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L’Edito hebdomadaire du 20 Septembre 2021

Durban IV, J-2

Trente et une nations vont boycotter mercredi 22 septembre Durban IV, qui célébrera le 20e anniversaire de la Conférence mondiale de Durban sur le racisme, en raison des déclarations antisémites auxquelles elle a donné lieu par le passé.

La première conférence de Durban, qui s’était tenue du 31 août au 8 septembre 2001, quelques jours avant les attaques terroristes du 11 septembre, avait été marquée par de profondes divisions sur les questions de l’antisémitisme, du colonialisme et de l’esclavagisme. Les Etats-Unis et Israël avaient quitté la conférence en protestant contre le ton de la réunion.

Cette année, « nous avons fait doubler le nombre de pays qui boycotteront Durban », s’est félicité lundi l’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Gilad Erdan sur son compte Twitter.

Si l’on peut saluer cette décision, rien n’a véritablement évolué dans les esprits des membres de l’ONU depuis l’infâme Résolution 3379 du 10 novembre 1975 « assimilant le sionisme au racisme ».  Depuis sa création, l’un des principaux objectifs de la Charte des Nations-Unies est de : « promouvoir et encourager le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ». Cependant, force est de constater que les instances internationales sont révélatrices de l’échec total des chancelleries à lutter véritablement et sincèrement contre toutes les forme de racisme et d’antisémitisme. Pire, des résolutions et des conférences partisanes ont servi à attiser les flammes de la haine anti-juive.

Cette dite Conférence mondiale de Durban de 2001, visait à lutter contre le racisme, mais a été en réalité instrumentalisée par des États arabo-musulmans et des ONG anti-israéliennes pour se transformer rapidement en manifestation de haine antisémite et antisioniste.

Ce « deux poids deux mesures » systématique est contraire à toute logique et à toute éthique, quand la seule démocratie du Moyen-Orient fait l’objet de toutes les condamnations tandis que les dictatures les plus corrompues, les organisations terroristes les plus barbares et les Etats qui les financent et les protègent sont non seulement oubliés mais sont ceux-là même qui condamnent et accablent Israël.

Surtout, Durban a marqué un tournant dans la manière dont l’antisémitisme se manifeste aujourd’hui. Les Juifs ne sont plus haïs au nom du racisme mais au nom de l’antiracisme, car ils « incarnent », pour ces nouveaux militants wokistes, des blancs dominateurs et oppresseurs.

ELNET s’efforce de lutter contre la stigmatisation permanente d’Israël en diffusant de l’information et en plaidant auprès des leaders politiques pour une vision plus juste et moins manichéenne du conflit israélo-palestinien. Sur le plan diplomatique, nous pensons que le renforcement de la relation bilatérale et du dialogue stratégique peuvent contribuer à donner plus de place et d’influence à l’Europe en général et à la France en particulier.

Il existe aujourd’hui environ 200 conflits territoriaux ou situations de territoires disputés à travers le monde, aucune d’entre elles ne fait à ce jour l’objet de condamnations onusiennes aussi outrancières.