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	<title>terrorisme | ELNET</title>
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	<title>terrorisme | ELNET</title>
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		<title>Le renseignement militaire, nerf de la guerre contre Daech</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2017 08:39:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Le Figaro &#8211; Alain Barluet REPORTAGE &#8211; Face aux djihadistes, les militaires développent le GEOINT, un «Google Earth du renseignement» permettant de fusionner toutes les données issues de l&#8217;imagerie satellitaire, des écoutes, de l&#8217;observation humaine et du cyber. Cet immense défi numérique nécessite l&#8217;ouverture au monde civil des start-up, de l&#8217;industrie et de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Le Figaro &#8211; Alain Barluet</p>
<hr />
<p class="figp-art__chapo" style="text-align: justify;">REPORTAGE &#8211; Face aux djihadistes, les militaires développent le GEOINT, un «Google Earth du renseignement» permettant de fusionner toutes les données issues de l&rsquo;imagerie satellitaire, des écoutes, de l&rsquo;observation humaine et du cyber. Cet immense défi numérique nécessite l&rsquo;ouverture au monde civil des start-up, de l&rsquo;industrie et de la recherche.</p>
<div class="figp-art__body figp-art__body--size-0">
<p style="text-align: justify;"><i>Envoyé spécial à Creil</i></p>
<p style="text-align: justify;">Le bâtiment de trois étages, une ancienne banque, abritait il y a peu de temps encore un poste de commandement de Daech, au centre de Raqqa, la «capitale» de l&rsquo;État islamique en Syrie. L&rsquo;immeuble, situé non loin du stade de la ville &#8211; autre lieu névralgique occupé par les chefs djihadistes &#8211; a été détruit récemment par plusieurs bombes GBU-31 de 900 kg guidées par laser. Il n&rsquo;est pas rare que l&rsquo;EI réintègre les sites détruits par des frappes ciblées, pensant qu&rsquo;ils ne seront plus visés par les avions de la coalition. Mais «ce ne sera pas le cas ici, notre analyse des dommages confirme que l&rsquo;immeuble n&rsquo;est plus habitable», explique le major Jean, spécialiste de la Direction du renseignement militaire (DRM), en faisant apparaître sur un grand écran tactile le cliché aérien de l&rsquo;édifice en ruine.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelque 70 civils et militaires &#8211; ils seront 105 en 2018 -, répartis entre la base aérienne 110 de Creil (Oise), le ministère de la Défense à Balard et les théâtres d&rsquo;opérations sont chargés de mettre en œuvre la nouvelle «arme fatale» du renseignement militaire: le renseignement géolocalisé, ou GEOINT. Cette sorte de «Google Earth du renseignement» permet de superposer sur une carte géographique les flux d&rsquo;images (fournies par les satellites, les avions de reconnaissance, les drones), les données électromagnétiques (les écoutes), les informations d&rsquo;origine humaine recueillies sur le terrain et maintenant le cyber. Une actualisation permanente de ces données, notamment à chaque passage des satellites, permet de comparer les informations anciennes avec les renseignements plus récents. On peut ainsi «tracer» les mouvements de l&rsquo;ennemi et anticiper ses actions. «Le GEOINT offre des possibilités fantastiques grâce à une fusion dynamique, dans le temps et l&rsquo;espace, de l&rsquo;ensemble des données de renseignement et de géographie physique et humaine, sur un support géoréférencé», explique le général Christophe Gomart, le patron de la DRM, l&rsquo;un des six principaux «services» français, qui célébrait jeudi son 25e anniversaire sur la base de Creil, en présence de Jean-Yves Le Drian.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Éviter les dommages collatéraux</h2>
<p style="text-align: justify;">Concernant Raqqa, des «calques» successifs, chacun comportant des renseignements de nature différente, sont appliqués à la carte de la ville dont chaque point est numérisé. Une première «couche» permet de distinguer les caractéristiques physiques de la cité, les grandes artères de défense, notamment celles mises en place au nord de la ville face à la coalition des combattants arabes et kurdes (FDS). On «renseigne» ensuite la carte avec les sites stratégiques, bâtiments administratifs, casernes… Un «calque» supplémentaire vient intégrer les zones où de fortes émissions radioélectriques (téléphones satellites, GSM…) sont détectées. Des grappes de couleur rouge apparaissent en plusieurs endroits de Raqqa, bien visibles sur les écrans du Centre de renseignement géospatial interarmées (CRGI), installé dans la zone protégée de la base aérienne de Creil. Se surajoutent ensuite les zones d&rsquo;activités humaines (regroupements de personnels, checkpoints, barrages…), sous la forme de points bleus. Grâce à l&rsquo;intégration de ces différentes données, «on resserre le champ, on priorise, on chemine vers des points d&rsquo;intérêts», explique le capitaine Pierre, chef de la section «Levant» (une douzaine de civils et de militaires) du CRGI, créé en 2015. L&rsquo;ancienne banque réquisitionnée par Daech en fait partie. Les renseignements sont affinés par des images aériennes prises par des Atlantique 2, des avions légers ou des drones: le bâtiment est modélisé en trois dimensions.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Feu sur un camion kamikaze</h2>
<p style="text-align: justify;">«De l&rsquo;identification du site à la validation de l&rsquo;objectif, le processus comprend quatre phases et peut prendre plusieurs semaines», explique le major Jean. L&rsquo;une des phases consiste à identifier les sites de «No Strike List» (NSL), pouvant entraîner des dommages collatéraux. Deux écoles sont situées à 200 et 130 mètres de l&rsquo;immeuble, soit sous le seuil critique des 500 mètres. Toutefois, «la datation est essentielle», prévient le capitaine Pierre. Une observation suivie du site permet ainsi de confirmer que les écoles sont inoccupées, alors que les mouvements de pick-up se poursuivent à proximité de la banque. L&rsquo;objectif est validé. Le dossier a été transmis au Centre national de ciblage, lui aussi installé à Creil, qui détermine le type de munitions à utiliser pour neutraliser la cible (bombes, missiles…).</p>
<p style="text-align: justify;">En boucle courte, la DRM et notamment son centre dédié à l&rsquo;imagerie (CF3I) &#8211; qui forme l&rsquo;ensemble des spécialistes de la Défense &#8211; interviennent aussi pour soutenir les combattants sur le terrain. Cela a notamment été le cas au début de l&rsquo;offensive contre Mossoul, pour aider les Kurdes à progresser en déjouant les pièges meurtriers des camions piégés de Daech. Sur une vidéo recueillie en octobre dernier par une boule optronique fixée sous un avion léger, on voit distinctement l&rsquo;un de ces véhicules kamikazes s&rsquo;élancer sur une route des abords de Mossoul, franchir un premier merlon et foncer sur l&rsquo;arrière des troupes kurdes en train de progresser vers la ville. Les images retransmises en temps réel permettent de déclencher instantanément le «soutien aérien rapproché» des avions de chasse survolant le périmètre: dans une gigantesque boule de feu, le camion suicide est détruit par deux missiles.</p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-left" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170324XRGFIG00916"></figure>
<p style="text-align: justify;">À l&rsquo;autre bout du spectre, sur un terme plus long, la DRM effectue, pour les hautes autorités militaires et politiques, un suivi des crises (comme l&rsquo;Ukraine) et une veille stratégique des points chauds de la planète, tels l&rsquo;Iran, la Corée du Nord ou la mer de Chine. La DRM produit chaque semaine 150 cartes thématiques et plus d&rsquo;une dizaine de dossiers pour les décideurs de niveau stratégique ou tactique. Le renseignement n&rsquo;est qu&rsquo;une des «briques» nécessaires aux armées pour mener leurs opérations, mais c&rsquo;est un élément essentiel. Et avec la guerre contre le terrorisme, il a été érigé au rang de priorité. De 2016 à 2019, la DRM doit voir ses effectifs passer de 1700 à 2100 personnes. Ses moyens seront renforcés avec, par exemple, l&rsquo;acquisition en 2018 de deux avions légers de surveillance et de reconnaissance (ALSR) dont la DRM disposera en propre. En matière satellitaire, la France dispose d&rsquo;une bonne autonomie, encore renforcée par les programmes Musis et Ceres qui démultiplieront les capacités d&rsquo;observation et de détection spatiale. Il n&rsquo;en va pas de même pour les drones, un domaine dans lequel les carences &#8211; et la dépendance à l&rsquo;égard des Américains &#8211; restent criantes, notamment au Sahel.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le véritable défi est ailleurs. Il s&rsquo;agit de surmonter le mur du big data et d&rsquo;apprivoiser la révolution numérique pour permettre au renseignement de garder son efficacité et sa vocation: protéger le pays. Car la masse exponentielle des données devient impossible à traiter. Seules 20 % sont actuellement analysées. Les effectifs et les outils actuels ne peuvent pas suivre… La DRM reçoit en moyenne 150  images par jour, ce sera 10 à 20 fois plus en 2020, estime le général Gomart.</p>
<h2 style="text-align: justify;">«Silicon Valley du renseignement»</h2>
<p style="text-align: justify;">Vingt-cinq ans après sa création, par Pierre Joxe (présent jeudi à Creil), pour répondre à un besoin criant d&rsquo;autonomie du renseignement militaire national après la guerre du Golfe, la DRM est contrainte de se réinventer. «Il faut s&rsquo;ouvrir à la société civile et instaurer avec elle une dynamique pour trouver des solutions à nos problématiques», souligne le général Gomart. À l&rsquo;automne 2015, dans le climat tendu du Bataclan, quelques dizaines de réservistes citoyens de haut niveau se réunissent pour «plancher» autour du DRM. Leur ambitieux projet, «Intelligence Campus», lancé officiellement jeudi par Jean-Yves Le Drian, se situe, selon ses initiateurs, à la croisée de la Silicon Valley, des pôles de compétitivité à la française et… du Bahaus berlinois, par son esprit pluridisciplinaire et novateur. Objectif: accueillir et faire travailler ensemble petites entreprises innovantes, grands groupes industriels, universitaires, chercheurs, formateurs et opérationnels de la défense, sur un «campus» ultraprotégé de 250 hectares à Creil. «L&rsquo;idée, c&rsquo;est un écosystème, une start-up du ministère de la Défense destinée à héberger d&rsquo;autres start-up», s&rsquo;enthousiasme Éric Garandeau, inspecteur des Finances, ancien conseiller culture de Nicolas Sarkozy à l&rsquo;Élysée et ex-président du Centre national du cinéma (CNC), qui pilote «Intelligence Campus» depuis le début. Les pistes de recherches ne manquent pas. Parmi les priorités, la détection automatique de véhicules sur imagerie satellitaire, la biométrie et la reconnaissance faciale… Aux États-Unis, de tels réseaux d&rsquo;entreprises (clusters), et des initiatives comme In-Q-Tel, le fonds d&rsquo;investissement de la CIA, ont fait leurs preuves. Peut-il en aller de même en France, où la «culture du renseignement» est bien moins développée que dans le monde anglo-saxon? «Espérons que cet acte de résilience collective portera ses fruits sans être plombé par les conservatismes de la société française», glisse une des chevilles ouvrières du projet.</p>
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		<title>Olivier Roy : « Pour passer à l’action djihadiste, il ne reste plus que les “losers” »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2017 08:34:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Le Monde &#8211; Olivier Roy Dans une tribune au « Monde », le politologue Olivier Roy dresse le portrait-robot des auteurs des récents attentats en Europe : des individus perdus et isolés. TRIBUNE. L’attentat du Bataclan a marqué un sommet, par le nombre de victimes bien sûr, mais aussi par la relative sophistication du réseau terroriste impliqué. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Le Monde &#8211; Olivier Roy</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">
Dans une tribune au « Monde », le politologue Olivier Roy dresse le portrait-robot des auteurs des récents attentats en Europe : des individus perdus et isolés.
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>TRIBUNE</strong>. L’attentat du Bataclan a marqué un sommet, par le nombre de victimes bien sûr, mais aussi par la relative sophistication du réseau terroriste impliqué. Il s’inscrivait dans la continuité de la lignée inaugurée vingt ans plus tôt par Khaled Kelkal, auteur du premier attentat commis par des jeunes gens nés ou élevés en France.</p>
<p style="text-align: justify;">Le profil des terroristes est constant sur ces vingt années : pour la plupart de seconde génération, redevenus religieux après un passé profane voire, pour moitié d’entre eux, délinquant, ils sont membres d’un petit groupe de copains et de frangins, avec quelques convertis en arrière-plan (les frères Clain). Chaque groupe avait un lien direct avec le djihad global (Al-Qaida puis Daech <em>[acronyme arabe de l’organisation Etat islamique]</em> ).</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis le Bataclan, les attentats commis en Europe répondent à un modèle assez différent et leurs auteurs sont plus disparates. Ces attentats (Magnanville, Saint-Etienne-du-Rouvray, Nice, le marché de Noël de Berlin et, dernièrement, Londres) portent le signe d’un grand amateurisme.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Individus plutôt instables, voire marginaux</h2>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a plus de groupes structurés mais des individus plutôt instables, voire marginaux, au point que la police a du mal à remonter la filière qui les lierait à Daech, même s’ils se revendiquent de l’Etat islamique et que l’organisation s’attribue le crime. Pas besoin de faire de grandes analyses géostratégiques ou sociétales pour expliquer les cibles : Daech fait feu de tout bois et frappe l’Allemagne alors que celle-ci n’est pas engagée dans la coalition contre l’Etat islamique.</p>
<div class="encart_retrait_gauche" style="text-align: justify;"><span class="accroche">« Expliquer la radicalisation en Grande-Bretagne par le multiculturalisme est absurde »</span></div>
<p style="text-align: justify;">Expliquer la radicalisation en Grande-Bretagne par le multiculturalisme est absurde : la France compte bien plus de radicalisés et n’est pas multiculturaliste. Surtout, on voit comment la théorie selon laquelle les terroristes auraient d’abord été socialisés dans un environnement salafiste avant de se radicaliser ne fonctionne pas. Pour deux raisons : les auteurs ne sont justement guère socialisés et aucun, comme d’ailleurs la plupart de leurs prédécesseurs, n’a de passé religieux, à part le tueur de Londres, Khalid Masood.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce dernier, qui a déménagé quatorze fois et vivait à la campagne lors de sa conversion, advenue en prison, n’est en rien le produit de la socialisation salafiste d’un quartier immigré. Pas plus, d’ailleurs, que les frères Abdeslam (attentat du Bataclan), qui vivaient bien à Molenbeek mais y tenaient… un bistrot où l’on servait de l’alcool et qui s’appelait Les Béguines, une référence chrétienne dont les frères se fichaient autant que des prêches salafistes.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Aucune « incubation » salafiste</h2>
<p style="text-align: justify;">Regardons de près les acteurs des attentats récents. Aucun ne provient d’un quartier ou d’une communautarisation salafiste. Larossi Abballa, qui a tué les policiers de Magnanville, s’était radicalisé dès l’âge de 18 ans, sans « incubation » salafiste, tout comme Adel Kermiche, l’assassin du père Hamel. Ce dernier a trouvé sur Internet son complice Abdel Malik Petitjean, qui a été socialisé dans une famille mixte non pratiquante. Ils se sont rencontrés pour la première fois juste avant le crime. Aucun des trois, âgés de 20 ans à peine au moment du passage à l’action, n’est passé par une mosquée salafiste, ou même un groupe salafiste.</p>
<p style="text-align: justify;">Le tueur de Nice, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, né en 1985, est un petit délinquant, peu religieux, violent, qui entretient de nombreuses liaisons (y compris homosexuelles), boit, ne va pas à la mosquée. C’est un profil très proche de Ziyed Ben Belgacem, qui a attaqué une patrouille militaire à Orly : ancien délinquant, toxicomane, il avait bu avant de passer à l’action. Le même profil que l’homme, en état d’ébriété, qui a renversé des passants avec sa voiture à Anvers jeudi 23 mars, si le caractère terroriste de l’action est avéré. Anis Amri, qui a, lui aussi, utilisé un camion contre le marché de Noël de Berlin, en décembre 2016, est un petit délinquant tunisien qui mène une vie errante en Italie, et s’est radicalisé sur le tard (en 2015) après un séjour en prison.</p>
<div class="encart_retrait_gauche" style="text-align: justify;"><span class="accroche">« Khalid Masood a mené une vie erratique avant de finir en prison, où il se convertit à l’islam »</span></div>
<p style="text-align: justify;">Le dernier cas en date ne se distingue que par son âge (52 ans, du jamais-vu) : Khalid Masood est un métis anglo-jamaïcain, né Adrian Elms et élevé sous le nom d’Adrian Ajao. Il a mené une vie erratique avant de finir en prison, où il se convertit à l’islam. Il a déménagé, on l’a dit, quatorze fois avant de se fixer tardivement à Birmingham. Comme pour les précédents, sa radicalisation n’a donc rien à voir avec une socialisation dans une communauté musulmane salafisée profitant du multiculturalisme anglais. Les faits sont têtus : Masood est un métis converti.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">La mort comme projet</h2>
<p style="text-align: justify;">A un moment donné, ces révoltés inscrivent leur violence dans la construction narrative de Daech, qui est trop content de les récupérer et de revendiquer la paternité de leur action, car cela fait apparaître Daech comme une organisation globale, capable de déclencher le feu de l’enfer à tout moment.</p>
<div class="encart_retrait_gauche" style="text-align: justify;"><span class="accroche">« Daech n’a évidemment rien à perdre à la disparition des “losers”, mais bien plus avec celle de militants aguerris et disciplinés »</span></div>
<p style="text-align: justify;">Mais là, il y a un problème. Car la constante de ces attentats depuis 1985, c’est que presque tous leurs auteurs meurent volontairement. La mort fait partie de leur projet. Aucun n’a un plan B pour s’enfuir et recommencer, en capitalisant l’expérience acquise. Daech n’a évidemment rien à perdre à la disparition des <em>losers</em>, mais bien plus avec celle de militants aguerris et disciplinés, comme l’équipe du Bataclan-Zaventem.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est maintenant que Daech veut frapper, car l’étau se resserre en Syrie, mais le nombre de réseaux « professionnels » se réduit. On ne peut exclure un « gros coup » en préparation, caché par l’écran de fumée des attentats sauvages individuels. Mais la technique même de l’attentat-suicide, ou plutôt de l’attentat suicidaire, à Londres comme à Mossoul, assèche le réservoir de volontaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas un hasard non plus si les volontaires pour le djihad sont de plus en plus jeunes. Pour passer à l’action, il ne reste plus que les <em>losers</em>, les paumés, les isolés, les déracinés et les gamins, bien loin de toute révolte communautaire et de toute guerre civile. Mais si quelques esprits des beaux quartiers croient à la guerre civile, c’est déjà, pour Daech, un joli lot de consolation.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Israël: 16 attentats-suicides et 16 kidnappings contrecarrés en 2016 (Shin Bet)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Mar 2017 09:53:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[attentats]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par i24NEWS Pour la première fois en 30 ans, aucun Israélien n&#8217;a été tué par des attaques terroristes menée depuis la bande de Gaza en 2016, a déclaré lundi le directeur du Shin Bet (services de renseignement intérieur), notant que cela était dû en grande partie à la vigilance israélienne. Cependant, si le Hamas et d&#8217;autres groupes [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wrapper_head_article_author_info_writtenby" style="text-align: justify;">Par i24NEWS</div>
<div class="wrapper_head_article_author_info_writtenby">
<div class="article_content_global">
<p style="text-align: justify;">Pour la première fois en 30 ans, aucun Israélien n&rsquo;a été tué par des attaques terroristes menée depuis la bande de Gaza en 2016, a déclaré lundi le directeur du Shin Bet (services de renseignement intérieur), notant que cela était dû en grande partie à la vigilance israélienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, si le Hamas et d&rsquo;autres groupes sont restés relativement calmes à Gaza, d’après Nadav Argaman, les efforts pour conduire des attaques terroristes en Cisjordanie ont « considérablement augmenté ».</p>
<p style="text-align: justify;">« Le Hamas s&rsquo;est retrouvé dans une situation de détresse stratégique et souhaite troubler la situation sécuritaire en Cisjordanie », a-t-il déclaré.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour contrer ces tentatives, Israël a renforcé sa répression contre le Hamas en Cisjordanie, arrêtant 1.035 membres suspects et démantelant quelques 114 cellules terroristes en 2016, ce qui représente une augmentation de 62 % par rapport à 2015, a déclaré Argaman.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total 184 attaques à l’arme à feu, 16 tentatives de kidnapping et 16 attentats suicides ont été contrecarrées par le Shin Bet en 2016. Ces chiffres ne comprennent pas les attaques déjouées par les autres services de sécurité israéliens.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces efforts n&rsquo;ont toutefois pas conduit à une diminution spectaculaire du nombre d&rsquo;Israéliens tués et blessés par des attaques terroristes.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2016, 16 citoyens israéliens et un étranger ont été tués dans des attentats et 149 civils ont été blessés. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une diminution relativement mineure par rapport à l&rsquo;année précédente, au cours de laquelle 20 personnes avaient été tuées et 188 autres blessées dans des attaques.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, le chef de Shin Bet a averti que le Hamas tentera probablement de perpétrer des attaques pendant les vacances de la Pâque juive début avril.</p>
</div>
</div>
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		<title>Georges Bensoussan :  «L&#039;antiracisme dévoyé à faire taire le peuple Français»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2017 09:04:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[djihadisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Figaro &#8211; Par Alexandre Devecchio (#figp-author) INTERVIEW &#8211; Le procès de Georges Bensoussan s&#8217;ouvre ce mercredi. L&#8217;auteur « des Territoires perdus de la République » est accusé d&#8217;incitation à la haine raciale. Nous republions l&#8217;interview qu&#8217;il avait accordée au Figaro Magazine à l&#8217;occasion de la sortie de l&#8217;ouvrage « Une France soumise » qu&#8217;il a  dirigé. Pour l&#8217;historien, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Figaro &#8211; Par Alexandre Devecchio (#figp-author)</span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>INTERVIEW &#8211; Le procès de Georges Bensoussan s&rsquo;ouvre ce mercredi. L&rsquo;auteur « des Territoires perdus de la République » est accusé d&rsquo;incitation à la haine raciale. Nous republions l&rsquo;interview qu&rsquo;il avait accordée au Figaro Magazine à l&rsquo;occasion de la sortie de l&rsquo;ouvrage « Une France soumise » qu&rsquo;il a  dirigé. Pour l&rsquo;historien, la peur des représailles mais aussi le terrorisme intellectuel imposé par les élites expliquent cette loi du silence sur la question de l&rsquo;islam.</em></span></p>
<hr />
<p><span style="color: #000000;"><strong>Alexandre Devecchio &#8211; En 2002, Les Territoires perdus de la République, avait été accueilli par un long silence médiatique. Quinze ans plus tard, dans Une France soumise, vous montrez que la situation s&rsquo;est aggravée. Pourtant, une partie des élites continue d&rsquo;ignorer votre diagnostic&#8230;</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Georges Bensoussan &#8211; Le refus d&rsquo;affronter la réalité est la chose la mieux partagée du monde. Cette situation n&rsquo;est propre ni à notre époque ni à la France, elle ressort d&rsquo;une propension humaine à refuser de voir ce que l&rsquo;on voit tant l&rsquo;angoisse de la situation nous tétanise. Mona Ozouf, dans une recension donnée au Nouvel Observateur, citait jadis ce proverbe hindou: «Racontez-nous de belles histoires et nous vous croirons.»</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Votre question met aussi en lumière ce qui nous est apparu dans l&rsquo;enquête moins comme un fossé que comme un abîme entre une partie des élites médiatiques et la masse du peuple français, classes moyennes et populaires confondues. C&rsquo;est peu dire que ces deux France ne communiquent plus: le discours formaté des élites, devenu doxa, nous est apparu de moins en moins audible. Or, ce discours généré par nombre de médias dominants demeure marqué par un gauchisme culturel qui a dominé la scène intellectuelle française depuis deux générations. Ce fossé interroge aussi la formation dispensée dans les écoles de journalisme et le conformisme qui semble y régner.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La troisième raison à ce déni de réalité, reste la crainte de devoir reconnaître les maux dont souffre la société française sans être paralysé par l&rsquo;épée de Damoclès que constitue l&rsquo;accusation de racisme ou, celle, saugrenue, d&rsquo;islamophobie, ce  «racisme imaginaire» comme dit Pascal Bruckner, taillé sur mesure par les islamistes pour faire taire. Ce chantage intellectuel nourrit un conformisme qui contraint au silence nombre de consciences («vous faites le jeu de»). Un silence dont nous payons le prix aujourd&rsquo;hui et qui nous a probablement fait prendre vingt ans de retard sur l&rsquo;événement.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Alexandre Devecchio &#8211; Ce silence des élites est-il motivé par une sincère ignorance, par l&rsquo;idéologie ou par la peur?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Georges Bensoussan &#8211; En réalité par les trois, même s&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas des mêmes protagonistes dans les trois cas de figure. Il faut compter d&rsquo;une part avec ceux qui vivent dans le cocon des quartiers protégés. Ceux-là (mais pas tous) semblent ignorer la France qu&rsquo;on désigne par une série d&rsquo;euphémismes: «quartiers sensibles», «France périurbaine», «France périphérique» comme la nomme le géographe Christophe Guilluy. Ils semblent tout ignorer des conditions de vie de la grande majorité du peuple français. S&rsquo;il s&rsquo;agit du personnel politique, l&rsquo;affaire est plus grave encore.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;idéologie joue son rôle chez d&rsquo;autres qui acceptent mal de voir s&rsquo;effondrer les schémas intellectuels sur lesquels ils avaient bâti leur vie. D&rsquo;admettre que la société multiculturelle dont ils rêvaient est source de conflits. D&rsquo;admettre également qu&rsquo;un opprimé puisse être aussi un oppresseur, que des victimes du racisme puissent être racistes à leur tour voire en même temps, et que certains Arabes, s&rsquo;ils sont stigmatisés ici et là, puissent être aussi (mais pas toujours, évidemment) des antisémites, etc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Enfin, vous avez raison de souligner le rôle de la peur dans ce refus de poser les mots justes sur les maux de la société française comme si, à désigner le danger, on le faisait exister. Cette attitude naïve, sinon puérile, consiste à penser qu&rsquo;à cacher le danger on le fait disparaître. Mais la réalité finit toujours par se rappeler à nous, et à différer l&rsquo;affrontement on se prépare à un combat plus violent encore et plus incertain quant à son issue. La peur ne nous épargnera ni le malheur ni la confrontation.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Alexandre Devecchio &#8211;  Dans les écoles, les mairies, les hôpitaux, la police, le mot d&rsquo;ordre est «pas de vagues».</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Georges Bensoussan &#8211; Ce qui apparaît fréquemment dans notre enquête, c&rsquo;est l&rsquo;obsession d&rsquo;une reprise des violences de 2005 et de 2007 dans les banlieues. Tout se passe comme si les responsables, quels qu&rsquo;ils soient, n&rsquo;avaient d&rsquo;yeux que pour les quartiers difficiles, ces ghettos socio-ethniques ou ethno-culturels progressivement constitués aux portes des grandes métropoles.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La peur des émeutes semble le maître mot de nombreux responsables qui estiment que, de concession en concession, on finira par faire régner la paix sociale. C&rsquo;est ne pas comprendre que dans des systèmes de valeurs qui ne sont pas forcément les nôtres, le compromis peut être perçu comme un signe de faiblesse, toute faiblesse appelant à son tour une offensive nouvelle. Ceux qui prétendent en finir avec notre société ouverte sauront utiliser (et savent déjà) les armes de la démocratie pour en finir avec elle. C&rsquo;est ce qui est en train de se passer aujourd&rsquo;hui avec le «djihad judiciaire» (Brice Couturier) mené tous azimuts par le Collectif contre l&rsquo;islamophobie en France (CCIF) et d&rsquo;autres officines parallèles. La paix sociale s&rsquo;achète rarement par des concessions dictées par la peur. Celui qui craint d&rsquo;affirmer ce qu&rsquo;il est comme s&rsquo;il se sentait illégitime, celui-là a perdu la guerre avant même que de l&rsquo;avoir livrée. C&rsquo;est ce que les islamistes ont compris qui voient la société française, et l&rsquo;Occident en général, comme un «ventre mou», un espace sans défense intellectuelle, bref une terre de conquête.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Alexandre Devecchio &#8211;  Les politiques et les médias se taisent, mais les citoyens aussi&#8230;</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Georges Bensoussan &#8211; Ces dix-huit mois d&rsquo;enquête nous ont montré combien la peur avait envahi les esprits: l&rsquo;immense majorité des témoignages a été recueillie sous pseudonyme. On le comprend pour les fonctionnaires d&rsquo;autorité, mais d&rsquo;autres, qui ne sont pas tenus à ce devoir de réserve, ont préféré l&rsquo;anonymat. Il y a là un premier motif, c&rsquo;est la crainte de représailles physiques, laquelle n&rsquo;a rien d&rsquo;un fantasme: 238 morts en dix-huit mois sont là pour le montrer. Joue en second lieu ce terrorisme intellectuel évoqué plus haut, exercé par cette coterie médiatico-intellectuelle convaincue qu&rsquo;elle représente le «camp du bien» comme disait Pierre-André Taguieff, qui toise avec mépris (et souvent s&rsquo;agit-il d&rsquo;un mépris de classe «étonnant» chez des «gens de gauche»&#8230;) ce qui s&rsquo;oppose à lui, qualifiant les thèses adverses de «simplistes», «racistes» et forcément «nauséabondes»&#8230; Au bout du réquisitoire, plane sur le malpensant l&rsquo;accusation suprême qui relègue au ban de la société: le racisme. C&rsquo;est en ce sens que l&rsquo;antiracisme a été instrumentalisé, tout comme le nécessaire combat de l&rsquo;antifascisme: il a concouru à faire taire la majorité du peuple français.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Alexandre Devecchio &#8211;  Les victimes de l&rsquo;islamisme sont-elles abandonnées, voire mises enaccusation par leur hiérarchie?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Georges Bensoussan &#8211; A certains égards, elles se sentent abandonnées et elles le disent ici. Non qu&rsquo;on leur donne tort sur un plan intellectuel d&rsquo;ailleurs, simplement ont-elles le tort d&rsquo;induire une situation conflictuelle. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on craint à tous les niveaux de la hiérarchie où tout, semble-t-il, paraît préférable à l&rsquo;affrontement ouvert.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Elisabeth Badinter dans la préface du livre n&rsquo;hésite pas à parler de «collaboration par antiracisme». Le mot est fort, en effet, et chez un esprit aussi délié et puissant qu&rsquo;Elisabeth Badinter, il est pensé. Ce n&rsquo;est pas là le fruit de l&rsquo;émotion. Ce mot met en lumière combien l&rsquo;antiracisme, ce combat légitime, a été progressivement dévoyé en religion de l&rsquo;antiracisme, voire en instrument d&rsquo;un terrorisme intellectuel devenu aujourd&rsquo;hui le meilleur vecteur du nouvel antisémitisme, celui de ces officines organisatrices du «camp décolonial» de l&rsquo;été 2016, subtilement interdit aux Blancs, et publiant des libelles racistes sans que la justice s&rsquo;en préoccupe.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais ce que Elisabeth Badinter entend par «collaboration» est plus important encore: elle veut dire que l&rsquo;antiracisme, dévoyé, a fini par cautionner le pouvoir des oppresseurs, et donc à collaborer avec ceux qui entendent en finir avec notre société ouverte issue des Lumières. Au même titre que le pacifisme de l&rsquo;entre-deux-guerres, un combat lui aussi légitime après le carnage de la Grande Guerre, a fini en «pacifisme à tout prix», lequel, à son corps défendant, a fini par collaborer avec l&rsquo;ennemi nazi. Le pacifisme, il faut le rappeler, fut l&rsquo;une des racines principales de la Collaboration, un pacifisme inconditionnel (d&rsquo;une certaine façon, ce fut celui de Jean Giono) qui a conduit aux pires errements politiques. Pour éviter le mal absolu de la guerre, il a facilité le chemin plus terrifiant encore de la guerre totale et de la barbarie hitlérienne. A cet égard, le parallèle est frappant entre l&rsquo;actuel dévoiement de l&rsquo;antiracisme et le dévoiement passé du pacifisme.</span></p>
<hr />
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		<title>Le financement du terrorisme par l&#039;Iran au Moyen-Orient</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2017 08:22:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Infographies]]></category>
		<category><![CDATA[Relations régionales]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
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		<item>
		<title>Christian Estrosi revient sur sa visite en Israël et sa rencontre avec Netanyahou</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-israelienne/christian-estrosi-revient-visite-israel-rencontre-netanyahou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2017 11:04:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[VIdéos]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Estrosi]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jérusalem]]></category>
		<category><![CDATA[Nice]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président de la région Provence-Alpes Côtes d'Azur (PACA) et premier adjoint à la mairie de Nice, Christian Estrosi, s'est exprimé le 29 Décembre 2016 pour témoigner son soutien à Israël et au gouvernement Netanyahou dans le journal de Jean-Charles Banoun.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h5 class="container-content-excerpt" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sources I24news &#8211; le 29/12/2016</span></h5>
<hr />
<div class="container-content-body" data-category="international">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le président de la région Provence-Alpes Côtes d&rsquo;Azur (PACA) et premier adjoint à la mairie de Nice, Christian Estrosi, s&rsquo;est exprimé le 29 Décembre 2016 pour témoigner son soutien à Israël et au gouvernement Netanyahou dans le journal de Jean-Charles Banoun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le 25 décembre dernier, il avait annoncé sur Twitter son départ pour l&rsquo;Etat hébreu en guise de soutien après la résolution anti-implantations votée à l&rsquo;ONU vendredi dernier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Tout le monde sait mon engagement aux côtés d&rsquo;Israël, aux côtés du gouvernement israélien » a-t-il réitéré.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Concernant le vote controversé de l&rsquo;ONU, M. Estrosi considère que « cette résolution inique n&rsquo;aidera en rien les négociations mais les rend même impossibles entre l&rsquo;Autorité palestinienne et l&rsquo;Etat d&rsquo;Israël. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Ce n&rsquo;est pas en faisant une ingérence de l&rsquo;extérieur que ceux qui se sont prononcés pour cette résolution aideront pour la paix que tout le monde espère » a-t-il estimé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Le conflit ne pourra se résoudre que par une négociation entre les deux parties et non par une intervention extérieure que je juge personnellement comme une véritable provocation », a martelé M. Estrosi à i24NEWS.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour la conférence de Paris prévue pour le 15 janvier 2017, M. Estrosi a affirmé que si François Fillon est élu, la position de la France changera.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« C&rsquo;est un impératif. Nous étions déjà contre cette résolution au Parlement français et nous maintiendrons cette position. » a-t-il ajouté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Si Israël n&rsquo;est pas autour de la table, je demanderai à ce qu&rsquo;elle soit annulée car je ne comprends pas qu&rsquo;on puisse décider de l&rsquo;avenir d&rsquo;Israël sans que ses représentants ne soient présents », a-t-il lancé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Israël est notre bouclier contre le terrorisme. L&rsquo;Europe est confrontée au terrorisme qu&rsquo;affronte Israël depuis 70 ans [&#8230;] a-t-il souligné.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Nous sommes tous à la merci du terrorisme sous plusieurs formes. Nous faisons des travaux sans précédent à Nice pour nous protéger. J&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs fait appel à une agence israélienne pour nous faire part de son expérience et nous accompagner sur un audit et sur une expertise afin de prendre des mesures exceptionnelles de protection dans notre cité », a-t-il révélé à i24NEWS.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">M. Estrosi exhorte les grandes puissances à s&rsquo;unir contre le terrorisme « au lieu de voter des résolutions qui nous écartent d&rsquo;une paix possible et qui mettent Israël en difficulté. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En juin 2014, Christian Estrosi avait apporté son soutien au Premier ministre israélien. En visite en Terre promise, il avait « en homme libre », témoigné « toute sa solidarité à l’Etat d’Israël ».</span></p>
</div>
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		<title>Brice Couturier :  «Pour prévenir les  attentats, inspirons- nous de ce qui réussit  en Israël»</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/brice-couturier-prevenir-attentats-inspirons-de-reussit-israel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jan 2017 11:37:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[modèle]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le terrorisme islamiste a causé davantage de morts en Europe occidentale qu'en Israël en 2016.<br />
Adoptons les techniques de prévention des attentats qui ont fait leurs preuves dans l'État hébreu, argumente le journaliste.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h5 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 10pt;">Le Figaro / par Brice Couturier*</span></h5>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Le terrorisme islamiste a causé davantage de morts en Europe occidentale qu&rsquo;en Israël en 2016. </span><br />
<span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Adoptons les techniques de prévention des attentats qui ont fait leurs preuves dans l&rsquo;État hébreu, argumente le journaliste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">L&rsquo;attentat qui vient d&rsquo;endeuiller Berlin fait songer à une phrase de George Orwell, écrite dans un autre contexte: «Nous combattons des hommes à l&rsquo;intelligence vive et maléfique et le temps presse…» (Le Lion et la Licorne).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;"> Lutter contre le terrorisme islamiste est difficile. Ses adeptes n&rsquo;ont aucun frein moral, quand nous sommes entravés par des sentiments de culpabilité &#8211; aggravés par les «idiots utiles de l&rsquo;islamisme», pour qui les violents sont des victimes. C&rsquo;est pourquoi ce combat sera long et souvent décourageant. Mais ce n&rsquo;est pas en chantant des chansons sur l&rsquo;amour et en proclamant notre désir de paix que nous viendrons à bout de ceux qui ont juré la perte de tout ce qui fait notre désir de vivre. Avec de tels ennemis, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;espace pour la négociation et le compromis, dans la mesure où leur but est notre soumission. Nous gagnerions à nous inspirer des pays qui ont été contraints de prendre de l&rsquo;avance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;"> Israël jouit d&rsquo;un triste privilège: c&rsquo;est généralement sur son sol qu&rsquo;apparaissent les innovations en matière de terrorisme. Ainsi, les attaques à la voiture, ou au camion-bélier, telle que celle qui vient d&rsquo;endeuiller Berlin, y ont été très fréquentes en 2015, un peu moins en 2016, alors qu&rsquo;elles faisaient leur apparition chez nous, à l&rsquo;occasion de la fête nationale. Si on en dénombre une cinquantaine en deux ans, elles ont fait moins de victimes que le seul attentat de la promenade des Anglais, à Nice  C&rsquo;est qu&rsquo;Israël a aussi une longueur d&rsquo;avance sur les moyens de défendre sa population.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Pendant longtemps, nos médias ont refusé tout parallèle entre les attentats perpétrés là-bas et ceux qui désormais et de plus en plus souvent, nous frappent ici . «Ça n&rsquo;a rien à voir!», me lançaient mes collègues, indignés, lorsque j&rsquo;essayais d&rsquo;attirer leur attention sur la similitude des moyens employés, comme sur leurs motivations. À présent, les mêmes feignent de déplorer une «israélisation» des politiques de sécurité en Europe occidentale. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Le «modèle israélien» nous entraînerait vers le «tout-sécuritaire», au détriment des libertés individuelles et du respect de la vie privée. La lutte contre le terrorisme nous aveuglerait, nous empêchant de traiter «les causes du terrorisme». S&rsquo;agirait-il, dans notre cas, des «territoires occupés» du 93? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">L&rsquo;État juif a fait de la sécurité, par nécessité géostratégique, sa priorité. Qu&rsquo;ils soient de droite ou de gauche, ses dirigeants ont toujours considéré qu&rsquo;entre le droit à la vie privée et le droit à la vie tout court, c&rsquo;était le second qu&rsquo;il fallait privilégier. Une idée guère populaire en Europe, à voir les refus opposés, durant des années, par le Parlement européen à la mise en place d&rsquo;un PNR (Passenger Name Record) européen. Ce système est utilisé avec succès depuis des années par les ÉtatsUnis, afin de repérer les personnes présentant un risque. Les Israéliens estiment qu&rsquo;il vaut mieux prévenir un attentat plutôt que d&rsquo;avoir à intervenir une fois qu&rsquo;il est lancé. Or, grâce notamment à Internet, les informations disponibles sont surabondantes. Le tout est de savoir les utiliser à bon escient. Une bonne prévention passe par le croisement d&rsquo;un très grand nombre d&rsquo;informations et l&rsquo;utilisation d&rsquo;algorithmes aptes à repérer les signaux d&rsquo;alerte. Chez nous, les services chargés de domaines tels que la lutte contre l&rsquo;évasion fiscale, le blanchiment d&rsquo;argent sale, le grand banditisme et le terrorisme, trop spécialisés et disséminés, échangent insuffisamment leurs tuyaux. </span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><strong>Protection des témoins</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">La préparation d&rsquo;un attentat implique la constitution d&rsquo;une chaîne assez complexe &#8211; depuis le recrutement jusqu&rsquo;à l&rsquo;acte lui-même -, chaîne qui présente toujours un maillon faible (par exemple le transport, ou l&rsquo;hébergement). C&rsquo;est sur l&rsquo;identification de ce maillon faible qu&rsquo;il est le plus efficace de travailler. On se souvient de l&rsquo;«affaire Sonia», cette mère de famille qui, hébergeant la cousine d&rsquo;Abdelhamid Abaaoud, a identifié et signalé à la police la présence de ce dernier dans la planque de Saint-Denis . C&rsquo;est grâce à elle que les autres attentats projetés par Abaaoud ont pu être évités. Le livre qu&rsquo;elle a récemment publié, <em>Témoin</em> (Robert Laffont), constitue un témoignage accablant sur le terrible abandon où l&rsquo;a laissée la justice française. La protection des témoins, qui doit aller jusqu&rsquo;au changement d&rsquo;identité et à l&rsquo;exfiltration, est, là encore, une méthode israélienne dont nous pourrions nous inspirer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Israël est une «start-up nation» qui s&rsquo;est beaucoup spécialisée dans la cybersécurité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Plutôt que de soumettre toute une population à des contrôles tatillons et généralement inutiles, il est bien plus efficace de déceler, dans une foule, un comportement inhabituel, une contenance anormale. Les caméras de vidéosurveillance constituent, à cet égard, un excellent outil de prévention, à condition d&rsquo;être observées et analysées par des personnes formées à déceler de tels comportements. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Amedy Coulibaly a visité l&rsquo;hypermarché casher de la porte de Vincennes à plusieurs reprises, inspectant les lieux sans rien acheter. Un tel agissement aurait dû alerter. C&rsquo;est la population tout entière qui doit aussi être habituée à déceler ce type de comportement. Le port d&rsquo;un ample blouson en plein été, d&rsquo;un lourd sac à dos dans un lieu public, l&rsquo;évitement systématique des caméras de surveillance doivent éveiller l&rsquo;attention.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Enfin, on peut légitimement s&rsquo;interroger sur l&rsquo;efficacité des déploiements militaires et policiers armés dans les lieux publics en France. Les personnels qui patrouillent dans nos gares ne sont pas formés à neutraliser un individu dangereux dans un lieu très fréquenté. On ne voit pas de militaires armés à  l&rsquo;aéroport Ben Gourion. Mais les spécialistes croient savoir que des tireurs d&rsquo;élite de la police sont de garde dans des caches bien situées dans l&rsquo;aéroport, prêts à intervenir en cas de tentative d&rsquo;attentat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Malgré une situation géostratégique bien plus exposée que la nôtre, Israël compte, cette année, bien moins de victimes du terrorisme que l&rsquo;Europe occidentale. Voilà qui devrait nous faire réfléchir.</span></p>
<hr />
<h5 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 10pt;">* Brice Couturier présente chaque matin «Le Tour du monde des idées» sur France Culture.</span></h5>
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		<title>A Istanbul, la vie à l’occidentale ciblée</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/a-istanbul-vie-a-loccidentale-ciblee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jan 2017 10:23:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Relations régionales]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[attaque]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[Istanbul]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’attaque d’une discothèque, revendiquée par l’organisation Etat islamique, a fait 39 morts. La police est toujours à la recherche du ou des auteurs de la tuerie.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Par le Monde &#8211; Marie Jégo </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’attaque d’une discothèque, revendiquée par l’organisation Etat islamique, a fait 39 morts. La police est toujours à la recherche du ou des auteurs de la tuerie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> La police turque était toujours à la recherche, lundi 2 janvier, du ou des auteurs de la tuerie survenue la veille dans une boîte de nuit huppée d’Istanbul. L’attaque, qui a fait 39 morts, en majorité des ressortissants étrangers, et 69 blessés, a été revendiquée dans la matinée par l’organisation Etat islamique (EI), qui a qualifié le Nouvel An de « fête païenne », ajoutant que l’attaque avait été menée en « représailles » à l’engagement de la Turquie contre le groupe ‐ djihadiste en Syrie. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il était 1 h 15, dimanche 1er janvier, lorsque des tueurs se sont introduits à l’intérieur du club privé Reina, dans le quartier chic d’Ortaköy, sur la rive européenne du Bosphore, pour mitrailler les clients qui fêtaient le Nouvel An. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> L’endroit est le rendez-vous de la jet-set stambouliote, un club pour l’élite occidentalisée. Très connue à Istanbul, cette boîte de nuit-restaurant est fréquentée par des vedettes du football, des personnalités du show-business, de riches hommes d’affaires, des touristes. Entre 600 et 800 personnes dansaient, buvaient et s’amusaient à l’intérieur du Reina lorsqu’un ou plusieurs hommes armés leur ont tiré dessus. Les autorités font état d’un seul tueur dont l’image, imprécise, a pu être capturée par les caméras de surveillance situées à l’extérieur de la discothèque. Arrivé sur les lieux en taxi, l’homme prend un sac dans le coffre de la voiture, l’ouvre, en sort un fusil automatique et commence à tirer. Il tue le policier en faction devant l’établissement ainsi que des membres du service de sécurité. A l’intérieur, c’est le carnage. Des témoins ont raconté s’être cachés sous les tables pendant que le ou les assaillants tiraient sur la foule, allant jusqu’à achever les blessés qui se trouvaient à terre. Pour échapper aux tirs, plusieurs personnes se sont jetées dans les eaux glaciales du Bosphore. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Censure des images </b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si les autorités parlent d’un seul tueur, les témoignages cités par les médias et les réseaux sociaux évoquent la présence de plusieurs assaillants. D’autres affirment avoir vu trois et même quatre hommes. Certains disent qu’ils étaient déguisés en Père Noël. Une vidéo amateur, filmée depuis l’autre rive du Bosphore au moment du drame, permet d’entendre des tirs à l’arme automatique extrê mement nourris, ininterrompus pendant sept minutes, ce qui pourrait indiquer la présence de plusieurs assaillants. Vingt-quatre étrangers figurent parmi les victimes, dont une Franco-Tunisienne, plusieurs ressortissants de pays arabes (Koweït, Libye, Arabie saoudite, Irak, Liban, Jordanie, Tunisie), des Indiens, une Israélienne, une Canadienne, un Belge. Trois Français ont été blessés. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Le périmètre autour du club a été bouclé. Le gouvernement a imposé une censure des images de la scène de crime, officiellement pour ne pas perturber l’enquête. Des opérations de police sont en cours pour retrouver le ou les auteurs de l’attaque, notamment dans le quartier de Kuruçesme, proche d’Ortaköy, sur la rive européenne du Bosphore. « Les assertions selon lesquelles le terroriste se serait déguisé en Père Noël sont infondées. Il s’agit d’un terroriste armé. Le terrorisme est le problème commun de l’humanité. (&#8230;) Nous ne nous y soumettrons jamais », a déclaré le premier ministre, Binali Yildirim. Engagée dans une double guerre, contre l’organisation Etat islamique dans le nord de la Syrie et ‐ contre les séparatistes kurdes sur son territoire, la Turquie est la cible régulière d’attentats. Des centaines de personnes ont perdu la vie lors d’attaques suicides survenues dans les grandes villes du pays (44 morts à Besiktas, un quartier festif d’Istanbul, le 10 décembre 2016 ; 14 morts à Kayseri, le 17 décembre 2016). Ces deux attaques ont été revendiquées par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe kurde proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit en Turquie). Le 18 décembre 2016, l’ambassadeur de Russie à Ankara, Andreï Karlov, a été assassiné par un policier qui cherchait à venger les victimes de la guerre en Syrie. Traumatisée, la population limite les sorties. A Istanbul, les commandes de repas livrés à domicile sont en hausse, tandis que les restaurants voient leur clientèle en salle se raréfier. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Campagne médiatique d’ampleur </b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pourtant, les centaines de personnes réunies la nuit du Nouvel An au Reina, dont une majorité d’étrangers, avaient bravé l’appréhension. Ils ne savaient pas que des menaces pesaient sur le club. Cité par le quotidien Hürriyet, le propriétaire de la boîte de nuit, Mehmet Kocarslan, a déclaré avoir pris récemment des mesures de sécurité supplémentaires, les services américains de renseignement l’ayant averti de la possibilité d’un attentat. Les médias turcs ont immédiatement dressé un parallèle avec la tuerie survenue le 13 novembre 2015 au Bataclan, à Paris. « Il s’agit d’une attaque contre un certain mode de vie », a souligné, sur la chaîne NTV, dimanche, Akif Hamzaçebi, député du Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste et laïc) au Parlement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’attaque visait des Stambouliotes adeptes du mode de vie à l’occidentale. Au Reina, l’alcool coulait à flots, les gens dansaient, la salle était décorée de guirlandes et de symboles de Noël et du Nouvel An, autant d’attributs du monde chrétien. Ville cosmopolite et ouverte, Istanbul arbore toujours en fin d’année les décorations communes aux grandes villes d’Europe. Guirlandes, étoiles, sapins, représentations du Père Noël ornent les rues des quartiers occidentalisés et laïcs (Beyoglu, Nisantasi, Sisli, Kadiköy), ainsi que tous les centres commerciaux. Nombreuses sont les familles qui installent un sapin de Noël et des guirlandes dans leurs salons. Jusqu’ici, ces pratiques allaient de soi. Les milieux conservateurs et religieux trouvaient vaguement à redire, mais sans plus. Cette année, une campagne médiatique d’ampleur a été lancée par les tenants de l’islam politique contre la célébration des fêtes de Noël et du Nouvel An. Dans plusieurs villes de province, des tracts ont été distribués, avec la recommandation de ne fêter aucune des deux. A Izmir, ville de la côte égéenne réputée peu religieuse, la distribution des tracts a suscité l’ire des habitants qui ont failli en venir aux mains avec les islamistes, avant l’arrivée de la police. Brusquement, la presse progouvernementale a fait montre d’une agressivité sans pareil envers les adeptes des fêtes de fin d’année. « Ceci est votre dernier avertissement ! Ne fêtez pas le réveillon ! », clamait, dans son édition du 31 décembre 2016, le quotidien Milli Gazete, proche des islamo-conservateurs au pouvoir, et dont l’emblème est un des minarets de la mosquée de Sultanahmet. Le journal décrit la fête du réveillon comme « une nuit de beuveries, de jeux et de débauche ». « Inimaginable, ce délire du Nouvel An ! Des Papas Noël partout, dans les centres commerciaux, sur les marchés, dans les rues, sur les lieux de travail, à la télévision, jusqu’à l’intérieur des maisons où l’on voit des sapins de Noël. Ici, ce n’est pas un pays musulman, peut-être ? », lançait l’éditorialiste Yusuf Kaplan dans le journal Yeni Safak, pro-Erdogan, daté du 1er janvier. Connu pour être le porte-voix du gouvernement, ce quotidien a publié, le 29 décembre 2016, la caricature d’un Père Noël transportant dans sa hotte des femmes en niqabs, armées (http://www.yenisafak.com/karikatur-galeri/osmanturhan-2226) . Plus largement, le Père Noël s’est retrouvé au centre de plusieurs mises en scènes macabres ces derniers jours. Des membres de l’Association de la jeunesse anatolienne (ultranationalistes) ont récemment circoncis un Père Noël gonflable lors d’une action publique organisée à l’université d’Istanbul, avant de le poignarder. Par ailleurs, un groupe de jeunes nationalistes a mis en scène, jeudi 29 décembre 2016, à Aydin, une région située dans l’ouest de la Turquie, un simulacre d’exécution d’un homme déguisé en Père Noël. Les imams se sont, eux aussi, prêtés à l’exercice. Selon Metin Feyzioglu, le président de l’Union des barreaux de Turquie, vendredi 30 décembre 2016, ils ont consacré leurs prêches à la condamnation des célébrations des fêtes de fin d’année, décrites comme « haram » (« péché »). Ce spécialiste en droit pénal vient d’ailleurs d’adresser vingt questions au numéro un turc Recep Tayyip Erdogan sur la tournure inquiétante prise par les événements. L’une de ces questions porte sur les prêches de vendredi. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>« Atmosphère délétère » </b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En Turquie, les prêches déclamés chaque vendredi dans les 80 000 mosquées du pays sont envoyés aux imams par le Diyanet, la direction des affaires religieuses, qui les rédige. Dimanche, Mehmet Görmez, son président, a condamné avec force l’attaque contre le club Reina, expliquant qu’il n’y avait « pas de différence » entre des attaques visant des lieux saints et celles lancées contre des lieux de divertissement. Soulignant « l’atmosphère délétère » qui prévaut en Turquie, Murat Yetkin, éditorialiste de Hürriyet, dénonce l’impunité dont jouissent ceux qui propagent l’intolérance et la haine. « Alors que des procès sont si souvent instruits contre les médias critiques du pouvoir, ni la police, ni la justice, n’a rien entrepris contre ceux qui appellent au crime ou sèment la haine parmi la population », déplore-t- il dans l’édition du 1er janvier.</span></p>
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		<title>Le Hamas fête ses 29 ans : Quel bilan pour l’organisation ?</title>
		<link>https://elnetwork.fr/ledito-hebdomadaire/hamas-fete-29-ans-bilan-lorganisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Dec 2016 13:46:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Organisations terroristes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 décembre dernier, le Hamas a célébré le 29e anniversaire de sa création dans un contexte marqué par la guerre fratricide qui l’oppose au Fatah (...). Les festivités ont été l’occasion pour les responsables du Hamas de proférer de nouvelles menaces à l’encontre d’Israël...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le 14 décembre dernier, le Hamas a célébré le 29<sup>e</sup> anniversaire de sa création dans un contexte marqué par la guerre fratricide qui l’oppose au Fatah. Cette manifestation, aux allures de démonstration de force, a rassemblé des dizaines de milliers de Palestiniens à Gaza, dont des centaines d’hommes en tenue militaire et des enfants agitant des armes factices. La veille, la branche armée de l’organisation a organisé des expositions d’armes dans le camp de réfugiés de Djabaliya, à Beit Lahiya et Beit Hanoun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les festivités ont été l’occasion pour les responsables du Hamas de proférer de nouvelles  menaces à l’encontre d’Israël. Le responsable de l’organisation, Khalil Haya, a prononcé un discours féroce, bâti sur une rhétorique violemment anti-israélienne. Il a également appelé à la réconciliation avec le parti du Fatah dirigé par le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, mais seulement selon les conditions du Hamas. Interrogé par Al-Jazeera, Khaled Mashaal, responsable du bureau politique, a affirmé que l’organisation n’a pas changé sa stratégie ni ses concepts depuis sa création. Il a ajouté que le Hamas adhérait toujours à sa  vision de « résistance » à l’ennemi israélien. Il a précisé que sans une « résistance armée », les droits nationaux ne pourront pas être réalisés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Créé en décembre 1987 par Ahmed Yassine, Abdel Aziz Al-Rantissi et Mohammed Taha, tous trois issus des Frères musulmans, l’organisation terroriste considère, comme le précise sa charte dans son article 11, que « <em>la terre de Palestine est une terre islamique </em>» et que la destruction d’Israël demeure l’objectif prioritaire de l’organisation et de sa branche armée, les brigades Ezzedine Al-Qassam.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Hamas a pris le contrôle de Gaza en menant une offensive contre le pouvoir présidentiel de Mahmoud Abbas et plus généralement contre les forces du Fatah entre le 12 et le 14 juin 2007. Depuis lors, le mouvement a imposé avec agressivité la loi islamique, la Charia, aux citoyens de Gaza avec un code vestimentaire islamique très strict et la condamnation de toute forme d’opposition.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Toutefois, les parades du Hamas masquent difficilement la lassitude de certaines populations qui doivent se plier aux règles très strictes des autorités. Ainsi, même si cela demeure un sujet tabou, de nombreux suicides ont été recensés ces derniers mois dans la bande de Gaza. Pour tenter de remédier à ses problèmes financiers, le gouvernement du Hamas a imposé davantage d’impôts à la population palestinienne et paie des salaires réduits à ses employés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Samedi 17 décembre, le mouvement islamiste a accusé le Mossad d&rsquo;avoir assassiné à Sfax  l’un de ses membres, l&rsquo;ingénieur tunisien Mohamed Zaouari, spécialiste des drones. Israël fait preuve d’une grande vigilance car au cours des dernières années, le Hamas a développé sa propre gamme de missiles en améliorant considérablement ses roquettes Qassam, et en développant la roquette à longue portée pouvant atteindre Tel Aviv, le M-75. Il fabrique également des Fajrs iraniens, qui peuvent porter jusqu&rsquo;à 175kg d&rsquo;explosifs, et a acquis des M-302 fabriqués en Syrie qui ont été tirés sur Jérusalem et la région de Haïfa durant l&rsquo;opération Bordure Protectrice à l&rsquo;été 2014. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Des responsables israéliens ont accusé le Hamas de « se préparer » à une nouvelle guerre avec Israël et ont menacé le groupe terroriste de représailles en cas d’attaque.Le Hamas, qui traverse une crise majeure, osera-t-il passer du verbe à l’action au moment-même où le Moyen-Orient est à feu et à sang et le drame d’Alep au cœur de toutes les préoccupations ?</span></p>
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		<title>Terrorisme : l&#039;armée face à ses nouvelles missions</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/terrorisme-larmee-face-ses-nouvelles-missions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Oct 2016 08:50:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurtité]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Confrontés à la menace terroriste, les militaires ont accru leur mobilité et leur efficacité dans les déploiements en France et à l'étranger.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Le MONDE &#8211; Alain BARLUET</p>
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<p style="text-align: justify;">Confrontés à la menace terroriste, les militaires ont accru leur mobilité et leur efficacité dans les déploiements en France et à l&rsquo;étranger.</p>
<p style="text-align: justify;">Poursuite de « l&rsquo;opération sentinelle », le grand retour des militaires sur le territoire national, amorcé dans le contexte des attentats de 2015, fait son chemin. En dépit des débats persistants sur sa pertinence et son efficacité militaire. À travers aussi des annonces qui devront se concrétiser pour ne pas rester en trompe-l&rsquo;œil, telle la mise sur pied d&rsquo;une «garde nationale», forte de 40.000 hommes en 2019 dans sa composante Défense (contre 28.000 aujourd&rsquo;hui), alors que les obstacles à surmonter pour les salariés qui souhaitent rejoindre la réserve opérationnelle demeurent souvent dissuasifs. Il n&#8217;empêche, l&rsquo;armée de terre &#8211; la principale concernée &#8211; «est de retour, et pour longtemps», se félicite un haut responsable militaire qui parle de 2016 comme d&rsquo;une «année charnière, sur le plan des opérations, de l&rsquo;organisation et des équipements». Après l&rsquo;attaque de Nice le 14 juillet, le nombre de militaires déployés dans le cadre de «Sentinelle» est remonté à 10.000. Il est actuellement à 7.000, également répartis entre la province et Paris, ainsi que 3.000 en alerte. Surtout, pour durer, les militaires ont cherché à s&rsquo;adapter à leurs nouvelles missions. Depuis cet été, un dispositif «dynamique», en patrouilles, s&rsquo;est substitué à des gardes statiques. Une posture plus réactive, plus proche du métier militaire et donc bénéfique pour le moral des troupes. Sans compter que, cantonné à des gardes statiques, les militaires avaient aisément le sentiment de représenter des cibles «Dissuader, protéger, rassurer : les fondamentaux sont les mêmes mais nous le faisons différemment et de façon plus efficace» Le colonel François-Régis Jaminet.</p>
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<p style="text-align: justify;">Depuis le PC installé dans le Fort neuf de Vincennes, l&rsquo;évolution de chaque patrouille est suivie en direct grâce au système de commandement Auxylium, actuellement en phase d&rsquo;expérimentation. Chaque chef d&rsquo;unité est muni d&rsquo;un terminal et cet outil militaire permet une communication à tous les échelons et une coordination des forces. Au niveau de chaque arrondissement, les détachements «Sentinelle» s&rsquo;adaptent aux événements particuliers: rentrée scolaire, événements sportifs, marché de Noël&#8230; En cas de problème, les militaires interviennent pour «figer» la situation, en attendant les forces de sécurité intérieures (police, gendarmerie&#8230;). Les règles de l&rsquo;ouverture du feu s&rsquo;inscrivent désormais dans le cadre de la légitime défense élargie au contexte, c&rsquo;est-à-dire prenant en compte, par exemple, le «périple meurtrier» d&rsquo;un attaquant armé.</p>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés liées au suremploi demeurent. «Être absent de chez soi 220 jours par an pour toucher le smic, c&rsquo;est forcément un problème», convient une bonne source. Du côté de l&rsquo;armée de terre, on ne constate toutefois à ce stade «pas de problèmes de recrutement ou de renouvellement de contrats». Le plein effet de la remontée des effectifs, attendu à partir de l&rsquo;an prochain, et l&rsquo;augmentation espérée du nombre de réservistes devraient permettre de retrouver un peu de souplesse. Pour les familles, &#8211; «le maillon faible», selon un chef militaire -, l&rsquo;absence est plus mal vécue s&rsquo;agissant d&rsquo;un proche mobilisé à 300 kilomètres de chez lui que lorsque ce même militaire est déployé au Sahel&#8230; Du côté des politiques, principalement à droite, les candidats à la présidentielle ont tous critiqué, avec des arguments divers, les modalités du retour des militaires sur le territoire national, et parfois son principe même. La tendance est-elle réversible? «La remontée en puissance des effectifs «La remontée en puissance des effectifs a eu des effets structurants», sur lesquels il ne serait pas facile de revenir, estime un bon observateur. Certes, «Sentinelle», comme toute opération militaire, s&rsquo;achèvera un jour. Mais le sillon creusé par l&rsquo;armée s&rsquo;annonce plus pérenne. Une tendance de fond prise en compte dans un document prospectif &#8211; «Action terrestre future» &#8211; que le chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;armée de terre, le général Jean- Pierre Bosser, dévoilera ce jeudi à Satory. Un autre chef militaire évoque, pour sa part, le nécessaire retour à une «défense opérationnelle du territoire». Une notion qui remonte aux années 1970, à l&rsquo;époque où il s&rsquo;agissait de se préparer à défendre la nation contre les attaques des spetsnaz soviétiques&#8230;</p>
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