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	<title>Dossier de la semaine | ELNET</title>
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	<title>Dossier de la semaine | ELNET</title>
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	<item>
		<title>L’illusion du désarmement du Hamas</title>
		<link>https://elnetwork.fr/conflit-israelo-palestinien/lillusion-du-desarmement-du-hamas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ELNET]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 09:15:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier de la semaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dr. Arié Bensemhoun[1] Tribune publiée dans L’EXPRESS, le 22 octobre 2025 : « Gaza : vouloir désarmer le Hamas, c’est se bercer d’illusions, par Arié Bensemhoun » Alors que la première phase du « Plan Trump » a permis un cessez-le-feu dans la bande de Gaza ainsi que la libération des derniers otages israéliens vivants contre celle de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dr. Arié Bensemhoun<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.lexpress.fr/monde/proche-moyen-orient/gaza-vouloir-desarmer-le-hamas-cest-se-bercer-dillusions-par-arie-bensemhoun-5PSFQFTYYFAAHAK3WMH3Y55QVA/">Tribune publiée dans L’EXPRESS</a>, le 22 octobre 2025 :</p>
<p style="text-align: justify;">« Gaza : vouloir désarmer le Hamas, c’est se bercer d’illusions, par Arié Bensemhoun »</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Alors que la première phase du « Plan Trump » a permis un cessez-le-feu dans la bande de Gaza ainsi que la libération des derniers otages israéliens vivants contre celle de milliers de prisonniers palestiniens, un point demeure néanmoins inextricable pour la suite du processus : l’avenir du Hamas, son désarmement et son exclusion de toute future gouvernance palestinienne – ce que l’organisation terroriste refuse catégoriquement.</p>
<p style="text-align: justify;">La question du démantèlement du Hamas, plus qu’un impératif sécuritaire pour Israël ou un préalable technique indispensable à la reconstruction de Gaza, est d’abord un enjeu ontologique, qui touche à la nature même du mouvement islamiste. Lui demander de déposer les armes revient à lui demander de cesser d’être ce qu’il est.</p>
<p style="text-align: justify;">Fondé en 1987, au cœur de la première Intifada, le Hamas n’a jamais été un mouvement politique au sens classique du terme. Il ne résulte pas d’un projet de gestion ou d’émancipation nationale, mais d’un acte de guerre sainte — une extension armée des Frères musulmans, portée par la conviction que la violence est la seule voie légitime vers la « libération de la Palestine » et, plus encore, vers la restauration d’un califat islamique mondial.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet imaginaire, les armes ne sont pas un outil, elles sont un credo. Elles incarnent la foi, la résistance et l’identité collective. Elles structurent la société gazaouie, façonnent son économie et imprègnent sa culture politique. Chaque roquette, chaque tunnel, chaque uniforme participent d’un récit quasi mystique d’un peuple élu pour combattre les Juifs jusqu’à la fin des temps, tel que le proclame la Charte de 1988 – jamais abrogée.</p>
<p style="text-align: justify;">Renoncer à cet arsenal reviendrait donc pour le Hamas à se renier lui-même, à briser le lien entre sa légitimité religieuse et sa survie politique. Cette connexion est d’autant plus vitale que son pouvoir repose non sur la représentativité démocratique, mais sur la coercition et la peur.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des années, le Hamas s’est mué en véritable État-mafia, contrôlant les flux d’aide humanitaire, les importations de carburant et les matériaux de construction, tout en prélevant des taxes sur chaque transaction à Gaza pour financer ses ambitions génocidaires contre Israël. Les tunnels, présentés comme des instruments de résistance, sont aussi des circuits de contrebande hautement lucratifs qui enrichissent sa nomenklatura. Et chaque cessez-le-feu, chaque trêve, chaque phase de « reconstruction » n’est pour le Hamas qu’une pause stratégique — une opportunité de reconstituer son arsenal et de reconsolider son emprise sur la population qui l’a élu.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fusil est le ciment du pouvoir – et le Hamas le sait. Sans armes, il cesse d’être craint ; et sans crainte, il cesse d’être obéi. Les armes ne servent donc pas seulement à combattre Israël : elles protègent un système d’exploitation totalitaire, garantissent l’impunité de ses dirigeants et maintiennent la population sous un régime de terreur et de dépendance, en contrôlant les rues, les mosquées, les écoles et les médias, tout en réduisant au silence toute opposition. Et cette dynamique est particulièrement flagrante depuis le cessez-le-feu, alors que les exécutions publiques et les affrontements avec des clans rivaux cherchant à renverser son autorité se multiplient.</p>
<p style="text-align: justify;">Le « prestige » du Hamas s’est construit sur la confrontation permanente, sur sa prétention à incarner la seule « résistance authentique » face à un Fatah jugé corrompu et domestiqué par les Accords d’Oslo. Dans cette logique, le désarmement n’est pas une concession, mais une capitulation idéologique. Il signifierait reconnaître la légitimité d’Israël, renoncer à la lutte armée, admettre la faillite de quarante ans de jihad ; et donc se dissoudre dans un processus politique contraire à son ADN.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, les terroristes palestiniens ne raisonnent pas en victoire ou défaite militaire, mais en termes de martyre et de continuité eschatologique. Ils s’inscrivent dans une temporalité religieuse où la destruction terrestre n’est qu’une étape vers la victoire spirituelle finale — d’où leur capacité à absorber des pertes colossales sans jamais infléchir leur stratégie.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi le désarmement serait pour le Hamas une honte éternelle, un renoncement à la mission sacrée confiée par Dieu. Mieux vaut mourir debout que vivre sans jihad. Et c’est cette mentalité sacrificielle qui rend tout compromis sincère impossible. Le Hamas n’est pas un acteur rationnel au sens diplomatique occidental du terme, mais un mouvement millénariste pour qui la paix avec les « mécréants » n’est pas un objectif, mais une hérésie.</p>
<p style="text-align: justify;">Exiger du Hamas qu’il se désarme, c’est donc espérer la conversion d’un fanatisme en pragmatisme. C’est ignorer que son existence repose sur la perpétuation du conflit, sur l’entretien d’une guerre infinie qui seule justifie sa domination. Tant qu’il conservera ses armes, il restera maître de Gaza et du récit de la « résistance ». Mais s’il les perd, il s’effondrera — non seulement militairement, mais spirituellement.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette impasse existentielle qui rend tout processus de paix illusoire tant que le Hamas subsiste : il ne peut ni gagner, ni disparaître. Il ne peut qu’entretenir la guerre comme condition de sa survie. Et tant que cette logique perdurera, aucune solution durable à Gaza ne pourra émerger, quelle que soit la pression des acteurs extérieurs. Le retour de la guerre n’est donc qu’une question de temps.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Arié Bensemhoun est le directeur général d&rsquo;ELNET France (European Leadership Network) depuis 2011. Docteur en chirurgie dentaire, il a mené sa carrière dans le secteur privé en tant que conseil en communication stratégique, en affaires publiques et en relations internationales.</p>
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		<title>Que retenir de la première rencontre officielle entre Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou?</title>
		<link>https://elnetwork.fr/moyen-orient/retenir-de-premiere-rencontre-officielle-entre-emmanuel-macron-benyamin-netanyahou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Cohen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 09:17:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier de la semaine]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Netanyahu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 16 juillet, deux jours après avoir célébré aux côtés de Donald Trump, le centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis dans la Première guerre mondiale, le Président français a commémoré, aux côtés du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, le 75e anniversaire de la rafle du Vél’d’Hiv, l’arrestation par la police française de plus de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dimanche 16 juillet, deux jours après avoir célébré aux côtés de Donald Trump, le centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis dans la Première guerre mondiale, le Président français a commémoré, aux côtés du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, le 75e anniversaire de la rafle du Vél’d’Hiv, l’arrestation par la police française de plus de 13 000 juifs de la région parisienne, dont 4 000 enfants, déportés ensuite vers les camps de la mort nazis. Il s’agissait de la première rencontre officielle entre les deux hommes, et ce fut pour eux l’occasion de clarifier leurs positions sur les sujets qui affectent la relation bilatérale France-Israël.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un discours historique au Vel d’Hiv</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au cours d’un discours très solennel relatant cet épisode tragique de notre histoire, Emmanuel Macron a laissé transparaître une vive émotion, d’autant qu’il a toujours affirmé considérer la mémoire comme essentielle dans la construction d&rsquo;une nation. S’inscrivant dans la lignée de Jacques Chirac en 1995, puis Nicolas Sarkozy et François Hollande, il a réaffirmé que « c’est bien la France qui organisa la rafle du Vél d’Hiv en juillet 1942 » et la déportation de milliers de juifs. « Oui, je le redis ici, c&rsquo;est bien la France qui organisa la rafle puis la déportation et donc, pour presque tous, la mort des 13 152 personnes de confession juive arrachées les 16 et 17 juillet à leur domicile », a déclaré le chef de l&rsquo;Etat. « Les 16 et 17 juillet 1942 furent l&rsquo;oeuvre de la police française. Pas un seul Allemand n&rsquo;y prêta la main », a-t-il ajouté. « Récemment encore, ce que nous croyons établi par les autorités de la République, sans distinction partisane, avéré par tous les historiens, (&#8230;) s&rsquo;est trouvé contesté par des responsables politiques français prêts à faire reculer la vérité », a-t-il rappelé, faisant référence aux propos de Marine Le Pen, qui avait déclaré le 9 avril dernier que « la France [n&rsquo;était] pas responsable du Vel d&rsquo;Hiv ». Soixante-quinze ans après, la question de la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs de France continue encore de faire polémique. Dans les jours qui ont suivi cette allocution, Jean-Luc Mélenchon a  lui aussi condamné les propos du président.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Macron adopte une posture « vallsienne » sur l’antisionisme </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la question du rôle de la France, Emmanuel Macron a replacé Vichy dans son contexte historique depuis l’affaire Dreyfus, en passant par les diatribes antisémites d’une partie de la classe politique française sous la IIIe République. C&rsquo;est en assistant à Paris à la déchéance du capitaine Dreyfus que le père du sionisme, Theodor Herzl, décida de lancer son combat pour la création d’un foyer national. Celui-ci servirait de refuge aux juifs européens dont il pressentait le funeste destin. Poursuivant sa chronologie et évoquant le triste sort d’Ilan Halimi, de Jonathan Sandler et ses deux fils, Gabriel et Arieh, de Myriam Monsonego, Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada, Yoav Hattab, il évoqua enfin Sarah Halimi dont l’assassinat, a été passé sous silence par les médias. « Malgré les dénégations du meurtrier, la justice doit faire désormais toute la clarté sur la mort de Sarah Halimi », a martelé Emmanuel Macron, avant d’évoquer l’antisionisme qu’il a assimilé à l’antisémitisme : « Nous ne céderons rien à l&rsquo;antisionisme » qui est la « forme réinventée de l&rsquo;antisémitisme ». Vivement applaudi par l&rsquo;assistance, il s’est inscrit dans une posture « vallsienne ». L’ancien Premier ministre fut en effet le seul homme politique a avoir fermement condamné ceux qui prétendaient rejeter l’Etat hébreu mais ne pas être antisémite. Avec cette déclaration, Emmanuel Macron bouscule un tabou et rend justice à l’Histoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De minces nuances sur le conflit israélo-palestinien, une vigilance accrue face à l’Iran </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après la cérémonie, les dirigeants français et israélien se sont retrouvés pour un entretien de travail à l’Elysée. A l’issue de la rencontre, Emmanuel Macron a rappelé « le soutien indéfectible et inconditionnel [de la France] à la sécurité d’Israël » et appelé à la reprise des négociations de paix pour « une solution à deux Etats ». Les discussions sont au point mort depuis l’échec d’une médiation américaine au printemps 2014. Macron a annoncé qu’il se rendrait en Israël « dans les prochains mois ».<br />
Rappelons que président français avait reçu le 5 juillet dernier à l’Elysée le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et condamné la colonisation israélienne. Mais lors de sa conférence de presse avec Benyamin Netanyahou, il s’est montré plus nuancé, déclarant qu’il fallait « cesser les constructions dans les colonies » mais n’a pas dit qu’il fallait « cesser la colonisation ». Il n’a en revanche pas repris à son compte l’initiative de François Hollande, qui prônait une approche internationale du conflit et avait organisé en janvier une conférence sur le Proche-Orient.<br />
Les dossiers régionaux ont également été abordés. Emmanuel Macron a assuré Israël de sa « vigilance » sur la mise en œuvre de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 et dit « partager ses inquiétudes sur l’armement du Hezbollah » libanais, soutenu par l’Iran. Il a assuré le Premier ministre israélien de veiller à la « mise en oeuvre stricte » de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien.</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, les deux chefs d’Etat ont promis une coopération renforcée dans les domaines diplomatiques, sécuritaires, commerciaux, technologiques et culturels entre la France et Israël. Ce premier grand rendez-vous entre les deux chefs d’Etat a permis à chacun de manifester son soutien et ses attentes envers l’autre. Les propos tenus par Emmanuel Macron ont sans doute rassuré le Premier ministre israélien même si sa perception du conflit israélo-palestinien ne varie pas tellement de celle de ces prédécesseurs, si ce n’est sur le traitement. Le président français refuse en effet toute reconnaissance unilatérale de l’Etat de Palestine, contrairement à François Hollande qui en avait fait sa 59ème promesse de campagne. La prochaine visite d’Emmanuel Macron, pas encore programmée mais qui aura sans doute lieu courant 2018, nous en dira plus sur ses intentions.</p>
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