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	<title>armée | ELNET</title>
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		<title>Quel est le bilan de l&#039;intervention russe en Syrie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2017 09:04:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>INFOGRAPHIES &#8211; La Russie n&#8217;a pas encore réussi à transformer sa victoire militaire sur le terrain en succès politique. Un an et demi après le début de son intervention militaire enSyrie, la Russie s&#8217;est imposée comme un acteur incontournable au Moyen-Orient. La Russie est-elle redevenue une puissance globale? Oui. C&#8217;était l&#8217;un des buts de l&#8217;intervention [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="figp-art__chapo" style="text-align: justify;">INFOGRAPHIES &#8211; La Russie n&rsquo;a pas encore réussi à transformer sa victoire militaire sur le terrain en succès politique.</p>
<div class="figp-art__body figp-art__body--size-0">
<p style="text-align: justify;">Un an et demi après le début de son intervention militaire enSyrie, la Russie s&rsquo;est imposée comme un acteur incontournable au Moyen-Orient.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La Russie est-elle redevenue une puissance globale?</h2>
<p style="text-align: justify;">Oui. C&rsquo;était l&rsquo;un des buts de l&rsquo;intervention militaire déclenchée en septembre 2015. Un an et demi plus tard, les efforts du Kremlin ont été récompensés. La Russie est redevenue un acteur incontournable sur la scène internationale ainsi que l&rsquo;interlocuteur privilégié des États-Unis, comme du temps de la guerre froide. «La Russie s&rsquo;est transformée en un pouvoir agile, capable de prendre des décisions militaires et politiques rapidement. À l&rsquo;instar des États-Unis, de la France et la Grande-Bretagne. Et je pense que ce changement est permanent», commente François Heisbourg, président de l&rsquo;International Institute for Strategic Studies (IISS). Profitant du «retrait» américain dans la région, de l&rsquo;effacement stratégique ayant accompagné les années Obama, la Russie a poussé habilement ses pions au Moyen-Orient, défiant l&rsquo;ordre unipolaire imposé par les États-Unis après la chute du Mur.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;intervention en Syrie a profondément changé les rapports de force sur le terrain. Elle a remis en selle le régime de Bachar el-Assad et poussé la rébellion dans ses retranchements. Concurrencée par la combativité des djihadistes, privée du soutien turc depuis le rapprochement entre Moscou et Ankara, l&rsquo;opposition modérée a été marginalisée. «Vladimir Poutine est un stratège opportuniste. Il a renvoyé les Occidentaux à leurs échecs en Libye et en Irak avec un message clair: c&rsquo;est la Russie qui gérera la question syrienne», commente un diplomate français. Au niveau militaire, l&rsquo;opération syrienne est un succès. Les armées russes, désorganisées au moment de la chute du communisme, ont retrouvé leur superbe et leur capacité stratégique, comme elles l&rsquo;ont prouvé en se projetant en Crimée puis en Syrie.</p>
<p style="text-align: justify;">«L&rsquo;armée est de plus en plus décomplexée. Les Russes jouent désormais dans la cour des grands», explique le général Michel Yakovlev, ancien vice-chef d&rsquo;état-major à l&rsquo;Otan, à l&rsquo;occasion d&rsquo;une conférence organisée par la chaire Enjeux stratégiques à la Sorbonne. En Syrie, les armées russes ont offert à Vladimir Poutine une victoire à moindre coût. L&rsquo;opération n&rsquo;est pas plus onéreuse que les grands exercices militaires organisés par le Kremlin, mais elle rapporte beaucoup plus en influence. Depuis la chute d&rsquo;Alep, le bastion de la rébellion, les Russes tentent de transformer leur succès militaire en victoire politique en organisant des négociations à Astana, la capitale du Kazakhstan. Ce rôle était jusqu&rsquo;alors dévolu à l&rsquo;ONU, aux États-Unis et aux Européens. Outre qu&rsquo;elle peut s&rsquo;appuyer sur son engagement militaire en Syrie, la diplomatie russe est la seule qui puisse aujourd&rsquo;hui se targuer de parler à tous les acteurs de la région, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du régime syrien, de la Turquie, de l&rsquo;Iran, d&rsquo;Israël, des Kurdes ou de l&rsquo;Arabie saoudite… Il aura fallu moins de deux ans à la Russie pour devenir un concurrent stratégique de l&rsquo;Occident au Moyen-Orient.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le Kremlin a-t-il une stratégie de sortie en Syrie?</h2>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est la principale faiblesse de l&rsquo;opération russe au Levant. Le Kremlin estime qu&rsquo;il faut soutenir les régimes autoritaires en place pour éviter le chaos. Mais l&rsquo;intervention militaire russe n&rsquo;a apporté ni la sécurité ni la stabilité à la région. Elle n&rsquo;a pas ramené l&rsquo;ordre. Elle n&rsquo;a pas chassé Daech. En Syrie, les responsables russes ont pour l&rsquo;instant réussi à éviter un enlisement type Afghanistan ou Tchétchénie. Les leçons du passé, visiblement, ont été apprises. Mais ils n&rsquo;ont pas encore transformé la victoire militaire en succès politique. Dans le triangle Russie-Iran-Turquie, le Kremlin veut imposer le règlement politique et dessiner le futur ordre syrien. Mais la paix russe bute sur la résistance de l&rsquo;Iran, qui domine la guerre de Syrie au sol. Elle trébuche sur les doutes de la Turquie. Elle se heurte à l&rsquo;endurance de l&rsquo;insurrection, qui bien que devenue très minoritaire, a boycotté les pourparlers d&rsquo;Astana et refuse toujours d&rsquo;envisager l&rsquo;avenir de la Syrie avec Bachar el-Assad. «La Russie est une puissance moyenne, comme la France. Mais elle continue à agir comme si elle était une grande puissance, à l&rsquo;instar des États-Unis et de la Chine», commente Thomas Gomart, le directeur de l&rsquo;Ifri.</p>
<p style="text-align: justify;">La suite risque pourtant d&rsquo;être compliquée. «La Russie a obtenu un joli résultat en Syrie. Mais il est difficile d&rsquo;imaginer qu&rsquo;elle puisse gagner la paix. Même si elle arrive à mettre tout le monde d&rsquo;accord, elle n&rsquo;aura pas les moyens de financer la reconstruction du pays. Seule l&rsquo;Europe, grâce à son expérience en gestion des après-guerres, pourra s&rsquo;en charger», prévient Andreï Kortunov, le directeur du Conseil russe des affaires internationales dans une conférence de la chaire Grands enjeux stratégiques à la Sorbonne. Ce n&rsquo;est pas seulement une question d&rsquo;argent. En Tchétchénie, le Kremlin avait pu et su trouver, avec Ramzan Kadyrov, un dictateur capable de mettre au pas la rébellion. Mais la Syrie est un théâtre plus complexe que le Caucase, où s&rsquo;entrechoquent de nombreuses influences et que les Russes connaissent beaucoup moins bien.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La Syrie peut-elle rapprocher les États-Unis et la Russie ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Il était déjà fragile et incertain, mais le reset &#8211; l&rsquo;amélioration des relations &#8211; proposé par Barack Obama à Vladimir Poutine, a été balayé par l&rsquo;intervention russe en Ukraine. Le réchauffement du lien bilatéral promis par Donald Trump aura-t-il vraiment lieu? Beaucoup en doutent. «Les grands marchandages, ça n&rsquo;arrive jamais, ça n&rsquo;existe que dans l&rsquo;imagination politique», rappelle Bruno Tertrais, le directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).</p>
<p style="text-align: justify;">La Russie semble avoir en effet beaucoup à demander &#8211; la reconnaissance de l&rsquo;annexion de la Crimée, la levée des sanctions, l&rsquo;assouplissement des accords de Minsk &#8211; et bien peu à donner. Sauf sur le dossier syrien, où Moscou pourrait proposer une coopération antiterroriste à Donald Trump, en échange d&rsquo;avoir les mains libres pour imposer sa paix autour de Bachar el-Assad. Mais là encore, la question iranienne pourrait perturber ce projet. Les liens stratégiques entre Moscou et Téhéran se sont développés à la faveur de la guerre en Syrie. Les États-Unis considèrent au contraire l&rsquo;Iran comme un soutien du terrorisme international et une force régionale déstabilisatrice. Jusqu&rsquo;où Vladimir Poutine acceptera-t-il de se distancier de Téhéran pour plaire à Donald Trump? «La Russie a en outre besoin des États-Unis pour alimenter son image de forteresse assiégée. S&rsquo;il n&rsquo;y a plus d&rsquo;ennemi, comment fera le Kremlin pour maintenir la mobilisation autour de Vladimir Poutine?» s&rsquo;interroge Andreï Kortunov à la Sorbonne. Omniprésent dans les éditoriaux des médias pro-gouvernentaux depuis son élection, le nom de Donald Trump se fait de plus en plus discret. «Le reset a échoué avant même d&rsquo;avoir commencé», explique Konstantin von Eckert dans une conférence consacrée à la Russie à la Sorbonne. Mais l&rsquo;éventuelle coopération entre la Russie et les États-Unis au Moyen-Orient dépendra de la politique de Donald Trump dans la région. Elle demeure pour l&rsquo;instant encore floue.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Quelle relation entre la Syrie, la Russie et l&rsquo;OTAN?</h2>
<p style="text-align: justify;">«La Russie utilise la Syrie pour démontrer à l&rsquo;Otan à quel point elle a développé ses capacités militaires», explique Thomas Gomart, le directeur de l&rsquo;Ifri. C&rsquo;est la principale explication des «dénis d&rsquo;accès» imposés par le Kremlin à Kaliningrad ou en Syrie à l&rsquo;aide d&rsquo;armements sophistiqués destinés à empêcher les forces occidentales, notamment américaines, de se rapprocher. Il poursuit: «Le principal but du Kremlin est d&rsquo;obtenir l&rsquo;équilibre des forces et des pouvoirs partout. Il n&rsquo;est pas d&rsquo;essayer d&rsquo;apaiser ou de résoudre la situation en Syrie, mais de l&rsquo;utiliser pour mieux en profiter.» Les relations entre la Russie et l&rsquo;Otan n&rsquo;ont pas été aussi tendues depuis la fin de la guerre froide.</p>
<p style="text-align: justify;">Vu de Moscou, les contentieux sont nombreux. Ils vont des bombardements du Kosovo par l&rsquo;Alliance en 1999 à la défense antimissile américaine en passant par l&rsquo;élargissement de l&rsquo;Otan à l&rsquo;est de l&rsquo;Europe. L&rsquo;annexion de la Crimée puis l&rsquo;intervention militaire en Syrie ont accompagné le durcissement des doctrines militaires russes depuis 2014, qui désignent l&rsquo;Alliance atlantique comme l&rsquo;une des principales menaces pour le pays. «Depuis les révolutions de couleur, le contact entre militaires a été perdu», explique le général Michel Yakovlev, ancien vice-chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;Alliance, devenu conseiller en stratégie militaire. Il poursuit, à l&rsquo;occasion d&rsquo;une rencontre à la Sorbonne organisée par la chaire Débats stratégiques: «L&rsquo;Alliance atlantique a fait de son mieux pour essayer d&rsquo;arranger les relations avec la Russie. Mais cela n&rsquo;a pas marché, car on ne peut pas déshumilier quelqu&rsquo;un. Vladimir Poutine a inventé la fable selon laquelle la Russie était victime d&rsquo;une injustice créée par l&rsquo;Occident malfaisant. L&rsquo;Otan ne sait pas répondre à ce type de syndrome.»</p>
<p style="text-align: justify;">Pas plus qu&rsquo;elle n&rsquo;a mené à la levée des sanctions liées à l&rsquo;Ukraine, l&rsquo;intervention russe en Syrie n&rsquo;a pas permis à la Russie de réduire, comme elle l&rsquo;espérait, le poids et l&rsquo;influence de l&rsquo;Otan en Europe de l&rsquo;Est et dans l&rsquo;ex-Union soviétique. Bien au contraire. Les États-Unis et l&rsquo;Union européenne ont désapprouvé l&rsquo;opération syrienne. L&rsquo;Alliance atlantique a invité le Monténégro à la rejoindre et s&rsquo;est renforcée aux frontières de la Russie. «Finalement, Vladimir Poutine a contribué à créer ce contre quoi il luttait: un Otan qui se réarme, devenu de plus en plus attractif pour les autres pays», explique Jean-Baptiste Jeangène Vilmer à la chaire de la Sorbonne.</p>
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<figure class="fig-photo fig-photo-full"><img src="http://www.lefigaro.fr/assets/infographie/print/1fixe/INTER_201711_CL_russie_syrie.jpg" alt="infographie Syrie" /></figure>
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		<title>Grâce à la Syrie, le Hezbollah est devenu une armée régionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Feb 2017 09:07:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Le Figaro &#8211; Georges Malbrunot Les combattants chiites libanais profitent de leur coopération naissante avec les commandos russes. Leur capacité militaire a progressé en quatre ans d&#8217;engagement aux côtés de Damas, mais aussi en Irak et au Yémen. À tel point qu&#8217;Israël se prépare à une guerre, sur son sol cette fois. De notre envoyé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Le Figaro &#8211; Georges Malbrunot</p>
<hr />
<p class="figp-art__chapo" style="text-align: justify;">Les combattants chiites libanais profitent de leur coopération naissante avec les commandos russes. Leur capacité militaire a progressé en quatre ans d&rsquo;engagement aux côtés de Damas, mais aussi en Irak et au Yémen. À tel point qu&rsquo;Israël se prépare à une guerre, sur son sol cette fois.</p>
<div class="figp-art__body figp-art__body--size-0">
<p style="text-align: justify;"><i>De notre envoyé spécial à Beyrouth</i></p>
<p style="text-align: justify;">Riad s&rsquo;en souvient comme si c&rsquo;était hier. «S&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu le Hezbollah, Alep serait tombé aux mains des rebelles», assure ce loyaliste syrien de la grande ville du nord du pays. Son cauchemar remonte à la fin du mois d&rsquo;octobre, lorsque des insurgés attaquèrent le quartier de Miyan, un verrou pour accéder aux secteurs d&rsquo;Alep-Ouest tenus par le régime et ses alliés russes, iraniens et du Hezbollah.</p>
<p style="text-align: justify;">À Miyan, «les soldats syriens de la Garde républicaine avaient dû se replier, ils avaient perdu le contact avec leurs chefs», se souvient Riad, qui a accès aux salles d&rsquo;opérations militaires. «À grand renfort de voitures piégées, les islamistes avaient réalisé une percée. Mais un officier du Hezbollah a réussi à rappeler une vingtaine de combattants avec leurs batteries de missiles qui ont stoppé l&rsquo;avancée rebelle, avant l&rsquo;arrivée de 300 renforts de la Division Radwan.» «Avec 20 hommes, le Hezbollah a sauvé Alep», jurait-il, lors d&rsquo;un récent passage à Beyrouth.</p>
<p style="text-align: justify;">Après la reprise d&rsquo;al-Qusayr en juin 2013, puis la sécurisation de la région du Qalamoun, frontalière du Liban, Miyan est le dernier fait d&rsquo;armes du Hezbollah en quatre ans d&rsquo;engagement en Syrie. «Tout le monde pense que c&rsquo;est la Russie qui a gagné à Alep, mais c&rsquo;est le Hezbollah», insiste un diplomate des Nations unies. «Ses dirigeants, ajoute-t-il, nous disent que c&rsquo;est un cadeau aux femmes du Sud-Liban qui perdent leurs enfants» dans cette guerre parfois impopulaire parmi la communauté chiite. À Miyan, les pertes furent lourdes: une trentaine de combattants périrent dans cette bataille qui modifia les relations entre la milice chiite et Moscou.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Des missiles livrés par l&rsquo;Iran</h2>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-right" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170216XRGFIG00685"></figure>
<p style="text-align: justify;">Peu après, des officiers russes de haut rang rencontrèrent pour la première fois des représentants du Hezbollah pour établir des canaux permanents de communication, rapporta le journal libanais <i>Al-Akhbar</i>, proche du «Parti de Dieu». Depuis, «les Russes considèrent le Hezbollah non plus comme une milice, mais comme un interlocuteur à part entière au même titre que l&rsquo;Iran et la Syrie», souligne un analyste qui a ses entrées à Beyrouth et Damas. Fin décembre, confirmant ce partenariat naissant, une vidéo diffusée sur YouTube montra un membre des forces spéciales russes arborant le fanion jaune et vert du Hezbollah. Il accompagnait un combattant chiite qui inspectait un cadavre.</p>
<p style="text-align: justify;">Israël, qui reste l&rsquo;ennemi numéro un du Hezbollah, s&rsquo;inquiète de voir la Russie former ainsi aux techniques de commando les miliciens libanais. Même si un modus vivendi a été conclu entre l&rsquo;État hébreu et la Russie après l&rsquo;intervention militaire de Moscou en Syrie à l&rsquo;automne 2015, cette acquisition de nouvelles tactiques de combat renforce grandement la capacité du Hezbollah à affronter Tsahal.</p>
<p style="text-align: justify;">Est-ce un hasard? Trois semaines après Miyan, le 13 novembre, le «Parti de Dieu» se sentit suffisamment fort pour organiser un impressionnant défilé militaire dans la ville syrienne d&rsquo;al-Qousayr, sous son contrôle près de la frontière libanaise. Une première hors du Liban. Sur les images diffusées par les réseaux sociaux se dressent plusieurs colonnes de blindés, des transports de troupe M-113 &#8211; parfois vétustes &#8211; de fabrication américaine, des tanks T-72 équipés d&rsquo;un blindage actif, des canons d&rsquo;artillerie ou encore des missiles sol-mer russes Kornet.</p>
<p style="text-align: justify;">Pareille démonstration de force inquiéta également Washington et les adversaires du Hezbollah au Liban. Depuis, les questions fusent, mais les réponses restent floues. À qui était destiné le message? À l&rsquo;État hébreu, bien sûr. Mais aussi à l&rsquo;Arabie saoudite, le nouvel ennemi du mouvement libanais au Moyen-Orient. D&rsquo;où viennent ces équipements? Certains ont pu être pris aux rebelles syriens. D&rsquo;autres cédés par l&rsquo;armée syrienne, voire l&rsquo;armée libanaise, sur laquelle la milice exerce une réelle influence.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Lourdes pertes</h2>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-left" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170216XRGFIG00705"></figure>
<p style="text-align: justify;">Une chose est sûre: le Hezbollah de 2017 ne ressemble plus à la formation qui poussa Tsahal dans ses retranchements pendant 33 jours de combats, à l&rsquo;été 2006. D&rsquo;une milice en guerre contre Israël, le Hezbollah est devenu une armée transfrontalière qui intervient non seulement en Syrie, mais aussi en Irak, au Yémen et probablement à Bahreïn. «La dissuasion contre Israël reste notre raison d&rsquo;être, mais c&rsquo;est vrai qu&rsquo;on a maintenant une double casquette», reconnaît sous le sceau de l&rsquo;anonymat un expert du Parti.</p>
<p style="text-align: justify;">En Syrie, où 5000 de ses hommes environ sont déployés, le Hezbollah est capable de mener des opérations militaires qui combinent artillerie, blindés et drones.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu avant la révolte contre Bachar el-Assad, en 2011, une note confidentiel-défense des services de renseignements français dressait un inventaire des «moyens importants» dont disposait déjà le Hezbollah: «Chars T-55, véhicules de transport de troupes, nombre important de pièces d&rsquo;artillerie, dont des canons tractés et des lance-roquettes multiples, missiles antichars, armes antiaériennes, missiles de longue et moyenne portée.» Rappelant les six brigades de sa branche armée, articulée autour d&rsquo;un «noyau dur de 3000 hommes» auxquels s&rsquo;ajoute une «réserve» de 10.000 autres, la note mettait au jour «une récente capacité navale» et «un réseau de télécommunications autonome» permettant «des liaisons de commandement efficaces».</p>
<h2 style="text-align: justify;">Frappes de Tsahal</h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis, beaucoup d&rsquo;eau a coulé sous les ponts du Litani, cette rivière libanaise au nord de laquelle le Hezbollah a renforcé ses défenses, en particulier dans la plaine de la Bekaa, frontalière de la Syrie, où sont probablement enterrés certains des missiles les plus sophistiqués (Fateh, M-600) que Téhéran continue de lui livrer, via Damas. «Des cavités souterraines gigantesques», ose un militaire libanais approché par le Hezbollah pour l&rsquo;entraînement de ses commandos. Ces derniers mois, profitant d&rsquo;un blanc-seing russe, Tsahal a multiplié les frappes contre des convois qui auraient transporté des armes stratégiques de Syrie vers le Liban au profit de la milice chiite.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le conflit en Syrie, son effectif combattant est passé à 20.000, 25.000 hommes. Parmi eux, de nombreux volontaires. Mais avec entre 1500 et 2000 morts et plus de 5000 blessés, le prix à payer est très lourd. La plupart des familles chiites sont endeuillées. Dans son bastion du Sud-Liban, des critiques se font entendre. «La guerre nous a été imposée, répond l&rsquo;expert du Hezbollah. Si nous n&rsquo;étions pas intervenus en Syrie, Daech nous aurait attaqués à Beyrouth.» Mais l&rsquo;engagement au-delà des frontières reste un sujet controversé, non seulement en interne, mais aussi dans le monde arabe, où la formation chiite a dilapidé une grande partie de l&rsquo;aura acquise pendant la guerre de 2006 face à Israël. Un seul mot d&rsquo;ordre aujourd&rsquo;hui: discrétion. Les combattants ne doivent pas parler à la presse, et lors de la reprise d&rsquo;Alep, fin décembre, la population de son QG de Beyrouth à Dahiyé a été priée de ne pas manifester sa joie.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour assurer son recrutement, le «Parti de Dieu» a besoin d&rsquo;hommes. Et d&rsquo;hommes jeunes. «Nous aussi, nous avons nos scouts, sourit un ingénieur proche de la milice. Après avoir fait un premier pèlerinage sur les lieux saints en Iran, des enfants de 12 ou 13 ans sont évalués, ajoute-t-il, et lorsqu&rsquo;ils atteignent 14 ans, les plus motivés sont renvoyés dans des camps d&rsquo;entraînement pour devenir des combattants.»</p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-right" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170216XRGFIG00706"></figure>
<p style="text-align: justify;">Que faire de tous ces miliciens aguerris lorsque la Syrie se sera stabilisée? La question est dans tous les esprits, et pas seulement au Liban. «Après toute cette adrénaline accumulée au combat, personne ne pourra leur dire qu&rsquo;ils seront au chômage, relève un diplomate arabe. Mais le Hezbollah ne pourra pas leur fournir du travail au Liban. Les pays du Golfe, eux, ont fermé leurs frontières aux chiites libanais, et ce n&rsquo;est pas l&rsquo;Iran qui va les accueillir. Quelle option leur reste-t-il? Probablement aller au sud, à la frontière avec Israël.»</p>
<p style="text-align: justify;">«Notre engagement en Syrie a fait de nous une armée qui n&rsquo;est plus une armée de guérilla, explique l&rsquo;ingénieur pro-Hezbollah. Nous sommes maintenant une armée qui a la possibilité d&rsquo;entrer en Galilée, si demain un conflit devait éclater. Nous ne le souhaitons pas. Mais Israël doit savoir que s&rsquo;il déclenche une guerre, elle ne se limitera pas au sud du Liban. Ce ne sera pas un conflit défensif. Nous entrerons en Galilée.» Ce sera la mission de la Division Radwan, celle qui sauva Alep. Une unité d&rsquo;élite de plusieurs centaines d&rsquo;hommes, créée en 2008, après la mort de son chef militaire, Imad Mougnieh, alias Hajj Radwan.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;État hébreu s&rsquo;y prépare. L&rsquo;ONU a repéré des travaux d&rsquo;aménagements côté israélien de la frontière avec le Liban. «La planification militaire israélienne envisage à terme d&rsquo;évacuer tous les civils sur une bande de 5 à 10 km de largeur au sud de la ligne bleue, confie un militaire occidental. Cela concernerait 170.000 personnes.» Et un agent du renseignement français d&rsquo;avertir que «si le Hezbollah rentre au Liban avec ses blindés, les Israéliens les frapperont. Ils ne les laisseront pas intacts, déployés dans la Bekaa. Les Israéliens, dit-il, commencent à faire passer des messages en ce sens.»</p>
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		<title>L’éthique de Tsahal et l’essence de la démocratie israélienne</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/lethique-de-tsahal-lessence-de-democratie-israelienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jan 2017 15:11:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[Elor Avaria]]></category>
		<category><![CDATA[ethique]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[moral]]></category>
		<category><![CDATA[proces]]></category>
		<category><![CDATA[Tsahal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est du devoir de l’Etat hébreu de toujours veiller à ce que morale et capacités opérationnelles s’imbriquent pour qu’il préserve les valeurs qui en font sa force.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Mercredi 4 janvier, après des mois d’un procès exceptionnel, le tribunal militaire de Jaffa a déclaré coupable d’homicide Elor Azaria, un soldat accusé d’avoir achevé un terroriste palestinien déjà blessé. Si la sentence sera prononcée à une date ultérieure et qu’un sondage révèle que 67% des Israéliens sont favorables à une grâce, le verdict met en lumière l’importance, pour ne pas dire l’impératif, pour l’armée israélienne de préserver son éthique.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Tsahal fut créée le 28 mai 1948, 14 jours après la Déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israël. Le document fondateur, signé par le Premier Ministre et le Ministre de la Défense de l’époque David Ben Gourion, stipulait que tous les soldats de Tsahal, au moment de leur recrutement, devraient prêter serment d’allégeance en faveur de la protection de l’État d’Israël, de ses lois et de ses institutions. Toutes les branches répondent à un état-major unique qui relève directement du ministre de la Défense et indirectement du Premier ministre et du cabinet. Les soldats et commandants de Tsahal opèrent selon la doctrine de l’armée israélienne qui évolue en fonction du contexte et des conditions du moment, mais également en fonction de « <em>L’Esprit de Tsahal</em> », le code éthique[1], élaboré en 1994, est destiné à transmettre les valeurs fondamentales de Tsahal. La particularité israélienne réside dans le fait que ces principes ont fait l’objet d’une large jurisprudence, et qu’ils ont notamment permis le jugement de membres hauts gradés de Tsahal.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec l’arrivée progressive de populations immigrantes au fil des décennies, dont beaucoup ne parlent pas l’hébreu, l’armée israélienne devient très vite un outil d’intégration et le ciment social de la nation. La mise en place d’unités de réserve actives, autre particularité de Tsahal, pérennise les liens tissés au cours du service militaire. Ce bouclier qu’incarne l’armée développe une profonde assise morale. Ceux qui ont fait leurs preuves durant les hostilités ou disposant d’une certaine expérience au combat sont privilégiés. Les qualités d’initiative, de courage et d’autorité s’avèrent décisives. L’officier doit savoir responsabiliser ses hommes, leur accorder toute son attention et les convaincre sans cesse de la justesse de leur mission. Un soldat, blessé ou non, ne doit jamais être abandonné, même au prix d’une opération pouvant engendrer des pertes supplémentaires. En outre, les dépouilles de ceux tombés sur le champ de bataille doivent être systématiquement rapatriées et enterrées avec les honneurs militaires. Au fil du temps, ces valeurs ont permis d’augmenter la motivation et la discipline des combattants de Tsahal, de même que la confiance qu’ils portent en leur commandement.</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant le traitement des populations palestiniennes, notamment lors des conflits multiples qui ont opposé les soldats israéliens au Hamas, des hélicoptères ont largué des tracts dans les zones densément peuplées pour mettre en garde la population et l’inviter à évacuer « immédiatement » leur domicile. On pouvait alors lire sur les tracts présentant des itinéraires à prendre sur un dessin en 2012 (« Pilier de Défense ») et 2014 (« Bordure protectrice »): « <em>Pour votre propre sécurité, nous vous demandons d&rsquo;évacuer immédiatement votre foyer et de vous diriger vers le centre-ville</em> ». Lors de l&rsquo;opération « Plomb durci » en 2008, Israël a déclaré prévenir par téléphone les habitants d&rsquo;un immeuble ciblé. Cette prévention exceptionnelle  envers les civils, qui n&#8217;empêche pas toujours des « dommages collatéraux », n’a d’égale dans aucune autre armée au monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Le simple fait que le soldat Elor Azaria ait été jugé dans un tribunal suite à son tir sur le terroriste palestinien est important et s’inscrit dans cette détermination d’Israël à préserver sa moralité, à empêcher ses ennemis de réduire son armée au cynisme le plus profond. Les juges ont estimé qu’il avait agi délibérément, motivé par un sentiment de revanche et par la conviction que les terroristes méritent de mourir. « <em>Le fait que l’homme gisant au sol soit un terroriste, qui venait juste de chercher à prendre les vies de soldats israéliens à cet endroit, ne justifie pas en soi une action disproportionnée</em> », ont-ils tranché.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans porter de jugement sur son acte ou le verdict de la Cour, la moralité de Tsahal, et par extension celle d’Israël, est au centre de sa légitimité. Elle est l’essence même de la démocratie israélienne, de l’Etat de droit. Ainsi, il est du devoir de l’Etat hébreu de toujours veiller à ce que morale et capacités opérationnelles s’imbriquent pour qu’il préserve les valeurs qui en font sa force.</p>
<hr />
<p><strong>[1] Code éthique de l’armée israélienne</strong> (sans la jurisprudence qui en a été faite)</p>
<ol>
<li>Les actions militaires ne peuvent viser que des cibles militaires</li>
<li>L’usage de la force doit être proportionné</li>
<li>Les soldats doivent faire l’usage des armes qui leur ont été fournies par Tsahal exclusivement</li>
<li>Un ennemi qui se rend ne peut être attaqué</li>
<li>Seuls les soldats ayant été formés à cet exercice peuvent mener l’interrogatoire de prisonniers</li>
<li>Les soldats doivent respecter la dignité de la population palestinienne et des Palestiniens mis en garde à vue</li>
<li>Lorsque les conditions le permettent, les soldats ont l’obligation de fournir les soins médicaux appropriés à leurs compagnons d’armes et à l’ennemi</li>
<li>Le pillage est absolument et totalement illégal</li>
<li>Les soldats doivent respecter les lieux culturels et religieux, ainsi que les instruments de culte</li>
<li>Les soldats doivent protéger le personnel des organisations d’aide internationale ainsi que leurs biens et véhicules</li>
<li>Les soldats doivent dénoncer toute violation du présent Code.</li>
</ol>
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		<title>Quand Israël tentait d’espionner la sécurité intérieure française</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/quand-israel-tentait-despionner-la-securite-interieure-francaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2016 10:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[espion]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2011-2012, le Mossad a essayé de faire acheter au renseignement intérieur et à la direction de</p>
<p>la police des moyens techniques piégés.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">LE MONDE | Par Jacques Follorou</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En 2011-2012, le Mossad a essayé de faire acheter au renseignement intérieur et à la direction de</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">la police des moyens techniques piégés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les affaires d’espionnage entre les Etats ne se règlent quasi jamais au grand jour. L’évocation dans</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">une procédure judiciaire visant Bernard Squarcini, ex-patron de la sécurité intérieure, d’une tentative</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">d’espionnage de la Direction générale de la police nationale (DGPN) et de la Direction centrale du</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">renseignement intérieur (DCRI) par le Mossad, les services secrets israéliens, est une première.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Soupçonné de plusieurs faits, dont certains relevant du trafic d’influence, l’ancien chef de la DCRI,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">de 2008 à 2012, a en effet révélé, fin septembre, l’existence d’une opération du Mossad contre des</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">intérêts français, après avoir été sommé de s’expliquer sur le placement sur écoute d’un policier</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">en 2011. Suspecté d’avoir pu détourner les moyens de la DCRI pour régler des comptes personnels,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">M. Squarcini s’est défendu en dévoilant l’enquête de contre-espionnage ciblant les services secrets</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">israéliens dans laquelle ce fonctionnaire a été écouté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Je confirme, a-t-il indiqué, lors de sa garde à vue, que le dossier principal visait des policiers</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">compromis avec les services secrets israéliens (&#8230;), il s’agissait globalement d’un groupe d’anciens</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">de la SORS [section opérationnelle de recherches spécialisées de l’ex-Direction centrale des</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">renseignements généraux] ; la plupart avaient été intégrés au sein de la nouvelle DCRI. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">M. Squarcini a longtemps été à la tête de cette SORS et fut numéro deux des renseignements</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">généraux. La DCRI, devenue, en 2014, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a la</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">charge, en France, des missions de contre-espionnage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Selon M. Squarcini, « le service de sécurité de la DCRI [l]’a informé qu’une entreprise de matériel</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">côtoyait de très près des personnels ex-RG affectés aux missions de surveillance opérationnelle et</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">qu’il s’agissait d’une tentative du Mossad ou de gens considérés comme très proche d’infiltrer le</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">service ». D’après les informations du Monde, le Mossad aurait tenté, par l’intermédiaire d’une</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">société de vente de matériel informatique et de surveillance, de faire acquérir des moyens</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">techniques utilisés par les services de renseignement intérieur français et d’autres services</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">opérationnels de la DGPN. En piégeant ces matériels, le Mossad aurait pu accéder au détail des</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">opérations de la DCRI, notamment en matière de contre-espionnage&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si la surveillance du policier sur laquelle M. Squarcini a été interrogé n’a duré que du 6 au 16 juin</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">2011, celle visant les autres membres de ce groupe s’est prolongée au moins jusqu’à la mi-2012.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Parmi les suspects figurait, notamment, M. D. V., membre de la DCRI, qui s’était mis, à l’époque, en</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">maladie, tout en fréquentant « un milieu interlope », selon les termes de l’enquête ouverte sur les</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">agissements du Mossad.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">« Sévère avertissement »</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les membres de ce groupe de policiers faisaient office de relais pour les vendeurs de ces matériels</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">ou usaient de leur qualité pour obtenir des informations classifiées pouvant faciliter leur achat par la</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">DCRI et la DGPN. Toujours selon les éléments recueillis par Le Monde, l’un des principaux</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">vendeurs de cette société de vente de matériel arguait de ses liens familiaux avec un gradé de la</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">police judiciaire pour tenter de convaincre les acheteurs, sans que ce parent en soit informé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Certains fonctionnaires visés ont fait l’objet d’une exclusion par la suite, le chef d’entreprise qui</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">vendait son matériel a été mis en cause et les deux attachés d’ambassade ont fait l’objet d’une</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">mesure d’observation sévère », a assuré M. Squarcini. Il a ajouté avoir même rencontré, « il y a</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">quelques mois », « les responsables de l’ambassade d’Israël passés dans le privé ayant subi ce</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">sévère avertissement ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les explications de M. Squarcini ont, par ailleurs, permis d’apprendre qu’au nom de la protection du</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">secret de ses activités, la DCRI avait pour habitude, lors de ses demandes officielles de placement</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">sur écoute, de ne pas faire figurer le véritable nom de la cible. Dans le cas d’un des policiers</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">suspectés de contact avec le Mossad, il est ainsi mentionné « en relation avec les membres SR</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">[services de renseignement] algériens, suspecté d’avoir divulgué des informations sensibles ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Questionné, M. Squarcini a assuré que « la motivation est la bonne, mais le service qui est à</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">l’origine est protégé, c’est la raison pour laquelle [on] a dû choisir les SR algériens, c’est une mesure</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">de protection de l’affaire, la demande va quitter la DCRI et sera vu par d’autres services : Direction</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">général de la police nationale, cabinet ministre, Matignon, Commission nationale des interceptions</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">de sécurité [CNCIS] ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Interrogé à son tour, le 29 septembre, sur cette opération du Mossad, le successeur de</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">M. Squarcini, Patrick Calvar, actuel chef de la DGSI, a répondu, laconique : « J’ai été informé de</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">cette affaire susceptible de mettre en cause un service étranger. » Sollicités par Le Monde, l’avocat</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">de M. Squarcini, Patrick Maisonneuve, et l’ambassade d’Israël n’ont pas souhaité s’exprimer.</span></p>
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		<item>
		<title>Arrestation d’arabes israéliens membres de l’Etat islamique : Quel est l’état de la menace pour Israël ?</title>
		<link>https://elnetwork.fr/ledito-hebdomadaire/arrestation-darabes-israeliens-membres-de-letat-islamique-quel-est-letat-de-la-menace-pour-israel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Oct 2016 14:23:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Organisations terroristes]]></category>
		<category><![CDATA[arabes israéliens]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[Daesh]]></category>
		<category><![CDATA[Etat Islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement israélien]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[menace]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jeudi 20 octobre, le Shin Beth a annoncé avoir inculpé un couple d'Arabes israéliens accusé d'avoir rejoint l’Etat islamique. Wisam et Sabrin Zabeidat, originaires de Sahknin au nord d'Israël, ont été arrêtés à l'aéroport Ben Gourion</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Jeudi 20 octobre, le Shin Beth a annoncé avoir inculpé un couple d&rsquo;Arabes israéliens accusé d&rsquo;avoir rejoint l’Etat islamique. Wisam et Sabrin Zabeidat, originaires de Sahknin au nord d&rsquo;Israël, ont été arrêtés à l&rsquo;aéroport Ben Gourion le 22 septembre dernier, avec leurs 3 enfants, âgés de 3, 6 et 8 ans. Ils s’étaient rendus en Turquie pour un événement familial avant de prendre contact avec un autre membre arabe israélien de l&rsquo;EI qui les a aidés à passer la frontière syrienne. Le couple a été recruté à la frontière turco-syrienne et leurs passeports israéliens ont été confisqués. L’homme a ensuite été envoyé seul en Irak pour suivre une formation et un endoctrinement idéologique.</p>
<hr />
<p>Il ne s’agit pas de la première arrestation d’Arabes israéliens affiliés à l’organisation djihadiste. Le 18 janvier 2015, le Shin Beth avait démantelé une cellule sur le territoire israélien constituée de sept Arabes israéliens, dont un avocat originaire de Nazareth. Ils avaient été arrêtés en novembre et en décembre 2014 et avaient reconnu avoir réuni des armes et des fonds pour mener des attentats en Israël. En avril, Amin Snobar, 24 ans, habitant de Kafr Yasif en Haute Galilée, était condamné à cinq ans de prison après s’être rendu en Syrie pour rejoindre le Front al-Nosra et combattre le régime de Bachar al-Assad. Au mois de mai, Hamis Salameh, 21 ans, de Ramle, recevait une peine de 18 mois de prison pour avoir essayé de rejoindre l’Etat islamique en Syrie. En juillet, deux Arabes du nord d’Israël ont été condamnés pour soutien à l’Etat islamique, chacun prévoyant, séparément, de rejoindre le groupe jihadiste en Syrie. Quelques jours plus tard, une Arabe israélienne, mère de cinq enfants, a été condamnée à 22 mois de prison pour tentative de rejoindre le groupe, dans l’optique d’enseigner l’idéologie jihadiste.</p>
<hr />
<p>Ces dernières années, le nombre de volontaires palestiniens et arabes israéliens a augmenté dans les rangs des groupes rebelles syriens. Le Shin Bet estime que plus de 40 Arabes israéliens ont rejoint l’Etat islamique depuis 2014. Même si Israël considère que les groupes terroristes chiites sont bien plus nuisibles, le fait que la menace se trouve aujourd’hui à l’intérieur même du pays est particulièrement préoccupant. L’Etat islamique tente de remettre en cause le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en tirant sur Israël à partir de Gaza, prenant ainsi le risque de représailles israéliennes. Si le groupe se renforçait à Gaza, cela constituerait une menace lourde pour l’Etat hébreu.</p>
<hr />
<p>Les « Printemps arabes » ont permis l’accession au pouvoir des Frères musulmans en Egypte et l’émergence de groupes terroristes tels que al-Nosra, le Front islamique, l’Armée des Moudjahidin, l’Etat islamique en Irak et en Syrie. Les djihadistes ne croient pas à la solution des « deux Etats » pour résoudre le conflit israélo-palestinien qui n’est d’ailleurs pas leur préoccupation mais ils militent en revanche pour la création d’un califat sunnite au Proche-Orient qui mettrait fin à l’Etat d’Israël et à l’Autorité palestinienne.</p>
<hr />
<p>Pour l’heure, un conflit généralisé entre Israël et l’Etat islamique dans le Golan, en Jordanie, à Gaza et dans le Sinaï n’est pas à l’ordre du jour même si le lancement de la bataille de Mossoul aura des conséquences non seulement pour l&rsquo;avenir des territoires syrien et irakien, mais aussi pour l&rsquo;Europe et le reste du Moyen-Orient où les combattants de l&rsquo;organisation se déploieront et intensifieront les attentats pour donner l&rsquo;illusion qu&rsquo;ils ne perdent pas cette guerre.</p>
<p>Pour les renseignements et le gouvernement israélien, le vrai danger aujourd&rsquo;hui n&rsquo;émane non pas de l&rsquo;Etat islamique mais du Hezbollah et de son allié iranien. Le Hezbollah, qui possède des armes lourdes lui permettant de bombarder les zones israéliennes où se trouve la population civile, pourrait occasionner de lourdes pertes.</p>
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		<item>
		<title>Israël n&#039;était pas préparé à la menace des tunnels de Gaza en 2014</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/israel-netait-pas-prepare-la-menace-des-tunnels-de-gaza-en-2014/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2016 13:32:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Tunnel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnet-france.eu/?p=1378</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une enquête interne de l'armée israélienne affirme que l'État hébreu n'était pas préparé à la menace des tunnels utilisés par le Hamas dans la bande de Gaza lors du conflit de l'été 2014, ont rapporté des médias mardi.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="excerpt">
<p class="amorce" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Par La Presse</span></p>
<p class="amorce" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une enquête interne de l&rsquo;armée israélienne affirme que l&rsquo;État hébreu n&rsquo;était pas préparé à la menace des tunnels utilisés par le Hamas dans la bande de Gaza lors du conflit de l&rsquo;été 2014, ont rapporté des médias mardi.</span></p>
</div>
<div class="entry chapitre chapitreTexte">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ces conclusions vont dans le sens des allégations d&rsquo;opposants au premier ministre Benyamin Nétanyahou qui lui reprochaient de ne pas avoir pris en compte la menace réelle des tunnels pendant cette guerre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ces tunnels servant à l&rsquo;infiltration en Israël avaient été l&rsquo;une des armes les plus efficaces des combattants palestiniens pendant la guerre de juillet-août 2014.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Citant des extraits du rapport d&rsquo;enquête de l&rsquo;armée qui n&rsquo;ont pas été rendus publics, les médias affirmaient mardi que l&rsquo;armée israélienne n&rsquo;avait pas été préparée à cette menace.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«La menace des tunnels était connue des officiers à la veille de l&rsquo;opération mais pas sa puissance ni ses capacités», affirme ce rapport, selon la radio militaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Le commandement ennemi et ses capacités de tirer des roquettes sur Israël sont restés intacts jusqu&rsquo;au dernier jour de l&rsquo;opération alors que le nombre de victimes du Hamas était inférieur à ce qu&rsquo;on aurait pu attendre vu la force de feu engagée», ajoute le rapport.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">De son côté, l&rsquo;armé a assuré que «les conclusions de l&rsquo;enquête sur l&rsquo;opération Bordure protectrice ont été prises en compte et (que) les changements nécessaires ont été effectués».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«La guerre souterraine est un des principaux défis de l&rsquo;armée et a été placée au sommet de nos priorités», poursuit le communiqué.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La guerre de l&rsquo;été 2014 entre Israël d&rsquo;une part et le Hamas islamiste et ses alliés d&rsquo;autre part a été la plus longue et la plus dévastatrice des trois guerres dans la bande de Gaza depuis 2008.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Elle a tué 2251 personnes côté palestinien, dont 551 enfants, selon l&rsquo;ONU. Côté israélien, elle a fait 73 morts, dont 67 soldats, et environ 1600 blessés.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Israéliens et Palestiniens s&rsquo;accusent mutuellement de crimes de guerre, Israël pour avoir fait un usage disproportionné et aveugle de la force, le Hamas pour avoir lancé des roquettes sur les populations civiles et s&rsquo;être servi des civils de Gaza comme boucliers humains.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ce rapport n&rsquo;est pas le premier à dénoncer un manque de préparation de l&rsquo;armée israélienne sur la question des tunnels.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En mai, la presse avait cité des extraits du rapport du contrôleur de l&rsquo;État qui montrait du doigt de sérieux manquements dans la préparation de l&rsquo;armée, en particulier face à la menace des tunnels.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Benyamin Nétanyahou, qui est sur la sellette dans cette affaire, avait été défendu par des proches dénonçant un rapport «pas sérieux» et «puant la politique politicienne».</span></p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Israël n&#8217;était pas préparé à la menace des tunnels de Gaza en 2014</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/israel-netait-pas-prepare-la-menace-des-tunnels-de-gaza-en-2014-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2016 13:32:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Tunnel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête interne de l'armée israélienne affirme que l'État hébreu n'était pas préparé à la menace des tunnels utilisés par le Hamas dans la bande de Gaza lors du conflit de l'été 2014, ont rapporté des médias mardi.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="excerpt">
<p class="amorce" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Par La Presse</span></p>
<p class="amorce" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une enquête interne de l&rsquo;armée israélienne affirme que l&rsquo;État hébreu n&rsquo;était pas préparé à la menace des tunnels utilisés par le Hamas dans la bande de Gaza lors du conflit de l&rsquo;été 2014, ont rapporté des médias mardi.</span></p>
</div>
<div class="entry chapitre chapitreTexte">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ces conclusions vont dans le sens des allégations d&rsquo;opposants au premier ministre Benyamin Nétanyahou qui lui reprochaient de ne pas avoir pris en compte la menace réelle des tunnels pendant cette guerre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ces tunnels servant à l&rsquo;infiltration en Israël avaient été l&rsquo;une des armes les plus efficaces des combattants palestiniens pendant la guerre de juillet-août 2014.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Citant des extraits du rapport d&rsquo;enquête de l&rsquo;armée qui n&rsquo;ont pas été rendus publics, les médias affirmaient mardi que l&rsquo;armée israélienne n&rsquo;avait pas été préparée à cette menace.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«La menace des tunnels était connue des officiers à la veille de l&rsquo;opération mais pas sa puissance ni ses capacités», affirme ce rapport, selon la radio militaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Le commandement ennemi et ses capacités de tirer des roquettes sur Israël sont restés intacts jusqu&rsquo;au dernier jour de l&rsquo;opération alors que le nombre de victimes du Hamas était inférieur à ce qu&rsquo;on aurait pu attendre vu la force de feu engagée», ajoute le rapport.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">De son côté, l&rsquo;armé a assuré que «les conclusions de l&rsquo;enquête sur l&rsquo;opération Bordure protectrice ont été prises en compte et (que) les changements nécessaires ont été effectués».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«La guerre souterraine est un des principaux défis de l&rsquo;armée et a été placée au sommet de nos priorités», poursuit le communiqué.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La guerre de l&rsquo;été 2014 entre Israël d&rsquo;une part et le Hamas islamiste et ses alliés d&rsquo;autre part a été la plus longue et la plus dévastatrice des trois guerres dans la bande de Gaza depuis 2008.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Elle a tué 2251 personnes côté palestinien, dont 551 enfants, selon l&rsquo;ONU. Côté israélien, elle a fait 73 morts, dont 67 soldats, et environ 1600 blessés.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Israéliens et Palestiniens s&rsquo;accusent mutuellement de crimes de guerre, Israël pour avoir fait un usage disproportionné et aveugle de la force, le Hamas pour avoir lancé des roquettes sur les populations civiles et s&rsquo;être servi des civils de Gaza comme boucliers humains.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ce rapport n&rsquo;est pas le premier à dénoncer un manque de préparation de l&rsquo;armée israélienne sur la question des tunnels.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En mai, la presse avait cité des extraits du rapport du contrôleur de l&rsquo;État qui montrait du doigt de sérieux manquements dans la préparation de l&rsquo;armée, en particulier face à la menace des tunnels.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Benyamin Nétanyahou, qui est sur la sellette dans cette affaire, avait été défendu par des proches dénonçant un rapport «pas sérieux» et «puant la politique politicienne».</span></p>
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		<item>
		<title>Terrorisme : l&#039;armée face à ses nouvelles missions</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/terrorisme-larmee-face-ses-nouvelles-missions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Oct 2016 08:50:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurtité]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Confrontés à la menace terroriste, les militaires ont accru leur mobilité et leur efficacité dans les déploiements en France et à l'étranger.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Le MONDE &#8211; Alain BARLUET</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Confrontés à la menace terroriste, les militaires ont accru leur mobilité et leur efficacité dans les déploiements en France et à l&rsquo;étranger.</p>
<p style="text-align: justify;">Poursuite de « l&rsquo;opération sentinelle », le grand retour des militaires sur le territoire national, amorcé dans le contexte des attentats de 2015, fait son chemin. En dépit des débats persistants sur sa pertinence et son efficacité militaire. À travers aussi des annonces qui devront se concrétiser pour ne pas rester en trompe-l&rsquo;œil, telle la mise sur pied d&rsquo;une «garde nationale», forte de 40.000 hommes en 2019 dans sa composante Défense (contre 28.000 aujourd&rsquo;hui), alors que les obstacles à surmonter pour les salariés qui souhaitent rejoindre la réserve opérationnelle demeurent souvent dissuasifs. Il n&#8217;empêche, l&rsquo;armée de terre &#8211; la principale concernée &#8211; «est de retour, et pour longtemps», se félicite un haut responsable militaire qui parle de 2016 comme d&rsquo;une «année charnière, sur le plan des opérations, de l&rsquo;organisation et des équipements». Après l&rsquo;attaque de Nice le 14 juillet, le nombre de militaires déployés dans le cadre de «Sentinelle» est remonté à 10.000. Il est actuellement à 7.000, également répartis entre la province et Paris, ainsi que 3.000 en alerte. Surtout, pour durer, les militaires ont cherché à s&rsquo;adapter à leurs nouvelles missions. Depuis cet été, un dispositif «dynamique», en patrouilles, s&rsquo;est substitué à des gardes statiques. Une posture plus réactive, plus proche du métier militaire et donc bénéfique pour le moral des troupes. Sans compter que, cantonné à des gardes statiques, les militaires avaient aisément le sentiment de représenter des cibles «Dissuader, protéger, rassurer : les fondamentaux sont les mêmes mais nous le faisons différemment et de façon plus efficace» Le colonel François-Régis Jaminet.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Depuis le PC installé dans le Fort neuf de Vincennes, l&rsquo;évolution de chaque patrouille est suivie en direct grâce au système de commandement Auxylium, actuellement en phase d&rsquo;expérimentation. Chaque chef d&rsquo;unité est muni d&rsquo;un terminal et cet outil militaire permet une communication à tous les échelons et une coordination des forces. Au niveau de chaque arrondissement, les détachements «Sentinelle» s&rsquo;adaptent aux événements particuliers: rentrée scolaire, événements sportifs, marché de Noël&#8230; En cas de problème, les militaires interviennent pour «figer» la situation, en attendant les forces de sécurité intérieures (police, gendarmerie&#8230;). Les règles de l&rsquo;ouverture du feu s&rsquo;inscrivent désormais dans le cadre de la légitime défense élargie au contexte, c&rsquo;est-à-dire prenant en compte, par exemple, le «périple meurtrier» d&rsquo;un attaquant armé.</p>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés liées au suremploi demeurent. «Être absent de chez soi 220 jours par an pour toucher le smic, c&rsquo;est forcément un problème», convient une bonne source. Du côté de l&rsquo;armée de terre, on ne constate toutefois à ce stade «pas de problèmes de recrutement ou de renouvellement de contrats». Le plein effet de la remontée des effectifs, attendu à partir de l&rsquo;an prochain, et l&rsquo;augmentation espérée du nombre de réservistes devraient permettre de retrouver un peu de souplesse. Pour les familles, &#8211; «le maillon faible», selon un chef militaire -, l&rsquo;absence est plus mal vécue s&rsquo;agissant d&rsquo;un proche mobilisé à 300 kilomètres de chez lui que lorsque ce même militaire est déployé au Sahel&#8230; Du côté des politiques, principalement à droite, les candidats à la présidentielle ont tous critiqué, avec des arguments divers, les modalités du retour des militaires sur le territoire national, et parfois son principe même. La tendance est-elle réversible? «La remontée en puissance des effectifs «La remontée en puissance des effectifs a eu des effets structurants», sur lesquels il ne serait pas facile de revenir, estime un bon observateur. Certes, «Sentinelle», comme toute opération militaire, s&rsquo;achèvera un jour. Mais le sillon creusé par l&rsquo;armée s&rsquo;annonce plus pérenne. Une tendance de fond prise en compte dans un document prospectif &#8211; «Action terrestre future» &#8211; que le chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;armée de terre, le général Jean- Pierre Bosser, dévoilera ce jeudi à Satory. Un autre chef militaire évoque, pour sa part, le nécessaire retour à une «défense opérationnelle du territoire». Une notion qui remonte aux années 1970, à l&rsquo;époque où il s&rsquo;agissait de se préparer à défendre la nation contre les attaques des spetsnaz soviétiques&#8230;</p>
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		<item>
		<title>Le procès militaire qui divise Israël</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/le-proces-militaire-qui-divise-israel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2016 09:36:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[proces]]></category>
		<category><![CDATA[soldat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tsahal est ébranlé par le sort d'un jeune conscrit, Elor Azria, accusé, sur fond d' «intifada des couteaux» d'avoir achevé un assaillant palestinien d'une balle dans la tête....</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Par Cyrille Louis – Correspondant à Jérusalem pour le Figaro</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">ENQUÊTE &#8211; Tsahal est ébranlé par le sort d&rsquo;un jeune conscrit, Elor Azria, accusé, sur fond d&rsquo; «intifada des couteaux» d&rsquo;avoir achevé un assaillant palestinien d&rsquo;une balle dans la tête. Les officiers et soldats appelés à témoigner devant le tribunal militaire n&rsquo;hésitent pas à laver leur linge sale devant la presse, jetant une lumière crue sur l&rsquo;ampleur du fossé idéologique qui divise la société israélienne.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Le tribunal militaire de Jaffa siège au premier étage d&rsquo;une maison Art déco à la façade verte, dans une salle dont les dimensions modestes et l&rsquo;atmosphère survoltée évoquent un théâtre de poche. Le procès du soldat franco-israélien Elor Azria, accusé d&rsquo;avoir achevé un assaillant palestinien d&rsquo;une balle dans la tête</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">(http://www.lefigaro.fr/international/2016/04/18/01003-20160418ARTFIG00184-le-soldat-franco-israelien-accuse-d-avoir-acheve-un-palestinien-</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">inculpe.php)alors que celui-ci gisait au sol il y a six mois, vient d&rsquo;y entrer dans sa phase finale. Journalistes et proches de l&rsquo;accusé s&rsquo;entassent devant trois juges galonnés, tandis qu&rsquo;une jeune greffière aux ongles rose pâle, coincée entre le procureur et les avocats de la défense, trône curieusement sur un fauteuil si haut perché que ses pieds ne touchent pas le sol. L&rsquo;accusé, cintré dans son uniforme kaki, est assis au premier rang. Le crâne rasé, la mine légèrement bouffie, il arbore un grand sourire et semble étonnamment détendu au regard du châtiment qu&rsquo;il encourt.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Le sort du jeune conscrit, arrêté et mis à l&rsquo;index par sa hiérarchie après la diffusion d&rsquo;une vidéo sur laquelle on le voit ouvrir le feu sans raison apparente, passionne et divise l&rsquo;opinion israélienne. Les journaux télévisés, quoi qu&rsquo;il se passe dans le reste du pays, s&rsquo;ouvrent invariablement par un compte rendu de l&rsquo;audience du jour. «Jamais je n&rsquo;avais couvert un procès suscitant un tel engouement», remarque Aviad Glickman, le chroniqueur judiciaire de la dixième chaîne. À en croire les sondages d&rsquo;opinion, une nette majorité du public a pris fait et cause pour le soldat, tandis que l&rsquo;état-major réclamait son inculpation. Un tel divorce entre la population et les généraux qui dirigent Tsahal constitue un événement sans précédent dans l&rsquo;histoire du pays. «Quelle que soit l&rsquo;issue du procès, la controverse n&rsquo;est pas près de retomber», prédit, dans un entretien publié en fin de semaine dernière par le quotidien Haaretz, l&rsquo;ancien chef du Mossad Ephraïm Halévy.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Le 24 mars dernier, c&rsquo;est paradoxalement à l&rsquo;occasion d&rsquo;un incident relativement banal que ce psychodrame s&rsquo;est noué dans une ruelle du centre d&rsquo;Hébron (Cisjordanie). Mais la séquence, filmée par un volontaire travaillant pour l&rsquo;ONG israélienne B&rsquo;Tselem (http://www.btselem.org/), n&rsquo;a pas tardé à faire le tour du monde. On y découvre deux Palestiniens qui gisent à terre, touchés par balles après avoir poignardé un soldat israélien aux abords d&rsquo;une colonie juive. L&rsquo;un des assaillants est mort sur le coup. L&rsquo;autre, Abdel Fattah al-Sharif, bouge encore. Un abondant filet de sang s&rsquo;écoule de ses plaies mais aucun des secouristes présents ne semble envisager de lui venir en aide. Une dizaine de minutes après l&rsquo;attaque initiale, au contraire, l&rsquo;un des infirmiers de l&rsquo;unité s&rsquo;avance, le met en joue et lui tire une balle dans la tête. Selon l&rsquo;un de ses camarades entendu par la police militaire, le soldat aurait marmonné: «Il mérite de mourir.» Elor Azria, lui, nie avoir prononcé ces mots.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">L&rsquo;état-major, quoi qu&rsquo;il en soit, s&rsquo;est empressé de condamner son geste avec la plus grande fermeté. Confrontés depuis plusieurs mois à une vague de violence dans les Territoires occupés, les généraux ont à l&rsquo;évidence redouté que ces images n&rsquo;aient un impact dévastateur auprès de la population palestinienne comme de l&rsquo;opinion internationale. D&rsquo;autant que ce n&rsquo;était pas la première fois que l&rsquo;armée est accusée de faire un usage excessif de la force face aux auteurs d&rsquo;attaques au couteau. Le général Gadi Eizenkot, chef d&rsquo;état-major, avait même fait savoir quelques semaines plus tôt qu&rsquo;il ne voulait pas voir ses hommes «vider leur chargeur sur une adolescente armée d&rsquo;une paire de ciseaux». Le propos lui avait valu d&rsquo;être traîné dans la boue par une partie de la droite nationaliste, mais ce militaire respecté n&rsquo;entendait pas transiger sur le respect de l&rsquo;éthique. Sitôt la vidéo d&rsquo;Hébron rendue public, le porte-parole de Tsahal annonça l&rsquo;arrestation d&rsquo;Elor Azria, et dénonça son attitude comme «une grave violation des valeurs, de la conduite et des standards en matière d&rsquo;opération militaire». Le ministre de la Défense alors en fonction, Moshe Ya&rsquo;alon, renchérit peu après: «Même dans des moments de grande colère, nous ne devons pas autoriser de tels comportements.»</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>«Un risque de mutinerie»</strong></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Cette apparente unanimité, toutefois, n&rsquo;a guère tardé à se fissurer lorsqu&rsquo;il est apparu qu&rsquo;une large partie de l&rsquo;opinion approuvait la réaction du soldat. Ulcérés par le retour des violences, 57 % des Israéliens sondés quelques jours après l&rsquo;incident d&rsquo;Hébron estimèrent qu&rsquo;Elor Azria n&rsquo;aurait pas dû être placé en détention et 68 % jugèrent que l&rsquo;état-major avait eu tort de le condamner publiquement. Les premières audiences de son procès donnèrent lieu à des manifestations de soutien orchestrées par des groupuscules d&rsquo;extrême droite, (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/04/19/97001- 20160419FILWWW00346-soldat-franco-israelien-inculpe-manif-de-soutien.php) tandis qu&rsquo;Avigdor Lieberman, chef de file du parti Yisrael Beiteinu, prit publiquement sa défense. Le tribunal, sous pression, suspendit bientôt la détention du jeune conscrit qui put réintégrer sa base entre deux audiences. Benyamin Nétanyahou, qui avait dans un premier temps semblé soutenir ses généraux, décida de témoigner sa solidarité à la famille Azria. «En tant que parent de militaire, je comprends votre détresse», confia-t-il au père du suspect, avant de relever que les soldats déployés en Cisjordanie «doivent prendre des décisions en temps réel, sous la pression et face à l&rsquo;incertitude».</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« L’avantage militaire qualitatif » d’Israël, paramètre intouchable de la relation israélo-américaine</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/lavantage-militaire-qualitatif-disrael-parametre-intouchable-de-la-relation-israelo-americaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2016 14:52:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[accord]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[Clinton]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[israelo-americaine]]></category>
		<category><![CDATA[militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[relation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La candidate démocrate à l'élection présidentielle américaine Hillary Clinton a promis qu'elle travaillerait avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour préserver « l'avantage militaire » stratégique (« Qualitative Military Edge ») de l'Etat hébreu.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="x_MsoNormal" style="text-align: left;" align="center"><span style="color: #000000;">Interviewée jeudi 8 septembre sur la chaine israélienne Channel 2, la candidate démocrate à l&rsquo;élection présidentielle américaine Hillary Clinton a promis qu&rsquo;elle travaillerait avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour préserver « l&rsquo;avantage militaire » stratégique (« Qualitative Military Edge ») de l&rsquo;Etat hébreu.</span></p>
<p class="x_MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cet « avantage militaire qualitatif » se définit comme la capacité́ à contrer et vaincre toute menace militaire conventionnelle venant d’un Etat, d’une éventuelle coalition d&rsquo;Etats ou d&rsquo;acteurs non-étatiques par l&rsquo;utilisation des moyens militaires supérieurs (armes, contrôle, renseignement, communication etc.), acquise en quantité́ suffisante. Aujourd’hui, chaque demande d’assistance sécuritaire du gouvernement israélien est évaluée conformément à une politique américaine qui consiste à faire respecter un avantage qualitatif militaire d’Israël sur ses voisins. </span></p>
<p class="x_MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jusqu&rsquo;au milieu des années 1960, le Département d&rsquo;État et les responsables du Pentagone estiment qu’Israël n&rsquo;a pas besoin d’armes américaines étant lui-même assez fort pour se défendre. Le premier changement politique majeur survient sous la présidence de John Kennedy, en 1962, avec la vente de missiles antiaériens Hawk à Israël, réalisée en dépit des objections du Département d&rsquo;Etat, mais seulement après que l&rsquo;Egypte a obtenu des bombardiers à longue portée par les Soviétiques. Lyndon Johnson fournit par la suite à Israël des chars et des avions, mais ces ventes sont contrebalancées par d’autres transferts d’armements avec les pays arabes. Les Etats-Unis cherchent alors à éviter de fournir dans la région un avantage militaire d’un Etat sur l’autre. Cette conception change en 1968 lorsque Johnson annonce la vente de jets Phantom à Israël. Cette vente fait des Etats-Unis le principal fournisseur d&rsquo;armes d’Israël. Elle marque également le début de la politique américaine visant à donner à Israël un avantage qualitatif militaire sur ses voisins. La décision de Johnson est alors basée sur les besoins d’Israël plutôt que sur la contribution potentielle de l’Etat hébreu aux intérêts américains de sécurité́. Au même moment, les relations entre la France et Israël se tendent avec l’attaque surprise de la chasse israélienne sur les aérodromes égyptiens. Fort de ses soupçons sur l’imminence d’un conflit, le 2 juin, le général De Gaulle décrète un embargo préventif sur les ventes d&rsquo;armes à destination du Proche-Orient. Pris entre les intérêts systémiques de son allié français et la perception d&rsquo;une menace à ses frontières, Israël fait le choix de l&rsquo;assaut. </span></p>
<p class="x_MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jusqu&rsquo;alors, les Américains ne considèrent pas qu&rsquo;Israël a un rôle à jouer dans la défense occidentale. Cette perception change peu à peu lorsque les Etats-Unis lui demandent de l&rsquo;aider à renforcer le régime du roi Hussein. Au début de cette décennie, il est devenu clair qu&rsquo;aucun Etat arabe ne peut ni ne veut contribuer à la défense occidentale au Moyen-Orient. </span></p>
<p class="x_MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les Etats-Unis accordent aujourd&rsquo;hui une aide militaire annuelle de 3 milliards de dollars à Israël, en vertu d&rsquo;un accord de dix ans signé en 2007 sous l&rsquo;administration du prédécesseur de Barack Obama, George W. Bush. Cet accord arrive à terme en 2017 et fait l&rsquo;objet de discussions entre les deux capitales pour son renouvellement. Ainsi, les Etats-Unis et Israël négocient depuis plusieurs mois les termes d&rsquo;un nouveau programme d&rsquo;aide militaire américaine à l&rsquo;Etat hébreu sur 10 ans. Il pourrait être réhaussé à 4 milliards de dollars.</span></p>
<p class="x_MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> « L’avantage militaire qualitatif » d’Israël est un paramètre intouchable de la relation israélo-américaine. Si les relations entre Benyamin Netanyahou et Barack Obama ont été exécrables, le président américain n’a pas dérogé à cette constante et a débloqué des fonds conséquents notamment pour le système anti-missile <i>Iron Dome</i>. Cela témoigne d’un soutien bi-partisan de longue date des Etats-Unis à l’égard d’Israël et cet état de fait devrait perdurer avec le prochain président américain, qu’il soit républicain ou démocrate.</span></p>
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