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	<title>Afrique | ELNET</title>
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	<title>Afrique | ELNET</title>
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		<title>Comment Trump  mènera-t-il les six  guerres dont il hérite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2017 09:41:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Figaro &#8211; par Adrien Jaulmes Le nouveau président américain hérite de six guerres au Moyen-Orient et en Afrique. Entre le retrait et l&#8217;escalade, les options de Donald Trump sont limitées. Le nouveau président américain aime les solutions simples, mais il est à craindre qu&#8217;elles ne s&#8217;appliquent guère aux conflits dont il hérite de ses [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Figaro &#8211; par Adrien Jaulmes</span></h6>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Le nouveau président américain hérite de six guerres au Moyen-Orient et en Afrique. Entre le retrait et l&rsquo;escalade, les options de Donald Trump sont limitées.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le nouveau président américain aime les solutions simples, mais il est à craindre qu&rsquo;elles ne s&rsquo;appliquent guère aux conflits dont il hérite de ses prédécesseurs. Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Somalie, Yémen sont les guerres léguées par Bush  et Obama, et que Trump va devoir à présent mener. Elles sont à la fois les champs de bataille d&rsquo;un seul et unique grand conflit entre l&rsquo;Amérique et le djihadisme sunnite, en même temps que des guerres distinctes, ayant chacune ses particularités et ses enjeux locaux. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Trump sera peut-être tenté par l&rsquo;isolationnisme, tendance récurrente de l&rsquo;histoire américaine. Mais comme le répondait Périclès aux Athéniens qui prônaient l&rsquo;abandon de l&#8217;empire au Ve siècle avant J.-C., il était peut-être mal de l&rsquo;acquérir, mais il est certainement dangereux de l&rsquo;abandonner. Les Américains ont peut-être eu tort de se laisser entraîner comme ils l&rsquo;ont fait depuis quinze ans dans autant de coûteux conflits pour tenter d&rsquo;endiguer la vague djihadiste et apporter leur soutien à des États fragiles ou faillis. Mais leur retrait aurait des conséquences potentiellement incalculables. Reste l&rsquo;option la frustrante pour les amateurs de solutions miracles ; continuer à se battre, opiniâtrement, et surtout habilement.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>• Afghanistan</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Quinze ans après son commencement, la première des «guerres du 11 Septembre»est déjà la plus longue de l&rsquo;histoire américaine. L&rsquo;expédition d&rsquo;octobre 2001 avait pour but premier de démanteler la base territoriale qu&rsquo;al-Qaida avait installée dans ce pays grâce à la complaisance des talibans. Renversant du même coup leur gouvernement, les Américains ont installé de nouvelles institutions, donnant pour la première fois un semblant d&rsquo;espoir à un pays ravagé par vingt années de guerre. Mais la détérioration de la situation face à la résurgence des talibans  les a conduits à s&rsquo;installer durablement dans ce pays, comme avant eux les Britanniques et les Soviétiques. Les tentatives d&rsquo;Obama pour se retirer d&rsquo;Afghanistan ont échoué. Le calendrier de retrait prévu a été abandonné fin 2016 pour maintenir 8400 soldats dans le pays. Début 2017, 300 marines  devraient être renvoyés dans l&rsquo;Helmand, province qui est aussi le bastion des talibans. L&rsquo;autre volet de l&rsquo;imbroglio se trouve au Pakistan, à la fois allié et ennemi de Washington. Travaillé de l&rsquo;intérieur par un profond sentiment d&rsquo;insécurité régionale et un anti-américanisme viscéral, la seule puissance nucléaire musulmane alimente et soutient le soulèvement djihadiste en Afghanistan tout en luttant contre le même soulèvement à l&rsquo;intérieur de ses frontières. Aucune solution simple ne s&rsquo;offre à Donald Trump. L&rsquo;état des forces afghanes laisse craindre qu&rsquo;un retrait total des forces américaines ne débouche sur la chute de Kaboul et la victoire des talibans.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>• Irak</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;Irak a montré qu&rsquo;on ne se retirait pas impunément d&rsquo;une guerre. Le départ des troupes américaines de Mésopotamie à la fin de l&rsquo;année 2011 a permis à l&rsquo;État islamique de s&#8217;emparer d&rsquo;un tiers du pays en 2014, pour n&rsquo;être arrêté in extremis qu&rsquo;aux portes de Bagdad et d&rsquo;Erbil grâce à l&rsquo;intervention aérienne américaine. Avec la plus grande réticence, Obama a été contraint de renvoyer des soldats et de rééquiper les forces armées irakiennes et kurdes. Au cours de l&rsquo;année 2015 et 2016, ces troupes ont repris pas à pas le terrain perdu, jusqu&rsquo;à combattre aujourd&rsquo;hui l&rsquo;État islamique dans sa capitale de Mossoul. Mais avec l&rsquo;Irak, Trump hérite, comme Obama avant lui, d&rsquo;un dossier particulièrement difficile. Le Moyen-Orient tout entier continue de vivre avec les conséquences de l&rsquo;invasion décidée par l&rsquo;Administration Bush en 2002. L&rsquo;Irak n&rsquo;est plus qu&rsquo;un État fractionné, affaibli, dont le fragile gouvernement central est devenu un client de Téhéran. Le fragile équilibre confessionnel ne sera pas reconstruit de sitôt, et la bataille contre l&rsquo;État islamique n&rsquo;est pas terminée. Trump hérite qui plus est d&rsquo;une guerre dans laquelle il est l&rsquo;allié objectif de Téhéran. Les soldats et conseillers américains sont actuellement environ 5000, et le nombre de forces spéciales engagées dans la bataille de Mossoul devrait prochainement atteindre les 450 soldats.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>• Syrie</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les critiques de l&rsquo;intervention américaine en Irak n&rsquo;ont pas de mots assez durs pour reprocher à Obama de ne pas être intervenu en Syrie. S&rsquo;il a réussi à ne pas se laisser entraîner dans un nouveau conflit au Moyen-Orient, Obama n&rsquo;a cependant pas obtenu de grands résultats. Ne pas avoir de politique est aussi une politique, et c&rsquo;est souvent la pire de toutes. L&rsquo;irrésolution et les pas de deux d&rsquo;Obama, soutenant à demi une insurrection de plus en plus dominée par les djihadistes tout en poursuivant dans un deuxième temps l&rsquo;objectif chimérique d&rsquo;abattre simultanément Bachar el-Assad et l&rsquo;État islamique, ont prolongé la guerre civile. Et ont permis le grand retour de la Russie au Moyen-Orient. Le soutien des Américains aux Kurdes syriens a aussi placé Washington en porte-à- faux avec la Turquie, alliée aussi ambigu que le Pakistan, et elle aussi travaillée par un profond sentiment anti-américain. La lutte contre l&rsquo;État islamique, menée à coup de frappes aériennes ciblées et de raids de commandos, les deux outils de la nouvelle doctrine militaire américaine, a pourtant eu des résultats. Les Américains ont aussi pris pour cibles d&rsquo;autres groupes. Début janvier, un B-52 a lancé une série de bombes sur des camps djihadistes dans la région d&rsquo;Idlib. Un rapprochement de Trump avec Moscou permettrait de coordonner ces opérations avec celle des Russes. Mais il aurait aussi pour effet de renforcer la position de la Russie, ainsi que celle de l&rsquo;Iran.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>• Libye</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;engagement franco-britannique américain contre Kadhafi en 2011 devait être la parfaite combinaison gagnante de l&rsquo;interventionnisme humanitaire bien dosé. Le résultat a été presque aussi catastrophique. Débarrassé du dictateur, le pays a basculé depuis dans la guerre civile. Divisée entre factions rivales, à nouveau morcelée entre les anciennes provinces de Tripolitaine et de Cyrénaïque et du Fezzan, la Libye est devenue un terrain d&rsquo;expansion rêvé pour l&rsquo;État islamique ; le pays est aux portes de l&rsquo;Europe, et les immensités désertiques du Sahara lui donnent toute la profondeur stratégique souhaitée. Réticents à se laisser entraîner dans une aventure militaire supplémentaire, les Américains se sont  largement retirés du jeu politique depuis l&rsquo;assassinat de leur ambassadeur en 2012. Mais l&rsquo;essor de l&rsquo;EI les a conduits à intervenir massivement en 2016 pour soutenir la reprise de Syrte aux djihadistes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Depuis, ils mènent contre l&rsquo;EI une guerre secrète faite de raids commandos et de bombardements ciblés. Début janvier, quelques jours avant l&rsquo;intronisation de Trump, deux bombardiers furtifs B-2 ont lancé une attaque contre des camps de l&rsquo;EI dans la région de Syrte, tuant une centaine de djihadistes, selon Washington. </span><br />
<span style="color: #000000;">Même si Trump peut être tenté de laisser les Européens se débrouiller seuls avec cette crise qui se déroule à leurs portes, l&rsquo;importance stratégique de la Libye, ainsi que celle de ses ressources pétrolières, rend cette option peu probable. Les menées des Russes, qui se sont récemment affichés aux côtés du maréchal Haftar,  l&rsquo;homme fort de la Cyrénaïque, devraient aussi tôt ou tard contraindre le nouveau président américain à se préoccuper de ce dossier.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>• Yémen</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les États-Unis sont au Yémen dans une position particulièrement complexe. La guerre civile qui déchire ce pays, le plus pauvre du monde arabe, est une conséquence de la révolution qui éclate en 2011 contre Ali Abdallah Saleh, le vieil autocrate au pouvoir à Sanaa depuis trente-trois ans. La révolte a réveillé les tensions tribales qui constituent le fond de la politique yéménite, en même temps qu&rsquo;elle était détournée par les islamistes. Déposé en 2012, Saleh s&rsquo;est allié avec une secte chiite yéménite rassemblée en un curieux mouvement politico- religieux: les houthistes. Soutenues par l&rsquo;Iran, ces tribus du nord s&#8217;emparent en 2014 de Sanaa, la capitale, et d&rsquo;Aden, importante ville portuaire et clef de la mer Rouge. En mars 2015, l&rsquo;Arabie saoudite prend la tête d&rsquo;une coalition de dix pays musulmans sunnites pour chasser les houthistes, avec le soutien des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni.</span><br />
<span style="color: #000000;">Profitant de l&rsquo;effondrement de ce qui restait de l&rsquo;État yéménite, les djihadistes ont parallèlement étendu leur influence et leur contrôle territorial à la faveur de la guerre. Al-Qaida dans la Péninsule arabique (Aqpa) est devenue au Yémen l&rsquo;une des plus puissantes branches de l&rsquo;organisation, et l&rsquo;État islamique y gagne du terrain. Impliqués dans la guerre civile aux côtés de l&rsquo;Arabie saoudite, fournissant des renseignements et du ravitaillement à l&rsquo;aviation saoudienne, les États-Unis ont participé directement au conflit fin 2016 après que leurs navires, qui participent au blocus du pays, ont été pris pour cible par des missiles. Les drones américains frappent régulièrement les organisations djihadistes au Yémen, mais l&rsquo;enlisement de l&rsquo;offensive saoudienne risque d&#8217;empêcher Washington de s&rsquo;extraire prochainement d&rsquo;un conflit dans une zone aussi stratégique.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">• Somalie</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Après avoir quitté ce pays de la Corne de l&rsquo;Afrique en 1993, au lendemain de la </span><span style="color: #000000;">calamiteuse affaire de la «Chute du faucon noir», qui avait vu des milices locales </span><span style="color: #000000;">défier leur puissance, les États-Unis ont fait depuis plusieurs années leur retour </span><span style="color: #000000;">en Somalie. Washington mène dans ce pays aux institutions en ruines une guerre </span><span style="color: #000000;">secrète contre les islamistes du mouvement al-Chebab, qui a fait allégeance à al- </span><span style="color: #000000;">Qaida. La Somalie est devenue le terrain d&rsquo;expérimentation de la nouvelle </span><span style="color: #000000;">doctrine de combat américaine, utilisant forces spéciales, contractuels privés et </span><span style="color: #000000;">drones, plutôt que de déployer des troupes conventionnelles. Entre 200 et 300 </span><span style="color: #000000;">commandos américains, appuyés par des forces spéciales kényanes, ougandaises </span><span style="color: #000000;">et même somaliennes, ont mené en 2016 plus de 13 raids contre al-Chebab. Des </span><span style="color: #000000;">escadrilles de drones opèrent en Somalie depuis Djibouti, la seule base </span><span style="color: #000000;">permanente américaine sur le continent africain, et des compagnies privées </span><span style="color: #000000;">américaines assurent l&rsquo;entraînement de forces somaliennes chargées de donner </span><span style="color: #000000;">la chasse aux Chebab. Mais les guerres, même secrètes, ont tendance à acquérir </span><span style="color: #000000;">leur logique propre, et Washington peut difficilement se désengager de Somalie </span><span style="color: #000000;">sans livrer à al-Qaida une base territoriale dans une région vitale pour le </span><span style="color: #000000;">commerce maritime mondial.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><a href="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2017/01/infographie_Figaro_trump_Moyen_Orient.png" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-2109" src="http://elnetwork.kamendo.com/wp-content/uploads/2017/01/infographie_Figaro_trump_Moyen_Orient.png" alt="infographie_Figaro_trump_Moyen_Orient" width="725" height="529" srcset="https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/01/infographie_Figaro_trump_Moyen_Orient.png 725w, https://elnetwork.fr/wp-content/uploads/2017/01/infographie_Figaro_trump_Moyen_Orient-300x219.png 300w" sizes="(max-width: 725px) 100vw, 725px" /></a></p>
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		<title>Le bilan du quinquennat de François Hollande en matière de politique étrangère et dans la relation avec Israël</title>
		<link>https://elnetwork.fr/notestrategiquesmensuelles/le-bilan-du-quinquennat-de-francois-hollande-en-matiere-de-politique-etrangere-et-dans-la-relation-avec-israel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Dec 2016 21:24:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note stratégiques mensuelles]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique française]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La politique étrangère est sans doute le domaine où l’action des présidents fait relativement consensus et à cet égard, François Hollande n’a pas dérogé à la règle...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La politique étrangère est sans doute le domaine où l’action des présidents fait relativement consensus et à cet égard, François Hollande n’a pas dérogé à la règle. L’Elysée a su dessiner une ligne rassemblant les diverses tendances de la diplomatie française, mêlant la tradition gaulliste / mitterrandienne à un atlantisme et un interventionnisme plus affirmés (chers aux partisans du droit d’ingérence humanitaire). En 2015, Camille Grand, alors directeur de la Fondation pour la recherche stratégique déclarait : « <em>c’est une diplomatie désidéologisée qui s’éloigne des vaches sacrées du gaullo-mitterrandisme</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La diplomatie française s’est articulée autour de plusieurs chantiers : la lutte contre le terrorisme avec la guerre au Mali et en Centrafrique et les frappes en Irak et en Syrie, le nucléaire iranien, l’accord sur le climat qui fut un succès, la crise en Ukraine… Le programme du candidat Hollande en 2012 intitulé <em>Les</em> <em>60 engagements pour la France</em> listait une série d’objectifs de politique étrangère et européenne, même si ceux-là constituaient plus une collection de différentes actions qu’une doctrine de politique étrangère à proprement parlé. Et parmi ces 60 vœux, le 59<sup>e</sup> consistait à « <em>Soutenir la reconnaissance internationale de l&rsquo;Etat palestinien </em>».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La politique européenne a été largement contrôlée par l’Élysée tandis que la politique africaine a été principalement conduite par le Ministère de la Défense, au nom de la lutte contre le terrorisme. La France considère depuis longtemps que sa participation aux organisations internationales est l’un des vecteurs d’exercice et de maintien, de sa puissance. À ce titre, le succès de la COP 21 doit être porté au crédit de la diplomatie française et constitue une preuve de l’engagement français en faveur du multilatéralisme. La grande caractéristique du Président Hollande a été son rapport décomplexé à l’utilisation de la force armée, avec les déclenchements de l’opération Serval au Mali et de l’opération Sangaris en Centrafrique, et une tentative d’intervention en Syrie qui ne fut guère efficace du fait des atermoiements de la communauté internationale. En effet, les velléités des puissances occidentales ont permis à la Russie de Vladimir Poutine de largement dominer le jeu au Moyen-Orient.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La lutte contre Daech et le terrorisme</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span><span style="color: #000000;">Dès l’entrée de son mandat, François Hollande a été confronté à la menace terroriste. Alors qu’il n’était pas encore en exercice, les attentats de Toulouse et Montauban en mars 2012 ont fait entrer la France dans une nouvelle ère et fait de la lutte contre le terrorisme le fil rouge du quinquennat suivant.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette perspective, les effectifs de l’armée française ont été rehaussés sous la présidence d’Hollande. En effet, la défense française a été particulièrement mise à l’honneur sous le quinquennat : volontariste, la politique de défense de François Hollande a permis le déploiement de l’armée française sur différents théâtres d’opérations en Afrique et au Moyen-Orient, au nom des valeurs universelles que la France porte et des intérêts qu’elle défend.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Afrique et Centrafrique</strong></span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Le 11 janvier 2013, le président François Hollande engageait l’armée française au Mali contre les djihadistes : c’est l’opération Serval. Le pays était alors coupé en deux et dirigé par un gouvernement sans légitimité démocratique. En l’espace de douze mois, l’armée française (environ 2500 soldats) a libéré le nord de la boucle du Niger, des centaines de djihadistes ont été neutralisés et le Mali s’est doté d’un Président démocratiquement élu. L’opération Barkhane, prolongement de la précédente, lancée au Sahel le 1<sup>er </sup>août 2014 est parvenue à repousser les djihadistes qui ont contrôlé le nord du pays de mars-avril 2012 à janvier 2013. 3000 hommes ont été mobilisés. Les djihadistes ont été neutralisés dans les principales villes du nord telles que Tombouctou et Gao mais l’insécurité demeure sur les routes et les espaces désertiques et empêche le retour à une activité économique normale.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Lancée il y a trois ans après le renversement du Président François Bozizé par les groupes rebelles de la Seleka qui s’étaient adonnés à de multiples exactions contre les populations chrétiennes (lesquelles ont constitué des milices d’auto-défense anti-balaka et s’en sont pris à leur tour aux civils musulmans), l’opération Sangaris en Centrafrique s’est achevée officiellement en octobre dernier. Avec l’aval de l’Union africaine et de l’ONU, 2500 soldats français ont été mobilisés au plus fort des tensions, trois soldats sont morts pendant l’opération et 120 autres blessés. Sangaris a coûté plus de 500 millions d’euros et le bilan de l’opération est en demi-teinte : si elle a permis de mettre fin aux tueries de masse, les bandes armées ne sont pas neutralisées et les 10 000 casques bleus de l’opération des Nations-Unies MINUSCA, toujours présents en Centrafrique, continueront de faire face à de nombreux défis sécuritaires (25 000 réfugiés dans un camp près de l’aéroport de Bangui, reprise des exactions par les milices qu’il reste à désarmer, etc.).</span><strong> </strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Syrie et Irak</strong></span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">En août 2013, François Hollande veut « punir » le régime du président syrien Bachar al-Assad, accusé d&rsquo;avoir utilisé des armes chimiques contre son peuple. Mais le dirigeant français doit se raviser après la volte-face de son homologue et allié américain, Barack Obama, qui renonce à le suivre. Sur le dossier syrien, François Hollande « <em>veut penser que la démocratie existe dans ce pays et qu’il faut parvenir à la faire émerger. » </em>Cela implique qu’il faut combattre Bachar al-Assad. La France doit donc opérer un virage et opte pour une approche beaucoup plus attentiste, calquée sur l’attitude américaine, qui privilégie l’endiguement de la crise et la lutte contre le terrorisme. Elle entend désormais cibler les bastions du groupe jihadiste dans le nord de la Syrie. Fin septembre 2016, les avions français, alors engagés en Irak dans le cadre de la coalition internationale anti-jihadiste, frappent des sanctuaires de Daech. Ainsi Paris considère son intervention en Syrie comme de la légitime défense puisqu’elle est attaquée sur son propre territoire.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">En Irak, depuis septembre 2014, l’opération Chammal permet le déploiement des forces militaires françaises. Au sein de la coalition internationale contre l’EI, les avions de chasse tricolores et le porte-avions Charles-de-Gaulle sont fortement mis à contribution.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Au 1er septembre 2016, le colonel Patrick Steiger, porte-parole de l&rsquo;État-major des armées, rapporte que la France a effectué du 5 juillet au 30 août 344 sorties et mené 61 raids. Depuis le début de l&rsquo;opération, les Mirage et les Rafale français ont mené en Irak un millier de frappes. Ce qui fait de la France la deuxième force de la coalition internationale, juste derrière les États-Unis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Le rôle de la France au Moyen-Orient</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour la France, le Moyen-Orient et Israël représentent une importante sphère d&rsquo;influence et des intérêts à long terme. Ces relations stratégiques étroites auraient du permettre aux Français de jouer un rôle de médiateur entre Israël et ses voisins dans les efforts pour obtenir la paix dans la région mais les initiatives françaises, bien que louables et sans doute bien intentionnés, ont davantage renforcé les tensions et la défiance entre Israéliens et Palestiniens.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Les relations franco-israéliennes</strong></span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Depuis 1967, le conflit israélo-palestinien a souvent été un facteur de tension au sein de la société française. La position diplomatique de la France n’a pas évolué et se résume en trois points fondamentaux : « <em>la création d&rsquo;un État palestinien indépendant, viable et démocratique établi sur la base des frontières de 1967, la proclamation de Jérusalem comme capitale de deux Etats et des arrangements de sécurité préservant la souveraineté de l’Etat palestinien et garantissant la sécurité d’Israël</em>. »</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Les attentats de Charlie Hebdo, Montreuil et de l’Hyper Cacher, survenus presque 3 ans après ceux de Montauban et de Toulouse, puis ceux du Bataclan et de Nice ont toutefois changé la donne. Pour la première fois, le peuple français s’est levé pour exiger du gouvernement qu’il assume la «  <em>guerre</em><em> contre le terrorisme, le djihadisme et l&rsquo;islamisme radical </em>», selon les propos de Manuel Valls. La France et Israël se sont retrouvés unis dans ce même combat.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">L’entente est particulièrement cordiale entre les deux pays lors de l’élection de François Hollande. Shelly Yachimovich, alors présidente du Parti travailliste, est invitée aux universités d’été du Parti socialiste à la Rochelle du 22 au 26 août 2012 puis est reçue à l’Elysée par le président français.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">A l’occasion de sa première visite en France depuis l’élection de François Hollande, Benyamin Netanyahou demande à se rendre à l’école Ozar Hatorah à Toulouse le 1<sup>er</sup> novembre 2012 pour rendre hommage aux victimes de Mohammed Merah. Il s’agit alors de sa première rencontre avec le nouveau président français. Un an plus tard, le président français, qui apparaît comme un homme « neuf » et un ami d’Israël du fait de son engagement contre le boycott, et qui noue de fait une relation plutôt amicale avec le chef de l’Etat hébreu, fait une visite officielle en Israël pour consolider la coopération économique et stratégique à l’occasion de la Journée de l’Innovation. Cette nouvelle réunion avec Benyamin Netanyahou </span>laisse augurer une collaboration fructueuse et les commentateurs évoquent même une « lune de miel » entre les deux hommes.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Si la relation reste forte, cette « lune de miel » ne va pas durer et à mesure que la popularité de François Hollande va s’effondrer et que le PS va essuyer plusieurs revers (il perd les municipales, les cantonales, les européennes et le Sénat en 2014), les liens entre la France et Israël vont se dégrader. Les protestations populaires renforcent ce sentiment de débâcle et la gauche est complètement désunie. Au même moment, survient la guerre à Gaza menée par Israël contre le Hamas à l’été 2014. Ce conflit fait prendre un tournant majeur à la vie politique française et devient une occasion pour la gauche de donner l’illusion qu’elle n’est pas si disloquée qu’elle apparaît et qu’elle peut avoir des convergences de vue avec les frondeurs. Ainsi, la question palestinienne est instrumentalisée à des fins de politique intérieure.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Les démonstrations de force pro-palestiniennes dans les rues de Paris et à Sarcelles et leurs dérives antisémites parviennent à mettre le gouvernement sous pression. Si au début du conflit, François Hollande via un communiqué de l’Elysée reconnaît à Israël « <em>le droit de se défendre </em>» suite à une conversation avec le Premier ministre israélien, il ne peut s’empêcher, quelques jours plus tard de donner des gages aux Palestiniens. Le gouvernement condamne alors « <em>l’action disproportionnée de l’armée israélienne</em> » pourtant très précautionneuse dans ce conflit asymétrique. Quelques semaines après la fin de l’Opération Bordure protectrice, le gouvernement français laisse les parlementaires voter à l’Assemblée nationale et au Sénat une résolution symbolique en faveur de la reconnaissance de l’Etat de Palestine. François Hollande ne dit mot… sans doute y consent-il ? « <em>Soutenir la reconnaissance de l’Etat de Palestine </em>» constitue en effet la 59e promesse de sa campagne. Si la France est légitime à agir au sein du Quartet pour la paix au Proche-Orient, elle a commis de nombreuses erreurs dans le passé et sous le quinquennat de François Hollande. L’agitation politique qui accompagne le débat parlementaire sur la reconnaissance de la Palestine ne présage rien de bon. Benoît Hamon, initiateur de la résolution, a reconnu de son propre aveu, rapporté par Le Canard enchaîné du 19 novembre 2014 : « <em>Cette résolution est tout à fait opportune sur le plan électoral. Il s’agit du meilleur moyen pour récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers, qui n’a pas compris la première prise de position pro-israélienne de Hollande, et qui nous a quittés au moment de la guerre de Gaza.</em> ». Les 2 et 9 décembre 2014, deux résolutions portées par les frondeurs du Parti socialiste, sont soumises au vote de la représentation nationale afin de « <em>faire de la reconnaissance de l’Etat de Palestine un instrument pour obtenir un règlement définitif du conflit </em>». Si les parlements votent en leur faveur, cette décision n’a pas de valeur juridique et n’est pas contraignante pour le Quai d’Orsay. Mais symboliquement, le mal est fait.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Jusqu’à la visite de Manuel Valls en mai 2016, la relation entre la France et Israël est glaciale. Le Premier ministre, qui bénéficie d’une image positive auprès du gouvernement israélien, parvient néanmoins à réchauffer les rapports entre les deux pays.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Le soutien de la France à la Palestine au sein des instances internationales</strong></span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Avant le mandat de François Hollande, Nicolas Sarkozy avait déjà œuvré pour une reconnaissance de la Palestine au sein des instances internationales. Ainsi, le 31 octobre 2011, la Palestine faisait son entrée à l’UNESCO. Un an plus tard, François Hollande prend la </span><span style="color: #000000;">relève et le 29 novembre 2012, la France vote en faveur d&rsquo;une résolution à l&rsquo;Assemblée générale des Nations Unies permettant à la Palestine, Etat non-membre, d’avoir le statut d&rsquo;État observateur. Le 31 décembre 2014, la France est le seul pays de l&rsquo;UE à voter en faveur d&rsquo;une résolution au Conseil de sécurité des Nations Unies sur un accord de paix qui fournissait un agenda et des paramètres. Celle-ci ne réunit même pas la majorité mais la France a commis une grave erreur diplomatique. « <em>Cette résolution encourage les divisions et non un compromis</em> », avait déclaré l&rsquo;ambassadrice américaine à l&rsquo;ONU Samantha Power. « <em>Ce texte n&rsquo;évoque les inquiétudes que d&rsquo;une seule partie</em>», avait-t-elle ajouté.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Enceintes de propagande et de haine, l’ONU et l’UNESCO sont aujourd’hui noyautées par une coalition de pays hostiles aux valeurs démocratiques qui ont trouvé une plateforme idéale pour dénigrer les valeurs occidentales et faire avancer leurs pions sur la scène internationale. Seul Israël fait l’objet de ce double standard permanent qui en fait un Etat à part parmi les nations. Ainsi pour la seule année 2014, Israël a été condamné à 20 reprises par l’Assemblée générale des Nations Unies, alors que la Corée du Nord ne l’a été qu’une seule fois, comme la Libye, l’Iran ou la Syrie, et que l’Arabie Saoudite, l’Afghanistan, la Chine (entre autres pays qui bafouent les droits de l’homme les plus élémentaires) qui ont été tout simplement « oubliés ». 38% des résolutions du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies ont été dirigées contre Israël, le Conseil ayant un agenda où 10 questions sont examinées à chaque session dont une est spécialement réservée à Israël. Les démocraties, et la France en première ligne, ont capitulé face à ce groupement d’Etats antisionistes. Il est pourtant de son devoir de porter haut et fort les valeurs communes que partagent la France et Israël.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Le 24 mai 2016, une résolution de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), intitulée « Situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé », est adoptée à une écrasante majorité de 107 voix pour et 8 contre. Elle condamne Israël pour avoir prétendument violé les « <em>droits à la santé</em> » des Syriens sur le plateau du Golan. Cette résolution est adoptée alors même que des hôpitaux israéliens soignent, sur le plateau du Golan, des Syriens qui fuient les massacres d’el-Assad. Cette résolution a été promue par les États arabes, et en premier lieu par l’Arabie Saoudite, dont le représentant a averti que les pays qui voteraient contre la résolution de l’OMS ne seraient pas considérés comme des « <em>États épris de paix</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Toutes ces décisions n’ont aucunement fait avancer les pourparlers de paix, bien au contraire, elles ont entrainé les Palestiniens dans l’irrédentisme, encouragé le terrorisme et le fanatisme. L’Autorité palestinienne a utilisé la scène internationale pour condamner systématiquement Israël, créant toujours plus de défiance entre les deux peuples. Si la France veut être audible et crédible au Moyen-Orient, elle doit prendre pleinement conscience du terrain et du contexte régional, sans brûler les étapes. Elle doit aider à rétablir la confiance et à renforcer les coopérations économiques et stratégiques pour créer un climat favorable plutôt que d’imposer des paramètres sans consulter les principaux intéressés.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Aux mois de mai et d’octobre de cette année, l’UNESCO a officiellement adopté deux résolutions sur « Jérusalem-Est » qui cautionnent une réécriture inadmissible de l’Histoire juive et donc de l’Histoire universelle en niant tout lien millénaire entre Jérusalem et le peuple juif. Tous les sites religieux y sont dénommés en arabe alors même que l&rsquo;islam est apparu plus de 600 ans après la naissance du Christ et que le Temple d&rsquo;Hérode, dont le Mur Occidental, </span>selon tous les archéologues, est le vestige. Lors du vote de la première résolution, la France s’exprime en faveur du texte suscitant une levée de boucliers dans le monde et obligeant</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Manuel Valls et plusieurs responsables politiques à s’en excuser, pourtant, 5 mois plus tard, au lieu de rectifier le tir, elle choisit de s’abstenir lors du vote d’une nouvelle résolution qui marginalise encore Israël fait des grands sites juifs de Jérusalem un héritage musulman. Le gouvernement israélien a immédiatement annoncé la suspension de sa coopération avec l&rsquo;UNESCO en signe de protestation. Par ce vote, l’UNESCO a rejeté les fondements mêmes de notre civilisation, faisant ainsi le lit des islamistes qui, dans une volonté de conquête, ambitionnent de prendre en otage la culture du monde libre et les racines du christianisme. Il était du devoir de la France, qui s’est abstenue, et de toutes les démocraties de défendre nos valeurs et faire triompher la vérité et ne pas laisser cette organisation internationale faciliter le travail de sape organisé par les mouvements pro-palestiniens et panislamiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000;"><strong>Etiquetage des produits issus des implantations juives de Cisjordanie, du Golan et de Jérusalem Est</strong></span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Pour la France et la communauté internationale, les implantations juives de Cisjordanie ne font pas partie du territoire israélien. Selon le Quai d&rsquo;Orsay, « <em>l&rsquo;implantation de colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est constitue une appropriation illégale de terres qui devraient être l&rsquo;enjeu de négociations de paix entre les parties sur la base des lignes de 1967</em> ». Ainsi, l’idée de la mise en place d’une politique d’étiquetage, a progressivement muri au sein des institutions européennes, avec pour objectif de mettre Israël sous pression.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Le 24 novembre, la France a fait le choix d’appliquer cette directive pourtant « non contraignante ». Les hautes instances européennes créent ainsi un droit et une souveraineté palestinienne qui n’existent pas (tant qu’il n’existera pas d’Etat de Palestine) en inventant une frontière fictive (la « ligne verte » est une ligne d’armistice, pas une frontière) qui sépare Israël des implantations. En voulant sanctionner Israël et faire pression sur son gouvernement qui, comme elle, fait face au terrorisme islamiste, la France encourage l’Autorité Palestinienne et les mouvements pro-palestiniens à privilégier l’incitation à la haine et la violence plutôt que revenir à la table des négociations pour rechercher un compromis sans lequel, il n’y aura pas de paix. Contrairement à ce que les promoteurs de cette politique discriminatoire à l’égard d’Israël affirment, il n’y a pas de différence entre l’étiquetage des produits des implantations juives et le boycott d’Israël. La directive de l’UE stigmatise Israël comme « puissance occupante » et « Etat colonial ». Elle appuie la rhétorique des pays arabes au sein des organisations internationales et donne une justification au mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions).</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">L’étiquetage, du fait de son caractère ambigu et discriminatoire, sera naturellement instrumentalisé par les partisans du boycott d’Israël. C’est une initiative inutile qui participe du double standard auquel est en permanence confronté Israël et n’a pour autre objectif que d’isoler l’Etat hébreu. Enfin, l’étiquetage entre en contradiction avec un mouvement global de condamnation du boycott d’Israël, pourtant interdit en France.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Le nucléaire iranien et l’Accord de Vienne</strong></span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">La ligne dure française dans le dossier du nucléaire iranien a été officialisée par Nicolas Sarkozy puis poursuivie et assumée par son successeur socialiste François Hollande depuis 2012. La France a ainsi fait le chemin inverse des Etats-Unis, qui ont changé de stratégie avec l&rsquo;arrivée de Barack Obama et sa volonté de parvenir à un accord historique avec Téhéran sur le dossier nucléaire. L’ancien ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius fut Premier ministre entre 1984 et 1986, à l&rsquo;époque la pire des relations entre Paris et Téhéran. Attentats en France, prises d&rsquo;otages français au Liban attribuées au Hezbollah chiite allié de Téhéran, contentieux sur le contrat nucléaire Eurodif, soutien de la France à l&rsquo;Irak alors en guerre contre l&rsquo;Iran etc., des événements qui ont compromis toute relation de confiance avec la République islamique. Par ailleurs, Paris avait clairement fait le choix des monarchies pétrolières du Golfe et de la stabilité conservatrice qu&rsquo;elles représentent face à un Iran dont la France n&rsquo;a de cesse de rappeler le rôle déstabilisateur en Syrie, au Liban ou en Irak. S&rsquo;ajoutent d&rsquo;autres raisons comme la volonté française d&rsquo;apparaître comme le « gardien de la non-prolifération » nucléaire.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">C&rsquo;est en arguant de son expertise &#8211; reconnue &#8211; sur ces questions que Paris réclame un accord solide avec l&rsquo;Iran et soupçonne parfois son allié américain d&rsquo;être prêt à trop de concessions pour arracher un compromis historique. Lequel allié, en retour, surveille son partenaire français pour éviter, dans la dernière ligne droite des négociations, une réédition du « psychodrame » de Genève en novembre 2013. A l&rsquo;époque, Paris s&rsquo;opposa in extremis à la première mouture d&rsquo;un accord provisoire concocté entre Washington et Téhéran. Un texte amélioré avait été signé 15 jours plus tard.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Malgré la fermeté française sur le nucléaire iranien, l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien conclu le 14 juillet 2015 n’a été ni « bon » ni « robuste » comme le souhaitait le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. S’il retarde le programme d’une bonne année, le limite et le soumet à un contrôle bien plus poussé qu’il ne l’est aujourd’hui, il ne propose aucune solution à long terme et comporte de nombreuses failles.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">***</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La diplomatie française sous la Présidence de François Hollande offre un bilan en demi-teinte. Des actions décisives ont été menées et ont permis d’empêcher des désastres humains et politiques, notamment au Mali et en Centrafrique. Vis-à-vis du conflit israélo-palestinien, l’action française n’est pas éloignée de celle des mandats précédents, se contentant de postures parfois contradictoires ou d’initiatives le plus souvent contre-productives. La France a toutefois résisté à la tentation et à la pression d’une reconnaissance unilatérale de la Palestine et n’a donc pas franchi la ligne rouge.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ce qu’il faut également retenir et saluer est le volontarisme marqué du Président, qu’il s’agisse du dossier iranien pour lequel la France bénéficie d’une crédibilité forte et dont les positions ont souvent été les plus fermes, ou de la crise en Syrie pour laquelle la France n’a pas hésité à affirmer seule et tôt la nécessité d’intervenir. Ceci n’a malheureusement pas été accompagné d’une force de persuasion suffisante pour avancer sur ces deux dossiers majeurs : </span>l’accord iranien n’est pas satisfaisant et l’impuissance face à la tragédie syrienne jette un voile de honte sur toute la communauté internationale.</p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Netanyahou, VRP des ventes d’armes aux dictatures  africaines</title>
		<link>https://elnetwork.fr/securite-terrorisme/netanyahou-vrp-des-ventes-darmes-aux-dictatures-africaines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jul 2016 09:12:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité / Terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[armes]]></category>
		<category><![CDATA[Netanyahou]]></category>
		<category><![CDATA[Ouganda]]></category>
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		<category><![CDATA[vente d'armes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au nom de la lutte commune contre le djihadisme, le premier ministre cherche à consolider des alliances au potentiel important. Mais en réalité, Israël est présent depuis longtemps en Afrique, avec la discrétion qui sied au secteur concerné : les ventes d’armes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le retour d’Israël en Afrique et de l’Afrique en Israël. Benyamin Nétanyahou a placé sous ce slogan emphatique sa tournée sur le continent, qui le conduit cette semaine en Ouganda, au Kenya, au Rwanda et en Ethiopie. Au nom de la lutte commune contre le djihadisme, le premier ministre cherche à consolider des alliances au potentiel important. Mais en réalité, Israël est présent depuis longtemps en Afrique, avec la discrétion qui sied au secteur concerné : les ventes d’armes. Dans la délégation du premier ministre, les représentants de l’industrie de la défense sont les plus nombreux, loin devant leurs collègues de l’agroalimentaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le retour d’Israël en Afrique et de l’Afrique en Israël. Benyamin Nétanyahou a placé sous ce slogan emphatique sa tournée sur le continent, qui le conduit cette semaine en Ouganda, au Kenya, au</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Rwanda et en Ethiopie. Au nom de la lutte commune contre le djihadisme, le premier ministre cherche à consolider des alliances au potentiel important. Mais en réalité, Israël est présent depuis longtemps en Afrique, avec la discrétion qui sied au secteur concerné : les ventes d’armes. Dans la délégation du premier ministre, les représentants de l’industrie de la défense sont les plus nombreux, loin devant leurs collègues de l’agroalimentaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Avec une armée régulièrement sollicitée dans des opérations d’envergure et un secteur high-tech florissant, Israël est comme un salon de l’armement qui ne fermerait jamais ses portes. Il a signé pour 5,7 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros) de contrats en 2015. Sur ce total, l’Afrique arrive très loin derrière les autres continents, avec 163 millions de dollars. Mais les liens tissés au travers de contrats de livraison ou de formation avec des régimes africains autoritaires ou dictatoriaux représentent un réseau précieux. Ils pourraient expliquer l’accord signé avec le Rwanda et l’Ouganda en 2015. Ceux-ci ont accepté l’expulsion vers leur territoire de milliers de clandestins d’Erythrée et du Soudan échoués en Israël. La contrepartie de cette sous-traitance de la misère demeure floue, mais la proximité politique ne fait pas de doute.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Avec une armée régulièrement sollicitée dans des opérations d’envergure et un secteur high-tech florissant, Israël est comme un salon de l’armement qui ne fermerait jamais ses portes. Il a signé pour 5,7 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros) de contrats en 2015. Sur ce total, l’Afrique arrive très loin derrière les autres continents, avec 163 millions de dollars. Mais les liens tissés au travers de contrats de livraison ou de formation avec des régimes africains autoritaires ou dictatoriaux représentent un réseau précieux. Ils pourraient expliquer l’accord signé avec le Rwanda et l’Ouganda en 2015. Ceux-ci ont accepté l’expulsion vers leur territoire de milliers de clandestins d’Erythrée et du Soudan échoués en Israël. La contrepartie de cette sous-traitance de la misère demeure floue, mais la proximité politique ne fait pas de doute.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Aujourd’hui, des activistes et des élus israéliens veulent ébrécher l’opacité qui entoure les affaires des 1 400 entreprises d’armement pourvues d’une licence, dont une poignée domine le marché. En première ligne se trouve la députée du Meretz (gauche), Tamar Zandberg. Elle porte un amendement à la législation sur les exportations d’armement, qui date de 2007, afin de l’aligner sur celle des Etats-Unis. Longtemps seule, elle bénéficie désormais du renfort de 19 députés, dont certains du Likoud (droite nationaliste), la formation de M. Nétanyahou. « Le texte est très modéré, dit-elle au Monde. Il prévoit que le ministère des affaires étrangères donnerait un avis non contraignant sur d’éventuels crimes de guerre ou violations des droits de l’homme dans les pays concernés par les demandes de licence. » A la Knesset, l’amendement a reçu l’appui de l’ancien directeur du Shin Beth (service de sécurité intérieur) Avi Dichter. Et les travaillistes ? « Je n’attends plus rien d’eux et de leur morale flexible comme le journal du jour », lâche Mme Zandberg.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>« Manque de morale élémentaire »</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’élue de gauche a aussi lancé un recours devant la Cour suprême au sujet des contrats avec le Soudan du Sud. Elle réclame l’annulation de la fourniture d’un système de surveillance et d’interception des communications, dont un rapport de l’ONU soulignait l’importance en janvier dans la répression intérieure orchestrée par le régime du président Salva Kiir. L’utilisation de fusils d’assaut de fabrication israélienne avait déjà été avérée dans la guerre civile, qui a débuté en 2013. </span><br />
<span style="color: #000000;">Israël assure qu’aucune arme n’a été envoyée après cette date.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Depuis la guerre du Kippour (1973), Israël a toujours exporté des armements à destination de pays peu fréquentables ou parias, du Chili de Pinochet à l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Non pour des raisons idéologiques ou économiques, mais au nom des alliances forgées dans cette diplomatie militaire. A quel moment commence la complicité dans les crimes ? Les livraisons au Rwanda, alors même que le génocide des Tutsis avait débuté en avril 1994, ont provoqué de vifs débats. « Ce n’était pas beaucoup d’argent. Je ne peux pas m’expliquer ce manque de morale élémentaire, soupire le professeur Yair Auron, spécialiste des génocides. Les bourreaux peuvent agir grâce à des partis tiers. Livrer des armes pendant le massacre des Tutsis, c’est comme livrer des armes aux nazis pendant la seconde guerre mondiale. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">M. Auron, historien passionné, s’est allié avec un jeune et brillant avocat israélien, proche de la députée Zandberg, pour faire la lumière sur les responsabilités israéliennes. A Jerusalem, Eitay Mack dispose d’un petit bureau en haut d’une tour vieillotte. De là, penché sur son ordinateur, il est parti à l’assaut de la forteresse du ministère de la défense. « Jusqu’à la fin de la guerre froide, tout le monde vendait à tout le monde, dit-il. Or, Israël a continué à jouer selon ces règles par la suite, en soutenant les dictateurs de l’ancien monde, en formant leurs gardes présidentielles. » M. Mack a notamment réclamé la communication de documents officiels sur les exportations au profit du régime rwandais, entre 1990 et 1994. Dès 1995,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Amnesty International avait mentionné des vols en provenance d’Israël, via l’Albanie, livrant des fusils usagés, et ce après le début du génocide, alors qu’un embargo avait été imposé par les Nations unies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Les autorités refusent de déclassifier des documents</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En avril, la Cour suprême a rejeté l’appel déposé par Eitay Mack contre le refus officiel de déclassifier les documents. Argument évoqué : la protection des intérêts de l’Etat, vingt-deux ans plus tard. Début juin, en réponse à une autre procédure déclenchée par l’avocat, le ministère de la défense a assuré qu’il avait mis un terme à toute exportation d’armes à destination du Rwanda six jours après le début du génocide, soit le 12 ou le 13 avril 1994. Eitay Mack compte faire appel. « En Israël, la distinction public-privé n’a pas de sens, dit-il. On n’est pas aux Etats-Unis, où il est possible de franchir la frontière mexicaine à bord d’un petit avion. Ici, il n’y a qu’un seul aéroport. Aucune marchandise sensible ne peut sortir sans que les autorités le sachent. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Face à ces appels à la transparence, l’Agence de contrôle des exportations de défense est sortie de son silence. Elle dit avoir ouvert, en 2015, 176 dossiers pour des soupçons de violations de la loi,  imposant 2,8 millions de shekels d’amende (soit 650 000 euros). Les autorités assurent qu’elles ont relevé le seuil de vigilance.</span></p>
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		<title>Benyamin Netanyahou, « prince » d’Afrique</title>
		<link>https://elnetwork.fr/vie-politique-israelienne/benyamin-netanyahou-prince-dafrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2016 15:32:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Edito Hebdomadaire]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ethiopie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Accompagné d’une délégation d’une cinquantaine d’hommes d'affaires et de chefs d’entreprises, Benyamin Netanyahou a entamé lundi, une visite de cinq jours dans quatre pays d'Afrique subsaharienne : Ouganda, Kenya, Éthiopie et Rwanda...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Accompagné d’une délégation d’une cinquantaine d’hommes d&rsquo;affaires et de chefs d’entreprises, Benyamin Netanyahou a entamé lundi, une visite de cinq jours dans quatre pays d&rsquo;Afrique subsaharienne : Ouganda, Kenya, Éthiopie et Rwanda. Il s’agit de la première tournée d’un chef de gouvernement israélien depuis celle d’Itzhak Shamir à Lomé au Togo en 1987 et elle s’inscrit dans une volonté de <em>«  revenir en Afrique par la grande porte </em>», comme l’a déclaré lui-même le Premier ministre israélien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En novembre 2011 déjà, Benyamin Netanyahou avait déclarait à l’ancien ministre Raila Odinga qu’il nourrissait des ambitions vastes en Afrique : « <em>Nous allons aider à la formation d’une coalition contre le fondamentalisme en Afrique de l’Est, incluant le Kenya, l’Éthiopie, le Soudan du Sud et la Tanzanie ». </em>Chose promis chose due.  Israël a accru son aide en matière de sécurité intérieure, un domaine où ses experts sont déjà très présents. Si l’Afrique ne représente que 2% des exportations de l’État hébreu, le Premier ministre israélien considère que le potentiel d’expansion commerciale est immense. Ses motivations sont également liées à la nécessité pour son pays de nouer de nouvelles alliances. Des intérêts communs, à l’instar de la lutte contre le terrorisme, serviront indéniablement de catalyseur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">13 millions de dollars viennent d’être débloqués par le gouvernement Netanyahou afin de renforcer les projets de coopération avec l’Afrique. Ce budget sera placé dans un nouveau fonds d’investissement géré conjointement avec la Banque mondiale. Mashav, l’agence israélienne de développement international, en profitera pour s’implanter dans les pays visités par Benyamin Netanyahou à travers divers programmes liés à l’agriculture, l’éducation et la médecine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le pragmatisme l’a rapidement emporté dans les relations entre les deux partenaires. En pleine Guerre froide, Israël voulait rompre une situation d&rsquo;isolement en s&rsquo;assurant le vote des pays africains aux Nations Unies et garantir sa sécurité en formant un  cordon sanitaire autour des pays arabes perçus comme hostiles. Il s’agit de la « doctrine de la périphérie » prônée par David Ben Gourion. Au milieu des années 1960, Israël entretenait des relations diplomatiques avec plus de trente pays africains. Cette politique d&rsquo;ouverture s&rsquo;est altérée avec la guerre des Six Jours en 1967, mais surtout au lendemain la guerre du Kippour, en 1973. Le franchissement du canal de Suez par les forces israéliennes a heurté les pays africains, et le choc pétrolier a accru leur dépendance pétrolière vis-à-vis des pays arabes. La majorité des pays africains décident de rompre toute relation avec l’État hébreu. C’est à ce moment là que le Mossad entre en jeu pour se substituer à la voie diplomatique traditionnelle. Israël, isolé au niveau international, cherche alors des soutiens à l’ONU. Le moment est propice pour les hommes d’affaires et les marchands d’armes israéliens prêts à négocier au Libéria, au Zaïre, au Togo, au Cameroun etc. Des gardes présidentielles et des unités d’élites sont formés par des instructeurs israéliens. A la fin des années 1970, Israël réalise plus d’un tiers de ses ventes d’armes en Afrique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Parallèlement, les accords de Camp David ont marqué le début d’une légère reprise des échanges, mais il a fallu attendre 1982 pour que Mobutu Sese Seko, dans l’ex-Zaïre, annonce la restauration des relations diplomatiques, suivi par le Liberia (1983), la Côte d’Ivoire, le Cameroun (1986) et le Togo (1987). Entre vente d’armes et soutiens logistique, il existe une convergence d’intérêts entre Israël et les pays du continent noir. L’Afrique subsaharienne est une zone géographique instable où Israël a su faire valoir son expérience militaire et technologique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jusqu’à présent, la plupart des pays africains qui entretenaient des liens étroits avec Israël le faisaient en toute discrétion. Mais aujourd’hui pour la première fois, des chefs d’Etats africains s’affichent publiquement avec le Premier ministre israélien, ce qui atteste d&rsquo;un changement positif et d&rsquo;une amélioration globale de la position d&rsquo;Israël avec le monde arabe, musulman et africain&#8230;</span></p>
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		<title>Israël et l’Afrique sur la voie d’un nouveau départ</title>
		<link>https://elnetwork.fr/publications/israel-et-lafrique-sur-la-voie-dun-nouveau-depart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2016 09:20:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Entebbe]]></category>
		<category><![CDATA[Ethiopie]]></category>
		<category><![CDATA[Kenya]]></category>
		<category><![CDATA[Ouganda]]></category>
		<category><![CDATA[Rwanda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En se rendant en Afrique de l’Est pour une tournée de quatre jours, Nétanyahou, renoue, d’une certaine façon, avec les fantômes de son passé familial.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>LE MONDE &#8211; par Aymeric Janier (journaliste/aymeric-janier)</em></p>
<hr />
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C’est une terre à laquelle il demeure à jamais lié par le sang. En se rendant en Afrique de l’Est pour une tournée de quatre jours, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, renoue, d’une certaine façon, avec les fantômes de son passé familial.</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Lundi, en Ouganda – première étape d’un voyage comprenant également une halte au Kenya, au Rwanda et en Ethiopie –, il a commémoré l’opération « héroïque » menée le 4 juillet 1976 à Entebbe par les forces spéciales israéliennes. Son frère aîné Yonathan, chef du commando, avait péri lors de cette mission, organisée à la hâte pour libérer les passagers d’un vol Tel-Aviv- Paris détourné par des pirates de l’air propalestiniens. BBC (<a href="http://www.bbc.com/news/world-africa-36702286" target="_blank" rel="noopener">http://www.bbc.com/news/world-africa-36702286</a>) ,The Washington Post (<a href="https://www.washingtonpost.com/world/netanyahu-commemorates-entebbe-hostage-rescue-mission-on-ugandan-runway/2016/07/04/5c188bbc-e994-4742-821f-1b4caae95b58_story.html" target="_blank" rel="noopener">https://www.washingtonpost.com/world/netanyahu-commemorates-entebbe-hostage-rescue-mission-on-ugandan-runway/2016/07/04/5c188bbc-e994-4742-821f-1b4caae95b58_story.html</a>)</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Il y a quarante ans, ils ont atterri au beau milieu de la nuit dans un pays mené par un dictateur brutal [Idi Amin Dada] qui a offert un refuge aux terroristes », a lancé M. Nétanyahou, ému (<a href="http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4824081,00.html" target="_blank" rel="noopener">http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4824081,00.html</a>) . « Aujourd’hui, nous avons atterri en plein jour et avons été accueillis par un président [Yoweri Museveni] qui combat le terrorisme », s’est-il félicité.</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il est le premier chef de gouvernement israélien à faire le déplacement en Afrique subsaharienne depuis Yitzhak Shamir, en 1987. Objectif : consolider les relations diplomatiques et commerciales avec le continent. Mais pas seulement. Il s’agit aussi de s’attirer le soutien de divers pays face aux critiques occidentales sur le pourrissement du conflit avec les Palestiniens, note The Wall Street Journal (<a href="http://www.wsj.com/articles/benjamin-netanyahu-seeks-deeper-ties-with-africa-1467636339" target="_blank" rel="noopener">http://www.wsj.com/articles/benjamin-netanyahu-seeks-deeper-ties-with-africa-1467636339</a>) .</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au cours des années 1960, Israël a entretenu de bonnes relations avec les jeunes Etats africains fraîchement indépendants. Mais, après la guerre du Kippour, en 1973, tout a changé, nombre d’entre eux décidant, sous la pression de l’Egypte, de rompre les liens avec l’Etat hébreu, rappelle la Deutsche Welle (<a href="http://www.dw.com/en/israeli-leader-makes-landmark-african-tour/a-19376262" target="_blank" rel="noopener">http://www.dw.com/en/israeli-leader-makes-landmark-african-tour/a-19376262</a>) .</span><br />
<span style="color: #000000;">Depuis 1980, néanmoins, la situation s’améliore lentement, mais sûrement. </span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Israël revient en Afrique et l’Afrique revient en Israël », s’est réjoui M. Nétanyahou, désireux, à la faveur de ce pèlerinage, d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire qui le rattache à cette partie du monde. The New York Times (<a href="http://www.nytimes.com/2016/07/05/world/middleeast/netanyahu-entebbe-israel-africa-terrorism-brother-yoni.html?_r=3" target="_blank" rel="noopener">http://www.nytimes.com/2016/07/05/world/middleeast/netanyahu-entebbe-israel-africa-terrorism-brother-yoni.html?_r=3</a>)</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour Boaz Bismuth, journaliste au quotidien Israel Hayom (<a href="http://www.israelhayom.com/site/newsletter_article.php?id=34745" target="_blank" rel="noopener">http://www.israelhayom.com/site/newsletter_article.php?id=34745</a>) , un nouvel « âge d’or » s’ouvre. Et il serait insensé de ne pas en tirer profit. Car, explique-t-il, l’Afrique n’est pas qu’un continent ; c’est un ensemble de 54 pays, 54 votes aux Nations unies et dans d’autres organisations internationales, ainsi que 54 économies. Qui plus est, qui pourrait faire fi d’un quart de la population mondiale ?</span></li>
</ul>
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