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	<title>Londres | ELNET</title>
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	<title>Londres | ELNET</title>
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		<title>La crise au Moyen-Orient a-t-elle précipité le Brexit?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah Perez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 09:35:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Relations régionales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mardi 28 mars, la Première ministre britannique Theresa May a officialisé le Brexit en déclenchant l&#8217;article 50 du Traité de Lisbonne. Sa lettre, qui a été remise à Donald Tusk, président du Conseil européen, signe le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et ouvre deux années de difficiles négociations pour trouver un accord en bonne [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Mardi 28 mars, la Première ministre britannique Theresa May a officialisé le Brexit en déclenchant l&rsquo;article 50 du Traité de Lisbonne. Sa lettre, qui a été remise à Donald Tusk, président du Conseil européen, signe le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et ouvre deux années de difficiles négociations pour trouver un accord en bonne et due forme avec les autres Etats membres, la date butoir étant fixée au 29 mars 2019.</p>
<p style="text-align: justify;">La crise migratoire a-t-elle précipité le Brexit ? Le jour du scrutin le 23 juin 2016, un sondage Ipsos MORI révélait que l&rsquo;immigration – là encore, dans son ensemble – était vue comme le principal sujet de préoccupation de la population anglaise, quelle qu&rsquo;en soit la couleur politique. Le lendemain, une autre enquête tentait d&rsquo;expliquer la victoire du « Yes ». Menée par Lord Ashcroft Polls, le plus grand institut de sondages du pays, géré par Michael Aschcroft, ex-vice-président du parti conservateur, elle révélait que ceux qui ont voté en faveur du Brexit l&rsquo;ont majoritairement fait pour les mêmes raisons. Mais il ne s’agit pas de la première cause. La première préoccupation (49%) est la question de la souveraineté des décisions : « <em>Les décisions qui concernent le Royaume-Uni doivent être prises au Royaume-Uni </em>». Mais, juste derrière, c&rsquo;est l&rsquo;immigration qui apparaît comme un second moteur « <em>pour avoir une chance de reprendre le contrôle sur l&rsquo;immigration et sur ses frontières</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le Brexit témoigne d’un délitement de l’Europe. Depuis longtemps déjà, nombreux sont les citoyens qui rejettent ce modèle et ne se reconnaissent plus dans les valeurs qu’il représente. Le vote anglais incarne ainsi cette défiance envers des institutions qui leur semblent étrangères et déconnectées de leurs préoccupations. Certains spécialistes s’inquiètent de l&rsquo;impact du Brexit sur le développement économique et politique au Moyen-Orient. Comme le Royaume-Uni est considéré le plus grand donateur d&rsquo;aide internationale visant à réduire la pauvreté dans le monde, il serait difficile de savoir comment le donateur mondial consacrera son aide à la région.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, depuis les « printemps arabes » et le début de la crise au Moyen-Orient, le chaos qui domine trouve un écho en Europe. La crise des refugiés, la propagation du terrorisme et de l’idéologie salafiste sont autant de problématiques qui préoccupent toutes les chancelleries. Jusqu’à présent, l’Europe a donné le sentiment de ne pas avoir de politique unitaire dans la région et de ne pas être capable de gérer les « dommages collatéraux » sur son propre territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les questions de politique étrangère ont aujourd’hui une incidence indéniable sur la politique intérieure des différences nations européennes. Alors que la France s’apprête à voter pour son prochain président, le Brexit prouve que les candidats ne peuvent plus éluder ces sujets bien trop souvent instrumentalisés par l’extrême-droite. Du reste il serait opportun, avant le 23 avril, d’organiser un débat sur les relations internationales de la France. Car il est clair que le prochain président, entre autres missions, devra redéfinir la place de l’Europe dans la région, et les valeurs qu’elle prétend défendre si elle veut perdurer.</p>
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		<title>Le renseignement britannique surveille aussi Israël de près</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/renseignement-britannique-surveille-israel-de-pres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Dec 2016 10:11:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[espion]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Londres]]></category>
		<category><![CDATA[renseignements]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le système de surveillance planétaire des services américains et anglais n’épargnent personne, y compris leurs plus proches alliés militaires et politiques.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">Le Monde &#8211; Par Jacques Follorou</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">Le système de surveillance planétaire des services américains et anglais n’épargnent personne, y compris leurs plus proches alliés militaires et politiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">On ne se méfie jamais assez de ses amis, surtout les plus proches. Officiellement, Israël et les deux agences de surveillance anglo-saxonnes les plus puissantes, l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine et son homologue britannique, le GCHQ (Government Communications Headquarters), sont unis par une sacro-sainte alliance. Intense du fait des enjeux de survie pour Israël, confiante au regard de l’excellence reconnue aux Israéliens en matière d’espionnage, et en forte croissance depuis dix ans, cette coopération unique a pourtant une face plus obscure. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">De nouvelles pièces, extraites par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de la NSA Edward Snowden confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras, dévoilent en effet l’ampleur de la surveillance des intérêts israéliens par le GCHQ. Les Britanniques ont espionné la diplomatie israélienne, aussi bien à Jérusalem qu’à l’étranger. Ils visaient aussi des sociétés privées du secteur de la défense, des organismes d’Etat chargés de la coopération internationale ou encore des centres universitaires connus pour leur très haut niveau scientifique. Ces cibles apparaissent sous forme d’adresses électroniques ou de numéros de téléphone dans des rapports d’interception des techniciens du GCHQ, heureux de montrer qu’ils étaient parvenus à les identifier dans les flux de communications satellitaires entre le continent africain et le reste du monde. Au bas de chaque compte rendu, il est mentionné que la collecte peut désormais devenir automatique.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><b>Collaboration avec le service de renseignement technique israélien</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"> The Wall Street Journal avait montré, en 2014, que la NSA pouvait à la fois soutenir son partenaire israélien ISNU (Unité nationale israélienne du renseignement électromagnétique, ou Unité 8200) et écouter les communications du premier ministre Benyamin Nétanyahou. En 2013, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel indiquait qu’en janvier 2009 les adresses email du bureau du premier ministre d’alors, Ehoud Olmert, et du ministre de la défense, Ehoud Barak, avaient été espionnées par le GCHQ. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">Selon nos informations, les espions ratissent beaucoup plus large. Ils visaient des services de l’Etat, notamment ses diplomates. Parmi ces identifiants figurent ainsi le numéro de téléphone du numéro deux du ministère des affaires étrangères israélien ou encore les e-mails d’ambassadeurs en poste à Nairobi, au Kenya, et à Abuja, au Nigeria. Ces capitales, considérées comme stratégiques par les Israéliens, sont également perçues par les Britanniques comme leur pré carré, puisque ce sont d’anciennes colonies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"> Parmi les sociétés de défense surveillées, Ophir Optronics, créée en 1976 en Israël, est connue pour être l’un des fleurons de la fibre optique et du laser, deux éléments-clés des armements modernes et des industries de pointe. Une autre adresse e-mail, à laquelle est accolé le mot-clé « Israeli UAV » – le sigle anglais pour les drones –, rappelle que les Israéliens comptent parmi les précurseurs en matière d’avions et autres véhicules sans pilote. Ils sont, avec les Etats-Unis, les premiers exportateurs de ce savoir-faire civil et militaire dont les Britanniques aimeraient, visiblement, connaître tous les secrets. </span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><b>Des enseignants et chercheurs ciblés </b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">La surveillance des intérêts israéliens par le GCHQ s’est également étendue à l’agence d’Etat chargée de la coopération et du développement international (Mashav). Suspectée par les Britanniques de jouer double jeu en soutenant des pays fragiles pour mieux asseoir l’influence d’Israël, elle opère dans le monde entier. Enfin, les services secrets britanniques ont concentré leur attention sur certains centres de recherche avancée à l’université hébraïque de Jérusalem, la plus réputée du Proche-Orient. Ils ont ainsi visé l’Institut Racah de physique, où sont menées des recherches dans des domaines très sensibles, notamment en physique nucléaire. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">C’est un paradoxe qui illustre la nature des relations entre services alliés, même très proches : le GCHQ coopère de manière très étroite avec Israël, en 2009, quand le pays lance une nouvelle attaque contre le Hamas dans la bande de Gaza, et multiplie dans le même temps les opérations d’espionnage contre l’Etat hébreu. Dans ses lettres d’information internes top secret, le GnCHQ se félicite de ses bonnes relations avec le service secret technique israélien ISNU et révèle que les Britanniques ont espionné des adresses électroniques et des numéros de téléphone à la demande des Israéliens : « Ils nous ont remerciés à de nombreuses reprises. » </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">Cela n’exclut pas les vexations. En mars 2009, le GCHQ note : « Problèmes avec Ruffle [nom de code pour l’ISNU], Ruffle annule des séances de travail au dernier moment. Des demandes d’excuses faites à haut niveau ne trouvent aucune réponse. » En juillet 2009, les Britanniques relèvent en revanche : « Excellente coopération tout au long de la crise électorale iranienne. (&#8230;) Essayons de caler une rencontre en août mais ils ne répondent pas à nos messages. » </span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><b>Position ambivalente de Londres </b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">L’été 2009 verra néanmoins pour la première fois l’organisation d’une réunion à quatre au siège du GCHQ, « avec la NSA, le CSEC [Centre canadien de sécurité des communications] et Ruffle », pour une mise en commun d’informations, notamment sur l’Iran et les Palestiniens. Ce partage ne va pas de soi parce que Israël n’appartient pas au cercle très fermé des « Five eyes » qui ne comprend que les services anglo-saxons (Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Nouvelle-Zélande et Australie). Fin août 2009, le GCHQ note même que ces réunions constituent « un véritable cauchemar en termes de confidentialité et de logistique ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">Face à ces deux visages contradictoires du GCHQ, il n’est pas aisé de définir la véritable position de Londres vis-à-vis du partenaire israélien. Pour s’en approcher, peut-être faut-il s’en remettre à cette analyse figurant dans un autre document top secret du GCHQ de 2008 : « Les Israéliens demeurent une véritable menace pour la stabilité régionale, notamment à cause de la position de ce pays sur le dossier iranien. » Sollicité par Le Monde, le gouvernement israélien n’a pas souhaité faire de commentaire.</span></p>
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