L’édito hebdomadaire du 11 Mai 2021

Jérusalem en feu… et c’est toute la communauté internationale qui souffle sur les braises

En 1948, avec la renaissance de l’Etat d’Israël, le peuple juif a pu retrouver une adresse sur la carte des nations.

En 1967, avec la libération de Jérusalem, il est revenu dans l’histoire.

En effet, depuis 3000 ans, Jérusalem est le centre géographique et spirituel du peuple juif, la capitale des communautés et royaumes juifs souverains durant des siècles. Le désir de retourner à Jérusalem a toujours été un thème central de la vie du peuple juif.

C’est pourquoi le Jour de Jérusalem est célébré chaque année à la date hébraïque du 28 iyar. Il commémore la réunification de la ville pendant la guerre des 6 jours, le 7 juin 1967.

Alors que le pays se remet à peine de la tragédie de Meron et de ses 45 victimes et qu’il retrouve une vie presque normale après le Coronavirus, c’est encore une situation difficile à laquelle Israël doit faire face.

Depuis plusieurs semaines, la capitale est en proie à des tensions extrêmes. Un conducteur a notamment perdu le contrôle de son véhicule après avoir essuyé des jets de pierre. La voiture a ensuite été approchée par d’autres émeutiers qui cherchaient à lyncher le chauffeur. Ce dernier ne doit son salut qu’à un policier qui a affronté la foule pour lui venir en aide. Les jets de pierre ont également fait plusieurs blessés dont un bébé de 7 mois!

La période de Ramadan n’est jamais un moment aisé pour les forces de police israéliennes. Ce mois, pourtant saint, est presque chaque année marqué par la violence dans les zones situées autour de la Vieille Ville. Des émeutes partout, une situation insurrectionnelle attisée par l’Autorité palestinienne et le Hamas. Tous deux aiment détourner l’attention vers Israël et ne ratent aucune occasion d’attiser la haine et de souffler sur les braises d’un conflit qui n’a que trop duré.

Et pourtant la normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes installe une nouvelle dynamique dans la région. Les Palestiniens auraient pu en profiter pour prendre ce tournant et montrer au monde leur bonne volonté. Au lieu de cela, Ramallah préfère inciter au désordre et appeler à la violence, mettant en danger sa propre population! Son objectif: cacher sous le tapis son propre échec à mettre en place une vraie politique d’avenir pour son peuple… Craignant que le Hamas ne le détrône, Mahmoud Abbas a reporté sine die les élections législatives prévues le 22 mai, premier scrutin depuis 15 ans…  qui n’aura pas lieu.

Evidemment, Mahmoud Abbas veut faire porter la responsabilité de ce désastre démocratique sur Israël qui se retrouve victime de tensions politiques internes jusque sur son territoire, pendant que le Hamas active ses roquettes près de la bande de Gaza et envoie des ballons incendiaires. La déstabilisation est plus efficace sur plusieurs fronts en même temps…

Le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem Est s’est lui aussi retrouvé au centre de l’attention. Le report de la décision de la Cour suprême sur le sort des familles palestiniennes ne satisfait aucune des deux parties qui se toisent chaque soir sous l’arbitrage sensible de la police. Pendant ce temps, les mensonges se propagent. Les logements disputés appartenaient avant 1948 à des Juifs et ont été spoliés par l’occupation jordanienne. La législation israélienne à ce sujet est claire : si les propriétaires concernés sont en mesure de prouver que ces logements leur appartenaient avant 1948, ils sont en droit d’en exiger la restitution. Un compromis a même été proposé aux familles palestiniennes concernées : rester dans le logement tout en payant un loyer aux propriétaires.

Observatrice totalement dépassée par les événements, la communauté internationale tombe sans difficulté dans le piège de la victimisation tendu par les Palestiniens, cherchant constamment la condamnation d’Israël plutôt que le compromis qui mènerait à la paix.

L’ONU, l’UE, les USA et la Russie se sont fendus d’une déclaration lourde de sens, « notant avec sérieuse préoccupation la possible éviction de familles palestiniennes de leurs foyers où ils ont habité depuis des générations (…) et expriment leur opposition à des actions unilatérales, qui ne font qu’entraîner une escalade dans un environnement déjà tendu ». Rien de tel pour faire porter, comme toujours, la responsabilité sur Israël… Cette vision partisane ou plutôt cet aveuglement, a d’importantes conséquences sur le terrain puisqu’il nourrit l’irrédentisme de tous ceux qui rêvent de voir Israël disparaître de la carte.

Il est plus que dommageable que les grands de ce monde ne soient pas plus engagés dans la promotion de la justice et le rétablissement de la vérité. Car c’est seulement en rapportant objectivement les faits tels qu’ils se déroulent dans cette région si complexe et en arrêtant de faire une lecture biaisée contre Israël du droit international, que la paix entre les peuples de la région pourra un jour émerger. Ce mouvement est déjà en cours. Il faut l’amplifier et l’encourager au lieu de prêter la main à ceux qui veulent le saborder.