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	<title>Front National | ELNET</title>
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	<title>Front National | ELNET</title>
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		<title>Election présidentielle 2017: Bilan du second tour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 May 2017 08:34:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 7 mai, Emmanuel Macron a été élu président de la République en obtenant 66,1 % des suffrages, contre 33,9 % pour Marine Le Pen, selon les résultats finaux communiqués par le ministère de l’intérieur. Le scrutin a été marqué par une hausse de l’abstention par rapport au premier tour et s’établit à 25,44 %, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dimanche 7 mai, Emmanuel Macron a été élu président de la République en obtenant 66,1 % des suffrages, contre 33,9 % pour Marine Le Pen, selon les résultats finaux communiqués par le ministère de l’intérieur. Le scrutin a été marqué par une hausse de l’abstention par rapport au premier tour et s’établit à 25,44 %, contre 22,23 % (soit 77,77 % de participation) le 23 avril. Il s’agit de la plus faible participation à un second tour de l’élection présidentielle depuis 1969. Le duel entre Georges Pompidou et Alain Poher avait conduit à une nette hausse du « ni l’un ni l’autre » (de 1,29 % au premier tour à 6,42 %). En 2012 également, le duel entre François Hollande et Nicolas Sarkozy avait démobilisé un fragment non négligeable de l’électorat (de 1,92 % à 5,82 %). Mais aujourd’hui, le différentiel est de l’ordre de près de 10 points.</p>
<p style="text-align: justify;">Environ 11,47 % des votants ont déposé un bulletin blanc ou nul dans l’urne. Parmi eux, les votes blancs sont largement majoritaires (8,51 %) par rapport aux votes nuls (2,96 %). D’ordinaire, ce sont 4 % à 6 % des électeurs qui font ce choix lors d’un second tour.</p>
<p style="text-align: justify;">Si Emmanuel Macron s’est offert une avance confortable, le score du FN a atteint des sommets avec 10,64 millions de voix et demeure extrêmement inquiétant. Si le pire semble, pour l’heure avoir été évité, c’est bien la cartographie quadripartite du 1<sup>er</sup> tour qui est la plus représentative de la France et des défis que le nouveau président devra mener.</p>
<hr />
<p><strong>1) Le sens de la victoire d’Emmanuel Macron</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A seulement 39 ans, Emmanuel Macron est le plus jeune président de la Ve République. Son ascension est tout aussi fulgurante qu’historique, compte tenu des institutions de la Ve République qui favorisent un système de grands partis. Dès son lancement, <em>En Marche !</em> se veut au-dessus du clivage traditionnel droite-gauche et compte rassembler « les progressistes de tous bords ». Depuis longtemps déjà, une remise en question croissante de la légitimité des partis de gouvernement sur un fond de crise sociale et économique durable ont donné le sentiment aux électeurs, saturés de voir une élite incapable de les gouverner, que le candidat élu et son mouvement <em>En Marche !</em> incarnaient un renouveau.</p>
<p style="text-align: justify;">Emmanuel Macron est parti seul, convaincu que la conjoncture lui serait favorable, conscient que le besoin de renouvellement de la vie politique et la fin des clivages politiques lui laissaient une ouverture.</p>
<p style="text-align: justify;">Il a bénéficié d’un concours de circonstances qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir : la renonciation surprise de François Hollande, l’affaire Fillon qui a sonné le glas des espoirs d’alternance de la droite et l’élimination des prétendants les plus sérieux de droite comme de gauche lors des primaires.</p>
<p style="text-align: justify;">La présence Benoit Hamon et François Fillon au premier tour a ouvert un boulevard au centre à Emmanuel Macron, qui a pu ratisser large auprès des électeurs. La campagne aurait sans doute pris une toute autre tournure, si Alain Juppé et Manuel Valls avaient été choisis, en réduisant l’espace politique du candidat d’<em>En Marche ! </em>et ses chances de succès.</p>
<p style="text-align: justify;">Par sa posture résolument européenne, Emmanuel Macron a rassuré, en défendant avec ferveur l&rsquo;euro et les institutions. Dimanche soir, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs au son de l&rsquo;hymne européen qu&rsquo;il a pénétré dans la cour Napoléon lors d&rsquo;une soirée électorale savamment orchestrée. Il a également su fédérer la volonté et le désir d&rsquo;une partie des Français, séduits par son discours d&rsquo;optimisme, de réussite personnelle et de foi dans l&rsquo;avenir d&rsquo;un pays capable de trouver sa place dans une « mondialisation heureuse ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les dirigeants d&rsquo;<em>En Marche!</em> demeurent convaincus que les Français, au nom de la cohérence, donneront une majorité à Emmanuel Macron pour lui permettre de gouverner. Mais une forte abstention peut rendre plus difficile à atteindre le seuil de qualification des 12,5% des inscrits pour figurer au second tour des législatives. Des triangulaires et des quadrangulaires pourraient rendre le scrutin incertain. Selon un sondage Ipsos/Sopra Steria publié dimanche au soir de sa victoire, 61% des Français ne souhaitent pas que le leader d&rsquo;<em>En marche! </em>dispose d&rsquo;une majorité à l&rsquo;Assemblée nationale.</p>
<hr />
<p><strong>2) Le score historique du Front National</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Marine Le Pen a enregistré dimanche soir le meilleur score obtenu par le Front National depuis sa fondation, tous scrutins confondus. Avec 33,9% des suffrages face à Emmanuel Macron, elle a su capter 10,64 millions de voix, doublant ainsi le nombre de voix qu’avait récolté son père en 2002 (5,5 millions). La candidate a su attirer près de 3 millions d&rsquo;électeurs de plus qu&rsquo;au premier tour (7 679 493 bulletins et 21,3%).</p>
<p style="text-align: justify;">Le parti d’extrême-droite est aujourd&rsquo;hui plus haut que jamais. Marine Le Pen a réussi à mettre en oeuvre entre temps une stratégie de « dédiabolisation » qui s’est traduite par une forte progression dans l’électorat. En décembre 2015, les listes du « Rassemblement Bleu Marine » ont engrangé 6 820 477 bulletins au second tour des régionales. Un record à l&rsquo;époque, réalisé après une progression nette enregistrée dans les autres types de scrutins. Même si ces chiffres sont à relativiser par l&rsquo;accroissement du corps électoral, ils montrent néanmoins une dynamique réelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, l&rsquo;importance du FN est moins palpable en terme d’élus. Depuis 2012, sa présence parlementaire à l’Assemblée (deux députés) et au Sénat (deux élus) reste limitée. En 2015, le front républicain a empêché les listes affiliées au FN de remporter des régions.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré cela, le parti de Marine Le Pen entend bien franchir une étape aux législatives, les 11 et 18 juin prochains. Les cadres du parti espèrent l’emporter dans plusieurs dizaines de circonscriptions et s&rsquo;imposer comme principale force d&rsquo;opposition à l&rsquo;Assemblée.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le premier tour, Marine Le Pen s&rsquo;est mise en congé de la présidence du FN, qu&rsquo;elle dirigeait depuis 2011. Florian Philippot a déclaré que le parti allait « <em>se transformer en une nouvelle force politique qui, par définition, n&rsquo;aura plus le même nom</em> ». « <em>Le Front national va évoluer, il va profiter de cette dynamique de rassemblement</em> », a-t-il ajouté. Mais Jean-Marie Le Pen estime quant à lui « <em>qu&rsquo;il faut rester fidèle (&#8230;) aux fondamentaux du Front national »</em>. « <em>Ce sont les fondamentaux du Front national qui ont permis à ce mouvement d&rsquo;être le seul créé au XXe siècle et qui s&rsquo;est perpétué, aucun autre</em> », a-t-il affirmé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le départ de Marion Maréchal-Le Pen à un mois des législatives fragilise au moment où Marine Le Pen s’est fixée pour objectif de devenir la principale force d’opposition au président Emmanuel Macron. « <em>J&rsquo;ai longuement mûri ma réflexion et ma décision s&rsquo;impose à la fois pour des raisons personnelles et politiques</em> », a déclaré la jeune femme dans une lettre publiée par <em>Vaucluse Matin. </em>Elle sait qu&rsquo;elle ne pourra pas imposer ses idées droitières et identitaires sans entrer en conflit avec sa tante.</p>
<hr />
<p><strong>3) L’inquiétante hausse de l’abstention</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Deux jours avant son élection, Emmanuel Macron avait déclaré : « <em>Je n’aurais pas d’état de grâce</em> ». En effet, contrairement aux huit précédentes élections présidentielles (exception faite de 1969), c’est la première fois que la participation est plus faible au second tour qu’au premier, une sorte de « <em>21 avril 2002 à l’envers </em>», comme l’on analysé certains commentateurs. A l’abstention s’ajoutent les 4 millions de votes blancs ou nuls (soit 8,8 % des inscrits), un chiffre jamais atteint sous la Ve République.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la légitimité du candidat élu, ce résultat est problématique. La fragilité de la base électorale d’Emmanuel Macron est confirmée par ce second tour. Cela témoigne du niveau de désenchantement de la population française qui s’est braquée et a difficilement accepté de constituer un front républicain, qui n’est à terme, pas une solution viable. Dans les faits, le groupe des abstentionnistes représente un groupe d’opposition. Emmanuel Macron a obtenu 66,1% des voix, mais surtout 66,1% des voix exprimées. Cela revient donc à un score de 43% qui signifie qu’un grand nombre d’électeurs ont refusé d&rsquo;accorder un blanc-seing à l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;Economie.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis des décennies, l’incapacité de nos gouvernants de gauche et de droite à comprendre les peurs des Français explique en partie ce choix: la dégradation manifeste de la situation économique a été minimisée. La population se sent méprisée, oubliée, niée dans les problèmes quotidiens et vitaux auxquels elle est confrontée. L&rsquo;absence de débat, les guerres politiques et partisanes, l&rsquo;absence de vision et de réflexion approfondie, la médiocrité́ intellectuelle ont crée une situation de désespérance et de colère.</p>
<p style="text-align: justify;">Les législatives des 11 et 18 juin révéleront la réalité politique du moment de façon encore plus précise qu’au premier tour.</p>
<hr />
<p><strong>4)  Les défis du nouveau président</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;option populiste a été clairement écartée, et le risque d&rsquo;un éclatement de l&rsquo;Union européenne évité, il n&rsquo;en reste pas moins que les quelque 21 millions de voix qu&rsquo;Emmanuel Macron a obtenues ne représentent pas un vote d&rsquo;adhésion. Emmanuel Macron va donc devoir non seulement ne pas décevoir mais convaincre l&rsquo;ensemble des Français qu&rsquo;il sera à la hauteur des immenses enjeux qui l&rsquo;attendent. Pour le nouveau président, qui a dit vouloir « <em>entendre tous les Françai</em>s », l&rsquo;enjeu est de parvenir à obtenir une majorité présidentielle, pour pouvoir agir rapidement et obtenir des résultats sur la lutte contre le chômage, seul moyen d&rsquo;apaiser les peurs et les divisions. A cet égard le choix du Premier ministre qui conduira la bataille des législatives sera un premier signe de sa volonté de recomposer la vie politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les législatives seront un test majeur dans les circonscriptions où le FN sera en mesure d&rsquo;imposer une triangulaire. Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, a appelé ses 7 millions d&rsquo;électeurs à rester groupés autour de lui pour proposer aux législatives une alternative de gauche « <em>écologiste et humaniste</em> ». Il s&rsquo;est dit prêt à mener ce combat contre le programme d&rsquo;Emmanuel Macron, selon lui « <em>de guerre contre les acquis sociaux et d&rsquo;irresponsabilité écologiste</em> » en soulignant que le « <em>deuxième parti</em> » du second tour rassemblait les abstentionnistes et les blancs et nuls.<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau président devra très rapidement apporter des réponses à la crise démocratique qu&rsquo;ont révélé ces élections avec notamment une loi sur la moralisation de la vie politique à l&rsquo;automne. Emmanuel Macron prépare aussi l&rsquo;introduction d&rsquo;une part de proportionnelle aux élections, la réduction d&rsquo;un tiers du nombre des parlementaires, la transformation du Conseil Economique, Social et Environnemental et une réforme profonde du travail parlementaire, avec un renforcement des pouvoirs d&rsquo;évaluation et de contrôle de l&rsquo;exécutif des députés.</p>
<p style="text-align: justify;">***</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;élection d&rsquo;Emmanuel Macron reste un vote d&rsquo;espoir, pro-européen et progressiste, elle n’aura de sens que si l’homme d’Etat ne faillit pas à cette mission si délicate de soigner la France de ses maux. La tâche est immense et si l&rsquo;espoir est déçu, il est à craindre que ce 7 mai ait été le dernier sursaut avant une plongée dans les abîmes de l’extrémisme et du populisme. Arrivé au pouvoir sur un mélange de vote d&rsquo;adhésion de ses partisans et par défaut de ses opposants, son image de jeune loup de la politique ne pourra pas longtemps faire illusion si le peuple français ne voit guère d’évolutions. Et sur tous ces défis, il est attendu au tournant.</p>
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		<title>Entre le Front  national et Israël, les  relations restent  électriques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 08:46:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si l&#8217;éviction de Jean-Marie Le Pen et l&#8217;absence de saillies antisémites des dirigeants actuels du FN sont appréciées par les autorités israéliennes, les propos polémiques de Marine Le Pen sur la non-responsabilité de la France dans la rafle du Vel d&#8217;Hiv&#8217; renforcent le trouble. Des tensions subsistent entre le Front national et Israël. Pour prendre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si l&rsquo;éviction de Jean-Marie Le Pen et l&rsquo;absence de saillies antisémites des dirigeants actuels du FN sont appréciées par les autorités israéliennes, les propos polémiques de Marine Le Pen sur la non-responsabilité de la France dans la rafle du Vel d&rsquo;Hiv&rsquo; renforcent le trouble.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Des tensions subsistent entre le Front national et Israël. Pour prendre ses distances avec son père, Marine Le Pen avait expliqué dès son arrivée aux commandes du FN en 2011 que les camps de la mort étaient bien «le summum de la barbarie ». Cela n&rsquo;avait pas suffi à dissiper le passé antisémite du parti. Fin 2011, une brève rencontre de la présidente du FN à New York avec Ron Prosor, ambassadeur d&rsquo;Israël à l&rsquo;ONU, avait été qualifiée de «malentendu» par le gouvernement israélien et une «visite privée» de Louis Aliot, qui revendique ses origines juives pieds-noires, à Jérusalem n&rsquo;avait guère donné de résultats.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ces derniers mois, la candidate à la présidentielle a tenté de renouer des fils afin de préparer une visite qu&rsquo;elle souhaite faire en Israël. Fin janvier, le secrétaire général du parti, Nicolas Bay, s&rsquo;est rendu sur place où il a été reçu par le ministre de la Santé, Yaakov Litzman, un juif ultraorthodoxe, avec l&rsquo;accord du premier ministre Benyamin Netanyahou. Début février, Louis Aliot, Gilbert Collard et d&rsquo;autres responsables frontistes ont tenu des propos rassurants devant un petit cénacle réuni à Paris par la Confédération des Juifs de France et des amis d&rsquo;Israël (CJFAI), présidée par Richard Abitbol.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Gilbert Collard a précisé qu&rsquo;il avait œuvré toute sa vie pour l&rsquo;Etat hébreu. «Je n&rsquo;a jamais caché mes opinions», précise ce dernier, qui envisage un prochain voyage en Israël avec Louis Aliot.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;éviction de Jean-Marie Le Pen et l&rsquo;absence de propos antisémites des dirigeants actuels du FN sont visiblement appréciées par les autorités israéliennes. Mais l&rsquo;héritage idéologique du parti vaut toujours à ses représentants d&rsquo;être proscrits  des dîners annuels du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). De plus, la présence, dans l&rsquo;entourage de Marine Le Pen, de certains activistes proarabes comme Frédéric Chatillon, et les propos polémiques de Marine Le Pen, le 9 avril, sur la non-responsabilité de la France dans la rafle du Vel d&rsquo;Hiv&rsquo;  renforcent le trouble. La victoire de Marine</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Pen provoquerait un «sérieux doute» au sein de la communauté juive française, a déclaré, le 16 janvier, Pinchas Goldschmidt, président du Conseil des rabbins d&rsquo;Europe. A propos de la présidente du FN, il a ajouté: «Peut-être n&rsquo;est- elle pas impliquée dans des slogans antisémites, mais certains membres de sa famille n&rsquo;ont pas de bonnes références au sujet du racisme et de la xénophobie&#8230;»</span></p>
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		<title>Gilbert Collard et Louis Aliot s’en prennent à Frédéric Chatillon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 08:48:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par le Monde &#8211; Olivier Faye Lors d’une rencontre avec la Confédération des juifs de France et des amis d’Israël, Gilbert Collard et Louis Alliot se sont désolidarisés de ce proche de Marine Le Pen. C’est le genre de rendez-vous dont rêve le Front national pour essayer de convaincre qu’il s’est débarrassé des soupçons d’antisémitisme [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par le Monde &#8211; Olivier Faye</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Lors d’une rencontre avec la Confédération des juifs de France et des amis d’Israël, Gilbert Collard et Louis Alliot se sont désolidarisés de ce proche de Marine Le Pen.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le genre de rendez-vous dont rêve le Front national pour essayer de convaincre qu’il s’est débarrassé des soupçons d’antisémitisme qui pèsent sur son compte. Mercredi 8 février, Louis Aliot et Gilbert Collard étaient reçus pour un petit déjeuner au restaurant Chez Françoise, à Paris. Un événement organisé par la Confédération des juifs de France et des amis d’Israël (CJFAI).</p>
<p style="text-align: justify;">Devant une trentaine de personnes, son président Richard Abitbol, qui assure avoir reçu des pressions du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) pour faire annuler cette invitation, se félicite de provoquer <em>« une rupture avec un tabou dans la communauté juive de France »</em>. La position officielle du CRIF reste de ne pas entretenir de rapports avec le parti d’extrême droite.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, de leur côté, les dirigeants de la CJFAI veulent recevoir les grands candidats à l’élection présidentielle, <em>« même Benoît Hamon »</em>. <em>« Nul ne peut dire que depuis 2011, le FN n’est plus ce qu’il était. Il n’y a pas eu de propos antisémites de la part de Marine Le Pen ou de dirigeants proches d’elles »</em>, affirme Richard Abitbol. Et l’homme de se féliciter que la présidente du FN ait <em>« éliminé »</em> son père Jean-Marie Le Pen du parti.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois ce satisfecit délivré, il tient à poser une <em>« question qui dérange » </em>à ses invités : <em>« Il y a encore des gens peu fréquentables au FN, comme M. </em>[Frédéric]<em> Chatillon ou des proches de Rivarol </em>[hebdomadaire pétainiste et antisémite].<em> Que comptez-vous faire avec ces personnalités qui dérangent ? »</em> M. Chatillon, un ami de longue date de Marine Le Pen, est proche du polémiste antisémite Alain Soral et de l’humoriste Dieudonné, et soutient le régime syrien de Bachar Al-Assad. Dirigeant de la société Riwal, qui a longtemps été le prestataire des campagnes du FN, il se rend aujourd’hui régulièrement au siège de campagne de Mme Le Pen, et aurait, selon un dirigeant du parti, <em>« une vision large sur la communication »</em> de la candidate à la présidentielle.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Coup de com’ réussi</h2>
<p style="text-align: justify;">Gilbert Collard prend la parole le premier. <em>« Frédéric Chatillon, je ne le connais pas, </em>assure le député du Gard.<em> Chaque fois que je le vois, je l’évite. Je crois savoir qu’il n’occupe aucune place dans les instances du Front. </em>(…)<em> J’ai une position très simple. Les gens qui sont discutables, je suis pour qu’on les vire. Chatillon, personnellement</em> (…),<em> je vous mets au défi de me voir en sa présence quelque part. Il ne serait pas là, on se porterait beaucoup mieux. » </em>L’intéressé était pourtant présent à Lyon, les 4 et 5 février, durant tout le week-end des assises présidentielles de Marine Le Pen. Comme M. Collard.</p>
<p style="text-align: justify;">Louis Aliot prend la parole à son tour. <em>« On peut l’aimer, on peut ne pas l’aimer, je comprends</em>, concède le député européen. <em>Il ne s’occupe pas des affaires internationales, il n’a pas son mot à dire dans notre politique internationale. </em>(&#8230;)<em> Il est un extérieur qui pose problème dans certains milieux, je le conçois. </em>(&#8230;)<em> Je n’ai aucune sympathie pour un certain nombre de militants historiques de causes palestiniennes ou propalestiniennes, ou d’extrême gauche. Encore moins du révisionnisme historique, ou encore moins d’une tolérance quelconque par rapport au régime nazi. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la CJFAI, le coup de com’ est en tout cas réussi. Qu’importe qu’elle ne soit pas particulièrement représentative. <em>« Abitbol est une confédération à lui tout seul »</em>, souffle un représentant de la communauté juive. Le président de l’Union des patrons et professionnels juifs de France, Claude Barouch, assure, de son côté, qu’il a donné sa démission de la CJFAI, confédération qui revendique chapeauter dix-huit associations différentes et plus de 40 000 adhérents. <em>« Je suis un des fondateurs de la CJFAI. Aujourd’hui, c’est géré par trois ou quatre personnes, sans aucune consultation de ceux qui sont censés en être membres</em>, déplore-t-il. <em>Pour moi, le FN est une organisation infréquentable. Marine Le Pen a soi-disant dédiabolisé le parti, mais elle garde les diables : Chatillon, Bruno Gollnisch, Philippe Péninque. » </em>Une opinion qui, visiblement, trouve de l’écho jusqu’au sein du FN.</p>
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		<title>Barrer la route au Front National : Oui et après ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Dec 2015 22:04:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[Front National]]></category>
		<category><![CDATA[Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le vote FN : un électorat qui s’enracine sans vraiment adhérer à une ideologie. La plupart des électeurs du FN ne votent pas pour la qualitéde son programme qui, nous le savons, conduirait la France àsa perte.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En trois élections successives (européennes, départementales, régionales), le FN s’est imposé comme le premier parti de France recueillant cette fois-ci 27,96 % des suffrages exprimés, devant l’union de la droite formée par Les Républicains, le MoDem et l’UDI (26,89 %) et le PS 23,33%. Personne n’est vraiment dupe quant à l’aptitude du parti d’extrême-droite à régler les problèmes auxquels la France est confrontée, pas même la plupart de ses électeurs, mais les Français sont las d’être déconsidérés et de voir que les élites mènent une politique déconnectée de la réalité.<br />
Les résultats de dimanche confirment deux dynamiques : l’une qui est à l’œuvre depuis 2012, qui a vu le FN capitaliser sur l’impopularité de l’exécutif et les difficultés de l’opposition de droite à formuler une alternative crédible capable de préparer l’alternance. Cet élan a été renforcé par l’actualité récente : les attaques terroristes, les angoisses sécuritaires, la montée de l’islamisme radical et les questions migratoires perçues comme une menace existentielle à l’échelle européenne. Misant depuis longtemps sur ces problématiques, le FN n’a guère eu à forcer son jeu pour récolter les fruits de son positionnement.</p>
<p><strong>Le vote FN : un électorat qui s’enracine sans vraiment adhérer à une idéologie.</strong></p>
<p>La plupart des électeurs du FN ne votent pas pour la qualité de son programme qui, nous le savons, conduirait la France à sa perte. Pourtant, le parti de Marine Le Pen ne cesse de gagner en influence. A l’exception des cadres du parti, qui compte un grand nombre d’opportunistes ou d’aigris, le vote FN n’est pas un vote idéologique. Nous ne sommes pas dans les années 30, et toute comparaison serait hasardeuse et sans doute contre-productive. Pour autant, les scores que réalise le FN élections après élections constituent une menace sérieuse pour l’avenir de notre pays et pour l’idée que nous nous faisons de la démocratie et des valeurs républicaines. La victoire du FN au niveau local et plus gravement encore au niveau national marquerait un déclassement de la France au plan interne et sur la scène internationale.<br />
Les frontistes ne constituent pas un ensemble homogène. Ce ne sont pas uniquement de dangereux fascistes, xénophobes, racistes et antisémites même si le parti fondé par Jean-Marie Le Pen n’a pas fondamentalement changé depuis sa création et n’a pas rompu avec ses racines et son inspiration vichystes. Ses électeurs envisagent le FN comme l’ultime recours après l’échec de tous mais ne s’identifient pas nécessairement à ses « valeurs » qui renvoient à une autre époque de notre histoire et certainement pas la plus glorieuse.</p>
<p><strong>Combattre les raisons de la colère.</strong></p>
<p>Aujourd’hui il n’est plus possible d’accuser les Français qui ont voté pour le FN d’être irresponsables sans se préoccuper des raisons profondes qui les ont poussées à le faire. Ce n’est pas le FN qui a fait monter la haine mais les menaces réelles qui ont fait monter le FN.</p>
<p>Depuis des décennies, l’incapacité de nos gouvernants de gauche et de droite à comprendre les peurs des Français explique en partie ce vote: la dégradation manifeste de la situation économique a été systématiquement minimisée ; la violence dans les banlieues a transformé des secteurs entiers en zones de non-droit ; la radicalisation croissante de nombreux musulmans et la communautarisation de la société compromet chaque jour un peu plus le caractère laïc de notre république ; le débat sur l’identité française s’est dilué dans un discours égalitariste&#8230; bref tant de phénomènes qui pour certains « conduisent la France au tombeau ».</p>
<p>La population se sent méprisée, oubliée, niée dans les problèmes quotidiens et vitaux auxquels elle est confrontée. L&rsquo;absence de débat, les guerres politiques et partisanes, l&rsquo;absence de vision et de réflexion approfondie, la médiocrité intellectuelle ont crée une situation de désespérance et de colère.</p>
<p><strong>Front Républicain : la double peine ?</strong></p>
<p>Alors, oui, bien sûr tout doit être fait pour barrer la route au Front National à son programme indigent et à son idéologie nauséabonde. Mais attention, il n’est plus suffisant d’ériger les digues le temps d’une élection. Si Front Républicain il doit y avoir, c’est sur les moyens nécessaires pour éliminer les causes de la montée du FN plutôt que sur les arrangements politiques qui n’ont que pour but de l’empêcher de remporter ponctuellement une élection. Il ne sert à rien de combattre la fièvre si on ne s’attaque pas au mal lui-même.</p>
<p><strong>Il est temps de répondre à la question : Comment en sommes nous arrivés là ? Et y apporter des réponses convaincantes&#8230;</strong></p>
<p>Les partis politiques se trompent en parlant de Front Républicain ou en fixant comme seul objectif de faire barrage au FN. C’est un mauvais message envoyé aux électeurs qui se sentent trahis en plus d’être accusés d’avoir mal voté. Le vrai enjeu de ce deuxième tour est certes d’empêcher le FN de gagner. Mais prenons garde que les combinaisons électorales ne soient pas perçues comme un déni démocratique. Il est urgent de répondre aux craintes et questions des Français sans détour, car elles ne sont pas fantasmées.</p>
<p><strong>Le « Je vous ai compris » ne suffira pas !</strong></p>
<p>On ne fera reculer le FN qu’en apportant des solutions et des réponses aux questions posées par les électeurs et en démontrant que le FN n’a aucune solution crédible aux problèmes bien réels des Français qu’il instrumentalise et sur lesquels il prospère.<br />
En refusant de nommer les maux de la France, les partis traditionnels, mais aussi une grande partie des médias, sont responsables de l’ascension du Front National. Si les hommes politiques, mais aussi les intellectuels et les journalistes ne prennent pas la mesure du marasme dans lequel ils ont plongé la France, alors ils vont ouvrir un boulevard jusqu’à l’Elysée à Marine le Pen et au Front National.</p>
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