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		<title>Nétanyahou en colère contre la Belgique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 08:51:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par le Monde &#8211; Piotr Smolar Le premier ministre belge Charles Michel a rencontré des ONG de défense des droits de l’homme en Israël. Ce qui irrite Benyamin Nétanyahou. Voilà une colère soigneusement calculée. Dans la soirée du mercredi 8 février, le bureau du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a publié un communiqué dans lequel il [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par le Monde &#8211; Piotr Smolar</p>
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<p style="text-align: justify;">Le premier ministre belge Charles Michel a rencontré des ONG de défense des droits de l’homme en Israël. Ce qui irrite Benyamin Nétanyahou.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà une colère soigneusement calculée. Dans la soirée du mercredi 8 février, le bureau du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a publié un communiqué dans lequel il annonce la convocation de l’ambassadeur belge en Israël, Olivier Belle, au ministère des affaires étrangères, pour réprimande. La raison : le premier ministre Charles Michel, en visite officielle dans le pays, a rencontré deux organisations non gouvernementales israéliennes, Breaking the Silence (« Rompre le silence ») et B’Tselem, quelques heures après avoir vu M. Nétanyahou. Sans se cacher le moins du monde, à l’hôtel King David, le plus fameux de la ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Une initiative, est-il écrit dans le communiqué, que les autorités considèrent <em>« avec une extrême gravité ». « Le gouvernement belge doit décider s’il veut changer de direction ou continuer dans une ligne anti-israélienne »,</em> poursuit le texte. Il fait notamment référence à l’enquête judiciaire en cours à Bruxelles pour<em> « crimes de guerre »</em> après la plainte d’un collectif de familles de victimes de l’opération militaire « Plomb durci », menée par Israël fin 2008 et début 2009 dans la bande de Gaza.</p>
<h2 class="intertitre" style="text-align: justify;">Offensive sans précédent</h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis deux ans, la droite a lancé une offensive sans précédent contre les organisations non gouvernementales défendant les droits de l’homme et documentant l’occupation en Cisjordanie. En juillet 2016, la majorité a voté une loi à la Knesset exigeant des ONG qui reçoivent la plus grande partie de leurs fonds de l’étranger de le signaler dans chacune de leurs interventions publiques. Lorsque Hagai El-Ad, le directeur de B’Tselem, a dénoncé les ravages de l’occupation devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le 14 octobre 2016, certains députés ont demandé qu’il soit déchu de sa nationalité. En janvier, un projet de loi interdisant à Breaking the Silence d’organiser des événements dans les établissements scolaires est passé en lecture préliminaire à la Knesset. Aujourd’hui, M. Nétanyahou veut empêcher par la loi le financement par des gouvernements étrangers d’ONG qui porteraient <em>« atteinte aux soldats »</em>. Breaking the Silence est encore dans la ligne de mire.</p>
<p style="text-align: justify;">En déplacement à Londres le 6 février, M. Nétanyahou a ainsi demandé à son homologue, Theresa May, de mettre un terme au financement d’organisations <em>« hostiles à Israël »</em>. Le lendemain, la ministre de la culture, Miri Regev, s’en est prise une nouvelle fois à Breaking the Silence, appelant la mairie de Jérusalem à empêcher la tenue d’une conférence dans la galerie d’art contemporain Barbur. Celle-ci devait être consacrée au rapport récent de l’organisation sur les liens étroits entre l’armée israélienne et les colons en Cisjordanie. Le maire Nir Barkat a cédé, prétextant de raisons administratives. <em>« On voit hélas de plus en plus de tentatives pour censurer et éteindre les voix dissidentes,</em> assure Yehuda Shaul, figure historique de l’ONG. <em>Tristement, Barkat se soumet au bon vouloir de personnalités racistes pour fermer une galerie qui voulait juste tenir une conversation sur l’occupation. »</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le fondamentalisme islamique gangrène les mosquées belges</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 08:43:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[L’Iran et ses proxys]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Le Figaro &#8211; Isabelle Ory Un rapport officiel souligne le nombre croissant de lieux de culte et de centres, souvent financés par l&#8217;Arabie saoudite, sous l&#8217;emprise des salafistes dans le Royaume. Le fondamentalisme islamique gangrène chaque jour un peu plus les mosquées belges. C&#8217;est le constat dressé par l&#8217;organisme indépendant chargé d&#8217;évaluer les risques [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="figp-art__chapo">Par Le Figaro &#8211; Isabelle Ory</p>
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<p class="figp-art__chapo" style="text-align: justify;">Un rapport officiel souligne le nombre croissant de lieux de culte et de centres, souvent financés par l&rsquo;Arabie saoudite, sous l&#8217;emprise des salafistes dans le Royaume.</p>
<div class="figp-art__body figp-art__body--size-0">
<p style="text-align: justify;">Le fondamentalisme islamique gangrène chaque jour un peu plus les mosquées belges. C&rsquo;est le constat dressé par l&rsquo;organisme indépendant chargé d&rsquo;évaluer les risques terroristes pour le gouvernement du Royaume. L&rsquo;Ocam tire la sonnette d&rsquo;alarme dans un rapport confidentiel daté de novembre 2016 et rendu public par le quotidien flamand <i>De Standaard.</i>«Un nombre croissant de mosquées et de centres islamiques est sous l&#8217;emprise du wahhabisme, l&rsquo;appareil missionnaire salafiste», écrivent les spécialistes. «Des imams sont en cours de salafisation ou sont déjà salafisés.» Un phénomène qui passe aussi par Internet et la télévision. En face, les imams modérés ne parviendraient pas à faire le poids et perdraient peu à peu la bataille intellectuelle auprès des 800.000 musulmans de Belgique.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Transparence sur le financement des lieux de culte</h2>
<p style="text-align: justify;">Moins d&rsquo;un an après les attentats de Bruxelles, cette description suscite beaucoup d&rsquo;émoi. Lors d&rsquo;un débat à la Chambre des députés jeudi après-midi, de nombreux élus ont interpellé le premier ministre. «Les services de sécurité ont d&rsquo;ores et déjà été mandatés pour proposer un plan d&rsquo;action opérationnel», leur a répondu Charles Michel, sans plus de précision. Il a également rappelé que dès l&rsquo;été son gouvernement avait adopté une circulaire pour lutter contre «les prédicateurs de haine».</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs parlementaires ont réclamé davantage de transparence sur le financement des lieux de culte. Se retrouvent dans le collimateur l&rsquo;Arabie saoudite et les États du Golfe, qui forment des imams ou financent directement des centres islamiques en Belgique. La grande mosquée de Bruxelles, qui dresse son minaret à la lisière du quartier européen, fait figure de navire amiral. Son bureau exécutif est dirigé par l&rsquo;ambassadeur d&rsquo;Arabie saoudite, et trois autres membres résident dans le Royaume wahhabite. Entre 2012 et 2014, le centre islamique et culturel lié au lieu de prière a dépensé plus de 1,2 million d&rsquo;euros pour propager son idéologie, selon des révélations récentes du patron des services secrets belges.</p>
<p style="text-align: justify;">«Le rapport documente de mieux en mieux un phénomène que nous connaissions déjà, note Georges Dallemagne, député centriste et membre de la Commission d&rsquo;enquête sur les attentats du 22 mars à Bruxelles. La nouveauté, ce sont les liens établis entre ce radicalisme islamique et le terrorisme, on ne parle plus seulement de salafisme pieux.» Ces liens s&rsquo;incarnent, par exemple, dans la figure de Fouad Belkacem. Cet ancien chef d&rsquo;un mouvement baptisé Sharia4Belgium a été condamné à douze ans de prison en 2016. Selon l&rsquo;Ocam, l&rsquo;ancien «gourou» fondamentaliste s&rsquo;est inspiré de prêches salafistes repérés sur Internet ; il a ensuite convaincu de nombreux jeunes à partir en Syrie.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le retour des combattants de Daech</h2>
<p style="text-align: justify;">Les Belges ont bien conscience que la lutte contre l&rsquo;islam radical reste complexe et difficile. L&rsquo;opprobre jeté sur le quartier de Molenbeek, qualifié de capitale européenne du djihad après les attentats de Paris, a laissé des traces. Les «revenants» en provenance de Syrie sont surveillés. Cette semaine encore, la police a interpellé onze personnes dans le cadre du possible retour d&rsquo;un combattant de Daech. Elles ont été jeudi soir relâchées après des «auditions approfondies».</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les derniers chiffres officiels, 281 jeunes belges se trouveraient encore en Syrie et 117 seraient rentrés. Les départs diminuent. «Au niveau de la prévention, nous avons progressé très vite, note la chercheuse Corinne Torrekens. Même s&rsquo;il reste le point noir de la radicalisation en prison.». Cette spécialiste de l&rsquo;islam met en garde contre la remise en liberté prochaine de certains membres de Sharia4Belgium. «L&rsquo;état d&rsquo;esprit a changé, veut croire Georges Dallemagne, le niveau de vigilance est là, mais nous gardons encore un système trop fragmenté. Il manque un pilotage intégré de toutes les institutions belges impliquées.»</p>
<p style="text-align: justify;">Il est vrai que la coordination entre les différentes institutions laisse encore parfois à désirer. La Turquie a ainsi intercepté il y a quelques semaines un Belge de 26 ans, ami d&rsquo;un des kamikazes de Bruxelles. Condamné à sept ans de prison pour participation aux activités d&rsquo;un groupe terroriste, il avait été laissé en liberté sur décision du juge. Et il avait discrètement pris la poudre d&rsquo;escampette en direction la Syrie.</p>
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