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		<title>Israël sourd à la grève de la faim des prisonniers palestiniens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Apr 2017 08:05:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Etat hébreu tente d’éviter une propagation du mouvement,  alors que près de 6 200 « détenus de sécurité » sont enfermés. Huit jours après son lancement, le mouvement de grève de la faim parmi les prisonniers palestiniens ne faiblit pas. Au cours du week-end, environ 80 détenus appartenant au Hamas ont renoncé, mais d’autres continuent de se joindre à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’Etat hébreu tente d’éviter une propagation du mouvement,  alors que près de 6 200 « détenus de sécurité » sont enfermés.</p>
<p style="text-align: justify;">Huit jours après son lancement, le mouvement de grève de la faim parmi les prisonniers palestiniens ne faiblit pas. Au cours du week-end, environ 80 détenus appartenant au Hamas ont renoncé, mais d’autres continuent de se joindre à cette protestation pacifique. Selon Qaddoura Farès, président du Club des prisonniers palestiniens,<em> « ils pourraient être près de 2 000 dans les prochains jours ». </em>Près de 6 200 « détenus de sécurité », selon l’expression en vigueur, sont enfermés dans les prisons israéliennes. Cette cause est l’un des rares sujets unificateurs au sein de la société palestinienne, capable de mobiliser une population démoralisée et très critique envers ses propres dirigeants. Chaque famille a compté, ou compte encore, des détenus. Chacun a entendu les récits de vies derrière les barreaux de l’occupant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de file de ce mouvement de protestation contre les conditions de détention est Marouane Barghouti. Condamné à cinq fois la perpétuité pour son implication dans l’organisation d’attentats pendant la seconde Intifada, au début des années 2000, il est aussi la figure la plus populaire du Fatah, la principale composante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Il a été placé à l’isolement dès le premier jour de la grève, le 17 avril. <em>« Son niveau de sucre dans le sang est tombé, et il a refusé les soins</em>, explique Qaddoura Farès.<em> Il a 57 ans, ces jours sont difficiles. » </em>Le porte-parole du service pénitentiaire, Asaf Liberati, explique au <em>Monde </em>queMarouane Barghouti <em>« est pris en charge médicalement et n’est pas dans une situation critique ».</em></p>
<div id="pulpix_container" class="video_player" style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" id="ul-8f3s0m_0_1493193637" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01637594/src/8f3s0m/zone/1/showtitle/1/ad/no" width="534" height="320" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen" data-mce-fragment="1"></iframe></div>
<p style="text-align: justify;"><em>« On n’a jamais rien obtenu sans grève de la faim,</em> souligne Qaddoura Farès, très proche de Marouane Barghouti.<em> Il n’existe pas d’autre option qu’un compromis, comme toujours. » </em>En attendant, la pression monte. Le Fatah a annoncé une grève générale le 27 avril. Le lendemain, le parti réclame un nouveau <em>« jour de colère »,</em> souvent marqué par des affrontements avec les soldats israéliens. Mais la capacité de mobilisation dans la rue demeure très incertaine. Des tentes ont été dressées dans les grandes villes palestiniennes, notamment à Ramallah, pour recueillir les témoignages de soutien aux grévistes. Elles ne sont guère fréquentées.</p>
<p style="text-align: justify;">Prudent, Qaddoura Farès ne met pas en cause le peu d’entrain du président Mahmoud Abbas pour soutenir le mouvement. D’autant que le leader palestinien doit se rendre à Washington, le 3 mai, afin de rencontrer pour la première fois Donald Trump. <em>« Abou Mazen</em> [son surnom] <em>a publié un communiqué de soutien, mais comme président, il aimerait que la situation soit aussi calme que possible autour de lui, </em>reconnaît Qaddoura Farès. <em>Or cette grève va faire beaucoup de bruit. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Côté israélien, les autorités cherchent à casser l’effet de mimétisme à l’intérieur des prisons, en isolant au maximum les chefs de file et en exerçant des pressions sur les autres, y compris les non-grévistes. Les avocats n’ont pas eu accès aux participants. Israël refuse toute discussion publique sur la pertinence de leurs revendications. Elles portent sur les points suivants : possibilité de bénéficier de deux visites familiales mensuelles, contre une seule actuellement ; installation de cabines téléphoniques ; prise en charge médicale des personnes en longue maladie ; réinstauration de la possibilité de s’inscrire dans des universités israéliennes pour étudier (elle a été retirée en 2011 par le gouvernement).</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Détourner l’attention</h2>
<p style="text-align: justify;">Ce dernier a préféré, dès le premier jour, détourner l’attention sur une question périphérique, en s’en prenant au<em> New York Times. </em>Le quotidien américain avait publié, le 17 avril, une tribune de Marouane Barghouti, sans mentionner sa condamnation pour terrorisme. <em>« Appeler Barghouti un leader et un parlementaire, c’est comme appeler</em> [le président syrien]<em> Assad un pédiatre »,</em> a lâché Benyamin Nétanyahou. Le député Michael Oren, ancien ambassadeur à Washington, a quant à lui évoqué <em>« une attaque terroriste journalistique »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais après la correction immédiate par le quotidien américain, les autorités se retrouvent devant un dilemme classique : négocier serait perçu comme un signe de faiblesse ; adopter une ligne martiale risque d’envenimer le mouvement et de dramatiser les enjeux, à l’approche du 50e anniversaire de l’occupation, début juin. En ouverture du conseil des ministres, dimanche 23 avril, le chef du gouvernement Benyamin Nétanyahou a déclaré qu’il conduisait<em> « une politique déterminée et responsable, en accord avec les normes internationales et pas les diktats terroristes ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas l’avis d’Amnesty ­International. Quelques jours avant le début du mouvement, l’ONG a publié un communiqué dans lequel elle rappelait que<em> « la politique israélienne en vigueur depuis des décennies, consistant à détenir des Palestiniens </em>[de Cisjordanie et Gaza] <em>dans des prisons à l’intérieur d’Israël, en les privant de visites familiales régulières, est non seulement cruelle mais aussi une violation flagrante du droit international ».</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Frappes ciblées : la raison d’Etat entre en conflit avec celle de la justice</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/frappes-ciblees-raison-detat-entre-conflit-celle-de-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2017 14:21:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Daesh]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la lutte contre le djihadisme, la France, comme ses alliés, procède à l’élimination physique de certains de ses ennemis...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Par le Monde</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Editorial. Dans la lutte contre le djihadisme, la France, comme ses alliés, procède à l’élimination physique de certains de ses ennemis.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Editorial du « Monde ».</strong> Les appellations varient, franches et brutales ou plus imagées. On parle de <em>« neutralisation d’objectifs stratégiques »</em>, d’<em>« éliminations ciblées »</em>, d’<em>« opérations homo »</em> (pour homicide). Pour désigner les cibles, on cède à d’insupportables anglicismes, évoquant des HVT (<em>high value targets</em>) ou des HVI (<em>high value individuals</em>). Mais il s’agit bien de la même chose : dans la lutte contre le djihadisme, la France, comme ses alliés, et notamment les Etats-Unis, procède à l’élimination physique de certains de ses ennemis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La décision peut revenir au président de la République. Il se prononce sur des listes établies par l’armée et les services secrets. François Hollande est le premier chef de l’Etat français à en avoir parlé, avec précaution, à des journalistes. La décision peut intervenir dans le cadre plus large d’une autorisation donnée par le président dans telle ou telle opération à l’étranger. Dans la grande enquête publiée le 4 janvier, <em>Le Monde </em>décrit tous les aspects – opérationnels, moraux et juriques – d’une pratique qui a connu un essor particulier avec la vague d’attentats dont la France a été le théâtre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">D’un côté, la situation est assez simple. La France a été désignée comme cible prioritaire par des mouvements islamistes comme les organisations Etat islamique (EI) ou Al-Qaida et leurs filiales. Dans nombre de leurs textes, tracts, vidéos et autres <em>« appels aux croyants »</em>, ces groupes exhortent à <em>« tuer des Français »</em> où qu’ils soient et <em>« par n’importe quels moyens »</em>. Paris considère à juste titre que les femmes et les hommes qui rejoignent ces groupes, qu’il s’agisse de Français ou d’étrangers, sont des ennemis de la France – et, dès lors, des cibles potentielles. Plusieurs résolutions de l’ONU vont dans ce sens.</span></p>
<hr />
<h3 class="intertitre" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On arrive vite dans une zone grise</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’aviation française frappe encore, de manière ciblée, dans l’Afrique sahélienne (opération « Serval «, devenue « Barkhane » ), en Irak et en Syrie. Sous couvert de destruction de centres de commandement, de dépôt de munitions ou autres, elle vise souvent un individu précis, censé être l’instigateur ou le responsable direct d’attentats en France. Au Sahel comme en Irak, Paris agit à la demande d’un Etat étranger et sous l’égide des Nations unies. La situation est moins nette en Syrie, où la France, frappant Rakka, l’une des « capitales » de l’EI, invoque la légitime défense reconnue par l’ONU.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais, dans ce type de conflit, on arrive vite dans une zone grise où un Etat est amené à tuer certains de ses ressortissants, alors même que sa justice les poursuit avec l’ambition de pouvoir les juger en bonne et due forme sur le territoire national. La raison d’Etat, que l’on peut invoquer dans la bataille menée contre le djihadisme au Sahel, au Moyen-Orient ou ailleurs, entre alors en conflit avec celle de la justice – laquelle appartient à cet Etat de droit que nous prétendons opposer à la barbarie djihadiste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il n’y a pas de porte de sortie facile pour ce genre de dilemme. Tout juste devrait-on exiger que, comme aux Etats-Unis, l’exécutif ait le devoir de rendre des comptes en détail au Parlement, au moins aux membres des commissions de la défense. Il y a eu quelques progrès en la matière, notamment la réécriture, en 2008, de l’article 35 de la Constitution sur les conditions d’une déclaration de guerre. Cela ne va pas assez loin. On comprend les nécessités de la lutte contre le terrorisme. Il n’est pas sain qu’elles restent le domaine exclusivement réservé du président et des chefs d’état-major.</span></p>
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		<title>Cisjordanie: la victoire des colons d&#8217;Amona</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/cisjordanie-victoire-colons-damona/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Dec 2016 09:59:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Haine des Juifs et d’Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[amona]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement israélien a cédé: il indemnisera les habitants qui occupaient illégalement une parcelle et les relogera sur des terrains voisins.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="ember1480" class="ember-view dh-page-text">
<div class="page" title="Page 1">
<div class="section">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p style="text-align: justify;">Par Le Figaro &#8211; Cyrille Louis</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement israélien a cédé: il indemnisera les habitants qui occupaient illégalement une parcelle et les relogera sur des terrains voisins.</p>
<p style="text-align: justify;">Difficile de ne pas appeler ça une victoire. La quarantaine de familles établies sur l&rsquo;avant-poste d&rsquo;Amona (Cisjordanie), dont la Cour suprême avait ordonné l&rsquo;évacuation d&rsquo;ici au 25 décembre, a arraché dimanche un généreux accord au gouvernement de Benyamin Nétanyahou. Celui-ci a débloqué en urgence quelque 150 millions de shekels (environ 38 millions d&rsquo;euros) pour financer leur réinstallation sur des terrains voisins, ainsi que pour les indemniser et créer une nouvelle colonie une dizaine de kilomètres plus au nord. Une baisse du budget qui affectera notamment le ministère de l&rsquo;Éducation a été approuvée pour compenser cette dépense imprévue. «Les efforts déployés pour éviter de déraciner cette communauté traduisent l&rsquo;étendue de notre pouvoir politique», se réjouit Oded Revivi, responsable du conseil qui représente les 380.000 colons de Cisjordanie .</p>
<div class="page" title="Page 2">
<div class="section">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p style="text-align: justify;">Nétanyahou, engagé dans un inconfortable bras de fer avec les colons d&rsquo;Amona, était à l&rsquo;évidence prêt à beaucoup céder pour éviter les images d&rsquo;une évacuation violente. Plusieurs centaines d&rsquo;adolescents venus des colonies et des avant-postes voisins avaient ces derniers jours rejoint la colonie sauvage pour s&rsquo;opposer, si nécessaire physiquement, à son démantèlement. Nul ici n&rsquo;a oublié les heurts lors desquels 200 personnes furent blessées le 1er février 2006, en marge de la démolition de neuf maisons à la demande de la Cour suprême. La coalition gouvernementale, formée avec le soutien du parti national-religieux Foyer juif, n&rsquo;y aurait sans doute pas survécu. L&rsquo;avenir politique du premier ministre en eût assurément été assombri.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>250.000 euros d&rsquo;indemnisation</strong><br />
Après avoir fait monter la pression durant plusieurs semaines, les résidents d&rsquo;Amona ont finalement accepté de quitter la parcelle où ils s&rsquo;étaient établis un jour de 1996, en violation du droit israélien, mais, circonstance assez curieuse, avec le soutien du gouvernement. Des habitants palestiniens de villages voisins ont en effet réussi à prouver que ce terrain leur appartient.</p>
<p style="text-align: justify;">Vingt-quatre familles de colons devraient être autorisées à s&rsquo;installer sur une emprise voisine qui, selon les autorités, aurait été abandonnée en 1967. Ce montage est contesté par l&rsquo;ONG Yesh Din, qui dit avoir identifié un Palestinien résolu à faire valoir ses droits de propriété sur cette parcelle. Mais le conseiller</p>
<div class="page" title="Page 3">
<div class="section">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p style="text-align: justify;">juridique du gouvernement est prêt à défendre le plan devant la Cour suprême. Les seize autres familles rejoindront, pour leur part, la colonie voisine d&rsquo;Ofra, en attendant d&rsquo;être relogées sur un autre site.</p>
<div class="page" style="text-align: justify;" title="Page 3">
<table>
<tbody>
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</tr>
<tr>
<td></td>
</tr>
<tr>
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<div class="column">
<p>En plus du million de shekels (environ 250.000 euros) de «compensation» promis à chaque famille, Benyamin Nétanyahou s&rsquo;est engagé à créer une colonie d&rsquo;une centaine de logements dans la périphérie de Shilo. La simple évocation de ce projet, début octobre, a suscité une vive condamnation de l&rsquo;Administration américaine. Au lendemain des accords d&rsquo;Oslo , les autorités israéliennes ont en effet promis de ne pas construire de nouvelle implantation. La centaine d&rsquo;avant-postes édifiés depuis lors, dont Amona est sans doute le plus emblématique, ne bénéficient donc pas d&rsquo;une autorisation officielle. La mise en chantier d&rsquo;une nouvelle colonie marquerait une nouvelle étape et porterait de l&rsquo;avis général un coup dur à ce qu&rsquo;il reste de la solution des deux États.</p>
<p>«Nétanyahou et ses alliés de la droite religieuse profitent de la fenêtre d&rsquo;opportunité créée par la fin de mandat d&rsquo;Obama pour pousser les feux de la colonisation», commente Akiva Eldar, journaliste au site al-Monitor et coauteur d&rsquo;un ouvrage sur les colons de Cisjordanie, Les Seigneurs de la terre, Seuil, 2013. «Au lieu de sanctionner ceux qui ont enfreint la loi, le gouvernement leur offre une récompense et agit comme s&rsquo;il n&rsquo;existait plus, ni en Israël ni sur la scène internationale, de limite à leur pouvoir», complète Hagit Ofran, de l&rsquo;association La Paix maintenant.</p>
<p><strong>Un nouvel ambassadeur américain</strong><br />
Dopée par l&rsquo;élection de Donald Trump, la droite religieuse appelle à profiter de l&rsquo;aubaine pour affirmer la souveraineté israélienne sur la plus grande partie de la Cisjordanie occupée. Elle a récemment fait adopter en lecture préliminaire un projet de loi visant à «légaliser rétroactivement 4000 logements situés dans des colonies sauvages. Son enthousiasme a été renforcé, en fin de semaine dernière, par la désignation du nouvel ambassadeur américain en Israël. Personnellement hostile à la création d&rsquo;un État palestinien, David Friedman soutient la colonisation et ne verrait pas d&rsquo;inconvénient à ce que l&rsquo;État hébreu annexe le territoire occupé. Préfigurant un possible basculement de la politique américaine, cet avocat jusqu&rsquo;à présent spécialisé dans la gestion des faillites s&rsquo;est par ailleurs dit impatient de prendre ses fonctions «à l&rsquo;ambassade américaine dans la capitale éternelle d&rsquo;Israël, Jérusalem». Le déménagement de la représentation actuellement situé à Tel-Aviv, réclamé en 1995 par un vote du</p>
<div class="page" title="Page 5">
<div class="section">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p>Congrès, a depuis lors été constamment repoussé par les présidents successifs. «Mais un demi-siècle après la conquête de juin 1967, l&rsquo;heure est venue d&rsquo;en finir avec les solutions temporaires», prévient le colon Oded Revivi.</p>
</div>
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</td>
</tr>
<tr>
<td></td>
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<p>&nbsp;</p>
<div class="page" title="Page 4">
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<p>&nbsp;</p>
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<div class="column">
<p>&nbsp;</p>
<div class="page" title="Page 5"></div>
</div>
</div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
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</td>
</tr>
</tbody>
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<p style="text-align: justify;">
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		<title>Cisjordanie: la victoire des colons d&#039;Amona</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/cisjordanie-victoire-colons-damona-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Dec 2016 09:59:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Haine des Juifs et d’Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[amona]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement israélien a cédé: il indemnisera les habitants qui occupaient illégalement une parcelle et les relogera sur des terrains voisins.</p>
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<div class="column">
<p style="text-align: justify;">Par Le Figaro &#8211; Cyrille Louis</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement israélien a cédé: il indemnisera les habitants qui occupaient illégalement une parcelle et les relogera sur des terrains voisins.</p>
<p style="text-align: justify;">Difficile de ne pas appeler ça une victoire. La quarantaine de familles établies sur l&rsquo;avant-poste d&rsquo;Amona (Cisjordanie), dont la Cour suprême avait ordonné l&rsquo;évacuation d&rsquo;ici au 25 décembre, a arraché dimanche un généreux accord au gouvernement de Benyamin Nétanyahou. Celui-ci a débloqué en urgence quelque 150 millions de shekels (environ 38 millions d&rsquo;euros) pour financer leur réinstallation sur des terrains voisins, ainsi que pour les indemniser et créer une nouvelle colonie une dizaine de kilomètres plus au nord. Une baisse du budget qui affectera notamment le ministère de l&rsquo;Éducation a été approuvée pour compenser cette dépense imprévue. «Les efforts déployés pour éviter de déraciner cette communauté traduisent l&rsquo;étendue de notre pouvoir politique», se réjouit Oded Revivi, responsable du conseil qui représente les 380.000 colons de Cisjordanie .</p>
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<p style="text-align: justify;">Nétanyahou, engagé dans un inconfortable bras de fer avec les colons d&rsquo;Amona, était à l&rsquo;évidence prêt à beaucoup céder pour éviter les images d&rsquo;une évacuation violente. Plusieurs centaines d&rsquo;adolescents venus des colonies et des avant-postes voisins avaient ces derniers jours rejoint la colonie sauvage pour s&rsquo;opposer, si nécessaire physiquement, à son démantèlement. Nul ici n&rsquo;a oublié les heurts lors desquels 200 personnes furent blessées le 1er février 2006, en marge de la démolition de neuf maisons à la demande de la Cour suprême. La coalition gouvernementale, formée avec le soutien du parti national-religieux Foyer juif, n&rsquo;y aurait sans doute pas survécu. L&rsquo;avenir politique du premier ministre en eût assurément été assombri.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>250.000 euros d&rsquo;indemnisation</strong><br />
Après avoir fait monter la pression durant plusieurs semaines, les résidents d&rsquo;Amona ont finalement accepté de quitter la parcelle où ils s&rsquo;étaient établis un jour de 1996, en violation du droit israélien, mais, circonstance assez curieuse, avec le soutien du gouvernement. Des habitants palestiniens de villages voisins ont en effet réussi à prouver que ce terrain leur appartient.</p>
<p style="text-align: justify;">Vingt-quatre familles de colons devraient être autorisées à s&rsquo;installer sur une emprise voisine qui, selon les autorités, aurait été abandonnée en 1967. Ce montage est contesté par l&rsquo;ONG Yesh Din, qui dit avoir identifié un Palestinien résolu à faire valoir ses droits de propriété sur cette parcelle. Mais le conseiller</p>
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<p style="text-align: justify;">juridique du gouvernement est prêt à défendre le plan devant la Cour suprême. Les seize autres familles rejoindront, pour leur part, la colonie voisine d&rsquo;Ofra, en attendant d&rsquo;être relogées sur un autre site.</p>
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En plus du million de shekels (environ 250.000 euros) de «compensation» promis à chaque famille, Benyamin Nétanyahou s&rsquo;est engagé à créer une colonie d&rsquo;une centaine de logements dans la périphérie de Shilo. La simple évocation de ce projet, début octobre, a suscité une vive condamnation de l&rsquo;Administration américaine. Au lendemain des accords d&rsquo;Oslo , les autorités israéliennes ont en effet promis de ne pas construire de nouvelle implantation. La centaine d&rsquo;avant-postes édifiés depuis lors, dont Amona est sans doute le plus emblématique, ne bénéficient donc pas d&rsquo;une autorisation officielle. La mise en chantier d&rsquo;une nouvelle colonie marquerait une nouvelle étape et porterait de l&rsquo;avis général un coup dur à ce qu&rsquo;il reste de la solution des deux États.<br />
«Nétanyahou et ses alliés de la droite religieuse profitent de la fenêtre d&rsquo;opportunité créée par la fin de mandat d&rsquo;Obama pour pousser les feux de la colonisation», commente Akiva Eldar, journaliste au site al-Monitor et coauteur d&rsquo;un ouvrage sur les colons de Cisjordanie, Les Seigneurs de la terre, Seuil, 2013. «Au lieu de sanctionner ceux qui ont enfreint la loi, le gouvernement leur offre une récompense et agit comme s&rsquo;il n&rsquo;existait plus, ni en Israël ni sur la scène internationale, de limite à leur pouvoir», complète Hagit Ofran, de l&rsquo;association La Paix maintenant.<br />
<strong>Un nouvel ambassadeur américain</strong><br />
Dopée par l&rsquo;élection de Donald Trump, la droite religieuse appelle à profiter de l&rsquo;aubaine pour affirmer la souveraineté israélienne sur la plus grande partie de la Cisjordanie occupée. Elle a récemment fait adopter en lecture préliminaire un projet de loi visant à «légaliser rétroactivement 4000 logements situés dans des colonies sauvages. Son enthousiasme a été renforcé, en fin de semaine dernière, par la désignation du nouvel ambassadeur américain en Israël. Personnellement hostile à la création d&rsquo;un État palestinien, David Friedman soutient la colonisation et ne verrait pas d&rsquo;inconvénient à ce que l&rsquo;État hébreu annexe le territoire occupé. Préfigurant un possible basculement de la politique américaine, cet avocat jusqu&rsquo;à présent spécialisé dans la gestion des faillites s&rsquo;est par ailleurs dit impatient de prendre ses fonctions «à l&rsquo;ambassade américaine dans la capitale éternelle d&rsquo;Israël, Jérusalem». Le déménagement de la représentation actuellement situé à Tel-Aviv, réclamé en 1995 par un vote du</p>
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Congrès, a depuis lors été constamment repoussé par les présidents successifs. «Mais un demi-siècle après la conquête de juin 1967, l&rsquo;heure est venue d&rsquo;en finir avec les solutions temporaires», prévient le colon Oded Revivi.
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		<title>Après Nice : l’urgence est à repenser notre système de défense.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jul 2016 15:40:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[anti-terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les actes terroristes ne peuvent plus être considérés comme des épiphénomènes et être combattus comme tels, c’est-à-dire avec des « épi-mesures-d’urgence » (des militaires partout pendant quelques mois par exemple, et puis plus rien). L’heure est sans doute à repenser profondément notre système de défense anti-terroriste...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Après l’effroyable attentat de Nice, nous peinons à trouver les mots. Après Toulouse et Montauban, Charlie et l’Hyper-casher, le Bataclan et les terrasses de café, Bruxelles, Magnanville – nous voici face à une attaque de plus, c’est-à-dire une attaque de trop. Nous voici encore à devoir affronter la barbarie la plus abjecte, le sang, la peine, la reconnaissance des corps, les hommages ; et puis, la recherche des dysfonctionnements, des explications, l’analyse psychologique de l’auteur du crime et surtout, au bout du compte, une incompréhension totale, la conclusion inéluctable que cette course mortifère, terroriste, islamiste, nous prend toujours de court car elle dépasse l’entendement, elle nie notre Humanité toute entière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Avec Nice, si l’évolution du terrorisme en France prend des allures de leitmotiv alors elle exige surtout de notre part une réaction différente. La répétition des attaques au cours des derniers mois ne doit plus seulement nous alarmer, elle ne peux plus seulement nous atterrer, l’état de la menace n’est plus seulement « d’urgence », d’ailleurs la notion d’état d’urgence laisse trop entendre que nous sommes-là face à une période extrêmement limitée dans le temps où toutes les mesures prises sont forcément exceptionnelles et donc extrêmes. Or la persistance et la multiplication des attaques terroristes bouleversent la donne, nous sommes entrés dans une nouvelle dimension de la menace et nous devons apporter de nouvelles réponses.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les actes terroristes ne peuvent plus être considérés comme des épiphénomènes et être combattus comme tels, c’est-à-dire avec des « épi-mesures-d’urgence » (des militaires partout pendant quelques mois par exemple, et puis plus rien). L’heure est sans doute à repenser profondément notre système de défense anti-terroriste, à l’adapter à ce changement de paradigme : la menace terroriste n’est plus une variable mais une constante, il faut dès lors intégrer pleinement les moyens pour la combattre à tous les dispositifs déjà existants et en donner pleine conscience à la société française.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il est sans doute en effet temps de former aussi les Français à ce nouveau contexte : la menace quotidienne d’une attaque à tout moment et en tout lieu. Ceci ne veut pas dire appeler à une société vivant dans la peur, bien au contraire. C’est prendre conscience qu’un mal lancinant nous guette en permanence : il ne s’agit plus seulement de se désoler pour les victimes en remerciant le ciel d’être sain et sauf mais d’apprendre à vivre avec la menace terroriste, y faire face au quotidien. Il faut changer les mentalités : si le risque zéro n’existe pas, la société ne peut pas tout attendre de l’Etat, elle doit être résiliente sans être résignée et se considérer comme partie-prenante du combat qu’il nous reste à mener.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Face à la menace terroriste persistante, plusieurs pays ont déjà opéré depuis longtemps une refondation de leur système de défense, au premier rang desquels Israël. A titre de recommandation générale, il s’agirait ainsi de regarder de plus près les dispositifs précis et la doctrine générale adoptée par l’Etat hébreu en matière de contre-terrorisme (comme l’ont fait récemment de nombreux médias français – <em>Le Monde, L’Express, La Croix, le JDD, Les Echos</em>, comme l’a fait très concrètement le maire de Cannes en faisant appel, dans la foulée des attentats du 13 novembre, aux services d’un ancien général brigadier de l’armée israélienne, Nitzan Nuriel, pour aider les autorités locales à sécuriser les événements du festival de Cannes). La société israélienne a su développer certains réflexes face à l’adversité, un esprit collectif et une capacité à réagir rapidement (le service militaire obligatoire rend les citoyens israéliens plus sensibles et préparés au risque terroriste, le port d’arme est autorisé mais contrairement aux Etats-Unis il est considéré davantage comme une nécessité qu’un droit et il est associé à une culture de la responsabilité).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Comment améliorer notre système de défense anti-terroriste aujourd’hui ? Nous proposons ici sept recommandations dont il nous semble urgent de discuter la mise en œuvre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">1 – <strong>Identifier et neutraliser les profils de terroristes en puissance.</strong> Sur 11 000 individus fichés S, seulement 160 auraient été interpelés, or l’expérience a malheureusement montré qu’un contrôle plus systématique aurait permis de mettre hors d’état de nuire plusieurs auteurs d’attaques contre notre sol. D’autres mesures concrètes comme la détention administrative sous contrôle judiciaire, les assignations à résidence, la construction de meilleurs critères, plus poussés, pour établir le lien entre banditisme et terrorisme (tous les terroristes qui ces derniers mois ont semé la terreur en France et en Europe ont des points communs &#8211; passé de petit ou moyen délinquant, condamnations pour des délits de droit commun, instabilité psychologique, etc), mais aussi le renforcement de notre cyber-sécurité, pourraient rapidement être prises.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">2 – <strong>Envisager une restructuration des moyens policiers, judiciaires et carcéraux</strong> pour mettre en œuvre les solutions pertinentes et adaptées spécifiquement au terrorisme islamiste et à ses soldats. Comme c’est le cas dans les villes israéliennes pourrait-on penser à placer des unités d’élite anti-terroristes sous le commandement de la police, en coordination avec les services de sécurité intérieure ; à la mise en place d’un système d’intervention immédiate (en Israël, des urgentistes à moto se déplacent très rapidement sur les lieux de drame pour fournir les premiers soins de secours) ; au contrôle systématique des personnes et des sacs dans les lieux publics, à l’édification de rempares contre les attaques similaires à celle de Nice (avec la multiplication des attaques à la voiture bélier, Israël a mis en place trois-cent bornes anti-bélier &#8211; des poteaux sont disposés autour des abris-bus). Dans le cadre de la loi faudrait-il également envisager des centres de détentions spécialisées pour les apprentis terroristes ou terroristes avérés afin de les isoler et d’éviter le phénomène de contagion dans les prisons, souvent comparées à des « incubateurs de radicalisation » (Gilles de Kerchove).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">3 – <strong>Engager le renforcement des capacités de nos services de renseignement</strong> et améliorer leur efficacité : meilleure exploitation des données, système de contrôle numérique, travail de proximité, développer davantage la surveillance électronique comme cela a déjà été fait aux Etats-Unis ou en Israël, veiller à la rapidité et à la transparence de la transmission des informations, à la coordination entre les renseignements nationaux, frontaliers, et internationaux. L’idée d’une NSA à la française a été soulevée par la commission d’enquête parlementaire sur les attentats et mériterait sans doute d’être creusée pour aller vers une meilleure centralisation de la lutte anti-terroriste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">4 &#8211; <strong>Lutter contre l’islamisme dans l’islam</strong>. Une seule ambigüité de la pensée tue aujourd’hui : ce n’est pas tant celle qui vise à confondre musulman et islamiste (il va de soi qu’il faut la combattre) mais celle qui laisse planer un doute sinistre quant au lien évident entre les actes terroristes commis et l’islam radical. Ces deux maux vont de paire, il faut le dire haut et clair et les combattre de front. Accompagnons les organisations musulmanes de France dans leur lutte contre les franges radicales qui s’approprient l’islam pour en faire une arme de terreur massive, aidons-les partout à confronter l’extrémisme caché des sources culturelles et religieuses de l’islam, comme l’ont fait d’autres religions ou d’autres pays (les Chrétiens pour enrayer la haine des Juifs dans le christianisme, l’Allemagne avec le nazisme) lorsqu’il a fallu se débarrasser d’idéologies destructrices.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">5 – <strong>Lutter contre les manifestations et la propagation de l’islam politique sous toutes ses formes.</strong> L’intransigeance avec le respect de l’Etat de droit et des principes républicains est notre seule arme contre le développement de l’islam politique à tous les niveaux de la société. Le soutien visible à l’islam politique dans le domaine public devrait être interdit car c’est bien de ce radicalisme dont les terroristes se revendiquent lorsqu’ils commettent leurs ignominies. Concernant le profil des auteurs, il est d’ailleurs temps d’en finir avec certaines erreurs d’analyse : oui, les terroristes sont certainement des loups solitaires déséquilibrés et psychopathes mais ils n’en demeurent pas moins terroristes ; et Daech n’est autre qu’une bande de gangsters désarticulée, nul besoin donc de s’étonner que certains de ses soldats n’ont ni été recrutés ni été formés avant leur passage à l’acte, pas nécessaire non plus de s’attarder sur le fait qu’ils n’étaient pas de bons musulmans (qu’ils n’allaient pas à la mosquée, qu’ils buvaient de la bière ou qu’ils étaient bisexuels) : l’islamisme n’est pas une religion, c’est une idéologie politique. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">6 – <strong>Contrecarrer toutes les radicalités connexes</strong> (djihadisme, salafisme, complotisme) et toutes les formes et canaux d’incitation à la haine (relais économiques, digitaux, culturels et sociaux des islamistes, leurs idiots utiles ou complaisants, les propagateurs de discours haineux contre la France et les associations islamistes qui ne disent pas leur nom). L’islam radical et ses pourvoyeurs doivent être circonscris et nommés. L’islamisme n’est pas qu’une forme obscurantiste de la religion, c’est un nouveau fascisme. Les musulmans de France le rejettent mais se retrouvent parfois prisonniers car les radicaux prennent une position centrale en certains lieux de culte et menacent tous ceux qui souhaitent se distinguer d’eux. La liberté d’expression s’arrête lorsque l’on passe de l’opinion au délit. Le travail de déradicalisation passe ainsi par un filtrage minutieux, un travail de pédagogie et d’éducation qui permettra de contenir l’influence de l’islam politique et de ses relais au sein de notre société.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">7 &#8211; <strong>Prendre la mesure du danger que représente le courant politique qu’un certain nombre d’intellectuels et de journalistes désignent à juste titre comme l’« islamo-gauchisme »</strong>, ne pas tomber dans le piège de ceux qui voudraient nous faire croire que les attaques terroristes peuvent être expliquées (et donc comprises ?) comme des ripostes à nos interventions militaires extérieures. Comme si nous étions dans une guerre loyale, comme s’il pouvait y avoir une logique à la spirale apocalyptique de ces fous furieux ; d’ailleurs, les meilleurs experts anti-terroristes l’affirment, le seul motif qui pousse les terroristes à choisir un lieu plutôt qu’un autre n’est pas tant le symbole politique que la maximisation des victimes : la seule logique en présence est une logique de mort.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Après le choc de Nice et avec la mémoire fraîche de toutes les attaques que nous avons subi ces derniers mois et années, force est de constater la permanence de la menace terroriste et la nécessité d’engager une action volontaire et rapide pour réadapter notre système de défense dans son ensemble à ce nouveau contexte. Réarmons donc nos institutions et notre société des moyens nécessaires, à la fois militaires, policiers, de renseignements mais également politiques et psychologiques, pour endiguer inlassablement le terrorisme islamiste, l’évacuer progressivement de nos préoccupations et du quotidien de tous les Français. C’est désormais là la seule urgence. Si face au terrorisme nous ne parvenons pas à mettre en œuvre une nouvelle doctrine consistante, plus sûre d’elle-même, nous risquons de donner la victoire au populisme et à l’extrémisme en politique. L’enjeu n’est pas seulement celui de notre système de défense, il est question de l’avenir de notre société.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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