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	<title>Paris | ELNET</title>
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	<title>Paris | ELNET</title>
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		<title>Le rapprochement inattendu de la Grande-Bretagne et Israël</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2017 16:20:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 15 janvier, la Grande-Bretagne, qui avait un statut de simple observateur et qui n’était représentée que par une délégation de faible rang protocolaire, a refusé de signer la déclaration finale de la Conférence de Paris pour la paix au Proche-Orient, alors que la France avait poussé les ministres des affaires étrangères à adopter des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dimanche 15 janvier, la Grande-Bretagne, qui avait un statut de simple observateur et qui n’était représentée que par une délégation de faible rang protocolaire, a refusé de signer la déclaration finale de la Conférence de Paris pour la paix au Proche-Orient, alors que la France avait poussé les ministres des affaires étrangères à adopter des conclusions évoquant l’unité de la communauté internationale en faveur d’une solution politique négociée en vue de la coexistence entre « <em>deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte, en paix et en sécurité </em>». Le ministre britannique Boris Johnson, appuyé par ses collègues hongrois, croate, bulgare et tchèque, n’a pas validé le texte. La haute représentante pour la politique étrangère, Federica Mogherini, a donc décidé de ne pas inscrire formellement ce point à l’ordre du jour.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cette décision, qui semblait alors inattendue, marque un véritable rapprochement entre la Grande-Bretagne et Israël. Dans les faits, il ne s’agit pas de la première main tendue des Britanniques. Le soutien à Israël est répandu dans les rangs des conservateurs actuellement au pouvoir, contrairement aux critiques incessantes d’Israël émises par plusieurs poids-lourds de l’opposition travailliste, dirigée par Jeremy Corbyn. David Cameron a été l’un des amis les plus chaleureux d’Israël en Europe et a soutenu publiquement le pays à plusieurs reprises. Le 29 décembre 2015, la première ministre conservatrice Theresa May a pris ses distances de façon inédite avec le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, qui avait fortement critiqué dans un discours « <em>la dérive de la droite israélienne </em>» et le « <em>développement de la colonisation </em>». « <em>Nous ne pensons pas que se concentrer sur un seul sujet, en l&rsquo;occurrence les colonies, soit le moyen de parvenir à la paix. Il est clair que le conflit entre les Israéliens et les Palestiniens est extrêmement complexe</em> », a déclaré son porte-parole dans un communiqué. « <em>Nous ne pensons pas non plus qu&rsquo;il est juste de s&rsquo;attaquer à un gouvernement qui a été élu démocratiquement </em>», a-t-il ajouté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Theresa May est largement perçue comme une amie d’Israël. Elle s’y est rendue pour la première fois en 2014 pour rencontrer notamment des experts israéliens en cyber-sécurité. Elle est également proche de la communauté juive anglaise. Dans une série de discours qu’elle avait donnée suite aux attentats terroristes de Paris l’année dernière, elle avait déclaré, de la même façon que l’ancien Premier ministre Manuel Valls : «<em> je n’aurai jamais pu imaginer le peuple juif être trop effrayé pour rester en Grande-Bretagne</em> ». Sans ses juifs, avait-elle dit, « <em>la Grande-Bretagne ne serait plus la Grande-Bretagne</em>. » Elle avait alors alloué 13,4 millions de livres sterling (15,86 millions d’euros) pour financer la sécurité de la communauté juive en mars 2016.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le positionnement de la Grande-Bretagne vis-à-vis d’Israël s’inscrit également dans une volonté de resserrer les liens avec les Etats-Unis, son allié privilégié. La « relation particulière » revendiquée par Londres avec Washington constitue effectivement un atout dans le débat politique britannique, encore plus depuis le Brexit.</span></p>
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		<title>Tel-Aviv figure dans le top 20 des meilleures destinations du monde (Forbes)</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/tel-aviv-figure-dans-le-top-20-des-meilleures-destinations-du-monde-forbes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2016 09:47:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le magazine économique américain Forbes a classé Tel-Aviv parmi les vingt "plus belles destinations" du monde...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Source I24</span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le magazine économique américain <em>Forbes </em>a classé Tel-Aviv parmi les vingt « plus belles destinations » du monde, a rapporté lundi le quotidien <em>Israel Hayom</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Tel-Aviv occupe la 15e place, Paris la 6e place, et New-York se hisse en tête du classement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une équipe de douze photographes professionnelles a immortalisé les destinations les plus prisées et les plus fréquemment sélectionnées au cours de ces six derniers mois sur le service de partage de photos et de vidéos <em>Instagram</em>, afin de déterminer le top 20 des « meilleures destinations ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Tel-Aviv est une métropole méditerranéenne, contemporaine et élégante. Mais le vrai pouvoir de séduction de la ville blanche n&rsquo;est pas nécessairement dans ses cafés et restaurants, mais au sein de sa population qui apprécie la belle vie », a déclaré Sivan Askayo, photographe commerciale spécialisée dans le voyage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La ville blanche figure également parmi le top 10 des meilleurs plages par <em>National Geographic</em>, et parmi les villes les plus innovantes sur la liste du quotidien <em>The Wall Street. </em></span></p>
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		<title>Montauban, Toulouse, Paris, Montrouge, Saint-Denis,  Magnanville, Nice:  Pourquoi les gouvernements successifs ont-ils failli à anticiper la menace terroriste et que nous enseigne l’attentat du 14 juillet ?</title>
		<link>https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/montauban-toulouse-paris-montrouge-saint-denis-magnanville-nice-pourquoi-les-gouvernements-successifs-ont-ils-failli-anticiper-la-menace-terroriste-et-que-nous-enseigne-lattentat-d/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jul 2016 12:18:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[échec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’attentat de Nice qui a endeuillé la nation, la question des failles dans notre arsenal de lutte contre le terrorisme a une fois encore largement été évoquée dans les médias par les personnalités politiques et les experts. Cette tuerie de masse a produit le double effet recherché par Daech: l&#8217;efficacité d&#8217;une grande réussite opérationnelle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Après <a style="color: #000000;" href="http://www.contrepoints.org/2016/07/17/260569-syndrome-de-nice-forme-inquietante-de-terrorisme-inedite-france">l’attentat de Nice</a> qui a endeuillé la nation, la question des failles dans notre arsenal de lutte contre le terrorisme a une fois encore largement été évoquée dans les médias par les personnalités politiques et les experts. Cette tuerie de masse a produit le double effet recherché par Daech: l&rsquo;efficacité d&rsquo;une grande réussite opérationnelle et un effet de sidération dans la population. Alors que seuls 33 % des Français font confiance au Président François Hollande et au gouvernement pour faire face et lutter contre le terrorisme, selon un sondage Ifop pour <em>Le Figaro</em> publié lundi 18 juillet, deux conclusions s’imposent : d’une part l’union nationale a volé en éclats et « l’esprit du 11 janvier » n’est plus qu’un souvenir érodé, et d’autre part le gouvernement a perdu la confiance des citoyens, qui ont le sentiment qu’ils n’ont plus de chef à même de mener cette guerre. Nice est l’attentat de trop qui a changé la donne et nous invite à tirer plusieurs enseignements.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Prendre la mesure du tournant historique que nous vivons</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour Gilles Kepel, politologue spécialiste de l’Islam et du monde arabe, « <em>la classe politique ne comprend pas le bouleversement historique auquel nous sommes confrontés </em>»<a style="color: #000000;" href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, ni la façon dont fonctionne notre ennemi et le « <em>logiciel</em> » avec lequel il faut l’appréhender. Cette torpeur dans laquelle se trouvent figés un certain nombre de décideurs politiques leur fait oublier qu’ils ont le devoir d’éduquer les citoyens au fait même qu’ils ne peuvent compter uniquement sur le gouvernement dont l’action « <em>traite les symptômes mais pas les causes. Cela rassure les gens mais cela ne suffit pas</em>. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La société doit aussi prendre part à la mobilisation, être plus alerte, faire preuve de plus de solidarité, lutter contre l&#8217;embrigadement. Les nouvelles générations n’ont jamais connu la guerre et rejettent toute forme de violence sur leur sol si bien que le terrorisme fait naître en eux « <em>une peur viscérale de l’anarchie, comme si l’ordre social était sur le point de s’effondrer</em> » affirme Gilles Kepel. A Nice, des victimes de toutes les confessions, toutes les origines, toutes les nationalités ont été touchées, témoignant de l’universalité du crime. Nous sommes face à une menace globale qui exige une réponse globale. D’où la nécessité d’agir collectivement pour mettre tout citoyen menaçant hors d’état de nuire. Il s’agit du combat de la vie contre la mort, de la civilisation contre la barbarie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A cet égard les médias ont une part de responsabilité dans la « starification » des terroristes. A titre d’exemple, lorsqu’en mars 2012, trois militaires dont un de confession musulmane et quatre civils, dont trois enfants d&rsquo;une école juive, ont été lâchement assassinés par Mohamed Merah à Montauban et Toulouse, les médias ont réduit ce tragique épisode en « Affaire Merah », mettant ainsi en lumière le nom du bourreau pour éteindre celui des victimes. Qui  est aujourd’hui capable de nommer les victimes de Montrouge, de l’Hypercacher, de la terrasse du Petit Cambodge ou de Magnanville ? Les journalistes participent à la radicalisation des faibles en inscrivant les terroristes dans la « légende ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">De la même façon, montrer les images de nos morts en continu contribue à faire triompher notre ennemi. Comme le dit Laurent Bigot, chroniqueur au <em>Monde</em>, « <em>Pour les terroristes, la publicité est gratuite, elle est offerte par les médias et la classe politique (…) Les témoignages diffusés à l’antenne ainsi que les images confinent bien plus au voyeurisme qu’au devoir d’informer. Ce n’est plus de l’information, c’est de la mise en scène<a style="color: #000000;" href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a></em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’Histoire s&rsquo;est accélérée en France et cette mutation a donné le sentiment que personne n&rsquo;a eu le temps d&rsquo;évaluer des réponses politiques pertinentes. Or, la France le pourra si elle est unie. Après le meurtre des deux policiers à Magnanville, plus de 5 000 personnes se sont rassemblées pour former la plus grande manifestation de soutien à cette occasion. Pour le Député socialiste Malek Boutih, « <em>les esprits sont en train de bascule</em>r »<a style="color: #000000;" href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Si la population attend des réponses sécuritaires musclées, celles-ci n’auront de sens que si les mentalités changent. « <em>Face à la difficulté de détecter des gens qui basculent dans le terrorisme en quelques semaines, il faut surtout détecter ceux qui portent les idées qui y mènent</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nos ennemis rejettent notre société consumériste et hédoniste. En France, l’enseignement a été vidé de toute morale religieuse pour être investi par une morale laïque, sans dieu tandis que toute expression religieuse est mal vue ou réprimée, au nom de la laïcité souvent confondue avec l’athéisme. Notre propre culture s’est oubliée depuis 50 ans à force de déconstruction, de culpabilité, de haine de soi, dénigrant ce qu’étaient une nation, un peuple, des racines. Maintenant plus que jamais, il faut restaurer l’Etat et les valeurs républicaines.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Défaire l’Islam de sa radicalité et rendre le salafisme illégal</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au fil du temps, le discours intégriste s&rsquo;est affiné, les techniques d&#8217;embrigadement se sont transformées en proposant une offre sur mesure aux différents profils intéressés. Après les attentats de janvier, Manuel Valls avait fait de la lutte contre l&rsquo;islam radical une priorité : « <em>L&rsquo;islam de France doit prendre ses responsabilités </em>», avait affirmé le Premier ministre, or quelles mesures ont été prises depuis la tuerie du Bataclan ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nous sommes confrontés à une guerre extérieure et intérieure qui nécessite une riposte forte et la communauté musulmane a un rôle important à jouer pour mettre au ban ce totalitarisme islamique. Le salafisme n’a pas de place sur le territoire de la République et pour cela, les organisations religieuses doivent mettre de l’ordre dans leur rang, expurger les textes de tout ce qui est contraire aux Droits de l’Homme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La détection de la radicalité est devenue un enjeu primordial contre le terrorisme. Nos forces de sécurité intérieure ne peuvent intercepter tous les individus. La détection doit passer, en amont, par un dispositif adapté et qui implique la société. Les corps d&rsquo;Etat et les acteurs publics doivent y figurer au premier plan.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’islamisme, qui n’est pas une religion mais une idéologie politique, réduit le culturel au cultuel et politise le religieux. En créant une opposition entre le « monde musulman » et l’Occident, l’islamisme alimente une lecture déformée des conflits géopolitiques. Comme le dit Bernard-Henri Lévy, « <em>ce n’est, plus exactement, une version de l’islam que pour autant que c’est, d’abord, une variante de cette forme générique de politique qui s’appelle, depuis un siècle, le fascisme</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les médias ont là aussi une part de responsabilité. En parlant de « psychopathes » ou « déséquilibrés », ils dédouanent en quelque sorte les terroristes. L’écrivain philosophe déclare ainsi : « <em>Comme si les terroristes n’étaient pas tous, toujours, des psychopathes. Comme si les nervis nazis des années 20 et 30, les piquets des Sections d’assaut hitlériennes donnant la chasse à leurs ennemis, comme si les brutes SS préposées à l’éducation idéologique des masses allemandes avaient jamais été autre chose que des brutes psychopathes plus ou moins galonnées</em> ». Assimiler le terrorisme à une pathologie est une faute morale car rien ne peut justifier la barbarie.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Développer un renseignement de proximité</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong>Les attentats qui frappent notre territoire depuis plusieurs années nous montrent la nécessité d’unifier notre renseignement, de lui donner plus de contenu technologique et de l&rsquo;adapter en lui redonnant une dimension de proximité. L’absence de doctrine sécuritaire a contribué à creuser les failles de notre dispositif. Tout est à écrire et à inventer en l’absence de commandement unifié.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Heisbourg, conseiller spécial de la Fondation pour la Recherche Stratégique, milite pour « <em>la création d’une agence de l’antiterrorisme adossée à la Présidence de la République (…) en lieu et place du seul ministère de l’Intérieur </em>». Il appelle à la mise en place d’une vraie commission d’enquête sur l’état et l’organisation de nos services, notamment, et la nécessité de revenir à une police de proximité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’idée d’une NSA à la française avait été suggérée par la commission d&rsquo;enquête parlementaire sur les attentats, présidée par le Député LR Georges Fenech, mais retoquée par le ministre de l&rsquo;Intérieur, qui estimait que cela ajouterait un nouvel état au « millefeuille ». Pour conduire cette agence nationale, la commission proposait de créer une direction générale chargée de coordonner l&rsquo;action de tous les services de renseignement et s&rsquo;assurer qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de déperdition d&rsquo;information entre services.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le rapport de la commission remettait également en cause le renseignement pénitentiaire. Le cas d&rsquo;Amédy Coulibaly, tueur de l&rsquo;Hypercacher en janvier 2015, en est emblématique. Il s’agit d’un domaine dans lequel <em>« tout est à faire</em> », a reconnu le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas lors de son audition. Condamné plusieurs fois, Amédy Coulibaly est sorti de prison sans que l&rsquo;information ne soit transmise, ni qu&rsquo;aucune surveillance ne soit prévue alors même que sa radicalisation ne faisait plus de doute.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Quant au cas de Samy Amimour, terroriste du Bataclan qui a pu aller en Syrie en 2013 malgré une interdiction de sortie du territoire, « <em>il est emblématique des défaillances du contrôle judiciaire</em> », estime le Député socialiste Sébastien Pietrasanta. « <em>L&rsquo;ancien juge d&rsquo;instruction antiterroriste Marc Trévidic, pendant son audition, nous a expliqué que trafiquants de shit et terroristes font l&rsquo;objet du même traitement, les seconds n&rsquo;étant pas plus surveillés que les autres</em> », explique le rapporteur de la commission.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>S’inspirer du modèle israélien</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Suite à l’attentat de Nice, une dizaine de quotidiens – <em>La Croix, le Monde, Libération, La Dépêche etc</em>.- ont analysé la pertinence du modèle israélien en matière de lutte contre le terrorisme et tenté de voir dans quelle mesure la France pouvait s’en inspirer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’Etat hébreu a connu sept guerres et deux intifadas depuis sa création en 1948. Il est mondialement reconnu comme un excellent exemple de la façon dont un pays peut anticiper les risques sécuritaires. La politique israélienne de lutte contre le terrorisme repose à la fois sur une stratégie défensive (zones de sécurité, barrières, points de contrôle militaires etc.) et offensive (infiltration, arrestations préventives, assassinats ciblés etc.).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En Israël, les autorités sont confrontées depuis plusieurs décennies à une réinvention permanente des modes opératoires terroristes. Depuis longtemps, les responsables de la sécurité israéliens savent que les transports publics sont des lieux sensibles car au plus fort de la deuxième intifada, pendant les années 2000, les bus et leurs stations étaient régulièrement visés par des attentats-suicides menés par des Palestiniens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’aéroport Ben Gourion est considéré comme l’un des plus sûrs au monde. En plus de leurs services de renseignement, les Israéliens ont développé à leur maximum les techniques de profilage. La dernière tentative d’intrusion dans un aéroport israélien remonte à plus de cinq ans, alors que les attaques au couteau menées par des Palestiniens sont quasi quotidiennes depuis le mois d’octobre 2015.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Face à la menace, la société civile a développé une étonnante faculté de résilience et un esprit défensif collectif. La police est alertée au moindre objet ou comportement suspect. Mais la protection individuelle n’est pas pour autant déléguée aux professionnels. Astreints au service militaire, les jeunes Israéliens sont formés au maniement des armes et au krav maga (technique de combat pour l’autodéfense) et plus de 200 000 ports d’armes sont détenus par des civils.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">+++</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’amplitude des attentats que nous connaissons depuis 2012 nous invite à repenser notre rapport au monde, à l’Etat, à la nation, à l’autre et à nous-même. Nous avons changé de paradigme, notre Histoire a muté en un temps très court et si la riposte sécuritaire est incontestablement une partie de la réponse, les citoyens doivent apprendre à vivre avec cette menace latente du « prochain coup ». Plus que jamais, la politique de défense que nous devons changer doit davantage impliquer la société française, pour que celle-ci reste unie contre la barbarie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> « <em>Attentats : repenser notre rapport au monde </em>», par Laurent Bigot, Le Monde, 16 juillet 2016</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Interview de Malek Boutih par Atlantico, 17 juillet 2016</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Interview sur France Inter, 15 juillet 2016</span></p>
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		<title>Face au terrorisme transnational, Paris, Bruxelles, Tel Aviv, Orlando : même combat</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/face-terrorisme-transnational-paris-bruxelles-tel-aviv-orlando-meme-combat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 13:38:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Organisations internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[antisionisme]]></category>
		<category><![CDATA[arabes israéliens]]></category>
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		<category><![CDATA[Daesh]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2016 a d’ores et déjà été sanglante en matière de terrorisme. Si les tueries de Saint-Denis et du Bataclan en novembre dernier ont ravivé les plaies pour certains ou fait prendre conscience de la force de cette barbarie transnationale pour d’autres, il est aujourd’hui extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible d’endiguer cette spirale infernale.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’année 2016 a d’ores et déjà été sanglante en matière de terrorisme. Si les tueries de Saint-Denis et du Bataclan en novembre dernier ont ravivé les plaies pour certains ou fait prendre conscience de la force de cette barbarie transnationale pour d’autres, il est aujourd’hui extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible d’endiguer cette spirale infernale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Beaucoup refusent encore d’assimiler le terrorisme qui frappe les civils israéliens à celui mené pas Daech contre les Occidentaux. L’attentat survenu dans la soirée du 8 juin dernier dans le quartier de Sarona à Tel Aviv, fait écho à celui qui s’est produit 6 mois plus tôt à la terrasse d’un café du quartier Dizengoff et dans lequel un Arabe israélien a ouvert le feu avec sa mitraillette sur les clients, tuant ainsi 2 personnes. Ce modus operandi dénote une préparation et une organisation différentes de celle utilisée par les auteurs des attaques au couteau menées par des Palestiniens depuis septembre 2015. Les tueurs de Tel-Aviv ne sont pas passés à l’action sur un coup de tête mais semblent s’être inspirés des méthodes de Daech. A Sarona, les deux terroristes étaient si bien déguisés que la plupart des témoins, d’ordinaire méfiants, les ont pris pour des juifs observants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au-delà même de la méthode employée par les terroristes, il ne faut pas oublier le point commun entre les attentats de Paris, Bruxelles, Tel Aviv, Orlando : l’idéologie mortifère qui anime ces assassins. Contrairement à ce qu’a pu déclarer Aya Ramadan, militante antisioniste des Indigènes de la République, il ne s’agit pas d’une « opération de résistance ». Nombreuses sont les tentatives de mettre Israël au ban des nations mais aucune cause, même la cause palestinienne, ne justifie le terrorisme. Celle-ci a d’ailleurs été détournée par des activistes antisémites qui n’ont que pour ambition que d’appeler au meurtre de leurs voisins. La haine a remplacé le désir nationaliste, l’appel au meurtre éloigne toute perspective de paix. Du reste, le leader de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas n’a jamais condamné ces actes et cela ne semble même pas interpeler les chancelleries occidentales pourtant si promptes à résoudre le conflit israélo-palestinien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Paris, Bruxelles, Tel Aviv, Orlando sont des signaux forts nos démocraties qui plus que jamais doivent s’unir et faire front contre le terrorisme transnational. Mais faire front, c’est aussi reconnaître que les attentats qui frappent Israël depuis trop longtemps sont nourris par cette même glorification de la mort qui a jeté sur l’Europe et les Etats-Unis une chape de plomb. Admettre ce triste lien entre ces nations est une étape fondamentale pour mener à bien le combat contre le terrorisme.</span></p>
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