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	<title>Américains | ELNET</title>
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		<title>Donald Trump espère rafler la mise en Israël</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/donald-trump-espere-rafler-la-mise-en-israel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Oct 2016 09:06:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Américains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les expatriés peuvent faire basculer des Etats clés, selon les républicains.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">LE MONDE | Par Piotr Smolar </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les expatriés peuvent faire basculer des Etats clés, selon les républicains.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Marc Zell assume tout. Pendant les primaires républicaines pour la présidentielle américaine, il avait soutenu Marco Rubio, pensant que Donald Trump n’était pas apte à devenir chef de l’Etat. Lorsque le magnat de l’immobilier a obtenu l’investiture du parti, Marc Zell a proposé de démissionner de son poste de vice-président de Republicans Overseas, l’organisation des militants du Grand Old Party (GOP) à l’étranger. Démission refusée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et voilà l’avocat, un pin’s « Trump » sur la veste, qui reçoit volontaires et journalistes dans son bureau, au centre de Jérusalem. Il est très enthousiaste. « Notre slogan, c’est : voter Trump est dans l’intérêt d’Israël, dit-il. On n’a jamais organisé ici une telle campagne de terrain. Le niveau d’énergie et de passion des gens est sans précédent. » Dernier grand rendez-vous : le 26 octobre à Jérusalem, les sympathisants de M. Trump l’entendront parler en direct par Skype. Même les scandales sexuels touchant le candidat n’émeuvent pas l’avocat : « Les gens ici pensent plus grand que cela. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Marc Zell a changé d’avis à propos de Donald Trump pour diverses raisons : l’ampleur de sa victoire aux primaires, « la frustration populaire contre les élites des deux camps », mais aussi l’identité de l’adversaire, Hillary Clinton. « Trump est un outsider en politique, il n’est pas poli. Sa présidence serait historique pour les relations bilatérales avec Israël, prétend-il. Il veut aborder le conﬂit sans idée préconçue. Au sujet des colonies par exemple, Trump considère qu’il ne doit pas dire aux Israéliens où ils peuvent construire. C’est un changement révolutionnaire. » Lors d’une rencontre avec Benyamin Nétanyahou, le 25 septembre à New York, le milliardaire a promis de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat juif s’il est élu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans ce pays, l’élection américaine n’a jamais été un simple scrutin à l’étranger, observé avec distance. Les relations entre les deux pays sont si étroites qu’Israël est le premier sujet de politique étrangère imposé aux candidats. A cela s’ajoute un enjeu arithmétique, dans une élection qui s’annonce indécise : le vote juif, aux Etats-Unis mais aussi en Israël. Le premier penche largement pour les démocrates, tandis que l’autre est plus favorable au camp républicain. Or le GOP estime que dans certains Etats, le vote des expatriés américains pourrait s’avérer très important, voire déterminant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’organisation non gouvernementale I Vote Israel se veut non partisane. En 2012, pour la première fois, elle a mobilisé ses volontaires pour pousser les juifs américains en Israël à s’enregistrer sur les listes électorales. A l’époque, elle avait estimé le nombre de votants potentiels à 160 000. « Aujourd’hui, ils doivent être environ 200 000, souligne Eitar Charnoff, le nouveau directeur de l’organisation. On espère dépasser la participation de 2012, quand 80 000 Américains avaient voté. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>« C’est OK d’être juif »</strong></span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Marc Zell, pour sa part, estime à environ 160 000 le nombre de votants enregistrés pour le scrutin de novembre. Il est persuadé que cet électorat représente un enjeu important. « On a une étude de cas intéressante : la Floride en 2000, souligne-t-il. L’élection entre Al Gore et George W. Bush s’est jouée à 537 voix près dans cet Etat ; on avait alors eu en Israël 1 500 votes de juifs de Floride en faveur de Bush. Cette année, on espère 10 000 à 12 000 votes ici pour la Floride, et le même nombre en Ohio et en Pennsylvanie, deux autres Etats clés. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’avocat Sheldon Schorer a beau avoir été l’ancien associé de Marc Zell, il a participé à toutes les campagnes démocrates en Israël depuis 1988. Il rejette l’idée d’un phénomène Trump, même s’il reconnaît que le candidat républicain devrait obtenir « aux alentours de 60-65 % » au sein de la communauté. « On estime à 8 millions le nombre d’Américains votant à l’étranger, explique Sheldon</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Schorer, qui dirigeait jusqu’à récemment les Democrats Abroad (« démocrates de l’étranger ») en Israël. Ici, les Républicains n’en auront pas pour leur argent. Ils veulent simplement, en termes d’afﬁchage, diffuser le message que c’est OK d’être juif et de voter républicain. » Pour cet avocat, les juifs américains arrivés ces dernières années en Israël « sont plus conservateurs et religieux, et penchent probablement pour Trump ». Mais il assure ne pas être inquiet : « Hillary Clinton, c’est trente ans de soutien à Israël. En face, c’est un lancer de dés. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Aller chercher les voix partout</strong></span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Derrière ces propos sereins se dissimule, côté démocrate, une faible mobilisation en Israël, comme si les priorités étaient ailleurs. L’équipe républicaine, elle, a déjà ouvert cinq bureaux. Un effort particulier est consenti par exemple en direction du public ultraorthodoxe, moins sensible à la campagne en ligne. L’ouverture d’un premier bureau en Cisjordanie, dans la colonie de Karnei Shomron, a été aussi très commentée par la presse israélienne. En réalité, il s’agit d’un simple ordinateur dans le salon d’un habitant, mais l’intention est claire : aller chercher les voix partout.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il n’existe que des estimations sur le nombre d’Américains vivant en Cisjordanie – le chiffre de 60 000, cité par certains chercheurs, est contesté par les colons eux-mêmes – mais leur penchant nationaliste et religieux est clair. La plateforme adoptée lors de la convention républicaine en juillet a dû les ravir : pour la première fois de son histoire, le parti a rejeté l’expression « occupation » et n’a pas fait mention d’un Etat palestinien.</span></p>
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		<title>L’alliance militaire entre les Etats-Unis et Israël renforcée pour dix ans</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/lalliance-militaire-entre-les-etats-unis-et-israel-renforcee-pour-dix-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Sep 2016 13:53:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La somme est colossale. Au cours de la décennie 2019-2028, les Etats-Unis s’engagent à fournir à Israël une aide militaire de 38 milliards de dollars (34 milliards d’euros). Selon le département d’Etat, il s’agit du « plus grand engagement d’aide militaire bilatérale dans l’histoire des Etats-Unis ».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt; color: #000000;"><span id="publisher" data-source="LE MONDE">LE MONDE</span> | <span class="signature_article">Par <span class="auteur txt2_120">Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)</span></span></span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La somme est colossale. Au cours de la décennie 2019-2028, les Etats-Unis s’engagent à fournir à Israël une aide militaire de 38 milliards de dollars (34 milliards d’euros). Selon le département d’Etat, il s’agit du « plus grand engagement d’aide militaire bilatérale dans l’histoire des Etats-Unis ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ce protocole d’accord devait être officiellement signé à Washington, mercredi 14 septembre, par Yaakov Nagel, conseiller pour la sécurité nationale auprès du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, et Thomas A. Shannon Jr., le sous-secrétaire d’Etat pour les affaires politiques. Il scelle une nouvelle fois l’alliance stratégique entre les deux pays, malgré les relations personnelles exécrables entre leurs dirigeants, Barack Obama et Benyamin Nétanyahou, et le développement des colonies en Cisjordanie, que la diplomatie américaine condamne régulièrement, sans conséquences.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’accord en vigueur à ce jour, et qui expire en 2018, alloue à Israël environ 3,1 milliards de dollars d’aide annuelle. A cela s’ajoutent des efforts exceptionnels, votés chaque année par le Congrès, essentiellement pour des projets de défense antimissiles comme les batteries du système « Dôme de fer ». « Israël aurait pu assumer ces programmes seuls, mais cela aurait pris beaucoup plus de temps à cause du processus de décision lourd et de la charge budgétaire », explique Uzi Rubin, qui dirigea le développement du système Arrow contre les missiles longue portée entre 1991 et 1999.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans le cadre du nouveau mémorandum, la Maison Blanche a imposé des concessions à l’Etat hébreu. Celui-ci ne pourra plus s’engager directement dans des marchandages avec le Congrès pour obtenir des rallonges, à moins de circonstances particulières, en temps de guerre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Ça nous donne moins de flexibilité, mais ça nous permet de mieux planifier nos besoins à l’avance, explique Reuven Ben Shalom, ancien chef du département nord-américain au planning des forces armées, à l’époque où fut conclu l’accord précédent, en 2007. Je suis soulagé et reconnaissant vis-à-vis du peuple américain. L’héritage d’Obama sera le renforcement de la sécurité d’Israël, avec un niveau sans précédent de coopération militaire et en matière de renseignement. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le motif d’inquiétude numéro un de l’état-major israélien est l’arsenal sans précédent accumulé par le Hezbollah, la milice chiite libanaise parrainée par l’Iran, qui dispose de 100 000 roquettes à la précision accrue.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>« Régime unique »</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une réserve de taille figure dans le nouveau mémorandum. A partir de la sixième année, Israël ne pourra plus utiliser ces fonds pour passer des commandes à sa propre industrie de défense, ce qui était le cas pour plus du quart de la somme allouée. L’aide de Washington est donc, au-delà du lien conforté entre les deux pays, une subvention indirecte au complexe militaro-industriel des Etats-Unis. « Nous avions bénéficié d’un régime unique, explique Reuven Ben Shalom. Les fonds américains étaient de l’oxygène pour notre secteur militaro-industriel. Nous allons devoir gagner en maturité et nous préparer à l’indépendance. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les négociations en vue d’un nouvel accord avaient vraiment débuté en novembre 2015. Quatre mois plus tôt, un accord historique avait été conclu par les pays du « P 5+1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) avec l’Iran, au sujet de son programme nucléaire. Un accord jugé dangereux par Benyamin Nétanyahou, qui a dès lors encouragé les élus au Congrès américain à ne pas le ratifier, quitte à se mêler de la politique intérieure d’un autre Etat. Jusqu’à la ratification finale, le premier ministre israélien avait refusé d’entamer des discussions sur la compensation militaire dont pourrait bénéficier son pays en réponse à l’accord avec l’Iran et à la course aux armements ouverte dans la région.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A compter de novembre 2015, les négociations furent ardues entre Israéliens et Américains. Le 25 avril, 83 sénateurs américains sur 100 ont signé une lettre appelant l’administration Obama à accroître ses efforts pour conclure un nouvel accord avec Israël. Le gouvernement Nétanyahou espérait un effort financier considérable de la part de Washington, de l’ordre de 4 à 5 milliards de dollars par an. La Maison Blanche a opposé une fin de non-recevoir. M. Nétanyahou a ensuite joué un bluff risqué, en semblant prêt à remettre les discussions à plus tard, lorsque M. Obama aura quitté la scène.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Même les conseillers du premier ministre et ses alliés politiques estimaient pourtant qu’il valait mieux conclure dès que possible. Le 4 juillet, lors de la fête nationale à l’ambassade américaine, M. Nétanyahou confia son « espoir » d’une conclusion heureuse. Il passa aussi publiquement commande. « Nous apprécions les derniers avions, les F35. Nous parlerons des autres versions que nous voulons. Le décollage vertical, c’est un indice. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Maintenant que l’accord est conclu, les observateurs israéliens s’interrogent déjà sur le sens que Barack Obama voudra donner à ses derniers mois de présidence vis-à-vis d’Israël. Compte-t-il profiter des deux mois et demi entre l’élection du 8 novembre et l’investiture de son successeur pour prendre une initiative ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Depuis longtemps, les experts spéculent sur sa volonté éventuelle de laisser un héritage sur le conflit israélo-palestinien. Il pourrait s’agir soit d’un soutien à une résolution au Conseil de sécurité, défavorable à Israël, soit d’un discours cadre, rappelant les paramètres d’une solution à deux Etats.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais d’autres commentateurs soulignent la lassitude qui se serait emparée de Barack Obama sur ce dossier. découplées. Les communiqués répétés du département d’Etat condamnant le développement des colonies en Cisjordanie se sont succédé, sans effet. Le 9 septembre, Benyamin Nétanyahou s’est même permis, à quelques jours de la signature du mémorandum, d’enregistrer une vidéo de deux minutes en anglais, dans laquelle il accuse les pourfendeurs de la colonisation d’être complices du « nettoyage ethnique » des juifs dans les territoires palestiniens. Cette vidéo a été mal reçue au département d’Etat. Sans conséquences.</span></p>
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