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	<title>Hamas | ELNET</title>
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	<title>Hamas | ELNET</title>
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		<title>La mue incertaine du Hamas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 May 2017 08:00:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Monde &#8211; Par Piotr Smolar Analyse. Le mouvement islamiste palestinien est à un moment charnière de son histoire avec la désignation à la tête de son bureau politique du pragmatique Ismaïl Haniyeh. Mais parler de virage paraît exagéré d’autant qu’aucun renoncement à la violence ne se profile. La croisée des chemins, ou le chemin [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Monde &#8211; Par Piotr Smolar</p>
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<p style="text-align: justify;">Analyse. Le mouvement islamiste palestinien est à un moment charnière de son histoire avec la désignation à la tête de son bureau politique du pragmatique Ismaïl Haniyeh. Mais parler de virage paraît exagéré d’autant qu’aucun renoncement à la violence ne se profile.</p>
<p style="text-align: justify;">La croisée des chemins, ou le chemin des croisés ? Rupture ou continuité ? Ainsi se résument les interrogations entourant les récents changements au sein du Hamas. Des changements individuels, parmi ses dirigeants, et idéologiques, avec l’adoption d’une nouvelle charte qui prétend décontaminer le mouvement sans bouleverser sa ligne. Parler de virage serait exagéré : aucun renoncement à la violence ne se profile. Mais il serait erroné de n’y voir qu’une continuité monolithe.</p>
<p style="text-align: justify;">La diversité des réactions à ces évolutions est un hommage indirect à l’opacité traditionnelle du mouvement islamique armé, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007. Elle témoigne aussi des tensions internes au sein du Hamas, écartelé entre ses ambitions, ses racines et les contraintes qu’il subit : le blocus israélo-égyptien, les pressions financières croissantes de l’Autorité palestinienne (AP) et son isolement sur le plan international.</p>
<p style="text-align: justify;">La première nouveauté est la succession de Khaled Mechaal à la tête du bureau politique. Il est remplacé par l’ancien premier ministre Ismaïl Haniyeh, son adjoint depuis 2013. Il cohabitera avec le nouveau chef local du Hamas, Yahya Sinouar, qui a passé vingt-deux ans dans les prisons israéliennes et convient parfaitement à l’aile militaire. Leur promotion coïncide avec l’adoption d’une charte. Elle recouvre le texte originel, daté de 1988, d’un vernis de pondération. Elle gomme ses formulations outrageusement antisémites et exprime des velléités de réconciliation entre factions palestiniennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Hamas accepte la perspective d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967, en guise de plate-forme commune avec le Fatah, la formation du président Mahmoud Abbas. Au regard de l’histoire, le geste est significatif mais bien tardif.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Une rupture violente</h2>
<p style="text-align: justify;">Après sa création en 1987, le Hamas a prospéré comme une alternative religieuse et radicale au Fatah, engagé sur la voie du dialogue avec Israël en vue de la création d’un Etat palestinien. Les accords d’Oslo (1993) avaient dessiné un chemin vers cet horizon, tandis que le Hamas dénonçait tout compromis avec l’occupant, ennemi jugé illégitime. Mais les obstacles et le manque de volonté ont fait échouer ce projet, laissant un gâteau à moitié cuit : l’AP.</p>
<p style="text-align: justify;">Dépendante de l’étranger pour son financement et d’Israël pour la sécurité et l’administration en zone C, qui représente 60 % de la Cisjordanie, l’AP a fini par concentrer le ressentiment de la population. La corruption impunie, le clientélisme et l’absence de toute élection nationale aux échéances prévues ont imposé l’idée d’un système paralysé, voué uniquement à sa propre pérennité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Hamas, lui, dirige Gaza depuis dix ans. Il est confronté à la gestion d’un quotidien misérable, donc à l’usure du pouvoir, même si, sur le plan sécuritaire, il tient sans faiblesse la population de deux millions d’habitants. En 2006, il avait participé aux élections législatives palestiniennes afin de prendre toute sa place au sein du système politique. Mais sa spectaculaire victoire a provoqué une embolie du système, accélérée par la mise en place du blocus par Israël. La rupture entre le Fatah et le Hamas fut violente. Des années de vengeance et d’anathèmes suivirent, au grand bénéfice de la droite israélienne, pourvue d’un argument en or pour ne pas avancer vers la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux factions signèrent un accord de réconciliation en 2011, puis acceptèrent de former un gouvernement d’unité nationale, en avril 2014, après l’échec d’un cycle de négociations avec Israël. Mais la guerre à Gaza, la troisième en dix ans, ruina ces efforts. Les membres du Hamas apparurent aux yeux du grand public comme les résistants au front, tandis que l’AP gérait la soumission aux Israéliens, cherchant l’appui de la communauté internationale. Depuis, les deux parties clament qu’elles veulent la réconciliation, mais leurs actes disent le contraire.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Promesse d’explosions futures de violence</h2>
<p style="text-align: justify;">Le Hamas est à un moment charnière. La volonté de l’administration Trump de relancer des négociations de paix va l’obliger à sortir du flou. Il existe un consensus en son sein pour écarter, dans l’immédiat, un conflit avec Israël. Au contraire, la tentation d’un cessez-le-feu à long terme paraît forte, mais elle réclame le règlement de la question sensible des prisonniers. Le Hamas veut la remise en liberté des Palestiniens relâchés au moment de l’accord concernant le soldat Gilad Shalit, puis arrêtés de nouveau en juin 2014. Il dispose pour cela d’un moyen de pression : les deux civils israéliens qu’il détient, en plus peut-être des corps de deux soldats tués à l’été 2014. Le Hamas entretient le mystère sur ce sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans sa nouvelle charte, le mouvement armé ne fait plus référence aux Frères musulmans. Il clame son inscription exclusive dans le paysage palestinien. Son isolement limite ses options extérieures. Pour les projets de développement, il compte sur les pays arabes, notamment le Qatar, et la Turquie. Pour la course aux armements, il mise sur l’Iran. Certains de ses dirigeants font preuve de naïveté en croyant qu’une simple révision de sa charte permettra au Hamas de se débarrasser de l’étiquette terroriste et de devenir un interlocuteur légitime pour les diplomates occidentaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis longtemps, ils envisagent une évolution sur le modèle du Hezbollah libanais, avec une aile militaire puissante, une toile d’actions sociales et un parti investi dans la politique nationale. Or, la situation économique, sociale, sanitaire, écologique à Gaza, épuise tous les qualificatifs alarmistes. Dans ce contexte, la décision de l’AP d’assécher les flux financiers vers Gaza ressemble à une promesse d’explosions futures de violence.</p>
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		<title>Hamas : Ismaïl Haniyeh, le pragmatisme au pouvoir ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 May 2017 08:07:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Le Monde &#8211; Aymeric Janier L’ancien premier ministre palestinien a été désigné à la tête du mouvement islamiste, en remplacement de Khaled Mechaal. Son défi : briser l’isolement du groupe, né en 1987. Sera-t-il le parangon de la réforme ou, au contraire, le chantre du statu quo ? A 54 ans, Ismaïl Haniyeh a été désigné samedi à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Le Monde &#8211; Aymeric Janier</p>
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<p>L’ancien premier ministre palestinien a été désigné à la tête du mouvement islamiste, en remplacement de Khaled Mechaal. Son défi : briser l’isolement du groupe, né en 1987.</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Sera-t-il le parangon de la réforme ou, au contraire, le chantre du statu quo ? A 54 ans, Ismaïl Haniyeh a été désigné samedi à la tête du bureau politique du mouvement islamiste palestinien Hamas, au terme d’un long processus interne frappé d’opacité. <em>Middle East Eye</em>, <em>Ynetnews</em></li>
<li style="text-align: justify;">Depuis 1996, ce poste était occupé par Khaled Mechaal, qui vivait au Qatar et représentait surtout le « pôle extérieur » de l’organisation, par opposition au « pôle de Gaza », dirigé jusqu’à tout récemment par Ismaïl Haniyeh, avant son remplacement par Yahya Sinouar.</li>
<li style="text-align: justify;">A présent que la transition est achevée, que va-t-il advenir du Mouvement de la résistance islamique, fondé en décembre 1987 pour porter le flambeau de la lutte contre Israël et considéré comme terroriste par l’Etat hébreu, les Etats-Unis et l’Union européenne, entre autres ?</li>
<li style="text-align: justify;">Né dans le camp de réfugiés de Chati (nord-ouest de la bande de Gaza), Ismaïl Haniyeh, qui a exercé brièvement les fonctions de premier ministre de l’Autorité palestinienne de février 2006 à juin 2007, est perçu comme une personnalité <em>« pragmatique »</em>. <em>Al-Jazira</em></li>
<li style="text-align: justify;">A cet égard, d’aucuns subodorent qu’il va s’attacher en priorité – sans garantie de réussite – à briser l’image mortifère accolée au Hamas et à sa branche armée, les brigades Ezzedine Al-Qassam. Objectif : rompre l’isolement du groupe sur la scène internationale. <em>BBC</em></li>
<li style="text-align: justify;">La nouvelle doctrine du mouvement, présentée il y a quelques jours, s’inscrit dans le cadre de cette volonté d’assouplissement relatif. Dans ce document d’orientation – le premier à être publié depuis la charte d’août 1988 – le Hamas se dit en effet prêt à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967, sans toutefois reconnaître le droit d’Israël à exister. <em>Haaretz</em>, <em>CNN</em></li>
<li style="text-align: justify;">Il prend aussi ses distances avec les Frères musulmans, qui furent longtemps sa matrice identitaire et idéologique. Sans doute pour mieux se rapprocher de l’Egypte et apparaître plus « fréquentable ». Un changement de ton qui n’a pas l’heur de plaire à tout le monde, et notamment au Jihad islamique, l’autre mouvement islamiste palestinien. Lequel n’escompte pas céder le moindre pouce de terrain face à <em>« l’ennemi sioniste »</em>. <em>The Times of Israel</em></li>
</ul>
<p>&nbsp;<br />
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		<title>Leila Seurat : «Le Hamas cherche à s&#039;imposer comme interlocuteur»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 May 2017 08:16:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Le Figaro &#8211; Cyril Louis INTERVIEW &#8211; Pour la chercheuse, le mouvement palestinien, qui vient de publier une nouvelle plateforme politique, n&#8217;opère cependant pas une révolution dans son attitude vis-à-vis d&#8217;Israël. Docteur en sciences politiques et chercheuse associée au Centre de recherches internationales, Leila Seurat a consacré sa thèse à la politique étrangère du [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Le Figaro &#8211; Cyril Louis</p>
<hr />
<p class="figp-art__chapo" style="text-align: justify;">INTERVIEW &#8211; Pour la chercheuse, le mouvement palestinien, qui vient de publier une nouvelle plateforme politique, n&rsquo;opère cependant pas une révolution dans son attitude vis-à-vis d&rsquo;Israël.</p>
<div class="figp-art__body figp-art__body--size-0">
<p style="text-align: justify;">Docteur en sciences politiques et chercheuse associée au Centre de recherches internationales, Leila Seurat a consacré sa thèse à la politique étrangère du Hamas (<i>Le Hamas et le monde</i>, 2015, CNRS éditions). Elle est la fille du sociologue Michel Seurat, enlevé au Liban en mai 1985 et dont la mort avait été annoncée un an plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>LE FIGARO. &#8211; Le Hamas, qui prône depuis sa création en 1987 la destruction de l&rsquo;État d&rsquo;Israël, a publié lundi un «document politique» dans lequel il fait pour la première fois référence à un État de la Palestine dans les frontières de 1967. Pourquoi un tel revirement?</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Leila SEURAT. &#8211;</b> L&rsquo;idée de rédiger ce document a pris corps en 2013 à l&rsquo;initiative de Khaled Mechaal, le chef du bureau politique, dans un contexte de profond bouleversement régional. Le soutien apporté par le Hamas à la révolution syrienne, qui l&rsquo;avait contraint peu auparavant à quitter Damas pour s&rsquo;installer à Doha (Qatar), entraîne à l&rsquo;époque la suspension du soutien financier de l&rsquo;Iran à sa branche politique. Les généraux égyptiens, qui viennent de déposer le président islamiste Mohammed Morsi et reprochent au Hamas sa proximité avec les Frères musulmans, ordonnent au même moment la destruction des tunnels de contrebande qui relient Gaza au reste du monde. Les graves difficultés économiques auxquelles le mouvement est dès lors confronté le poussent à lancer ce chantier &#8211; même si la nécessité de mettre à jour la charte du mouvement était en réalité identifiée depuis de nombreuses années.</p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-center" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170503XRGFIG00704"></figure>
<p style="text-align: justify;"><b>Pourquoi le Hamas n&rsquo;a-t-il pas fait le choix d&rsquo;annuler purement et simplement un document aussi problématique?</b></p>
<p style="text-align: justify;">La charte publiée en août 1988, au beau milieu de la première intifada, a été rédigée dans l&rsquo;urgence par un jeune élu du Hamas puis adoptée sans avoir fait l&rsquo;objet de réelles discussions. Sa dimension clairement antisémite, ponctuée par une référence au «Protocole des sages de Sion» ainsi qu&rsquo;à un hadith selon lequel le jour du Jugement ne viendra que lorsque les musulmans combattront les juifs, est la plus fréquemment dénoncée. Mais le rejet des frontières de 1967 ainsi que les appels à la destruction de l&rsquo;État d&rsquo;Israël ont aussi été critiqués par une partie du mouvement bien avant que la communauté internationale n&rsquo;en tire argument pour justifier sa politique de boycott. Pour autant, il n&rsquo;a jamais vraiment été question d&rsquo;abroger ce document. Le Hamas se présente en effet comme un mouvement fidèle à son histoire et insensible aux influences extérieures, contrairement à l&rsquo;Organisation de libération de la Palestine qui a amendé sa charte pour engager des négociations avec Israël.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Quelle est la portée du «document» publié lundi soir?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Khaled Mechaal dit clairement qu&rsquo;il a vocation à exprimer ce que sont aujourd&rsquo;hui les positions du Hamas. L&rsquo;article 16, qui stipule que le mouvement «ne combat pas les juifs parce qu&rsquo;ils sont juifs mais les sionistes parce qu&rsquo;ils occupent la Palestine», constitue à cet égard la nouveauté la plus significative. Pour le reste, ce document n&rsquo;introduit pas de révolution mais il synthétise les différentes évolutions amorcées au cours des dix dernières années. La référence aux frontières de 1967, présentée comme «une formule de consensus nationale», n&rsquo;est ainsi pas totalement nouvelle. Elle avait été amorcée par le cheikh Ahmed Yassine, fondateur du mouvement, ainsi que dans les divers accords de réconciliation signés entre le Hamas et le Fatah. Dans le même temps, le Hamas persiste dans son refus de reconnaître l&rsquo;État d&rsquo;Israël et continue à définir la Palestine historique comme une terre islamique appartenant au peuple palestinien. Il réaffirme par ailleurs que la lutte armée est un «droit légitime».</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Cet aggiornamento n&rsquo;est-il pas trop timide pour avoir un impact sur la façon dont le Hamas est perçu?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Si on l&rsquo;envisage comme un plan une sorte de «plan marketing», sa mise en œuvre me semble au contraire à ce stade plutôt efficace. De nombreux médias s&rsquo;appuient sur la référence aux frontières de 1967 pour présenter la publication de ce document comme une révolution. C&rsquo;est exactement le but recherché par le mouvement, qui cherche à minimiser ses points de désaccords avec l&rsquo;Organisation de libération de la Palestine ainsi qu&rsquo;à inscrire son combat dans le cadre de la légalité internationale. Cet appel du pied aux pays arabes et à l&rsquo;Occident vise à l&rsquo;évidence à imposer le Hamas comme un interlocuteur complémentaire, voire préférable, au Fatah.</p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-center" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170503XRGFIG00705"></figure>
<p style="text-align: justify;"><b>Les États-Unis et l&rsquo;Europe semblent pourtant bien loin d&rsquo;infléchir leur position…</b></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est exact. À la différence de la Norvège et de la Suisse, qui ont noué le dialogue avec ce mouvement et l&rsquo;assument, la plupart des pays européens persistent officiellement à le boycotter tant qu&rsquo;il ne renoncera pas à la violence et qu&rsquo;il ne reconnaîtra pas l&rsquo;existence d&rsquo;Israël &#8211; même si plusieurs d&rsquo;entre eux, dont la France, entretiennent ou ont entretenu des contacts officieux avec ses représentants. Le Hamas ne se fait, à cet égard, pas beaucoup d&rsquo;illusion à court terme.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Le mouvement se dit aujourd&rsquo;hui prêt à signer une trêve de longue durée avec Israël. Est-il concevable qu&rsquo;il accepte un jour un accord de paix?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il me semble que oui. Ses détracteurs dépeignent souvent le Hamas comme un mouvement fanatique et intransigeant. L&rsquo;obstination avec laquelle ils défendent leurs positions depuis dix ans, y compris en faisant payer le prix de leur obstination à la population civile de la bande de Gaza, montre qu&rsquo;il y a une part de vrai dans cette description. Mais l&rsquo;histoire montre que le Hamas est aussi capable d&rsquo;une grande plasticité idéologique dès lors qu&rsquo;il s&rsquo;agit de défendre ses intérêts.</p>
</div>
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		<title>Crise de l’électricité à Gaza : Abbas engage un bras de fer avec le Hamas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 May 2017 08:16:34 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[L’Iran et ses proxys]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par le Monde &#8211; Piotr Smolar Le président de l’Autorité palestinienne a décidé de ne pas payer la facture pour le territoire. Un coup de force pour pousser le mouvement islamiste à renoncer au contrôle de Gaza, sous blocus égyptien et israélien. Mahmoud Abbas avait récemment annoncé « des mesures sans précédent » pour obliger le Hamas à renoncer [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par le Monde &#8211; Piotr Smolar</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Le président de l’Autorité palestinienne a décidé de ne pas payer la facture pour le territoire. Un coup de force pour pousser le mouvement islamiste à renoncer au contrôle de Gaza, sous blocus égyptien et israélien.</p>
<p style="text-align: justify;">Mahmoud Abbas avait récemment annoncé <em>« des mesures sans précédent » </em>pour obliger le Hamas à renoncer au contrôle de la bande de Gaza. Le président de l’Autorité palestinienne (AP) tient parole. Il a décidé, dans la soirée du mercredi 26 avril, de ne pas payer la facture d’électricité pour le territoire palestinien. <em>« Ils nous ont annoncé qu’ils ne procéderont pas au paiement habituel de 40 millions de shekels</em> [10,4 millions d’euros]<em>, pour le mois d’avril », </em>expliquait-on jeudi au Cogat, l’administration israélienne chargée de coordonner les actions du gouvernement dans les territoires.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le Hamas doit faire un choix,</em> justifie Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). <em>Il ne peut plus gouverner sans responsabilité, avec les fonds de l’AP. C’est une façon de lui adresser un message, au nom de l’indispensable unité nationale. Hélas, la population va en subir les conséquences. » </em>La seule centrale électrique de Gaza marche à 50 % de ses capacités et doit régulièrement fermer, faute de fuel. Il y a quelques jours, elle s’est arrêtée de fonctionner car elle arrivait au bout de ses réserves, livrées en catastrophe en janvier par le Qatar et la Turquie. Selon les informations du <em>Monde</em>, Getco, la compagnie d’électricité à Gaza, a perçu 20 millions d’euros de la part des consommateurs gazaouis après ces livraisons d’urgence. Pas un shekel n’a été transféré à Ramallah, provoquant la fureur de l’AP.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Aide immédiate</h2>
<p style="text-align: justify;">Le pari de l’Autorité palestinienne est d’abord politique. Puisque la réconciliation entre factions n’avance pas, le bras de fer commence, en prenant les deux millions d’habitants de Gaza comme témoins et otages. Le face-à-face avec le Hamas se dessine depuis des semaines. Le 7 avril, Rami Hamdallah, le premier ministre palestinien, avait défendu des baisses sévères dans les salaires versés aux dizaines de milliers d’employés dans le secteur public à Gaza. Le Hamas <em>« garde pour lui les revenus, tandis que l’AP a dépensé plus de 17 milliards de dollars </em>[15,6 milliards d’euros]<em> dans la bande de Gaza au cours des dix dernières années »</em>, a déclaré M. Hamdallah, sans précisions sur ce chiffre.</p>
<p style="text-align: justify;">La crise de l’électricité survient avant la visite de Mahmoud Abbas à Washington, le 3 mai. Elle pourrait être suivie du gel des salaires pour l’encadrement administratif dans les structures de soins, à Gaza. <em>« Abbas utilise l’argent pour faire pression sur le Hamas, en faisant le pari que personne ne soutiendra le mouvement,</em> décrypte un diplomate européen.<em> Ni l’Egypte, ni le Qatar, ni la Turquie. Il doit montrer qu’il est dur avec les terroristes avant d’aller aux Etats-Unis, et profite du fait de détenir, pour une fois, un vrai levier. » </em>Le « raïs » sera reçu à la Maison Blanche par Donald Trump, qui compte se rendre en Israël le 22 mai. L’administration américaine rêve de convoquer une conférence de paix avec la Jordanie et l’Egypte.</p>
<p style="text-align: justify;">Le coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix, Nikolaï Mladenov, a rencontré jeudi à Ramallah le ministre palestinien des finances, Choukri Bichara. Celui-ci a paru nier le gel du paiement, comme si l’AP jouait au bluff. Le risque d’une escalade inquiète. <em>« Un nouveau conflit à Gaza serait plus dévastateur et éclipserait les opérations militaires précédentes</em>, confie M. Mladenov au <em>Monde. Personne ne peut se le permettre. Voilà pourquoi il est temps pour le Hamas de parvenir à un compromis avec l’AP. » </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le 19 avril, M. Mladenov avait publié un communiqué alarmiste sur la crise de l’électricité, interpellant le Hamas : <em>« Les autorités de facto à Gaza doivent s’assurer de l’amélioration des taux de prélèvement et du versement des revenus collectés à Gaza aux autorités palestiniennes légitimes, afin de permettre l’approvisionnement en fuel et en électricité. » </em>Plus de deux tiers des habitants ne paient pas leurs factures. En moyenne, ils n’ont que quatre heures de courant par jour. Les services d’urgence, les installations d’eau dépendent de générateurs supplémentaires, très coûteux.</p>
<p style="text-align: justify;">Gaza reçoit aussi de l’électricité en provenance d’Israël (120 MW) et d’Egypte (28 MW). En septembre 2016, l’AP et le Cogat avaient conclu un accord pour régler la dette énorme due à la Compagnie israélienne d’électricité (IEC), soit 2 milliards de shekels (520 millions d’euros). Robert Piper, le coordinateur de l’ONU chargé de l’aide humanitaire pour les Palestiniens, a annoncé, jeudi, le déblocage d’une aide immédiate de 500 000 dollars. Cette somme servira à fournir du fuel aux installations de dessalement de l’eau et aux hôpitaux, qui menaçaient de se retrouver sans courant.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Normalement cet argent donnerait un répit de trois mois</em>, explique M. Piper,<em> mais on mise plutôt sur six à huit semaines, à cause de l’arrêt de la centrale électrique. » </em>Sur le fond, cette aide d’urgence ne résout rien. L’ONU voudrait promouvoir un accord qui permettrait à l’AP de reprendre le contrôle des points d’entrée vers Gaza et de la compagnie Getco. Mais le Hamas rejette toute forme de pression de Ramallah.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Conflit Israélo-palestinien: La paix maintenant?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 11:33:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un entretien accordé au Jerusalem Post le 24 mars dernier, Amos Gilad, ancien général de Tsahal, a déclaré qu’Israël avait aujourd’hui une opportunité historique de renforcer ses liens avec le monde arabe mais également avec les Etats-Unis, ce qui pourrait permettre de sceller l’accord de paix tant attendu entre Israéliens et Palestiniens. L’ancien directeur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un entretien accordé au Jerusalem Post le 24 mars dernier, Amos Gilad, ancien général de Tsahal, a déclaré qu’Israël avait aujourd’hui une opportunité historique de renforcer ses liens avec le monde arabe mais également avec les Etats-Unis, ce qui pourrait permettre de sceller l’accord de paix tant attendu entre Israéliens et Palestiniens. L’ancien directeur de Division de la recherche des Renseignements militaires, ancien porte-parole de l’armée et secrétaire militaire du Premier ministre, croit en la médiation des Etats arabes sunnites modérés et pense qu’il faut saisir cette chance maintenant.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir passé 13 ans comme officier de liaison avec l’Egypte, la Jordanie et les Palestiniens, Amos Gilad sait comment bâtir des relations de confiance dans cette région si chaotique. Il est l’homme qui a très vite décelé la menace que représente un Iran nucléarisé – il avait informé le Cabinet de sécurité israélien en 1996 déjà- , et qui a vite compris que Yasser Arafat préparait l’intifada (la guerre des pierres) au début des années 2000. Il qualifie l’ancien leader palestinien de « <em>méga terroriste </em>» et estime que ce fut une erreur de négocier avec « <em>quelqu’un qui s’entourait de meurtriers </em>». Il avait passé un nombre d’heures incalculable à ses côtés, en Roumanie, en Egypte, en Jordanie ou encore dans les Territoires et assure, du fait des liens étroits de Yasser Arafat avec le Hamas, qu’il voulait la destruction d’Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Amos Gilad fait davantage confiance à Mahmoud Abbas, du fait de son engagement dans le maintien de la coopération sécuritaire israélo-palestinienne. S’il ignore si l’actuel président de l’Autorité palestinienne a les épaules pour assumer un accord de paix, il estime qu’aucune initiative unilatérale doit être prise par Israël, car « <em>elle causerait une confrontation </em>». Et si le processus de paix ne se réenclenche pas maintenant et que le leader palestinien fait machine arrière, assure-t-il, son successeur sera bien plus hargneux et le Hamas profitera inévitablement de la situation. Il faut donc saisir ce moment où Israël n’est pas confronté à une menace conventionnelle pour engager des pourparlers.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré le danger que représente l’Iran avec l’arsenal qu’il s’est constitué &#8211; 100 000 roquettes et missiles -, Amos Gilad prédit que l’organisation terroriste sera vaincue.</p>
<p style="text-align: justify;">En somme, l’ancien général israélien liste trois étapes nécessaires pour aboutir à la paix : poursuivre la coopération avec les pays arabes sunnites, entamer des négociations avec les Palestiniens et approfondir l’alliance avec les Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">S’agissant des liens avec l’Europe, il peine à saisir pourquoi la majorité des Etats qui la constituent, condamnent systématiquement Israël mais acceptent volontiers de collaborer avec lui pour bénéficier de son expertise sur les questions de sécurité. C’est pourquoi il nécessaire pour l’Etat hébreu de « travailler » son « avantage diplomatique qualitatif » au-delà même de son « avantage militaire qualitatif ».</p>
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		<title>Yahya Sinwar, un faucon à la tête du Hamas à Gaza</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Mar 2017 07:51:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Figaro &#8211; Par Cyrille Louis PORTRAIT &#8211; Israël redoute une nouvelle conflagration avec l&#8217;ascension de cet ancien chef de la branche armée du mouvement islamiste. De notre envoyé spécial à Gaza Qu&#8217;a bien pu murmurer Yahya Sinwar à l&#8217;oreille du mort? Regard sombre, visage fermé, le nouveau chef du Hamas dans la bande de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="figp-art__chapo" style="text-align: justify;">Le Figaro &#8211; Par Cyrille Louis</p>
<hr />
<p class="figp-art__chapo" style="text-align: justify;">PORTRAIT &#8211; Israël redoute une nouvelle conflagration avec l&rsquo;ascension de cet ancien chef de la branche armée du mouvement islamiste.</p>
<div class="figp-art__body figp-art__body--size-0">
<p style="text-align: justify;"><i>De notre envoyé spécial à Gaza</i></p>
<p style="text-align: justify;">Qu&rsquo;a bien pu murmurer Yahya Sinwar à l&rsquo;oreille du mort? Regard sombre, visage fermé, le nouveau chef du Hamas dans la bande de Gaza a fait une entorse à son habituelle discrétion en s&rsquo;affichant, samedi 25 mars, au milieu de la foule et des miliciens en armes venus accompagner Mazen Foqaha vers sa dernière demeure. Cadre de la branche militaire du mouvement et ancien camarade de cellule de Sinwar, celui-ci avait été abattu la veille au soir de quatre balles dans la tête au sous-sol de son immeuble. Un travail de professionnel, doublé d&rsquo;un affront cinglant à celui qui s&rsquo;apprête à prendre les rênes de l&rsquo;enclave palestinienne.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;élection de Yahya Sinwar à la tête du bureau politique du Hamas, annoncée début février, a été commentée en Israël comme le signe d&rsquo;une inquiétante radicalisation. Les experts du mouvement islamiste voient en lui un «dur» proche des Brigades Ezzedine el-Qassam, qui a fait de leur réarmement après la guerre de l&rsquo;été 2014 une priorité et n&rsquo;hésitera pas à entraîner le Territoire palestinien dans une nouvelle confrontation. Les dirigeants islamistes dénoncent pour leur part une «caricature». Ils assurent que leur nouveau patron veut avant tout améliorer le quotidien d&rsquo;une population éprouvée par l&rsquo;enfermement et la répétition des flambées de violences. Salah el-Bardawil, membre du bureau politique et ami d&rsquo;enfance de l&rsquo;intéressé, promet: «Loin de vouloir nous entraîner vers le précipice, il va renforcer la stabilité et le calme à la frontière pour pouvoir se concentrer sur la situation économique et sociale.»</p>
<p style="text-align: justify;">Né en 1962, Yahya Sinwar a grandi dans le camp de réfugiés de Khan Younès, au sud de la bande de Gaza, avant d&rsquo;intégrer le Hamas au tout début de la première intifada. Étudiant en littérature arabe à l&rsquo;université islamique, il se rapproche du cheikh Ahmed Yassine, fondateur du mouvement, qui le charge de créer un embryon de police politique. Tandis que son camarade Salah Shehadeh fonde ce qui deviendra la branche armée, lui s&rsquo;attelle à la traque des Palestiniens qui travaillent pour Israël ou exhibent une moralité douteuse. Sous ses ordres, les «unités du djihad et de la prédication» (Majd en arabe) se forgent une sinistre réputation en brûlant des débits de boissons et des stocks de revues pornographiques. Mais aussi en torturant et en éliminant les traîtres à la cause.</p>
<p style="text-align: justify;">Soupçonné par les services de renseignements israéliens d&rsquo;avoir personnellement exécuté douze «collaborateurs», Sinwar est arrêté en 1988 et condamné l&rsquo;année suivante à trente ans de réclusion pour quatre de ces meurtres. Les extraits de ses interrogatoires, opportunément publiés par le site Walla peu après son élection, font froid dans le dos. Le futur chef du Hamas, alors interrogé sur son implication dans le meurtre de tel Palestinien soupçonné de travailler pour l&rsquo;ennemi, y détaille: «Nous l&rsquo;avons frappé et l&rsquo;avons interrogé jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il avoue ses liens avec les services israéliens. Nous avons alors décidé de le tuer et je l&rsquo;ai étranglé avec un keffieh. Puis nous avons creusé une fosse où nous l&rsquo;avons enterré &#8211; et nous sommes rentrés chez nous.»</p>
<h2 style="text-align: justify;">Parmi les mille détenus échangés contre Gilad Shalit</h2>
<p style="text-align: justify;">Nimbé de ces états de service et apprécié de ses codétenus islamistes pour la simplicité de ses manières, Sinwar s&rsquo;impose vite comme l&rsquo;un de leurs représentants auprès de l&rsquo;administration pénitentiaire. Il apprend l&rsquo;hébreu, s&rsquo;inscrit à des cours par correspondance auprès d&rsquo;une université israélienne et échafaude à ses heures perdues plusieurs plans d&rsquo;évasion qui sont à chaque fois démasqués. Des contacts soutenus avec l&rsquo;extérieur font de lui un acteur clé dans les négociations engagées par Israël après la capture du soldat Gilad Shalit. Son frère Mahmoud, qui a entre-temps pris du galon au sein des Brigades Ezzedine el-Qassam, insiste en 2011 pour que Yahya Sinwar figure parmi les mille détenus palestiniens que l&rsquo;État hébreu relâchera en échange du jeune homme. Accueilli en héros lors de son retour à Gaza, il appelle aussitôt les Brigades Ezzedine el-Qassam à capturer d&rsquo;autres Israéliens pour obtenir la libération des camarades restés en prison…</p>
<p style="text-align: justify;">Son ascension au sein du mouvement, forcément enveloppé de mystère, frappe rétrospectivement par son caractère fulgurant. Le département d&rsquo;État américain, qui l&rsquo;a inscrit dès 2015 sur sa liste des terroristes, ne s&rsquo;y est pas trompé. «Il a intégré le bureau politique lors des élections de 2012 pour y prendre en charge les questions de sécurité, avant de s&rsquo;atteler deux ans plus tard aux relations avec la branche armée», révèle Ayman Rafaati, directeur d&rsquo;un centre de recherche affilié au Hamas, qui lui a récemment consacré une notice biographique. «Sinwar a clairement mis cette période à profit pour réformer et renforcer les Qassam, y compris en écartant les éléments soupçonnés de dérive affairiste ou de compromission morale, puis pour peser sur un processus électoral dont il est sorti vainqueur», affirme un observateur occidental. Résolu à faire libérer ses camarades toujours détenus, il a en outre personnellement pris en main les négociations sur le sort de deux soldats israéliens disparus durant la guerre de l&rsquo;été 2014.</p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-center" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170329XRGFIG00711"></figure>
<p style="text-align: justify;">Gênés par la réputation de brute aveugle dont Israël s&rsquo;est empressé de l&rsquo;affubler, les responsables du Hamas décrivent au contraire Sinwar comme un pragmatique. «Il compte notamment durcir le ton contre les éléments extrémistes (inspirés par l&rsquo;idéologie salafiste djihadiste) qui cherchent à provoquer un embrasement en tirant des roquettes contre Israël», soutient Ayman Rafaati. Salah el-Bardawil souligne pour sa part que Sinwar appliquera scrupuleusement la ligne politique définie par le mouvement. «Rappelez-vous d&rsquo;Avigdor Lieberman, sourit-il en évoquant le tribun ultranationaliste propulsé il y a un an à la tête du ministère israélien de la Défense. Il promettait de mettre Gaza à feu et à sang quand il était dans l&rsquo;opposition, mais s&rsquo;est brusquement assagi en intégrant le gouvernement. Attendez-vous à ce que ce soit un peu pareil avec Sinwar…»</p>
<p style="text-align: justify;">Ces mots visent sans doute à rassurer les habitants de la bande de Gaza, inquiets à l&rsquo;idée que la montée en puissance des «durs» du Hamas ne débouche à court ou moyen terme sur une nouvelle conflagration. Plus qu&rsquo;en chef de guerre, c&rsquo;est en incorruptible proche du peuple que ses proches s&rsquo;attachent donc à le dépeindre. «Ils louent son tempérament travailleur et ascétique, éclaire l&rsquo;observateur occidental, pour mieux souligner la rupture avec l&#8217;embourgeoisement souvent reproché aux “politiques” qui sont au pouvoir depuis dix ans.»</p>
<p style="text-align: justify;">Résistera-t-il pour autant à la tentation, constante chez les dirigeants du mouvement, d&rsquo;engager une nouvelle épreuve de force avec Israël pour faire oublier le naufrage de la bande de Gaza? L&rsquo;assassinat de Mazen Foqaha constitue à cet égard un test important. Le Hamas s&rsquo;est empressé d&rsquo;accuser Israël, les appels à riposter par la force se sont multipliés, mais Yahya Sinwar garde pour l&rsquo;heure le silence. Seul le défunt, à l&rsquo;oreille duquel il a ostensiblement glissé quelques mots le jour de ses obsèques, connaît ses intentions.</p>
</div>
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		<title>Le Hamas s’apprête à amender sa charte pour sortir de l’isolement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2017 08:27:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Le Monde &#8211; Piotr Smolar Le mouvement islamiste palestinien, qui contrôle la bande de Gaza, est prêt à reconnaître les frontières de 1967 et à prendre ses distances avec les Frères musulmans. Simple ravalement de façade ou véritable inflexion idéologique ? La publication, annoncée comme imminente, par le Hamas d’une nouvelle charte, vingt-neuf ans après [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Le Monde &#8211; Piotr Smolar</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">
Le mouvement islamiste palestinien, qui contrôle la bande de Gaza, est prêt à reconnaître les frontières de 1967 et à prendre ses distances avec les Frères musulmans.</p>
<p style="text-align: justify;">Simple ravalement de façade ou véritable inflexion idéologique ? La publication, annoncée comme imminente, par le Hamas d’une nouvelle charte, vingt-neuf ans après celle de ses débuts, suscite la curiosité. Non pas chez les Gazaouis, dont la vie quotidienne reste corsetée et misérable, mais chez les experts du mouvement islamiste armé palestinien, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007. <em>« L’ère de l’idéologie s’achève, </em>ose même l’analyste Ibrahim Al-Madhoun, proche du Hamas. <em>Ce qui mobilise les gens aujourd’hui, ce sont leurs propres intérêts. » </em></p>
<p style="text-align: justify;">La nouvelle charte devrait être présentée depuis Doha (Qatar) par Khaled Meshaal dans les prochains jours, indiquent des sources à Gaza. Il s’agira d’une forme de testament pour le chef politique du Hamas, qui s’apprête à quitter ses fonctions. Le document a fait l’objet de tractations internes depuis des mois pour ajuster les formulations.</p>
<figure class="illustration_haut   " style="text-align: justify;"><img class="lazy-retina" title="KARIM JAAFAR / AFP" src="http://s2.lemde.fr/image/2017/03/24/534x0/5100105_6_4b68_le-chef-du-hamas-khaled-meshaal-en_6380056965b5c68c5bf89f5e21fbf1ad.jpg" alt="Le chef du Hamas, Khaled Meshaal, en conférence de presse à Doha (Qatar), où il est exilé, en 2014." width="534" data-lazyload="false" /><figcaption class="legende" data-caption="Le chef du Hamas, Khaled Meshaal, en conférence de presse à Doha (Qatar), où il est exilé, en 2014.">Le chef du Hamas, Khaled Meshaal, en conférence de presse à Doha (Qatar), où il est exilé, en 2014. <span class="source_image" data-copyright="KARIM JAAFAR / AFP">KARIM JAAFAR / AFP</span></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le Hamas rassemble ainsi des évolutions sémantiques et stratégiques qui sont déjà apparues dans les discours de ses dirigeants ces dernières années. <em>« Ces changements ont été opérés depuis longtemps,</em> soupire Raji Sourani, directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme. <em>Les Américains, les Européens et les Israéliens savent tout cela. C’est de l’emballage. »</em></p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Répondre aux accusations d’antisémitisme</h2>
<p style="text-align: justify;">L’objectif prioritaire est de répondre aux accusations d’antisémitisme qui escortent le mouvement depuis sa création et expliquent son isolement au sein de la communauté internationale. <em>« Notre charte en 1988 était un appel à la mobilisation pendant la première Intifada, elle ne prenait pas en compte la perception internationale,</em> reconnaît Ahmed Youssef, figure politique modérée du Hamas. <em>Les Israéliens ont toujours exploité cela contre nous. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette fois, le mouvement veut se concentrer sur la lutte contre l’expropriation de la terre palestinienne, en minimisant la dimension religieuse de l’affrontement. <em>« Le Hamas distingue, d’une part, les juifs et le judaïsme, et d’autre part l’occupation et le projet sioniste »,</em> est-il écrit dans la charte, dont <em>Le Monde</em> a eu connaissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne va pas jusqu’à reconnaître Israël, estimant qu’un tel geste, déjà accompli par l’Organisation de libération de la Palestine, n’a pas été suivi d’effets. Toutefois, le mouvement islamiste accepte l’idée d’un Etat palestinien limité : non pas de la Méditerranée au Jourdain, mais dans les frontières antérieures à la guerre de 1967, avec Jérusalem pour capitale et le droit au retour des réfugiés.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">« Nous ne sommes le mandataire de personne »</h2>
<p style="text-align: justify;">Cette position avait déjà été exprimée fin 2012 par Khaled Meshaal. Selon la future charte, elle permet de définir une <em>« base commune avec toutes les factions palestiniennes »,</em> en particulier le Fatah du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. En outre, le Hamas reconnaît la légitimité de toutes les formes de <em>« résistance » </em>contre l’occupation israélienne<em>,</em> et pas seulement la lutte armée. Mais pas question, bien entendu, d’un quelconque désarmement, même si le Hamas n’a aucun intérêt aujourd’hui à un nouvel affrontement avec l’armée israélienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre détail important dans le texte : nulle référence n’y est faite aux Frères musulmans, alors que le Hamas disait en être une branche en 1988. <em>« Nous souhaitons garder une distance égale avec tous les acteurs,</em> explique Ahmed Youssef<em>. Les Frères représentent une question controversée dans certains pays arabes. Mais l’Iran non plus n’est pas mentionné dans la charte. Nous ne sommes le mandataire de personne. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">En se concentrant sur la question palestinienne, le mouvement islamiste espère échapper aux disputes entre ses différents parrains : l’Iran pour sa branche militaire, le Qatar et la Turquie pour l’assistance financière, sans parler de l’Egypte, qui contrôle le point de passage de Rafah dans le Sinaï. En adoptant une position plus neutre par rapport aux Frères musulmans, la direction politique du Hamas veut satisfaire une demande pressante du président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">La réconciliation avec le Fatah au point mort</h2>
<p style="text-align: justify;">La publication de la nouvelle charte interviendra à un moment crucial, au terme du renouvellement de la direction du mouvement. Yahya Sinouar, qui a passé vingt-deux ans dans les geôles israéliennes, vient d’être désigné à sa tête dans la bande de Gaza. Sans expérience politique, il a fait une apparition devant les caméras, mercredi 22 mars, lors d’une cérémonie en hommage au fondateur du Hamas, le cheikh Yassine, tué par une frappe israélienne en 2004. Une façon de s’inscrire dans la continuité historique du mouvement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les changements prennent du temps »,</em> souligne l’analyste indépendant Omar Shaban :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le but du Hamas est d’être accepté par la communauté internationale, de ne plus être acculé dans un coin et d’entrer dans un système politique légitime. Mais ici à Gaza, les gens jugeront aux faits, dans leur quotidien. On attend leurs actions sur la société civile, la place des femmes ou les impôts. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’un des indices de la mue du Hamas sera son attitude vis-à-vis des initiatives de l’Autorité palestinienne. La réconciliation avec le Fatah n’avance pas d’un pouce. L’Autorité a annoncé la tenue des élections locales le 13 mai, après leur report en septembre 2016. Le Hamas, vexé de ne pas avoir été consulté au préalable, refuse cette fois d’y participer. En outre, elle reprend espoir dans la possibilité d’un nouveau cycle de négociations avec les Israéliens, qui lui donnerait un bol d’air politique.</p>
<p style="text-align: justify;">L’administration américaine est en train de préciser avec le gouvernement israélien le périmètre dans lequel les colonies pourront se développer. La façon dont le Hamas condamnera ou tolérera une nouvelle démarche politique pour résoudre le conflit indiquera s’il change vraiment. Ou si sa mue apparente n’est qu’une posture tactique.</p>
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		<title>Gaza : la timide  déradicalisation du  Hamas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2017 08:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[L’Iran et ses proxys]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[etat]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Cyrille Louis &#8211; Correspondant à Jérusalem Le mouvement islamiste palestinien ouvre, dans un projet de texte, une porte à la solution des deux États. Le Mouvement de la résistance islamique (Hamas), qui s&#8217;est juré de détruire Israël et contrôle depuis 2007 la bande de Gaza, espère atténuer son isolement en publiant dans les prochaines [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 8pt;"><em><span style="color: #000000;">Par Cyrille Louis &#8211; Correspondant à Jérusalem</span></em></span></strong></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le mouvement islamiste palestinien ouvre, dans un projet de texte, une porte à la solution des deux États.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Mouvement de la résistance islamique (Hamas), qui s&rsquo;est juré de détruire Israël et contrôle depuis 2007 la bande de Gaza, espère atténuer son isolement en publiant dans les prochaines semaines une nouvelle plateforme politique. Le document n&rsquo;a pas vocation à remplacer la charte fondatrice rédigée en août 1988.  Page 2 sur 5, «Le nouveau document souligne que nous formons un mouvement de libération national doté d&rsquo;un socle ‐ islamique &#8211; mais sans aucune connexion avec d&rsquo;autres mouvements islamistes»soulignent les dirigeants du parti, mais il s&rsquo;en distingue sur plusieurs points controversés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Cet aggiornamento vise à désamorcer l&rsquo;hostilité des autorités égyptiennes et, dans la mesure du possible, à atténuer l&rsquo;ostracisme que lui opposent l&rsquo;Europe et les États-Unis. «Ce texte, qui a été approuvé par les différents échelons du mouvement après cinq ans de discussions, traduit l&rsquo;évolution de notre pensée politique et bannit les provocations qui risqueraient de ternir notre image», résume Salah al-Bardawil, membre du bureau politique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le premier de ces amendements s&rsquo;adresse aux dirigeants égyptiens, qui, depuis le renversement du président Mohammed Morsi au cœur de l&rsquo;été 2013, reprochent aux islamistes gaziotes de faire cause commune avec les Frères musulmans et les accusent d&rsquo;offrir une base arrière à l&rsquo;insurrection djihadiste dans la péninsule du Sinaï. «Le nouveau document souligne que nous formons un mouvement de libération national doté d&rsquo;un socle islamique &#8211; mais sans aucune connexion avec d&rsquo;autres mouvements islamistes», assure Salah al-Bardawil. Le texte prend à cet le contre-pied de la charte de 1988, qui désignait explicitement le Hamas comme la branche palestinienne de la confrérie fondée par Hassan al-Banna. «Le mouvement cherche ainsi à satisfaire les généraux égyptiens, qui ont fait de la rupture de tous liens organisationnels avec les Frères une condition non négociable à l&rsquo;allégement progressif de l&rsquo;enfermement imposé aux habitants de Gaza», décrypte Mkhaimar Abou Sada, professeur de sciences politiques à l&rsquo;université al-Azhar.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un autre changement notable porte sur les termes du conflit avec Israël. La charte de 1988 appelle à mener le djihad contre les Juifs, décrit la Palestine historique comme la propriété inaliénable des musulmans et affirme que nul n&rsquo;est autorisé à céder ne fût-ce qu&rsquo;un pouce de ce territoire. Un tel credo, peu compatible avec la solution dite des deux États, a conduit la majeure partie de la communauté internationale à tourner le dos au Hamas. Son implication dans des dizaines d&rsquo;attentats-suicides au cours de la deuxième intifada a de surcroît décidé les États-Unis et l&rsquo;Europe à l&rsquo;inscrire sur la liste des organisations terroristes.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mise à jour ambiguë</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La nouvelle plateforme présente la confrontation en des termes qui se veulent plus nuancés. «Elle indique clairement que l&rsquo;ennemi, ce ne sont pas les Juifs mais l&rsquo;occupation imposée à notre peuple», résume Salah al-Bardawil. Le Hamas espère en finir avec les accusations d&rsquo;antisémitisme qui lui collent à la peau. «Il cherche par ailleurs à rétablir la distinction, devenue inaudible après les attentats du 11 septembre 2001, entre le terrorisme, qu&rsquo;il dit condamner, et la résistance à l&rsquo;occupation qui est autorisée par le droit international», observe Mkhaimar Abou Sada.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La troisième innovation est sans doute la plus problématique aux yeux des «durs» du Hamas. «Nous avons décidé d&rsquo;inscrire une référence à l&rsquo;État de Palestine dans ses frontières de 1967 (c&rsquo;est-à-dire la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza, NDLR)», indique Salah al-Bardawil. Cette avancée ouvre, en théorie, la porte à une acceptation de la solution des deux États &#8211; même s&rsquo;il n&rsquo;est pas question à ce stade que le mouvement reconnaisse Israël. «Toute la question est de savoir si le Hamas l&rsquo;envisage comme une option intérimaire en attendant la reconquête des territoires contrôlés par Israël, où comme le résultat d&rsquo;un partage définitif», éclaire Mkhaimar Abou Sada.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cette mise à jour, ambiguë et peu convaincante aux yeux de nombreux Israéliens, ne suffira sans doute pas à amadouer la communauté internationale. À l&rsquo;exception de quelques pays (la Suisse, la Norvège, le Qatar ou la Turquie), celle- ci refuse en effet de dialoguer avec le Hamas tant qu&rsquo;il n&rsquo;aura pas reconnu l&rsquo;État hébreu, renoncé à la violence et reconnu les accords signés dans le cadre du processus d&rsquo;Oslo. Certains observateurs estiment pour leur part que l&rsquo;acceptation de ce timide virage par l&rsquo;aile la plus radicale du mouvement constitue, en soi, un signal à prendre en compte.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un chef militaire palestinien assassiné dans un parking</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Hamas a annoncé dimanche la fermeture jusqu&rsquo;à nouvel ordre, «pour des raisons de sécurité», du point de passage d&rsquo;Erez entre la bande de Gaza et Israël. Cette décision intervient après l&rsquo;assassinat, vendredi soir, d&rsquo;un cadre de sa branche militaire. Mazen Foqaha a été tué de quatre balles dans la tête et la poitrine dans le parking sous-terrain de son immeuble, au sud de la ville de Gaza. Le tireur, que le mouvement islamiste soupçonne d&rsquo;avoir utilisé un revolver muni d&rsquo;un silencieux, n&rsquo;a visiblement pas laissé beaucoup de traces derrière lui. Les brigades Ezzedine al-Qassam accusent Israël d&rsquo;être à l&rsquo;origine de l&rsquo;exécution. Ses dirigeants ont prévenu: «Quiconque joue avec le feu finira par s&rsquo;y brûler, et l&rsquo;ennemi paiera le prix de l&rsquo;assassinat de notre martyr.» Originaire de Tubas (Cisjordanie), Mazen Foqaha fut condamné à la perpétuité en Israël pour avoir commandité des attentats suicides durant la seconde intifada. Il avait étérelâché en 2011 en même temps qu&rsquo;un millier d&rsquo;autres détenus palestiniens, en contrepartie de la libération par le Hamas du soldat franco-israélien Gilad Shalit.</span></p>
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		<title>Le responsable gazaoui d&#039;une organisation humanitaire turque arrêté en Israël</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Mar 2017 09:39:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Organisations internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Guilhem Delteil, Correspondant RFI à Jérusalem Les services de sécurité israéliens l&#8217;accusent d&#8217;avoir détourné des centaines de milliers, voire des millions, d&#8217;euros en faveur de la branche armée du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans l&#8217;enclave palestinienne de Gaza. Des accusations qui rappellent des précédents. Le communiqué des autorités israéliennes se garde bien de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Guilhem Delteil, Correspondant RFI à Jérusalem</p>
<p style="text-align: justify;">Les services de sécurité israéliens l&rsquo;accusent d&rsquo;avoir détourné des centaines de milliers, voire des millions, d&rsquo;euros en faveur de la branche armée du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans l&rsquo;enclave palestinienne de Gaza. Des accusations qui rappellent des précédents.</p>
<p style="text-align: justify;">Le communiqué des autorités israéliennes se garde bien de mettre en cause la Turquie avec qui elles viennent juste de se réconcilier. Mais pour le service de sécurité intérieure, il ne fait aucun doute que Mohammed Mourtaja, coordonnateur dans la bande de Gaza de l&rsquo;agence de coopération publique turque Tika, est lié depuis 2008 au Hamas, mouvement considéré comme terroriste par Israël et les pays occidentaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Shin Beth affirme que Mohammed Mourtaja a détourné a minima des centaines de milliers d&rsquo;euros au profit de membres de l&rsquo;aile armée du Hamas ou de leur famille. Et si le but officiel de sa traversée du territoire israélien était la participation à un stage, il avait &#8211; dit ce service de renseignement &#8211; un objectif caché : obtenir des informations destinées à améliorer la précision des tirs de roquettes depuis Gaza.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces accusations israéliennes visant un humanitaire gazaoui ne sont pas les premières. <a href="http://www.rfi.fr/moyen-orient/20160805-gaza-israel-ong-world-vision-inculpation-hamas-mohamed-halabi" target="_blank" rel="noopener"><strong>Le directeur de l&rsquo;ONG World Vision est actuellement en procès</strong></a>, accusé d&rsquo;avoir détourné des dizaines de millions de dollars au profit du Hamas. Mais une enquête menée par le gouvernement australien, qui finançait cette organisation chrétienne, vient contredire cette version israélienne.</p>
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		<item>
		<title>Frappes israéliennes et menaces du Hamas : prélude à l’escalade ?</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/frappes-israeliennes-menaces-hamas-prelude-a-l-escalade/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 13:40:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Organisations terroristes]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[palatine]]></category>
		<category><![CDATA[tir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gaza est-il à nouveau une bombe à retardement ? Jeudi 2 mars, l&#8217;armée israélienne a frappé deux positions du Hamas dans l’enclave palestinienne en réponse à des tirs essuyés par ses soldats qui menaient des opérations de routine le long de la clôture qui sépare les deux territoires. Il s&#8217;agit du deuxième échange de feu en [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Gaza est-il à nouveau une bombe à retardement ? Jeudi 2 mars, l&rsquo;armée israélienne a frappé deux positions du Hamas dans l’enclave palestinienne en réponse à des tirs essuyés par ses soldats qui menaient des opérations de routine le long de la clôture qui sépare les deux territoires. Il s&rsquo;agit du deuxième échange de feu en une semaine entre Israël et la bande de Gaza, gouvernée par le mouvement islamiste palestinien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Depuis qu’Avigdor Liberman est ministre de la Défense, Israël a durci sa politique. A chaque tir de roquette, même isolé, Tsahal répond lourdement en frappant des dizaines de cibles du Hamas, de préférence des cibles de « qualité » (tunnels, missiles, lanceurs) à même de diminuer ses capacités stratégiques et donc de retarder sa remise à niveau. Ces frappes ont fini par agacer le Hamas qui n’est guère habitué à subir autant de dommages. Des dommages également également financiers car des millions de dollars ont été investis par le Hamas dans ces infrastructures. Désormais, avec Yahya Sinwar à sa tête, l’organisation affirme qu’elle ne tolérera plus ces attaques et appliquera la loi du talion.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En outre, le Hamas a arrêté 550 djihadistes et individus soupçonnés d&rsquo;être en lien avec l’Etat islamique, dont certains sont responsables du récent tir de roquette sur Israël, a affirmé un rapport du quotidien Asharq Al-Awsat. Selon le journal, les dirigeants du Hamas, en coordination avec les autorités égyptiennes, ont intensifié ces derniers jours leurs efforts pour combattre les salafistes de l’Etat islamique basés à Gaza.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Hamas mène ainsi un double jeu : d’un côté, il fait mine de contenir les sympathisants de Daech à Gaza, et de l’autre, il n’hésite pas à coopérer avec l’Etat islamique dans le Sinaï, en lui vendant des armes, en stockant des munitions ou en soignant ses blessés[1].</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans ce contexte quelque peu tendu, le contrôleur d’Etat Yossef Shapira a publié cette semaine un rapport sur l’Opération Bordure protectrice conduite dans la bande de Gaza à l’été 2014 dans lequel il critique vivement les informations « <em>limitées et générales</em> » dont ont bénéficié les ministres participant au conseil national de sécurité, avant l’offensive. Cette rétention d’informations ne leur permettait pas de prendre la mesure de « <em>l’ampleur de la menace</em> » représentée par les tunnels creusés par les hommes du Hamas dans la bande de Gaza. Au-delà des critiques sur les rouages de l’Etat, le rapport démontre que bien que le Premier ministre ait pris connaissance de la menace stratégique posée par les tunnels, il n’a  pas ordonné aux forces armées de préparer un plan stratégique, et n’a pas informé le conseil de sécurité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au total, 32 tunnels ont été détruits pendant <em>Bordure protectrice</em>, dont 14 conduisaient vers Israël. Mais le réseau souterrain n’a pas été anéanti. La mission fixée « <em>n’a pas été menée à bien</em> », note le contrôleur d’Etat. Au moment-même où Israël et le Hamas s’affrontent avec de plus en plus d’intensité, ce rapport est extrêmement inquiétant pour Israël qui va non seulement devoir faire son introspection stratégique et être à même d’en tirer les enseignements dans les plus brefs délais.</span></p>
<p style="text-align: justify;">[1] « <em>Un chef de Daech soigné à Gaza », </em>JDD, 20 août 2016</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lejdd.fr/International/Proche-Orient/Un-chef-de-Daech-soigne-a-Gaza-804310" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&amp;q=http://www.lejdd.fr/International/Proche-Orient/Un-chef-de-Daech-soigne-a-Gaza-804310&amp;source=gmail&amp;ust=1488628416883000&amp;usg=AFQjCNGa28mSVRsOd5kzzopvGegMrK6tzg">http://www.lejdd.fr/International/Proche-Orient/Un-chef-de-Daech-soigne-a-Gaza-804310</a></p>
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