Go to Appearance > Menu to set Top Menu

  • Iran: le compte à rebours

Israël redoute un accord “moins pour moins”

ToI staff et agences / 25 novembre

A la veille de la reprise des  pourparlers de Vienne, Israël redoute la conclusion d’un  accord « moins pour moins ». Si les Américains acceptent un accord au rabais, au bénéfice du régime iranien, on verra que le chantage nucléaire marche. Le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré, mardi, qu’Israël agira seul, si nécessaire. Les Américains, de leur côté, évoquent la possibilité d’une action militaire. Le Général Kenneth McKenzie, chef du Commandement Central, cité dans TIME magazine, rappelle la promesse du président Biden d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Les diplomates, dit-il,  sont en première ligne mais le CentCom a élaboré divers plans d’action à mettre en œuvre si [le gouvernement] le demande. De hauts responsables ont déjà parlé d’autres options, mais le général évoque clairement l’option militaire. McKenzie pense que l’Iran n’a pas encore décidé de fabriquer la tête nucléaire, mais qu’il pourrait le faire dans un court délai. « Ils aiment, dit-il,  l’idée d’être au seuil de la percée ». Des analystes américains et israéliens estiment que l’Iran pourrait construire l’arme nucléaire dans un délai de quelques mois, voire de quelques semaines. Rob Malley, le chef négociateur américain, met en avant la menace de pressions financières, mais avertit l’Iran que Washington ne restera pas les bras croisés si l’Iran continue à ralentir les négociations tout en accélérant son programme nucléaire. Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA , a rendu compte d’une visite « constructive mais pas  conclusive » à Téhéran la semaine dernière.

Israel fears US will settle for a ‘less for less’ Iran nuclear deal — report | The Times of Israel

 

Ancien responsable israélien de la sécurité : « Le monde ne lèvera pas le petit doigt contre l’Iran »

 Israel KasnettJNS / 24 novembre

Alors que les grandes puissances s’apprêtent à reprendre les pourparlers de Vienne, l’ancien conseiller israélien en sécurité nationale, Yaakov Amidror, a déclaré :  « sans menace militaire et pression sur l’Iran, un accord ne donnera rien ». Dans son intervention devant la conférence de l’Institute for Policy and Strategy, à Reichman University, Amidror a insisté sur le fait qu’Israël doit développer une capacité militaire d’attaquer l’Iran … seul. « Le monde ne lèvera pas le petit doigt, les États-Unis ne mèneront pas une seule mission. » L’ancien chef du Mossad, Tamir Pardo, participant à la table ronde aux côtés d’Amidror, précise :  Israël a la meilleure armée au monde pour frapper une cible unique, mais pour l’Iran il y a des dizaines de cibles. Brett McGurk, conseiller de la politique de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, interviewé en ligne lors d’une séance précédente, avait précisé : Comme le président Biden l’a dit, nous nous sommes engagés à assurer la sécurité d’Israël et prêts à poursuivre d’autres options en cas d’échec des négociations, mais nous sommes à présent pleinement engagés dans la démarche diplomatique. Personne n’a d’illusion, l’Iran est un adversaire et il n’y aura pas de désescalade sans dissuasion. Ainsi, on s’assure de la capacité de tous nos partenaires au Moyen-Orient de se défendre. Les  agissements iraniens déstabilisent la région ; les sanctions ne sont pas pleinement efficaces.

Biden cherche à développer une stratégie plus fine que la position maximaliste de l’administration Trump. Intervenant en ligne,  Joseph Votel, ancien chef du CentCom, a abondé dans le sens de McGurk :  c’est dans l’intérêt national américain d’endiguer l’aventurisme iranien, d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire et de protéger la sécurité israélienne. La démonstration de notre capacité militaire et de la possibilité de ramener nos forces armées dans la région est un levier important  pour la diplomatie. Les pourparlers, à son avis, ont une utilité, car il est important de dialoguer avec ses adversaires.  Pour Amidror, au contraire, le JCPOA est vraiment une aubaine pour les Iraniens. Il leur permet de poursuivre, partiellement, le développement de leur programme nucléaire jusqu’en 2030 et de jouir ensuite d’une liberté totale. Il pense qu’Israël devrait œuvrer pour une solution diplomatique, mais ne croit pas que ça apportera une solution. En 1995, les Américains n’ont pas voulu croire aux preuves fournies par Israël du développement iranien d’armes nucléaires. Les Américains exigent toujours l’arme du crime, mais ne la reconnaitraient jamais, parce qu’ils ne veulent pas lancer une opération militaire. Malheureusement, Israël n’aura pas le choix, il va falloir agir seul. Si nous n’avons pas la capacité, il faudra l’acquérir. La capacité de nous défendre c’est la raison d’être de l’Etat d’Israël, précisément pour ne pas avoir besoin de demander à Washington de le faire. Amos Yadlin et Pardo pensent que le retrait du JCPOA en 2018 était une erreur ; Amidror n’est pas de cet avis. L’erreur, dit-il, c’était l’absence d’un Plan B. Les Américains ne veulent pas agir. Ils sont nombreux à croire que les droits de l’homme et les aspirations palestiniennes sont plus importants que la menace iranienne.

 

PM Johnson au Président Herzog: Il ne nous reste pas beaucoup de temps pour  régler le problème iranien

ToiI staff / Times of Israel / 24 novembre

Lors de son entretien avec le premier ministre britannique Boris Johnson, le président israélien Isaac Herzog a dit qu’il espère que nos alliés dans le P5+1 seront très forts dans les négociations, parce que nous ne croyons pas que l’Iran est sérieux.  Il faudrait que toutes les options soient sur la table pour que les choses avancent dans la bonne direction. Johnson a averti : « le monde n’a pas beaucoup de temps »  pour régler le problème iranien. Le premier ministre partage l’inquiétude des chefs d’Etat en Israël et en Occident face à l’augmentation rapide du stock d’uranium sur fond de pourparlers moribonds. Herzog, lors d’une réunion passée avec une centaine d’élus, les avait encouragés  à s’assurer que le gouvernement soit fort dans les négociations. Le président israélien a remercié le Royaume Uni de la décision de classer le Hamas, dans sa totalité, comme organisation terroriste. Johnson a répondu que la décision était difficile et contentieuse, mais c’était une bonne décision, justifiée immédiatement  par l’incident épouvantable qu’on a vu en Israël. [l’attentat dans la vieille ville] Affreux.

Le président Herzog, accompagné de sa femme Michal lors d’une rencontré avec des organisations juives, a dit que les relations entre l’Etat d’Israël et le judaïsme mondial sont une priorité. Tous les Juifs, d’où qu’ils viennent, qu’ils soient croyants, pratiquants ou pas, doivent se sentir chez eux en Israël. Il a félicité la communauté britannique, une communauté exemplaire, un pilier de cette activité sioniste. Le couple présidentiel a rencontré le Prince Charles et le Foreign Secretary Liz Truss. Ils ont assisté au dîner en l’honneur de l’ancien Grand Rabbin Jonathan Sacks, décédé l’an dernier. Ils ont soutenu, aux côtés de Roman Abramovich, propriétaire de l’équipe de foot de Chelsea, la campagne contre l’antisémitisme.

 

Peu d’espoir d’un accord avec un Iran qui construit …

David E. Sanger / New York Times / 21 novembre

A la veille du retour aux pourparlers de Vienne, l’optimisme affiché il y a cinq mois par des responsables américains a viré au pessimisme : l’espoir du président Biden d’un retour au JCPOA, suivi d’un accord plus fort et plus étendu, a quasiment disparu. Ali Bagheri Kani, récemment nommé chef de l’équipe des négociateurs iraniens, ne parle même pas de négociations nucléaires, mais de « négociations visant à enlever les sanctions illégales et inhumaines. ».

Hopes for Nuclear Deal Fade as Iran Rebuilds


  • Israël – terrorisme

C’est qui, le “savant” islamique, auteur de l’attentat terroriste à Jérusalem?

Khaled Abu Toameh / Jerusalem Post /21 novembre

Ceux qui le connaissaient n’ont pas été surpris d’apprendre que Sheikh Fadi Abu Shkhaydam était l’auteur de l’attentat à l’arme à feu dans la vieille ville de Jérusalem dimanche matin. Pour ses proches, « un savant islamique », Abu Shkhaydam, 42 ans, était connu comme prêcheur à Jérusalem Est, y compris à la mosquée Al Aqsa. Pour d’autres, c’était un « haut responsable du Hamas ».  Sans savoir s’il occupait une position officielle, il est clair qu’il était affilié au Hamas et partageait publiquement ses vues. Connu pour sa présence quotidienne sur l’esplanade d’al Aqsa où il prononçait des prêches et menait des protestations contre des visiteurs juifs, Abu Shkhaydam n’avait pas de lien avec le Waqf, sous contrôle jordanien. Il était reconnu par ses amis comme mourabit” (soldat de la citadelle ou défendeur de la foi) pour ses efforts d’empêcher des Juifs de visiter le Mont du temple. Par ailleurs, le sheikh était un conciliateur qui aidait à résoudre des querelles privées dans le camp de réfugiés de Shuafat, où il est né. Son oncle, Shibli Sweiti, précise :  Sheikh Fadi étudiait la Sharia, préparait son doctorat, enseignait à la mosquée et dans quelques écoles à Jérusalem. En fait, Abu Shkhaydam enseignait la Sharia à l’école secondaire al-Rashidiya, qui fonctionne sous contrôle municipal.  Dans un prêche de vendredi récent, Abu Shkhaydam avait traité les chefs d’Etat arabes de  « prostitués »,  travaillant en collusion avec Israël, traitres aux Palestiniens.

https://www.jpost.com/israel-news/who-was-the-islamic-scholar-who-carried-out-the-jerusalem-attack-685588

 

Ceux qui soutiennent le Hamas sont des terroristes, on a raison de les punir

Ian Austin/ Telegraph UK / 19 novembre

Tous ceux qui sont opposés au terrorisme devraient apprécier la décision du Home Secretary, Priti Patel d’interdire le Hamas dans sa totalité.  Le Hamas n’est pas—au contraire de l’image véhiculée par des  sympathisants—une campagne légitime pour les droits des Palestiniens ;  c’est un groupe de terroristes armés, des génocidaires déterminés à effacer Israël de la carte et à assassiner les Juifs et les Arabes sur son sol. Depuis le coup sanguinaire de 2007, ils imposent aux pauvres habitants de Gaza une dictature  brutale. Pas seulement opposé à tout processus de paix avec Israël, le Hamas refuse l’idée même d’un Etat juif. Dans sa charte, bourrée d’ignobles propos racistes, on appelle à la mort des Juifs partout dans le monde. Financé par l’Iran, le Hamas pose une menace existentielle au Moyen-Orient et à sa seule démocratie. Cette année le Hamas a provoqué un conflit avec Israël. Il a lancé des milliers de rockets contre des civils israéliens. Des milliers d’entre eux auraient été massacrés sans le Dôme de fer. Plusieurs missiles, mal dirigés, ont tué des Palestiniens. En conséquence de la décision britannique, montrer son soutien au Hamas est passible de peines de prison. Le Hamas ne peut plus lever des fonds ici. Qui plus est, l’interdiction agirait contre le genre de racisme antisémite dégoûtant affiché dans la rue lors du récent conflit, où on voyait des manifestants propalestiniens arborant le bandeau du style Hamas, typique des « bombes humaines ». Cette décision est une mise en garde : ceux qui soutiennent le terrorisme antisémite ne seront plus tolérés dans les rues de Grande Bretagne.

Lord Austin, ancien MP (Labour), est directeur de la  campagne anti-extrémisme, Mainstream. 

Hamas Supporters Are Terrorist Sympathizers. The UK Is Right to Punish Them


  • Ethiopie

Echaudée en Afghanistan, l’administration Biden ne prendra pas de risques en Ethiopie

Zachary Basu / Axios / 23 novembre

L’administration Biden sonne l’alarme sur la détérioration de la sécurité en Ethiopie, alors que le gouvernement d’Addis Abeba appelle les civils à s’armer et à défendre la capitale. L’effondrement de l’Ethiopie, une nation africaine importante avec 115 millions d’habitants, risque d’entrainer une crise humanitaire massive qui menacerait la stabilité régionale. Il y a des rapports crédibles de nettoyage ethnique dans la région du Tigré, où on accuse le gouvernement central d’utiliser la famine comme arme de  guerre. Aujourd’hui, selon des reportages, les rebelles tigréens, à l’offensive,  sont à 220 kilomètres de la capitale. Le Département d’Etat américain a averti ses ressortissants à plusieurs reprises qu’il n’y aura pas de pont aérien comme en Afghanistan ; ils doivent profiter de la disponibilité de vols commerciaux et partir maintenant. Début novembre on a évacué le personnel non-urgent de l’ambassade, qui restera ouverte … jusqu’à nouvel ordre.  On ne prévoit pas d’envoyer des militaires pour faciliter des évacuations. Le Front de Libération tigréen, au pouvoir jusqu’en 2018, n’est pas les Talibans, mais l’administration Biden, échaudée par l’expérience afghane, redoute la violence urbaine, les détentions arbitraires et des pénuries.

Afghanistan-scarred Biden admin taking no chances in Ethiopia – Axios