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	<title>Islam | ELNET</title>
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	<title>Islam | ELNET</title>
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		<title>Georges Bensoussan : des « Territoires perdus » à « Une France soumise »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2017 08:51:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par le Monde &#8211; Raphaëlle Bacqué L’historien Georges Bensoussan publie un nouvel ouvrage de témoignages alarmistes sur l’emprise de l’islam radical en France, quinze ans après « Les Territoires perdus de la République ». Il y a quinze ans, un collectif d’enseignants de collèges et lycées en banlieue parisienne se réunissait pour témoigner de ce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par le Monde &#8211; Raphaëlle Bacqué</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">L’historien Georges Bensoussan publie un nouvel ouvrage de témoignages alarmistes sur l’emprise de l’islam radical en France, quinze ans après « Les Territoires perdus de la République ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a quinze ans, un collectif d’enseignants de collèges et lycées en banlieue parisienne se réunissait pour témoigner de ce qu’ils constataient, notamment dans leur cours d’histoire disaient-ils, de la part de certains de leurs élèves musulmans. Une professeur affirmait avoir dû renoncer à projeter Nuit et brouillard, le film d’Alain Resnais sur les camps d’extermination, devant le tumulte de sa classe. Un autre rapportait que plusieurs lycéens avaient arboré sur leur cartable un « Vive Ben Laden » au lendemain du 11 septembre 2001. « Si je prononce le mot d’Israël, le brouhaha commence », racontait un troisième. Ces professeurs, qui se disaient « de gauche et laïcs », avouaient par ailleurs leur désarroi devant quelques jeunes filles qui arrivaient voilées en classe.</p>
<p style="text-align: justify;">Rassemblés par Georges Bensoussan, docteur en histoire détaché par l’éducation nationale auprès du Mémorial de la Shoah, leurs témoignages furent publiés en septembre 2002 dans un livre intitulé Les Territoires perdus de la République (Mille et une nuits). Bientôt suivi en 2004 d’une nouvelle édition, nourrie de nouveaux témoignages.<br />
A sa sortie, l’ouvrage ne suscita que peu de réactions dans les médias. Les témoignages publiés étaient trop souvent anonymes : sur les treize contributeurs, dix professeurs avaient préféré prendre un pseudonyme, dont Georges Bensoussan lui-même qui avait signé sous le nom d’Emmanuel Brenner. Une conseillère du président Chirac reçut pourtant certains de ses auteurs. Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen était arrivé au second tour de l’élection présidentielle et Jacques Chirac ne savait plus trop bien comment éviter « la déchirure du tissu social français », selon son expression d’alors. A la demande du chef de l’Etat, la commission Stasi, qui s’apprêtait à remettre son rapport sur la laïcité, auditionna à son tour les professeurs. Deux ans plus tard, la loi interdisant les signes religieux dans les écoles publiques fut votée. Les ventes du livre ne dépassèrent pas quelques dizaines de milliers d’exemplaires, mais son titre resta dans les esprits, comme pour marquer le basculement d’une époque.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong>370 pages de témoignages</strong><br />
Aujourd’hui, M. Bensoussan et une des professeurs des Territoires perdus, Barbara Lefebvre, publient à nouveau un gros livre de témoignages dont le titre annonce la couleur : Une France soumise (Albin Michel, 672 p., 24,90 euros). Aidés de Laurence Marchand-Taillade, secrétaire nationale du Parti radical de gauche et présidente de l’observatoire de la laïcité dans le Val-d’Oise, de Caroline Valentin, une ancienne avocate, et d’une professeur d’histoire qui signe sous le pseudonyme de Charlotte Bonnet, ils ont cette fois recueilli des récits de médecins, de policiers, d’agents de Pôle emploi, d’assistants sociaux.<br />
Quelque 370 pages de témoignages complétées par 17 contributions d’universitaires ou essayistes, du philosophe Pierre-André Taguieff à la démographe Michèle Tribalat ou à l’écrivain palestinien Waleed Al-Husseini, qui laissent supposer que la République est menacée sur des territoires bien plus larges que les seuls lycées d’il y a quinze ans. « Une seconde société tente de s’imposer insidieusement au sein de notre République, écrit la philosophe Elisabeth Badinter dès la préface, tournant le dos à celle-ci, visant explicitement le séparatisme, voire la sécession. »<br />
Signe que l’époque a changé, le livre fait désormais la « une » du Figaro Magazine. Lise Boëll, son éditrice chez Albin Michel, est aussi celle des best-sellers signés Eric Zemmour et Philippe de Villiers, qui affirment tous deux que « l’islam est incompatible avec la France ». Même le titre, Une France soumise, fait référence au Soumission de Michel Houellebecq (Flammarion, 2015) dans lequel le leader d’un parti musulman, ressemblant fort au prédicateur Tariq Ramadan, est élu président de la République.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong>Accusations de racisme</strong><br />
Georges Bensoussan balaie cependant les accusations de racisme, d’islamophobie et de lepénisation qui déferlent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux. « Nous aussi sommes effrayés par la fachisation des esprits, et voir l’OPA qu’a fait Marine Le Pen sur la laïcité nous rend fous, affirme l’historien. Mais l’islam politique trouve son plus grand essor en France et les récits que nous avons recueillis témoignent de l’impérieuse obligation de réagir aux coups de boutoir qu’une idéologie politico-religieuse nous porte. C’est l’islam politique que nous visons, pas la religion musulmane qui a bien sûr sa place en France. »<br />
Reste pourtant un problème de fond. L’usage fréquent de l’anonymat, l’absence presque systématique de noms de lieux précis donne le sentiment d’un « phénomène d’islamisation » généralisé, selon l’expression des auteurs. On aimerait pourtant savoir. Dans quel centre social les fonctionnaires femmes évitent-elles de porter une jupe ? Où est ce marché où l’assistante sociale qui y faisait quelques courses s’est entendu intimer par l’imam du quartier « madame, vous êtes ici chez moi, vous partez immédiatement, vous n’avez rien à y faire » ? Quelle est cette mairie des Yvelines qui aurait retiré son drapeau bleu blanc rouge pour ne pas déplaire à ses habitants en majorité musulmans ? Dans quel lycée le proviseur laisse distribuer une photo de classe sur laquelle une partie des élèves a posé en faisant la quenelle ?<br />
« Le déni de réalité est un cancer », avertit Mme Badinter dans sa préface. Mais pour réagir et « défendre les valeurs de la République » comme le réclame l’ouvrage, mieux vaudrait désigner concrètement les endroits où elle est mise à mal.</p>
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		<title>Enjeux internationaux Comment se positionnent François Fillon et Alain Juppé sur les différentes crises au Moyen-Orient ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Nov 2016 18:16:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Carnet de campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>François Fillon et Alain Juppé sont sortis vainqueurs du premier tour de la primaire de la droite et du centre dimanche 20 novembre, le premier avec 44,2% des suffrages, le deuxième avec 28,3%. Si leurs programmes économiques ne se distinguent que par peu d’éléments, leur vision de la politique étrangère et du rôle de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Fillon et Alain Juppé sont sortis vainqueurs du premier tour de la primaire de la droite et du centre dimanche 20 novembre, le premier avec 44,2% des suffrages, le deuxième avec 28,3%. Si leurs programmes économiques ne se distinguent que par peu d’éléments, leur vision de la politique étrangère et du rôle de la France divergent sur plusieurs aspects.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Tous deux revendiquent un héritage gaulliste et professent le même attachement à l’indépendance du pays, à sa force nucléaire comme à son appartenance à l’OTAN, à l’Union européenne et à la zone euro. Les deux anciens chefs de gouvernement ont approuvé la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN en 2009. Toutefois, ils ont une une approche sensiblement différente concernant les défis à relever pour l’Union européenne. Chiraquien, Alain Juppé affirme la nécessité des interventions militaires au nom de l’humanitaire. Européen convaincu, il s’inquiète des risques de « dislocation » de l’UE. François Fillon quant à lui, appelle « à bâtir une nouvelle Europe plus respectueuse des nations ». Il insiste notamment sur l’intergouvernemental et les coopérations bilatérales.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Comment évaluent-ils la situation au Moyen-Orient ? Quelle est leur position sur le conflit israélo-palestinien ? Quel rôle pour la France dans la région ? Tant de questions qui préoccupent ELNET, think tank du dialogue stratégique entre la France et Israël.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nous proposons ci-dessous une synthèse de leur vision des problématiques au Moyen-Orient par thématique.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em>Sur l’islamisme et le terrorisme</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Invité à se prononcer sur les questions internationales lors des débats télévisés, François Fillon a dénoncé « <em>la montée d&rsquo;un phénomène totalitaire </em>», en référence à l&rsquo;islamisme radicale, qui se traduit par « <em>l&rsquo;émergence d&rsquo;un mouvement politique qui fait peser une menace sur la paix mondiale, qui a des tentations génocidaires, et qui veut massacrer les Chrétiens d&rsquo;Orient et expulser les Juifs d&rsquo;Israël. </em>» Dans un entretien accordé au Figaro le 13 octobre dernier, il déclarait : « <em>Il y a une montée de l&rsquo;intégrisme musulman dans la société française. Mais c&rsquo;est au commanditaire qu&rsquo;il faut s&rsquo;attaquer, celui qui entraîne, qui fixe des objectifs, qui dissémine son idéologie mortelle. </em>»</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">S’agissant des moyens de lutte contre le terrorisme, François Fillon s’est prononcé pour l’expulsion des « <em>individus dans la mouvance terroriste</em> », quand Alain Juppé prônait l’assignation à résidence des fichés S jugés dangereux. Le premier souhaite empêcher les djihadistes partis combattre en Syrie de revenir en France, quand le second privilégie leur arrestation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si Alain Juppé s’est prononcé pour une restriction du droit du sol, qui serait conditionné à la régularité du séjour d’au moins un des deux parents au moment de la naissance, il peine à nommer la menace islamiste. Dans son discours sur les « enjeux internationaux » du 17 octobre dernier, il évoque le « terrorisme international » comme sa priorité, or, le terrorisme est un moyen d’action, non une idéologie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans un ouvrage collectif paru en 2014 intitulé <em>Les 12 travaux de l’opposition</em>, le maire de Bordeaux forgeait son concept « d’identité heureuse », allant même jusqu’à recommander des « accommodements raisonnables » avec l’islam ce qui lui a valu d’être vivement critiqué par nombre de personnalités politiques dont Nicolas Sarkozy.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Fillon quant à lui, bien que dénonçant avec force l’islamisme comme le fléau de notre société, a élaboré un parallèle historiquement faux avec la communauté juive qui aurait, selon lui, été récalcitrante à se soumettre aux lois de la République : « <em>ll faut combattre cet intégrisme, et il faut le combattre comme d’ailleurs dans le passé je le rappelle on a combattu une forme d’intégrisme catholique ou comme on a combattu la volonté des Juifs de vivre dans une communauté qui ne respectait pas toutes les règles de la république française </em>».</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em>Sur la Russie et la Syrie</em></strong></span><span style="color: #000000;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les deux candidats s’opposent nettement sur le conflit syrien et en général sur ce que devrait être la politique française au Moyen-Orient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alain Juppé a lui mis en garde contre le rôle extrêmement dangereux de l&rsquo;Iran dans la région, « <em>qui soutient au Liban le Hezbollah qui envoie ses roquettes sur Israël </em>». Il reconnaît la nécessité d’un dialogue politique avec la Russie tout en l’appelant « <em>à tourner la page de l’après-Guerre froide</em> » et « <em>à respecter les accords internationaux</em> », faisant ainsi référence à l’annexion par la force de la Crimée au printemps 2014, la première en Europe depuis la fin de deuxième guerre mondiale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Fillon est favorable à un rapprochement stratégique avec la Russie et la Syrie. Il souhaite lever l’embargo imposé à Moscou après l’annexion de la Crimée et coopérer avec le Kremlin sur la question syrienne. Il prône aussi une alliance avec Bachar Al-Assad et une coalition avec la Russie pour éradiquer l’organisation Etat islamique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alain Juppé, bien que favorable au dialogue avec Moscou, est très critique vis-à-vis de la Russie à laquelle il reproche ses bombardements sur Alep et son alliance avec le régime de Bachar Al-Assad. Il s’oppose par ailleurs à une intervention militaire au sol en Syrie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Fillon estime que Bachar el-Assad peut rester au pouvoir : « <em>si Bachar el-Assad est encore au pouvoir, c&rsquo;est qu&rsquo;il a un soutien populaire </em>». « <em>Il n&rsquo;y a pas, à l&rsquo;heure actuelle, d&rsquo;autre alternative politique dans le pays. Si Bachar el-Assad s&rsquo;en va, il y aura les islamistes, il y aura les Frères musulmans. </em>»</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Fillon demande une « <em>coalition avec les Russes</em> », à un moment où « <em>l’Amérique et la Russie se réconcilient par-dessus nos têtes </em>», et ce afin de faire face à la « <em>menace mondiale</em> » que fait peser l’organisation Etat islamique.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em>Sur Israël</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En 2014, François Fillon avait accusé Israël de menacer la paix mondiale en retardant la création d’un État palestinien. Un an plus tard, l’ancien Premier ministre avait appelé la communauté internationale à exercer des pressions sur Israël pour parvenir à un règlement du conflit israélo-palestinien. En novembre 2015, il défend l’étiquetage des produits israéliens des localités juives de Cisjordanie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un revirement intervient cependant en février 2016 où il affirme alors « <em>n’avoir pas de leçon à donner à Israël </em>» et se prononce finalement contre l’étiquetage des produits israéliens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un mois plus tard, en Iran, François Fillon a rappelé « <em>la position de la France vis-à-vis de son alliée, Israël, qui a droit à la sécurité et dont l’existence ne peut être mise en cause. Sans cela, les palestiniens ne pourront faire prévaloir leur droit légitime à un Etat</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Lors du troisième et dernier débat de la primaire de la droite, François Fillon a affirmé que Daech a pour objectif de « <em>mettre les Juifs hors d’Israël</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En juillet 2011, Alain Juppé a émis des réserves sur la formule « Etat Juif » et a indiqué qu’aujourd’hui en Israël, « <em>il y a des Juifs mais aussi des Arabes</em> ». S’il considère que la sécurité d’Israël n’est pas négociable, il souhaite que les discussions pour une négociation politique permettant la coexistence de deux Etats vivant pacifiquement côte à côte reprennent. Dans son discours de campagne sur les « Enjeux internationaux », il a affirmé que l’éradication définitive du terrorisme au Moyen-Orient passe par le règlement de la question israélo-palestinienne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em>Sur la création d’un Etat palestinien</em></strong></span><span style="color: #000000;"><strong><em> </em></strong><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les deux candidats à la présidence de la république s’inscrivent sur ce point dans la continuité de la diplomatie française, depuis vingt ans, sur la solution à deux Etats, c’est-à-dire l’importance d’un Etat palestinien pleinement reconnu, dans des frontières viables, aux côtés d’un Etat israélien bénéficiant d’une totale sécurité. C’était aussi la position du président Hollande, comme avant celle de Nicolas Sarkozy, en somme, une constante de la position française selon laquelle ne pourrait y avoir de stabilité au Proche-Orient, déjà en plein chaos, sans une solution du conflit israélo-palestinien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Invité de BFM TV en novembre 2014, l’ancien ministre des Affaires étrangères a ainsi déclaré qu’une reconnaissance de la Palestine, non pas par la France toute seule mais par l’ensemble des pays européen, « serait bienvenue » : « <em>Je pense qu’une décision conjointe des pays de l’Union européenne reconnaissant l’Etat de Palestine serait aujourd’hui la bienvenue</em> ». Il s’est ensuite félicité d’avoir poussé en faveur de l’entrée de la Palestine à l’UNECO. « <em>J’ai été l’un de ceux qui a poussé pour que l’Etat de Palestine entre en tant que tel à l’UNESCO</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">François Fillon a déclaré à ELNET : « <em>Les Palestiniens ont légitimement droit à un Etat. Israël doit également voir respecter son intégrité territoriale et sa sécurité. Les négociations menées depuis quelques années ont été un échec. L’idée d’organiser une conférence sur la paix à Paris sans les parties au conflit n’avait aucun sens. Je suis contre une reconnaissance unilatérale mais pour le dialogue et la volonté commune de parvenir à une solution territoriale</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em>Sur l’alliance avec les pays du Golfe</em></strong></span><span style="color: #000000;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Concernant l’alliance avec les pays du Golfe, François Fillon estime que les partenaires arabes de la France doivent clarifier leurs positions. Il n’est pas possible d’un côté que ces Etats nous soutiennent officiellement lorsque nous intervenons au Moyen-Orient et d’un autre coté ferment les yeux sur les financements privés qui alimentent le flot des fondamentalistes. Alain Juppé quant lui considère l’Arabie Saoudite comme interlocuteur du jeu régional au Moyen-Orient. Pour autant, elle doit se comporter comme un acteur régional responsable. Prône un dialogue politique respectueux mais très exigeant.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em>Sur la relation transatlantique </em></strong></span><span style="color: #000000;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si François Fillon a soutenu la candidate démocrate Hilary Clinton, il ne redoute pas pour autant l&rsquo;arrivée au pouvoir de Donald Trump. Il a ainsi déclaré : « <em>Ce n&rsquo;est pas la première fois qu&rsquo;il y a un président américain élu un peu original. On a eu Ronald Reagan (1981-1989) dont on disait à peu près la même chose », </em>ajoutant qu&rsquo;il ne faut<em> « surtout pas qu&rsquo;on en tire des conséquences comme le font tous les hommes politiques français, absolument stupides</em> ». A la question « <em>Redoutez-vous une alliance Poutine-Trump</em> <em>?</em> », il a répondu : « <em>Non seulement je ne la redoute pas, mais je la souhaite </em>».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alain Juppé de son côté met en avant « <em>l’alliance transatlantique avec les Etats-Unis, qui demeure irremplaçable car nous partageons des valeurs et des intérêts communs </em>», alors qu’il s’est pourtant longtemps interrogé sur la nécessité du retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. Il s’inquiète cependant d’un éventuel protectionnisme «  <em>un danger tant économique que politique </em>», selon ses dires. Concernant l’élection de Donald Trump, il a déclaré: « <em>Ce que je sais, c&rsquo;est qu&rsquo;il y aura une politique commerciale agressive. Donc, nous devrons être agressifs, nous aussi</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">***</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour la première fois dans une primaire, les questions de politique étrangère, qui interagissent plus que jamais avec la politique intérieure, vont jouer un rôle déterminant dans le choix du candidat de la droite. L’un et l’autre veulent rendre à nouveau audible la voix de la France sur la scène internationale mais les moyens qu’ils souhaitent mettre en œuvre pour atteindre cet objectif divergent. Reste aux Français de décider qui selon eux sera le plus compétent.</span></p>
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		<title>A l’approche du premier tour des primaires de la droite et du centre, ELNET France diffuse une série d&#8217;entretiens avec les principaux candidats sur le rôle de la France sur la scène internationale.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Nov 2016 12:26:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Carnet de campagne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>10 questions à François Fillon sur sa vision des relations internationales et de la politique étrangère de la France.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em style="color: #000000;">A l’approche du premier tour des primaires de la droite et du centre, les questions des </em><em><span style="color: #000000;">électeurs se font de plus en plus pressantes et les réponses avancées seront sans doute déterminantes pour le vote.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Si on a tendance à considérer que les questions de politique étrangère n’intéressent pas beaucoup les Français, elles sont d’ailleurs souvent reléguées aux marges des débats électoraux, le contexte international actuel les replacent au coeur de toutes les préoccupations. De la crise en Libye à la guerre en Syrie contre Bachar Al-Assad et l’Etat islamique, la situation au Moyen-Orient est très préoccupante et n’a sans doute jamais été autant liée aux enjeux intérieurs que connaissent la France et l’Europe : la crise des migrants, le départ en Syrie de djihadistes français vers l’Etat islamique et leur retour en Europe, la multiplication des attentats terroristes, la montée d’un islam politique ici ; sans oublier les relations avec les pays du Golfe dont les conséquences intérieures sont nombreuses : influence grandissante du Qatar avec ses investissements massifs en France, financements occultes de l’Arabie Saoudite en direction des mosquées salafistes, etc. Ces enjeux complexes nécessitent que soit déployée au plus haut niveau de l’Etat une vision stratégique globale et sûre d’elle-même, des objectifs diplomatiques clairs et ambitieux. Le rôle de la France sur la scène internationale est essentiel, c’est pourquoi nous avons interrogé tous les candidats sur un certain nombre de questions :</span></em></strong></p>
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<p><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><strong><br />
10 questions à François Fillon sur sa vision des relations internationales et de la politique étrangère de la France.</strong></span></p>
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<li><span style="color: #000000;"><strong><em>Selon vous, quelles sont les principales valeurs que la France doit incarner sur la scène internationale ?</em></strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La France a dans le monde une image d’indépendance et une responsabilité internationale vis-à-vis de la liberté et de la paix. Notre nation a traditionnellement su incarner une vision médiane des relations internationale. Cependant pour que la voix de la France et son message soient encore entendus et crédibles, notre pays devra garder son indépendance. C’est valable vis à vis des Etats Unis : nous sommes leurs alliés mais pas leurs vassaux. Valable aussi avec les pays du Golfe dont les bonnes relations commerciales doivent aussi épouser des objectifs politiques communs. C’est valable avec la Russie avec laquelle nous devons entretenir un dialogue plus constructif.</span></p>
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<ol start="2">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Etant donnée son histoire nationale, la France représente traditionnellement et partout dans le monde le pays des droits de l’Homme. Pourtant, la diplomatie française est aujourd’hui souvent marquée par les exigences de la « realpolitik ». Où placerez-vous le curseur entre défense des droits de l’Homme et priorisation des intérêts « froids » de l’Etat ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Membre Permanent du Conseil de Sécurité, nous avons dans le cadre des Nations Unies un rôle dans la sécurité collective de la communauté internationale et la sauvegarde des Droits de l’Homme. La France doit donc continuer à porter ces valeurs mais elle doit aussi continuer de parler à tout le monde pour sauvegarder ses intérêts. La morale à ses exigences mais la géopolitique nous commande d’être réaliste. Pas d’angélisme : l’Histoire des nations reste un rapport de force et l’évolution des peuples ne se décrète pas. Nous ne pouvons plus être seuls à porter la bonne parole dans le monde. Nos moyens sont contraints. Nous ne pouvons plus multiplier les interventions et les théâtres d’opérations sans alliés militaires ou a minima des cofinancements de nos partenaires européens notamment. L’échec complet de l’intervention en Iraq doit nous servir d’exemple. Nous ne devons plus intervenir dans des pays où s’affrontent le pouvoir et son peuple sans avoir étudié une alternative politique crédible au risque alors de livrer le pays aux extrémistes notamment islamistes.</span></p>
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<ol start="3">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Si nous nous penchons sur le cas de l’Arabie Saoudite (qui vous a été soumis lors du dernier débat télévisé), comment comptez-vous adresser les violations des droits de l’Homme qui y ont court ? Comment dans le même temps mettre l’Arabie Saoudite face à ses responsabilités concernant la lutte contre l’Etat islamique et l’islam radical de manière plus générale ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Comment continuer à entretenir des relations chaleureuses avec certaines monarchies du Golfe si nous sommes informés que certaines de leurs officines financent l’Etat islamique en particulier et l’Islam radical en général ? Nos partenaires arabes doivent clarifier leurs positions. Il n’est pas possible d’un côté que ces Etats nous soutiennent officiellement lorsque nous intervenons au Moyen-Orient et d’un autre coté ferment les yeux sur les financements privés qui alimentent le flot des fondamentalistes. Cette duplicité qui n’a que trop duré est dangereuse pour nous tous !</span></p>
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<p><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span></p>
<ol start="4">
<li><span style="color: #000000;"><strong>S’agissant du Qatar, les électeurs attendent également des réponses précises. L’ouvrage « Nos très chers émirs » publié par Georges Malbrunot et Christian Chesnot a fait grand bruit et replace sur le devant de la scène les relations ambigües entre les responsables politiques et les émirs du Qatar. Comment comptez-vous mettre fin à ces liens de copinage qui nuisent à la crédibilité et à l’indépendance des positions françaises sur la scène internationale ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">La connivence d’une partie de la classe politique avec le Qatar contient visiblement des zones d’ombre. Il est inacceptable que des élus acceptent les largesses de tout Etat étranger ou tout intérêt privé. L’engagement politique est d’abord un engagement au service des citoyens qui nécessite pour cela une certaine clairvoyance mais aussi une indépendance morale et financière. Si les faits énoncés dans l’ouvrage de Georges Malbrunot et Christian Chesnot sont prouvés, ils sont condamnables. Concernant nos relations avec le Qatar, elles méritent d’être clarifiées.</span></p>
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<ol start="5">
<li><span style="color: #000000;"><strong>La France est engagée en Syrie. Si vous étiez Président de la République, quelle serait votre position ? Défendrez-vous ce « ni-ni »-là : « ni Bachar Al-Assad ni Etat islamique » ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Je n’ai aucune sympathie pour Bachar Al Assad et son régime tyrannique, mais la destruction de l’Etat Islamique est la priorité de la France. Après Ben Ali, Moubarak et Kadhafi, François Hollande a misé sur une défaite rapide de Bachar Al Assad qui devait être emporté par les printemps arabes qui pourtant, dans ces trois pays, avaient ouvert la voie aux islamistes et aux frères musulmans. Oubliant que Bachar El Assad bénéficiait du soutien fort d’une partie de la population, notamment les chrétiens et les alaouites, nous nous sommes donc focalisés pendant trois ans sur son éviction. Mais pour laisser la place à qui ? A un monstre totalitaire qui n’hésite pas à porter le combat jusqu’au cœur de nos villes et qui ne se cache pas de vouloir imposer son régime barbare au monde entier.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Depuis trois ans, je dis et redis qu’à force de faire d’Assad notre priorité, nous avons laissé l’Etat islamique gagner du terrain et gâché l’opportunité de créer une vraie coalition internationale. Sur le terrain, l’armée syrienne gouvernementale nous est nécessaire car les autres forces n’y arriveront pas seules. C’est ce qu’a compris la Russie. Si le Régime de Bachar El Assad est impardonnable pour les exactions commises, force est de constater qu’à ce stade du conflit, la reconquête de la Syrie passera nécessairement par l’armée régulière syrienne et éventuellement les forces terrestres régionales réunies au sein d’une coalition internationale pour vaincre l’EI.</span></p>
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<ol start="6">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Comment envisagez-vous la relation avec la Russie de Vladimir Poutine ? L’armée russe, soutien de Bachar Al-Assad, a été accusée de crimes de guerre dans la ville d’Alep, où de nombreuses cibles civiles ont été visées. Quelle sera votre ligne rouge vis-à-vis du Président russe ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">La Russie agit unilatéralement et brutalement. Le conflit est cruel et les civils sont les otages d’un jeu de puissances sans coordination, sans buts communs. D’où l’urgence d’en tirer les conséquences et de mettre en place une coalition incluant toutes les puissances. Pour cela, je propose d’œuvrer pour une alliance avec la Russie et mettre fin à l’embargo absurde qui ruine au passage nos agriculteurs et travailler au renforcement des forces au sol avec les pays voisins sans y engager l’armée française.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Plus généralement, notre relation avec la Russie devra être revue. Qu’on apprécie ou non le Président Poutine n’est pas la question. La Russie est une puissance européenne qui compte. C’est un acteur incontournable dans la résolution des conflits de ce monde. Ce n’est pas en ostracisant et en humiliant la Russie que nous parviendrons à la faire infléchir. Au contraire, c’est en renouant le dialogue avec Moscou, en coordonnant davantage notre stratégie au Levant, que nous pourrons faire valoir certaines « lignes rouges » dans l’action que ce pays mène en Syrie notamment en ce qui concerne la protection des populations civiles. La France a un rôle dans ce retour du dialogue avec la Russie mais pour être entendue par les Russes, elle devra retrouver sa tradition diplomatique en défendant une voix indépendante.</span></p>
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<ol start="7">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Le Brexit a porté un coup cinglant à l’Europe, déjà fragilisée de toutes parts. Quelles sont vos propositions pour redonner une dynamique positive à l’Union européenne ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La décision du peuple britannique de sortir de l’Union Européenne place l’Europe à un tournant historique qui nous oblige à proposer un autre chemin pour l’Europe. Le système communautaire européen a vécu. Il faut une Europe plus politique, plus efficace, concentrer sur des priorités stratégiques et renvoyer le reste à la compétence des Etats.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Première des priorités, c’est, à mes yeux, l’indépendance économique de l’Europe dans la mondialisation. Assez d’angélisme. Notre indépendance est mise à mal par la tutelle qu’impose les Etats-Unis aux entreprises européennes soumises à la législation intérieure américaine au prétexte qu’elles utilisent le dollar. La seule façon de résister à cette emprise, c’est de faire de l’euro une monnaie de réserve et de règlement.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour cela, la zone euro doit se donner les moyens d’être l’une des plus performantes du monde. Il faut la doter d’un gouvernement économique piloté par les chefs d’Etats, contrôlé par les parlements nationaux. Il faut un calendrier d’harmonisation de la fiscalité des entreprises, favoriser nos géants industriels, apurer nos dettes.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Seconde priorité : c’est la sécurité européenne. L&rsquo;Europe est menacée de disparaître si elle n&rsquo;est pas l&rsquo;Europe qui protège. Nous avons besoin d&rsquo;un nouveau Schengen avec un vrai corps de gardes-frontières et gardes côtes, avec une coopération sans faille entre services de sécurité. Dans l’attente, la surveillance de nos propres frontières doit être retendue.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Depuis la fin de la guerre froide, l’Europe de la défense n’a rien fait pour prendre son destin en main. Elle continue de s’en remettre aux Etats-Unis. Or ce protectorat est devenu aléatoire. Dans le respect de la souveraineté des nations, nous devons constituer une alliance de défense européenne qui permette un juste partage des charges.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour faire tout cela, il faut un leadership. L’Europe est un lieu de pouvoir où les nations fortes impriment le rythme aux autres. Lorsque la France est faible elle subit l’Europe ; lorsqu’elle est puissante, elle la conduit. Le Général de Gaulle disait que l&rsquo;essentiel, pour jouer un rôle au-delà de ses frontières, « c&rsquo;est d&rsquo;exister par soi-même, chez soi ! ». C’est tout l’objet de mon programme qui donnera les moyens à la France de devenir la première puissance économique européenne d’ici dix ans et ainsi d’être de nouveau crédible par nos partenaires européens.</span></p>
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<ol start="8">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Comment définissez-vous le rôle que pourrait jouer la France dans la résolution du conflit israélo-palestinien ? La dernière conférence de la paix organisée à Paris sans les parties au conflit a été un échec. Comment envisagez-vous la médiation de la France pour ramener Israéliens et Palestiniens à des négociations directes ? Etes-vous favorable à la reconnaissance unilatérale de l’Etat de Palestine par la France et/ou par l’Europe ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Encore une fois la voix de la France ne pourra être entendue et utile dans la résolution de ce conflit que si elle est indépendante. Il ne s’agit pas de favoriser l’une des parties plutôt qu’une autre, mais plutôt de les ramener à la table des négociations pour que les intérêts de chacun soient entendus. Les Palestiniens ont légitimement droit à un Etat. Israël doit également voir respecter son intégrité territoriale et sa sécurité. Les négociations menées depuis quelques années ont été un échec. L’idée d’organiser une conférence sur la paix à Paris sans les parties au conflit n’avait aucun sens. Je suis contre une reconnaissance unilatérale mais pour le dialogue et la volonté commune de parvenir à une solution territoriale. Je m’impliquerai personnellement. Il faut une coordination avec l’Union Européenne et les Etats Unis, un agenda de négociation pragmatique pour restaurer un minimum de confiance entre les parties.</span></p>
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<ol start="9">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Les positions françaises à l’UNESCO (vote favorable puis abstention) concernant des résolutions ouvertement anti-israéliennes (deux résolutions niant très directement le lien entre le judaïsme et les lieux saints de Jérusalem) ont beaucoup choqué. A l’avenir, quel sera votre positionnement ? Plus largement, comptez-vous pointer du doigt le biais systématique vis-à-vis d’Israël aux Nations-Unies et participer au rétablissement d’un équilibre ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Les récentes résolutions votées à l’UNESCO sont inacceptables et je comprends qu’elles aient choquées. La France aurait dû voter contre ces textes déséquilibrés qui nient la réalité historique de Jérusalem. La France n’a pas à prendre parti et à réécrire l’Histoire des autres. Nous devons conserver une position médiane et objective pour aider à la résolution du conflit.</span></p>
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<p><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span></p>
<ol start="10">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Lors de sa campagne, le candidat républicain a dit qu’il souhaitait que les Etats-membres de l’OTAN augmentent leur participation financière pour assurer leur sécurité, faute de quoi il menacerait de sortir de l’organisation. Dans une Amérique désormais dirigée par Donald Trump, comment envisagez-vous la relation transatlantique pour les années à venir ?</strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Je respecte la décision du peuple américain et serai prêt à travailler avec le Président Trump dans une relation constructive. Concernant sa future politique étrangère, nous devons d’abord lui laisser prendre ses fonctions avant de tirer des conclusions sur la politique qu’il mènera. Je note cependant qu’il est favorable comme moi à un rapprochement avec la Russie et à un interventionnisme plus limité des Etats-Unis dans le monde ce qui est plutôt sage. Concernant la participation financière des Etats membres dans l’OTAN cela méritera également d’être précisé. Néanmoins, il me semble légitime qu’un certain nombre d’Etats européens se réveillent et cessent de tout attendre du parapluie américain. La France, bien souvent seule avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni sur certains théâtres d’opérations, verrait de manière positive une plus grande participation opérationnelle et financière de nos alliés pour lesquels nos troupes assurent la sécurité collective au Moyen Orient et en Afrique Sub-Saharienne.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Concernant la relation avec les Etats-Unis, je la souhaite basée sur le respect mutuel de nos intérêts. Les Etats-Unis sont de très anciens alliés de la France. Cependant, être allié ne veut pas dire être d’accord sur tout.</span></p>
<hr />
<p><em>Dossier coordonné par Anne-Sophie Sebban<br />
Responsable des Affaires Publiques pour Elnet France</em></p>
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