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	<title>colons | ELNET</title>
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	<title>colons | ELNET</title>
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		<title>En Cisjordanie, la révolte couve chez les  colons des collines</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/en-cisjordanie-la-revolte-couve-chez-les-colons-des-collines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2016 08:50:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le compte à rebours a débuté. À moins d'un rebondissement de dernière minute, la colonie sauvage d'Amona (Cisjordanie) doit être évacuée d'ici au 25 décembre prochain. Mais la quarantaine de familles juives qui y résident comptent bien vendre chèrement leur peau...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">LE FIGARO| Par Cyrille Louis</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nétanyahou a prévu de fermer à la fin de l&rsquo;année, la colonie sauvage d&rsquo;Amona. Ses occupants entendent résister.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le compte à rebours a débuté. À moins d&rsquo;un rebondissement de dernière minute, la colonie sauvage d&rsquo;Amona (Cisjordanie) doit être évacuée d&rsquo;ici au 25 décembre prochain. La Cour suprême israélienne, saisie par les dix propriétaires palestiniens des terres sur lesquelles cet avant-poste a vu le jour en 1996, en a décidé ainsi. Mais la quarantaine de familles juives qui y résident comptent bien vendre chèrement leur peau. Conscients que Benyamin Nétanyahou veut éviter les images d&rsquo;une expulsion musclée qui contribueraient à le discréditer auprès de la droite religieuse, ceux-ci espèrent mobiliser des dizaines de milliers de sympathisants le jour où l&rsquo;armée viendra les déloger. «Il n&rsquo;est pas question qu&rsquo;on parte de notre plein gré, prévient Manya Hillel, 38 ans, et nous ne pouvons malheureusement pas exclure que cette évacuation donne lieu à des violences.»</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le sort d&rsquo;Amona, devenu au fil des dernières semaines l&#8217;emblème de la colonisation juive en Cisjordanie, divise la coalition de droite constituée au printemps 2015. Vingt-quatre députés et ministres du Likoud, dont certains de tout premier rang, ont signé une lettre réclamant la «légalisation» de tous les avant-postes «afin d&#8217;empêcher le préjudice moral, humain et social qu&rsquo;entraînerait l&rsquo;éviction de centaines et de milliers de familles qui ont construit leur maison avec le soutien des gouvernements successifs». Mais Benyamin Nétanyahou, sous pression de la communauté internationale, hésite à s&rsquo;engager dans cette voie qui lui vaudrait immanquablement une avalanche de condamnations.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Début septembre, son gouvernement a autorisé la création de 98 logements destinés à accueillir les habitants d&rsquo;Amona non loin de Shiloh, une colonie située quelques kilomètres plus au nord. L&rsquo;Administration américaine a aussitôt accusé Israël, en des termes inhabituellement sévères, de franchir une ligne rouge en validant la création d&rsquo;une nouvelle colonie. Le premier ministre s&rsquo;est défendu en assurant que les nouveaux logements, édifiés à proximité d&rsquo;une implantation déjà existante, ne constitueraient techniquement pas une implantation distincte. Mais il ne semble pas avoir convaincu ses détracteurs.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Perché au sommet d&rsquo;une colline à laquelle on accède par une étroite route goudronnée, Amona ressemble à des dizaines d&rsquo;autres avant-postes enkystés au cœur de la Cisjordanie. Trois citernes géantes, des bacs de tri sélectif et un arpent de vignes en signalent l&rsquo;entrée. Un terrain de jeux pour enfants trône au cœur du hameau, dont les allées sont bordées de jardinets pimpants. Des mobile homes améliorés se massent autour d&rsquo;un belvédère équipé de deux bancs en bois, d&rsquo;où l&rsquo;on jouit d&rsquo;une vue imprenable sur la colonie voisine d&rsquo;Ofra et ses rangées de toits orange. Plus de 3000 colons religieux résident dans ce lotissement fondé en 1975 avec l&rsquo;accord du gouvernement israélien, mais en violation du droit international.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Amona s&rsquo;est développé comme un faubourg d&rsquo;Ofra avec l&rsquo;encouragement des autorités», plaide Manya Hillel, qui se sent trahie par le gouvernement. «Ils nous ont installé la route, l&rsquo;électricité, et voici qu&rsquo;ils nous demandent de partir pour calmer les Occidentaux», déplore-t-elle encore. Comme la plupart des habitants, cette mère de famille d&rsquo;origine américaine n&rsquo;a rien oublié du choc qu&rsquo;a provoqué la démolition de neuf habitations d&rsquo;Amona un jour de 2006. «Personne n&rsquo;a le droit de chasser nos familles du lieu où leurs enfants ont grandi, poursuit-elle. Si des Palestiniens peuvent prouver que cet endroit leur appartient, alors qu&rsquo;ils soient indemnisés… Mais il n&rsquo;est pas question que nous quittions cette terre dont Dieu nous a fait don et qui était à l&rsquo;abandon lorsque nous en avons pris possession.»</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Mensonge», rétorque, quelques kilomètres en contrebas, Ibrahim Yacoub. Âgé de 56 ans, cet habitant d&rsquo;Ein Yabroud a saisi la Cour suprême pour obtenir le démantèlement d&rsquo;Amona. Certificats de propriété et photos satellites à l&rsquo;appui, il a fait reconnaître ses droits sur 46 dunams (environ 4,6 hectares) situés au cœur de l&rsquo;avant-poste et attend maintenant que la décision soit mise à exécution. «C&rsquo;était une terre merveilleuse sur laquelle nous cultivions du blé, des tomates, des courgettes et des concombres, se souvient Maryam Hammad, une autre propriétaire âgé de 81 ans, jusqu&rsquo;à ce que les attaques des colons et les restrictions mises en place par l&rsquo;armée nous empêchent de nous y rendre au début des années 1990.»</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La bataille d&rsquo;Amona pourrait contraindre Benyamin Nétanyahou à sortir de l&rsquo;ambiguïté. Le gouvernement, qui a autorisé 123 colonies depuis la conquête de la Cisjordanie en juin 1967, s&rsquo;est engagé après la signature des accords d&rsquo;Oslo à ne plus créer de nouvelles implantations. La centaine d&rsquo;avant-postes où quelque 5000 colons israéliens se sont depuis lors établis sont donc illégaux au regard du droit israélien. Sous la pression de Washington, le gouvernement s&rsquo;est engagé en 2003 à les démanteler mais il tarde à s&rsquo;exécuter. Seul l&rsquo;avant-poste de Migron a été détruit en septembre 2012 &#8211; et ses habitants ont été autorisés à se réinstaller en Territoire occupé. Les autorités, s&rsquo;inspirant des recommandations formulées par le juge Edmund Levy, ont par ailleurs entrepris de «légaliser» une trentaine d&rsquo;avant-postes situés sur des terres confisquées par l&rsquo;État.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Faire voter une loi légalisant l&rsquo;ensemble des avant-postes, comme le réclame la droite, constituerait un pas sans précédent vers l&rsquo;annexion de la Cisjordanie», met en garde Ziv Stahl, juriste de l&rsquo;ONG Yesh Din. «L&rsquo;évacuation d&rsquo;Amona créerait une fracture sans précédent au sein de la société israélienne, lui répond Manya Hillel, qui appelle le gouvernement à «saisir l&rsquo;occasion pour affirmer enfin sa souveraineté» sur la Cisjordanie.</span></p>
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		<item>
		<title>Les colons, la bombe à retardement d’Israël</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/les-colons-la-bombe-retardement-disrael/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 10:10:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce problème, devenu inextricable, est le fruit du travail patient et opiniâtre d’une minorité active, les tenants d’un Grand Israël dont les frontières seraient définies par la Bible et non par le droit international, depuis bientôt un demi-siècle.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">LE MONDE | Par Christophe Ayad </span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C’est une bombe à retardement plantée au cœur du Proche-Orient. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les colonies – ou implantations, ici le vocabulaire n’est pas qu’une question de style – israéliennes dans les territoires palestiniens occupés sont aujourd’hui le principal obstacle à un accord de paix au Proche-Orient et à la naissance d’un Etat palestinien viable à côté d’Israël. Ce problème, devenu inextricable, est le fruit du travail patient et opiniâtre d’une minorité active, les tenants d’un Grand Israël dont les frontières seraient définies par la Bible et non par le droit international, depuis bientôt un demi-siècle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les Colons, l’exceptionnel documentaire en deux parties de Shimon Dotan, retrace l’épopée qui a vu, de 1967 à aujourd’hui, s’installer 400 000 Israéliens au milieu de 2,7 millions de Palestiniens de Cisjordanie – la Judée-Samarie, comme la surnomment les colons – effaçant la Ligne verte et toute idée de séparation territoriale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A l’origine de ce bouleversement géostratégique, le courant religieux sioniste du rabbin Zvi Yehouda Kook, fils du premier grand rabbin d’Israël, Abraham Isaac Kook. Moshe Levinger, membre fondateur du Goush Emounim (Bloc de la Foi), est le représentant le plus actif et le plus emblématique de ce courant, qui a réussi la fusion explosive entre le nationalisme territorial et le messianisme juif.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Le massacre du paysage</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mort en 2015, le rabbin Levinger est à l’origine de la colonisation d’Hébron, l’un des trois lieux les plus révérés du judaïsme avec le mont du Temple à Jérusalem et la tombe de Joseph à Naplouse. C’est lui qui, à la tête d’un petit groupe d’activistes se faisant passer pour des touristes, a occupé le Park Hotel à l’occasion de la Pâque juive en 1968.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le film raconte en détail les étapes de l’installation des colons dans la ville palestinienne qui abrite les tombes d’Adam, Abraham, Isaac et Jacob, notamment la façon dont une mère de famille a transformé l’inhumation de son nourrisson dans la vieille ville en fait accompli. Hébron, encore, où vivait Baruch Goldstein, le colon ayant assassiné une trentaine de musulmans en prière au Caveau des Patriarches en plein ramadan 1994 pour faire capoter les accords de paix d’Oslo.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Entre le gouvernement et le Goush Emounim, les relations n’ont jamais été claires. Tantôt connivent, comme à l’époque où Ariel Sharon et Menahem Begin ont été au pouvoir, tantôt hostile, comme au temps où Yitzhak Rabin a été premier ministre, l’Etat d’Israël n’a jamais désavoué ses « enfants terribles ». Au contraire, il dépense sans compter pour assurer leur sécurité, leur bien-être et leur transport. Il faut entendre Rabin tonner, de sa voix d’outre-tombe, contre le Goush Emounim, « un cancer qui ronge la démocratie israélienne », dès 1975. Deux décennies plus tard, il était assassiné par un extrémiste juif, Ygal Amir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">À bien des égards, la stratégie des colons et celle de l’Etat d’Israël se rejoignent : couper les communications entre les villages palestiniens, encercler les villes, voire s’installer en leur cœur pour y assurer une présence militaire. Le réseau de routes, de ponts et de tunnels – sans compter les murs – tracés pour protéger les colons de tout contact avec la population palestinienne est un carcan destiné à étouffer la Cisjordanie et à la découper en autant de petites enclaves. Le film de</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Shimon Dotan montre également le massacre du paysage engendré par la colonisation. Les oliviers sont arrachés, les collines arasées pour laisser place à des « gated communities » (quartiers enclos) à l’américaine avec toiles en tuiles orange et shopping malls.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Menace</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ce « développement séparé » et une mise en œuvre arbitraire du droit ont engendré un apartheid, que déplore même une femme colon, au grand dam de ses convives, qui lui intiment l’ordre de se taire. Ironie de la situation : ces quartiers qui leur sont interdits sont construits par des ouvriers palestiniens ; et ce sont des Palestiniens qui travaillent dans les usines installées en territoires occupés ou qui cultivent les champs des colons.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Aux colonies, déjà illégales au regard des conventions de Genève mais considérées comme pérennes, s’ajoutent les avant-postes, souvent tenus par « les jeunes des collines », dont le porte-parole tient un discours ouvertement raciste et hégémonique, revendiquant un Grand Israël qui irait du Nil à l’Euphrate. Encouragée, voire rejointe, par des fidèles des Eglises évangéliques américaines, cette frange extrémiste des colons dispose désormais de soutiens au sommet du pouvoir, à l’instar de Naftali Bennett, ministre et chef du Foyer juif, un parti d’extrême droite, venu fêter ouvertement l’anniversaire d’un avant-poste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Aujourd’hui, les colonies ne sont pas seulement une menace pour la paix mais aussi pour Israël lui-</span><br />
<span style="color: #000000;">même. Le refus d’Israël de tracer ses frontières le conduit à garder sous domination une population palestinienne qui, immanquablement, dépassera les juifs en nombre : maintenir des droits égaux reviendra à renoncer au caractère juif d’Israël, garder les Palestiniens sous occupation entraînera la fin de la démocratie&#8230;</span></p>
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		<title>La colonisation  israélienne a-t-elle  sabordé la solution à  deux États ?</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/la-colonisation-israelienne-t-elle-saborde-la-solution-2-etats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2016 09:32:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Benyamin Nétanyahou]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[colonies]]></category>
		<category><![CDATA[colons]]></category>
		<category><![CDATA[implantations]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Judée-Samarie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La communauté internationale semble vouloir durcir le ton à l'approche du 50e anniversaire de l'occupation de la Cisjordanie. Dans son rapport publié en juillet dernier, le Quartette pour le Moyen-Orient a appelé Israël à cesser une «politique continue de construction et d'expansion» qui, selon lui, «mine la viabilité d'un État palestinien».  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cyrille Louis &#8211; Correspondant à Jérusalem / Le Figaro</span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La communauté internationale semble vouloir durcir le ton à l&rsquo;approche du 50e anniversaire de l&rsquo;occupation de la Cisjordanie. Dans son rapport publié en juillet dernier, le Quartette pour le Moyen-Orient a appelé Israël à cesser une «politique continue de construction et d&rsquo;expansion» qui, selon lui, «mine la viabilité d&rsquo;un État palestinien». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Absurde, lui a répondu Benyamin Nétanyahou par l&rsquo;intermédiaire de son porte-parole: Les Juifs sont à Jérusalem et en Judée-</span><span style="color: #000000;">Samarie depuis des milliers d&rsquo;années et leur présence n&rsquo;est pas un obstacle à la paix.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><br />
Quel est le statut juridique des colonies?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il existe un très large consensus pour considérer que les colonies de peuplement établies par Israël au-delà des frontières du 4 juin 1967 </span><span style="color: #000000;">(<a style="color: #000000;" href="http://tinyurl.com/zxdun8f" target="_blank" rel="noopener">http://tinyurl.com/zxdun8f</a>), la«Ligne verte», c&rsquo;est-à-dire en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, sont illégales au regard du droit international. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La résolution 446 adoptée en 1979 par le Conseil de sécurité des Nations unies dispose que la politique de colonisation «n&rsquo;a aucune validité juridique et constitue un obstacle sérieux à la conclusion d&rsquo;une paix juste et durable au Proche-Orient». Cette position découle principalement de la 4e Convention de Genève, dont l&rsquo;article 49- 6 interdit à la puissance occupante «de déporter ou de transférer une partie de sa population civile dans les territoires qu&rsquo;elle occupe».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;État hébreu soutient pour sa part que ce texte ne s&rsquo;applique pas à la Cisjordanie dans la mesure où aucune souveraineté n&rsquo;y était reconnue par la communauté internationale avant la guerre des Six-Jours, et moins encore à Jérusalem-Est puisque celle-ci fut annexée unilatéralement le 28 juin 1967. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">S&rsquo;engouffrant dans ce qu&rsquo;ils présentent comme un vide juridique, les gouvernements successifs ont, au moins implicitement, encouragé l&rsquo;installation de colons dans ces territoires en  garantissant leur sécurité, puis en développant les infrastructures et l&rsquo;environnement réglementaire nécessaires à leur enracinement. Outre les 200.000 colons établis à Jérusalem-Est, ils sont aujourd&rsquo;hui 385.900 à résider dans 130 implantations de Cisjordanie, qui ont été approuvées par les autorités.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Près de 5 000 habitent dans une centaine d&rsquo;avant-postes «sauvages» créés après la signature des accords d&rsquo;Oslo (1993), à un moment où le gouvernement s&rsquo;était engagé à ne plus autoriser de nouvelles colonies. Sous pression de George W. Bush, les autorités israéliennes ont promis, au début des années 2000, de les démanteler mais elles tardent à traduire ces paroles en actes. Tout au contraire, elles se sont depuis 2011 employées à «légaliser» une trentaine d&rsquo;avant-postes afin de ne pas avoir à en expulser les habitants.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><br />
Les colonies font-elles obstacle à la création d&rsquo;un État palestinien viable?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le gouvernement israélien, seul contre tous, jure que non. Benyamin Nétanyahou a publié début septembre une sidérante vidéo dans laquelle il accuse les Palestiniens, mais aussi les nombreux pays qui partagent leur refus de la colonisation, de promouvoir le «nettoyage ethnique» de la Cisjordanie aux dépens des colons juifs. «Le conflit dans lequel nous sommes enlisés a débuté bien avant l&rsquo;établissement des premières implantations», plaide Michael Oren, vice-ministre israélien en charge de la diplomatie d&rsquo;influence. Maire de la colonie d&rsquo;Efrat et représentant du Conseil des implantations, Oded Ravivi souligne que «la superficie totale des localités juives représente seulement 4% à 6% de la Judée-Samarie (le nom biblique de la Cisjordanie, NDLR)». Il oublie de rappeler que 70% du territoire placé sous administration israélienne en vertu des accords d&rsquo;Oslo (zone C), qui recouvre lui-même près des deux tiers de la Cisjordanie, ont progressivement été absorbés par les colonies ou transformés en domaine public géré par l&rsquo;occupant. L&rsquo;espace placé sous contrôle partiel ou total de l&rsquo;Autorité palestinienne (zones A et B), par contraste, n&rsquo;en représente que 40%. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;expansion des colonies a progressivement fait de ce lieu une mosaïque d&rsquo;enclaves entre lesquelles la circulation, fastidieuse durant les périodes de calme, devient presque impossible lors de pics de violence (<a style="color: #000000;" href="http://tinyurl.com/zf9hv4d" target="_blank" rel="noopener">http://tinyurl.com/zf9hv4d</a>). Elle empêche en outre l&rsquo;accroissement des localités palestiniennes voisines et alimente le sentiment que les dirigeants israéliens cherchent à rendre impossible la création d&rsquo;un État palestinien viable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«Nous entendons dire que les constructions dans les colonies ne sont pas un obstacle à la solution des deux États, s&rsquo;agaçait récemment l&rsquo;envoyé spécial de l&rsquo;ONU au Proche-Orient, Nikolaï Mladenov, mais laissez-moi demander en retour: comment la construction de 1700 maisons (depuis le début de l&rsquo;année, NDLR) peut-elle créer de l&rsquo;espoir pour les Palestiniens et apporter la sécurité aux Israéliens?»</span></p>
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