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	<title>Opinion | ELNET</title>
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	<title>Opinion | ELNET</title>
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		<title>Dossier complet: Ce qu’il faut retenir du vote sur Jérusalem à l’UNESCO.</title>
		<link>https://elnetwork.fr/organisations-internationales/dossier-complet-ce-quil-faut-retenir-du-vote-sur-jerusalem-lunesco/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2016 15:23:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Haine des Juifs et d’Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Organisations internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’instar des quelques prises de positions courageuses qui ont suivi le vote, la France aurait pourtant du réaffirmer sa position claire sur le sujet.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">  En avril dernier, lorsqu’une première version de la résolution portant sur les lieux saints de Jérusalem a été présentée à l’UNESCO, le choc a été total. Face au vote positif de la France, les réactions ont été nombreuses. Dans la réponse à la lettre (<u>en pièce jointe</u>) que nous avions adressé au Président François Hollande, ce dernier faisait la promesse, comme il l’avait faite ailleurs (interview sur <em>Europe 1</em>, réponses à d’autres lettres qui lui ont été adressées), que la France ne s’engagerait plus pour une résolution qui ne respecterait pas les principes auxquels la France est attachée au sujet de Jérusalem. La teneur du texte ne laissait pourtant lieu à aucun doute. Il s’agissait-là d’une manœuvre à laquelle nous sommes malheureusement désormais habituées aux Nations-Unies : l’utilisation de ses instances par quelques Etats y détenant une majorité facile pour porter haut leur idéologie fanatique et s’acharner contre Israël. Le biais systématique à l’encontre de l’Etat hébreu n’est plus à prouver, le vote à l’UNESCO n’en est qu’une manifestation supplémentaire. Le nombre insensé de résolutions condamnant Israël en comparaison des multiples violations des droits de l’Homme jamais adressées aux Nations-Unies parle de lui-même. Une note stratégique &#8211; « La faillite des organisations internationales » &#8211; que vous trouverez <u>en pièce jointe</u>, est entièrement dédiée à ce sujet.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">           <span style="color: #000000;"> La nouvelle résolution portée au vote à la rentrée, adoptée le 13 octobre, ne diffère guère de la précédente. Seul un paragraphe a été ajouté, qui rappelle « l&rsquo;importance de la Vieille Ville de Jérusalem et de ses remparts pour les trois religions monothéistes », de quoi donner bonne conscience aux vingt-quatre Etats qui ont renouvelé leur vote en faveur de l’indigne résolution (contre seulement six votes contre). Vingt-six Etats se sont abstenus, dont la France : si le passage d&rsquo;un « oui » à une abstention peut être considéré comme une victoire, il demeure invraisemblable que notre gouvernement n’ait que peu d’avis sur un texte si ouvertement révisionniste et anti-israélien &#8211; rappelons qu’Israël n’est désignée que sous l’appellation de « puissance occupante », que seuls les noms arabes des lieux saints de Jérusalem sont utilisés, qu’on oublie de rappeler qu’il n’y a aucune intention israélienne de changer le statut-quo sur le mont du Temple (<u>texte intégral de la résolution en pièce jointe</u>).</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">            A l’instar des quelques prises de positions courageuses qui ont suivi le vote, la France aurait pourtant du réaffirmer sa position claire sur le sujet. Plusieurs hauts responsables des Nations-Unies n’ont d’ailleurs pas hésité à critiquer la résolution : la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a pris ses distances, rappelant que « Jérusalem est la ville du roi David » (<a style="color: #000000;" href="http://www.timesofisrael.com/unesco-chief-pans-member-states-on-anti-israel-jerusalem-resolution/">Times of Israel, 14 octobre 2016</a>) ; le Président du Conseil exécutif a déclaré qu’on ne saurait nier les liens particuliers du judaïsme avec Jérusalem (<a style="color: #000000;" href="http://www.timesofisrael.com/unesco-official-hopes-to-delay-full-vote-on-jerusalem-resolution/">Times of Israel, 14 octobre 2016</a>). Plusieurs Etats sont revenus sur leur décision et ont assuré qu’ils reconsidéreraient leur vote à l’avenir : c’est le cas du Mexique, du Brésil et de l’Italie. Soulignons également le cas de la République tchèque dont la Chambre des députés a unanimement dénoncé la résolution (<a style="color: #000000;" href="http://www.praguemonitor.com/2016/10/20/chamber-deputies-denounces-unesco-jerusalem-resolution?utm_content=buffere7718&amp;utm_medium=social&amp;utm_source=twitter.com&amp;utm_campaign=buffer">Prague Monitor Daily, 20 octobre 2016</a>). Ces clarifications sont impératives et sont celles qui auraient du et devraient à l’avenir guider le comportement et le vote des Etats démocratiques au sein même des Nations-Unies, et plus seulement une fois leur vote enregistré. C’est le sens de la seconde lettre que nous avons adressée au Président (<u>en pièce jointe</u>).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">            Prenons conscience que nous vivons un moment historique unique. Si le vote de résolutions anti-israéliennes à l’ONU n’est décidément plus surprenant, la nature particulière des résolutions votées à l’UNESCO doit nous interpeler car elles interviennent dans un contexte géopolitique précis et très inquiétant. De Mossoul à Palmyre en passant par Nimroud et Hatra, les soldats de l’islam radical s’efforcent de détruire l’Histoire et le patrimoine de notre civilisation. Les nombreuses tribunes publiées dans la presse pour fustiger les différents votes (quelques exemples  <a style="color: #000000;" href="http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0211456495921-quand-lunesco-sautodetruit-2040297.php#xtor=CS1-1">ici</a>,<u> </u><a style="color: #000000;" href="http://www.huffingtonpost.fr/ben-dror-yemini/la-france-a-lunesco-lepreuve-de-verite/?utm_hp_ref=fr-">ici</a><u>, </u><a style="color: #000000;" href="http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/10/17/31002-20161017ARTFIG00103-jerusalem-quand-l-unesco-devient-l-enceinte-d-une-scandaleuse-reecriture-de-l-histoire.php">ici</a><u>et </u><a style="color: #000000;" href="http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/10/24/tzipi-livni-la-resolution-de-l-unesco-sur-jerusalem-remet-en-cause-un-statu-quo-historique_5019098_3232.html">ici</a>) ne l’ont que trop rappelé : ces résolutions votées à l’UNESCO, parce qu’elles s’appliquent à effacer les liens du judaïsme et donc du christianisme avec Jérusalem, participent du même mouvement dévastateur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">  </span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En laissant si facilement des Etats non-démocratiques réunir une majorité, nous participons au sabotage du travail et de la crédibilité des instances onusiennes, nous les encourageons à poursuivre dans la même voie. Ainsi le Comité pour l’héritage mondial de l’UNESCO vient de voter (26 octobre) un texte similaire à la précédente résolution, celle-ci portant sur le statut de Jérusalem-Est. Les délégations palestinienne et jordanienne auraient d’ailleurs envoyé une lettre aux Etats votant, les exhortant de faire adopter la nouvelle résolution, faute de quoi ils initieraient davantage de résolutions extrêmes et anti-israéliennes, discréditant davantage encore les organisations internationales concernées (<a style="color: #000000;" href="http://www.timesofisrael.com/palestinians-threaten-unesco-members-over-upcoming-jerusalem-vote/">Times of Israel, 25 octobre 2016</a>).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au lieu de porter leur concours ou du moins un accord tacite à des textes mensongers et pétris d’idéologie, les pays démocratiques doivent prendre conscience qu’Israël est aujourd’hui le seul pays du Moyen-Orient à défendre et respecter nos valeurs. C’est également le seul pays de la région à respecter tous les cultes de la même manière. Le combat que nous menons contre Daesh en Iraq et en Syrie, contre l’islamisme en Europe et notamment en France, où les attaques terroristes à répétition ont profondément meurtri notre société ces dernières années, est le même que celui que mène Israël. </span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Comme l’a déclaré le Premier Ministre italien Matteo Renzi,  « on ne peut pas continuer avec ces motions visant à attaquer Israël (&#8230;) c&rsquo;est incompréhensible et inacceptable, c&rsquo;est une erreur » : à l’UNESCO comme dans nombre d’instances onusiennes dont nous connaissons depuis des années le biais systématique à l’encontre de l’Etat hébreu, les Etats démocratiques doivent prendre des positions fortes. Il est temps que nos responsables politiques se saisissent véritablement de la question du traitement équitable d’Israël aux  Nations-Unies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans le contexte global auquel nous faisons face, l’indifférence n’est plus de mise. Il est urgent de réaffirmer nos positions sur des sujets comme celui de Jérusalem, sujet d’autant plus essentiel qu’il est au fondement de ce que nous sommes et des valeurs que nous défendons. L’année 2017 nous offre les occasions rêvées de le faire: nous fêterons le cinquantième anniversaire de la réunification de Jérusalem, le 120<sup>ème</sup> anniversaire du premier congrès sioniste de Bâle et le soixante-dixième anniversaire de la résolution 181 du Plan de partage de l’ONU. L’histoire du peuple juif et de la légitimité d’Israël se réinvitent au cœur du débat politique et diplomatique et nous devrons à la fois redoubler d’efforts et de vigilance. Il va sans dire que nos détracteurs se saisiront de ces événements comme autant de tentatives pour réécrire l’Histoire. ELNET sera au rendez-vous pour mener le combat de la justice et la vérité : nous nous engageons à mener les actions nécessaires pour accompagner le sursaut politique et diplomatique que nous appelons ici de nos vœux.</span></p>
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		<title>Après Nice : l’urgence est à repenser notre système de défense.</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/apres-nice-lurgence-est-repenser-notre-systeme-de-defense-apres-leffroyable-attentat-de-nice-nous-peinons-trouver-les-mots-apres-toulouse-et-montauban-charlie-et-l/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jul 2016 15:40:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les actes terroristes ne peuvent plus être considérés comme des épiphénomènes et être combattus comme tels, c’est-à-dire avec des « épi-mesures-d’urgence » (des militaires partout pendant quelques mois par exemple, et puis plus rien). L’heure est sans doute à repenser profondément notre système de défense anti-terroriste...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Après l’effroyable attentat de Nice, nous peinons à trouver les mots. Après Toulouse et Montauban, Charlie et l’Hyper-casher, le Bataclan et les terrasses de café, Bruxelles, Magnanville – nous voici face à une attaque de plus, c’est-à-dire une attaque de trop. Nous voici encore à devoir affronter la barbarie la plus abjecte, le sang, la peine, la reconnaissance des corps, les hommages ; et puis, la recherche des dysfonctionnements, des explications, l’analyse psychologique de l’auteur du crime et surtout, au bout du compte, une incompréhension totale, la conclusion inéluctable que cette course mortifère, terroriste, islamiste, nous prend toujours de court car elle dépasse l’entendement, elle nie notre Humanité toute entière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Avec Nice, si l’évolution du terrorisme en France prend des allures de leitmotiv alors elle exige surtout de notre part une réaction différente. La répétition des attaques au cours des derniers mois ne doit plus seulement nous alarmer, elle ne peux plus seulement nous atterrer, l’état de la menace n’est plus seulement « d’urgence », d’ailleurs la notion d’état d’urgence laisse trop entendre que nous sommes-là face à une période extrêmement limitée dans le temps où toutes les mesures prises sont forcément exceptionnelles et donc extrêmes. Or la persistance et la multiplication des attaques terroristes bouleversent la donne, nous sommes entrés dans une nouvelle dimension de la menace et nous devons apporter de nouvelles réponses.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les actes terroristes ne peuvent plus être considérés comme des épiphénomènes et être combattus comme tels, c’est-à-dire avec des « épi-mesures-d’urgence » (des militaires partout pendant quelques mois par exemple, et puis plus rien). L’heure est sans doute à repenser profondément notre système de défense anti-terroriste, à l’adapter à ce changement de paradigme : la menace terroriste n’est plus une variable mais une constante, il faut dès lors intégrer pleinement les moyens pour la combattre à tous les dispositifs déjà existants et en donner pleine conscience à la société française.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il est sans doute en effet temps de former aussi les Français à ce nouveau contexte : la menace quotidienne d’une attaque à tout moment et en tout lieu. Ceci ne veut pas dire appeler à une société vivant dans la peur, bien au contraire. C’est prendre conscience qu’un mal lancinant nous guette en permanence : il ne s’agit plus seulement de se désoler pour les victimes en remerciant le ciel d’être sain et sauf mais d’apprendre à vivre avec la menace terroriste, y faire face au quotidien. Il faut changer les mentalités : si le risque zéro n’existe pas, la société ne peut pas tout attendre de l’Etat, elle doit être résiliente sans être résignée et se considérer comme partie-prenante du combat qu’il nous reste à mener.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Face à la menace terroriste persistante, plusieurs pays ont déjà opéré depuis longtemps une refondation de leur système de défense, au premier rang desquels Israël. A titre de recommandation générale, il s’agirait ainsi de regarder de plus près les dispositifs précis et la doctrine générale adoptée par l’Etat hébreu en matière de contre-terrorisme (comme l’ont fait récemment de nombreux médias français – <em>Le Monde, L’Express, La Croix, le JDD, Les Echos</em>, comme l’a fait très concrètement le maire de Cannes en faisant appel, dans la foulée des attentats du 13 novembre, aux services d’un ancien général brigadier de l’armée israélienne, Nitzan Nuriel, pour aider les autorités locales à sécuriser les événements du festival de Cannes). La société israélienne a su développer certains réflexes face à l’adversité, un esprit collectif et une capacité à réagir rapidement (le service militaire obligatoire rend les citoyens israéliens plus sensibles et préparés au risque terroriste, le port d’arme est autorisé mais contrairement aux Etats-Unis il est considéré davantage comme une nécessité qu’un droit et il est associé à une culture de la responsabilité).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Comment améliorer notre système de défense anti-terroriste aujourd’hui ? Nous proposons ici sept recommandations dont il nous semble urgent de discuter la mise en œuvre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">1 – <strong>Identifier et neutraliser les profils de terroristes en puissance.</strong> Sur 11 000 individus fichés S, seulement 160 auraient été interpelés, or l’expérience a malheureusement montré qu’un contrôle plus systématique aurait permis de mettre hors d’état de nuire plusieurs auteurs d’attaques contre notre sol. D’autres mesures concrètes comme la détention administrative sous contrôle judiciaire, les assignations à résidence, la construction de meilleurs critères, plus poussés, pour établir le lien entre banditisme et terrorisme (tous les terroristes qui ces derniers mois ont semé la terreur en France et en Europe ont des points communs &#8211; passé de petit ou moyen délinquant, condamnations pour des délits de droit commun, instabilité psychologique, etc), mais aussi le renforcement de notre cyber-sécurité, pourraient rapidement être prises.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">2 – <strong>Envisager une restructuration des moyens policiers, judiciaires et carcéraux</strong> pour mettre en œuvre les solutions pertinentes et adaptées spécifiquement au terrorisme islamiste et à ses soldats. Comme c’est le cas dans les villes israéliennes pourrait-on penser à placer des unités d’élite anti-terroristes sous le commandement de la police, en coordination avec les services de sécurité intérieure ; à la mise en place d’un système d’intervention immédiate (en Israël, des urgentistes à moto se déplacent très rapidement sur les lieux de drame pour fournir les premiers soins de secours) ; au contrôle systématique des personnes et des sacs dans les lieux publics, à l’édification de rempares contre les attaques similaires à celle de Nice (avec la multiplication des attaques à la voiture bélier, Israël a mis en place trois-cent bornes anti-bélier &#8211; des poteaux sont disposés autour des abris-bus). Dans le cadre de la loi faudrait-il également envisager des centres de détentions spécialisées pour les apprentis terroristes ou terroristes avérés afin de les isoler et d’éviter le phénomène de contagion dans les prisons, souvent comparées à des « incubateurs de radicalisation » (Gilles de Kerchove).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">3 – <strong>Engager le renforcement des capacités de nos services de renseignement</strong> et améliorer leur efficacité : meilleure exploitation des données, système de contrôle numérique, travail de proximité, développer davantage la surveillance électronique comme cela a déjà été fait aux Etats-Unis ou en Israël, veiller à la rapidité et à la transparence de la transmission des informations, à la coordination entre les renseignements nationaux, frontaliers, et internationaux. L’idée d’une NSA à la française a été soulevée par la commission d’enquête parlementaire sur les attentats et mériterait sans doute d’être creusée pour aller vers une meilleure centralisation de la lutte anti-terroriste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">4 &#8211; <strong>Lutter contre l’islamisme dans l’islam</strong>. Une seule ambigüité de la pensée tue aujourd’hui : ce n’est pas tant celle qui vise à confondre musulman et islamiste (il va de soi qu’il faut la combattre) mais celle qui laisse planer un doute sinistre quant au lien évident entre les actes terroristes commis et l’islam radical. Ces deux maux vont de paire, il faut le dire haut et clair et les combattre de front. Accompagnons les organisations musulmanes de France dans leur lutte contre les franges radicales qui s’approprient l’islam pour en faire une arme de terreur massive, aidons-les partout à confronter l’extrémisme caché des sources culturelles et religieuses de l’islam, comme l’ont fait d’autres religions ou d’autres pays (les Chrétiens pour enrayer la haine des Juifs dans le christianisme, l’Allemagne avec le nazisme) lorsqu’il a fallu se débarrasser d’idéologies destructrices.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">5 – <strong>Lutter contre les manifestations et la propagation de l’islam politique sous toutes ses formes.</strong> L’intransigeance avec le respect de l’Etat de droit et des principes républicains est notre seule arme contre le développement de l’islam politique à tous les niveaux de la société. Le soutien visible à l’islam politique dans le domaine public devrait être interdit car c’est bien de ce radicalisme dont les terroristes se revendiquent lorsqu’ils commettent leurs ignominies. Concernant le profil des auteurs, il est d’ailleurs temps d’en finir avec certaines erreurs d’analyse : oui, les terroristes sont certainement des loups solitaires déséquilibrés et psychopathes mais ils n’en demeurent pas moins terroristes ; et Daech n’est autre qu’une bande de gangsters désarticulée, nul besoin donc de s’étonner que certains de ses soldats n’ont ni été recrutés ni été formés avant leur passage à l’acte, pas nécessaire non plus de s’attarder sur le fait qu’ils n’étaient pas de bons musulmans (qu’ils n’allaient pas à la mosquée, qu’ils buvaient de la bière ou qu’ils étaient bisexuels) : l’islamisme n’est pas une religion, c’est une idéologie politique. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">6 – <strong>Contrecarrer toutes les radicalités connexes</strong> (djihadisme, salafisme, complotisme) et toutes les formes et canaux d’incitation à la haine (relais économiques, digitaux, culturels et sociaux des islamistes, leurs idiots utiles ou complaisants, les propagateurs de discours haineux contre la France et les associations islamistes qui ne disent pas leur nom). L’islam radical et ses pourvoyeurs doivent être circonscris et nommés. L’islamisme n’est pas qu’une forme obscurantiste de la religion, c’est un nouveau fascisme. Les musulmans de France le rejettent mais se retrouvent parfois prisonniers car les radicaux prennent une position centrale en certains lieux de culte et menacent tous ceux qui souhaitent se distinguer d’eux. La liberté d’expression s’arrête lorsque l’on passe de l’opinion au délit. Le travail de déradicalisation passe ainsi par un filtrage minutieux, un travail de pédagogie et d’éducation qui permettra de contenir l’influence de l’islam politique et de ses relais au sein de notre société.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">7 &#8211; <strong>Prendre la mesure du danger que représente le courant politique qu’un certain nombre d’intellectuels et de journalistes désignent à juste titre comme l’« islamo-gauchisme »</strong>, ne pas tomber dans le piège de ceux qui voudraient nous faire croire que les attaques terroristes peuvent être expliquées (et donc comprises ?) comme des ripostes à nos interventions militaires extérieures. Comme si nous étions dans une guerre loyale, comme s’il pouvait y avoir une logique à la spirale apocalyptique de ces fous furieux ; d’ailleurs, les meilleurs experts anti-terroristes l’affirment, le seul motif qui pousse les terroristes à choisir un lieu plutôt qu’un autre n’est pas tant le symbole politique que la maximisation des victimes : la seule logique en présence est une logique de mort.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Après le choc de Nice et avec la mémoire fraîche de toutes les attaques que nous avons subi ces derniers mois et années, force est de constater la permanence de la menace terroriste et la nécessité d’engager une action volontaire et rapide pour réadapter notre système de défense dans son ensemble à ce nouveau contexte. Réarmons donc nos institutions et notre société des moyens nécessaires, à la fois militaires, policiers, de renseignements mais également politiques et psychologiques, pour endiguer inlassablement le terrorisme islamiste, l’évacuer progressivement de nos préoccupations et du quotidien de tous les Français. C’est désormais là la seule urgence. Si face au terrorisme nous ne parvenons pas à mettre en œuvre une nouvelle doctrine consistante, plus sûre d’elle-même, nous risquons de donner la victoire au populisme et à l’extrémisme en politique. L’enjeu n’est pas seulement celui de notre système de défense, il est question de l’avenir de notre société.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le mensonge et la calomnie à l’encontre d’Israël à la tribune du Parlement européen</title>
		<link>https://elnetwork.fr/organisations-internationales/le-mensonge-et-la-calomnie-lencontre-d-israel-la-tribune-du-parlement-europeen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jun 2016 23:21:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Haine des Juifs et d’Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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		<category><![CDATA[Abbas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir décliné la proposition de Martin Schlutz qui l’invitait à s’entretenir avec Reuven Rivlin, le Président de l’Autorité palestinienne a débité un énième pamphlet à l’encontre d’Israël...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 1">
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<div class="column">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mercredi 22 juin, le Président de l’État d’Israël, Reuven Rivlin, s’est rendu au Parlement européen pour délivrer un discours sur la relation entre Israël et l’Europe. Profitant de la venue du chef de l’Autorité palestinienne qui devait intervenir à la même tribune le 23 juin, Martin Schultz, Président du parlement, a alors proposé d’organiser une rencontre entre les deux hommes, offre qui a été déclinée par Mahmoud Abbas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le discours plein d’espoir et de paix de Reuven Rivlin a grandement contrasté avec la diatribe haineuse de Mahmoud Abbas qui n’a pas manqué d’accabler Israël de tous les maux. Qu’il s’agisse d’une stratégie du désespoir d’un homme en quête de légitimité ou de propagande improvisée, les discours de Mahmoud Abbas devant les instances internationales se suivent et se ressemblent. Plutôt que d’être force de proposition et se donner les moyens de construire un avenir pour le peuple palestinien, il préfère une fois encore se complaire dans un discours victimaire et accusateur basé sur les mensonges et la calomnie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>L’approche constructive de Reuven Rivlin pour « bâtir la confiance au Moyen-Orient »</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans son discours, le Président israélien a dans un premier temps appelé l’Union européenne à repousser l’initiative diplomatique française et à opter en faveur d’une relance d’un dialogue direct entre Israéliens et Palestiniens : « L’initiative française ne fera qu’éloigner la paix et elle est vouée d’avance à l’échec », a-t-il déclaré. Dans ce cadre, il a également dénoncé les critiques incessantes émises par l’Union européenne envers Israël, qu’il attribue à « de l’incompréhension et de l’impatience », en soulignant qu’en Israël, la colère et la frustration sont palpables envers ce qui est interprété comme des critiques injustifiées, paternalistes et animées de double standard de la part de l’Union européenne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Président israélien a rappelé que l’Etat d’Israël est une expérience politique unique qui s’exprime par le retour d’un peuple dans sa patrie après 2000 ans d’exil et que cet Etat fait face à des problématiques complexes. Il a ainsi demandé aux députés européens de respecter le jugement israélien même s’il est différent, respecter la souveraineté d’Israël et le processus démocratique dans lequel sont prises les décisions, et enfin respecter la détermination d’Israël et son engagement à défendre ses citoyens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il a expliqué que trois raisons compromettent l’instauration de relations apaisées entre Israël et la Palestine. D’abord le fait qu’il y ait deux autorités rivales en Palestine, l’Autorité nationale palestinienne en Cisjordanie, et le Hamas à Gaza, ce qui complique d’autant plus le dialogue que l’une des deux – le Hamas – est ouvertement hostile à l’existence même d’Israël. Ensuite la situation de chaos qui règne actuellement au Moyen-Orient, notamment en Syrie. Enfin le manque de confiance qui existe entre les peuples israélien et palestinien.<span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: 12pt; line-height: 1.5;">Mercredi 22 juin, le Président de l’État d’Israël, Reuven Rivlin, s’est rendu au Parlement européen pour délivrer un discours sur la relation entre Israël et l’Europe. Profitant de la venue du chef de l’Autorité palestinienne qui devait intervenir à la même tribune le 23 juin, Martin Schultz, Président du parlement, a alors proposé d’organiser une rencontre entre les deux hommes, offre qui a été déclinée par Mahmoud Abbas.</span></span></p>
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<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; font-family: TimesNewRomanPSMT; color: #000000;">Le discours plein d’espoir et de paix de Reuven Rivlin a grandement contrasté avec la diatribe haineuse de Mahmoud Abbas qui n’a pas manqué d’accabler Israël de tous les maux. Qu’il s’agisse d’une stratégie du désespoir d’un homme en quête de légitimité ou de propagande improvisée, les discours de Mahmoud Abbas devant les instances internationales se suivent et se ressemblent. Plutôt que d’être force de proposition et se donner les moyens de construire un avenir pour le peuple palestinien, il préfère une fois encore se complaire dans un discours victimaire et accusateur basé sur les mensonges et la calomnie. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'TimesNewRomanPS'; font-weight: bold;">L’approche constructive de Reuven Rivlin pour « </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'TimesNewRomanPS'; font-weight: bold; font-style: italic;">bâtir la confiance au Moyen-Orient </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'TimesNewRomanPS'; font-weight: bold;">» </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'TimesNewRomanPSMT';">Dans son discours, le Président israélien a dans un premier temps appelé l’Union européenne à repousser l’initiative diplomatique française et à opter en faveur d’une relance d’un dialogue direct entre Israéliens et Palestiniens : « </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'TimesNewRomanPS'; font-style: italic;">L’initiative française ne fera qu’éloigner la paix et elle est vouée d’avance à l’échec </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'TimesNewRomanPSMT';">», a-t-il déclaré. Dans ce cadre, il a également dénoncé les critiques incessantes émises par l’Union européenne envers Israël, qu’il attribue à « </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'TimesNewRomanPS'; font-style: italic;">de l’incompréhension et de l’impatience </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'TimesNewRomanPSMT';">», en soulignant qu’en Israël, la colère et la frustration sont palpables envers ce qui est interprété comme des critiques injustifiées, paternalistes et animées de double standard de la part de l’Union européenne. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; font-family: TimesNewRomanPSMT; color: #000000;">Le Président israélien a rappelé que l’Etat d’Israël est une expérience politique unique qui s’exprime par le retour d’un peuple dans sa patrie après 2000 ans d’exil et que cet Etat fait face à des problématiques complexes. Il a ainsi demandé aux députés européens de respecter le jugement israélien même s’il est différent, respecter la souveraineté d’Israël et le processus démocratique dans lequel sont prises les décisions, et enfin respecter la détermination d’Israël et son engagement à défendre ses citoyens. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; font-family: TimesNewRomanPSMT; color: #000000;">Il a expliqué que trois raisons compromettent l’instauration de relations apaisées entre Israël et la Palestine. D’abord le fait qu’il y ait deux autorités rivales en Palestine, l’Autorité nationale palestinienne en Cisjordanie, et le Hamas à Gaza, ce qui complique d’autant plus le dialogue que l’une des deux – le Hamas – est ouvertement hostile à l’existence même d’Israël. Ensuite la situation de chaos qui règne actuellement au Moyen-Orient, notamment en Syrie. Enfin le manque de confiance qui existe entre les peuples israélien et palestinien.</span></p>
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<div class="column">
<span style="color: #000000;">Mercredi 22 juin, le Président de l’État d’Israël, Reuven Rivlin, s’est rendu au Parlement européen pour délivrer un discours sur la relation entre Israël et l’Europe. Profitant de la venue du chef de l’Autorité palestinienne qui devait intervenir à la même tribune le 23 juin, Martin Schultz, Président du parlement, a alors proposé d’organiser une rencontre entre les deux hommes, offre qui a été déclinée par Mahmoud Abbas.</span><br />
<span style="color: #000000;">Le discours plein d’espoir et de paix de Reuven Rivlin a grandement contrasté avec la diatribe haineuse de Mahmoud Abbas qui n’a pas manqué d’accabler Israël de tous les maux. Qu’il s’agisse d’une stratégie du désespoir d’un homme en quête de légitimité ou de propagande improvisée, les discours de Mahmoud Abbas devant les instances internationales se suivent et se ressemblent. Plutôt que d’être force de proposition et se donner les moyens de construire un avenir pour le peuple palestinien, il préfère une fois encore se complaire dans un discours victimaire et accusateur basé sur les mensonges et la calomnie.</span><br />
<strong><span style="color: #000000;">L’approche constructive de Reuven Rivlin pour « bâtir la confiance au Moyen-Orient »</span></strong><br />
<span style="color: #000000;">Dans son discours, le Président israélien a dans un premier temps appelé l’Union européenne à repousser l’initiative diplomatique française et à opter en faveur d’une relance d’un dialogue direct entre Israéliens et Palestiniens : « L’initiative française ne fera qu’éloigner la paix et elle est vouée d’avance à l’échec », a-t-il déclaré. Dans ce cadre, il a également dénoncé les critiques incessantes émises par l’Union européenne envers Israël, qu’il attribue à « de l’incompréhension et de l’impatience », en soulignant qu’en Israël, la colère et la frustration sont palpables envers ce qui est interprété comme des critiques injustifiées, paternalistes et animées de double standard de la part de l’Union européenne.</span><br />
<span style="color: #000000;">Le Président israélien a rappelé que l’Etat d’Israël est une expérience politique unique qui s’exprime par le retour d’un peuple dans sa patrie après 2000 ans d’exil et que cet Etat fait face à des problématiques complexes. Il a ainsi demandé aux députés européens de respecter le jugement israélien même s’il est différent, respecter la souveraineté d’Israël et le processus démocratique dans lequel sont prises les décisions, et enfin respecter la détermination d’Israël et son engagement à défendre ses citoyens.</span><br />
<span style="color: #000000;">Il a expliqué que trois raisons compromettent l’instauration de relations apaisées entre Israël et la Palestine. D’abord le fait qu’il y ait deux autorités rivales en Palestine, l’Autorité nationale palestinienne en Cisjordanie, et le Hamas à Gaza, ce qui complique d’autant plus le dialogue que l’une des deux – le Hamas – est ouvertement hostile à l’existence même d’Israël. Ensuite la situation de chaos qui règne actuellement au Moyen-Orient, notamment en Syrie. Enfin le manque de confiance qui existe entre les peuples israélien et palestinien.</span></p>
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<span style="color: #000000;">À partir de ce constat, le Président israélien a appelé son pays à prendre quatre séries de mesures pour améliorer ses relations avec la Palestine afin de préparer une paix durable :</span><br />
<span style="color: #000000;"> &#8211; Travailler contre les islamistes extrémistes avec les États modérés que sont la Jordanie et l’Égypte.</span><br />
<span style="color: #000000;">&#8211; Développer l’économie palestinienne pour accroître la qualité de vie des Palestiniens.</span><br />
<span style="color: #000000;"> &#8211; Investir dans des projets communs avec la Palestine, notamment en matière d’écologie, d’énergies renouvelables et de tourisme.</span><br />
<span style="color: #000000;"> &#8211; Inciter au respect mutuel des deux peuples, contre la peur et la haine, par l’éducation.</span><br />
<span style="color: #000000;">Le discours du Président a eu lieu au lendemain de la déclaration de soutien des 28 ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne à l’initiative de paix française pour l’organisation d’une conférence de paix internationale à Paris cette année. Israël a à plusieurs reprises rejeté l’initiative française, affirmant qu’elle durcissait les positions palestiniennes et éloignait ainsi la paix.</span><br />
<span style="color: #000000;">Le Président du Conseil européen Donald Tusk s’est ensuite entretenu avec Reuven Rivlin et a qualifié la reprise du dialogue de « priorité absolue pour la Communauté européenne ».</span><br />
<span style="color: #000000;"> Les deux hommes ont également évoqué ensemble les défis actuels en Israël et au Moyen- Orient, notamment la situation en Syrie et au Liban, ainsi que la menace terroriste de l&rsquo;État islamique.</span>
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<div class="column">
<strong><span style="color: #000000;">L’incitation « officielle » à la haine d’Israël de Mahmoud Abbas</span></strong><br />
<span style="color: #000000;">Après avoir décliné la proposition de Martin Schlutz qui l’invitait à s’entretenir avec Reuven Rivlin (les deux hommes auraient simplement pu se serrer la main, ce que Mahmoud Abbas a aussi refusé), le Président de l’Autorité palestinienne a débité un énième pamphlet à l’encontre d’Israël, accusant l’Etat hébreu de perpétrer un « massacre de masse à une échelle sans précédent (&#8230;) au nez et à la barbe de la communauté internationale » contre les Palestiniens. « Il y a une incitation persistante et croissante à la violence et à l&rsquo;extrémisme de la part des colons et de l&rsquo;armée israélienne », a-t-il ajouté.</span><br />
<span style="color: #000000;">Mahmoud Abbas a en outre soutenu que les Palestiniens traversent des « jours sombres » et vivent « sous la tyrannie et le racisme de l&rsquo;occupation ». « Nous oeuvrons afin de nous libérer de l&rsquo;occupation politique par des voies politiques et diplomatiques », a-t-il affirmé, ajoutant que «les Palestiniens exigent un Etat indépendant dans les frontières de 1967, et n&rsquo;accepteront pas un Etat avec des frontières temporaires ».</span><br />
<span style="color: #000000;">Jouant sur le mot «négociations» et en réponse à l’appel de Réuven Rivlin à des négociations directes, il a martelé que « le droit à l&rsquo;autodétermination n&rsquo;est pas négociable. » Les termes de son discours ne sont pas surprenants puisqu’ils sont à peu près similaires à ceux qu’il avait employés lors de son allocution pour les 70 ans de l’Assemblée générale des Nations Unies le 2 octobre 2015. Mais cette fois les mensonges éhontés à tendance antisémite lui ont enlevé tout crédit et toute dignité. Ainsi, sans sources et sans références, Mahmoud Abbas a affirmé que récemment, « un certain nombre de rabbins en Israël ont tenu des propos clairs, demandant à leur gouvernement d&#8217;empoisonner l&rsquo;eau pour tuer les Palestiniens ». De la calomnie contre les juifs, selon Israël. Il a aussi ajouté que cet appel entrait dans le cadre d&rsquo;attaques qualifiées par lui d&rsquo;incitation à la violence contre les Palestiniens.</span></p>
<div class="page" title="Page 3">
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<div class="column">
<span style="color: #000000;">« Abou Mazen a montré son vrai visage à Bruxelles », a affirmé dans un communiqué le bureau du Benjamin Netanyahou, utilisant le nom de guerre de Mahmoud Abbas. Le Premier ministre israélien a déclaré que ce qui s’est passé à Bruxelles contredit la volonté affichée de M. Abbas de négocier la paix avec Israël.</span><br />
<span style="color: #000000;">« La personne qui refuse de rencontrer le président (israélien) et énonce des calomnies devant le Parlement européen, ment lorsqu’il prétend que sa main est tendue pour faire la paix », selon le communiqué.</span><br />
<span style="color: #000000;">A l’heure où l’Europe se délite&#8230;</span><br />
<span style="color: #000000;">Ironie du calendrier, le discours de Mahmoud Abbas a retenti au sein du Parlement européen le jour où les Britanniques s’exprimaient en faveur du Brexit. La sortie de la Grande- Bretagne, qui témoigne d’un échec cuisant du projet européen, remet en question nombre de certitudes et témoigne d’une lassitude des peuples à être gouvernés par des technocrates souvent déconnectés de la réalité.</span><br />
<span style="color: #000000;">Le fait que le Parlement européen encense et salue le discours haineux et calomnieux d’un leader palestinien en mal de reconnaissance, témoigne peut-être de l’obsolescence de cette institution. Puisque le Brexit appelle à un examen de conscience, il faut espérer qu’elle s’accompagnera d’une remise en question des valeurs que l’Europe prétend incarner et défendre et dont l’outrance du discours de Mahmoud Abbas ne saurait référer.</span><br />
<span style="color: #000000;">L’antisionisme et l’antisémitisme n’ont pas leur place au sein du Parlement qui incarne les valeurs fondatrices de l’Europe et son attachement à la liberté, à la justice et à la paix. Quant à Mahmoud Abbas, comme ses prédécesseurs, il semble se complaire à manquer les rendez- vous historiques. Les campagnes orchestrées sur la délégitimation d’Israël, les menaces d’une nouvelle Intifada, le refus de toute négociation, le recours systématique aux instances internationales, sont autant de prétextes pour justifier le rejet de tout compromis. Ils encouragent également le Hamas et le Djihad islamique à poursuivre sans relâche la lutte armée. Ils tentent de faire prospérer leur statut de victimes en espérant en tirer les dividendes, ce qui leur évitera de faire le choix douloureux de la négociation.</span><br />
<span style="color: #000000;">Alors que Reuven Rivlin s’évertue à tendre la main au chef de l’Autorité palestinienne, son « ami », comme il continue malgré tout à le nommer, il la rejette sans états d’âme. Ce qui en dit long dur l’état d’esprit qui anime les Palestiniens qui prétendent faussement vouloir aboutir à la paix en continuant à nier Israël et en ignorant ses dirigeants.</span><br />
<span style="color: #000000;">Nous devons nous interroger ici la place que prend le conflit israélo-palestinien. Depuis trop longtemps nous entendons dire qu’il est la cause de tous les conflits dans la région et que seule sa résolution permettra d’instaurer la paix au Moyen-Orient. Cette vision simpliste occulte un certain nombre de vérités, notamment le fait que Daech, pour ne citer que cette organisation terroriste, n’est pas née en réaction à Israël mais a profité de la déliquescence des Etats de la région pour les gangrener.</span></p>
<div class="page" title="Page 4">
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<div class="column">
<span style="color: #000000;">Personne aujourd’hui ne veut davantage la paix que l’Etat d’Israël pour qui il s’agit, dans un environnement hostile, d’une nécessité vitale. Mais la paix ne peut s’obtenir sans lucidité sur la véritable nature de ceux avec qui il faut la faire. Certes on ne fait la paix qu’avec ses ennemis, mais encore faut-il que l’ennemi ait lui aussi envie de faire la paix.</span>
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<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; font-family: TimesNewRomanPSMT; color: #000000;"> </span></p>
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		<title>Le rôle de la France dans le règlement du conflit israélo-palestinien</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/etre-constructive-linitiative-francaise-contribuer-a-ramener/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jun 2016 09:16:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[discussions]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[négociations]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Ramallah]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://elnet-france.eu/?p=719</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour être constructive l'initiative française doit contribuer à ramener Israéliens et Palestiniens à  négocier directement tous les paramètres qui permettront de mettre un terme définitif au conflit israélo-arabe.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La déclaration adoptée à l’issue de la conférence internationale pour la paix organisée à Paris le 3 juin dernier atteste de la prudence et du pragmatisme dont a su faire preuve la diplomatie internationale. Elle confirme que l’approche que nous appelons de nos vœux – <strong>une approche mesurée et impartiale, doit présider à toute initiative extérieure de bonne volonté. Les retombées de la conférence nous invitent surtout à réaffirmer</strong> <strong>la méthode à suivre pour une médiation constructive de la paix au Proche-Orient</strong>. La réussite du processus de paix israélo-palestinien se décline selon trois échelles complémentaires qui ne sauraient se substituer l’une à l’autre :</p>
<p><strong>1 – au cœur des priorités, il y a l’échelle locale. La négociation sans détours entre Israéliens et Palestiniens s’affirme définitivement comme la pierre angulaire de la solution à deux Etats</strong>. L’élément principal du communiqué officiel publié à l’issue de la conférence enjoint les parties à montrer leur engagement pour résoudre tous les contentieux du conflit à travers des négociations directes. Le Président François Hollande l’a d’ailleurs immédiatement précisé en ouverture de la conférence : <em>nous ne pouvons pas nous substituer aux parties prenantes</em>, <em>le choix courageux de la paix revient en premier lieu aux Israéliens et aux Palestiniens </em>a-t-il déclaré. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault l’a confirmé lors de la conférence de presse qui a suivi les discussions : <em>nous ne souhaitons pas remplacer les parties ou leur imposer des solutions </em>; <em>seules elles peuvent faire la paix</em> a-t-il rappelé.</p>
<p><strong>2 –</strong> <strong>l’échelle régionale est la plus pertinente pour offrir un cadre favorable aux pourparlers israélo-palestiniens</strong>. Etant donnée la situation explosive au Moyen-Orient, il va de soi qu’une implication pacifiée de plusieurs Etats modérés de la région favoriserait la dynamique de paix. Le communiqué officiel du 3 juin conclut d’ailleurs sur le rôle clef que doit jouer la coordination avec les Etats arabes dans l’accompagnement à la résolution du conflit. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a également déclaré à la Knesset le 1<sup>er</sup> juin dernier qu’il était favorable à une conférence pour la paix qui rassemblerait tous les Etats arabes modérés de la région, inspirée de l’initiative arabe de 2002.</p>
<p><strong>3 – la communauté internationale intervient dès lors comme une soupape de sûreté, de soutien au bon déroulé des négociations à engager. </strong>La médiation de la France peut faciliter le dialogue en encourageant concrètement la coopération régionale d’une part et les parties israélienne et palestinienne d’autre part. Ces incitations sont de nature financière, économique ou politique et doivent avoir pour seul objectif de ramener le processus de paix vers la négociation directe, condition <em>sine qua none </em>de son dénouement. Si l’on peut s’attrister de la détérioration de la situation sur le terrain, ce qui nous distancie de la solution à deux Etats est avant tout l’incapacité pour les parties au conflit à en négocier directement les paramètres.</p>
<p>Dès lors, la déclaration du Premier ministre palestinien Rami Hamdallah lors de sa rencontre avec le Premier ministre Manuel Valls dans laquelle il affirme son opposition aux négociations, poursuit lors de la conférence de presse que cette fois Benyamin Netanyahu « n’échappera pas à la communauté internationale », doit nous alerter : il s’agit précisément de court-circuiter la méthode qui fait concensus et qui seule nous conduira à la paix. Nous espérons vivement que la conférence internationale annoncée pour la fin de l’année si elle doit avoir lieu n’ira pas dans le sens stérile d’une internationalisation du conflit. Nous espérons ne pas assister à une répétition de la conférence du 3 juin, un rappel incantatoire des principes généraux à suivre mais la démonstration aussi <strong>qu’aucune médiation extérieure à un conflit n’est fructueuse si elle ne conduit pas les parties à des négociations bilatérales directes. </strong></p>
<p><strong>Dit autrement, nous pourrons nous féliciter de l’initiative pour la paix au Proche-Orient du 3 juin à Paris si et seulement si on nous donne à voir Israéliens et Palestiniens négociant à la même table avec le blanc-seing des Etats arabes de la région et les encouragements de la communauté internationale.</strong></p>
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