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  • Israël : détenus palestiniens choyés

Prisonniers palestiniens : Changer le paradigme pour vaincre

Gregg Roman / JNS / 10 octobre

Jérusalem a été pris de court par les exigences du Hamas lors des pourparlers indirects tenus au Caire la semaine dernière, en vue d’établir un cessez-le-feu durable. L’organisation terroriste demande, en plus d’un échange de prisonniers foncièrement inégal, l’amélioration des conditions de vie de tous les détenus palestiniens. C’est, selon une source  du Hamas citée par Al-Araby Al-Jadeed, une très haute priorité. Si cela surprend les responsables israéliens, c’est qu’ils n’ont pas compris à quel point les  Palestiniens tiennent à ces prisonniers, leurs  soldats sur le front du refus. Ils reçoivent des allocations généreuses  (« pay for slay ») du gouvernement de Mahmoud Abbas, qui aime à dire que, s’il ne  restait qu’un centime en caisse, il le donnerait aux prisonniers et aux familles des martyrs, ces « étoiles dans les cieux de la lutte ». Le Israel Victory Project (IVP) reconnaît l’importance centrale de la question des conditions de détention.  La semaine dernière, l’IVP a collé des affiches devant le QG du Service pénitentiaire à Ramle, pour protester contre l’indulgence envers les terroristes dans les prisons israéliennes, qui vont  jusqu’à faciliter leurs activités terroristes et les évasions, notamment celle de la Gilboa Prison. Au lieu d’être réduit à la condition d’un misérable vaincu, le terroriste jouit d’un confort  extraordinaire avec, à la clé, l’espoir d’une libération anticipée lors d’un échange de prisonnier ou en s’évadant. Israël devrait considérer la prison comme un moyen de briser la volonté des terroristes et d’imposer le message que le refus et la violence ne paient pas.

Pour la majorité des Israéliens, les terroristes embastillés sont hors d’état de nuire. Ils ne comprennent pas la portée symbolique des détenus, admirés comme modèles du sumud (arabe pour persévérance inébranlable). Pour briser le sumud, il faut briser la volonté du prisonnier en augmentant les contraintes et en supprimant les avantages. Aujourd’hui, les détenus sont nombreux à obtenir des diplômes universitaires, à faire des enfants ou, dans le cas de Marwarn Barghouti, à diriger un petit empire à partir de la cellule où il reçoit des notables. Barghouti, condamné pour de multiples assassinats, reste un chef populaire qui prodigue des conseils et donne des ordres. L’échange d’un seul prisonnier pourrait menacer la vie des Israéliens. Israël devrait prendre le contrepied des Palestiniens, en humiliant les détenus adulés par leur société. Puisque les prisonniers sont gratifiés d’allocations par l’AP, il faudrait supprimer tous leurs privilèges et leur ôter tout espoir de libération ou d’évasion. Une fois arrêté et condamné, le terroriste devrait frémir devant la réalité de sa défaite.  Ce devrait être l’impasse, la fin des actions sanguinaires. C’est seulement par la transmission à la société palestinienne dans son ensemble, et surtout à ses chefs, de cette dure réalité de défaite et de désespoir que le conflit se terminera une fois pour toutes.

https://www.meforum.org/62709/changing-the-prisoner-paradigm?goal=0_086cfd423c-62c7feca53-33636053&mc_cid=62c7feca53&mc_eid=6283895e57

 

VOIR AUSSI :

https://jcpa.org/article/the-israeli-government-undermines-efforts-to-stop-palestinian-authority-salaries-to-terrorists/

The Israeli Government Undermines Efforts to Stop Palestinian Authority Salaries to Terrorists


  • Etats-Unis : woke, frappé, déboussolé

Des organisations juives du Massachusetts se méfient de l’imposition des études ethniques

Sean Sauvage et JNS / 10 octobre

Charles Jacobs, président des Americans for Peace and Tolerance,  déplore les études « ethniques et de justice raciale »,  qui empoisonnent la société américaine en encourageant le tribalisme et le racisme. Des organisations juives du Massachusetts se méfient d’un projet de loi contre le racisme et pour l’équité et la justice dans l’enseignement, proposé par le Sénateur [de l’Etat] Jason Lewis. Pour pallier aux menaces représentées par  l’insurrection du 6 janvier, et le danger de « la désinformation et de la suprématie blanche », le sénateur prévoit l’allocation d’un budget et la création d’une commission chargée de développer un cursus et du matériel pour apprendre aux élèves à « démanteler » le racisme. Des études ethniques, de  justice raciale, de décolonisation de l’histoire et de la déprogrammation du racisme seront enseignées à tous les niveaux du système scolaire. Le discours associé à ce projet pose problème pour des organisations juives. Tout en soutenant l’enseignement de la justice raciale, Robert Leikind, directeur du bureau régional de l’ American Jewish Committee, exprime des réserves sur la commission, qui aura toute latitude pour interpréter les termes, actuellement vagues, et pour établir les programmes. Dans le même esprit, le Jewish Community Relations Council of Greater Boston regrette l’absence de contrôle de la commission et du budget, le manque de transparence et de précision sur les objectifs. Andrea Levin, directrice de CAMERA, qui est basé à Boston, s’est confiée au Jewish News Syndicate : Nous avons la preuve accablante que le but des critical ethnic studies et de la pédagogie anti-raciste n’est  pas vraiment de  combattre l’intolérance et les préjugés. Il  s’agit d’un  mouvement politique animé par l’antisémitisme et une propagande antisioniste primaire. L’imposition de cette idéologie pernicieuse dans les écoles publiques reviendra à peindre une cible sur le dos de chaque enfant juif.

Un projet de loi comparable, en Californie, où le débat fait rage depuis des années, fera des études ethniques un préalable pour le diplôme de high school. Une première mouture du cursus modèle, critiquée pour sa promotion du BDS et l’absence de leçon sur l’antisémitisme, suivie d’une version modifiée, n’a pas donné satisfaction, mais  le gouverneur, Gavin Newsom, résistant aux demandes d’y opposer son véto, a signé la loi le 8 octobre.

Ces études, dans la droite ligne du woke, dit Charles Jacobs, présentent les Juifs comme des blancs privilégiés, dont la réussite est preuve que « nous sommes ‘profiteurs et oppresseurs’ ici et dominants illégitimes d’un peuple de couleur là-bas en Israël ». Tout ce qui est fait par des institutions juives dans l’espoir d’améliorer le cursus aboutit à des versions apparemment cacher… qui ne le sont pas. Le leadership du judaïsme mainstream est paralysé par son étreinte de ces  minorités qui nous sont hostiles. De toutes les façons, des enseignants radicalisés se serviront du cursus pour traiter Israël et les Juifs à leur guise.

Reproduit avec la  permission du JNS.org

https://www.israelhayom.com/2021/10/10/jewish-groups-alarmed-by-ethnic-studies-bill-in-massachusetts/

 

Republican State Rep du Connecticut compare la vaccination obligatoire aux expériences médicales commises par les Nazis  sur des prisonniers juifs.

 Ben Cohen / Algemeiner / 11 octobre

Sur sa page Facebook, State Rep. Anne Dauphinais compare le gouverneur du Connecticut, Ned Lamont, au dictateur nazi Adolf Hitler et l’accuse de copier les abominables expérimentations médicales commises par des médecins dans des camps de concentration nazis. Le Gouverneur, écrit-elle, agissant comme un dictateur, oblige la population  à se soumettre à la vaccination, une expérience médicale avec des effets secondaires aussi indéfinis qu’innombrables.  Ces propos ont été condamnés par des Democrats, des associations juives et l’ Anti-Defamation League, qui demandent des excuses, mais Dauphinais persiste et signe, dans un post ultérieur : la comparaison entre l’antisémitisme génocidaire des Nazis et les mesures d’urgence imposées aux Etats-Unis et ailleurs pour combattre une pandémie qui a coûté la vie à 700 000 Américains n’est « ni antisémite ni inexacte ».

https://www.algemeiner.com/2021/10/11/connecticut-gop-state-rep-slammed-for-comparing-nazi-medical-experiments-on-jewish-prisoners-with-covid-19-vaccine-mandates/

 

Une nouvelle association américaine, qui milite pour la normalisation de la non-circoncision, sollicite le soutien  des synagogues

Ben Harris / Times of Israel / 11 octobre

JTA — Cherchant à s’affilier à une synagogue de Lincoln, Nebraska, Elana Johanson, mère de quatre enfants, a fini par se tourner vers le mouvement Reform en raison du refus de celle du mouvement Conservative qui a bien voulu accueillir ses trois fils non-circoncis mais leur refuserait la bar mitzvah. Lancée cette semaine, l’association Bruchim (en hébreu, « bénis » ou, plus largement, « bienvenu »)  milite pour normaliser la non circoncision des garçons juifs. Lisa Braver Moss, co-fondatrice et présidente de l’association, pense que ces familles ne devraient pas être marginalisées. Elle mène depuis des décennies une activité dans ce sens, initiée par la co-fondatrice Rebecca Wald, auteur d’un texte contre la circoncision publié en 1990. Moss et Wald ont collaboré sur la rédaction d’un ouvrage proposant, à la place du brit mila, le brit shalom, l’alliance de la paix. Elles travaillent aujourd’hui avec des bénévoles–dont Johnson, chargée de la stratégie de communication sur les réseaux sociaux– un conseil rabbinique, et des membres  venus de tous les mouvements sauf orthodoxe. L’association cherche, parmi d’autres objectifs, à encourager les synagogues à tendre la main aux non-circoncis, comme elles le font pour les Juifs de couleur et les LGBT+, en espérant que les rabbins proposeront des cérémonies alternatives au brit mila traditionnel. Le Rabbin Elyse Wechterman, directrice de l’Association rabbinique réconstructionniste et membre du conseil de Bruchim, explique que la circoncision étant un signe d’alliance, elle est forcément, en tant que signe, ouverte à diverses options. Il y a d’autres façons, dit-elle, de faire entrer l’enfant dans l’alliance. Rabbi Rick Jacobs, président du mouvement Reform, encouragera et mettra toujours en valeur la beauté et le sens de la circoncision rituelle. Toutefois, on comprend les familles qui la refusent et il y aura toujours une place pour eux dans notre communauté.

Selon l’interprétation du Rabbi Elliot Dorff, chef bioéthicien du mouvement Conservative et autorité en loi juive, il n’y a pas de justification dans la loi pour refuser l’accès à la vie religieuse, y compris la bar mitzvah, à un homme non-circoncis. Mais le mouvement n’a pas fait de déclaration formelle depuis la décision de 1981 refusant la bar mitzvah aux non-circoncis. Il ne faudrait pas compter sur Dorff pour suivre les consignes de Bruchim et tendre la main. Ceux qui ne respectent pas le shabbat, dit-il, sont les bienvenus, mais je ne clamerai jamais les vertus du non-respect du shabbat. Un rabbin Conservative du [San Francisco] Bay Area , demandant l’anonymat pour éviter un flot de messages haineux, avoue qu’il a refusé une demi-douzaine de familles non-circoncisant en 20 années de service à sa synagogue. La circoncision, précise-t-il, est une mitzvah de l’alliance. La refuser revient à se mettre en dehors de l’alliance. La bar mitzvah veut dire l’inscription dans la communauté de ceux qui respectent l’alliance. Alors que le point de départ de ces familles est de ne pas respecter une mitzvah absolument fondamentale du judaïsme.

Le refus de la circoncision est motivé par l’idée qu’on inflige un trauma physique et émotionnel au garçon sans apporter des bienfaits médicaux et qu’on n’a pas le droit de modifier le corps de l’enfant sans sa permission. De l’avis de l’établissement médical, par contre, les bienfaits l’emportent sur les risques. Aujourd’hui, cette toute petite minorité de parents juifs choisissant de laisser leurs enfants “intacts” risquent de croître en fonction des tendances sociétales et du fait que 79% de Juifs américains qui se sont mariés entre 2010 et 2020 ont choisi un conjoint non-juif. Une mère juive qui siège au conseil d’administration du Bruchim, préférant garder l’anonymat car le sujet est sensible, se dit pas convaincue par les  justifications médicales. Elle est mal à l’aise avec la circoncision et ne pense pas être la seule. Toutefois, des tentatives d’interdire la circoncision, à San Francisco et ailleurs, sont vues comme antisémites. Bruchim est une association réservée aux Juifs, dans le but d’offrir un safe space [un lieu protégé] où des Juifs peuvent avoir la conversation, sans ingérence extérieure, sans risque d’attirer des gens ignorants ou animés par la haine.

New US Jewish group aims to normalize not circumcising, wants synagogues to help | The Times of Israel


  • Europe : Babi Yar

Enfin les victimes du massacre de Babi Yar recevront le respect qu’elles méritent

Israel Kasnett / JNS / 6 octobre

Moins connu que les horreurs des camps d’extermination nazis, la « Holocauste par balles » où les Juifs ont été abattus un par un : en seulement deux jours, les 29 et 30 septembre 1941, les Nazis et leurs collaborateurs ukrainiens ont commis l’un des plus vastes et plus rapides massacres, assassinant 33 771 Juifs au profond ravin de Babi Yar, qui était alors à l’extérieur de la capitale ukrainienne, Kiev, et se trouve aujourd’hui intramuros. De septembre à novembre 1941, 100 000 victimes ont été tuées, pour la plupart des Juifs, mais aussi des Romas, des malades mentaux et des résistants. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue israélien Isaac Herzog ont participé à la commémoration des 80 ans du massacre de Babi Yar et à l’inauguration de nouveau Babyn Yar Holocaust Memorial Center (BYHMC). Le président allemand Frank-Walter Steinmeier, ainsi que d’autres chefs d’Etat seront présents. Selon le compte rendu du Holocaust Memorial Museum des Etats-Unis, les victimes, rassemblées sur le site, forcés de se dénuder et de descendre dans le ravin, ont été fusillées par petits groupes par le Sonderkommando 4a, un détachement de l’Einsatzgruppe C commandé par le SS-Standartenführer Paul Blobel. Ce fut la plus grande tuerie de masse en un seul endroit de toute la deuxième guerre mondiale.

[la suite : l’histoire de l’oubli et du rappel du massacre, les aléas de l’organisation du mémorial, des détails sur sa forme et son esprit et des citations d’une conversation en profondeur avec Natan Sharansky : « Ici, c’était l’enfer. On doit apprendre ce qui s’est passé ici et comment éviter que cela se reproduise. Les mots ne suffisent pas »].

JNS.org

 

VOIR AUSSI:

Jerusalem square dedicated to Chiune Sugihara, Japanese …

https://www.japantimes.co.jp/news/2021/10/12/national/sugihara-israel

 


  • Bahreiïn : un mariage juif

Le premier mariage juif célébré à Bahreïn depuis 50 ans

JNS / 11 octobre

On était réuni autour de la houpa, raconte le président de l’AGJC, Ebrahim Dawood Nonoo. L’ambiance était euphorique.

Grâce au soutien de l’Association of Gulf Jewish Communities (AGJC), le people-to-people réseau de communautés juives des pays du Gulf Cooperation Council (GCC) , consacrée à l’épanouissement de la vie juive dans la région, a été célébrée la première cérémonie de mariage juif dans le Royaume de Bahreïn depuis 52 ans. La célébration, organisée par l’Orthodox Union à l’Hôtel Ritz-Carlton dans la capitale, Manama, est également la première fête de mariage strictement cacher dans le Royaume. « Un mariage est toujours merveilleux, c’est la célébration de  la création d’une nouvelle famille juive. Mais cette cérémonie était encore plus magnifique parce que c’était la première célébration d’un mariage juif depuis plus d’un demi-siècle au sein de la seule communauté juive indigène du GCC », s’est félicité Dr. Eli Abadie, rabbin de l’AGJC. Le rabbin s’est dit honoré de présider au mariage, qui a marqué la renaissance de la vie juive dans la région. Deux autres cérémonies ont eu lieu pendant le  weekend: le Shabbat hatan ou l’ aufruf, où le marié (et parfois le couple) est appelé à la Torah pour une aliyah, une bénédiction, ainsi que la cérémonie du henné pour la mariée, pratiquée dans les communautés juives séfarades.

JNS.org


  • MUSIQUE !

JAZZMOBILE . A VIRTUAL EVENT – WYNTON MARSALIS, ARTISTS, THINKERS, & OTHER MUSICIANS DISCUSS SHAPING AN OMNI-AMERICAN FUTURE!   23-24 octobre

The American  Sephardi  Federation,  the Jazz Leadership Project  and  the  Combat  Antisemitism  Movement /

Inaugural  Event / Combating Racism and  Antisemitism Through Culture.

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