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Vendredi 13 Mai 2022

Demain, samedi 14 mai, jour anniversaire de la Déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israël, que les Palestiniens associent à la « nakba » (catastrophe), sera sûrement propice, comme chaque année, à un déferlement de haine et de violences. En mai 2021, les plus vastes émeutes depuis 1948 avaient eu lieu simultanément dans un grand nombre de villes symboles de la coexistence entre Juifs et Arabes, telles que Saint-Jean- d’Acre ou Lod, mais aussi en Galilée, dans le fameux triangle qui concentre des villages arabes et également dans les zones bédouines du Néguev, et dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est. Israël avait été ciblé par plus de 4000 roquettes et missiles tirés par le groupe terroriste Hamas depuis la bande de Gaza et avait dû déclencher le 11 mai l’opération « Gardien du Mur » pour se protéger.

Depuis le 22 mars 2022, Israël, qui a été frappé de plein fouet par le terrorisme avec 6 attentats  (Beer Sheva, Hadera, Bnei Brak, Tel Aviv, Elad) qui ont fait 19 morts et des dizaines de blessés, est sur le qui-vive et redoute d’être à nouveau ciblé par d’autres attaques.

74 ans après l’indépendance d’Israël, les chefs palestiniens du Hamas et du Fatah refusent obstinément d’enterrer la « hache » de guerre et poursuivent la « lutte armée », souvent avec la complicité de certains médias peu enclins à faire preuve d’objectivité pour comprendre la réalité et la complexité du terrain. Le récent traitement de la mort tragique de la journaliste d’Al-Jazeera, Shireen Abu Akleh, dont on ignore encore les circonstances, en est, hélas, la dramatique illustration.

On ne peut comprendre l’origine des tensions actuelles sans revenir sur le contexte qui explique pourquoi ce cycle mortifère se reproduira systématiquement si les Palestiniens persistent dans la victimisation et l’irrédentisme, et si la communauté internationale, complaisante à leur égard, ne les aident pas à s’en émanciper. La rente victimaire dont ils bénéficient leur permet d’accabler Israël.

74 ans après l’indépendance d’Israël, les chefs palestiniens du Hamas et du Fatah refusent obstinément d’enterrer la « hache » de guerre et poursuivent la « lutte armée », souvent avec la complicité de certains médias peu enclins à faire preuve d’objectivité pour comprendre la réalité et la complexité du terrain. Le récent traitement de la mort tragique de la journaliste d’Al-Jazeera, Shireen Abu Akleh, dont on ignore encore les circonstances, en est, hélas, la dramatique illustration.

 

Eléments de contexte historiques et factuels

 De la mythification du narratif palestinien…

Le conflit israélo-palestinien est bien souvent réduit au narratif palestinien. Ainsi au fil du temps, le terme de « nakba » est devenu une référence pour nombre d’analystes et de journalistes acquis au discours victimaire palestinien. Pourtant, comme le dit le sociologue et philosophe Shmuel Tragano, « le Jour de la Nakba est devenu le rituel le plus performant du mythe palestinien, un mythe qui lui assure l’essentiel du soutien de l’Occident, un rite qui envenime la haine qu’il suscite dans le monde musulman ». En effet, derrière cette expression qui est supposée faire référence à l’exode des populations arabes de la Palestine mandataire, lors de la guerre de 1948, se cache une guerre d’extermination lancée par plusieurs Etats arabes contre les Juifs dans le jeune Etat d’Israël. En commémorant la « nakba », les Palestiniens pleurent en réalité l’échec des armées arabes à anéantir Israël. Par une réécriture stupéfiante de l’histoire, les Israéliens, pourtant pourchassés par leurs voisins arabes sont accusés d’avoir dépossédé un peuple pour prendre sa place. Ainsi, de l’agression des pays arabes qui ont rejeté le Plan de partage est né le problème palestinien.

Rarement critiqués, les Palestiniens ne sont hélas pas incités à faire preuve de réalisme politique. Depuis des décennies, ils sont les plus importants bénéficiaires de l’aide internationale par habitant dans le monde. Elle provient de plusieurs sources : les Etats-Unis, l’Union européenne, plusieurs centaines d’ONG et des organismes qui émanent de l’ONU. Ainsi l’UNRWA, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient, créé à la suite de la première guerre israélo-arabe de 1948, a décrété que les bénéficiaires de l’aide ne devaient pas être uniquement les réfugiés palestiniens de 1948, mais également leur descendants. Une situation sans équivalent et sans précédent dans l’histoire. Un véritable scandale au regard du sort des dizaines de millions de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale qui n’ont pu bénéficier d’un tel traitement de faveur.

En commémorant la « nakba », les Palestiniens pleurent en réalité l’échec des armées arabes à anéantir Israël. Par une réécriture stupéfiante de l’histoire, les Israéliens, pourtant pourchassés par leurs voisins arabes sont accusés d’avoir dépossédé un peuple pour prendre sa place. Ainsi, de l’agression des pays arabes qui ont rejeté le Plan de partage est né le problème palestinien.

Pour réellement faire avancer le processus de paix, l’Autorité palestinienne et Mahmoud Abbas, qui est à la 17ème année de son mandat de 4 ans et qui n’a plus aucune assise légale et populaire, devraient davantage s’attacher à résoudre les causes fondamentales de ce conflit : l’éducation à la haine prodiguée aux jeunes générations ; le refus d’envisager l’existence d’un Etat juif au sein d’une terre qu’ils considèrent, à tord, comme leur appartenant ; la dénonciation d’Israël comme seul responsable de leurs défaillances internes ; la corruption endémique qui prive les Palestiniens de perspectives de développement et qui entretient cette région dans la misère et le sous-développement malgré les millions qui sont injectés par la communauté internationale. Le chef du Fatah a fait de l’Autorité palestinienne l’embryon d’une dictature.

 

… à l’incitation à la haine et au terrorisme

La récente vague terroriste en Israël présente plusieurs caractéristiques qui la distinguent des attentats précédents comme « l’Intifada des couteaux ». Cette recrudescence d’attaques a surpris pour plusieurs raisons. Premièrement, l’origine des terroristes. La plupart d’entre eux étaient des citoyens arabes israéliens et les services de sécurité ne les soupçonnaient pas – ou moins – de commettre des attentats. Deuxièmement, l’appartenance de certains des auteurs d’attentats à l’État islamique. Mahmoud Abbas est responsable d’une grande partie de cette incitation à la haine, notamment par son insistance à payer des salaires aux terroristes emprisonnés, à verser des allocations mensuelles aux familles des terroristes tués, et à glorifier les martyrs.

Attentat terroriste à Elad (Israël) – 05.05.2022

Mahmoud Abbas est responsable d’une grande partie de cette incitation à la haine, notamment par son insistance à payer des salaires aux terroristes emprisonnés, à verser des allocations mensuelles aux familles des terroristes tués, et à glorifier les martyrs.

Les groupes terroristes soutenus par l’Iran, tels que le Jihad islamique palestinien et le Hamas, pourraient lancer des attaques plus organisées et appeler les Arabes des territoires et d’Israël à participer à la campagne de terreur. En cas d’échec, l’option d’attaques terroristes et de tirs de roquettes depuis Gaza pourrait se reproduire. Israël doit donc maintenir ses troupes en alerte sur tous les fronts.

Enfin, il est clair que si le P5+1 (les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni — auxquels s’ajoute l’Allemagne) parviennent à un accord sur le nucléaire, les fonds iraniens disponibles seront destinés aux groupes terroristes, au Hezbollah dans le sud-Liban et au Hamas à Gaza et dans les territoires.

 

Manipulations médiatiques et propagande

Le conflit israélo-palestinien, contrairement à bien d’autres, a toujours été surmédiatisé. Il déchaîne les passions même si l’actualité récente en Ukraine a relayé bon nombre de conflits au second plan. Les innombrables polémiques ou imprécisions ont ouvert un nouveau front d’une infinie perversité. Se déploie alors un traitement biaisé de l’information transformé en guerre des images qui dure depuis des décennies mais qui a pris une toute autre intensité avec l’émergence des réseaux sociaux ces dernières années.

Le traitement de la mort de la journaliste d’Al-Jazeera Shireen Abu Akleh, est symptomatique d’un parti pris où l’armée israélienne est immédiatement désignée et incriminée par la presse même si personne ne sait, pour l’heure, si la journaliste a succombé à un tir israélien ou palestinien. D’ailleurs, le Premier ministre Naftali Bennett a reproché à l’Autorité palestinienne d’avoir repoussé les appels israéliens à une enquête conjointe. La veille, le ministre de la Défense Benny Gantz avait affirmé qu’Israël avait l’intention de mener une enquête approfondie « pour faire éclater la vérité ». Pourquoi les Palestiniens refusent l’autopsie du corps et l’analyse de la balle si ce n’est pour instrumentaliser cette tragédie ?

Funérailles de Shireen Abu Akleh, journaliste Al Jazeera – 15.05.2022

Le traitement de la mort de la journaliste d’Al-Jazeera Shireen Abu Akleh, est symptomatique d’un parti pris où l’armée israélienne est immédiatement désignée et incriminée par la presse même si personne ne sait, pour l’heure, si la journaliste a succombé à un tir israélien ou palestinien. D’ailleurs, le Premier ministre Naftali Bennett a reproché à l’Autorité palestinienne d’avoir repoussé les appels israéliens à une enquête conjointe. La veille, le ministre de la Défense Benny Gantz avait affirmé qu’Israël avait l’intention de mener une enquête approfondie « pour faire éclater la vérité ». Pourquoi les Palestiniens refusent l’autopsie du corps et l’analyse de la balle si ce n’est pour instrumentaliser cette tragédie ?

La lumière doit en effet être faite sur cette affaire c’est pourquoi il est fondamental de ne pas laisser les Palestiniens s’emparer de l’enquête et d’en faire un « 2ème Al Dura ». Si Shireen Abu Akleh était connue dans le monde arabe, il ne faut pas oublier qu’elle travaillait pour un média considéré comme l’organe éditorial des groupes extrémistes et terroristes tels que les Frères musulmans, et qui est, de fait, un outil au service de la diplomatie du Qatar.

Enfin, il ne faut pas oublier que les Palestiniens sont influencés dans leur modus operandi par leurs alliés iraniens et russes dont on peut voir, s’agissant de ces derniers, le caractère barbare de la guerre qu’ils mènent en l’Ukraine. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la semaine dernière, une délégation du Hamas, conduite par son numéro 2, Moussa Abou Marzouk, était reçue à Moscou par Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, pour évoquer « les attaques menées par Israël contre les Palestiniens ».


Les jours qui viennent seront décisifs et Israël devra, au-delà du renforcement de son dispositif sécuritaire, s’assurer de ses soutiens stratégiques et diplomatiques pour contrer la menace terroriste. Les Accords d’Abraham sont, dans cette perspective, un gage de paix régional mais aussi un espoir pour la coopération entre les pays du bassin méditerranéen, du Moyen-Orient et de l’Europe, dont il faut espérer que davantage de pays y prendront part.