence, offre un bon aperçu de l&rsquo;arsenal développé par la police et les services de renseignements pour protéger la population civile. Des portiques détecteurs de métaux et des agents de sécurité armés sont postés à l&rsquo;entrée de chaque centre commercial, cinéma ou bâtiment administratif. Des gardes munis de fusils d&rsquo;assaut patrouillent les wagons du tramway. Des équipages antiterroristes sillonnent la ville à moto et des voitures de police sont stationnées aux principales intersections. Tout rassemblement public fait l&rsquo;objet d&rsquo;un dispositif de sécurisation dans le cadre duquel des bus ou des camions sont garés en travers des voies d&rsquo;accès. Des plots et des barrières métalliques sont installés devant les arrêts de bus ainsi qu&rsquo;aux abords des passages cloutés afin de prévenir les attaques à la voiture-bélier. En période de tension, des agents de sécurité privée contrôlent et fouillent les jeunes hommes palestiniens le long de la «ligne verte» qui sépare Jérusalem-Est de Jérusalem-Ouest, avant de les laisser pénétrer dans les quartiers juifs.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Une résilience hors norme</p>
<p style="text-align: justify;">Les experts israéliens soulignent aussi que la population civile apporte une contribution décisive à cette panoplie. Durant les deux ou trois ans de service militaire, l&rsquo;immense majorité des Israéliens ont reçu une formation au maniement des armes ainsi qu&rsquo;aux rudiments de la sécurité publique. Lors de la récente vague d&rsquo;attaques au couteau, il est arrivé à plusieurs reprises que des civils interviennent pour neutraliser l&rsquo;agresseur. Il y a un an tout juste, le maire de Jérusalem a d&rsquo;ailleurs encouragé les habitants qui sont autorisés à détenir une arme à feu à s&rsquo;en munir lorsqu&rsquo;ils sortent dans la rue. Plus généralement, la société israélienne est souvent décrite comme douée d&rsquo;une résilience hors norme car forgée par des décennies de conflit avec les Palestiniens.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces atouts indiscutables ne constituent cependant que la partie apparente d&rsquo;un bouclier qui, dans les Territoires occupés, prend des formes autrement moins consensuelles. L&rsquo;édification de la «barrière de séparation» et la persistance de nombreux check points au cœur de la Cisjordanie permettent à l&rsquo;armée israélienne de fermer l&rsquo;accès de son territoire à l&rsquo;essentiel de la population palestinienne. Plusieurs centaines de suspects ont été arrêtés au cours des derniers mois tandis qu&rsquo;environ sept cents personnes sont placées en détention administrative sans avoir bénéficié d&rsquo;un procès. Dans chaque ville et chaque village palestinien, enfin, le souvenir cuisant des incursions conduites par l&rsquo;armée israélienne afin de faire cesser la campagne d&rsquo;attentats des années 2000 constitue aujourd&rsquo;hui encore un puissant antidote aux velléités de révolte.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Comme le démontre le cas israélien, la sécurité  n’est pas donnée, on la construit</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/comme-le-demontre-le-cas-israelien-la-securite-nest-pas-donnee-la-construit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2016 11:31:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Daesh]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hypercasher]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La plupart des touristes qui se rendent pour la première fois en Israël disent s’être sentis en sécurité pendant tout leur séjour, à la grande surprise de leurs proches rongés par l’inquiétude...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La plupart des touristes qui se rendent pour la première fois en Israël disent s’être sentis en sécurité pendant tout leur séjour, à la grande surprise de leurs proches rongés par l’inquiétude. Des attentats ont pu être commis pendant leur voyage, ils confirment qu’ils n’ont pas cédé à la panique en constatant le sang-froid et le savoir-faire des pouvoirs publics, des autorités militaires et des citoyens. Quel paradoxe singulier : alors qu’Israël est encore un pays où l’on meurt parce qu’on est juif (même si, depuis Toulouse et l’Hypercacher, il n’est plus le seul à détenir ce monopole), les Israéliens ont conscience d’être protégés et le vivent comme un plébiscite de tous les jours.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La référence à Renan n’est pas fortuite : alors que des clivages économiques, idéologiques, ethniques, sociaux, culturels, politiques et religieux les divisent, les Israéliens n’éprouvent jamais autant le sentiment de faire nation qu’après un attentat (surtout lorsqu’il touche des enfants) ou inversement lorsqu’un exploit a arrêté à temps la catastrophe. Si cette résistance tous azimuts au terrorisme est citée aujourd’hui en exemple, sinon invoquée comme modèle, il convient de rappeler qu’elle s’est forgée dans la longue durée : après trois décennies de guerres conventionnelles livrées entre armées régulières avec peu ou pas de « dommages collatéraux » parmi les populations civiles des deux bords, depuis les années 1970 – près d’un demi-siècle déjà –, les civils israéliens sont devenus le front principal et la cible primordiale de leurs adversaires.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cette expérience israélienne consiste à aligner des effectifs bien entraînés, des équipements toujours plus sophistiqués et des moyens considérables, lesquels s’appuient sur une volonté politique ferme et un consentement général de la population. Ce dispositif militaire, politique, juridique, financier et législatif – l’état d’urgence proclamé en 1948 est reconduit régulièrement par la Knesset – est indispensable pour opposer à la menace une riposte vigoureuse. Alors qu’Israël est en général jugé et condamné pour la domination qu’il exerce sur les Palestiniens des territoires occupés, voilà que du fait de la vague terroriste qui submerge le monde, on se penche aujourd’hui sur la lutte anti-terroriste menée par Israël et sur la vigilance publique qui contribue elle aussi à relever le défi.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Même ceux d’entre nous qui considèrent avec gravité la responsabilité israélienne dans la situation actuelle et réclament l’arrêt de la colonisation et la fin de l’occupation n’estiment guère que la légitimité de la cause palestinienne justifie d’ôter la vie d’un de leurs concitoyens et de baisser la garde sur la protection des individus. De gauche ou de droite, qu’ils croient au Ciel ou qu’ils n’y croient pas, tous répètent après Camus : « Je défendrai ma mère avant la justice. » Autrement dit, la quête d’une solution à long terme ne peut détourner l’attention immédiate des moyens d’assurer ici et maintenant la sécurité des personnes. Voilà pourquoi la sécurité est l’objet d’un consensus qui transcende les divisions partisanes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une culture sécuritaire</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le caractère neuf mais réitéré de la menace terroriste sur le territoire français exige un changement, mais il ne suffit pas de le décréter pour que l’opinion l’intériorise instantanément. On ne naît pas en sécurité, on le devient. Cette culture sécuritaire, Israël semble être né avec, mais contrairement à l’idée reçue, elle n’est pas innée mais acquise, et il n’y a malheureusement pas de raccourci possible pour se l’approprier. Ce n’est pas au premier attentat que les Israéliens ont appris à redoubler de vigilance, mais au bout du dixième, sinon du centième.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il fut un temps bien révolu où les Israéliens pouvaient circuler librement en Cisjordanie sans craindre des attentats (c’était avant la construction des colonies). Mais depuis, les Israéliens ont appris la leçon : on a beau leur dire que la Judée et la Samarie leur appartiennent, cinquante ans après, ils n’y mettent pas les pieds, exceptés les colons. On ne saurait non plus sous-estimer le poids de l’expérience militaire : on a souvent qualifié Israël d’Etat-garnison et les Israéliens de peuple en uniforme. L’image est sans doute exagérée, mais globalement, il y a une vigilance qui est devenue une seconde nature.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il faut bien admettre cependant que la nature du conflit n’est pas la même. Alors que les Français n’ont pas tort de se demander pourquoi un tel attentat a lieu, la question ne se pose pas en Israël comme en Palestine dans ces termes : on sait là-bas pourquoi le conflit nous déchire et les deux peuples sont conscients des raisons de la lutte menée en leur nom. Mais il n’y a pas, en France, de peuple dont Daech serait le bras armé. C’est une nouvelle guerre. Les islamistes radicaux ne constituent pas un peuple, mais une tendance ; ils ne sont pas, en outre, concentrés sur une partie du territoire français qu’il suffirait de contrôler ou de tenir à distance comme c’est le cas de la Cisjordanie. Placés là-bas sous autorité militaire, les Palestiniens de Cisjordanie ne bénéficient guère des droits que confère la citoyenneté, ce qui permet de recourir, entre autres, à des mesures de rétorsion et de punition collectives que l’Etat de droit ne peut en France exercer contre ses citoyens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Israël est un Etat hobbesien par excellence : de même que, pour préserver l’existence de chacun, l’Etat requiert des citoyens le sacrifice d’une partie de leurs libertés, les Israéliens sont disposés à en sacrifier encore un peu plus pour assurer leur protection contre une menace extérieure. Il faut rester modeste, Israël n’a pas réussi à juguler le terrorisme, et cette lutte permanente a un prix : c’est parce que la culture de guerre est prédominante que les Israéliens se montrent sceptiques face à des initiatives de paix.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et inversement, c’est la culture de paix qui règne en France depuis la fin de la guerre d’Algérie, sinon depuis 1945, qui explique pourquoi la conversion de la population à une culture de guerre est lente et suscite quelque réticence. Cette culture sécuritaire implique des concessions, des entorses, qui rongent la culture démocratique qui s’est constituée en Israël. Ce n’est pas remettre en cause le dispositif sécuritaire que d’en souligner les effets pervers tout en se félicitant de ses heureux résultats.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La période actuelle n’est pas propice aux formules manichéennes : ce n’est pas ou la démocratie ou la sécurité, ou l’Etat de droit ou l’Etat policier. Il faut trouver la combinaison adéquate qui varie en fonction de l’intensité du défi. Cela manque de grandeur et cela n’est pas idéal, mais ce compromis-</span><br />
<span style="color: #000000;">là vaut mieux que le sacrifice de la démocratie au nom de la sécurité ou le sacrifice de la sécurité au nom des libertés.</span></p>
<hr />
<h5 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Par Denis Charbit :  maître de conférences en science politique à l’Open University d’Israël (Ra’anana).<br />
Il est l’auteur d’Israël et ses paradoxes (Editions Le Cavalier bleu, 2015).</span></h5>
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		<title>Montauban, Toulouse, Paris, Montrouge, Saint-Denis,  Magnanville, Nice:  Pourquoi les gouvernements successifs ont-ils failli à anticiper la menace terroriste et que nous enseigne l’attentat du 14 juillet ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jul 2016 12:18:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’attentat de Nice qui a endeuillé la nation, la question des failles dans notre arsenal de lutte contre le terrorisme a une fois encore largement été évoquée dans les médias par les personnalités politiques et les experts. Cette tuerie de masse a produit le double effet recherché par Daech: l&#8217;efficacité d&#8217;une grande réussite opérationnelle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Après <a style="color: #000000;" href="http://www.contrepoints.org/2016/07/17/260569-syndrome-de-nice-forme-inquietante-de-terrorisme-inedite-france">l’attentat de Nice</a> qui a endeuillé la nation, la question des failles dans notre arsenal de lutte contre le terrorisme a une fois encore largement été évoquée dans les médias par les personnalités politiques et les experts. Cette tuerie de masse a produit le double effet recherché par Daech: l&rsquo;efficacité d&rsquo;une grande réussite opérationnelle et un effet de sidération dans la population. Alors que seuls 33 % des Français font confiance au Président François Hollande et au gouvernement pour faire face et lutter contre le terrorisme, selon un sondage Ifop pour <em>Le Figaro</em> publié lundi 18 juillet, deux conclusions s’imposent : d’une part l’union nationale a volé en éclats et « l’esprit du 11 janvier » n’est plus qu’un souvenir érodé, et d’autre part le gouvernement a perdu la confiance des citoyens, qui ont le sentiment qu’ils n’ont plus de chef à même de mener cette guerre. Nice est l’attentat de trop qui a changé la donne et nous invite à tirer plusieurs enseignements.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Prendre la mesure du tournant historique que nous vivons</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour Gilles Kepel, politologue spécialiste de l’Islam et du monde arabe, « <em>la classe politique ne comprend pas le bouleversement historique auquel nous sommes confrontés </em>»<a style="color: #000000;" href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, ni la façon dont fonctionne notre ennemi et le « <em>logiciel</em> » avec lequel il faut l’appréhender. Cette torpeur dans laquelle se trouvent figés un certain nombre de décideurs politiques leur fait oublier qu’ils ont le devoir d’éduquer les citoyens au fait même qu’ils ne peuvent compter uniquement sur le gouvernement dont l’action « <em>traite les symptômes mais pas les causes. Cela rassure les gens mais cela ne suffit pas</em>. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La société doit aussi prendre part à la mobilisation, être plus alerte, faire preuve de plus de solidarité, lutter contre l&#8217;embrigadement. Les nouvelles générations n’ont jamais connu la guerre et rejettent toute forme de violence sur leur sol si bien que le terrorisme fait naître en eux « <em>une peur viscérale de l’anarchie, comme si l’ordre social était sur le point de s’effondrer</em> » affirme Gilles Kepel. A Nice, des victimes de toutes les confessions, toutes les origines, toutes les nationalités ont été touchées, témoignant de l’universalité du crime. Nous sommes face à une menace globale qui exige une réponse globale. D’où la nécessité d’agir collectivement pour mettre tout citoyen menaçant hors d’état de nuire. Il s’agit du combat de la vie contre la mort, de la civilisation contre la barbarie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A cet égard les médias ont une part de responsabilité dans la « starification » des terroristes. A titre d’exemple, lorsqu’en mars 2012, trois militaires dont un de confession musulmane et quatre civils, dont trois enfants d&rsquo;une école juive, ont été lâchement assassinés par Mohamed Merah à Montauban et Toulouse, les médias ont réduit ce tragique épisode en « Affaire Merah », mettant ainsi en lumière le nom du bourreau pour éteindre celui des victimes. Qui  est aujourd’hui capable de nommer les victimes de Montrouge, de l’Hypercacher, de la terrasse du Petit Cambodge ou de Magnanville ? Les journalistes participent à la radicalisation des faibles en inscrivant les terroristes dans la « légende ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">De la même façon, montrer les images de nos morts en continu contribue à faire triompher notre ennemi. Comme le dit Laurent Bigot, chroniqueur au <em>Monde</em>, « <em>Pour les terroristes, la publicité est gratuite, elle est offerte par les médias et la classe politique (…) Les témoignages diffusés à l’antenne ainsi que les images confinent bien plus au voyeurisme qu’au devoir d’informer. Ce n’est plus de l’information, c’est de la mise en scène<a style="color: #000000;" href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a></em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’Histoire s&rsquo;est accélérée en France et cette mutation a donné le sentiment que personne n&rsquo;a eu le temps d&rsquo;évaluer des réponses politiques pertinentes. Or, la France le pourra si elle est unie. Après le meurtre des deux policiers à Magnanville, plus de 5 000 personnes se sont rassemblées pour former la plus grande manifestation de soutien à cette occasion. Pour le Député socialiste Malek Boutih, « <em>les esprits sont en train de bascule</em>r »<a style="color: #000000;" href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Si la population attend des réponses sécuritaires musclées, celles-ci n’auront de sens que si les mentalités changent. « <em>Face à la difficulté de détecter des gens qui basculent dans le terrorisme en quelques semaines, il faut surtout détecter ceux qui portent les idées qui y mènent</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nos ennemis rejettent notre société consumériste et hédoniste. En France, l’enseignement a été vidé de toute morale religieuse pour être investi par une morale laïque, sans dieu tandis que toute expression religieuse est mal vue ou réprimée, au nom de la laïcité souvent confondue avec l’athéisme. Notre propre culture s’est oubliée depuis 50 ans à force de déconstruction, de culpabilité, de haine de soi, dénigrant ce qu’étaient une nation, un peuple, des racines. Maintenant plus que jamais, il faut restaurer l’Etat et les valeurs républicaines.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Défaire l’Islam de sa radicalité et rendre le salafisme illégal</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au fil du temps, le discours intégriste s&rsquo;est affiné, les techniques d&#8217;embrigadement se sont transformées en proposant une offre sur mesure aux différents profils intéressés. Après les attentats de janvier, Manuel Valls avait fait de la lutte contre l&rsquo;islam radical une priorité : « <em>L&rsquo;islam de France doit prendre ses responsabilités </em>», avait affirmé le Premier ministre, or quelles mesures ont été prises depuis la tuerie du Bataclan ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nous sommes confrontés à une guerre extérieure et intérieure qui nécessite une riposte forte et la communauté musulmane a un rôle important à jouer pour mettre au ban ce totalitarisme islamique. Le salafisme n’a pas de place sur le territoire de la République et pour cela, les organisations religieuses doivent mettre de l’ordre dans leur rang, expurger les textes de tout ce qui est contraire aux Droits de l’Homme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La détection de la radicalité est devenue un enjeu primordial contre le terrorisme. Nos forces de sécurité intérieure ne peuvent intercepter tous les individus. La détection doit passer, en amont, par un dispositif adapté et qui implique la société. Les corps d&rsquo;Etat et les acteurs publics doivent y figurer au premier plan.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’islamisme, qui n’est pas une religion mais une idéologie politique, réduit le culturel au cultuel et politise le religieux. En créant une opposition entre le « monde musulman » et l’Occident, l’islamisme alimente une lecture déformée des conflits géopolitiques. Comme le dit Bernard-Henri Lévy, « <em>ce n’est, plus exactement, une version de l’islam que pour autant que c’est, d’abord, une variante de cette forme générique de politique qui s’appelle, depuis un siècle, le fascisme</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les médias ont là aussi une part de responsabilité. En parlant de « psychopathes » ou « déséquilibrés », ils dédouanent en quelque sorte les terroristes. L’écrivain philosophe déclare ainsi : « <em>Comme si les terroristes n’étaient pas tous, toujours, des psychopathes. Comme si les nervis nazis des années 20 et 30, les piquets des Sections d’assaut hitlériennes donnant la chasse à leurs ennemis, comme si les brutes SS préposées à l’éducation idéologique des masses allemandes avaient jamais été autre chose que des brutes psychopathes plus ou moins galonnées</em> ». Assimiler le terrorisme à une pathologie est une faute morale car rien ne peut justifier la barbarie.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Développer un renseignement de proximité</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong>Les attentats qui frappent notre territoire depuis plusieurs années nous montrent la nécessité d’unifier notre renseignement, de lui donner plus de contenu technologique et de l&rsquo;adapter en lui redonnant une dimension de proximité. L’absence de doctrine sécuritaire a contribué à creuser les failles de notre dispositif. Tout est à écrire et à inventer en l’absence de commandement unifié.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Heisbourg, conseiller spécial de la Fondation pour la Recherche Stratégique, milite pour « <em>la création d’une agence de l’antiterrorisme adossée à la Présidence de la République (…) en lieu et place du seul ministère de l’Intérieur </em>». Il appelle à la mise en place d’une vraie commission d’enquête sur l’état et l’organisation de nos services, notamment, et la nécessité de revenir à une police de proximité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’idée d’une NSA à la française avait été suggérée par la commission d&rsquo;enquête parlementaire sur les attentats, présidée par le Député LR Georges Fenech, mais retoquée par le ministre de l&rsquo;Intérieur, qui estimait que cela ajouterait un nouvel état au « millefeuille ». Pour conduire cette agence nationale, la commission proposait de créer une direction générale chargée de coordonner l&rsquo;action de tous les services de renseignement et s&rsquo;assurer qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de déperdition d&rsquo;information entre services.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le rapport de la commission remettait également en cause le renseignement pénitentiaire. Le cas d&rsquo;Amédy Coulibaly, tueur de l&rsquo;Hypercacher en janvier 2015, en est emblématique. Il s’agit d’un domaine dans lequel <em>« tout est à faire</em> », a reconnu le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas lors de son audition. Condamné plusieurs fois, Amédy Coulibaly est sorti de prison sans que l&rsquo;information ne soit transmise, ni qu&rsquo;aucune surveillance ne soit prévue alors même que sa radicalisation ne faisait plus de doute.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Quant au cas de Samy Amimour, terroriste du Bataclan qui a pu aller en Syrie en 2013 malgré une interdiction de sortie du territoire, « <em>il est emblématique des défaillances du contrôle judiciaire</em> », estime le Député socialiste Sébastien Pietrasanta. « <em>L&rsquo;ancien juge d&rsquo;instruction antiterroriste Marc Trévidic, pendant son audition, nous a expliqué que trafiquants de shit et terroristes font l&rsquo;objet du même traitement, les seconds n&rsquo;étant pas plus surveillés que les autres</em> », explique le rapporteur de la commission.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>S’inspirer du modèle israélien</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Suite à l’attentat de Nice, une dizaine de quotidiens – <em>La Croix, le Monde, Libération, La Dépêche etc</em>.- ont analysé la pertinence du modèle israélien en matière de lutte contre le terrorisme et tenté de voir dans quelle mesure la France pouvait s’en inspirer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’Etat hébreu a connu sept guerres et deux intifadas depuis sa création en 1948. Il est mondialement reconnu comme un excellent exemple de la façon dont un pays peut anticiper les risques sécuritaires. La politique israélienne de lutte contre le terrorisme repose à la fois sur une stratégie défensive (zones de sécurité, barrières, points de contrôle militaires etc.) et offensive (infiltration, arrestations préventives, assassinats ciblés etc.).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En Israël, les autorités sont confrontées depuis plusieurs décennies à une réinvention permanente des modes opératoires terroristes. Depuis longtemps, les responsables de la sécurité israéliens savent que les transports publics sont des lieux sensibles car au plus fort de la deuxième intifada, pendant les années 2000, les bus et leurs stations étaient régulièrement visés par des attentats-suicides menés par des Palestiniens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’aéroport Ben Gourion est considéré comme l’un des plus sûrs au monde. En plus de leurs services de renseignement, les Israéliens ont développé à leur maximum les techniques de profilage. La dernière tentative d’intrusion dans un aéroport israélien remonte à plus de cinq ans, alors que les attaques au couteau menées par des Palestiniens sont quasi quotidiennes depuis le mois d’octobre 2015.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Face à la menace, la société civile a développé une étonnante faculté de résilience et un esprit défensif collectif. La police est alertée au moindre objet ou comportement suspect. Mais la protection individuelle n’est pas pour autant déléguée aux professionnels. Astreints au service militaire, les jeunes Israéliens sont formés au maniement des armes et au krav maga (technique de combat pour l’autodéfense) et plus de 200 000 ports d’armes sont détenus par des civils.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">+++</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’amplitude des attentats que nous connaissons depuis 2012 nous invite à repenser notre rapport au monde, à l’Etat, à la nation, à l’autre et à nous-même. Nous avons changé de paradigme, notre Histoire a muté en un temps très court et si la riposte sécuritaire est incontestablement une partie de la réponse, les citoyens doivent apprendre à vivre avec cette menace latente du « prochain coup ». Plus que jamais, la politique de défense que nous devons changer doit davantage impliquer la société française, pour que celle-ci reste unie contre la barbarie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> « <em>Attentats : repenser notre rapport au monde </em>», par Laurent Bigot, Le Monde, 16 juillet 2016</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Interview de Malek Boutih par Atlantico, 17 juillet 2016</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Interview sur France Inter, 15 juillet 2016</span></p>
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