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  • Iran : pourparlers et exercices militaires

L’Iran à la Russie : il faut que les Occidentaux soient « réalistes »

Agences et ToI staff / 6 novembre

En vue de la reprise des pourparlers de Vienne, prévue le 29 novembre, le ministre iranien des affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a contacté son homologue russe pour lui dire que les Etats occidentaux devraient aborder les pourparlers dans un esprit « réaliste ». Les deux ministres s’accordent pour dire que le seul moyen d’assurer les droits et les intérêts de tous serait de restaurer le JCPOA dans sa forme originale et équilibrée. Biden voudrait réintégrer le JCPOA en se limitant à la levée des sanctions liées au programme nucléaire. Les Iraniens exigent la levée de toutes les sanctions, associée à la garantie  d’un engagement américain irrévocable. L’administration Biden, refusant tout compromis sur la conformité avec les limites fixées en 2015, signale que la fenêtre de tir se referme. Amir-Abdollahian promet la conformité mutuelle, mais réduit les moyens de contrôle de l’IAEA. Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l’Organisation iranienne d’énergie nucléaire, cité dans les agences de presse semi-officielles, Tasnim et Fars, annonce un stock de plus de 210 kilos d’uranium enrichi à 20% et de 25 kilos à 60%, un niveau atteint uniquement par des pays dotés de l’arme nucléaire.

Dans une intervention sur CNN, le directeur de l’IAEA, Rafael Grossi, a précisé qu’il est impossible actuellement de certifier la conformité en l’absence de l’accès nécessaire pour contrôler un programme nucléaire aussi avancé qu’ambitieux. Depuis le retrait de Trump du JCPOA, a-t-il dit, l’Iran a outrepassé toutes les limites de l’accord.

Iran tells Russia West must be ‘realistic’ in nuclear talks | The Times of Israel

 

L’Iran se prépare à la reprise des pourparlers de Vienne en lançant des exercices militaires

AP / 7 novembre,

L’Iran démarre ses exercices militaires annuels, mobilisant l’armée de l’air et la marine dans une région de plus d’un million de kilomètres carrés à l’est du stratégique détroit d’Ormuz. Environ 20% du trafic international du pétrole transite par le détroit qui relie le golfe Persique au golfe d’Oman et à l’Océan indien. Selon la télévision d’Etat, les exercices « Zolfaqar-1400 « ont pour but d’améliorer les défenses contre des menaces extérieures. Le Chef adjoint des armées, Adm. Habibollah Sayyari, déclare que les exercices sont une démonstration de puissance et un avertissement aux ennemis, que toute agression provoquera une riposte écrasante. Des brigades, y compris des forces spéciales, de l’infanterie aéroportée, des avions de chasse, des hélicoptères, des avions de transport militaire, des sous-marins et des drones participent aux exercices. Le pétrolier battant pavillon vietnamien saisi le mois dernier, selon les Américains, a été libéré par les Iraniens qui se vantent d’avoir déjoué une tentative de vol  de leur pétrole.

Iran begins annual war games to ‘improve readiness’ ahead of nuclear talks | The Times of Israel

L’armée israélienne accélère les préparations visant à empêcher le programme nucléaire iranien

 ToI staff / 9 novembre

Dans le contexte d’une intensification du discours hostile à l’Iran, le chef du Tsahal annonce l’accélération des préparations pour une attaque contre les installations nucléaires iraniennes. Le Ministre de la défense, Benny Gantz, avertit : en cas de conflit armé, on ripostera avec des moyens inouïs.  Témoignant devant le comité de défense et des affaires étrangères de la Knesset, à la veille des exercices de l’armée de l’air, le Chef d’Etat-major, Aviv Kohavi, rend compte de l’ accélération du planning opérationnel pour une offensive contre l’Iran nucléaire. Kohavi se félicite de la provision, dans le budget approuvé la semaine dernière, des milliards de shekels sollicités pour rendre possibles les nouveaux plans de frappe développés selon ses consignes. On agit, affirma-t-il, contre les ennemis partout au Moyen-Orient et on répondra toujours avec force contre les menaces à Gaza et dans le nord. Il n’y a pas de menace existentielle car nous jouissons d’une liberté d’action sans précédent et d’une coopération militaire très efficace avec nos partenaires. Les forces militaires sont concentrées, en dehors de la menace nucléaire iranienne, sur la défense contre des attaques aériennes—rockets, missiles et drones—et des tentatives d’infiltration dans des communautés israéliennes périphériques.  Les défenses sur le front libanais sont fortifiées.  La construction d’un barrage en béton, bloquée depuis longtemps par manque de financement, est maintenant largement approvisionnée. Les services militaires se préparent, pendant cette période de calme relatif, pour un nouveau round de combat sur le front de l’enclave instable de Gaza.

Gantz a inauguré une nouvelle usine de l’entreprise Rafael à Shlomi, dans le nord, promettant qu’Israël ne permettra l’acquisition d’armes avancées par des proxies iraniens dans cet endroit  « brûlé par des rockets du Hezbollah il y a quinze ans » et menacé par l’enracinement iranien en Syrie. L’usine, dit-il, transmet à nos ennemis un message clair de notre détermination. Israël fait tout pour empêcher la guerre, mais en cas de conflit nous sommes prêts à mener des opérations sans précédent avec des moyens auparavant inconnus, qui frapperont au cœur des entités terroristes et détruiront leurs moyens.

L’administration Biden s’impatiente et menace d’explorer d’autres options en cas d’échec des pourparlers, rompus il y a neuf mois par les Iraniens.

IDF chief: Army ‘accelerating’ plans targeting Iran’s nuclear program | The Times of Israel


  • Etats-Unis : retrait d’Afghanistan

Michael Rubin: Lourdes conséquences au Moyen-Orient du retrait désastreux d’Afghanistan

Marilyn Stern / Middle East Forum Webinar / 5 novembre

[Résumé de l’intervention de Michael Rubin, senior fellow à l’American Enterprise Institute et ancien responsable au Pentagone / Middle East Forum Webinar (video) / 13  septembre 2021.]

La conséquence la plus évidente du retrait d’Afghanistan est la création d’un nouveau refuge pour des jihadistes anti-américains—les Talibans, Al-Qaida et l’Etat islamique—et on en paiera le prix pendant des décennies. Notre modeste présence en Afghanistan servait justement à éviter cela. L’utilisation des « forces indigènes » pour amplifier la projection de la puissance américaine est compromise par cet abandon. Il faut laisser tomber l’idée stupide de « forever war » [guerre sans fin] ; la « forever war » de Biden et Trump n’est rien d’autre que la stratégie classique de dissuasion et de confinement. Le retrait, qui signale aux alliés régionaux qu’ils ne devraient pas compter sur les USA pour leur sécurité, engendrera d’autres retraits éhontés. Des chefs d’Etat au Moyen-Orient cèderont au besoin de s’arranger avec des puissances contre lesquelles ils résistaient autrefois. La Turquie fera probablement une alliance avec le Pakistan et collaborera avec les Talibans. Washington n’a pas tenu compte des ambitions turques de dominer des régions en Syrie sous contrôle américain avec ses alliés kurdes. Israël sera plus prêt, où ses intérêts vitaux sont concernés, à agir unilatéralement, sans se préoccuper des Américains, qui en seront informés par le breaking news sur CNN. On se trompe en croyant que les USA échapperont au collimateur des terroristes en se retirant. L’idéologie du jihad n’est pas motivée par « l’occupation » ou par d’autres revendications ; c’est la culture occidentale en soi qui les offense. Le refus de l’administration américaine de faire front à l’idéologie islamiste est peut-être lié à la séparation de l’église et l’Etat. Le gouvernement devrait reconnaître l’Islamisme comme un problème et agir contre cette idéologie. On devrait inviter dans des émissions de Voice of America et de Radio Free Europe des « prêcheurs hétérodoxes » qui débattraient des questions controversées de l’Islam, par exemple le concept « d’abrogation » qui permet aux Islamistes de donner la priorité aux versets les « plus  virulents ». Les USA devraient augmenter le budget de la défense, jouer les durs avec des Etats cherchant à exploiter le vide laissé par le retrait d’Afghanistan, soutenir des séparatistes Baloutchis si le Pakistan continue à caresser des Islamistes violents et, si la Turquie continue à saborder les intérêts américains, ils devraient abandonner la base aérienne d’Incirlik .

https://www.meforum.org/62758/rubin-disaster-in-afghanistan-affects-middle-east


  • Israël : sauvetage des Juifs éthiopiens

Israël rapatrie les familles des diplomates en Ethiopie et renforce l’alerte aux voyageurs

ToI staff /  6 novembre

Face à l’escalade de la guerre civile, le Ministère des affaires étrangères annonce l’évacuation des familles des diplomates postés en Ethiopie. Les diplomates, assure le porte-parole Lior Haiat, poursuivront leur mission à l’ambassade à Addis-Abeba. L’alerte aux voyageurs est passée de « éviter les voyages non-essentiels » à les « annuler » ou, si l’on est sur place, à quitter le pays immédiatement. Au bout d’un an de guerre civile, le premier ministre a annoncé l’état d’urgence, en conseillant aux résidents d’Addis-Abeba de s’apprêter à défendre leurs quartiers contre les rebelles tigréens qui s’avancent vers la capitale. Le combat entre le gouvernement et les rebelles, qui a déjà fait des milliers de morts et des millions de déplacés, s’intensifie. Ces derniers jours, les forces tigréennes ont pris plusieurs villes clés et se sont alliées avec un autre groupe armé. Le gouvernement du deuxième pays d’Afrique en nombre d’habitants a déclaré l’état d’urgence avec des pouvoirs de détention extraordinaires. Le président israélien, Isaac Herzog, s’adressant au public lors de la cérémonie à Jérusalem de la fête juive éthiopienne du Sigd, a dit que les attentes du passé, si importantes  dans la fondation de ce jour sacré, ne devraient pas négliger les attentes pour l’avenir. Sur les milliers d’Éthiopiens qui attendent toujours de faire leur aliyah, certains sont en danger. Il faudrait les exfiltrer d’urgence. On estime les Juifs entre 7 000 et 12 000. Beaucoup sont en Tigrée, la région au cœur du conflit et d’autres, ayant quitté leurs villages il y a longtemps, vivent péniblement dans les communautés juives près de Gondar et Addis-Abeba.

Israel to evacuate families of diplomats from Ethiopia, steps up travel warning | The Times of Israel

Avec l’AP

Le premier ministre éthiopien accuse : 4 criminels de guerre évacués en Israël

ToI Staff / 8 novembre

Au téléphone avec son homologue israélien Naftali Bennett, le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, furieux, se plaint de l’évacuation, parmi les Ethiopiens venus en vers Israël ces dernier mois, d’officiers impliqués dans des crimes de guerre. Citant une source proche de l’opération, Channel 13 News affirme que, parmi les 2 000 réfugiés emmenés en Israël cette année, quatre sont soupçonnés d’avoir participé aux massacres des rebelles dans la région du Tigré.

Ethiopian PM said to complain 4 war criminals among those airlifted to Israel | The Times of Israel

Des douzaines d’Ethiopiens venus en Israël par le pont aérien accusés d’escroquerie

ToI staff / 8 novembre

[Diverses sources : agences de presse, médias audiovisuels et presse écrite] Des douzaines d’Ethiopiens entrés en Israël dans le cadre d’une  opération secrète auraient présenté de fausses origines juives et exagéré le danger qui les guettait. Une enquête diligentée par l’Autorité d’immigration émet des doutes sur un groupe de 61 immigrés venus ces derniers mois. Il pourrait s’agir d’une escroquerie manigancée par un Éthiopien venu en Israël il y a 20 ans. Les intéressés nient en bloc. Par ailleurs, une évaluation de la situation en Ethiopie par le Conseil national de sécurité a conclu qu’il n’y a pas d’urgence justifiant le pont aérien.

Depuis le début du conflit, il y a un an, plus de 2 000 Juifs ont été sauvés, mais le groupe de 61, se réclamant de racines juives mais sans appartenir à la communauté, n’avait pas le droit d’immigrer sans la  signature des ministres. C’est le cabinet de Naftali Bennett qui applique le projet de sauvetage organisé sous le mandat de Benjamin Netanyahou. Les 61 Ethiopiens problématiques ont été installés dans un centre d’absorption au Kibboutz Beit Alfa, mais la publication dans les réseaux sociaux de leurs photos a suscité  des soupçons sur leur situation et sur les informations fournies aux autorités. Une enquête plus approfondie a révélé des doutes sur leur appartenance au peuple juif, malgré les documents qu’ils ont présentés. La plupart d’entre eux n’était pas dans une zone de conflit, n’était pas en danger et n’aurait pas été normalement autorisée à immigrer. Les origines juives sont confirmées uniquement pour quatre d’entre eux. La liste des noms, établie par un immigré éthiopien venu en 1996, comporte deux de ses « fils », son ex-femme qui est chrétienne, le mari et les enfants de cette dernière et de nombreux anciens collègues de l’auteur de la liste. L’enquête conclut à une escroquerie pour profiter du système. Pourtant, le groupe ne sera pas rapatrié en Ethiopie quelle que soit la conclusion de l’enquête.

Selon un rapport rédigé par le NSC en date du 7 novembre, les Juifs éthiopiens en attente d’immigration ne sont pas en danger immédiat. Il y a un risque que des réfugiés économiques non-juifs se glissent dans le lot. Il ne faudrait même pas parler des sauvetages car ça met les gens en danger. La pression politique pour un pont aérien est artificielle. La ministre de l’immigration et de l’intégration, Pnina Tamano-Shata, elle-même d’ascendance éthiopienne, rejette ce document, « bon à mettre à la poubelle de l’histoire israélienne ». C’est de la politique, dit-elle, visant à bloquer le sauvetage des Juifs restant en Ethiopie. Ces Falash Muras, dont les ancêtres ont été convertis de force au christianisme, n’immigrent pas sous les auspices de la Loi de Retour mais par permission  spéciale.

Dozens of Ethiopians brought to Israel accused of scamming way onto airlift | The Times of Israel

Des ministres facilitent  l’immigration en Israël de 5 000 Ethiopiens sur fond de crise aggravée

ToI staff / 9 novembre

La ministre d’immigration Pnina Tamano-Shata et la ministre de l’intérieur, Ayelet Shaked, se sont mises d’accord pour accélérer l’immigration de 5 000 Ethiopiens se disant d’origine juive, alors que les combats dans le pays s’intensifient. Sont inclus dans l’accord ceux qui ont déjà en Israël des parents au premier degré : ils sont concernés, selon une décision de 2015. Le pont aérien a été  suspendu après une réunion « difficile » entre Shaked et Tamano-Shata, qui avait menacé de démissionner s’il n’était pas repris.

Ministers expedite immigration of 5,000 Ethiopians to Israel as conflict worsens | The Times of Israel

Avec l’Associated Press

Israël aurait promis de rendre des immigrés éthiopiens coupables de crimes de guerre

ToI Staff / 10 novembre

Selon certains reportages, Israël a promis de renvoyer des immigrés éthiopiens coupables de crimes de guerre, sans pour autant préciser les moyens de vérification de leur culpabilité. Par ailleurs, il y aurait des problèmes d’identification des immigrés venus par le pont aérien, dont beaucoup n’ont ni passeport ni pièce d’identité et nombreux ont donné comme date de naissance le 1er avril.

Israel said to promise to return Ethiopian immigrants who committed war crimes | The Times of Israel


A NE PAS MANQUER :

https://palwatch.org/page/29387

When did making a religious and historical site disabled accessible became “Judaization”?

Maurice Hirsch, Adv. / PMW / 7 novembre

“The [PA] presidential committee for church affairs in the State of Palestine condemned the recurring violations, crimes, and acts of Judaization that the occupation authorities are committing against the Ibrahimi Mosque … and the falsification of its Islamic and cultural nature by building an elevator for settlers as part of its declared plan to take control of it and strengthen its settlement in Hebron.