«Ne menacez plus jamais les États-Unis» : la mise en garde de Trump à l’Iran (Le Figaro)

Donald Trump a violemment répliqué, sur Twitter, aux avertissements du président iranien Hassan Rohani vis-à-vis d’un conflit avec l’Iran. En cas de nouvelles «menaces» du genre, le président des États-Unis promet «des conséquences telles que peu au cours de l’histoire en ont connues».

La réplique n’a pas traîné. Le temps d’un tweet, le président américain Donald Trump a répondu à son homologue iranien, Hassan Rohani, dans le style agressif qui est le sien. «Ne menacez plus jamais les États-Unis», a écrit Donald Trump, dimanche, dans un message presque entièrement rédigé en majuscules. À défaut, l’Iran s’exposerait à des «conséquences telles que peu au cours de l’Histoire en ont connues».

Au début de son message, Donald Trump précise qu’il s’adresse spécifiquement au président iranien. Sans s’étendre sur ces conséquences, le président a renchéri: «Nous ne sommes plus un pays qui supporte vos paroles démentes de violence et de mort.» Et de conclure: «Faites attention!»

Ce message répondait à une première mise en garde d’Hassan Rohani, qui lui a demandé, le même jour, de cesser ses politiques hostiles à l’encontre de Téhéran. «Nous sommes le garant de la sécurité de ce détroit depuis toujours, ne jouez pas avec la queue du lion, vous le regretterez», a affirmé le président iranien au cours d’un discours télévisé relayé par les médias iraniens.

«La guerre avec l’Iran représenterait la mère des guerres»

Le chef de l’État iranien a accusé Donald Trump de déclarer la «guerre» à l’encontre de l’Iran en même temps qu’il affirme son soutien au peuple iranien. «La paix avec l’Iran serait la mère des paix et la guerre avec l’Iran représenterait la mère des guerres», a-t-il mis en garde.

«Chaque fois que l’Europe a cherché un accord avec nous, la Maison-Blanche a semé la discorde», a déploré Hassan Rohani. Et d’ajoute r: «Nous ne devons pas penser que la Maison-Blanche restera à jamais à ce niveau d’opposition au droit international, contre le monde musulman.»

Hassan Rohani s’exprimait quelques heures avant un discours attendu du secrétaire d’État américain Mike Pompeo sur l’Iran, alors que les États-Unis cherchent à accroître la pression sur la République islamique après s’être retirés de l’accord historique de 2015 sur le nucléaire iranien.

Cet affrontement par messages interposés n’est pas sans rappeler l’épisode d’escalade verbale entre Donald Trump, coutumier des propos agressifs, et le président de la Corée du Nord, Kim Jong-un. Survenu en début d’année, cet affrontement a finalement été suivi d’un sommet historique entre les deux hommes le 12 juin. Depuis ce rapprochement inattendu, Donald Trump a fait de l’Iran son principal cheval de bataille.