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		<title>Jean-Marc Ayrault : « Israël-Palestine, la solution des deux Etats est en danger »</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/jean-marc-ayrault-israel-palestine-solution-deux-etats-danger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2017 10:10:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Haine des Juifs et d’Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La conférence de Paris, qui s’ouvre le 15 janvier, doit être l’occasion de relancer la confiance entre Israéliens et Palestiniens afin de leur permettre de vivre côte à côte, en paix et en sécurité.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Monde &#8211; Par Jean-Marc Ayrault</p>
<p style="text-align: justify;">
La conférence de Paris, qui s’ouvre le 15 janvier, doit être l’occasion de relancer la confiance entre Israéliens et Palestiniens afin de leur permettre de vivre côte à côte, en paix et en sécurité.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le processus de paix au Proche-Orient ne peut pas attendre, principalement pour deux raisons. D’abord, les nombreuses crises qui traversent la région, de la Syrie à la Libye, du Yémen à l’Irak, ont fait apparaître de nouvelles ­menaces pour sa stabilité. Certains veulent croire que ces crises conduisent à établir des priorités et, qu’au nom de ces priorités supposées, il faudrait remettre à plus tard la résolution du conflit ­israélo-palestinien. Cette conception n’est pas la mienne : en effet, le conflit israélo-palestinien ne peut être détaché de son environnement régional.</p>
<p style="text-align: justify;">Penser que le Moyen-Orient pourrait retrouver la stabilité sans régler le plus ancien de ses conflits est une illusion. Ce conflit, s’il n’est pas traité, ­continuera à nourrir les frustrations et ne fera que renforcer, au bout du compte, le cycle infernal de la radicalisation et de la violence. Il continuera à donner à tous les apprentis terroristes des pré­textes pour enrôler de nouveaux combattants. L’attentat odieux qui a frappé Jérusalem dimanche 8 janvier est une alerte supplémentaire. C’est pour cette raison que je me suis engagé : parce que la paix ne peut pas attendre et que chaque jour qui passe éloigne un peu plus les perspectives d’un ­ règlement du conflit.</p>
<p style="text-align: justify;">Car au-delà de l’urgence, j’ai une conviction chevillée au corps, que je partage avec la plupart de nos partenaires, comme avec une majorité d’Israéliens et de Palestiniens. Cette conviction, c’est que seule la solution de deux Etats pourra, à terme, permettre à la région de se stabiliser et à Israël de vivre en sécurité. Il ne s’agit pas d’imposer la paix. La France n’a jamais eu pour prétention d’en dicter les contours aux uns et aux autres. Nous savons bien que le conflit ne sera réglé que lorsque les parties auront décidé de s’engager sur le chemin courageux et exigeant de la réconciliation. Ce chemin sera sinueux, semé d’embûches, jalonné de choix difficiles. Ni la France ni la communauté internationale ne peuvent ni ne souhaitent forcer les parties à l’em­prunter. Israéliens et Palestiniens doivent décider ensemble ce que sera leur destin commun.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, il est une certitude, partagée par tous, parce qu’elle concerne, au-delà des Israéliens et des Palestiniens, notre sécurité collective : l’horizon des négociations, leur raison d’être même, c’est d’aboutir à deux Etats, vivant côte à côte, en paix et en sécurité. Benyamin Nétanyahou et ­Mahmoud Abbas savent, l’un comme l’autre, qu’il n’y a pas d’alternative et que c’est ainsi qu’Israéliens et Palestiniens pourront regarder sereinement vers l’avenir.</p>
<hr />
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Une violence quasi quotidienne</span></h2>
<p style="text-align: justify;">Or, cette solution des deux Etats est en danger. Depuis maintenant plus de six ans, l’absence de processus politique a laissé place à un statu quo en trompe-l’œil. Sur le terrain, les Palestiniens voient leur futur Etat se réduire comme peau de chagrin, à mesure que se poursuit, à un rythme ­jamais atteint, la colonisation, qui engendre à son tour plus d’occupation, car l’une ne va pas sans l’autre. Les Israéliens, dans un environnement régional qui n’a jamais été aussi troublé, subissent aussi une violence quasi quotidienne, perpétrée par ceux qui instrumentalisent les frustrations pour promouvoir un agenda de haine. Des deux côtés, les promesses de la paix se sont évanouies et ont laissé place à la défiance, à la résignation, voire au faux espoir que la situation actuelle puisse perdurer indéfiniment.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauver les deux Etats et préserver un avenir de paix et de prospérité pour les peuples de la région : voilà pourquoi la communauté internationale, sous l’impulsion de la France, a décidé de se mo­biliser. Voilà pourquoi, le 3 juin 2016, trente pays et organisations internationales ont répondu à notre appel et se sont réunis à Paris. Voilà pourquoi le Conseil de sécurité a voté, le 23 décembre 2016, la résolution 2334. Cette mobilisation porte un seul message, simple et clair : amis israéliens, amis palestiniens, nous ne ferons pas la paix à ­votre place, mais nous serons à vos côtés. C’est notre responsabilité devant l’Histoire. Nous serons là pour vous accompagner. Vous savez, comme nous, que le concours de la communauté internationale sera, le moment venu, indispensable. Nous y sommes prêts.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 15 janvier, à Paris, plus de soixante-dix partenaires se réuniront de nouveau. D’abord, pour présenter aux parties les résultats des travaux engagés le 3 juin. Ensemble, nous avons élaboré une contribution qui concerne tous les domaines : l’économie, le commerce, l’aide au développement, la coopération, la société civile. Cette contribution a pour objectif de montrer aux parties ce que peuvent être les dividendes de la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">La conférence du 15 janvier adressera aussi un message aux Israéliens, aux Palestiniens et au monde. A l’heure où l’avenir du processus de paix est soumis à toutes les spéculations, il est de notre responsabilité commune de rappeler cette évidence : aucune décision unilatérale n’est compa­tible avec la solution des deux Etats. Cette solution ne pourra émerger que de la confiance retrouvée et d’un horizon politique partagé, auxquels Israéliens et Palestiniens aspirent. La France n’a qu’une ambition : y contribuer.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le rôle de la France dans le règlement du conflit israélo-palestinien</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-francaise/etre-constructive-linitiative-francaise-contribuer-a-ramener/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jun 2016 09:16:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[conflit israélo-palestinien]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[négociations]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour être constructive l'initiative française doit contribuer à ramener Israéliens et Palestiniens à  négocier directement tous les paramètres qui permettront de mettre un terme définitif au conflit israélo-arabe.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La déclaration adoptée à l’issue de la conférence internationale pour la paix organisée à Paris le 3 juin dernier atteste de la prudence et du pragmatisme dont a su faire preuve la diplomatie internationale. Elle confirme que l’approche que nous appelons de nos vœux – <strong>une approche mesurée et impartiale, doit présider à toute initiative extérieure de bonne volonté. Les retombées de la conférence nous invitent surtout à réaffirmer</strong> <strong>la méthode à suivre pour une médiation constructive de la paix au Proche-Orient</strong>. La réussite du processus de paix israélo-palestinien se décline selon trois échelles complémentaires qui ne sauraient se substituer l’une à l’autre :</p>
<p><strong>1 – au cœur des priorités, il y a l’échelle locale. La négociation sans détours entre Israéliens et Palestiniens s’affirme définitivement comme la pierre angulaire de la solution à deux Etats</strong>. L’élément principal du communiqué officiel publié à l’issue de la conférence enjoint les parties à montrer leur engagement pour résoudre tous les contentieux du conflit à travers des négociations directes. Le Président François Hollande l’a d’ailleurs immédiatement précisé en ouverture de la conférence : <em>nous ne pouvons pas nous substituer aux parties prenantes</em>, <em>le choix courageux de la paix revient en premier lieu aux Israéliens et aux Palestiniens </em>a-t-il déclaré. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault l’a confirmé lors de la conférence de presse qui a suivi les discussions : <em>nous ne souhaitons pas remplacer les parties ou leur imposer des solutions </em>; <em>seules elles peuvent faire la paix</em> a-t-il rappelé.</p>
<p><strong>2 –</strong> <strong>l’échelle régionale est la plus pertinente pour offrir un cadre favorable aux pourparlers israélo-palestiniens</strong>. Etant donnée la situation explosive au Moyen-Orient, il va de soi qu’une implication pacifiée de plusieurs Etats modérés de la région favoriserait la dynamique de paix. Le communiqué officiel du 3 juin conclut d’ailleurs sur le rôle clef que doit jouer la coordination avec les Etats arabes dans l’accompagnement à la résolution du conflit. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a également déclaré à la Knesset le 1<sup>er</sup> juin dernier qu’il était favorable à une conférence pour la paix qui rassemblerait tous les Etats arabes modérés de la région, inspirée de l’initiative arabe de 2002.</p>
<p><strong>3 – la communauté internationale intervient dès lors comme une soupape de sûreté, de soutien au bon déroulé des négociations à engager. </strong>La médiation de la France peut faciliter le dialogue en encourageant concrètement la coopération régionale d’une part et les parties israélienne et palestinienne d’autre part. Ces incitations sont de nature financière, économique ou politique et doivent avoir pour seul objectif de ramener le processus de paix vers la négociation directe, condition <em>sine qua none </em>de son dénouement. Si l’on peut s’attrister de la détérioration de la situation sur le terrain, ce qui nous distancie de la solution à deux Etats est avant tout l’incapacité pour les parties au conflit à en négocier directement les paramètres.</p>
<p>Dès lors, la déclaration du Premier ministre palestinien Rami Hamdallah lors de sa rencontre avec le Premier ministre Manuel Valls dans laquelle il affirme son opposition aux négociations, poursuit lors de la conférence de presse que cette fois Benyamin Netanyahu « n’échappera pas à la communauté internationale », doit nous alerter : il s’agit précisément de court-circuiter la méthode qui fait concensus et qui seule nous conduira à la paix. Nous espérons vivement que la conférence internationale annoncée pour la fin de l’année si elle doit avoir lieu n’ira pas dans le sens stérile d’une internationalisation du conflit. Nous espérons ne pas assister à une répétition de la conférence du 3 juin, un rappel incantatoire des principes généraux à suivre mais la démonstration aussi <strong>qu’aucune médiation extérieure à un conflit n’est fructueuse si elle ne conduit pas les parties à des négociations bilatérales directes. </strong></p>
<p><strong>Dit autrement, nous pourrons nous féliciter de l’initiative pour la paix au Proche-Orient du 3 juin à Paris si et seulement si on nous donne à voir Israéliens et Palestiniens négociant à la même table avec le blanc-seing des Etats arabes de la région et les encouragements de la communauté internationale.</strong></p>
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