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Iran : aux armes …

Le triangle d’armement qui enclenche l’emprise régionale iranienne
Yaakov Lappin/ IPT News / 7 décembre
Trois systèmes d’armement forment un triangle au cœur du dispositif de la République islamique d’Iran pour assurer son emprise sur le Moyen-Orient : des missiles téléguidés de précision, des drones et des missiles air-sol. Infiltré dans des Etats arabes instables, l’Iran équipe ses proxys avec des systèmes militaires avancés, dans le but d’étendre son influence et d’abattre tout Etat, juif ou sunnite, qui tenterait de lui barrer la route. On voit clairement cette stratégie à l’œuvre au Yémen, à Gaza, en Irak, en Syrie et au Liban. Des armes avancées, de fabrication iranienne sont distribuées aux proxys par le réseau de contrebande de la Force al Quds. Parmi les missiles téléguidés de précision, d’une capacité autrefois réservée aux grandes puissances, se trouvent des missiles de croisière d’une portée de 2 000 kilomètres et des missiles sol-air qui gênent la surveillance et les attaques contre des cibles terrestres. Les drones en essaim perturbent les défenses aériennes des pays visés. Caché derrière ses proxys, l’Iran, poursuit ses opérations en zone grise. Aujourd’hui, l’Iran aide les proxys à produire des armes sur place. Malgré les mises en garde israéliennes répétées, le Hezbollah poursuit la fabrication de missiles guidés de précision au Liban. Les Houthis au Yémen, dotés d’une industrie d’armement, menacent l’Arabie saoudite, les voies maritimes et la ville israélienne d’Eilat. Israël, les Etats-Unis et les Etats du Golfe confrontent ensemble ces menaces. Le système de défense aérienne israélien, dont la technologie est l’une des plus performantes au monde, fonctionne également comme moyen offensif pour empêcher l’acheminement des armes, pour maintenir le rapport de forces et forcer l’Iran à trouver d’autres tactiques, dont la fabrication locale d’armes par les proxys. L’intégration d’Israël dans le CENTCOM facilite le transfert de technologie aux pays pragmatiques sunnites et offre de nouvelles opportunités d’entrainement et de renseignement. L’Iran agit pour renforcer son triangle de destruction ; le bloc anti-iranien cherche de nouveaux moyens de défense conjointe.
https://www.investigativeproject.org/9083/the-iranian-weapons-triangle-that-drives-tehran

EXCLUSIF / responsable américain : La diplomatie bégaie, les Américains et les Israéliens parlent d’exercices militaires sur mesures pour le scénario iranien
Phil Stewart/ Reuters / 8 décembre
WASHINGTON- Selon notre source, un haut responsable américain, Benny Gantz, le secrétaire israélien de la Défense, se rendra à Washington jeudi, pour explorer avec son homologue américain l’organisation d’exercices militaires conjoints, visant à simuler une attaque contre les installations nucléaires iraniennes, en cas d’échec de la diplomatie. Le 25 octobre, le Pentagone avait briefé Jake Sullivan, conseiller en sécurité nationale, sur les options militaires disponibles pour s’assurer que l’Iran n’obtiendra pas l’arme nucléaire. La révélation de ces préparatifs, aujourd’hui, souligne la préoccupation des responsables européens et américains, consternés par les exigences extravagantes formulées pour la reprise des pourparlers de Vienne par le nouveau régime extrémiste. Le responsable, sans offrir de précisions sur les exercices préconisés, déclare, « Nous sommes dans le pétrin ». Certains responsables occidentaux estiment qu’on s’approche des limites où les bases de l’accord seront détériorées au-delà de tout espoir de réparation. Interrogé sur la suggestion de Dennis Ross, à savoir que les Etats-Unis devraient annoncer t l’intention de fournir à Israël la Massive Ordnance Penetrator, le responsable américain a répondu : « Quand le président Biden dit que l’Iran n’obtiendra jamais l’arme nucléaire, croyez-moi, il y croit » .
https://www.reuters.com/world/exclusive-diplomacy-stutters-us-israel-discuss-military-drills-iran-scenario-us-2021-12-09/

VOIR AUSSI :
https://www.gatestoneinstitute.org/17995/arabs-biden-iran
Arabs to Biden: Do Not Let Iran Play You for a Fool

Khaled Abu Toameh / Gatestone Institute / 9 décembre

https://www.state.gov/secretary-antony-j.-blinken-with-thorold-barker-of-the-wall-street-journal-ceo-council-summit

Secretary Antony J. Blinken With Thorold Barker of The Wall Street Journal CEO Council SummitINTERVIEW ANTONY J. BLINKEN, SECRETARY OF STATE FOUR SEASONS HOTEL WASHINGTON, D.C. DECEMBER 7, 2021

A.B.: So here’s the challenge. As we continue to believe that a return to compliance with the agreement is the best way forward, that is not an infinite prospect, because what we will not allow is for Iran to, in effect, tread water at talks and not come forward with any meaningful and serious propositions for finally – for resolving the outstanding issues to returning to compliance while at the same time advancing its program.


Soudan : après-Coup

Tergiversation au Soudan
Alberto M. Fernandez / Sudan | MEMRI Daily Brief No. 342 / 6 décembre
La diplomatie américaine, paraît-il, a échoué au Soudan, paralysée par un tiraillement au sein de l’administration sur la façon de réagir au coup d’État militaire du 25 octobre contre le gouvernement élu. Le dilemme avait déjà été vécu au département d’Etat à l’époque de Trump, qui a récupéré pour la Maison Blanche le dossier du Soudan dans le cadre de sa marche forcée vers les Accords d’Abraham. Aujourd’hui, au lieu de punir les généraux, Washington donne l’impression de les récompenser. L’accord du 21 novembre entre le premier ministre Hamdok et le président du Conseil de la Souveraineté Burhane récompense les comploteurs. Le putsch a dévoilé une alliance autoritaire entre les militaires et des chefs rebelles du Darfour, contre les civils. Les généraux ont nommé comme chef des services de renseignement le Général Ahmed Ibrahim Mufaddal, qui a un riche palmarès en activisme islamiste. En 2018, le dictateur Bashir l’avait nommé gouverneur du South Kordofan, une zone sensible où l’opposition SPLM-N, sous le charismatique Abdel Aziz al-Hilu, menait depuis des décennies une insurrection contre Khartoum. Mufaddal apporte également des compétences en renseignement économique, importantes aujourd’hui, quand le gouvernement tente de réparer les dégâts de 30 ans de dictature islamiste. L’alliance contre nature entre militaires et islamistes semble inexorable. Washington, craignant peut-être le chaos à court terme, laisse intact le pouvoir des généraux, impunis pour les 49 manifestants morts et des centaines blessés. Les craintes d’instabilité sont alimentées par Burhane et son proche collaborateur, le Général Muhammad Hamdan Daglo (alias « Hemetti ») qui soulignent les dangers d’un flot massif de migrants vers l’Europe et du terrorisme jihadiste en Europe et aux Etats-Unis. Alors que Hemetti menaçait, Burhane promettait le retour au pouvoir civil après les élections prévues en 2023, rassurant les étrangers, peut-être, mais pas les Soudanais qui organisent des manifestations massives à répétition. Distraite par la tragédie colossale et le carnage en cours en Ethiopie, l’administration tergiverse et conseille au Congrès de patienter pour les sanctions. Washington aura l’occasion de montrer sa fermeté au sujet du Soudan au Sommet de la Démocratie cette semaine. Des Soudanais me disent que des sanctions éventuelles pour corruption, abus des droits de l’homme et subversion de la démocratie pourraient viser Hemetti et son frère Abdul Rahim, mais les activistes sont sceptiques. L’accord à présent laisse le Soudan avec un pouvoir militaire enhardi, une rupture entre le Premier ministre et la rue soudanaise. Quant aux Etats-Unis, ils sont assis entre deux chaises, à la recherche d’un moyen de punir les militaires et d’aider le peuple … d’un pays sous la botte des militaires.
Pour le dire gentiment, Washington a flanché. Par crainte de quelque chose de pire que le pouvoir militaire renforcé, on a abandonné un mouvement populaire véritablement démocratique, tout en espérant garder une influence pour des jours meilleurs. Si l’on tirait la leçon de l’histoire soudanaise, on reconnaîtrait que les régimes de Khartoum sont plus habiles à manipuler et subvertir les processus longs et compliqués que les occidentaux, bien intentionnés mais distraits, ne sont capables des les en empêcher. Le peuple soudanais, qui œuvre depuis si longtemps et de façon tellement noble pour sa dignité et sa liberté, méritait mieux de notre part.
https://www.memri.org/reports/fatefully-kicking-can-down-road-sudan

La vérité en marche au Soudan
Lt. Gen. Abakar M. Abdallah et Jerry Gordon / New English Review / 28 novembre
Les Soudanais se révoltent contre la junte frauduleuse et tyrannique, dirigée par les généraux Burhane et Daglo (alias Hemetti) suite au coup d’Etat du 25 octobre et malgré la signature de l’accord du 21 novembre qui remet en selle le « premier ministre » Abdallah Hamdok, chef d’un gouvernement « technocrate » de transition, jusqu’aux élections promises en 2023. L’accord a été accueilli favorablement par l’inepte UNTAMIS [The United Nations Integrated Transition Assistance Mission in Sudan]. Le Conseil de Souveraineté n’a pas réussi, en l’espace de deux ans, à créer un conseil législatif, à rédiger une constitution, à établir une cour constitutionnelle et une commission électorale, à conduire un recensement de la population pour définir les circonscriptions aux fins d’élections législatives ou à engager des observateurs étrangers pour assurer des élections libres et honnêtes. Toujours l’optimiste, le Secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken s’est dit encouragé mais pas convaincu des intentions de la junte. Le putsch est la conséquence des structures incitatives tordues, remontant à l’ère Bashir. Pendant toute la période de transition, les services de renseignement se sont opposés à l’imposition du contrôle civil et ont repoussé toute discussion sur les responsabilités des atrocités commises, tout en entretenant des intérêts et des relations avec des soutiens étrangers. Avec la prise de pouvoir, ces services prennent l’Etat en otage et maintiennent le système kleptocrate violent de l’ère Bashir, se réservant les moyens de s’enrichir et de se protéger contre les poursuites. Au sein de l’opposition, personne n’est dupe de la promesse bancale de Hamdok de démissionner si l’accord ne sert pas les intérêts du peuple. Le Central Leadership Council des Forces pour la liberté et le changement (FLC), sensible à l’association connue de Hamdok avec l’ancien régime détesté de Bashir/NCP, a désavoué des membres qui ont assisté à une réunion récente avec Hamdok.
Les chefs de la junte, les généraux Burhane et Daglo, sont bien conscients du risque, sous un gouvernement civil, d’être renvoyés devant la CPI pour complicité des crimes de génocide, nettoyage ethnique et violation des droits de l’homme au Darfour. On ne voit pas la fin du désespoir au Darfour, attaqué encore aujourd’hui par les assassins du RSF/Janjaweed de Hemetti, dont l’ UNTAMIS a attesté à la suite du putsch. Les milices arabes responsables d’agressions contre des villages du Darfour sont soutenues depuis 1986 par les régimes de Khartoum. La junte se révèle comme héritière du régime brutal du président islamiste Bashir. On se demande si la démocratie est possible au Soudan, vu le pouvoir des services de sécurité de la junte, soutenus par des régimes autocrates du Golfe, surtout les Emirates arabes unis, l’Arabie saoudite et l’Egypte. Ceci, nonobstant la promotion américaine des Accords d’ Abraham entre ces Etats et Israël, dans le but de faire face aux aspirations nucléaires et aux agissements régionaux de la République islamique d’Iran.

[Les auteurs dressent une liste de recommandations précises.] Conclusion
La junte militaire n’a aucunement l’intention d’établir un Etat de droit, démocratique, garantissant la liberté et les droits civiques pour tous les Soudanais. Elle se servira du faux gouvernement civil de Hamdok pour renforcer son emprise sur les ressources naturelles, tout en déstabilisant le pays par une guerre sectaire. Ceci va à l’encontre des intérêts stratégiques d’Israël et des Etats-Unis, qui cherchent la stabilité et une alliance avec ce pays important dans la région critique de la Mer Rouge au sein de l’instable Corne de l’Afrique. Cinq administrations américaines (Clinton, Bush, Obama, Trump et, aujourd’hui, Biden) ont échoué à protéger ces intérêts. L’administration Obama avait levé des sanctions imposées pendant trente ans ; l’administration Trump avait facilité les Accords d’Abraham, que le régime de Hamdok n’a pas appliqués. L’administration Biden a encouragé des organisations financières à accorder un allègement de $50 milliards sur la dette ainsi qu’un financement intérimaire de 2.4 milliards de $ par les EAU. À cela s’ajoute la donation de $700 millions de l’administration Biden pour la transition vers un gouvernement civil. Pour cette raison nous conseillons l’organisation d’une enquête bipartite par la commission des affaires étrangères du Congrès, afin de développer les lignes directrices d’une transition démocratique pour le Soudan. L’occasion est propice, suite à la confirmation du diplomate John Godfrey, grand connaisseur du Moyen-Orient, au poste d’ambassadeur au Soudan.
https://www.newenglishreview.org/blog_direct_link.cfm?blog_id=71793

VOIR AUSSI :
https://zehabesha.com/ethiopians-in-france-denounce-undue-international-pressure-on-addis-ababa-over-tigray-conflict/
https://zehabesha.com/after-destroying-somalia-and-sudan-democrats-led-america-has-its-eyes-set-on-ethiopia/