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	<title>Obama | ELNET</title>
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	<title>Obama | ELNET</title>
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		<title>Contre les djihadistes, Trump dans les pas d’Obama</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 08:04:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Djihad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Monde &#8211; par Alain Frachon Après avoir méprisé, lorsqu’il était candidat, la politique menée contre le djihadisme, Donald Trump, une fois aux commandes, ne change rien, estime l’éditorialiste du « Monde » Alain Frachon dans sa chronique hebdomadaire. CHRONIQUE. Pour en finir avec l’organisation dite Etat islamique (EI), il avait « un plan secret ». Les djihadistes, lui, Donald Trump, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Monde &#8211; par Alain Frachon</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Après avoir méprisé, lorsqu’il était candidat, la politique menée contre le djihadisme, Donald Trump, une fois aux commandes, ne change rien, estime l’éditorialiste du « Monde » Alain Frachon dans sa chronique hebdomadaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>CHRONIQUE.</strong> Pour en finir avec l’organisation dite Etat islamique (EI), il avait <em>« un plan secret »</em>. Les djihadistes, lui, Donald Trump, allait les pulvériser<em> « sous un tapis de bombes ».</em> Il ne pouvait en dire beaucoup plus pour ne pas dévoiler à l’avance sa stratégie. Mais une chose était sûre : l’affaire n’allait pas traîner. Les jours de l’EI étaient comptés…</p>
<p style="text-align: justify;">Le candidat républicain multipliait les propos méprisants pour la politique de Barack Obama, ce velléitaire conseillé par un état-major de pleutres. En Syrie, Trump devait s’allier avec Vladimir Poutine, et en Irak, il agirait plus vite et plus fort. Il n’a rien fait de tout ça. Il a été rattrapé par la complexité de la réalité sur les bords du Tigre et de l’Euphrate. Il bluffait, grande gueule et fier à bras, prêt à dire n’importe quoi pour être élu.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois aux commandes – ayant eu la sagesse de confier le département d’Etat et celui de la défense à deux adultes, Rex Tillerson et James Mattis –, il a mis ses pas dans ceux d’Obama. Face au djihadisme moyen-oriental, la politique de Trump se résume en un mot : continuité.</p>
<p style="text-align: justify;">Commençons par l’Irak. Lancée il y a six mois, la campagne pour chasser l’EI de Mossoul, deuxième ville d’Irak, marque une pause. Mais la défaite des hommes d’Abou Bakr Al-Baghdadi, qui ont pris la ville en juin 2014, est une affaire de semaines ou de quelques mois. Pluriethnique, multiconfessionnelle, Mossoul, sur les ruines de l’antique Ninive, est la « capitale » et la dernière des grandes villes du pays encore aux mains de la soldatesque djihadiste. L’offensive est menée par l’armée irakienne, appuyée au départ par les milices kurdes, aujourd’hui avec un soutien aérien massif des Etats-Unis – qui disposent au sol de quelque 5 000 hommes des forces spéciales.</p>
<p style="text-align: justify;">Irakiens et djihadistes se font face au cœur de la vieille cité. Les bombardements aériens causent des centaines, voire des milliers de morts parmi la population civile. Dans le cœur historique de Mossoul, 300 000 personnes subissent un calvaire : prises en otage par les hommes de l’EI, terrées, enterrées dans les décombres de demeures pulvérisées par les missiles. Au moins 600 000 autres, restées dans les quartiers encore aux mains de l’EI, vivent sans eau ni électricité.</p>
<p class="lire" style="text-align: justify;"><strong>L’EI en voie de disparition</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En Syrie, l’EI est aussi sur la défensive. Armée et entraînée par les Etats-Unis depuis de longs mois, une force kurdo-arabe – en fait à plus des deux tiers composée de combattants kurdes syriens, les YPG – est prête à mener l’assaut contre Rakka. Elle est soutenue par l’aviation américaine et par plus de mille commandos dépêchés par le Pentagone. Au bord de l’Euphrate, Rakka, ville de 300 000 habitants, est la « capitale » syrienne de l’EI. C’est dans cette ville qu’auraient été préparés nombre d’attentats perpétrés en Europe, notamment à Bruxelles et à Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">La Turquie, dont l’armée est déployée dans la région, est opposée à un assaut sur Rakka mené par les YPG – qu’elle accuse de soutenir le PKK, les autonomistes kurdes turcs avec lesquels Ankara est en guerre. Mais le Pentagone estime que les YPG sont les plus aptes à l’offensive contre ce dernier bastion de l’EI en Syrie. Trump doit choisir : se fâcher avec la Turquie, membre de l’OTAN, ou faire confiance à ses militaires. Il pourrait se décider après le 16 avril, date du référendum qu’organise Recep Tayyip Erdogan, le président turc, pour se doter des pleins pouvoirs.</p>
<p style="text-align: justify;">Chassée de Mossoul et de Rakka, l’EI sera en voie de disparition en tant qu’organisation para-gouvernementale ou para-étatique. En perdant ces deux villes, elle sera privée de la base logistique – télécommunications, banques, garages, ateliers d’armements etc. – qui a servi à préparer ses campagnes terroristes. Elle contrôlait un vaste territoire, de part et d’autre de la frontière irako-syrienne, elle en a perdu la quasi-totalité. Elle subit une défaite. Son aura d’invincibilité, qui a lui permis d’attirer tant de jeunes Européens, disparaît dans les décombres des villes bombardées. Elle retournera dans la clandestinité. Ses chefs sont déjà en fuite, repliés dans la vallée de l’Euphrate.</p>
<p class="lire" style="text-align: justify;">
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Y a-t-il une réflexion « trumpiste » sur le sujet ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Le djihadisme ne va pas disparaître. Du « califat », on reviendra à la guérilla ; des colonnes de 4 x 4 aux attentats. La défaite militaire ostensible, à Mossoul et Rakka, va affaiblir l’EI. Mais les dommages collatéraux sont immenses – en nombre de villes détruites en Irak et en Syrie. Ils touchent d’abord les communautés sunnites de ces deux pays, majoritaire en Syrie, minoritaire en Irak. Des millions de sunnites sont sans abri. Le malheur sunnite est le terreau idéologique du djihadisme. L’EI va pouvoir à nouveau se poser en <em>« champion du sunnisme arabe »</em>, note le professeur Jean-Pierre Filiu.</p>
<p style="text-align: justify;">L’avenir politique de la Syrie et de l’Irak est au cœur de cette question. Y a-t-il une réflexion « trumpiste » sur le sujet ? En Irak, la reconstruction du pays sunnite va tester la capacité de la majorité chiite à se défaire d’un sectarisme destructeur. En Syrie, la collaboration promise par Trump avec Vladimir Poutine s’est fracassée sur la complexité régionale. Implacable, l’Iran, puissance chiite, entend encaisser les dividendes de son effort de guerre aux côtés de Bachar Al-Assad : Téhéran veut devenir le tuteur de la Syrie. Mais Israël ne veut pas de l’Iran ou de ses alliés à sa frontière… et Trump ne veut pas faire de peine à l’allié israélien. Alors, les Américains disent aux Russes : on ne peut coopérer ensemble en Syrie que si vous en éloignez l’Iran. Pas sûr que Moscou en ait le pouvoir ou l’envie.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusque-là, Trump suit la politique tracée par Obama. Il donne la priorité à l’offensive sur les « capitales » de l’EI. Mais après Mossoul, après Rakka ? Le plus vraisemblable est qu’il n’en sait strictement rien.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Que retenir de l’action diplomatique de Barack Obama au Moyen-Orient ?</title>
		<link>https://elnetwork.fr/relations-regionales/retenir-de-l-action-diplomatique-de-barack-obama-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Perez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2017 15:43:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Relations régionales]]></category>
		<category><![CDATA[barack]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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		<category><![CDATA[Obama]]></category>
		<category><![CDATA[OTAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un des succès incontestables de sa présidence sera le raid sur Abbottabad au Pakistan qui a permis de tuer Ben Laden et de donner à Barack Obama une certaine assise. Toutefois, la prudence militaire est sans doute l’expression qui a le mieux caractérisé sa posture en  relations internationales.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mardi 10 janvier Barack Obama a choisi Chicago pour prononcer son discours d’adieu, en tant que président des Etats-Unis, au peuple américain. Dans une semaine, il cèdera la place au déjà très controversé Donald Trump. Après deux mandats, celui qui a défini sa doctrine dans la formule « <em>Don’t do stupid shit</em> » (« Ne pas faire de choses stupides ») a dû faire face à un monde profondément tourmenté par de multiples crises internationales (printemps arabes, terrorisme de Daech, ambitions hégémoniques russes, nucléaire iranien) qui laissent un bilan en demi-teinte. Que retenir de l’action diplomatique au Moyen-Orient du 44<sup>ème</sup> président des Etats-Unis ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un des succès incontestables de sa présidence sera le raid sur Abbottabad au Pakistan qui a permis de tuer Ben Laden et de donner à Barack Obama une certaine assise. Toutefois, la prudence militaire est sans doute l’expression qui a le mieux caractérisé sa posture en  relations internationales. Echaudé par l’échec de l’administration Bush en Irak, il avait émis le vœu lors de sa campagne de retirer ses troupes ainsi qu’en Afghanistan, ce qu’il a effectivement fait. Cependant, la situation fragile dans ces deux pays ont laissé des plaies béantes : quitter l&rsquo;Irak a aidé l’Etat islamique à prendre le pouvoir dans plusieurs grandes régions en Syrie et en Irak et l’action de Daech a contraint les Etats-Unis à renvoyer des troupes –même si elles sont bien moins nombreuses- et à prendre part activement à l&rsquo;anéantissement de l’organisation djihadiste. La frilosité de Barack Obama dans le dossier syrien puis son impuissance ont vivement été critiquées. La brèche qu’il a creusée a permis à la Russie de bouleverser la donne dans la région. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il faudra attendre l’été 2014 pour que les Etats-Unis bombardent les positions de l’Etat islamique en Irak, puis en Syrie. Tout en appelant au départ d’Assad, Washington ne s’en prendra cependant pas directement à un régime syrien soutenu par Moscou et Téhéran. Le président américain est aussi perçu comme celui qui a abandonné le président égyptien Hosni Moubarak, qu&rsquo;il a décrit au début de son mandat comme l&rsquo;un des plus importants alliés des Etats-Unis dans la région, et a vivement critiqué la contre-révolution d’Abdel Fattah Al-Sissi.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">D’autre part, la participation américaine dans l&rsquo;intervention militaire de l&rsquo;OTAN en Libye a conduit à l&rsquo;assassinat de Mouammar Kadhafi mais a aussi eu pour effet de fragiliser encore plus le pays. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Barack Obama a fait de la résolution du conflit israélo-palestinien une priorité. Il est arrivé au pouvoir aux Etats-Unis la même année que Benyamin Netanyahu en Israël. Ils ont gouverné ensemble ces deux pays alliés. Et s’ils n’ont eu de cesse de réaffirmer l’amitié qui unit Etats-Unis et Israël, leurs relations personnelles fut plus compliquées, allant de la froideur à l’hostilité affichée. Les deux hommes ont eu plusieurs désaccords fondamentaux concernant la résolution du conflit, les implantations et le programme nucléaire iranien. La tension a atteint son paroxysme lorsque Benyamin Netanyahou a fustigé l&rsquo;accord avec Téhéran dans un discours prononcé devant le Congrès américain. Cependant, Obama a maintenu les liens sécuritaires entre les deux pays, et a même signé avec Israël, vers la fin de son mandat, un accord d&rsquo;aide militaire sur 10 ans d’un montant record de 38 milliards de dollars.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le 23 décembre dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2334 appelant Israël à stopper <em>« immédiatement et complètement</em> <em>la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est</em> ». Cette décision, rendue possible par l&rsquo;abstention des États-Unis, a été vécue par Israël comme un véritable coup de grâce de l’administration Obama. A cet égard, l’entrée en fonction de Donald Trump est attendue par les Israéliens avec beaucoup d’impatience.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Même si l’on peut déjà observer certaines conséquences de la politique étrangère de Barack Obama au Moyen-Orient, il est encore trop tôt pour dresser un bilan définitif. Si certains commentateurs lui ont reproché une trop grande passivité dans la région, il ne faut pas oublier qu’il a rappelé à de nombreuses reprises qu’il fut un président élu pour terminer les guerres, pas pour en commencer de nouvelles.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Israël retient son souffle en attendant de découvrir la présidence Trump</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/israel-retient-son-souffle-en-attendant-de-decouvrir-la-presidence-trump/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2016 10:03:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Benyamin Nétanyahou]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président élu a envoyé des signaux contradictoires au sujet de l’Etat hébreu, qui s’inquiète par ailleurs d’une éventuelle ultime initiative de Barack Obama, avant son départ de la Maison Blanche.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">LE MONDE | Par Piotr Smolar</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le président élu a envoyé des signaux contradictoires au sujet de l’Etat hébreu, qui s’inquiète par ailleurs d’une éventuelle ultime initiative de Barack Obama, avant son départ de la Maison Blanche.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le communiqué est court, empreint de prudence. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a félicité Donald Trump, un « vrai ami d’Israël », pour son élection, mais sans s’appesantir, mercredi 9 novembre. Il s’est dit convaincu que le président élu œuvrerait, avec lui, au « renforcement de l’alliance unique » entre les deux pays. Mais le chef du gouvernement, comme tous les observateurs et les responsables palestiniens, en est réduit pour l’heure aux spéculations concernant les intentions de Donald Trump au Proche-Orient. La droite nationale religieuse, elle, s’est réjouie de ce choix du peuple américain. Dans un communiqué, Naftali Bennett, le chef de la formation le Foyer juif, a estimé que « le temps d’un Etat palestinien [était] fini ». Selon ce ministre de M. Nétanyahou, il s’agit là d’une « occasion pour Israël de renoncer immédiatement à l’idée d’un Etat palestinien au centre du pays, qui porterait atteinte à notre sécurité et à notre cause juste ». Le député du Likoud Yehuda Glick, dont le mont du Temple (esplanade des Mosquées pour les musulmans) est la grande cause, a appelé le vainqueur à se rendre sur le lieu sacré, situé à Jérusalem-Est.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En outre, Donald Trump va-t-il marquer une rupture en déménageant l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem ? Il en a fait la promesse, à plusieurs reprises. Le 26 octobre, le républicain s’est adressé par vidéo à plusieurs centaines de ses partisans réunis à Jérusalem, avec son colistier Mike Pence. Ce dernier a qualifié Jérusalem de « capitale indivisible éternelle du peuple juif et de l’Etat juif ». La ministre de la justice, Ayelet Shaked, et la vice-ministre des affaires étrangères, Tzipi Hotovely, ont estimé que la victoire républicaine offrait l’occasion à Washington de passer à l’acte, un souhait également exprimé par le maire de Jérusalem, Nir Barkat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Signaux inconstants</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Même le chef de l’opposition travailliste, Isaac Herzog, a salué l’élection de M. Trump. « La démocratie américaine a décidé aujourd’hui de placer à sa tête un leader américain qui a appris aux analystes et aux sceptiques que nous sommes dans une période de changement et de remplacement des vieilles élites ! », a-t-il écrit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au-delà de ces félicitations, Israël accueille la victoire de Donald Trump avec des sentiments mêlés. Son entourage est connu pour être très pro-israélien, mais le candidat a charrié dans son sillage des forces suprémacistes et antisémites, dont il a parfois relayé les stéréotypes. Il s’est constamment opposé à l’accord sur le nucléaire iranien, mais sans expliquer ce qu’il en ferait, une fois élu. Donald Trump a aussi envoyé des signaux inconstants au sujet du conflit avec les Palestiniens. En février, par exemple, il avait expliqué qu’il voulait être « une sorte de gars neutre » dans la recherche d’une solution au conflit. Une expression qui avait inquiété les officiels israéliens. En mars, il avait dit qu’Israël, comme d’autres pays, « payerait » pour l’aide militaire américaine, alors qu’un nouvel accord sur dix ans, d’un montant de 38 milliards de dollars, vient d’être conclu. Depuis, il a multiplié les signaux amicaux à l’égard de l’Etat hébreu. En mai, Sheldon Adelson, magnat des casinos aux Etats-Unis et soutien indéfectible de Benyamin Nétanyahou, s’était décidé à appuyer sa candidature.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le maintien du Congrès dans le giron du GOP est en revanche une excellente nouvelle pour la droite israélienne. Dans sa plateforme adoptée en juillet – « la plus pro-israélienne de tous les temps ! » s’était félicité Donald Trump –, le Parti républicain n’avait pas évoqué la solution à deux Etats et rejeté le terme « occupant » pour qualifier la présence israélienne en Cisjordanie et l’annexion de Jérusalem-Est. Le Congrès est un relais privilégié pour les questions sécuritaires.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Coup d’éclat d’Obama ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Barack Obama a fait figurer une clause, dans l’accord de défense, qui interdit à Israël de réclamer des rallonges auprès du Congrès, une pratique traditionnelle de l’Etat hébreu. Donald Trump reviendra-t-il sur cette restriction ? Par ailleurs, l’éventuelle désignation de Newt Gingrich comme secrétaire d’Etat, selon la rumeur qui est parvenue jusqu’aux diplomates israéliens, serait un signal réjouissant pour la droite nationale religieuse. Fin 2011, celui-ci avait parlé de « peuple palestinien inventé », qui « sont en fait des Arabes » et n’auraient pas de légitimité à prétendre à un Etat. L’inquiétude israélienne immédiate concerne les intentions de Barack Obama avant l’investiture de son successeur, le 20 janvier 2017. N’ayant plus le souci de ménager Hillary Clinton, le président pourrait décider de faire un coup d’éclat en soutenant une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, qui fixerait dans le marbre les paramètres d’une solution à deux Etats.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le 6 novembre, en ouverture du conseil des ministres, Benyamin Nétanyahou avait exprimé sa préoccupation : Israël risque-t-il de perdre le parapluie américain historique au Conseil de sécurité de l’ONU, bloquant toute résolution défavorable ? « Nous nous attendons à ce que les Etats-Unis demeurent fidèles au principe défini depuis de nombreuses années, selon lequel la dispute israélo-palestinienne peut seulement être résolue par des négociations directes sans préconditions, et pas au travers de décisions de l’ONU ou dans d’autres institutions internationales. »</span></p>
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		<title>Aide militaire des États-Unis à Israël : contre toute attente, Obama fait mieux que Bush</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/aide-militaire-des-etats-unis-israel-contre-toute-attente-obama-fait-mieux-que-bush/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2016 09:24:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Relations régionales]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Aide militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Obama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au vu des tensions avec l’administration Obama, l’aide militaire record obtenue par Netanyahou semble relever de l’exploit. Mais certaines clauses de l’accord en relativisent l’ampleur.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par JEUNE AFRIQUE &#8211; Maxime Perez</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Au vu des tensions avec l’administration Obama, l’aide militaire record obtenue par Netanyahou semble relever de l’exploit. Mais certaines clauses de l’accord en relativisent l’ampleur.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les dix prochaines années, 38 milliards de dollars (34 milliards d’euros). La somme, vertigineuse, devrait permettre à l’État hébreu de consolider sa suprématie militaire dans la région. Avant de quitter la Maison Blanche, Barack Obama a donc mis sa rancœur de côté pour remplir, comme ses prédécesseurs, son devoir d’assistance à la sécurité d’Israël. Nul doute que le président américain aurait préféré octroyer cette manne financière à un autre homme que Benyamin Netanyahou.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cérémonie formelle</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au bout de sept années de défiance et de mépris mutuels, Obama ne s’est d’ailleurs pas encombré d’un trop lourd protocole. Sa dix-septième et dernière rencontre officielle avec le Premier ministre israélien, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, s’est déroulée dans une petite salle du Lotte New York Palace de Manhattan, où quelques chaises et drapeaux avaient été installés à la hâte.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir écouté Netanyahou le couvrir de louanges sans esquisser le moindre sourire, Obama a d’abord salué l’ancien président israélien Shimon Peres – hospitalisé depuis le 13 septembre après un accident vasculaire cérébral et qui décédera le 28 septembre –, évoquant « un grand ami, un géant et un héros de l’histoire d’Israël ». Le sens de cette digression très symbolique n’a pas échappé aux commentateurs des presses israélienne et américaine.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong>Obama fait mieux que Bush</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il n’empêche, le démocrate Obama fait mieux que le républicain George W. Bush, considéré à l’époque comme le président américain le plus favorable à l’État hébreu. En août 2007, quelques mois avant de quitter ses fonctions, il avait augmenté de 25 % l’aide militaire à Israël, la portant à près de 3,1 milliards de dollars par an.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plan paraphé par le Pentagone et approuvé par Obama représente une nouvelle hausse de 7 milliards de dollars qui s’échelonnera de 2018 à 2028. Aux dires de Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale, « il s’agit de la plus grande promesse d’assistance militaire à un pays dans l’histoire américaine ». D’après Washington, 33 milliards de dollars serviront à financer l’achat d’armement et les 5 milliards restants, le développement du bouclier antimissile israélien, dont certaines composantes, comme le système antibalistique Arrow (« flèche »), sont conjointement développées avec les États-Unis.</p>
<div class="art-read-also tracking-click-evt-ga" style="text-align: justify;" data-category="Corps Article" data-label="A lire aussi bottom"></div>
<p style="text-align: justify;">Reste que, à la différence des précédents accords, l’État hébreu devra dépenser l’intégralité de cette enveloppe auprès des entreprises américaines, privant ainsi sa propre industrie militaire d’importantes commandes. Sur une décennie, le manque à gagner atteindrait 1 milliard de dollars et, surtout, menacerait 4 000 emplois du secteur en Israël.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong>Une contribution jugée insuffisante </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les faits, le montant de l’aide américaine est nettement inférieur aux 45 milliards de dollars initialement espérés par Netanyahou à titre de compensation pour l’accord sur le nucléaire iranien. Dans une tribune parue dans les colonnes du Washington Post, Ehoud Barak déplore que son pays subisse l’« ingérence » de « Bibi » dans les affaires américaines. Une allusion au discours controversé de Netanyahou devant le Congrès – en mars 2015 – pour saboter l’accord sur le nucléaire iranien. « Sa conduite imprudente a sapé notre sécurité », écrit-il.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres figures partagent l’idée que de meilleures relations israélo-américaines auraient permis de faire monter les enchères. Si l’ex-ministre de la Défense Moshe Yaalon juge la contribution américaine « insuffisante », le général Amos Yadlin, ancien chef des renseignements militaires, assure que l’État hébreu va perdre 100 millions de dollars puisque, en vertu du nouvel accord, il lui sera interdit de solliciter le Sénat afin d’obtenir des rallonges budgétaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Un coup dur pour le lobby pro-israélien de l’Aipac et ses partisans, qui, depuis des semaines, redoublaient d’efforts pour faire retirer cette clause. À l’arrivée, certains en veulent à Netanyahou. « Il nous a court-circuités », a déploré le sénateur républicain Lindsey Graham.</p>
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		<title>Obama-Nétanyahou : clap de fin d’une relation  tourmentée</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/obama-netanyahou-clap-de-fin-dune-relation-tourmentee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2016 10:04:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Relations régionales]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[aide]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Barack Obama et Benyamin Nétanyahou ; Pendant sept ans, ils auront entretenu une relation houleuse, marquée par des pics de tension, des récriminations, voire quelques vexations.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Par Aymeric Janier &#8211; journaliste au Monde</span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pendant sept ans, ils auront entretenu une relation houleuse, marquée par des pics de tension, des récriminations, voire quelques vexations. Mercredi, pourtant, à New York, en marge de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies, Barack Obama et Benyamin Nétanyahou ont fait assaut d’amabilités pour renvoyer l’image d’un tandem soudé quoi qu’il arrive. En dépit d’une certaine rancœur liée à des vues divergentes sur plusieurs dossiers diplomatiques explosifs, dont le nucléaire iranien, le président américain et le premier ministre israélien sont parvenus à clore leur ultime rencontre entre dirigeants sur une note harmonieuse, du moins publiquement, observe The New York Times</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’enveloppe de 38 milliards de dollars d’aide militaire sur dix ans récemment allouée par  Washington à l’Etat hébreu – le plus important engagement d’assistance bilatérale dans l’histoire des Etats-Unis – n’est sans doute pas étrangère à cet élan de cordialité réciproque.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les deux partenaires ont d’ailleurs répété qu’un « lien indissoluble » les unissait. « Israël n’a pas de meilleur ami que les Etats-Unis », a déclaré « Bibi ». « Notre alliance avec Israël est fondée sur des valeurs communes (&#8230;) et la reconnaissance du fait qu’il est l’un de nos alliés les plus importants », lui a répondu, en écho, le locataire de la Maison Blanche. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Benyamin Nétanyahou, cependant, n’a pas réussi à convaincre Barack Obama du fait que la construction de colonies de peuplement en Cisjordanie (appelée Judée-Samarie par Israël) ne représentait pas un obstacle à la paix. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A cet égard, il n’est pas exclu que le président américain mène une nouvelle offensive devant le Conseil de sécurité des Nations unies après novembre, afin de ne pas laisser derrière lui un héritage vierge sur la question israélo-palestinienne, précise le quotidien de gauche israélien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une perspective qui inquiète les responsables israéliens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour David Horovitz, du Times of Israel, tous les sourires, poignées de main et autres appellations amicales ne sauraient effacer ce qui, finalement, restera du couple Obama-Nétanyahou : une grande frustration mutuelle.</span></p>
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		<title>Moyen-Orient: dernier  bras de fer entre  Obama et Nétanyahou</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/moyen-orient-dernier-bras-de-fer-entre-obama-et-netanyahou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2016 10:21:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Relations régionales]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
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		<category><![CDATA[Obama]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et maintenant, que va faire Barack Obama? La question taraude les dirigeants israéliens, qui redoutent de le voir mettre à profit ses dernières semaines à la Maison-Blanche pour redorer le blason de sa politique au Proche-Orient...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Figaro &#8211; Par Cyrille Louis &#8211; correspondant à Jérusalem</span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Israël craint que le président américain ne profite de sa fin de mandat pour durcir son discours. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et maintenant, que va faire Barack Obama? La question taraude les dirigeants israéliens, qui redoutent de le voir mettre à profit ses dernières semaines à la Maison-Blanche pour redorer le blason de sa politique au Proche-Orient. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Lors de son discours du Caire en juin 2009, le président américain avait évoqué «la situation intolérable du peuple palestinien» et promis de «ne pas tourner le dos à ses aspirations légitimes». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sept ans et quelques désillusions plus tard, la presse américaine affirme que certains de ses collaborateurs l&rsquo;encouragent à graver dans le marbre d&rsquo;un discours présidentiel ou d&rsquo;une résolution au conseil de sécurité de l&rsquo;ONU les «paramètres» d&rsquo;un règlement du conflit israélo-palestinien. «C&rsquo;est la grande frayeur de Nétanyahou, qui exige de négocier sans préconditions et a jusqu&rsquo;à présent toujours pu compter sur le soutien des Américains», décrypte Daniel Seidemann, responsable de l&rsquo;ONG Jérusalem terrestre. </span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;"><strong>«Maintenant qu&rsquo;il a validé le plus vaste programme d&rsquo;assistance jamais offert par les États-Unis, Obama peu se sentir libre de prendre des décisions susceptibles de déplaire à Israël» </strong><em><span style="font-size: 10pt;">(Nathan Thrall, analyste au centre de réflexion International Crisis Group)</span></em></span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les deux dirigeants, qui entretiennent des relations peu cordiales, se sont rencontrés mercredi soir à New York pour la 17e fois en huit ans. Ils avaient prévu de saluer avec un même enthousiasme la signature récente d&rsquo;un accord au terme duquel Washington s&rsquo;est engagé à verser 38 milliards de dollars  (environ 34 milliards d&rsquo;euros) d&rsquo;aide militaire à l&rsquo;État hébreu entre 2019 et 2028. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Maintenant qu&rsquo;il a validé le plus vaste programme d&rsquo;assistance jamais offert par les États-Unis, Obama peut se sentir libre de prendre des décisions susceptibles de déplaire à Israël, notamment en engageant un effort de dernière minute pour laisser un autre héritage sur ce dossier», estime Nathan Thrall, analyste au centre de réflexion International Crisis Group. Il est cependant probable qu&rsquo;il attendra la fin de la saison présidentielle pour faire connaître ses intentions, afin de ne pas perturber la campagne de Hillary Clinton. «La séquence postélectorale, entre novembre 2016 et janvier 2017, constitue un sérieux motif d&rsquo;inquiétude», admet un diplomate israélien sous le couvert de l&rsquo;anonymat. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>«Chaque cycle de négociation s&rsquo;est terminé par un échec» </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un demi-siècle après le début de l&rsquo;occupation, il existe certes déjà un solide corpus de textes internationaux appelant les parties à renoncer à la violence, troquer la paix contre les territoires, régler le problème des réfugiés, cesser la colonisation, créer un État palestinien ou encore faire de Jérusalem une capitale partagée. «Mais les États-Unis, en tant que médiateurs, n&rsquo;ont jamais insisté sur le respect de ces lignes directrices, constate Nathan Thrall, si bien que chaque cycle de négociation s&rsquo;est terminé par un échec et beaucoup de regrets.» Ce fut encore le cas, au printemps 2014, des pourparlers conduits sous l&rsquo;égide de John Kerry. Mahmoud Abbas répugne depuis lors à réengager le dialogue avec Benyamin Nétanyahou, tant que celui-ci n&rsquo;aura pas ordonné un gel de la colonisation en Cisjordanie </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La définition de paramètres clairs et précis, que la France a tenté de promouvoir au printemps 2015, dans le cadre d&rsquo;une résolution de l&rsquo;ONU avant de reculer sous les critiques, n&rsquo;a pas que des partisans. «Elle peut avoir des effets pervers en renforçant ceux qui, dans chaque camp, refusent le compromis, admet Nathan «Les Israéliens gagneraient à reconnaître qu&rsquo;ils ne peuvent pas éternellement occuper et coloniser les terres palestiniennes» Barack Obama Thrall. Mais on peut aussi imaginer qu&rsquo;elle serve à injecter dans les deux sociétés une dose de réalisme dont les dirigeants pourront se nourrir au moment d&rsquo;imposer des sacrifices douloureux.» </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Barack Obama, qui n&rsquo;avait pas dit un mot du conflit israélo-palestinien lors de son précédent discours à la tribune de l&rsquo;ONU, a estimé mardi que «les Israéliens gagneraient à reconnaître qu&rsquo;ils ne peuvent pas éternellement occuper et coloniser les terres palestiniennes». Sa patience semble avoir été érodée par l&rsquo;accélération de la colonisation après la publication, en juillet, d&rsquo;un rapport d&rsquo;un Quartet appelant précisément à la faire cesser. Le ton des communiqués américains s&rsquo;est depuis lors notablement durci, au point que l&rsquo;Administration a jugé «inappropriée» et «inutile» la diffusion d&rsquo;une vidéo dans laquelle Benyamin Nétanyahou accuse les adversaires de la colonisation de prôner le «nettoyage ethnique».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> À quelques heures de sa rencontre avec Barack Obama, le premier ministre israélien a semblé vouloir calmer le jeu, en annonçant le gel d&rsquo;un programme de construction à Jérusalem-Est. Devant l&rsquo;assemblée générale de l&rsquo;ONU, où il doit intervenir jeudi tout comme le président Mahmoud Abbas, il entend sommer la communauté internationale «de soutenir la lutte sans merci qu&rsquo;Israël livre contre le terrorisme». «Il n&rsquo;est pas interdit d&rsquo;espérer qu&rsquo;Obama hésitera avant de renverser la table», confiait mardi le diplomate israélien. Au même moment, 88 élus du Congrès américain adressaient à leur président une lettre l&rsquo;invitant à utiliser son veto contre toute résolution «déséquilibrée» sur le conflit israélo-palestinien</span></p>
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		<title>L’alliance militaire entre les Etats-Unis et Israël renforcée pour dix ans</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/lalliance-militaire-entre-les-etats-unis-et-israel-renforcee-pour-dix-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Sep 2016 13:53:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
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		<category><![CDATA[Obama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La somme est colossale. Au cours de la décennie 2019-2028, les Etats-Unis s’engagent à fournir à Israël une aide militaire de 38 milliards de dollars (34 milliards d’euros). Selon le département d’Etat, il s’agit du « plus grand engagement d’aide militaire bilatérale dans l’histoire des Etats-Unis ».</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt; color: #000000;"><span id="publisher" data-source="LE MONDE">LE MONDE</span> | <span class="signature_article">Par <span class="auteur txt2_120">Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)</span></span></span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La somme est colossale. Au cours de la décennie 2019-2028, les Etats-Unis s’engagent à fournir à Israël une aide militaire de 38 milliards de dollars (34 milliards d’euros). Selon le département d’Etat, il s’agit du « plus grand engagement d’aide militaire bilatérale dans l’histoire des Etats-Unis ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ce protocole d’accord devait être officiellement signé à Washington, mercredi 14 septembre, par Yaakov Nagel, conseiller pour la sécurité nationale auprès du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, et Thomas A. Shannon Jr., le sous-secrétaire d’Etat pour les affaires politiques. Il scelle une nouvelle fois l’alliance stratégique entre les deux pays, malgré les relations personnelles exécrables entre leurs dirigeants, Barack Obama et Benyamin Nétanyahou, et le développement des colonies en Cisjordanie, que la diplomatie américaine condamne régulièrement, sans conséquences.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’accord en vigueur à ce jour, et qui expire en 2018, alloue à Israël environ 3,1 milliards de dollars d’aide annuelle. A cela s’ajoutent des efforts exceptionnels, votés chaque année par le Congrès, essentiellement pour des projets de défense antimissiles comme les batteries du système « Dôme de fer ». « Israël aurait pu assumer ces programmes seuls, mais cela aurait pris beaucoup plus de temps à cause du processus de décision lourd et de la charge budgétaire », explique Uzi Rubin, qui dirigea le développement du système Arrow contre les missiles longue portée entre 1991 et 1999.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans le cadre du nouveau mémorandum, la Maison Blanche a imposé des concessions à l’Etat hébreu. Celui-ci ne pourra plus s’engager directement dans des marchandages avec le Congrès pour obtenir des rallonges, à moins de circonstances particulières, en temps de guerre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Ça nous donne moins de flexibilité, mais ça nous permet de mieux planifier nos besoins à l’avance, explique Reuven Ben Shalom, ancien chef du département nord-américain au planning des forces armées, à l’époque où fut conclu l’accord précédent, en 2007. Je suis soulagé et reconnaissant vis-à-vis du peuple américain. L’héritage d’Obama sera le renforcement de la sécurité d’Israël, avec un niveau sans précédent de coopération militaire et en matière de renseignement. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le motif d’inquiétude numéro un de l’état-major israélien est l’arsenal sans précédent accumulé par le Hezbollah, la milice chiite libanaise parrainée par l’Iran, qui dispose de 100 000 roquettes à la précision accrue.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>« Régime unique »</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une réserve de taille figure dans le nouveau mémorandum. A partir de la sixième année, Israël ne pourra plus utiliser ces fonds pour passer des commandes à sa propre industrie de défense, ce qui était le cas pour plus du quart de la somme allouée. L’aide de Washington est donc, au-delà du lien conforté entre les deux pays, une subvention indirecte au complexe militaro-industriel des Etats-Unis. « Nous avions bénéficié d’un régime unique, explique Reuven Ben Shalom. Les fonds américains étaient de l’oxygène pour notre secteur militaro-industriel. Nous allons devoir gagner en maturité et nous préparer à l’indépendance. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les négociations en vue d’un nouvel accord avaient vraiment débuté en novembre 2015. Quatre mois plus tôt, un accord historique avait été conclu par les pays du « P 5+1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) avec l’Iran, au sujet de son programme nucléaire. Un accord jugé dangereux par Benyamin Nétanyahou, qui a dès lors encouragé les élus au Congrès américain à ne pas le ratifier, quitte à se mêler de la politique intérieure d’un autre Etat. Jusqu’à la ratification finale, le premier ministre israélien avait refusé d’entamer des discussions sur la compensation militaire dont pourrait bénéficier son pays en réponse à l’accord avec l’Iran et à la course aux armements ouverte dans la région.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A compter de novembre 2015, les négociations furent ardues entre Israéliens et Américains. Le 25 avril, 83 sénateurs américains sur 100 ont signé une lettre appelant l’administration Obama à accroître ses efforts pour conclure un nouvel accord avec Israël. Le gouvernement Nétanyahou espérait un effort financier considérable de la part de Washington, de l’ordre de 4 à 5 milliards de dollars par an. La Maison Blanche a opposé une fin de non-recevoir. M. Nétanyahou a ensuite joué un bluff risqué, en semblant prêt à remettre les discussions à plus tard, lorsque M. Obama aura quitté la scène.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Même les conseillers du premier ministre et ses alliés politiques estimaient pourtant qu’il valait mieux conclure dès que possible. Le 4 juillet, lors de la fête nationale à l’ambassade américaine, M. Nétanyahou confia son « espoir » d’une conclusion heureuse. Il passa aussi publiquement commande. « Nous apprécions les derniers avions, les F35. Nous parlerons des autres versions que nous voulons. Le décollage vertical, c’est un indice. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Maintenant que l’accord est conclu, les observateurs israéliens s’interrogent déjà sur le sens que Barack Obama voudra donner à ses derniers mois de présidence vis-à-vis d’Israël. Compte-t-il profiter des deux mois et demi entre l’élection du 8 novembre et l’investiture de son successeur pour prendre une initiative ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Depuis longtemps, les experts spéculent sur sa volonté éventuelle de laisser un héritage sur le conflit israélo-palestinien. Il pourrait s’agir soit d’un soutien à une résolution au Conseil de sécurité, défavorable à Israël, soit d’un discours cadre, rappelant les paramètres d’une solution à deux Etats.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais d’autres commentateurs soulignent la lassitude qui se serait emparée de Barack Obama sur ce dossier. découplées. Les communiqués répétés du département d’Etat condamnant le développement des colonies en Cisjordanie se sont succédé, sans effet. Le 9 septembre, Benyamin Nétanyahou s’est même permis, à quelques jours de la signature du mémorandum, d’enregistrer une vidéo de deux minutes en anglais, dans laquelle il accuse les pourfendeurs de la colonisation d’être complices du « nettoyage ethnique » des juifs dans les territoires palestiniens. Cette vidéo a été mal reçue au département d’Etat. Sans conséquences.</span></p>
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