L’édito hebdomadaire du 25 Mai 2021

Que les Arabes de la « Palestine » du Mandat britannique veuillent exercer leur droit à l’autodétermination est absolument naturel et légitime. Comme ça l’est, en théorie, pour tous les peuples de la terre et comme le peuple Juif a pu en bénéficier pour créer l’Etat d’Israël. 

Il existe d’ailleurs sur ce territoire de la « Palestine mandataire » qui était destiné à accueillir le foyer national du peuple juif, outre l’Etat d’Israël, 3 Etats ou entités étatiques arabes : un Etat de droit, la Jordanie, gouvernée par les Hachémites, une entité étatique qui a un certain nombre de prérogatives d’un État, mais qui n’est pas un État (il ne dispose que d’un statut d’observateur à l’Assemblée générale des Nations Unies) et de facto un proto Etat islamique à Gaza dirigé d’une main de fer par le Hamas, une organisation terroriste qui y a pris le contrôle par la force en 2007. 

Ce droit à l’autodétermination, ne saurait être sauvage, il est régi par les grands principes du droit international tel que défini lors des conférences comme celles de San Remo en 1920 ou celle de Montevideo en 1931, par des traités internationaux, ainsi que par un certain nombre de résolutions pertinentes de l’Assemblée générale ou du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il ne suffit pas de revendiquer, ou de réclamer ce droit à un État pour être exaucé. Encore faut-il remplir certaines conditions et respecter des critères précis pour se voir reconnaître la légitimité d’exercer ce droit à l’autodétermination. Sa mise en œuvre dépend aussi des principes qui régissent la souveraineté des États. 

Par exemple, si les islamistes de Seine-Saint-Denis ou de toute autres régions de France, voulaient faire sécession pour créer sur le territoire de la république une enclave séparée, ils ne le pourraient pas car la France est un Etat souverain. Ils pourraient créer des troubles graves, comme c’est déjà le cas, mais ce séparatisme serait empêché par les autorités de l’Etat, la loi en préparation pour lutter contre les séparatismes et renforcer les valeurs républicaines en témoigne.

Il en va de même pour les Arabes de Judée-Samarie ou de Cisjordanie qui peuvent revendiquer ce droit à l’autodétermination sur les territoires qu’ils occupent et qu’ils contrôlent, c’est-à-dire les zones A et B, telles que définies par les accords d’Oslo signés en 1993 entre Israël et l’OLP. Quant à la zone C, sous le contrôle total d’Israël, où se trouvent l’essentiel des implantations juives, ainsi que les quartiers Est de Jérusalem, la capitale réunifiée de l’Etat d’Israël, en dehors d’une négociation avec les Israéliens, les Palestiniens ne peuvent faire valoir aucun droit, ni historique, ni politique, ni de quelques nature que ce soit. La répétition, ad nauseam, de la formule « territoires palestiniens occupés » ne fera jamais d’un mensonge une vérité.  

En effet la dénomination de « territoires de la Palestine du Mandat britannique » n’a jamais désigné des territoires palestiniens, c’est-à dire-qui appartiendraient à un peuple ou un Etat palestinien qui n’a jamais existé. 

Le droit à l’autodétermination n’est pas une licence pour s’approprier des terres sur lesquelles on n’exerce aucune forme de souveraineté. Ni un droit qui peut se substituer au droit d’une autre partie qui détient une forte légitimité, Israël en l’occurrence puisque la Palestine, ainsi nommée par les Romains au 2ème siècle de notre ère, est le nom de la Judée, de la Samarie et des terres de l’ancien royaume d’Israël. C’est la terre du peuple Juif. 

Toutes les gesticulations, les acrobaties et les interprétations biaisées du droit international par les thuriféraires de la « cause palestinienne » n’y changeront rien. Nul ne peut se déclarer souverain sur un territoire qu’il ne contrôle pas. Et c’est bien la situation de ceux qui, bien tardivement, ont endossé l’identité palestinienne qui au début de l’ère sioniste désignait les juifs et uniquement les juifs. Ils prétendent avoir des droits sur une terre qui, conformément à tous les textes sérieux appartient au peuple Juif.

Voilà pourquoi nous contestons et condamnons les termes de colonialisme et d’apartheid, qui sont des crimes contre l’humanité, et dont les Palestiniens et de nombreux pays accusent Israël. Ces qualificatifs sont des insultes à la réalité qui fait des Arabes les égaux des juifs sur la terre d’Israël et des juifs des étrangers et des imposteurs sur leur propre terre. Car si les juifs ne sont pas chez eux en Israël, ou seraient-ils chez eux ? Et si nous n’avons pas de place dans ce monde, qui pourrait prétendre y avoir la sienne ?

Quelques rappels historiques ne sont pas inutiles dans ce conflit rendu complexe par la mauvaise foi, les partis pris et l’ignorance crasse de beaucoup et pas seulement dans les médias, les ONG ou le monde diplomatique et celui des soi-disants experts, mais aussi dans le monde politique où l’on a appris à répéter sans vérification ce que l’on a entendu et qui a fini par s’imposer comme une donnée de droit, alors que ce n’est au mieux qu’une interprétation discutable et au pire une énorme manipulation ou un mensonge de la propagande des ennemis d’Israël.