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L’Edito hebdomadaire du 9 Mai 2022

Alors qu’Israël a une nouvelle fois été frappé par un attentat jeudi 5 mai à Elad – le 6ème depuis le 22 mars-, où trois personnes ont été tuées et 4 autres blessées, l’urgence de renforcer le dispositif sécuritaire est plus prégnante que jamais.

Si le Hamas n’a pas revendiqué la plupart des attaques qui ont fait 19 morts en Israël et en « Cisjordanie », Yahia Sinwar a appelé à plusieurs reprises les Palestiniens à attaquer des Israéliens Le ministre de la Défense Benny Gantz a déclaré samedi que la décision de prendre pour cible le chef du Hamas dans la bande de Gaza, en représailles aux récentes attaques terroristes, ne devrait pas impliquer des considérations politiques, alors que cette possibilité rencontre un écho de plus en plus important dans le pays.

En dépit de la résilience de la population israélienne et d’une certaine accoutumance à une montée des tensions à l’occasion du ramadan, cette recrudescence d’attentats a surpris pour plusieurs raisons. Premièrement, l’origine des terroristes. La plupart d’entre eux étaient des citoyens arabes israéliens et les services de sécurité ne les soupçonnaient pas – ou moins – de commettre des attentats. Deuxièmement, l’appartenance de certains des auteurs d’attentats à l’État islamique a aussi étonné.

Le gouvernement israélien et les services de sécurité voulaient croire qu’en améliorant la situation économique en « Cisjordanie » et à Gaza, ils parviendraient à une certaine accalmie, du moins pendant la période pascale.  Ainsi, accorder des fonds et des investissements au sein de la minorité arabe était perçu comme un moyen d’intégration dans la société israélienne.

Cependant, l’Autorité palestinienne, le Hamas et certains dirigeants arabes pragmatiques à l’intérieur d’Israël acceptent aisément les généreuses aides financières, tout en multipliant les appels à la haine et au meurtre. L’Autorité palestinienne et le Hamas continuent partout d’attiser la terreur et d’éduquer dès le plus jeune âge à la détestation des Juifs tandis que de nombreux Arabes israéliens se considèrent comme des Palestiniens et aspirent à une lutte sans relâche contre Israël.

Mahmoud Abbas est responsable d’une grande partie de l’incitation, notamment par son insistance à payer des salaires aux terroristes emprisonnés et des allocations mensuelles aux familles des terroristes tués. S’il avait hésité à condamner les attentats de Beer Sheva et Bnei Brak, ce n’est qu’après de fortes pressions israéliennes et américaines qu’il ne les a finalement pas cautionnés. En revanche, le mouvement Fatah, qu’il dirige, et sa branche terroriste, les Brigades Al-Aqsa, ont applaudi et salué les auteurs.

74 ans après l’indépendance d’Israël, le Hamas, ne cache pas son intention de détruire « l’ennemi sioniste ». Ses chefs menacent régulièrement de tirer des roquettes sur Israël en cas de violation des « lignes rouges » et de profanation de la mosquée Al-Aqsa située sur le mont du Temple.

Le gouvernement israélien ne peut admettre un chantage permanent de la part des terroristes.

Le 14 mai prochain, la « nakba » sera commémorée par les Palestiniens et nul doute que la tension sera à son comble. Pour faire face à la menace qui pèse sur lui, Israël doit aussi pouvoir compter sur l ‘Europe dont le rôle n’est pas à négliger dans la résolution des tensions. Les Etats de l’UE doivent davantage s’engager dans la lutte contre la corruption palestinienne, le financement du terrorisme et l’incitation à la haine. Ils doivent exiger plus de transparence et condamner les ONG qui, sous couvert d’humanitarisme, appellent à la destruction d’Israël. C’est dans cette perspective qu’ELNET s’engagera dans les semaines qui viennent auprès des parlementaires pour leur faire mieux comprendre la réalité et la complexité du terrain.