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	<title>Israël | ELNET</title>
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	<title>Israël | ELNET</title>
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		<title>Proche-Orient : Macron veut laisser sa chance à l&#8217;initiative de Trump</title>
		<link>https://elnetwork.fr/moyen-orient/proche-orient-macron-veut-laisser-chance-a-linitiative-de-trump/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jan 2018 08:08:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le plan américain consisterait à reconnaître un État palestinien avec pour capitale Abou Dis, un faubourg de Jérusalem. La Maison-Blanche, qui a récemment admis ne plus avoir de contact avec les dirigeants palestiniens depuis qu&#8217;elle a reconnu Jérusalem comme capitale d&#8217;Israël, verrait d&#8217;un bon œil que la France apporte son soutien à une initiative de paix désormais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Le plan américain consisterait à reconnaître un État palestinien avec pour capitale Abou Dis, un faubourg de Jérusalem.</h2>
<p>La Maison-Blanche, qui a récemment admis ne plus avoir de contact avec les dirigeants palestiniens <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2017/12/06/01003-20171206ARTFIG00293-donald-trump-reconnait-jerusalem-comme-capitale-d-israel.php" target="" rel="noopener">depuis qu&rsquo;elle a reconnu Jérusalem comme capitale d&rsquo;Israël, </a>verrait d&rsquo;un bon œil que la France apporte son soutien à une initiative de paix désormais mal en point. C&rsquo;est en tout cas ce qu&rsquo;a fait savoir<a href="http://www.lefigaro.fr/international/2016/11/13/01003-20161113ARTFIG00168-jared-kushner-le-gendre-discret-et-influent-de-donald-trump.php" target="" rel="noopener"> Jared Kushner </a>à Jean-Yves Le Drian le 17 décembre dernier à Washington. Lors de cet échange, le gendre du président américain a présenté à son interlocuteur les grandes lignes du plan de paix sur lequel il travaille depuis près d&rsquo;un an, sans cependant en dévoiler tous les détails. Dans la foulée, Emmanuel Macron a envoyé son conseiller diplomatique adjoint en mission à Ramallah afin de sonder les Palestiniens sur leur état d&rsquo;esprit vis-à-vis de l&rsquo;initiative américaine.</p>
<p>Selon un participant à l&rsquo;entretien du 17 décembre, le plan échafaudé par Jared Kushner consisterait dans une première étape à reconnaître un État de Palestine ayant sa capitale dans le faubourg d&rsquo;Abou Dis, à l&rsquo;est de Jérusalem, et dont l&rsquo;autorité s&rsquo;exercerait d&#8217;emblée sur la bande de Gaza ainsi que sur environ 38% de la Cisjordanie. Des négociations débuteraient ensuite entre le gouvernement israélien et les représentants de l&rsquo;OLP (Organisation de libération de la Palestine) afin de déterminer les frontières définitives de cette entité ainsi que le sort des dizaines de colonies situées dans la zone C, qui recouvre les 60 % restant de ce territoire, et où résident actuellement près de 400.000 Israéliens. L&rsquo;ampleur et la durée du maintien d&rsquo;une présence militaire israélienne en Cisjordanie, tout comme la nature de la «juste solution» à apporter au problème des réfugiés, seraient également traitées dans le cadre des pourparlers. Le plan présenté à Jean-Yves Le Drian coïncide pour l&rsquo;essentiel avec le compte rendu inquiet que le président Mahmoud Abbas a livré à plusieurs de ses interlocuteurs à l&rsquo;issue de sa rencontre, en novembre dernier, avec le prince saoudien Mohammed Ben Salman.</p>
<h3>Une France prudente</h3>
<p>Quelles que soient les zones d&rsquo;ombre qui l&rsquo;entourent encore, la proposition américaine semble peu compatible avec les positions traditionnellement défendues par la France. Tout comme l&rsquo;Union européenne, celle-ci estime que les négociations doivent être encadrées par des paramètres appelant à la création d&rsquo;un État palestinien sur <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2008/04/22/01003-20080422ARTFIG00009-le-hamas-accepte-un-etat-palestinien-dans-les-frontieres-de-.php" target="" rel="noopener">la base des frontières du 4 juin 1967</a>, avec sa capitale à Jérusalem-Est. En reconnaissant le 6 décembre dernier que la ville sainte est la capitale d&rsquo;Israël puis<a href="http://www.lefigaro.fr/international/2018/01/26/01003-20180126ARTFIG00030--davos-trump-menace-de-frapper-les-palestiniens-au-portefeuille.php" target="" rel="noopener"> en indiquant, jeudi à Davos, que «</a><a href="http://www.lefigaro.fr/international/2018/01/26/01003-20180126ARTFIG00030--davos-trump-menace-de-frapper-les-palestiniens-au-portefeuille.php" target="" rel="noopener">le problème de Jérusalem a été retiré de la table</a><a href="http://www.lefigaro.fr/international/2018/01/26/01003-20180126ARTFIG00030--davos-trump-menace-de-frapper-les-palestiniens-au-portefeuille.php" target="" rel="noopener">»</a>, Donald Trump semble exclure un tel scénario &#8211; même s&rsquo;il a par ailleurs indiqué que sa décision ne préjuge pas le tracé des frontières de cette souveraineté. En s&rsquo;abstenant de toute référence aux lignes de 1967, son plan renforce par ailleurs la marge de négociation du gouvernement israélien tant sur le maintien des colonies au cœur de la Cisjordanie que sur la perpétuation d&rsquo;une présence militaire dans la vallée du Jourdain. «Il évoque même de façon explicite la possibilité que les colonies demeurent sous souveraineté israélienne», assure une source bien informée.</p>
<p>Le France, en dépit de ces divergences de fond, opte à ce stade pour la prudence. La réflexion sur l&rsquo;opportunité de reconnaître l&rsquo;État de Palestine, brièvement relancée par la décision américaine sur Jérusalem, a depuis lors été mise en veille sur ordre d&rsquo;Emmanuel Macron. Celui-ci a indiqué le 22 décembre ne pas vouloir répondre au geste de Donald Trump «par une erreur de type pareil». «Nous attendons d&rsquo;en savoir plus sur les détails du plan américain avant de nous prononcer», dit un diplomate français, qui admet toutefois ne pas rester l&rsquo;arme au pied. Comme l&rsquo;a révélé la dixième chaîne de télévision israélienne, le conseiller diplomatique adjoint d&rsquo;Emmanuel Macron, Aurélien Lechevallier, s&rsquo;est rendu il y a une dizaine de jours à Ramallah afin d&rsquo;y rencontrer Saeb Erekat, le négociateur en chef de l&rsquo;OLP, ainsi que Majed Faraj, le patron des services de sécurité. Que se sont-ils dit? «Le diplomate français nous a demandé de calmer le jeu et d&rsquo;examiner la proposition américaine avant de nous prononcer», confie, déçu et amer, un Palestinien qui a assisté à l&rsquo;un de ces entretiens. «Faux», réfute une source française, qui évoque de simples consultations destinées à prendre le pouls de la direction palestinienne sur ses intentions après le coup de tonnerre du 6 décembre.</p>
<h3>Craintes palestiniennes</h3>
<p><a href="http://www.lefigaro.fr/international/2018/01/03/01003-20180103ARTFIG00059-donald-trump-menace-de-couper-les-vivres-aux-palestiniens.php" target="" rel="noopener">Donald Trump, qui a de nouveau menacé jeudi dernier de couper les vivres aux Palestiniens </a>«s&rsquo;ils ne reviennent pas à la table des négociations», mise à l&rsquo;évidence beaucoup sur le levier financier pour sortir de l&rsquo;impasse. Lors de son entretien avec Jean-Yves Le Drian, Jared Kushner lui a assuré que l&rsquo;Arabie saoudite est prête à débloquer des milliards de dollars afin d&rsquo;accompagner la construction et le développement économique du futur État. En prolongement de ce chèque, <a href="http://plus.lefigaro.fr/tag/mohammed-ben-salman" target="" rel="noopener">Mohammed Ben Salman</a> envisagerait d&rsquo;engager, sans attendre un règlement final du conflit, une normalisation des relations entre Israël et les pays du Golfe afin de créer à terme une large alliance contre l&rsquo;Iran.</p>
<p>Pressée par Riyad de renouer avec Washington et peu soutenue dans les faits par les autres grands pays arabes, la direction palestinienne craint de voir ses soutiens européens transiger à leur tour avec leurs positions pour donner une chance à l&rsquo;initiative américaine. «Les pays qui essaient de nous convaincre d&rsquo;attendre les Américains ne comprennent pas ce que Trump est en train de faire, s&rsquo;alarme un officiel palestinien, alors que ses propos jeudi dernier à Davos devraient pourtant servir de signal d&rsquo;alarme pour la France et beaucoup d&rsquo;autres. Même si la Maison-Blanche finit par mettre quelque chose sur la table, on ne peut pas prétendre soutenir la solution des deux États tout en restant immobile face à l&rsquo;extension inédite de la colonisation à laquelle nous assistons actuellement.»</p>
<p>Le Figaro</p>
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		<title>Virage économique et numérique entre la France et Israël</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-israelienne/virage-economique-numerique-entre-france-israel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Sep 2017 15:26:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 4 au 6 septembre 2017, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire était en visite en Israël avec Mounir Mahjoubi, Secrétaire d&#8217;Etat chargé du numérique et député de la 16e circonscription à Paris, pour participer, entre autres événements, au DLD Festival (Digital Life Design) à Tel Aviv, l&#8217;une des plus grandes manifestations dédiée aux [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Du 4 au 6 septembre 2017, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire était en visite en Israël avec Mounir Mahjoubi, Secrétaire d&rsquo;Etat chargé du numérique et député de la 16e circonscription à Paris, pour participer, entre autres événements, au DLD Festival (Digital Life Design) à Tel Aviv, l&rsquo;une des plus grandes manifestations dédiée aux nouvelles technologies digitales, en compagnie de la French Tech et de Business France.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Bruno Le Maire a débuté son séjour par la visite de l&rsquo;Institut Weizmann où il a appelé à un renforcement des liens économiques, notamment dans le secteur des nouvelles technologies. Il a précisé que ce séjour était l’occasion pour lui de mettre l’accent sur l’un des principaux objectifs de son mandat : l’innovation, et de réaffirmer l’importance des liens entre la France et Israël : « <em>Je crois que nos relations économiques peuvent être encore largement développées. Elles ne sont pas à la hauteur de l’amitié qui existe aujourd’hui entre la France et Israël </em>».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mounir Mahjoubi, quant à lui, a voulu délivrer un message qu’il juge important <em>: « Il y a d&rsquo;une part en France des personnes qui veulent travailler avec Israël, créer des entreprises, investir en Israël, et d&rsquo;autre part il y en a en Israël des Français et des non-Français qui ont très envie de travailler avec la France, investir dans des startups françaises</em>. <em>Mon rêve est de trouver des entreprises françaises et israéliennes qui vont travailler ensemble, partager leur capital et aller conquérir le reste du monde</em> ». Le Secrétaire d’Etat a également rencontré des entrepreneurs français en Israël et des entreprises israéliennes. Sur les questions de cyberdéfense, il s’est engagé à accélérer le développement de la formation en France et multiplier les coopérations. C’est dans cette perspective qu’il a visité le site de l’Université Ben Gourion de formation à la cybersécurité et le Cyber Labs JVP à Beer Sheva.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Interrogé sur la position française concernant le conflit israélo-palestinien, le secrétaire d&rsquo;Etat a insisté sur la nécessité d’avoir une approche humaine et économique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sur le plan politique, Bruno Le Maire s&rsquo;est entretenu le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Il a également rencontré Moshe Kahlon, ministre des Finances, avec lequel il a fixé l&rsquo;objectif de doubler les investissements israéliens d&rsquo;ici fin 2018. Interrogé sur les différences de points de vue entre la France et Israël au sujet du conflit israélo-palestinien, Bruno le Maire n&rsquo;a pas souhaité s&rsquo;exprimer et a précisé que le ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian se rendrait « <em>prochainement</em> » en Israël. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La présence française en Israël s’est sensiblement développée ces vingt dernières années. Une cinquantaine de filiales d’entreprises françaises emploient plus de 6000 personnes dans divers secteurs d’activités comme l’énergie, les télécommunications, les transports…Israël demeure en effet l’une des économies les plus dynamiques au monde en matière de R&amp;D (environ 4,1% du PIB). L’objectif de ce déplacement a ainsi permis de consolider les liens économiques entre les deux pays, et pour la France d’amorcer un virage numérique comme Emmanuel Macron l’avait appelé de ses vœux.</span></p>
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		<title>L’inquiétant renforcement de la présence iranienne en Syrie et au Liban</title>
		<link>https://elnetwork.fr/relations-regionales/l-inquietant-renforcement-de-presence-iranienne-syrie-liban/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Perez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Aug 2017 12:13:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En visite à Sotchi mercredi 23 août, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé devant le président russe Vladimir Poutine, le renforcement de la présence iranienne en Syrie en la qualifiant de « menace » pour « le monde entier ». S’appuyant sur des images satellites révélées le chercheur Ronen Solomon dans un rapport alarmiste, les médias israéliens ont [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En visite à Sotchi mercredi 23 août, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé devant le président russe Vladimir Poutine, le renforcement de la présence iranienne en Syrie en la qualifiant de « menace » pour « le monde entier ». S’appuyant sur des images satellites révélées le chercheur Ronen Solomon dans un rapport alarmiste, les médias israéliens ont en effet rapporté quelques jours plus tôt que l&rsquo;Iran construit actuellement une usine dans le nord-ouest de la Syrie, près de la ville côtière méditerranéenne de Baniyas, pour fabriquer des roquettes à longue portée et entreposer des armes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Liban serait également une cible de choix pour Téhéran qui renforce sa présence dans le pays du Cèdre grâce à la Force Quds des Gardiens de la Révolution Islamique, dirigée par le Général Qasem Soleimani qui travaillerait en étroite collaboration avec les renseignements militaires de la Garde révolutionnaire, le Ministère du renseignement et plusieurs autres organisations et bureaux gouvernementaux. Les forces iraniennes utilisent ces organisations ainsi que des institutions  le Ministère de la Culture, de l&rsquo;Orientation islamique, du Logement, de la Science, de la Technologie, du Commerce et de l&rsquo;industrie ou des compagnies comme Mahan Air, pour s’établir et se réapprovisionner. La République islamique exploite également le Croissant-Rouge iranien pour infiltrer ses agents en Syrie et envoyer des provisions militaires par voie maritime et aérienne, comme au Liban, au Soudan et au Yémen.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">D’après le rapport du chercheur, l&rsquo;Iran a réussi ces dernières années à livrer un nombre conséquent d&rsquo;armes avancées sous couvert de livraisons commerciales via la société internationale de transport maritime IRISL et a réussi à faire passer plus de 21 000 personnes et 5 000 tonnes de « matériel divers » en Syrie. Afin d’alléger les cargaisons, plusieurs sources affirment que l’Iran s’est emparé de plusieurs infrastructures au Liban et en Syrie afin de prendre en charge la production d’armes sur place. Ronen Solomon estime qu’environ 18.000 combattants issus de différentes milices pro-iraniennes tel que le Hezbollah se trouvent en Syrie, un nombre qui pourrait avoir augmenté ces derniers mois à la lumière de l&rsquo;activité accélérée du transport aérien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En Syrie, la présence iranienne est diffuse: de l&rsquo;aéroport international de Damas à l&rsquo;ambassade iranienne à proximité du palais présidentiel d’Assad, cette indéniable progression chiite dans la région est une préoccupation grandissante en Israël. L&rsquo;administration du président américain Donald Trump, a quant a elle déclaré cette année qu’elle n&rsquo;accepterait aucun règlement de paix en Syrie qui permette à l&rsquo;Iran de maintenir une présence militaire dans le pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les médias américains affirment que les responsables israéliens du renseignement discuteront de la situation en Syrie et au Liban avec des homologues des États-Unis lors d&rsquo;une visite à Washington cette semaine mais quoiqu’il en soit, il semble que l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien a donné de l’oxygène à la République islamique pour renforcer son emprise dans la région.</span></p>
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		<title>Le Hezbollah joue avec le feu</title>
		<link>https://elnetwork.fr/relations-regionales/hezbollah-joue-feu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jul 2017 15:09:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Organisations terroristes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Onze ans jour pour jour après la deuxième guerre qui a opposé le Liban à Israël, la tension est toujours aussi vive à la frontière qui sépare les deux pays. Des crises sporadiques ont été contenues et n’ont pas évolué vers des affrontements de grande ampleur, toutefois, l’engagement du Hezbollah dans la guerre civile syrienne [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Onze ans jour pour jour après la deuxième guerre qui a opposé le Liban à Israël, la tension est toujours aussi vive à la frontière qui sépare les deux pays. Des crises sporadiques ont été contenues et n’ont pas évolué vers des affrontements de grande ampleur, toutefois, l’engagement du Hezbollah dans la guerre civile syrienne a changé la donne et un embrasement régional ne peut plus aujourd’hui être exclu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans le cadre de son rapport cyclique sur la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de 2006 sur la prolifération des armes « non autorisées », le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a accusé le Hezbollah de menacer la stabilité du Liban et la paix dans la région. Dans ce nouveau document, le chef de l’ONU estime que l’autorité de l’État libanais est « <em>fragilisée à cause du Hezbollah et d’autres groupes qui continuent de détenir des armes, en violation des obligations du pays au titre de la résolution 1701 </em>». António Guterres, qui se dit <em>« préoccupé par la présence continue d’armes non autorisées dans la zone entre le Litani et la ligne bleue</em> », s’est arrêté dans ce cadre sur la tournée que le Hezbollah avait organisée pour des médias le 20 avril dernier. Celle-ci avait été organisée par le parti de Hassan Nasrallah pour montrer aux journalistes « <em>les mesures défensives </em>» prises par Israël. Pour l’ONU, il s’agit bien d’une provocation. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’organisation terroriste s’est lancée depuis plusieurs années dans une guerre psychologique avec Israël où chaque partie tente de dissuader l’autre. Une guerre totale serait en effet dévastatrice au vu du potentiel militaire de chacun. Pourtant, depuis plusieurs semaines, les hommes de la milice chiite ont dressé des pancartes le long de la frontière israélo-libanaise avec des messages « publicitaires » clairement tournés en direction des villages  de « <em>l’ennemi sioniste</em> ». Ainsi, à quelques mètres des premières maisons de Metoula, on peut lire sur un panneau orné de deux drapeaux du Hezbollah : « <em>Nous arrivons</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Lors de la conférence d’Herzliya qui s’est tenue du 20 au 22 juin dernier, la menace du Hezbollah était au cœur des discussions. Le chef d’Etat major Gadi Eizenkot a affirmé que l’organisation possédait des « <em>dizaines de milliers</em> » de roquettes à courte et longue portée, des drones, des capacités de chiffrement informatique sophistiquées, ainsi que des capacités de défense avancées, comme le système de défense anti-aérien SA-6. Les armes iraniennes et syriennes du Hezbollah lui sont données librement mais son équipement russe est « <em>pris sans permission, sous le nez</em> [des Russes].» Toutefois, il s’est voulu rassurant en affirmant que l’organisation chiite a perdu des ressources humaines et financières considérables en raison de son implication dans la guerre civile syrienne pour Téhéran.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour répondre aux menaces proférées par Hassan Nasrallah, le général de l’armée de l’Air Amir Eshel a déclaré que <em>« les progrès qualitatifs et quantitatifs de l&rsquo;armée de l&rsquo;air israélienne depuis la guerre de 2006 permettent à Israël de mener en deux ou trois jours autant de frappes que celles menées lors des 33 jours du conflit de 2006</em> ». A l’époque, le conflit avait commencé par une attaque d&rsquo;envergure lancée le 12 juillet 2006 par le parti chiite pour enlever des soldats israéliens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« <em>Si la guerre est déclenchée (à la frontière) nord, nous devrons utiliser toutes nos forces dès le départ </em>», a insisté l&rsquo;officier israélien, mettant en garde contre des pressions internationales pour un cessez-le-feu avant qu&rsquo;Israël ne puisse atteindre ses objectifs stratégiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En Israël, certains experts comme Yaakov Lappin, estiment que la menace actuelle justifie un éventuel recours à la guerre préventive qui réduirait de 50% les missiles du Hezbollah. Pour l’heure, l’état-major et la classe politique ne semblent pas convaincus par cette option. Mais à trop jouer avec le feu, le Hezbollah pourrait s’attirer les foudres des Israéliens qui ont retenu les leçons de leur échec en 2006 et qui se préparent depuis longtemps à une nouvelle confrontation. Il est aussi du ressort de la communauté internationale d’affaiblir le Hezbollah en multipliant les sanctions.</span></p>
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		<title>Ambassade américaine à Jérusalem : la décision de Trump prévisible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 09:28:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le transfert de l’Ambassade américaine à Jérusalem promis par Donald Trump lors de sa campagne, n’aura finalement pas lieu, pour l’instant. « Le président Trump a pris cette décision pour maximiser les chances de négocier avec succès un accord entre Israël et les Palestiniens », a expliqué la présidence dans un communiqué. La Maison Blanche s&#8217;est toutefois [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le transfert de l’Ambassade américaine à Jérusalem promis par Donald Trump lors de sa campagne, n’aura finalement pas lieu, pour l’instant. « <em>Le président Trump a pris cette décision pour maximiser les chances de négocier avec succès un accord entre Israël et les Palestiniens</em> », a expliqué la présidence dans un communiqué. La Maison Blanche s&rsquo;est toutefois défendue de tout renoncement et a réaffirmé que Donald Trump avait bien l&rsquo;intention de déménager l&rsquo;ambassade.</p>
<p style="text-align: justify;">Une loi du Congrès de novembre 1995, intitulé le <em>Jerusalem Embassy Act</em>, établit que la représentation diplomatique de Washington en Israël doit se faire à Jérusalem, reconnaissant ainsi de facto cette ville comme la capitale du pays. Or depuis deux décennies, une clause dérogatoire à cette loi permet à l’exécutif américain de bloquer son application et depuis la fin des années 1990, tous les présidents américains l’ont signée tous les six mois, maintenant alors l’ambassade américaine à Tel-Aviv.</p>
<p style="text-align: justify;">L’annonce de Donald Trump n’a en réalité rien de surprenant. Lors de sa tournée au Proche-Orient, le président américain avait émis des signaux très clairs, en évitant soigneusement d’évoquer la question de Jérusalem alors qu’une partie de la classe politique attendait qu’il désigne la ville comme la Capitale indivisible d’Israël. Il s’est aussi abstenu de tout commentaire sur la solution à deux Etats. Alors pourquoi a-t-il pris hier comme motif l’urgence de faire avancer les pourparlers entre Israéliens et Palestiniens ? Les Saoudiens, avec qui il a signé 380 milliards de dollars de contrats ont-ils pesé dans sa décision ? Il n’est effectivement pas exclu que Donald Trump ait voulu ménager son allié sunnite aujourd’hui plus enclin à s’investir dans le processus de paix et plus proche d’Israël avec qui il partage un ennemi, l’Iran.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres raisons sont également à prendre en compte. Les Palestiniens, des dirigeants arabes et même l’ancien secrétaire d’Etat américain, John Kerry, ont plusieurs fois mis en garde contre le risque d’une explosion de violence en cas de déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem. En janvier dernier, les responsables de l’armée israélienne, de la police et du Shin Bet, avaient présenté au Premier ministre Benjamin Netanyahou et à plusieurs ministres, dont le ministre de la Défense Avigdor Liberman et le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan, plusieurs scénarios qui pourraient se dérouler après un éventuel déplacement de l’ambassade.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Même si Israël est déçu que l’ambassade ne soit pas déplacée pour l’instant, nous apprécions l’expression d’amitié envers Israël du président Trump d’aujourd’hui [jeudi] et son engagement à déplacer l’ambassade dans le futur</em> », a déclaré le Premier ministre israélien dans un communiqué. Zeev Elkin, le ministre des Affaires de Jérusalem, a regretté que le président américain ne tienne pas « <em>une importante promesse électorale </em>». Isaac Herzog, le chef de l’opposition, a quant à lui déclaré que la signature de la clause  devrait apprendre à Netanyahu qu’il n’y a pas de raccourci en diplomatie : « <em>Il n’y a pas de raccourci, a-t-il dit. Quiconque cherche une reconnaissance internationale doit conclure un accord politique courageux, et ce que Trump comprend, j’espère qu’après 50 ans, Netanyahou le comprendra.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Si Donald Trump ne cesse de marteler qu’il souhaite réconcilier Israéliens et Palestiniens par un « deal » qui s’apparente à un accord de paix, la réalité et la complexité du terrain lui font, pour l’heure, faire machine arrière sur ses promesses de campagne.  Si les Etats sunnites s’impliquent dans le processus et parviennent à mettre les parties autour d’une même table, il y a de fortes chances que le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem soit à nouveau reporté dans 6 mois.</p>
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		<title>De l&#039;urgence d&#039;investir dans la cybersécurité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2017 19:05:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 12 mai, dans 150 pays environ, des centaines de milliers d’ordinateurs ont été infectés par un logiciel malveillant dénommé WannaCry bloquant leur utilisation, dans ce qui semble être l’une des attaques cybernétiques les plus importantes depuis des années. Au Royaume-Uni, c’est le système de santé qui a été largement perturbé par ce virus informatique. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi 12 mai, dans 150 pays environ, des centaines de milliers d’ordinateurs ont été infectés par un logiciel malveillant dénommé WannaCry bloquant leur utilisation, dans ce qui semble être l’une des attaques cybernétiques les plus importantes depuis des années. Au Royaume-Uni, c’est le système de santé qui a été largement perturbé par ce virus informatique. Examens médicaux annulés ou perturbés, communications téléphoniques affectées, accès aux données bloqués… le Service national de santé NHS, qui englobe médecins de ville, hôpitaux et ambulances, a été largement déstabilisé par ce logiciel qui prend en otage les usagers des ordinateurs en bloquant l’accès à leurs fichiers. Parmi les autres victimes, le réseau de Hitachi, géant de l’électronique japonais a été infecté, le logisticien américain Fedex a vu ses systèmes vaciller, plusieurs ministères russes ont été hackés, les gares allemandes ont été affectées. En France, un logiciel de rançon a été découvert par la direction des systèmes informatiques de Renault.</p>
<p style="text-align: justify;">D’après la société israélienne Check Point, malgré un léger ralentissement observé, WannaCry continue encore de se répandre, ciblant les entreprises à travers le monde. Avec une tentative d&rsquo;intrusion toutes les trois secondes, contre une tentative par seconde, il y a de cela encore deux jours, la menace demeure donc importante.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à l&rsquo;évolution rapide des menaces numériques et leur mondialisation, les Etats et les entreprises doivent impérativement investir dans la cybersécurité et développer une forme de résilience face à ce danger. Pour l’heure, Israël est l’un des rares pays à ne pas avoir été touché par WannaCry et cela tient au fait qu’il a fait de la cybersécurité l&rsquo;une de ses priorités en dotant son armée dès 1952, d&rsquo;une unité d&rsquo;élite, l’unité 8200, consacrée au renseignement électromagnétique et au décryptage de codes. Tsahal a finalement abandonné l’idée de créer un quatrième commandement Cyber, en plus des traditionnels Air, Terre, Mer, mais a décidé  de maintenir la dynamique existante avec des capacités militaires défensives qui restent au sein de la division du service informatique, également appelée division C4I. L’unité de cyber-défense se transformera en « commandement opérationnel » ayant l’autorité d’agir et de répondre aux attaques.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2010, les entreprises israéliennes spécialisées se multiplient. En 2016, un demi-milliard de dollars a été investi dans 365 sociétés faisant de la cybernétique un véritable enjeu économique pour Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que la France entre dans un nouveau quinquennat et que Sylvie Goulard vient d’être nommée ministre des Armées, la cybersécurité est un enjeu majeur des prochaines années. Dans le monde de l’entreprise, onze incidents de cybersécurité sont comptabilisés chaque jour, soit un total de 4.165 attaques, d&rsquo;après le cabinet de conseil PwC, pour des pertes financières estimées à 1,5 million d&rsquo;euros pour chaque société en moyenne. 59% des entreprises françaises ont d&rsquo;ailleurs augmenté leurs dépenses de cybersécurité cette année.</p>
<p style="text-align: justify;">Interviewé en réaction à WannaCry, Mounir Mahjoubi, ancien directeur de la campagne numérique d&rsquo;Emmanuel Macron et actuel Secrétaire d’Etat au numérique, plaide pour la création d&rsquo;une quatrième armée à vocation « cyber ». Si les moyens financiers et technologiques peuvent être mobilisés rapidement, la question des moyens humains reste, quant à elle, plus délicate car la France manque cruellement de « soldats » formés à ces questions.</p>
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		<title>De l&#8217;urgence d&#8217;investir dans la cybersécurité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah Perez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2017 19:05:31 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi 12 mai, dans 150 pays environ, des centaines de milliers d’ordinateurs ont été infectés par un logiciel malveillant dénommé WannaCry bloquant leur utilisation, dans ce qui semble être l’une des attaques cybernétiques les plus importantes depuis des années. Au Royaume-Uni, c’est le système de santé qui a été largement perturbé par ce virus informatique. Examens médicaux annulés ou perturbés, communications téléphoniques affectées, accès aux données bloqués… le Service national de santé NHS, qui englobe médecins de ville, hôpitaux et ambulances, a été largement déstabilisé par ce logiciel qui prend en otage les usagers des ordinateurs en bloquant l’accès à leurs fichiers. Parmi les autres victimes, le réseau de Hitachi, géant de l’électronique japonais a été infecté, le logisticien américain Fedex a vu ses systèmes vaciller, plusieurs ministères russes ont été hackés, les gares allemandes ont été affectées. En France, un logiciel de rançon a été découvert par la direction des systèmes informatiques de Renault.</p>
<p style="text-align: justify;">D’après la société israélienne Check Point, malgré un léger ralentissement observé, WannaCry continue encore de se répandre, ciblant les entreprises à travers le monde. Avec une tentative d&rsquo;intrusion toutes les trois secondes, contre une tentative par seconde, il y a de cela encore deux jours, la menace demeure donc importante.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à l&rsquo;évolution rapide des menaces numériques et leur mondialisation, les Etats et les entreprises doivent impérativement investir dans la cybersécurité et développer une forme de résilience face à ce danger. Pour l’heure, Israël est l’un des rares pays à ne pas avoir été touché par WannaCry et cela tient au fait qu’il a fait de la cybersécurité l&rsquo;une de ses priorités en dotant son armée dès 1952, d&rsquo;une unité d&rsquo;élite, l’unité 8200, consacrée au renseignement électromagnétique et au décryptage de codes. Tsahal a finalement abandonné l’idée de créer un quatrième commandement Cyber, en plus des traditionnels Air, Terre, Mer, mais a décidé  de maintenir la dynamique existante avec des capacités militaires défensives qui restent au sein de la division du service informatique, également appelée division C4I. L’unité de cyber-défense se transformera en « commandement opérationnel » ayant l’autorité d’agir et de répondre aux attaques.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2010, les entreprises israéliennes spécialisées se multiplient. En 2016, un demi-milliard de dollars a été investi dans 365 sociétés faisant de la cybernétique un véritable enjeu économique pour Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que la France entre dans un nouveau quinquennat et que Sylvie Goulard vient d’être nommée ministre des Armées, la cybersécurité est un enjeu majeur des prochaines années. Dans le monde de l’entreprise, onze incidents de cybersécurité sont comptabilisés chaque jour, soit un total de 4.165 attaques, d&rsquo;après le cabinet de conseil PwC, pour des pertes financières estimées à 1,5 million d&rsquo;euros pour chaque société en moyenne. 59% des entreprises françaises ont d&rsquo;ailleurs augmenté leurs dépenses de cybersécurité cette année.</p>
<p style="text-align: justify;">Interviewé en réaction à WannaCry, Mounir Mahjoubi, ancien directeur de la campagne numérique d&rsquo;Emmanuel Macron et actuel Secrétaire d’Etat au numérique, plaide pour la création d&rsquo;une quatrième armée à vocation « cyber ». Si les moyens financiers et technologiques peuvent être mobilisés rapidement, la question des moyens humains reste, quant à elle, plus délicate car la France manque cruellement de « soldats » formés à ces questions.</p>
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		<title>Erdogan compromet-il la réconciliation israélo-turque ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah Perez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 May 2017 09:56:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Recep Tayyip Erdogan excelle dans l’art de la provocation, toujours prompt à tester la résistance de ses partenaires, alliés ou amis. Cette fois, c’est à Israël que le président turc s’en est pris, moins d’un an après l’accord de réconciliation laborieusement conclu entre les deux pays. Ce rapprochement avait permis de recoller les morceaux d’une relation [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Recep Tayyip Erdogan excelle dans l’art de la provocation, toujours prompt à tester la résistance de ses partenaires, alliés ou amis. Cette fois, c’est à Israël que le président turc s’en est pris, moins d’un an après l’accord de réconciliation laborieusement conclu entre les deux pays. Ce rapprochement avait permis de recoller les morceaux d’une relation rompue en 2010, suite à l’assaut des commandos israéliens contre le Mavi-Marmara.</p>
<p style="text-align: justify;">Lundi 8 mai, dans le cadre d’une conférence sur la Palestine à Istanbul, Erdogan a critiqué le traitement <em>« raciste et discriminatoire »</em> des Palestiniens par Israël et <em>« l’occupation quotidienne de Jérusalem »<strong>,</strong></em> qui <em>« est une insulte pour nous »</em>. Convaincu de la « <em>responsabilité historique</em> » de la Turquie au Moyen-Orient, il a invité <em>« des centaines de milliers de musulmans du monde entier » </em>à se rendre à la mosquée Al-Aksa en soutien au peuple palestinien. Puis, après avoir reçu le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Rami Hamdallah, il a exhorté les Etats-Unis à renoncer au projet d’installation de leur ambassade à Jérusalem, tout en appelant à la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministère des affaires étrangères israélien a immédiatement réagi : « <em>Ceux qui violent systématiquement les droits de l’homme dans leur propre pays ne devraient pas donner des leçons à l’unique vraie démocratie de la région</em> ». <em>« Il est étonnant qu’Erdogan, dirigeant d’un Etat qui a occupé Jérusalem pendant quatre cents ans, veuille nous donner des leçons sur la façon de gérer notre ville</em> », a déclaré Nir Barkat, le maire de Jérusalem.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas là du premier couac entre la Turquie et Israël depuis le 26 juin 2016. Au mois de février, l’arrestation du directeur de la branche gazaouie de l’Agence turque de développement et de coopération internationale (TIKA), Muhammad Murtaja, accusé par le Shin Bet de détournement de fonds au profit de la branche armée du Hamas, avait créé un froid. Mehmet Kaya, le directeur de la fondation turque IHH, n’a finalement pas été inquiété et Israël a tôt fait de ménager la Turquie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Hamas constitue un élément perturbateur dans la relation entre les deux pays car le président turc considère qu’il n’est pas « <em>une organisation terroriste mais un mouvement politique issu de la résistance</em> », comme il l’a déclaré lors d’une interview donnée à la deuxième chaîne de télévision israélienne en novembre 2016. Il a aussi voulu rappeler que ni Israël ni l’autorité palestinienne n’avaient intérêt à ignorer son protégé. Du reste, Khaled Mechal et Ismaïl Haniyeh, respectivement l’ancien et le nouveau chef de l’organisation, sont les hôtes réguliers des congrès de l’AKP à Ankara. D’autre part, par ses propos incendiaires à l’égard d’Israël, Erdogan a voulu fédérer les milieux islamistes turcs qui ont voté non au référendum du 16 avril sur le renforcement de ses pouvoirs.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, le président turc n’a aucun intérêt à remettre en cause le partenariat stratégique entre Israël et la Turquie, surtout depuis la découverte du gisement Leviathan qui pourrait entrainer la mise en place d’un gazoduc sous la Méditerranée pour acheminer le gaz naturel des côtes israéliennes jusqu’au terminal turc de Ceyhan et ensuite vers l’Italie.</p>
<p style="text-align: justify;">Si certains commentateurs israéliens sont persuadés qu’Erdogan va multiplier les déclarations anti-israéliennes dans les prochains mois, contraignant Netanyahou à lui répondre, et le confortant ainsi dans une stature de leader intransigeant du monde musulman, le gouvernement israélien est conscient que cette stratégie turque n’a que des visées politiques internes.</p>
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		<title>Kufr Aqab, no man&#8217;s land au pied du mur de séparation israélien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 May 2017 08:11:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Figaro &#8211; Par Cyrille Louis REPORTAGE &#8211; Les services administratifs arrivent au compte-gouttes dans ce bourg de Jérusalem séparé de la Ville sainte par la barrière de sécurité. L&#8217;acheminement du courrier a été suspendu, la voirie laissée à l&#8217;abandon et la collecte des ordures sous-traitée à une société privée au budget dérisoire. Correspondant à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Figaro &#8211; Par Cyrille Louis</p>
<hr />
<p class="figp-art__chapo" style="text-align: justify;">REPORTAGE &#8211; Les services administratifs arrivent au compte-gouttes dans ce bourg de Jérusalem séparé de la Ville sainte par la barrière de sécurité. L&rsquo;acheminement du courrier a été suspendu, la voirie laissée à l&rsquo;abandon et la collecte des ordures sous-traitée à une société privée au budget dérisoire.</p>
<div class="figp-art__body figp-art__body--size-0">
<p style="text-align: justify;"><i>Correspondant à Jérusalem</i></p>
<p style="text-align: justify;">Noura et Haytham ont échoué à Kufr Aqab par amour. C&rsquo;était en 2008, peu de temps après leur mariage. L‘ancien hameau, jadis prisé des familles palestiniennes en quête de tranquillité, avait depuis plusieurs années déjà entamé sa sinistre transformation. Mais les deux jeunes gens, prisonniers d&rsquo;un conflit qui se soucie peu des histoires de cœur, n&rsquo;avaient pas vraiment le choix. «S&rsquo;installer dans le centre de Jérusalem, c&rsquo;était prendre le risque d&rsquo;être expulsé à tout moment», explique Haytham, qui a grandi dans un bourg proche de Ramallah, la «capitale» de l&rsquo;Autorité palestinienne, et n&rsquo;a donc pas le droit de se rendre dans les territoires contrôlés par Israël sans un permis spécial. Noura, née dans la Vieille Ville de Jérusalem, dispose au contraire d&rsquo;une carte de résidente qui lui permet de franchir le mur et de voyager à l&rsquo;étranger. «Si nous avions choisi de nous établir en Cisjordanie, dit-elle, les autorités me l&rsquo;auraient aussitôt retirée. Entre ces deux écueils, il nous restait Kufr Aqab…»</p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-left" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170510XRGFIG00570"></figure>
<p style="text-align: justify;">Ce no man&rsquo;s land, s&rsquo;il fait en théorie partie de Jérusalem, en est physiquement séparé depuis l&rsquo;édification, en 2004, d&rsquo;un mur de séparation destiné à prévenir les incursions de terroristes palestiniens. Situé au-delà du checkpoint de Qalandiya, à la limite nord de la ville, il s&rsquo;étend des deux côtés de la route poussiéreuse et perpétuellement embouteillée qui conduit à Ramallah. Les services municipaux et la police israélienne, théoriquement compétents, ne s&rsquo;y aventurent que de façon sporadique. «Les ordures sont ramassées une fois par semaine, les égouts débordent dès les premières pluies et il y règne une anarchie telle que nous n&rsquo;osons pas laisser nos enfants jouer en bas de chez nous», déplore Noura. Haytham, qui travaille pour une fondation européenne dont les bureaux se trouvent à Ramallah, complète: «Kufr Aqab est pour nous l&rsquo;équivalent d&rsquo;une cité-dortoir. Nous en partons le matin pour n&rsquo;y revenir qu&rsquo;à la nuit tombée et nos relations avec le voisinage se réduisent au minimum. Quant à nos amis et à nos familles, nous préférons les voir à l&rsquo;extérieur.»</p>
<h2 style="text-align: justify;">Frénésie immobilière</h2>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;avocat Mouein Odeh, que la flambée des loyers a contraint il y a six ans à fuir le centre-ville pour s&rsquo;installer avec sa famille à Kufr Aqab, en connaît chaque recoin. Avec patience, il guide le visiteur à travers les ruelles défoncées, désigne les bennes qui vomissent leurs tas d&rsquo;ordures et raconte la lente agonie de ce faubourg abandonné. Du promontoire où s&rsquo;élève le village originel, il dénombre les tours qui, l&rsquo;une après l&rsquo;autre, sortent de terre. «En l&rsquo;absence d&rsquo;autorités compétentes, des promoteurs ont trouvé ici une poule aux œufs d&rsquo;or, soupire le Palestinien. Personne ne vérifie s&rsquo;ils respectent les normes de sécurité, ni même qu&rsquo;ils sont bien propriétaires des terrains sur lesquels ils construisent.» Aux abords du mur, les immeubles neufs sont serrés si près les uns des autres que les automobilistes peinent à se croiser dans les ruelles en contrebas. «Sa construction a attisé la frénésie immobilière, et incité des milliers de Palestiniens parmi les plus modestes à quitter le centre de Jérusalem pour venir trouver ici un logement moins coûteux», observe Betty Herschman, directrice des relations internationales à l&rsquo;ONG israélienne Ir Amim. Quelque 140.000  Palestiniens vivent désormais au-delà du mur, dans les limbes de Jérusalem &#8211; soit 60.000 à Kufr Aqab et 80.000  aux abords du camp de réfugiés de Shuafat.</p>
<h2 style="text-align: justify;">«Personne ne se soucie de nous»</h2>
<p style="text-align: justify;">Les autorités israéliennes, sommées en 2005 de défendre le tracé de la «barrière de sécurité» devant la Cour suprême, s&rsquo;étaient engagées à ce que les résidents palestiniens de Jérusalem installés du «mauvais» côté ne soient pas pénalisés. Mais Ben Avrahami, conseiller du maire pour la partie orientale de la ville, reconnaît bien volontiers que la promesse n&rsquo;a pas été tenue. «Peu après sa construction, la situation sécuritaire de l&rsquo;autre côté de la “barrière” est devenue complètement chaotique, explique-t-il, si bien que nos agents ont reçu instruction de ne plus s&rsquo;y aventurer.» L&rsquo;acheminement du courrier a été suspendu, la voirie laissée à l&rsquo;abandon et la collecte des ordures sous-traitée à une société privée dont le budget annuel vient d&rsquo;être fixé à 5,5 millions de shekels &#8211; soit à peine plus de 1 % de l&rsquo;enveloppe allouée à l&rsquo;ensemble de la ville. «La situation n&rsquo;est évidemment pas satisfaisante, poursuit M. Avrahami, et c&rsquo;est la raison pour laquelle nous voulons augmenter les moyens alloués aux centres communautaires qui opèrent dans ces quartiers. Ils gèrent des jardins d&rsquo;enfants, organisent des activités après l&rsquo;école ainsi que des animations pour les personnes âgées.» Celui de Kufr Aqab, précise la mairie, emploie deux permanents et deux stagiaires…</p>
<figure class="figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-left" style="text-align: justify;" data-media-type="XRG" data-media-id="20170510XRGFIG00571"></figure>
<p style="text-align: justify;">«La vérité, c&rsquo;est que personne ne se soucie de nous», fulmine Samih Abou Rmeila, qui dirige un réseau de six écoles semi-privées créé peu après la construction du mur. «Nous avons été obligés de prendre les choses en main, car il était trop compliqué &#8211; et parfois trop dangereux &#8211; de faire franchir matin et soir le checkpoint aux milliers d&rsquo;enfants dont les écoles se trouvent désormais de l&rsquo;autre côté», détaille-t-il. Les nouveaux établissements, subventionnés par le gouvernement israélien, comptent aujourd&rsquo;hui 4000 élèves. Mais leur budget est déficitaire et les enseignants sont souvent payés avec retard, si bien que Sami Abou Rmeila craint de devoir un jour mettre la clé sous la porte. «Ce qui nous sauve, dit-il, c&rsquo;est que les autorités israéliennes n&rsquo;ont aucune envie d&rsquo;avoir à gérer directement cette population…»</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;anarchie qui règne à Kufr Aqab, souligne Betty Herschman, «favorise le transfert silencieux de nombreux Palestiniens du centre-ville vers la périphérie». À l&rsquo;heure où Israël s&rsquo;apprête à célébrer le cinquantième anniversaire de la «réunification» opérée à l&rsquo;issue de la guerre de juin 1967, l&rsquo;association Ir Amim estime qu&rsquo;au moins 25 % des Palestiniens de Jérusalem-Est vivent au-delà du mur. Ces résidents de seconde zone craignent que la municipalité ne les prive, à terme, d&rsquo;un statut qui leur permet de se déplacer librement et leur donne droit à la sécurité sociale israélienne. Nir Barkat, le maire de la ville, a plusieurs fois suggéré que le contrôle de ces zones soit confié aux unités de l&rsquo;armée qui administrent la Cisjordanie occupée. Le gouvernement a jusqu&rsquo;à présent balayé la proposition, refusant de renoncer à la souveraineté qu&rsquo;il revendique sur l&rsquo;intégralité de Jérusalem-Est. Mais plusieurs responsables israéliens, dont le chef du Parti travailliste, Isaac Herzog, juge qu&rsquo;Israël aurait tout intérêt à couper les ponts avec les quartiers palestiniens situés à la périphérie de Jérusalem-Est &#8211; pour mieux verrouiller son emprise sur la Vieille Ville et ses abords immédiats, où les Palestiniens entendent établir la capitale de leur futur État.</p>
<h2 style="text-align: justify;">«Je me sens ici comme en prison»</h2>
<p style="text-align: justify;">Face à cet horizon incertain, des habitants de Kufr Aqab tentent de remédier par eux-mêmes à la défaillance des pouvoirs publics. «D&rsquo;un côté, ces gens paient une taxe municipale en contrepartie de laquelle ils ne reçoivent pour ainsi dire aucun service, soupire Ronit Sela, de l&rsquo;Association israélienne pour les droits civiques (ACRI), et de l&rsquo;autre, ils sont contraints d&rsquo;organiser des collectes pour répondre à des besoins aussi élémentaires que l&rsquo;entretien de la voirie ou l&rsquo;accueil des enfants en bas âge.» Ces initiatives ponctuelles ont par le passé permis de créer un système d&rsquo;égouts, ainsi que de procéder à de menues réparations sur le réseau routier à l&rsquo;agonie. L&rsquo;avocat Mouein Odeh, soutenu par les organisations Acri et Ir Amim, a pour sa part engagé plusieurs actions en justice pour tenter de contraindre la municipalité à assumer ses responsabilités. Sous pression de la Cour suprême, celle-ci a récemment revu à la hausse le budget dévolu à l&rsquo;entreprise chargée de collecter les ordures dans le quartier. «Mais il s&rsquo;agit d&rsquo;un travail de Sisyphe, regrette l&rsquo;activiste, et les rares bonnes volontés disponibles pour agir au nom de la collectivité s&rsquo;épuisent les unes après les autres face à l&rsquo;inertie des pouvoirs publics.»</p>
<p style="text-align: justify;">Nariman Odeh, qui vient d&rsquo;ouvrir une petite bijouterie dans une rue calme de Kufr Aqab, admet qu&rsquo;elle donnerait beaucoup pour retrouver, ailleurs, «une ville normale». Élevée à Jérusalem-Est, elle s&rsquo;est installée dans le quartier en 2001 afin de pouvoir vivre avec son mari originaire de Cisjordanie. «À l&rsquo;époque, on se sentait chanceux de fonder une famille ici, se souvient-elle. Kufr Aqab était encore un gros village où tout le monde se connaissait, à la fois moins cher et plus paisible que le centre-ville. Mais la situation a basculé depuis que les Israéliens ont construit le mur, si bien que je me sens désormais ici comme en prison.» À plusieurs reprises, Nariman a déposé une demande de réunification familiale auprès des autorités israéliennes afin de pouvoir s&rsquo;installer avec son mari à Jérusalem. Mais ces démarches ont systématiquement été rejetées au nom d&rsquo;arguments sécuritaires. «Nous pourrions bien sûr emménager à Ramallah, où nous aurions une vie bien plus agréable qu&rsquo;ici, dit-elle, mais ce serait l&rsquo;assurance de perdre ma carte de résidente.» Depuis la guerre de juin 1967, rappelle Ir Amim, près de 15.000 Palestiniens nés à Jérusalem, mais partis vivre ailleurs, se sont vu retirer ce précieux statut.</p>
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		<title>Tensions entre la Turquie et Israël au sujet de Jérusalem</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 May 2017 08:06:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Haine des Juifs et d’Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Relations régionales]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Monde &#8211; Par Mari Jégo Moins d’un an après leur réconciliation, la Turquie et Israël seraient-ils au bord d’une nouvelle discorde ? Les hostilités ont été ouvertes par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, soucieux d’exercer la « responsabilité historique » de la Turquie dans la région et fidèle au tropisme néoottoman des islamo-conservateurs turcs. Prenant la parole dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Monde &#8211; Par Mari Jégo</p>
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<p style="text-align: justify;">Moins d’un an après leur réconciliation, la Turquie et Israël seraient-ils au bord d’une nouvelle discorde ? Les hostilités ont été ouvertes par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, soucieux d’exercer la <em>« responsabilité historique »</em> de la Turquie dans la région et fidèle au tropisme néoottoman des islamo-conservateurs turcs.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenant la parole dans le cadre d’une conférence sur la Palestine à Istanbul, lundi 8 mai, le numéro un turc a critiqué le traitement <em>« raciste et discriminatoire »</em> des Palestiniens par Israël, ainsi que <em>« l’occupation quotidienne de Jérusalem »<strong>,</strong></em> qui <em>« est une insulte pour nous »</em>. Il s’est fait fort d’inviter <em>« des centaines de milliers de musulmans du monde entier » </em>à se rendre à la mosquée Al-Aksa en soutien au peuple palestinien.</p>
<p style="text-align: justify;">Coutumier des déclarations à l’emporte-pièce, le président turc ne s’est pas arrêté là. Lundi soir, après avoir reçu le premier ministre de l’Autorité palestinienne, Rami Hamdallah, il a exhorté les Etats-Unis à renoncer au projet d’installation de leur ambassade à Jérusalem, tout en appelant de ses vœux la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale.</p>
<p style="text-align: justify;">La riposte n’a pas tardé. <em>« Ceux qui violent systématiquement les droits de l’homme dans leur propre pays ne devraient pas donner des leçons à l’unique vraie démocratie de la région »</em>, a rétorqué le ministère des affaires étrangères israélien dans un tweet. <em>« Il est étonnant qu’Erdogan, dirigeant d’un Etat qui a occupé Jérusalem pendant quatre cents ans, veuille nous donner des leçons sur la façon de gérer notre ville »</em>, a déclaré Nir Barkat, le maire de Jérusalem.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Une relation à ménager</h2>
<p style="text-align: justify;">Quel signifie ce changement de ton ? La lune de miel est-elle terminée ? Conclu le 26 juin 2016 après de laborieux efforts, le rapprochement a permis de recoller les morceaux de la relation, rompue en 2010, à la suite de l’assaut des commandos israéliens contre le <em>Mavi-Marmara</em>. L’opération avait provoqué la mort de neuf militants turcs. Le navire avait été affrété par la fondation humanitaire turque IHH, proche de l’AKP, le parti du président Erdogan, pour tenter de briser le blocus de la bande de Gaza.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour renouer avec son ancien partenaire stratégique dans la région, le gouvernement israélien avait dû se plier à quelques conditions : des excuses publiques pour l’assaut, des compensations financières pour les victimes, la levée partielle du blocus sur la bande de Gaza contrôlée par le Hamas. Selon Ankara, un compromis avait été trouvé sur l’aide à Gaza, qui devait être acheminée par le port israélien d’Ashod plutôt que directement à l’enclave palestinienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Trois jours après la signature de l’accord, M. Erdogan n’a pas mâché ses mots envers les organisateurs de l’opération « Une flottille pour Gaza », dont le <em>Mavi-Marmara</em> n’était qu’un des maillons. <em>« Aviez-vous demandé la permission au premier ministre pour ramener de l’aide humanitaire depuis la Turquie ? Vous avez voulu montrer votre puissance »</em>, leur reprocha-t-il à l’occasion d’un repas d’<em>Iftar</em> (rupture du jeûne) dans son palais de Bestepe, à Ankara, le 29 juin 2016. C’est dire si le rabibochage avec Israël est important pour lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Les relations avec Israël auraient pu se dégrader en février 2017, avec l’arrestation du directeur de la branche gazaouie de l’Agence turque de développement et de coopération internationale (TIKA), Muhammad Murtaja, accusé par le Shin Bet (les renseignements israéliens) de détournement de fonds au profit de la branche armée du Hamas. Finalement, rien de tel ne s’est produit. Cité dans l’enquête du Shin Bet comme ayant fourni des fonds à l’organisation, Mehmet Kaya, le directeur de la fondation turque IHH, n’a pas été inquiété. Israël a eu à cœur de ménager la Turquie.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les islamo-conservateurs turcs, les relations comptent avec le Hamas, lequel <em>« n’est pas une organisation terroriste mais un mouvement politique issu de la résistance », </em>a précisé M. Erdogan lors d’une interview donnée à la deuxième chaîne de télévision israélienne en novembre 2016. Khaled Mechal et Ismaïl Haniyeh, respectivement l’ancien et le nouveau chef du Hamas, sont d’ailleurs les hôtes réguliers des congrès de l’AKP à Ankara, comme a pu le constater <em>Le Monde</em>.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">« Un message destiné aux milieux islamistes turcs »</h2>
<p style="text-align: justify;">Le partenariat stratégique avec Israël n’est pas à négliger, d’autant qu’il s’est enrichi d’un projet énergétique, avec la (lointaine) promesse de construire un gazoduc sous la Méditerranée pour acheminer le gaz naturel extrait du gisement de Leviathan, situé non loin des côtes israéliennes, jusqu’au terminal turc de Ceyhan et ensuite vers l’Italie.</p>
<p style="text-align: justify;">Loin de chercher la rupture avec Israël, le président turc, soucieux de se poser en protecteur des musulmans sunnites, cherchait sans doute à répéter son coup d’éclat de janvier 2009 lors du forum économique de Davos. Après avoir chapitré le président israélien Shimon Pérès en direct devant les caméras – <em>« Quand il s’agit de tuer, vous savez faire » </em>– en réaction à l’opération militaire israélienne « Plomb durci » dans la bande de Gaza, il avait alors quitté le forum. Un geste théâtral qui lui avait valu de gagner un capital de sympathie dans les pays arabes et dans les milieux turcs religieux et conservateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses dernières déclarations s’inscrivent aussi bien dans le contexte de la prochaine visite en Israël du président états-unien, Donald Trump. M. Erdogan a voulu rappeler que ni Israël ni l’autorité palestinienne n’avaient intérêt à ignorer le Hamas, son protégé.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En aucun cas il ne s’agit d’une révision du partenariat stratégique avec Israël. Avant tout, ces mots ont été prononcés dans le cadre d’une réunion organisée par une organisation islamique </em>[le Fonds Al-Qods]<em>. C’est plutôt un message destiné aux milieux islamistes turcs »</em>, assure Sinan Ulgen, directeur du centre de recherches Edam à Istanbul. M. Erdogan tente, selon lui, de récupérer les sympathies des milieux pieux qui, opposés à son projet d’<em>« hyperprésidence »</em>, ont voté non au référendum du 16 avril sur le renforcement de ses pouvoirs.</p>
<p style="text-align: justify;">
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