À l’issue du premier tour des élections municipales, de nombreuses listes menées par des socialistes ont choisi, en infraction avec les engagements pris par la direction du Parti, de fusionner avec des listes LFI pour conquérir des villes, au second tour, dimanche prochain.
Le Parti socialiste ne peut plus se réclamer de la vertu républicaine en scellant des alliances, mème locales, avec les ennemis de la République. Il a perdu sa boussole morale. Son Premier secrétaire, Olivier Faure, qui a pourtant annoncé le soir du premier tour que son parti ne conclurait pas d’alliance avec les insoumis, s’est vautré dans un mensonge coupable qui trahit tous les électeurs de gauche, sincères, attachés à la dignité et à la justice.
Ces actes de collaboration, rien de moins, entre la gauche socialiste et LFI à Lyon, Strasbourg, Nantes, Limoges, Brest, Avignon, Tours ou ailleurs, portent le sceau du déshonneur et de l’infâmie. À Toulouse, quatrième ville de France, cité phare de l’innovation et bastion de l’industrie aéronautique, une fusion scélérate entre la liste du socialiste François Briançon et celle de l’insoumis François Piquemal – désormais nouvelle tête d’une liste composée de trois candidats du NPA – s’est opérée pour faire tomber le maire LR sortant Jean-Luc Moudenc, arrivé en tête au premier tour.
Alors que nous commémorons les 11, 15 et 19 mars le quatorzième anniversaire des attentats islamistes et djihadistes de Montauban et de Toulouse contre des militaires français et les enfants de l’école juive Ozar Hatorah – l’un des attentats les plus monstrueux de l’histoire de notre pays – les socialistes toulousains fusionnent donc avec un parti qui a fait de la haine des Juifs et d’Israël sa principale matrice électorale.
Un parti dont le candidat feint de commémorer les attentats islamistes de Toulouse, inspirés par l’idéologie du Hamas, qu’il glorifie et qu’il ose qualifier de résistant ; dont toutes les prises de position convergent avec celles des islamistes et des Frères musulmans, dans une fronde permanente contre la Laïcité et la République.
Aucun toulousain, aucun républicain ne peut accepter cela !
C’est pourquoi, tout candidat socialiste qui n’a pas dénoncé ces alliances – même s’il ne les a pas mises en œuvre localement – est comptable de cette trahison qui engage tout le Parti socialiste.
Derrière les manœuvres de ces élections municipales se profile déjà ce qui nous attend pour l’élection présidentielle de 2027, et tout ce que cela augure pour l’avenir de la France. Voilà pourquoi nous appelons, dans toutes les villes où la gauche est complaisante avec la France insoumise, à la responsabilité civique pour faire gagner la liste du camp républicain.
Sans l’ombre d’un doute, dimanche, il faut voter pour Jean-Luc Moudenc. Car, si Toulouse tombe, la France tombera elle aussi.
