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L’autre front du conflit israélo-palestinien : la guerre des images ou l’instrumentalisation des médias internationaux

On ne compte plus le nombre de guerres auxquelles Israël a dû faire face pour se défendre contre les attaques de ses ennemis et préserver son existence, toujours menacée 73 ans après son indépendance. Le conflit israélo-palestinien, contrairement à bien d’autres laissés dans l’oubli, a depuis son origine été surmédiatisé. Il déchaîne les passions, octroyant ainsi un rôle de premier plan à la presse et aux médias internationaux. Les innombrables polémiques ou imprécisions ont ouvert un nouveau front d’une infinie perversité. Un traitement biaisé de l’information transformé en guerre des images qui dure depuis des décennies mais qui a pris une toute autre intensité avec l’émergence d’Internet et des réseaux sociaux ces dernières années. La récente confrontation avec le Hamas a prouvé que cette menace d’abord virtuelle était devenue tangible et pouvait avoir des conséquences bien au-delà du Moyen-Orient.

Mais d’où vient cette hostilité des médias internationaux ? Et comment se manifeste-t-elle? Quelles conséquences engendre-t-elle ? Ce document tente de répondre à ces différentes interrogations.

1- Le tournant de 1967

Jusqu’en 1967, la majorité des gouvernements occidentaux apportent leur soutien à Israël, créé une vingtaine d’années auparavant à la suite du plan de partage proposé par l’ONU en 1947. Alors qu’il vient de proclamer son indépendance, seulement quelques années après la Seconde Guerre mondiale et ses ravages, le jeune Etat hébreu, entouré de multiples ennemis, doit lutter pour son existence. A cette époque où l’on parle encore de “conflit israélo-arabe”, Israël est considéré comme le plus faible par l’opinion publique. Il semble donc naturel pour beaucoup de médias de se ranger derrière lui.

Mais avec la Guerre des Six Jours (1), l’image du petit Etat hébreu menacé bascule brusquement. Cette victoire éclair contre plusieurs armées arabes et l’élargissement de son territoire, démontrent la puissance de l’armée israélienne et altèrent durablement l’image du pays (2) qui devient “le cruel occupant de territoires qui ne lui appartiennent pas”, révélant par là même la “question palestinienne” jusqu’ici largement ignorée. Cette inversion des rôles est renforcée par une phrase restée dans toutes les mémoires. C’est en effet à cette époque que le Général de Gaulle qualifie les Juifs de “peuple d’élite, sûr de lui et dominateur”.

2- La deuxième Intifada ou le parti pris des journalistes

Ce conflit désormais mondialement connu, dure encore et encore. Des confrontations successives qui aboutissent à la première Intifada en 1987 puis à la seconde dans les années 2000. A cette époque, la couverture médiatique est impressionnante : près de 900 journalistes sont installés sur place au printemps 2002 (3), du jamais vu, notamment car l’Etat d’Israël est un régime démocratique qui respecte scrupuleusement la liberté de la presse.

Mais la réalité sur le terrain est d’une complexité redoutable. Les reporters internationaux présents cherchent donc à simplifier les enjeux à l’extrême. Les spectateurs ont naturellement tendance à se fier aux médias pour se forger une opinion sans remettre en cause les informations dévoilées (4). En ce sens, le narratif joue un rôle de premier plan. Insidieusement, il suffit de commencer par annoncer “un raid israélien” en mentionnant plus tard “l’explosion ou le bombardement auquel ce raid répondait”, pour créer dans l’esprit du spectateur ou du lecteur une opinion en décalage avec la réalité (5).

De très nombreux exemples viennent étayer cette thèse. Dans un entretien, le chercheur et professeur en sociologie Daniel Dayan relate notamment une séquence sans paroles, visionnée sur la chaîne européenne Euronews pendant la deuxième Intifada. Il s’agit d’un petit garçon palestinien face à des soldats israéliens armés. Ces derniers, maintenus à bonne distance, lui hurlent de se déshabiller. A première vue, le spectateur peut sembler indigné par ce comportement inhumain. En réalité, l’enfant porte sur lui une charge explosive qu’il n’a pas enclenchée. Les militaires tentent donc de le désarmer en lui demandant de se dévêtir afin de le sauver (6). Mais les images diffusées par Euronews ne contextualisent pas cette séquence et montrent une toute autre réalité qui n’a jamais été démentie. Il n’est donc pas surprenant que le fameux thème de la “réponse proportionnée”, émerge de plus en plus dans les représentations médiatiques.

3- L’affaire Mohammed Al-Dura

S’il ne fallait citer qu’une seule autre occurrence emblématique, ce serait sans nul doute la mort du jeune Mohammed Al-Dura. Le 30 septembre 2000 au deuxième jour de la seconde Intifada, cet enfant palestinien de 12 ans est tué dans les bras de son père près du carrefour de Netzarim dans la bande de Gaza (cf. image ci-dessous).

La scène est filmée par un caméraman palestinien présent sur place, Talal Abou Rahma, employé par France 2. Charles Enderlin, à l’époque correspondant permanent pour la chaîne, réalise un reportage dont les images, mises gracieusement à la disposition de nombreux médias, feront le tour du monde.

Dans son commentaire, le journaliste franco-israélien affirme que “Jamal et son fils Mohammed sont la cible de tirs venus de la position israélienne. Son père tente de le protéger… Une nouvelle rafale. Mohammed est mort et son père gravement blessé”. Assister impuissant à la mort d’un enfant en direct est évidemment une tragédie qui ne peut qu’émouvoir tout spectateur. Il n’est donc pas étonnant que cet événement provoque une onde de choc. Comme le souligne Jérôme Bourdon de l’Université de Tel-Aviv, “si elle n’avait pas été imagée, la mort de Mohammed Al-Dura aurait été un chiffre, une ligne de plus dans une dépêche d’agence” (7).

L’armée commence par reconnaître que l’enfant a potentiellement pu être tué par ses troupes (8). Mais elle comprend qu’une enquête sera nécessaire pour s’en assurer. Naturellement, l’image d’Israël est fortement écornée, ce qui incite certains à mettre en doute la partialité des médias dans le traitement du conflit. Les répercussions se font sentir jusqu’en Europe et surtout en France. Les faits décrits par Charles Enderlin sont contestés par des personnalités ou organisations bien connues comme Alain Finkielkraut, le CRIF ainsi que Philippe Karsenty – directeur d’un site d’analyse des médias – ouvrant la voie à un procès contre le journaliste. La bataille judiciaire dure plus d’une décennie. Mais les plaignants sont déboutés et Charles Enderlin est conforté. Pourtant, des incohérences ont été soulignées dans un documentaire allemand –  »Trois balles et un enfant mort » (9) d’Esther Shapira – mais surtout dans un rapport de l’armée israélienne publié en 2013 et relayé par le magazine Le Point. Le document d’une quarantaine de pages affirme que l’enfant, s’il a été tué, ne l’aurait pas été par les balles tirées depuis la position israélienne (10). Mais en France, ce rapport n’est pas considéré comme crédible.

L’historien américain Richard Landès a lui aussi mené sa propre enquête sur l’affaire. Comme d’autres, il est persuadé que la mort de Mohammed Al-Dura a purement et simplement été mise en scène. Il a même créé un néologisme pour désigner ce phénomène: “Pallywood”, contraction de “Palestiniens” et “Hollywood” (11). Néanmoins, Charles Enderlin n’est pas accusé de complicité mais plutôt de s’être fait duper par les Palestiniens et notamment par son cameraman. En effet, le correspondant français n’était même pas présent sur les lieux du drame, étant en déplacement ce jour-là sur un autre terrain d’affrontement. Mais il affirme “faire entièrement confiance” à son collègue…

Si le mystère plane toujours plus de 20 ans après les faits, les soubresauts créés par cette affaire, eux, sont palpables. Le journal Le Monde considère même que la diffusion du drame aurait “contribué au déclenchement de la nouvelle Intifada” (12). Dans le monde arabe, Mohammed Al-Dura est élevé au rang de martyr “tué par les sionistes” et sa mort est utilisée comme une matrice de “blood libel”, une accusation abominable profondément antisémite selon laquelle les Juifs tueraient des enfants non-juifs pour utiliser leur sang dans la fabrication des matzot de Pessah (la Pâque juive) (13). Moins d’un an et demi plus tard, le journaliste juif américain Daniel Pearl est égorgé puis décapité au Pakistan alors qu’il s’apprêtait à rencontrer un chef islamiste. Une vidéo de son exécution est transmise au Consulat américain de Karachi. Sur les images, on identifie la photo de Mohammed Al-Dura.

La mort du jeune Al-Dura a galvanisé la foule palestinienne. Après le drame, la spirale de la violence s’enlise et les combats s’intensifient. Le poids des images est si fort qu’une enquête, même poussée et accablante, ne parviendrait pas à avoir le même impact sur le spectateur. Cette affaire a également encouragé la délégitimation d’Israël et l’émergence d’une vague terroriste de grande ampleur.

4- Une couverture médiatique francophone systématiquement partiale

a. L’exemple de l’AFP

Mais la couverture partiale des événements ne se produit pas seulement lors des périodes de tensions. C’est pourquoi des organisations comme InfoEquitable (14) pour les médias francophones ou CAMERA (15) pour les médias anglophones, mènent un travail de longue haleine pour déconstruire des discours partisans relayés dans des articles servant souvent de références dans le monde de la presse ou des médias.

Ici encore, les exemples ne manquent pas. Mais le rôle de l’Agence France Presse (AFP) dans ces mécanismes de désinformation est particulièrement inquiétant. Les dépêches de l’AFP sont bien souvent l’une des seules sources d’information pour de très nombreux médias dans le monde entier. Décrypter la complexité des enjeux de cette région peut être un véritable défi, y compris pour les correspondants installés sur place pour quelques années.

La responsabilité de l’AFP en ce sens est donc immense. En juillet 2019, l’agence publie une dépêche relatant les difficultés d’une famille palestinienne vivant à proximité de la barrière de sécurité. L’article intitulé “A cause du mur de séparation, une famille palestinienne cloîtrée dans sa maison” (16), se veut déjà sensationnel. Grâce à un travail minutieux de recherche, le site InfoEquitable se penche soigneusement sur l’ensemble des points de litige. Le titre, le contenu ainsi que les autres versions de la dépêche – publiée en plusieurs langues – y sont passés au crible. Et le constat est édifiant. De très nombreuses imprécisions voire omissions et mensonges sont identifiés dans la version française, contrairement à la version anglaise qui recontextualise la situation sur place de façon bien plus impartiale.

Parmi les erreurs les plus flagrantes, l’idée selon laquelle “l’occupation de la Cisjordanie“ serait “illégale, selon l’ONU”. Cependant, contrairement à ce qu’affirme l’AFP, la présence militaire israélienne en Cisjordanie est encadrée par les Accords d’Oslo, toujours en vigueur actuellement. Les biais ont été si visibles que l’AFP a été contrainte de revoir sa copie en publiant quelques jours plus tard une nouvelle dépêche (17).

Mais tout récemment, ce même sujet de “l’occupation” est à nouveau évoqué dans une dépêche (cf. ci-dessous). Sollicitée par CAMERA, l’AFP a supprimé cette référence dans la version anglaise mais a reformulé la phrase dans la version française, préférant le terme “colonies” (18), également contestable sur le plan juridique et philosophique mais presque devenu commun dans de nombreux contenus journalistiques et diplomatiques…

Néanmoins, il semblerait que l’AFP oublie bien vite ses réflexes déontologiques lorsqu’il s’agit du conflit entre Israël et le Hamas. Fidèle à son habitude, l’agence de presse a publié plusieurs dizaines de dépêches au plus fort de la crise. Mais ce sont les multiples reportages réalisés sur le terrain qui ont attiré l’attention d’InfoEquitable. La couverture paraît d’emblée déséquilibrée. En effet, 17 reportages ont été effectués depuis Gaza, et seraient donc consacrés au point de vue palestinien sans néanmoins évoquer le rôle du Hamas. 5 autres seulement ont abordé le point de vue israélien dans des registres très différents.

Les articles se focalisent sur les civils palestiniens, mettant l’accent sur la portée émotionnelle des événements, plutôt que de montrer la responsabilité du groupe terroriste. Chaque jour, l’AFP diffuse des portraits de victimes palestiniennes le plus souvent sans contextualisation et le lexique employé y est volontairement poignant : “Le sang des deux frères, âgés de 10 et 14 ans, n’avait pas fini de sécher mardi matin devant leur maison” (19). Dans le même article, on trouve d’autres références difficiles : “un bébé de trois mois – Yazan, un cousin – et Rahaf, une cousine de 10 ans, ont également été tués par la frappe. Ahmad, un autre membre de la famille âgé de 22 ans, a succombé à ses blessures. Il devait se marier samedi.”(20) Dans un autre : “10 personnes d’une même famille tuées dans une frappe israélienne”(21). Aucun détail n’est omis, plongeant le lecteur dans l’horreur pour susciter sa compassion. Chaque fois, la raison pour laquelle Tsahal a visé un bâtiment est indiquée en une ligne à la fin de l’article. Pourtant c’est bien souvent l’élément crucial !

Après le cessez-le-feu, des articles issus de dépêches AFP sont également consacrés au traumatisme causé par les bombardements sur les enfants palestiniens. On y lit la peur des enfants qui laissent des petits mots sous l’oreiller de leurs parents : “Ma maman chérie, j’ai très peur. Si on doit tous mourir, je veux qu’on soit tous enterrés dans la même tombe et je veux rester dans tes bras”(22). Des ONG sont interrogées pour alerter sur les comportements inquiétants : « Les enfants font des crises de terreur, ils souffrent du manque de sommeil, montrent des signes psychiques inquiétants, comme des tremblements, et se remettent à faire pipi au lit »(23). Et comme pour justifier de possibles réactions violentes, un psychologue anticipe que “ce conflit donnera nécessairement naissance à une génération agressive, violente et pleine de haine »(24).

Le contraste avec les dépêches concernant les victimes israéliennes est saisissant. Ces dernières sont, au mieux, évoquées laconiquement mais de façon anonyme sans image ni témoignage bouleversant. Pourtant, un enfant de 6 ans, Ido Avigal, est décédé à Sdérot alors qu’un obus de missile a traversé l’abri dans lequel il se trouvait avec sa famille. Les médias israéliens ont rapidement publié son nom et sa photo (25) contrairement à l’AFP.

Outre l’inversion des responsabilités, ces articles véhiculent l’image d’un État insensible à la douleur, préoccupé par ses victoires militaires et prêt à faire souffrir des dizaines de civils. Il est regrettable que l’AFP fasse preuve d’aussi peu d’honnêteté intellectuelle sur un conflit si important et participe de ce discours du “deux poids deux mesures”, auquel Israël doit faire face depuis des décennies.

b. Le Monde ou l’archétype du parti pris anti-israélien

Parmi les nombreux médias régulièrement épinglés par InfoEquitable, figure un autre grand nom de la presse française : Le Monde. Alors qu’Israël subit de plein fouet les attaques de milliers de roquettes envoyées sur son sol par le groupe terroriste Hamas, le journal consacre plusieurs unes à ce qu’il désigne comme une “flambée de violence sur fond de vide politique” le 11 mai puis une “escalade meurtrière” le 12. Le 13, il titre avec “le retour du conflit israélo-palestinien” ou encore “Israël-Palestine, le spectre de la guerre civile et d’un conflit terrestre à Gaza” le 15 mai. Autant de titres qui restent eux aussi désespérément muets sur l’agresseur dans ce conflit, le Hamas, préférant renvoyer dos-à-dos les deux parties pourtant incomparables : l’un est un groupe terroriste reconnu comme tel par de très nombreuses démocraties et organisations internationales y compris la France, l’Union Européenne ou encore les Etats-Unis. L’autre est un Etat démocratique qui cherche à se défendre contre d’incessantes attaques visant uniquement les populations civiles !

Le journal impute donc la montée des tensions à des problématiques purement internes à Israël, affirmant que “la crise [qui s’est ouverte] (…) n’était cependant pas inéluctable. Elle est pour partie le fruit d’un inquiétant vide du pouvoir en Israël, où le gouvernement n’a pas su prendre la mesure des opérations policières qu’il multiplie à Jérusalem depuis un mois, et de l’assurance croissante de ses alliés d’extrême droite dans la rue” (26). Ce parti pris anti-israélien fait donc peser la responsabilité de la résurgence de ce conflit sur les épaules de l’Etat hébreu, ignorant de fait, le rôle pourtant incontestable des groupes terroristes basés dans la région.

Dans l’éditorial publié le 15 mai, Le Monde reconnaît néanmoins la légitimité de la réaction israélienne aux incessantes attaques de “roquettes du Hamas, tirées de façon indiscriminée et cynique sur les villes israéliennes(27). Mais cette concession est rapidement relativisée par une autre phrase lourde de significations : “Le problème commence quand un État ne conçoit qu’une grille de lecture sécuritaire”(28). Au-delà de la naïveté voire de l’aberration de l’opinion qui consisterait à affirmer qu’un bombardement ne devrait pas relever d’une grille de lecture sécuritaire, il est inquiétant de constater que ce positionnement semble s’imposer dans les colonnes du Monde.

Environ un mois après l’opération “Gardien du Mur” et la parution de ces différents articles, le quotidien fait appel à la sociologue franco-israélienne Eva Illouz spécialisée dans l’analyse des émotions en relation avec l’économie (29), pour analyser l’état de la société israélienne. Dans ce qui pourrait s’apparenter à une tribune de quatre longues pages intitulée “Israël traverse une profonde crise morale” (30), elle dresse un tableau alarmant truffé d’exagérations voire d’inexactitudes qui fait passer Israël pour un Etat arrogant peu soucieux des valeurs de l’Etat de droit. La sociologue commence par affirmer qu’“Israël n’est pas une démocratie comme les autres”, préférant le qualifier de “démocratie sécuritaire”. Selon Eva Illouz, la place occupée par les services de sécurité dans la société israélienne, aurait tout simplement orienté leur vision du monde vers ce qu’elle nomme “sécuritisme institutionnalisé”. Si l’on peut entendre que les Israéliens soient mus par “la préoccupation permanente de la survie”, compte tenu des menaces existentielles qui pèsent constamment sur eux, insinuer que “la force remplace le droit” est totalement irresponsable et faux. Malgré ce risque permanent, Israël est et demeure la seule véritable démocratie du Moyen-Orient où la stricte séparation des pouvoirs est appliquée, parfois même avec zèle. Le lexique employé dans l’ensemble de l’analyse est profondément péjoratif. Outre les références à une prétendue “idéologie messianique ultranationaliste” à laquelle le “sécuritisme” se serait associé, on y apprend que “l’appareil de l’Etat [serait] une coquille vide”, “pillée par les groupes d’intérêts”. Les récentes et brillantes réussites dont l’Etat hébreu pourrait se targuer – la “startup nation”, la campagne de vaccination, les Accords d’Abraham – ne suffiront pas à relativiser l’opinion de l’auteure : Israël serait “considérablement affaibli” (31). Reflétant son penchant anti-israélien, Le Monde ne se préoccupe évidemment pas de donner la parole à un éventuel contradicteur pour contrebalancer ce jugement très manichéen.

Ces articles publiés dans des quotidiens de référence, bien souvent respectés par leurs pairs et par l’ensemble de la population, renvoient une image biaisée et participent au rejet et à la délégitimation d’Israël.

5- Le New York Times, une complicité coupable

Les médias francophones ne sont néanmoins pas les seuls à avoir fait le jeu des ennemis d’Israël. La propagande bien huilée du Hamas utilise le registre victimaire et émotionnel pour favoriser le soutien de l’opinion publique internationale. Même les médias les plus aguerris tombent dans ce piège. Ainsi, la une du New York Times du 28 mai 2021, sonne comme un cas d’école. Titrée “Ils n’étaient que des enfants”, elle affiche les visages de plus d’une soixantaine d’enfants ou jeunes de moins de 18 ans (dont deux Israéliens : un arabe et un juif), assassinés au cours des 11 jours de conflits entre Israël et le Hamas et le Djihad islamique. Selon le journal, ces enfants avaient l’ambition de devenir “médecins, artistes, dirigeants…” Tout comme dans les articles français, les parcours des jeunes et de leurs familles sont dépeints avec force détails. La contextualisation des bombardements est, elle, presque inexistante (32).

A première vue, personne ne peut rester indifférent au sort de ces enfants. Mais d’autres réalités se cachent derrière ces photos. Comme le soulignent CAMERA et la spécialiste en communication Emily Schrader, l’un des enfants était en réalité un adolescent de 17 ans enrôlé par le Hamas comme terroriste (33).

Une pratique évidemment contraire au droit international mais un groupe terroriste fait en général peu de cas de ces considérations… Comme pour se dédouaner, le New York Times a néanmoins publié à son tour un article le 30 mai, précisant cette information (34). Pire encore : comme l’ont montré Emily Schrader et le militant arabe israélien Yossef Haddad, la petite fille encadrée en jaune dans l’image ci-dessous serait… vivante (35) !

De plus, non content de chercher à assassiner des centaines de civils en envoyant des milliers de roquettes sur le territoire israélien, le Hamas a également causé des dégâts et probablement des morts côté palestinien puisque 680 missiles dits “amis” seraient retombés en territoire palestinien. Un rapport du bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), qui n’est pas connu pour être particulièrement pro-Israël, précise que 63 enfants sur les 66 morts à Gaza “semblent” être des victimes collatérales des bombardements israéliens (36), ce qui porte à au moins 3, si ce n’est plus, le nombre d’enfants victimes d’autres attaques, excluant de fait Tsahal de ces décès tragiques. Il aurait été également plus honnête de souligner dans cet article comme dans bien d’autres, que le Hamas se sert de ces enfants comme des boucliers humains. L’article ne se prive pas non plus de mentionner la sempiternelle “disproportion” de la réponse israélienne, mettant l’accent sur la puissance militaire de l’Etat hébreu et rappelant qu’il dispose du Dôme de fer et d’abris anti-missiles, au contraire des Palestiniens (37). Ainsi, en affichant ces visages en une comme il le ferait pour des attentats terroristes ou des catastrophes naturelles, le New York Times cherche sans aucun doute à laisser entendre que l’agresseur ne serait pas celui que l’on croit.



La guerre des chiffres, véritable serpent de mer

Il est aisé de considérer une guerre par son seul nombre de victimes – adultes et enfants – de chaque côté. Compte tenu de l’intensité du conflit, il est cependant important de souligner que le nombre de victimes reste exceptionnellement bas (38), notamment grâce à la précision des frappes chirurgicales de Tsahal qui cherche à éviter au maximum les victimes civiles. Malgré l’extrême complexité et la multiplicité des facteurs, les médias s’obstinent à donner chaque jour un bilan non contextualisé faisant croire à une guerre asymétrique : “248 morts palestiniens à Gaza, dont 66 enfants et des combattants” (39) – “126 Palestiniens, dont 31 enfants, ont été tués. Israël déplore de son côté neuf morts, dont un enfant de 6 ans et un soldat”…(40) omettant de rappeler que les plus de 4000 roquettes tirées par le Hamas ont envoyé des millions d’Israéliens dans les abris. C’est uniquement grâce à la puissance du système anti-missiles Dôme de Fer, interceptant plus de 90% des tirs, qu’Israël ne déplore pas des milliers de morts…

De plus, le recensement des victimes palestiniennes cache souvent une autre réalité. En effet, les comptages internationaux incluent à la fois les morts civils et les combattants du Hamas et du Djihad islamique neutralisés par l’armée. Une pratique qui peut sembler incongrue : qui songerait à inclure les terroristes du Bataclan ou de l’attentat de Nice dans les victimes ? Une nouvelle preuve tangible du double standard infligé à Israël. Heureusement, des organismes sérieux se chargent de fournir les informations manquantes. Selon le bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), sur les 245 Gazaouis morts, seuls 128 “seraient des civils”. Les 117 autres “seraient des cibles militaires légitimes” (41), autrement dit, des terroristes. Une estimation qui pourrait même être revue à la hausse. Fidèle à sa stratégie, le Hamas cherche à faire croire que la majorité de ceux qui ont été tués étaient d’innocents civils.

Par ailleurs, d’après une estimation, 91 personnes auraient été tuées par les 680 roquettes retombées en territoire gazaoui soit 36% des décès survenus au cours de l’opération “Gardien du Mur” (42). Des chiffres qui remettraient en cause bien des bilans biaisés dévoilés par les médias. En attendant, ces pratiques n’aident pas à rétablir la vérité.


Les médias instrumentalisés jusque dans leurs locaux

Cette énième confrontation entre Israël et le Hamas a également révélé de nouvelles pratiques de la part du groupe terroriste. Désormais, il ne se contente plus d’installer son matériel dans des écoles ou des hôpitaux. Il s’attaque à un autre symbole : les médias. Comme l’a révélé l’armée israélienne au cours de l’opération “Gardien du Mur”, le Hamas utilisait la tour de l’agence américaine Associated Press et de la chaîne qatarie Al Jazeera à Gaza, pour entraver le Dôme de fer. D’après les autorités israéliennes, la tour abritait “le renseignement militaire du Hamas, son département de recherche et développement, et une unité technologique” (43). Cible légitime, ces informations justifiaient sa destruction. Fidèle à son habitude, Tsahal a naturellement prévenu tout le personnel de l’imminence de la démolition afin de les laisser évacuer les lieux dans les douze heures. Mais l’opération a tout de même suscité un tollé planétaire. Certains commentateurs ont même affirmé qu’Israël avait détruit ce bâtiment pour “empêcher la diffusion des images des frappes en cours” (44), insinuant donc que la liberté d’informer avait été bafouée. Une aubaine pour le groupe terroriste qui, sans l’ombre d’un effort, parvient ainsi à faire oublier qu’il met en danger les journalistes présents sur place et s’attire même la sympathie face à “l’intrusion“ militaire.

 

6- Les réseaux sociaux, démultiplicateurs de fausses informations

Mais la guerre des images ne se déroule désormais plus seulement dans les médias traditionnels. Avec l’émergence massive des réseaux sociaux, tout individu muni d’un téléphone portable avec appareil photo ou caméra peut se transformer en “reporter” en herbe, entraînant des interprétations au mieux imprécises et au pire totalement erronées et participant de fait à la désinformation courante lorsqu’il s’agit d’Internet. Avant même le déclenchement du dernier conflit entre Israël et le Hamas, de très nombreux internautes, dont le porte-parole de la France Insoumise (45) (voir ci-dessous), ont partagé sur Twitter une vidéo montrant un incendie en arrière-plan et une foule de jeunes dansant devant le mur occidental, affirmant que ces jeunes “se réjouissaient” de l’incendie de la mosquée Al-Aqsa.

En réalité, il s’agissait d’un arbre en feu à proximité. Le lieu saint n’a pas été touché. De plus, les festivités concernaient le “jour de Jérusalem”, célébrant la réunification de la capitale de l’Etat d’Israël après la guerre des Six Jours et avaient débuté bien avant l’incendie. Les jeunes ne dansaient donc pas pour célébrer la quelconque destruction d’un lieu saint musulman… Une telle mise en accusation est dangereuse car elle alimente la haine d’Israël pour des motifs fallacieux. La supercherie a certes été dénoncée par certains médias comme LCI (46), mais la vérification arrive bien souvent trop tard. Lorsqu’une vidéo est devenue virale, il est difficile d’enrayer le phénomène, notamment lorsque certains hashtags deviennent particulièrement populaires comme #GazaUnderAttack.

Heureusement, certains experts de la communication digitale comme Emily Schrader et Yossef Haddad qui militent pour une couverture honnête des événements, tentent de rétablir les faits. Dans une vidéo publiée le 31 mai 2021, ils se penchent sur plusieurs exemples de photos qui prétendent montrer des enfants palestiniens victimes du conflit. Parmi eux, cette petite fille blessée gravement sur un brancard tendant la main à un garçon plus jeune qu’elle. Contrairement à ce que le journaliste de la BBC Jon Donnison affirme, ces enfants ne sont pas à Gaza, mais en Syrie.

D’autres exemples pourraient presque faire rire s’ils n’avaient pas des conséquences dramatiques. Selon la photo ci-dessous, il s’agirait d’un jeune homme de 17 ans incarcéré depuis 11 ans dans une prison israélienne et tragiquement décédé seul en raison d’une négligence médicale. En réalité, le jeune garçon en photo est un acteur juif américain, du nom de Ian Nelson (47).

La vidéo mentionne bien d’autres exemples provenant d’autres conflits, de confrontations précédentes (comme “Bordure protectrice” en 2014) ou n’ayant jamais eu lieu. La tendance n’est pas nouvelle mais semble se répandre de plus en plus, en particulier lorsque ces contenus sont partagés par des journalistes professionnels, favorisant l’impression désagréable que les sources n’auraient pas été vérifiées avant de diffuser ces clichés. Au mieux, c’est une forme de négligence, au pire, de la complicité.

7- Le rôle des artistes

Ces dernières années, de nombreux artistes, notamment américains, ont tenu à s’engager de plus en plus. Avec le développement des réseaux sociaux et l’opportunité d’interagir directement avec leurs fans, les stars prennent position sur des sujets politiques, comme ce fut le cas avec le mouvement “Black Lives Matter”. Le conflit israélo-palestinien ne fait pas exception à la règle. Ignorant le plus souvent la plupart des enjeux, les personnalités se permettent de relayer des informations tronquées voire complètement erronées au risque de voir leur immense communauté s’en emparer à leur tour. Suite à la résurgence du conflit, les sœurs Bella et Gigi Hadid, top modèles célèbres dans le monde entier, d’origine palestinienne par leur père, se sont rapidement positionnées à grands coups de “#freepalestine” et de dénonciation de “nettoyage ethnique” et “d’apartheid”. Avec 44 millions d’abonnés, soit presque cinq fois plus que le nombre d’habitants en Israël, l’influence est considérable, comme en témoigne le post Instagram ci-dessous datant du 15 mai cumulant près de 2,9 millions de mentions “j’aime” (48).

Le 30 mai 2021, l’ancienne star libano-américaine de la pornographie Mia Khalifa s’est elle aussi illustrée sur les réseaux sociaux pour sa prise de position anti-Israël. Elle a publié sur Twitter une photo d’elle buvant un champagne datant de l’époque nazie où elle affirme que son “vin [était] plus vieux que votre “Etat” d’apartheid”. La bouteille de la marque Charles Heidsieck date de 1943 et provient de Reims, ville occupée par les nazis à l’époque (49). Pour sauver leur vie, les Juifs français de cette région avaient dû fuir. Forte de ses 3,8 millions d’abonnés, elle peut elle aussi atteindre des millions de gens dans le monde entier et proférer de graves accusations aux relents antisémites profondément nauséabonds.

En accusant Israël “d’Etat d’apartheid” ou encore “d’occupation” (50), ces célébrités alimentent la haine d’Israël. De même, en dénonçant la soi-disant “disproportion” des répliques de l’armée israélienne contre les Palestiniens et en accusant Israël de “crimes de guerre” alors que l’agresseur est un groupe terroriste qui fait souffrir indifféremment les Israéliens et les Palestiniens, ces célébrités, comme Trévor Noah ou John Oliver (51), qui ne sont même pas sur place pour témoigner, ne rendent service à personne. Au contraire, elles s’inscrivent parfaitement dans la stratégie victimaire du Hamas.

Il est regrettable que ces stars mondialement connues et à l’influence considérable, n’utilisent pas leur notoriété à des fins pacifiques et pour rétablir la vérité dont les populations des deux côtés auraient cruellement besoin. Au contraire, ceux qui cherchent à dénoncer les propos diffamants et infondés, doivent faire face à des torrents d’insultes et caricatures antisémites ainsi que des menaces de mort (52).

8- Des conséquences jusqu’en Europe et même aux Etats-Unis

Ce conflit, qui ne laisse donc personne indifférent, se répercute bien au-delà des seules frontières du Moyen-Orient. En 2014 déjà lors de l’opération “Bordure protectrice”, des manifestations honteuses avaient notamment eu lieu à Paris et à Sarcelles. Aux cris de “Mort aux Juifs” et “Mort à Israël”, des commerces avaient été vandalisés et des Juifs agressés (53). 7 ans après, les plaies sont encore vives et les débordements antisémites violents sont désormais visibles dans d’autres pays d’Europe voire aux Etats-Unis. Certaines banderoles, comme le montre la photo ci-dessous, rappellent notamment une résolution inique adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1975, considérant que “le sionisme [était] une forme de racisme” (54). Bien qu’abrogée en 1991, elle semble être restée dans les mémoires. En proférant également des slogans comme “de la Méditerranée au Jourdain” (“From the River to the Sea”), ces manifestants de Londres – et non d’un pays traditionnellement hostile à Israël – n’appellent à rien de moins qu’à la destruction de l’Etat d’Israël.

La capitale anglaise a également été le terrain de scènes spectaculaires que personne n’aurait imaginé observer. En plein cœur de Londres, des voitures ornées de drapeaux palestiniens roulent au son de slogans d’un antisémitisme crasse qui appellent à “en***** les Juifs et à violer leurs filles”. Des images qui ont évidemment indigné les pouvoirs publics et prouvent que le conflit s’exporte en Occident en s’attaquant en premier aux communautés juives (55).

Ce phénomène d’une violence inouïe se répand de façon exponentielle en Europe de l’ouest. Après l’Angleterre qui recense plus de 350 agressions antisémites sur le seul mois de mai 2021 dont des attaques dans un bus (56) ou dans des restaurants casher (57), c’est à Berlin qu’une journaliste israélienne a dû être protégée par le service d’ordre de médias allemands. Une forte détonation est entendue distinctement alors qu’elle était en duplex pour couvrir la manifestation dans la capitale (58).

Enfin en Belgique, les manifestants scandent fièrement “Mort aux Juifs” (59).

Même les Etats Unis, grand allié d’Israël autrefois préservés, sont touchés à leur tour. Des Juifs sont attaqués en plein cœur de New York (60).

Sous couvert de soutien au peuple palestinien, les plus bas instincts s’expriment pour afficher au grand jour leur antisionisme, nouveau visage de l’antisémitisme, preuve que ce combat n’a jamais été autant d’actualité dans le monde entier.

 

La campagne de vaccination en Israël

L’épidémie de Coronavirus a donné lieu à l’émergence de très nombreuses fausses informations, sans parler des caricatures antisémites les plus nauséabondes, accusant notamment les Juifs d’être à l’origine du virus. Mais la couverture de la campagne de vaccination fulgurante en Israël dès le début 2021 et ses conséquences positives pour la population (déconfinement, réouverture des lieux culturels, des boîtes de nuit, etc.), a été particulièrement élogieuse dans l’ensemble des médias français. La politique volontariste de ce petit pays menant tambour battant une campagne massive à grands renforts de communication – le Premier ministre lui-même s’est fait vacciner en premier en direct devant les caméras en décembre 2020 pour inciter ses concitoyens à faire de même – est admirée.

Mais comme si cela sonnait trop beau pour être vrai, des voix discordantes propagent de nouvelles fausses informations. Le célèbre médecin urgentiste Patrick Pelloux, très régulièrement sollicité par les plateaux de télévision, est invité par l’émission de France 5, C dans l’air. Il accuse Israël de mener un “embargo” contre les Palestiniens pour les empêcher d’obtenir les fameux vaccins à leur tour, omettant que l’Autorité palestinienne est responsable de la politique de santé depuis les Accords d’Oslo… Un mensonge éhonté proféré sur une chaîne publique à une heure de grande écoute qui démontre l’ignorance de beaucoup sur ce sujet pourtant essentiel. Dénoncé notamment par ELNET, InfoEquitable ou encore le B’nai Brit France, Patrick Pelloux n’a eu d’autre choix que de se fendre de plusieurs tweets de réponses, assurant qu’il avait salué “la campagne exemplaire de vaccination d’Israël” et qu’il souhaitait simplement appeler Israël à délivrer “en nombre le vaccin à la Palestine”… (61)

CONCLUSION

Le rejet et la haine d’Israël ont commencé il y a déjà près d’un demi-siècle. Le rôle des médias dans ce processus ne peut être ignoré. En véhiculant l’image d’un État belliqueux peu soucieux du sort de ses voisins, l’opinion publique internationale a peu à peu adhéré à ce discours. Au-delà du mensonge qui vise à délégitimer un Etat démocratique ami de la majorité des grandes nations du monde, les conséquences de l’importation d’un tel conflit sur le sol européen et américain sont désastreuses. Comment oublier l’attentat ignoble perpétré à Toulouse contre l’école juive Ozar Hatorah, visant à “venger les enfants palestiniens” ? (62)

Avec l’émergence des réseaux sociaux qui permettent à chacun de s’exprimer sans limite ni contextualisation ou vérification des propos tenus, un nouveau front du conflit s’est ouvert, rendant la situation explosive, en particulier lorsque des artistes internationaux à la résonance considérable, s’en emparent. Aujourd’hui, l’antisémitisme poursuit inexorablement sa progression et touche même des zones autrefois épargnées. Notre mission est donc plus que jamais nécessaire : il faut faire entendre la voix d’Israël et faire cesser la politique de délégitimation qui sévit partout en rappelant qui est l’ennemi des démocraties. Seule une vision réelle du terrain favorisera l’émergence d’une paix durable pour les populations de la région.


(1) Menacé par la coalition des armées voisines (Egypte, Jordanie, Syrie), Israël décide de lancer une opération de grande envergure le 5 juin 1967. En seulement 6 jours, l’Etat hébreu devient la première force militaire du Moyen-Orient et a quadruplé la superficie des territoires sous son contrôle : Sinaï, Jérusalem, Cisjordanie/Judée-Samarie, Gaza, plateau du Golan), cf. p. 371, Frédéric Encel, Géopolitique d’Israël, Dictionnaire pour sortir des fantasmes, 2004.

(2) cf. Frédéric Encel, Géopolitique d’Israël, Dictionnaire pour sortir des fantasmes, 2004, p. 371.

(3) cf. “Pour une critique des médias”, in: Questions de communications, Jean-François Têtu, p. 250, 2006.

(4) cf. Le conflit Israélo-Palestinien : médias occidentaux, « revendications de vérité » et antisionisme, Gregory Kent et Jerry Palmer, p. 203, 2007.

(5) “Pour une critique des médias, Entretien avec Béatrice Fleury et Jacques Walter”, Daniel Dayan, p. 204 in: Questions de communication, 2005.

(6) “Pour une critique des médias, Entretien avec Béatrice Fleury et Jacques Walter”, Daniel Dayan, p. 205 in: Questions de communication, 2005.

(7) « “Qui a tué Mohammed El-Dura ?” De la mise en doute informatique d’un fait journalistique », 2007, p.89, Jérôme Bourdon.

(12) Extrait du journal Le Monde du 20 novembre 2004 in : « “Qui a tué Mohammed El-Dura ?” De la mise en doute informatique d’un fait journalistique », 2007, p.90, Jérôme Bourdon.