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	<title>Macron | ELNET</title>
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	<title>Macron | ELNET</title>
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		<title>Proche-Orient : Macron veut laisser sa chance à l&#8217;initiative de Trump</title>
		<link>https://elnetwork.fr/moyen-orient/proche-orient-macron-veut-laisser-chance-a-linitiative-de-trump/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jan 2018 08:08:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le plan américain consisterait à reconnaître un État palestinien avec pour capitale Abou Dis, un faubourg de Jérusalem. La Maison-Blanche, qui a récemment admis ne plus avoir de contact avec les dirigeants palestiniens depuis qu&#8217;elle a reconnu Jérusalem comme capitale d&#8217;Israël, verrait d&#8217;un bon œil que la France apporte son soutien à une initiative de paix désormais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Le plan américain consisterait à reconnaître un État palestinien avec pour capitale Abou Dis, un faubourg de Jérusalem.</h2>
<p>La Maison-Blanche, qui a récemment admis ne plus avoir de contact avec les dirigeants palestiniens <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2017/12/06/01003-20171206ARTFIG00293-donald-trump-reconnait-jerusalem-comme-capitale-d-israel.php" target="" rel="noopener">depuis qu&rsquo;elle a reconnu Jérusalem comme capitale d&rsquo;Israël, </a>verrait d&rsquo;un bon œil que la France apporte son soutien à une initiative de paix désormais mal en point. C&rsquo;est en tout cas ce qu&rsquo;a fait savoir<a href="http://www.lefigaro.fr/international/2016/11/13/01003-20161113ARTFIG00168-jared-kushner-le-gendre-discret-et-influent-de-donald-trump.php" target="" rel="noopener"> Jared Kushner </a>à Jean-Yves Le Drian le 17 décembre dernier à Washington. Lors de cet échange, le gendre du président américain a présenté à son interlocuteur les grandes lignes du plan de paix sur lequel il travaille depuis près d&rsquo;un an, sans cependant en dévoiler tous les détails. Dans la foulée, Emmanuel Macron a envoyé son conseiller diplomatique adjoint en mission à Ramallah afin de sonder les Palestiniens sur leur état d&rsquo;esprit vis-à-vis de l&rsquo;initiative américaine.</p>
<p>Selon un participant à l&rsquo;entretien du 17 décembre, le plan échafaudé par Jared Kushner consisterait dans une première étape à reconnaître un État de Palestine ayant sa capitale dans le faubourg d&rsquo;Abou Dis, à l&rsquo;est de Jérusalem, et dont l&rsquo;autorité s&rsquo;exercerait d&#8217;emblée sur la bande de Gaza ainsi que sur environ 38% de la Cisjordanie. Des négociations débuteraient ensuite entre le gouvernement israélien et les représentants de l&rsquo;OLP (Organisation de libération de la Palestine) afin de déterminer les frontières définitives de cette entité ainsi que le sort des dizaines de colonies situées dans la zone C, qui recouvre les 60 % restant de ce territoire, et où résident actuellement près de 400.000 Israéliens. L&rsquo;ampleur et la durée du maintien d&rsquo;une présence militaire israélienne en Cisjordanie, tout comme la nature de la «juste solution» à apporter au problème des réfugiés, seraient également traitées dans le cadre des pourparlers. Le plan présenté à Jean-Yves Le Drian coïncide pour l&rsquo;essentiel avec le compte rendu inquiet que le président Mahmoud Abbas a livré à plusieurs de ses interlocuteurs à l&rsquo;issue de sa rencontre, en novembre dernier, avec le prince saoudien Mohammed Ben Salman.</p>
<h3>Une France prudente</h3>
<p>Quelles que soient les zones d&rsquo;ombre qui l&rsquo;entourent encore, la proposition américaine semble peu compatible avec les positions traditionnellement défendues par la France. Tout comme l&rsquo;Union européenne, celle-ci estime que les négociations doivent être encadrées par des paramètres appelant à la création d&rsquo;un État palestinien sur <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2008/04/22/01003-20080422ARTFIG00009-le-hamas-accepte-un-etat-palestinien-dans-les-frontieres-de-.php" target="" rel="noopener">la base des frontières du 4 juin 1967</a>, avec sa capitale à Jérusalem-Est. En reconnaissant le 6 décembre dernier que la ville sainte est la capitale d&rsquo;Israël puis<a href="http://www.lefigaro.fr/international/2018/01/26/01003-20180126ARTFIG00030--davos-trump-menace-de-frapper-les-palestiniens-au-portefeuille.php" target="" rel="noopener"> en indiquant, jeudi à Davos, que «</a><a href="http://www.lefigaro.fr/international/2018/01/26/01003-20180126ARTFIG00030--davos-trump-menace-de-frapper-les-palestiniens-au-portefeuille.php" target="" rel="noopener">le problème de Jérusalem a été retiré de la table</a><a href="http://www.lefigaro.fr/international/2018/01/26/01003-20180126ARTFIG00030--davos-trump-menace-de-frapper-les-palestiniens-au-portefeuille.php" target="" rel="noopener">»</a>, Donald Trump semble exclure un tel scénario &#8211; même s&rsquo;il a par ailleurs indiqué que sa décision ne préjuge pas le tracé des frontières de cette souveraineté. En s&rsquo;abstenant de toute référence aux lignes de 1967, son plan renforce par ailleurs la marge de négociation du gouvernement israélien tant sur le maintien des colonies au cœur de la Cisjordanie que sur la perpétuation d&rsquo;une présence militaire dans la vallée du Jourdain. «Il évoque même de façon explicite la possibilité que les colonies demeurent sous souveraineté israélienne», assure une source bien informée.</p>
<p>Le France, en dépit de ces divergences de fond, opte à ce stade pour la prudence. La réflexion sur l&rsquo;opportunité de reconnaître l&rsquo;État de Palestine, brièvement relancée par la décision américaine sur Jérusalem, a depuis lors été mise en veille sur ordre d&rsquo;Emmanuel Macron. Celui-ci a indiqué le 22 décembre ne pas vouloir répondre au geste de Donald Trump «par une erreur de type pareil». «Nous attendons d&rsquo;en savoir plus sur les détails du plan américain avant de nous prononcer», dit un diplomate français, qui admet toutefois ne pas rester l&rsquo;arme au pied. Comme l&rsquo;a révélé la dixième chaîne de télévision israélienne, le conseiller diplomatique adjoint d&rsquo;Emmanuel Macron, Aurélien Lechevallier, s&rsquo;est rendu il y a une dizaine de jours à Ramallah afin d&rsquo;y rencontrer Saeb Erekat, le négociateur en chef de l&rsquo;OLP, ainsi que Majed Faraj, le patron des services de sécurité. Que se sont-ils dit? «Le diplomate français nous a demandé de calmer le jeu et d&rsquo;examiner la proposition américaine avant de nous prononcer», confie, déçu et amer, un Palestinien qui a assisté à l&rsquo;un de ces entretiens. «Faux», réfute une source française, qui évoque de simples consultations destinées à prendre le pouls de la direction palestinienne sur ses intentions après le coup de tonnerre du 6 décembre.</p>
<h3>Craintes palestiniennes</h3>
<p><a href="http://www.lefigaro.fr/international/2018/01/03/01003-20180103ARTFIG00059-donald-trump-menace-de-couper-les-vivres-aux-palestiniens.php" target="" rel="noopener">Donald Trump, qui a de nouveau menacé jeudi dernier de couper les vivres aux Palestiniens </a>«s&rsquo;ils ne reviennent pas à la table des négociations», mise à l&rsquo;évidence beaucoup sur le levier financier pour sortir de l&rsquo;impasse. Lors de son entretien avec Jean-Yves Le Drian, Jared Kushner lui a assuré que l&rsquo;Arabie saoudite est prête à débloquer des milliards de dollars afin d&rsquo;accompagner la construction et le développement économique du futur État. En prolongement de ce chèque, <a href="http://plus.lefigaro.fr/tag/mohammed-ben-salman" target="" rel="noopener">Mohammed Ben Salman</a> envisagerait d&rsquo;engager, sans attendre un règlement final du conflit, une normalisation des relations entre Israël et les pays du Golfe afin de créer à terme une large alliance contre l&rsquo;Iran.</p>
<p>Pressée par Riyad de renouer avec Washington et peu soutenue dans les faits par les autres grands pays arabes, la direction palestinienne craint de voir ses soutiens européens transiger à leur tour avec leurs positions pour donner une chance à l&rsquo;initiative américaine. «Les pays qui essaient de nous convaincre d&rsquo;attendre les Américains ne comprennent pas ce que Trump est en train de faire, s&rsquo;alarme un officiel palestinien, alors que ses propos jeudi dernier à Davos devraient pourtant servir de signal d&rsquo;alarme pour la France et beaucoup d&rsquo;autres. Même si la Maison-Blanche finit par mettre quelque chose sur la table, on ne peut pas prétendre soutenir la solution des deux États tout en restant immobile face à l&rsquo;extension inédite de la colonisation à laquelle nous assistons actuellement.»</p>
<p>Le Figaro</p>
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		<title>Que retenir de la première rencontre officielle entre Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou?</title>
		<link>https://elnetwork.fr/moyen-orient/retenir-de-premiere-rencontre-officielle-entre-emmanuel-macron-benyamin-netanyahou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 09:17:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier de la semaine]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Macron]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 16 juillet, deux jours après avoir célébré aux côtés de Donald Trump, le centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis dans la Première guerre mondiale, le Président français a commémoré, aux côtés du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, le 75e anniversaire de la rafle du Vél’d’Hiv, l’arrestation par la police française de plus de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dimanche 16 juillet, deux jours après avoir célébré aux côtés de Donald Trump, le centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis dans la Première guerre mondiale, le Président français a commémoré, aux côtés du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, le 75e anniversaire de la rafle du Vél’d’Hiv, l’arrestation par la police française de plus de 13 000 juifs de la région parisienne, dont 4 000 enfants, déportés ensuite vers les camps de la mort nazis. Il s’agissait de la première rencontre officielle entre les deux hommes, et ce fut pour eux l’occasion de clarifier leurs positions sur les sujets qui affectent la relation bilatérale France-Israël.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un discours historique au Vel d’Hiv</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au cours d’un discours très solennel relatant cet épisode tragique de notre histoire, Emmanuel Macron a laissé transparaître une vive émotion, d’autant qu’il a toujours affirmé considérer la mémoire comme essentielle dans la construction d&rsquo;une nation. S’inscrivant dans la lignée de Jacques Chirac en 1995, puis Nicolas Sarkozy et François Hollande, il a réaffirmé que « c’est bien la France qui organisa la rafle du Vél d’Hiv en juillet 1942 » et la déportation de milliers de juifs. « Oui, je le redis ici, c&rsquo;est bien la France qui organisa la rafle puis la déportation et donc, pour presque tous, la mort des 13 152 personnes de confession juive arrachées les 16 et 17 juillet à leur domicile », a déclaré le chef de l&rsquo;Etat. « Les 16 et 17 juillet 1942 furent l&rsquo;oeuvre de la police française. Pas un seul Allemand n&rsquo;y prêta la main », a-t-il ajouté. « Récemment encore, ce que nous croyons établi par les autorités de la République, sans distinction partisane, avéré par tous les historiens, (&#8230;) s&rsquo;est trouvé contesté par des responsables politiques français prêts à faire reculer la vérité », a-t-il rappelé, faisant référence aux propos de Marine Le Pen, qui avait déclaré le 9 avril dernier que « la France [n&rsquo;était] pas responsable du Vel d&rsquo;Hiv ». Soixante-quinze ans après, la question de la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs de France continue encore de faire polémique. Dans les jours qui ont suivi cette allocution, Jean-Luc Mélenchon a  lui aussi condamné les propos du président.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Macron adopte une posture « vallsienne » sur l’antisionisme </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la question du rôle de la France, Emmanuel Macron a replacé Vichy dans son contexte historique depuis l’affaire Dreyfus, en passant par les diatribes antisémites d’une partie de la classe politique française sous la IIIe République. C&rsquo;est en assistant à Paris à la déchéance du capitaine Dreyfus que le père du sionisme, Theodor Herzl, décida de lancer son combat pour la création d’un foyer national. Celui-ci servirait de refuge aux juifs européens dont il pressentait le funeste destin. Poursuivant sa chronologie et évoquant le triste sort d’Ilan Halimi, de Jonathan Sandler et ses deux fils, Gabriel et Arieh, de Myriam Monsonego, Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada, Yoav Hattab, il évoqua enfin Sarah Halimi dont l’assassinat, a été passé sous silence par les médias. « Malgré les dénégations du meurtrier, la justice doit faire désormais toute la clarté sur la mort de Sarah Halimi », a martelé Emmanuel Macron, avant d’évoquer l’antisionisme qu’il a assimilé à l’antisémitisme : « Nous ne céderons rien à l&rsquo;antisionisme » qui est la « forme réinventée de l&rsquo;antisémitisme ». Vivement applaudi par l&rsquo;assistance, il s’est inscrit dans une posture « vallsienne ». L’ancien Premier ministre fut en effet le seul homme politique a avoir fermement condamné ceux qui prétendaient rejeter l’Etat hébreu mais ne pas être antisémite. Avec cette déclaration, Emmanuel Macron bouscule un tabou et rend justice à l’Histoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De minces nuances sur le conflit israélo-palestinien, une vigilance accrue face à l’Iran </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après la cérémonie, les dirigeants français et israélien se sont retrouvés pour un entretien de travail à l’Elysée. A l’issue de la rencontre, Emmanuel Macron a rappelé « le soutien indéfectible et inconditionnel [de la France] à la sécurité d’Israël » et appelé à la reprise des négociations de paix pour « une solution à deux Etats ». Les discussions sont au point mort depuis l’échec d’une médiation américaine au printemps 2014. Macron a annoncé qu’il se rendrait en Israël « dans les prochains mois ».<br />
Rappelons que président français avait reçu le 5 juillet dernier à l’Elysée le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et condamné la colonisation israélienne. Mais lors de sa conférence de presse avec Benyamin Netanyahou, il s’est montré plus nuancé, déclarant qu’il fallait « cesser les constructions dans les colonies » mais n’a pas dit qu’il fallait « cesser la colonisation ». Il n’a en revanche pas repris à son compte l’initiative de François Hollande, qui prônait une approche internationale du conflit et avait organisé en janvier une conférence sur le Proche-Orient.<br />
Les dossiers régionaux ont également été abordés. Emmanuel Macron a assuré Israël de sa « vigilance » sur la mise en œuvre de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 et dit « partager ses inquiétudes sur l’armement du Hezbollah » libanais, soutenu par l’Iran. Il a assuré le Premier ministre israélien de veiller à la « mise en oeuvre stricte » de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien.</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, les deux chefs d’Etat ont promis une coopération renforcée dans les domaines diplomatiques, sécuritaires, commerciaux, technologiques et culturels entre la France et Israël. Ce premier grand rendez-vous entre les deux chefs d’Etat a permis à chacun de manifester son soutien et ses attentes envers l’autre. Les propos tenus par Emmanuel Macron ont sans doute rassuré le Premier ministre israélien même si sa perception du conflit israélo-palestinien ne varie pas tellement de celle de ces prédécesseurs, si ce n’est sur le traitement. Le président français refuse en effet toute reconnaissance unilatérale de l’Etat de Palestine, contrairement à François Hollande qui en avait fait sa 59ème promesse de campagne. La prochaine visite d’Emmanuel Macron, pas encore programmée mais qui aura sans doute lieu courant 2018, nous en dira plus sur ses intentions.</p>
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		<title>Election présidentielle 2017: Bilan du second tour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 May 2017 08:34:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[en marche]]></category>
		<category><![CDATA[Front National]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 7 mai, Emmanuel Macron a été élu président de la République en obtenant 66,1 % des suffrages, contre 33,9 % pour Marine Le Pen, selon les résultats finaux communiqués par le ministère de l’intérieur. Le scrutin a été marqué par une hausse de l’abstention par rapport au premier tour et s’établit à 25,44 %, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dimanche 7 mai, Emmanuel Macron a été élu président de la République en obtenant 66,1 % des suffrages, contre 33,9 % pour Marine Le Pen, selon les résultats finaux communiqués par le ministère de l’intérieur. Le scrutin a été marqué par une hausse de l’abstention par rapport au premier tour et s’établit à 25,44 %, contre 22,23 % (soit 77,77 % de participation) le 23 avril. Il s’agit de la plus faible participation à un second tour de l’élection présidentielle depuis 1969. Le duel entre Georges Pompidou et Alain Poher avait conduit à une nette hausse du « ni l’un ni l’autre » (de 1,29 % au premier tour à 6,42 %). En 2012 également, le duel entre François Hollande et Nicolas Sarkozy avait démobilisé un fragment non négligeable de l’électorat (de 1,92 % à 5,82 %). Mais aujourd’hui, le différentiel est de l’ordre de près de 10 points.</p>
<p style="text-align: justify;">Environ 11,47 % des votants ont déposé un bulletin blanc ou nul dans l’urne. Parmi eux, les votes blancs sont largement majoritaires (8,51 %) par rapport aux votes nuls (2,96 %). D’ordinaire, ce sont 4 % à 6 % des électeurs qui font ce choix lors d’un second tour.</p>
<p style="text-align: justify;">Si Emmanuel Macron s’est offert une avance confortable, le score du FN a atteint des sommets avec 10,64 millions de voix et demeure extrêmement inquiétant. Si le pire semble, pour l’heure avoir été évité, c’est bien la cartographie quadripartite du 1<sup>er</sup> tour qui est la plus représentative de la France et des défis que le nouveau président devra mener.</p>
<hr />
<p><strong>1) Le sens de la victoire d’Emmanuel Macron</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A seulement 39 ans, Emmanuel Macron est le plus jeune président de la Ve République. Son ascension est tout aussi fulgurante qu’historique, compte tenu des institutions de la Ve République qui favorisent un système de grands partis. Dès son lancement, <em>En Marche !</em> se veut au-dessus du clivage traditionnel droite-gauche et compte rassembler « les progressistes de tous bords ». Depuis longtemps déjà, une remise en question croissante de la légitimité des partis de gouvernement sur un fond de crise sociale et économique durable ont donné le sentiment aux électeurs, saturés de voir une élite incapable de les gouverner, que le candidat élu et son mouvement <em>En Marche !</em> incarnaient un renouveau.</p>
<p style="text-align: justify;">Emmanuel Macron est parti seul, convaincu que la conjoncture lui serait favorable, conscient que le besoin de renouvellement de la vie politique et la fin des clivages politiques lui laissaient une ouverture.</p>
<p style="text-align: justify;">Il a bénéficié d’un concours de circonstances qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir : la renonciation surprise de François Hollande, l’affaire Fillon qui a sonné le glas des espoirs d’alternance de la droite et l’élimination des prétendants les plus sérieux de droite comme de gauche lors des primaires.</p>
<p style="text-align: justify;">La présence Benoit Hamon et François Fillon au premier tour a ouvert un boulevard au centre à Emmanuel Macron, qui a pu ratisser large auprès des électeurs. La campagne aurait sans doute pris une toute autre tournure, si Alain Juppé et Manuel Valls avaient été choisis, en réduisant l’espace politique du candidat d’<em>En Marche ! </em>et ses chances de succès.</p>
<p style="text-align: justify;">Par sa posture résolument européenne, Emmanuel Macron a rassuré, en défendant avec ferveur l&rsquo;euro et les institutions. Dimanche soir, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs au son de l&rsquo;hymne européen qu&rsquo;il a pénétré dans la cour Napoléon lors d&rsquo;une soirée électorale savamment orchestrée. Il a également su fédérer la volonté et le désir d&rsquo;une partie des Français, séduits par son discours d&rsquo;optimisme, de réussite personnelle et de foi dans l&rsquo;avenir d&rsquo;un pays capable de trouver sa place dans une « mondialisation heureuse ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les dirigeants d&rsquo;<em>En Marche!</em> demeurent convaincus que les Français, au nom de la cohérence, donneront une majorité à Emmanuel Macron pour lui permettre de gouverner. Mais une forte abstention peut rendre plus difficile à atteindre le seuil de qualification des 12,5% des inscrits pour figurer au second tour des législatives. Des triangulaires et des quadrangulaires pourraient rendre le scrutin incertain. Selon un sondage Ipsos/Sopra Steria publié dimanche au soir de sa victoire, 61% des Français ne souhaitent pas que le leader d&rsquo;<em>En marche! </em>dispose d&rsquo;une majorité à l&rsquo;Assemblée nationale.</p>
<hr />
<p><strong>2) Le score historique du Front National</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Marine Le Pen a enregistré dimanche soir le meilleur score obtenu par le Front National depuis sa fondation, tous scrutins confondus. Avec 33,9% des suffrages face à Emmanuel Macron, elle a su capter 10,64 millions de voix, doublant ainsi le nombre de voix qu’avait récolté son père en 2002 (5,5 millions). La candidate a su attirer près de 3 millions d&rsquo;électeurs de plus qu&rsquo;au premier tour (7 679 493 bulletins et 21,3%).</p>
<p style="text-align: justify;">Le parti d’extrême-droite est aujourd&rsquo;hui plus haut que jamais. Marine Le Pen a réussi à mettre en oeuvre entre temps une stratégie de « dédiabolisation » qui s’est traduite par une forte progression dans l’électorat. En décembre 2015, les listes du « Rassemblement Bleu Marine » ont engrangé 6 820 477 bulletins au second tour des régionales. Un record à l&rsquo;époque, réalisé après une progression nette enregistrée dans les autres types de scrutins. Même si ces chiffres sont à relativiser par l&rsquo;accroissement du corps électoral, ils montrent néanmoins une dynamique réelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, l&rsquo;importance du FN est moins palpable en terme d’élus. Depuis 2012, sa présence parlementaire à l’Assemblée (deux députés) et au Sénat (deux élus) reste limitée. En 2015, le front républicain a empêché les listes affiliées au FN de remporter des régions.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré cela, le parti de Marine Le Pen entend bien franchir une étape aux législatives, les 11 et 18 juin prochains. Les cadres du parti espèrent l’emporter dans plusieurs dizaines de circonscriptions et s&rsquo;imposer comme principale force d&rsquo;opposition à l&rsquo;Assemblée.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le premier tour, Marine Le Pen s&rsquo;est mise en congé de la présidence du FN, qu&rsquo;elle dirigeait depuis 2011. Florian Philippot a déclaré que le parti allait « <em>se transformer en une nouvelle force politique qui, par définition, n&rsquo;aura plus le même nom</em> ». « <em>Le Front national va évoluer, il va profiter de cette dynamique de rassemblement</em> », a-t-il ajouté. Mais Jean-Marie Le Pen estime quant à lui « <em>qu&rsquo;il faut rester fidèle (&#8230;) aux fondamentaux du Front national »</em>. « <em>Ce sont les fondamentaux du Front national qui ont permis à ce mouvement d&rsquo;être le seul créé au XXe siècle et qui s&rsquo;est perpétué, aucun autre</em> », a-t-il affirmé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le départ de Marion Maréchal-Le Pen à un mois des législatives fragilise au moment où Marine Le Pen s’est fixée pour objectif de devenir la principale force d’opposition au président Emmanuel Macron. « <em>J&rsquo;ai longuement mûri ma réflexion et ma décision s&rsquo;impose à la fois pour des raisons personnelles et politiques</em> », a déclaré la jeune femme dans une lettre publiée par <em>Vaucluse Matin. </em>Elle sait qu&rsquo;elle ne pourra pas imposer ses idées droitières et identitaires sans entrer en conflit avec sa tante.</p>
<hr />
<p><strong>3) L’inquiétante hausse de l’abstention</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Deux jours avant son élection, Emmanuel Macron avait déclaré : « <em>Je n’aurais pas d’état de grâce</em> ». En effet, contrairement aux huit précédentes élections présidentielles (exception faite de 1969), c’est la première fois que la participation est plus faible au second tour qu’au premier, une sorte de « <em>21 avril 2002 à l’envers </em>», comme l’on analysé certains commentateurs. A l’abstention s’ajoutent les 4 millions de votes blancs ou nuls (soit 8,8 % des inscrits), un chiffre jamais atteint sous la Ve République.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la légitimité du candidat élu, ce résultat est problématique. La fragilité de la base électorale d’Emmanuel Macron est confirmée par ce second tour. Cela témoigne du niveau de désenchantement de la population française qui s’est braquée et a difficilement accepté de constituer un front républicain, qui n’est à terme, pas une solution viable. Dans les faits, le groupe des abstentionnistes représente un groupe d’opposition. Emmanuel Macron a obtenu 66,1% des voix, mais surtout 66,1% des voix exprimées. Cela revient donc à un score de 43% qui signifie qu’un grand nombre d’électeurs ont refusé d&rsquo;accorder un blanc-seing à l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;Economie.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis des décennies, l’incapacité de nos gouvernants de gauche et de droite à comprendre les peurs des Français explique en partie ce choix: la dégradation manifeste de la situation économique a été minimisée. La population se sent méprisée, oubliée, niée dans les problèmes quotidiens et vitaux auxquels elle est confrontée. L&rsquo;absence de débat, les guerres politiques et partisanes, l&rsquo;absence de vision et de réflexion approfondie, la médiocrité́ intellectuelle ont crée une situation de désespérance et de colère.</p>
<p style="text-align: justify;">Les législatives des 11 et 18 juin révéleront la réalité politique du moment de façon encore plus précise qu’au premier tour.</p>
<hr />
<p><strong>4)  Les défis du nouveau président</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;option populiste a été clairement écartée, et le risque d&rsquo;un éclatement de l&rsquo;Union européenne évité, il n&rsquo;en reste pas moins que les quelque 21 millions de voix qu&rsquo;Emmanuel Macron a obtenues ne représentent pas un vote d&rsquo;adhésion. Emmanuel Macron va donc devoir non seulement ne pas décevoir mais convaincre l&rsquo;ensemble des Français qu&rsquo;il sera à la hauteur des immenses enjeux qui l&rsquo;attendent. Pour le nouveau président, qui a dit vouloir « <em>entendre tous les Françai</em>s », l&rsquo;enjeu est de parvenir à obtenir une majorité présidentielle, pour pouvoir agir rapidement et obtenir des résultats sur la lutte contre le chômage, seul moyen d&rsquo;apaiser les peurs et les divisions. A cet égard le choix du Premier ministre qui conduira la bataille des législatives sera un premier signe de sa volonté de recomposer la vie politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les législatives seront un test majeur dans les circonscriptions où le FN sera en mesure d&rsquo;imposer une triangulaire. Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, a appelé ses 7 millions d&rsquo;électeurs à rester groupés autour de lui pour proposer aux législatives une alternative de gauche « <em>écologiste et humaniste</em> ». Il s&rsquo;est dit prêt à mener ce combat contre le programme d&rsquo;Emmanuel Macron, selon lui « <em>de guerre contre les acquis sociaux et d&rsquo;irresponsabilité écologiste</em> » en soulignant que le « <em>deuxième parti</em> » du second tour rassemblait les abstentionnistes et les blancs et nuls.<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau président devra très rapidement apporter des réponses à la crise démocratique qu&rsquo;ont révélé ces élections avec notamment une loi sur la moralisation de la vie politique à l&rsquo;automne. Emmanuel Macron prépare aussi l&rsquo;introduction d&rsquo;une part de proportionnelle aux élections, la réduction d&rsquo;un tiers du nombre des parlementaires, la transformation du Conseil Economique, Social et Environnemental et une réforme profonde du travail parlementaire, avec un renforcement des pouvoirs d&rsquo;évaluation et de contrôle de l&rsquo;exécutif des députés.</p>
<p style="text-align: justify;">***</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;élection d&rsquo;Emmanuel Macron reste un vote d&rsquo;espoir, pro-européen et progressiste, elle n’aura de sens que si l’homme d’Etat ne faillit pas à cette mission si délicate de soigner la France de ses maux. La tâche est immense et si l&rsquo;espoir est déçu, il est à craindre que ce 7 mai ait été le dernier sursaut avant une plongée dans les abîmes de l’extrémisme et du populisme. Arrivé au pouvoir sur un mélange de vote d&rsquo;adhésion de ses partisans et par défaut de ses opposants, son image de jeune loup de la politique ne pourra pas longtemps faire illusion si le peuple français ne voit guère d’évolutions. Et sur tous ces défis, il est attendu au tournant.</p>
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		<title>Les grands chantiers internationaux d&#8217;un novice en diplomatie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 May 2017 08:19:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[international]]></category>
		<category><![CDATA[Macron]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[position]]></category>
		<category><![CDATA[President]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dès la semaine prochaine, Emmanuel Macron devra répondre à la crise européenne, gérer le Brexit, prendre position sur les crises au Moyen-Orient, réagir à l&#8217;expansionnisme russe. Marine Le Pen voulait rompre avec les choix diplomatiques français qui font l&#8217;objet d&#8217;un relatif consensus entre la droite et la gauche. Elle voulait remettre en cause l&#8217;Union européenne, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="figp-art__chapo">Dès la semaine prochaine, Emmanuel Macron devra répondre à la crise européenne, gérer le Brexit, prendre position sur les crises au Moyen-Orient, réagir à l&rsquo;expansionnisme russe.</p>
<div class="figp-art__body figp-art__body--size-0">
<p>Marine Le Pen voulait rompre avec les choix diplomatiques français qui font l&rsquo;objet d&rsquo;un relatif consensus entre la droite et la gauche. Elle voulait remettre en cause l&rsquo;Union européenne, quitter le commandement intégré de l&rsquo;Otan, se rapprocher de Vladimir Poutine et extraire la France de l&rsquo;économie globalisée…</p>
<p>Emmanuel Macron n&rsquo;a fait qu&rsquo;ébaucher sa future politique étrangère, mais sa facture en est déjà beaucoup plus classique: elle se situe dans la continuité de ses prédécesseurs à l&rsquo;Élysée, François Hollande et Nicolas Sarkozy. «Emmanuel Macron revendique une vision “gaullo-mitterrandienne”. On peut débattre de la pertinence de cette expression mais cela semble signifier une vision traditionnelle de la politique étrangère française, qui ne doit être alignée sur personne. Par ailleurs, il ne semble pas avoir d&rsquo;appétence particulière pour les interventions militaires», explique Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), qui a participé aux groupes de travail autour du candidat pendant la campagne.</p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-right" data-media-type="XRG" data-media-id="20170507XRGFIG00401"></figure>
<p>Emmanuel Macron est pro-européen, il s&rsquo;est rendu à Berlin pendant sa campagne. Il a aussi effectué plusieurs déplacements au Moyen-Orient (Liban, Jordanie) et en Afrique du Nord (Algérie, Tunisie) mais aucun en Asie ou en Afrique noire. Sa bévue algérienne sur la colonisation assimilée à un «crime contre l&rsquo;humanité» a fait polémique en France. On l&rsquo;a vu dans les débats télévisés: l&rsquo;étranger n&rsquo;est pas sa matière de prédilection. Et pour cause: la politique internationale n&rsquo;a pas été jusque-là au cœur de ses préoccupations. «Il n&rsquo;y a pas réfléchi profondément, confirme une source qui a participé à sa campagne. Mais c&rsquo;est un phénomène assez courant dans les démocraties occidentales, y compris aux États-Unis.»</p>
<p>François Hollande n&rsquo;avait aucune connaissance et peu d&rsquo;appétence pour la politique étrangère avant d&rsquo;arriver à l&rsquo;Élysée. C&rsquo;est pourtant le domaine dans lequel il s&rsquo;est sans doute le plus épanoui et a obtenu la meilleure note de son quinquennat. Emmanuel Macron sera happé par le chaos du monde dès son arrivée à l&rsquo;Élysée, car les crises internationales ont des conséquences directes sur la France. «La réalité va lui tomber dessus dans une semaine. Et elle est très lourde», commente Bruno Tertrais.</p>
<p>Cette réalité risque de faire voler en éclats les quelques principes de politique étrangère, basés sur des instincts que certains trouvent bancals, que l&rsquo;on retrouve dans le programme d&rsquo;Emmanuel Macron. Le retour au «gaullo-mitterrandisme» annonce-t-il la fin des interventions extérieures, qui ont été la marque de fabrique de la politique étrangère de François Hollande? Rien n&rsquo;est moins sûr. «On en reparlera quand il faudra porter quelque chose de lourd», commente un observateur de sa campagne, parodiant une réplique de Jean Dujardin dans OSS 117… Emmanuel Macron, souffle-t-on dans son entourage, aurait choisi de parfaire sa culture internationale en lisant le livre de mémoires de l&rsquo;ancien ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin. «Mais il devra vite réaliser que la diplomatie, ce n&rsquo;est pas de la poésie et chasser le romantisme de la politique étrangère», prévient l&rsquo;observateur. Il se dit par ailleurs assez optimiste: «Il est brillant, il apprend vite et il a promis d&rsquo;être un président jupitérien.» Et puis il parle anglais, contrairement à ses deux prédécesseurs.</p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-left" data-media-type="XRG" data-media-id="20170507XRGFIG00402"></figure>
<p>Il n&rsquo;a fallu que quelques jours à Emmanuel Macron pour durcir sa politique vis-à-vis de Moscou après les cyberattaques lancées par la Russie contre le site de son mouvement En marche!. L&rsquo;an dernier, il considérait la Russie comme un «partenaire» avec qui il fallait discuter sur la Syrie. Aujourd&rsquo;hui, il estime qu&rsquo;elle ne partage pas les valeurs et les intérêts de la France et considère qu&rsquo;il faut maintenir les sanctions liées à la crise ukrainienne. La réalité a aussi durci sa politique vis-à-vis de Bachar el-Assad, dont il verrait aujourd&rsquo;hui le départ d&rsquo;un bon œil. «Mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;une fois investi de la charge présidentielle qu&rsquo;il se forgera sa propre ligne diplomatique», prévient Bruno Tertrais. Arrivés à l&rsquo;Élysée, Nicolas Sarkozy et François Hollande s&rsquo;étaient emparés des questions internationales avec avidité et efficacité. Le second, que beaucoup considéraient avant tout comme un président de région, avait même été accueilli comme un héros à Tombouctou, tout juste libérée des djihadistes, en février 2013, trois semaines après le début de l&rsquo;opération «Serval» au Mali.</p>
<p>L&rsquo;homme, dit-on parfois dans son entourage, n&rsquo;a pas encore réalisé que l&rsquo;international monopolisera pendant cinq ans au moins 50 % de son agenda. Les défis et les challenges qui attendent Emmanuel Macron s&rsquo;imposeront dès les premiers jours. Dès la semaine prochaine, il sera sommé de répondre à la crise européenne, dont il a fait sa priorité, de gérer le Brexit, de réagir à l&rsquo;expansionnisme russe, de prendre position sur les crises au Moyen-Orient…</p>
<p>Les présidents français ont, sous la Ve République, une marge de manœuvre et un pouvoir que leur envient la plupart des responsables européens. Avec le Brexit, la France sera bientôt le seul pays de l&rsquo;Union à posséder la bombe nucléaire et un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Cette liberté et ce pouvoir sont de nature à transformer une vision du monde en peu de temps.</p>
<p>Mais la personnalité de la politique étrangère d&rsquo;Emmanuel Macron dépendra aussi des hommes dont il s&rsquo;entourera. Au Quai d&rsquo;Orsay, à l&rsquo;Élysée, au ministère de la Défense et à l&rsquo;état-major des armées. Or, c&rsquo;est une autre chose qu&rsquo;on dit de lui: «Il prend son temps car il veut être sûr d&rsquo;être bien entouré.»</p>
</div>
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		<title>Election présidentielle 2017: Bilan du premier tour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Apr 2017 15:21:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[bilan]]></category>
		<category><![CDATA[election]]></category>
		<category><![CDATA[Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[france; president]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>I. Analyse des résultats Le premier tour de l’élection présidentielle s’est tenu le 23 avril 2017 avec plus de 47 millions d’électeurs appelés aux urnes. Avec un taux de 78,69% (soit 36 681 594 de votants), la participation a atteint un niveau important (bien que légèrement en baisse comparé à 2012 avec 79,48% de votants) [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>I. Analyse des résultats</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le premier tour de l’élection présidentielle s’est tenu le 23 avril 2017 avec plus de 47 millions d’électeurs appelés aux urnes. Avec un taux de 78,69% (soit 36 681 594 de votants), la participation a atteint un niveau important (bien que légèrement en baisse comparé à 2012 avec 79,48% de votants)</p>
<p style="text-align: justify;">Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont arrivés en tête. Le candidat d&rsquo;<em>En Marche! </em>a obtenu 23,9 % des voix (soit 8,5 millions de voix), contre 21,4 % (soit 7,6 millions de voix) pour la présidente du Front National.</p>
<p style="text-align: justify;">François Fillon, en troisième position avec 19,9 % des voix (soit 7 126 632 voix), devance de peu Jean-Luc Mélenchon (à peine 100 000 voix les séparent) qui a obtenu 19,6 % des suffrages (soit 7 011 856 voix). Benoît Hamon a subi une lourde défaite recueillant seulement 6,3 % des voix tandis que Nicolas Dupont-Aignan en a obtenu 4,7 %. Les voix pour les « petits » candidats se répartissent ensuite entre Jean Lassalle, qui obtient 1,2 % des suffrages, puis Philippe Poutou avec 1,1 %, et enfin François Asselineau, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade, qui obtiennent entre 0,2 et 0,9 % des voix.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce premier tour fut historique à bien des égards : ni Les Républicains ni le Parti Socialiste ne se sont qualifiés pour le second tour ; Emmanuel Macron a fait un pari gagnant en adoptant une posture politique « ni droite ni gauche », puis « et droite et gauche », réussissant là où le leader du Modem, François Bayrou, avait échoué en faisant émerger une offre alternative aux deux grands partis de gouvernement ; Marine Le Pen a peut-être obtenu un score moindre que celui qui lui était prédit mais elle n’a jamais rassemblé autant de voix dans le passé (un million de plus que lors du second tour des régionales en 2015), en doublant presque le score de son père en 2002 (4 804 713 voix) ; dans une élection marquée par un nombre élevé de candidats eurosceptiques – voire europhobes – qui constituent la moitié des votants, le candidat arrivé en tête est celui qui a assumé le plus son côté pro-européen.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès les résultats connus, de nombreux responsables politiques, de droite comme de gauche, ont appelé à voter pour Emmanuel Macron. A droite, c&rsquo;est notamment le cas d&rsquo;Alain Juppé, de François Fillon, Nicolas Sarkozy ou de Christian Estrosi. A gauche, Benoît Hamon et Bernard Cazeneuve notamment ont appelé à faire barrage à Marine Le Pen. Jean-Luc Mélenchon a refusé de donner une consigne de vote et n’a pas non plus souhaité dire pour qui il voterait.</p>
<hr />
<p><strong>II. Principaux enseignements de ce premier tour de l’élection présidentielle </strong></p>
<p><strong>1- Une France fracturée</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>Au lendemain du premier tour, la France se trouve plus divisée que jamais. Les deux principaux partis de gouvernement ne représentent à eux deux (PS et LR &#8211; UDI) que 26 % des suffrages exprimés, tandis que les partis extrémistes ont recueilli près de 50% des voix. Trois des quatre forces politiques qui dominent n&rsquo;ont jamais été au pouvoir, tandis que le mouvement <em>En Marche !</em> du candidat Macron a tout juste un an.</p>
<p style="text-align: justify;">Le résultat du premier tour de la présidentielle montre une France véritablement fracturée autour d’enjeux qui sont devenus des clivages structurants. Dans une France longtemps marquée par une division bipartite, puis tripartite, on distingue aujourd’hui quatre principaux courants :</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>Les libéraux contre les étatistes :</strong> les défenseurs du respect des lois du marché s’opposent à ceux qui préconisent un fort interventionnisme de l&rsquo;État ;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&#8211; Les progressistes contre les conservateurs : </strong>ceux qui défendent l&rsquo;émancipation individuelle de chacun dans le respect des différences et d&rsquo;une grande tolérance sur les mœurs s’opposent à ceux qui se retrouvent plutôt dans des postures conservatrices ;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&#8211; Les pro-européens contre les eurosceptiques (voire europhobes) :</strong> ceux qui tiennent un discours souverainiste qui rejette l&rsquo;Union européenne s’opposent aux europhiles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&#8211; Les identitaires contre les mondialistes : </strong>ceux qui mettent en exergue l&rsquo;identité nationale associée à des réflexes d&rsquo;exclusion de tous ceux qui n&rsquo;appartiennent pas ou pas bien à la nation, le tout dans une dénonciation des méfaits de la mondialisation, s’opposent à ceux qui acceptent plus volontiers la mondialisation et une société ouverte à l’immigration et aux différences culturelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Les combinaisons de ces quatre familles reconfigurent ainsi l&rsquo;offre électorale en France et révèlent des points de dissension majeurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2- La prouesse d’Emmanuel Macron</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette dixième élection présidentielle constitue un séisme sans précédant depuis 1958. Depuis des mois, les concurrents de l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;Économie pariaient sur l&rsquo;explosion de la « bulle Macron », à l&rsquo;image de ce qui est arrivé à Alain Juppé lors de la primaire de la droite. À gauche comme à droite, beaucoup considéraient que sa campagne lancée sans parti ni élu était vouée à l&rsquo;échec. Or, Emmanuel Macon a réalisé une véritable prouesse. En moins de deux ans de politique et moins d&rsquo;un an de campagne, il a très vite compris que les partis traditionnels ne répondaient plus aux attentes des Français. Celui qui voulait faire « disrupter » le système politique a gagné son pari et viré en tête du scrutin au premier tour.</p>
<p style="text-align: justify;">Le leader d’<em>En Marche ! </em>se situe clairement du côté de la défense d&rsquo;un certain libéralisme économique. Il considère toutefois que l&rsquo;État doit pouvoir interférer dans la vie économique et venir en aide aux plus fragiles, aux « oubliés » de la compétition mondiale. Il se dit « progressiste », du côté du libéralisme culturel, et il s&rsquo;est montré en défenseur du droit des femmes que certains adversaires semblaient vouloir remettre en cause (avortement) ou du mariage gay. De plus, l&rsquo;émancipation individuelle est un de ses leitmotivs, y compris par la « libération des carcans » qui freinent l&rsquo;esprit entrepreneurial de chacun.</p>
<p style="text-align: justify;">Emmanuel Macron est un europhile convaincu. Sa défense de l&rsquo;ancrage de la France dans l&rsquo;Union européenne est devenue un des marqueurs forts de sa campagne. Il a adopté une posture de conciliateur entre les clivages. Mais ces clivages ne sont-ils pas vécus par beaucoup comme non négociables, dessinant alors une France difficilement réconciliable ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3- L’échec des Républicains</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les républicains viennent de vivre un cauchemar. Ils ont réalisé le tour de force de transformer une élection imperdable en une élection ingagnable. Jamais la droite n&rsquo;a connu une telle déconvenue dans l’histoire des élections présidentielles de la Ve République. Avec 19,9 % des suffrages, François Fillon n’est pas parvenu à se qualifier au second tour et a perdu l’élection alors qu’il était annoncé vainqueur il y a trois mois encore.</p>
<p style="text-align: justify;">Les primaires de la droite et du centre en novembre 2016 s&rsquo;étaient révélées un grand succès et la mobilisation fut importante : 4,3 millions d&rsquo;électeurs au premier tour, 4,4 au second. Le résultat en fut surprenant puisque Nicolas Sarkozy, président du parti, a été éliminé dès le premier tour et qu&rsquo;au second tour, François Fillon, sous-estimé par les sondages, l&#8217;emportait largement face à Alain Juppé, longtemps considéré comme le meilleur candidat de la droite pour affronter Marine Le Pen au second tour de l&rsquo;élection présidentielle. Un programme très libéral en économie, réduisant fortement les fonctions publiques et souvent perçu comme antisocial, fut mis en avant.</p>
<p style="text-align: justify;">François Fillon a commencé à régresser dans les enquêtes d’opinion dès le mois de décembre. Il peine alors à rassembler l&rsquo;ensemble de son camp, même s&rsquo;il revoit en partie son programme pour tenir compte des tendances plus centristes. S’ajoutent à cette problématique les affaires autour des contrats de travail de sa famille qui émergent le 25 janvier dans <em>Le Canard enchaîné </em>et qui précipitent son érosion. De 25 % des intentions de vote le 10 janvier, il tombe à 22 % le 1er février, puis à 18 % le 6 du même mois. Il ne parvient plus à défendre son programme, devant en permanence se justifier dans une campagne rythmée par les affaires et impossible à mener. Pendant plusieurs semaines, la question de son maintien dans la compétition est posée, le candidat s&rsquo;acharne à aller jusqu’au bout de la campagne, tandis que Les Républicains n&rsquo;arrivent pas à s&rsquo;entendre sur un plan B pour lui substituer un leader susceptible de mieux mobiliser la droite. Ces atermoiements seront fatals au candidat Fillon.</p>
<p style="text-align: justify;">Nul doute que le parti risque de peiner à maintenir son unité et il est fort probable qu’une guerre de succession vienne compliquer la nécessaire mobilisation pour tenter de sauver le parti lors des élections législatives. Pour se reconstruire, la droite devra tirer les leçons de cette défaite historique. Le pire serait de croire que seul François Fillon et les affaires sont responsables. Les causes de la déroute sont bien plus profondes. La droite a mal analysé l’impopularité de François Hollande, l’échec du gouvernement, la division des socialistes à l’Assemblée nationale, les conséquences des attentats islamistes, et a adopté une mauvaise stratégie. Son excès de confiance face à une bataille qui semblait gagnée d’avance l’a disqualifiée d’emblée. La facilité à aiguiser les appétits politiques et déchainer la compétition des égos, alors que, tirant les enseignements de son échec en 2012, la droite aurait dû se réinventer en mettant en avant de nouveaux leaders, et en menant de manière déterminée le combat contre le Front National plutôt que de l’instrumentaliser en pensant gagner par défaut en l’affrontant au deuxième tour de la présidentielle. L’expérience de la primaire ne laissera pas non plus un souvenir impérissable, la droite et le centre s’y sont abimés et en sont sortis plus divisés que jamais pour aborder la présidentielle qui aurait nécessité qu’ils soient plus rassemblés que jamais. Notons que les vainqueurs du premier tour, comme d’ailleurs Jean-Luc Mélenchon, n’ont pas été désignés par une primaire dont cette élection, a une fois pour toute montré l’inutilité ou l’inadaptation à la culture politique française.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>4- Le naufrage du Parti socialiste</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les socialistes redoutaient un nouveau 21 avril, quinze ans après l&rsquo;élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 2002, ils ont été servis. Pris en tenaille entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, Benoit Hamon n’a pas été en mesure de faire une campagne qui fasse consensus au sein de son parti, déchiré par les querelles intestines et la défection de ses principaux élus et leaders.</p>
<p style="text-align: justify;">Vainqueur surprise de la primaire de la gauche le 29 janvier, Benoît Hamon s&rsquo;est lancé dans une campagne compliquée, minée par l&rsquo;incertitude, les polémiques et les divisions. Il n&rsquo;a pas su se départir de son étiquette de frondeur. Après son départ du gouvernement en août 2014, le socialiste redevenu député n&rsquo;a cessé de s&rsquo;opposer à la politique menée par le gouvernement, s&rsquo;abstenant ou s&rsquo;opposant à plusieurs textes comme la loi Travail. Cette ligne de rupture ne représentait que 30% du PS mais elle a réussi à finir de pourrir le quinquennat de François Hollande. Pour les socialistes « légitimistes », les frondeurs incarnent la trahison et une des causes de l’échec et du renoncement de François Hollande.</p>
<p style="text-align: justify;">Arrivé tardivement dans la campagne, Benoit Hamon a perdu du temps à essayer de rassembler la gauche alors qu’il aurait dû tenter de réconcilier sa propre famille. En cherchant à incarner la gauche de la gauche au lieu de se positionner au cœur du système, il a légitimé la candidature de Jean-Luc Mélenchon et renvoyé les électeurs de François Hollande vers Emmanuel Macron. En menant une campagne de frondeur, Benoit Hamon a échoué à rassembler les forces qui se sont affrontées lors de la primaire de la belle alliance populaire et a aussi échoué à imposer ses thèmes de campagne. Sa défense partielle du bilan de Hollande, sa volonté de s&rsquo;adresser à « l&rsquo;intelligence collective » et son choix de parler davantage du quotidien des Français que du pays l&rsquo;ont rendu inaudible. Sa proposition de revenu universel, complètement remaniée et présentée sous une autre forme mi-mars a contribué à brouiller son message. Alors que le chômage et la sécurité sont les préoccupations principales des Français, il n’en a parlé que très tardivement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Parti Socialiste se retrouve au cœur de la plus mauvaise période de sa longue histoire. Y survivra-t-il ? La question se pose.</p>
<p style="text-align: justify;">Une période de règlements de comptes internes s’annonce et sera tout aussi mouvementée, sinon plus, que celle de la droite. « <em>Cet échec est une profonde meurtrissure. Je mesure la sanction historique, légitime, que vous avez exprimée envers le Parti socialiste </em>», a indiqué Benoît Hamon, véritable naufragé du PS. Certains ont reproché au candidat de s&rsquo;être replié sur une frange de fidèles plutôt que de s&rsquo;ouvrir à toutes les sensibilités de son camp bien affaibli par l’échec du quinquennat de François Hollande, qui lui-même n’était pas à même de se représenter.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong>III.Le front républicain est-il un piège ou une solution?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A chaque élection c’est désormais le même refrain : il faut faire barrage au FN, et à chaque fois, le parti gagne des voix. Aucun enseignement ne semble pourtant avoir été tiré : le parti d’extrême-droite inquiète, mais il n&rsquo;effraie plus. Plus personne ne se soucie de sa normalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le FN capitalise sur l’impopularité de l’exécutif et les difficultés de l’opposition de droite à formuler une alternative crédible capable de préparer l’alternance. Cet élan a été renforcé par l’actualité récente : les attaques terroristes, les angoisses sécuritaires, la montée de l’islam radical et les questions migratoires perçues comme une menace existentielle à l’échelle européenne. Misant depuis longtemps sur ces problématiques, le FN n’a guère eu à forcer son jeu pour récolter les fruits de son positionnement.</p>
<p style="text-align: justify;">A droite apparaissent les premières failles dans le « cordon sanitaire » mis en place par Jacques Chirac dans les années 80. Ici, Christine Boutin votera Le Pen. Là, Eric Ciotti et Henri Guaino refusent de choisir. Ailleurs encore, Bruno Le Maire et Christian Estrosi annoncent qu&rsquo;ils voteront Macron sans hésitation. François Fillon lui aussi été très clair : « <em>L’abstention n’est pas dans mes gènes. Il n’y a pas d’autre choix que de voter contre l’extrême droite. Je voterai donc pour Emmanuel Macron</em>. » Même position pour l’ancien Premier ministre et candidat malheureux aux primaires, Alain Juppé. Laurent Wauquiez, le vice-président de LR, a seulement appelé « <em>ceux qui nous ont fait confiance à ne pas voter Le Pen</em> ». La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, en revanche, n’a voulu prendre aucune position sur la question. « <em>Je pense que s’engouffrer dans une stratégie de front républicain est une erreur</em> », a même déclaré Raquel Garrido, porte-parole du mouvement.</p>
<p style="text-align: justify;">La présidente du Front National renouvelle et amplifie, quinze ans après, l&rsquo;exploit de son père, Jean-Marie Le Pen, même si son score est très en deçà de ce qu&rsquo;espéraient ses proches. « <em>Ce résultat est historique </em>», a-t-elle cependant jugé en se présentant comme la candidate de « <em>la grande alternance</em> ». Aujourd’hui, les électeurs FN assument totalement leur choix ce qui explique que les sondages aient été fiables pour ce premier tour. Toutefois, il apparaît que le problème de la France est moins le FN que ce qui fait monter le FN, c’est-à-dire le refus de nombre de candidats de parler des vrais sujets qui préoccupent les Français, comme l’islamisme ou la politique migratoire de la France. Jusqu’à quand pourrons-nous faire barrage ? Cette politique de « containment » ne finira-t-elle pas par se retourner contre nous ?</p>
<p style="text-align: justify;">Un jour, la digue cédera et nous seront submergés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le vrai enjeu de ce deuxième tour est certes d’empêcher le FN de gagner mais il ne faut guère que les combinaisons électorales ne soient perçues comme un déni démocratique. Il est urgent de répondre aux craintes et questions des Français sans détour, car elles ne sont pas fantasmées. Et c’est la tâche qui incombe d’urgence à Emmanuel Macron s’il est choisi le 7 mai prochain, il devra trouver des solutions crédibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Le front républicain a échoué à faire reculer le Front National qui se trouve plus que jamais aux portes du pouvoir. Les démocrates et les républicains n’ont plus le choix. Ils ne doivent plus seulement faire barrage au Front National, ils doivent le combattre et empêcher Marine Le Pen, dont l’histoire, le projet et le programme mettent la France et l’Europe en grand péril, de gagner cette élection ou de réaliser un score qui la mettrait en situation d’incarner la seule alternance possible en 2022. Sans hésitation, il faut voter Emmanuel Macron non pas pour rejoindre <em>En marche !</em> si on ne le souhaite pas, pas en signant un chèque en blanc qui condamnerait à l’inaction. Il faut voter Macron avec un message simple et fort : s’attaquer avec force et détermination aux maux qui rongent la France, à ce qui fait monter le FN. Il ne faut pas essayer, il ne faut pas hésiter, il faut agir et il faut réussir. Sans être catastrophiste ou exagérément pessimiste, c’est notre dernière chance avant l’explosion sociale et la guerre civile.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong>IV. Conclusion</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La démocratie française, qui vit par la force des appareils politiques, a été chamboulée par ce premier tour. Un premier sondage Harris Interactive pour M6 réalisé en ligne le dimanche 23 avril donne le candidat d’<em>En Marche! </em>vainqueur avec 64% des voix contre 36% pour la candidate du FN. L’enquête a été réalisée sur un échantillon de 2684 inscrits sur les listes électorales, issu d’un échantillon de 2740 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Toutefois, la campagne de second tour ne fait que commencer et le risque de trop se fier aux sondages pourrait avoir un effet désastreux. Une élection n’est pas gagnée tant qu’elle n’est pas terminée. Pour l’instant, nous avons échappé au pire en évitant un duel Mélenchon / Le Pen ou une Marine Le Pen en tête du classement.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’on peut se féliciter de la qualification d’Emmanuel Macron, la nouvelle percée du FN est un échec collectif. Ce 23 avril est pire que le 21 avril tant redouté car ce qui était inacceptable en 2002 est devenu tolérable aujourd’hui. Et parce qu’il est légitime de craindre un « jamais deux sans trois », ce deuxième tour est notre dernière chance de pouvoir porter un candidat capable de panser les plaies de notre pays.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Mahmoud Abbas à Paris :  Le raïs s’invite dans la vie politique française et dans la campagne présidentielle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 10:40:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mardi 7 février, Mahmoud Abbas était à Paris pour une visite diplomatique au cours de laquelle il s’est entretenu avec François Hollande ainsi que les candidats à l’élection présidentielle Benoit Hamon et Emmanuel Macron. Le président français et le leader palestinien ont discuté des conclusions de la conférence de paix du 15 janvier dernier et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Mardi 7 février, Mahmoud Abbas était à Paris pour une visite diplomatique au cours de laquelle il s’est entretenu avec François Hollande ainsi que les candidats à l’élection présidentielle Benoit Hamon et Emmanuel Macron. Le président français et le leader palestinien ont discuté des conclusions de la conférence de paix du 15 janvier dernier et des perspectives régionales : «<i> Notre but est la paix mais Israël travaille sur la base d&rsquo;un seul Etat </i>», a-t-il martelé, dénonçant par la même occasion la loi israélienne sur les implantations votée la veille à la Knesset et qu&rsquo;il considère comme «<i> une agression</i> » contre son peuple.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois n’est pas coutume, Benoit Hamon a réaffirmé sa volonté de reconnaître l’Etat de Palestine s’il est élu président. Evoquant sa discussion avec Mahmoud Abbas, il a ainsi déclaré sur sa page Facebook : « <i>Je lui ai renouvelé ma volonté de reconnaître l&rsquo;Etat palestinien une fois élu Président de la République</i> <i>(…) Nous partageons une conviction commune: cette reconnaissance est un préalable indispensable au processus de paix. » </i>Ce n’est pas la première fois que le candidat socialiste instrumentalise la question palestinienne<i> </i>à des fins de politique intérieure. Initiateur de la résolution pour la reconnaissance d’un Etat de Palestine votée à l’Assemblée nationale le 2 décembre 2014, il avait reconnu de son propre aveu, rapporté par Le Canard enchaîné du 19 novembre 2014 : « <i>Cette résolution est tout à fait opportune sur le plan électoral. Il s’agit du meilleur moyen pour récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers, qui n’a pas compris la première prise de position pro-israélienne de Hollande, et qui nous a quittés au moment de la guerre de Gaza.</i> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Emmanuel Macron, quant à lui n’a pas révélé de détails sur sa rencontre avec le leader palestinien, se contentant de poster quelques photographies sur les réseaux sociaux. Quoiqu’il en soit, Mahmoud Abbas a pu constater l’intérêt porté par les responsables français à la question palestinienne et à la relance du processus de paix. Le lendemain, il s’est adressé au Sénat à Paris devant la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, présidée par Jean-Pierre Raffarin, qui a rappelé « <i>le désir de la France de contribuer à la mise en place de la solution à deux États</i> ». Le président de l’Autorité palestinienne a averti les sénateurs qu’il interromprait la coopération sécuritaire avec Israël si les constructions dans les implantations en Cisjordanie venaient à se poursuivre, en faisant référence à la loi de Régulation, vivement contestée par des instances internationales et des pays alliés de l’État hébreu. Il a également demandé à Israël de respecter les résolutions de l’ONU dont celle qui a été votée le 23 décembre suite à l’abstention de l’administration d’Obama – la résolution 2334.</p>
<p style="text-align: justify;">Mahmoud Abbas a également évoqué les tentatives de réconciliation avec le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza. « <i>Nous avons un dialogue en cours avec le Hamas pour parvenir à une réconciliation pacifique</i>, » a-t-il souligné. Néanmoins, toutes ces tentatives sont jusqu’ici restées vaines. Il aurait sans doute été à propos de mettre le raïs palestinien face à ses propres contradictions et de l’interroger sur l’anormale longévité de son mandat. Cela fait en effet 9 ans qu’il n’est plus légitime à exercer son autorité mais étonnamment, cette entrave aux principes démocratiques ne semble pas affecter les leaders occidentaux.</p>
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		<title>Présidentielle : Fillon  et Macron au coude-à-  coude, Le Pen en tête</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2017 09:57:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[2017]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Figaro &#8211; par Judith Waintraub Selon un sondage Kantar Sofres-One Point pour Le Figaro, RTLet LCI, François Fillon et Emmanuel Macron obtiendraient 22 % et 21 % au premier tour de la présidentielle, devancés par Marine Le Pen. Un grand vent d&#8217;incertitude souffle sur la présidentielle. Réalisée les 26 et 27 janvier, notre enquête Kantar [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Figaro &#8211; par Judith Waintraub</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Selon un sondage Kantar Sofres-One Point pour Le Figaro, RTLet LCI, François Fillon et Emmanuel Macron obtiendraient 22 % et 21 % au premier tour de la présidentielle, devancés par Marine Le Pen.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un grand vent d&rsquo;incertitude souffle sur la présidentielle. Réalisée les 26 et 27 janvier, notre enquête Kantar Sofres-OnePoint pour Le Figaro, RTL et LCI montre que les accusations d&#8217;emplois fictifs lancées contre le couple Fillon  ont un impact sur les intentions de vote au premier tour. En effet, notre sondage mesure un resserrement entre François Fillon et Emmanuel Macron désormais au coude-à-coude avec respectivement 22% et 21%, si François Bayrou n&rsquo;était pas candidat. La qualification de Marine</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Pen au second tour reste l&rsquo;hypothèse la plus probable à ce stade, avec 25% des suffrages. Mais quel que soit son adversaire final, la présidente du Front national est battue en duel. Quant à la candidature de Benoît Hamon, crédité de 15% des intentions de vote, elle inverse la hiérarchie à gauche. Le député des Yvelines devance en effet Jean-Luc Mélenchon, relégué à la cinquième place avec seulement 10 % des intentions de vote. Marine Le Pen battue au second tour dans tous les cas</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«À trois mois de la présidentielle, on peut parler d&rsquo;un écart entre Fillon et Macron qui n&rsquo;est plus que de l&rsquo;épaisseur du trait», constate Emmanuel Rivière, le directeur général France de Kantar Public. «Dans ce contexte particulier de la révélation de l&rsquo;affaire des emplois fictifs, la qualification de Fillon au second tour n&rsquo;est plus garantie», selon Emmanuel Rivière, qui précise que «le décrochage ducandidat de la droite et du centre par rapport à sa position dominante au lendemain de sa victoire à la primaire n&rsquo;est pas entièrement dû à ses ennuis judiciaires, mais à un tassement de sa dynamique de campagne».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Autre signe d&rsquo;inquiétude pour Fillon: il ne battrait Le Pen qu&rsquo;à 60 % contre 40 % des suffrages, tandis que Macron, lui, creuserait l&rsquo;écart à 65 % des voix contre 35 % pour la présidente du Front national. Emmanuel Rivière estime que ce différentiel «tient autant aux déboires récents de l&rsquo;ex-premier ministre qu&rsquo;au positionnement très rigide qu&rsquo;il a adopté après la primaire à la fois sur les questions sociales et sociétales». «Le choix entre Fillon et Le Pen apparaît compliqué pour un électeur de gauche», résume le directeur général France de Kantar Public.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-2113" src="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2017/01/Intentions-de-vote-elections-Présidentielles-1.png" alt="Intentions de vote elections Présidentielles 1" width="774" height="421" srcset="https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/01/Intentions-de-vote-elections-Présidentielles-1.png 774w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/01/Intentions-de-vote-elections-Présidentielles-1-300x163.png 300w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/01/Intentions-de-vote-elections-Présidentielles-1-768x418.png 768w" sizes="(max-width: 774px) 100vw, 774px" /> <img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-2114" src="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2017/01/Intentions-de-vote-elections-Présidentielles-2.png" alt="Intentions de vote elections Présidentielles 2" width="779" height="434" srcset="https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/01/Intentions-de-vote-elections-Présidentielles-2.png 779w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/01/Intentions-de-vote-elections-Présidentielles-2-300x167.png 300w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/01/Intentions-de-vote-elections-Présidentielles-2-768x428.png 768w" sizes="(max-width: 779px) 100vw, 779px" /></span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Quelques atouts</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans ce «match pour la deuxième place», selon la formule du sondeur, François Fillon conserve tout de même quelques atouts: en termes de «sûreté de choix», il est à 61 %, tandis que le fondateur d&rsquo;En marche! n&rsquo;est qu&rsquo;à 41 %. «La dynamique est plutôt favorable à Macron mais la solidité, plutôt favorable à Fillon», résume Emmanuel Rivière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans ce «match pour la deuxième place», selon la formule du sondeur, François Fillon conserve tout de même quelques atouts : en termes de «sûreté de choix», il est à 61 %, tandis que le fondateur d&rsquo;En marche ! n&rsquo;est qu&rsquo;à 41 %. «La dynamique est plutôt favorable à Macron mais la solidité, plutôt favorable à Fillon», résume Emmanuel Rivière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">À gauche, la qualification de Benoît Hamon apparaît comme un facteur d&rsquo;incertitude supplémentaire, même si elle ne bouleverse pas la donne. Jusqu&rsquo;à présent, le vainqueur de la primaire, quel qu&rsquo;il soit, semblait condamner à arriver cinquième au premier tour. Dans notre enquête, le candidat du PS dame le pion à Jean-Luc Mélenchon. Ce qui, avec 10 %, ramènerait Mélenchon à un point de son score de la présidentielle de 2012. «Un nouveau match dans le match est créé, et il est totalement ouvert, car il y a une très grande fluidité entre les deux électorats», estime Emmanuel Rivière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Selon lui, le « défi »pour le candidat de la France insoumise est de surmonter « la concurrence que lui fait Hamon à la gauche du PS, avec l&rsquo;avantage d&rsquo;apparaître comme un homme nouveau alors qu&rsquo;il est membre du Parti socialiste depuis vingt-cinq ans». Mélenchon doit donc renouveler son discours par rapport à celui qu&rsquo;il tenait lors de sa dernière campagne présidentielle et montrer qu&rsquo;il est une force de proposition, l&rsquo;une des clés du succès de Hamon étant d&rsquo;avoir fait en sorte que le débat s&rsquo;articule autour de ses idées. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;ex-leader du Front de gauche peut aussi espérer que les sympathisants socialistes qui soutenaient Manuel Valls réagissent à la défaite de leur champion en s&rsquo;éparpillant et en rejoignant Emmanuel Macron. Si c&rsquo;était le cas, la progression de Benoît Hamon pourrait être au moins en partie entamée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Les mouvements d&rsquo;un électorat à l&rsquo;autre sont facilités par la présence dans la compétition du fondateur d&rsquo;En marche !, remarque Emmanuel Rivière. Il bouscule les équilibres et crée des passerelles.» L&rsquo;instabilité des rapports de forces a incité Kantar Sofres à tester un second tour Macron-Fillon. L&rsquo;ex-ministre de l&rsquo;Économie battrait le candidat de la droite 58 % contre 42 %. «Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;hypothèse qui semble sortir du rapport de forces, explique le sondeur, mais nous n&rsquo;avons pas souhaité donner le sentiment qu&rsquo;il y aurait des duels annoncés et que les choses seraient figées, à trois mois du scrutin.»</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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