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  • Iran : nucléaire

Pas de «  geste de bonne volonté » pour ramener l’Iran aux négociations

Barak Ravid  / Axios / 5 octobre

Au cours d’un point presse, un haut responsable américain a déclaré irrecevable l’exigence iranienne d’un geste de bonne volonté, notamment le dégel d’une dizaine de milliards de dollars, pour l’encourager à revenir à la table des négociations. Les Iraniens font miroiter, toutefois, une éventuelle reprise, début novembre, des pourparlers indirects de Vienne, suspendus sine die depuis les élections iraniennes cet été. Le ministre des affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, raconte que les Américains ont cherché, par divers intermédiaires, à rentrer en contact avec l’Iran en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU. A la veille d’une réunion dirigée par les conseillers en sécurité nationale américain et israélien, prévue le 5 octobre, le responsable américain a précisé que son pays privilégie la voie diplomatique, mais d’autres avenues seront poursuivies, s’il le faut, pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Ce sera la première rencontre en présentiel depuis l’organisation du groupe de travail américano-israélien au début du mandat de Biden. Un officiel supérieur note que les deux alliés partagent la même analyse sur la réalité du programme nucléaire iranien, mais divergent parfois sur les réponses à y apporter.

https://www.axios.com/us-rejects-iran-talks-goodwill-gesture-dc383905-28dc-4dbe-9b53-18acca015882.html

[Des précisions supplémentaires dans un article du Times of Israel :]

Le haut responsable américain  rend compte des consultations régulières avec l’administration Bennett au sujet des multiples menaces iraniennes : le programme nucléaire, la déstabilisation régionale, les missiles balistiques, le terrorisme et  le réseau UAV. Les deux alliés observent que le programme nucléaire iranien a dépassé les bornes, depuis le retrait du JCPOA par l’administration Trump. Partageant grosso modo la même analyse, sans être d’accord sur chaque élément, ils sont alignés sur la question des défis présentés par l’Iran, comme sur l’engagement mutuel à tout mettre en œuvre pour y faire face. Le conseiller en sécurité nationale, Jake Sullivan, lors d’une courte visite  au Caire la semaine dernière, a exploré avec des responsables égyptiens de la sécurité leurs efforts de  médiation pour un cesser le feu durable entre Israël et le Hamas qui règne à Gaza.

Biden national security adviser to host Israeli counterpart for talks on Iran | The Times of Israel

 

L’option militaire israélienne contre l’Iran est de nouveau  d’actualité

Ilan Berman / National Review / 5 octobre

Voici le message le plus important à retenir de l’Assemblée Générale  de l’ONU : Israël, sous la nouvelle direction de Naftali Bennet et sa coalition hétéroclite, élabore sérieusement un plan d’action militaire, unilatérale s’il le faut, contre le danger existentiel posé par les ambitions nucléaires persistantes de la République islamique d’Iran. Israël aurait préféré une stratégie  diplomatique associée à une pression multilatérale ou, faute de mieux, une action collective. Pour des raisons évidentes :  Au bout de dix années de développement, l’entreprise nucléaire iranienne est trop vaste, trop étendue et trop complexe pour être éliminée par une frappe ciblée. Si bien que, les stratèges israéliens ne peuvent promettre mieux que de ralentir les progrès de Téhéran vers la bombe … progrès qui ont atteint, dit Bennett, le point critique. Pour Jérusalem, l’horloge s’emballe. D’autant plus que Téhéran semble persuadé que le temps joue pour lui. La campagne de « pression maximale » instaurée par l’administration Trump suite au retrait du JCPOA, a décimé le commerce du pétrole iranien, descendu en-dessous de 200 000 barils par jour. Aujourd’hui, grâce à la relaxe de sanctions secondaires offerte par l’administration Biden, l’Iran a trouvé de nouveaux clients, notamment la Chine, augmentant ses exportations à 600 000 barils par jour. Les conséquences de cette amélioration des finances des ayatollahs sont quasiment catastrophiques. Bennett a averti : il faudrait plus que la diplomatie archi-ouverte des USA et de leurs alliés. Si la République islamique n’est pas prête au compromis, elle devrait subir les conséquences de son intransigeance. « Certains pensent, a conclu Bennett, qu’un Iran nucléaire est inévitable, a done deal [affaire conclue]. Ou bien ils en ont marre de la question. Israël n’a pas ce luxe. Nous n’en avons pas marre. Nous ne permettrons pas à l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire ».

https://www.nationalreview.com/2021/10/why-an-israeli-military-option-against-iran-is-back-on-the-table/

 

VOIR AUSSI :

https://www.algemeiner.com/2021/10/06/idf-chief-of-staff-operational-plans-against-irans-nuclear-program-continue-to-evolve/

IDF Chief of Staff: Operational Plans Against Iran’s Nuclear Program Continue to Evolve

JNS.org  / 6 octobre


  • France-USA: la brouille

Macron sur la solidité de  l’alliance France-USA : “We will see”

David M. Herszenhorn / Politico / 5 octobre

Au conseil des dirigeants de l’UE consacré à la question de « l’ autonomie stratégique », le président français demande de Washington des gestes, pas des mots

KRANJ, Slovenia — Emmanuel Macron n’est pas encore certain que Joe Biden a pigé , pas sûr que l’alliance centenaire entre la France et les Etats-Unis est remise sur les rails.  À peine trois semaines après le coup bas du président américain contre  son homologue français avec l’annonce brutale d’une nouvelle alliance stratégique indo-pacifique avec l’Australie et le R.U., Washington peine à réparer les dégâts diplomatiques. Macron, visiblement vexé à son arrivée au Conseil de l’UE en Slovénie, a insisté pour voir des gestes, pas seulement des paroles de la Maison Blanche. Nous avons demandé au président français si Biden le reconnaît comme allié important. Il a répondu sèchement, en anglais, « We will see ».  Le président français a dit qu’il juge sur les réalités, tout en gardant l’espoir [d’une réconciliation] qui sera mutuellement plus productive. Une réunion est prévue à la mi-octobre ainsi que des conversations en marge du G20. Ce sera l’occasion, a-t-il dit,  d’envisager concrètement un réengagement. Après l’annonce brutale de la rupture du juteux contrat des sous-marins australiens, Macron avait rappelé son ambassadeur à Washington pour consultations, en refusant pendant plusieurs jours d’accepter des appels téléphoniques de Biden. Biden a tenté de panser les plaies en avouant, par un communiqué, que les Etats-Unis n’auraient pas dû laisser la France dans l’ignorance et en reconnaissant l’importance d’un système de défense européen renforcé. Malgré un premier geste de solidarité avec la France, en dénonçant l’infidélité de Biden, certains dirigeants et diplomates de l’UE craignent que, en faisant de la brouille entre Paris et Washington un point de discorde entre les Etats-Unis et l’UE, Macron menace les relations transatlantiques. Le Secrétaire d’Etat Anthony Blinken sera à Paris cette semaine, pour poursuivre l’effort en vue de réparer les relations. Il sera suivi par le Conseiller en sécurité nationale, Jake Sullivan, sur le chemin du retour de l’Assemblée Générale de l’OTAN à Bruxelles. Macron avait fait une entrée théâtrale au Conseil, s’arrangeant exprès pour arriver le dernier. « Ce n’est pas une question de paroles ou de perceptions, a-t-il insisté. Il s’agit des réalités et de nos projets communs ».

 


  • USA : Rep. Andy Levin, VP Kamala Harris

Andy Levin : son amitié avec Rachida Tlaib

Ron Kampeas / Times of Israel / 1 octobre

Andy Levin nous parle de son amitié avec sa voisine de circonscription, la Représentante palestinienne-américaine Rashida Tlaib, opposée à l’existence d’Israël comme Etat juif et vue par certains comme antisémite. Rep. Ted Deutch, par exemple, son collègue juif et Democrat, est choqué par l’accusation d’apartheid lancée par Tlaib contre l’Etat juif lors du débat sur le financement du Dôme de fer. Levin et Tlaib, amis de longue date, ont travaillé ensemble sur des projets de justice sociale avant d’entrer en politique et ils poursuivent aujourd’hui cette collaboration en obtenant de l’aide pour la ville de Detroit. Levin n’hésite pas à parler à Tlaib des Juifs comme d’un peuple qui a droit à un foyer. Sans être pas d’accord avec Tlaib, qui refuse ce droit, il ne pense pas que c’est de l’antisémitisme. « Elle |Tlaib] est mal comprise » Seule, au sein du Congrès, à se prononcer ouvertement pour une solution à un Etat [binational] elle est accusée d’antisémitisme. Levin répond que de plus en plus de jeunes Juifs sont en faveur de l’Etat binational, influencés en partie par leur amitié avec des Américains-Arabes. Il faut faire la part des choses, entre la vision « romantique », peut-être naïve ou utopique, d’un Etat partagé par Juifs et Palestiniens et, de l’autre côté, du courant jette-les-à-la-mer. Levin, qui avait organisé en 2019 des conversations privées entre Democrats juifs et musulmans, pense que son amitié avec Tlaib pourrait servir de modèle à un dialogue judéo-palestinien.« Si ce garçon juif et cette fille palestinienne, tous deux de Detroit, peuvent, sans être d’accord, exposer notre vision d’un avenir pour Israël et la Palestine, c’est ce que les peuples juif et palestinien doivent faire à une plus grande échelle.

Andy Levin says friendship with Rashida Tlaib gives him hope for Mideast peace | The Times of Israel

 

Assistants de la VP rassurent des associations juives: elle est pro-Israël

ToI staff / Times of Israel /1 octobre

Le bureau de la Vice-Présidente Kamala Harris était en mode « limiter les dégâts » jeudi, après son silence douteux devant l’étudiante de l’université George Mason, qui avait accusé Israël de « génocide ethnique ». Les assistants de Kamala Harris ont contacté deux associations juives ainsi que le Représentant Democrat Ted Deutch, juif et sioniste résolu, pour les rassurer sur sa bonne foi pro-israélienne.  Democratic Majority for Israel, un groupe centriste consacré au renforcement du soutien à Israël dans le parti Democrat, a diffusé un communiqué  exprimant sa satisfaction du geste venant du staff de la vice-présidente, confirmant ce qu’ils savaient déjà, son engagement  infaillible pour la sécurité d’Israël et son désaccord total avec les accusations relayées par l’image fausse d’Israël relayée par l’étudiante.

Jonathan Greenblatt, CEO  de l’Anti-Defamation League, a tweeté qu’il avait parlé avec le bureau de la VP, qu’il est content de l’entendre dire qu’elle est fière de soutenir Israël et qu’elle sait que l’accusation de « génocide ethnique » est totalement fausse. Il attend une déclaration officielle, claire et sans ambiguïté, que les propos de l’étudiante étaient haineux et mensongers.  Une source informée de la correspondance entre Deutch et le bureau de Harris a confié à POLITICO  qu’on pourrait dire que certains Democrats de la Chambre, qui sont hypersensibles sur ce sujet, en ont pris note et discuté.

US VP aides tell Jewish groups she’s pro-Israel after unrefuted ‘genocide’ claim | The Times of Israel

 

VOIR AUSSI:

Republican senator blocks expedited US passage of Iron Dome funding | The Times of Israel

Republican senator blocks expedited US passage of Iron Dome funding

Rand Paul’s move slows Democrat Bob Menendez’s effort to advance legislation by unanimous consent to grant $1 billion for missile defense system, but bill still certain to pass


  • Allemagne : l’acteur est un faux-vrai antisémite

Sharon Wrobel / Algemeiner / 30 septembre

Présumé coupable d’agression contre un Juif au sein d’un rassemblement contre l’antisémitisme, le jeune homme a joué le rôle d’un antisémite dans un film sur l’Holocauste.

La police a  identifié Aram A., 16 ans, comme auteur présumé d’une agression contre un homme juif au sein d’un rassemblement de soutien à Israël et contre l’antisémitisme, qui se tenait le 18 septembre à Hambourg. Selon un reportage du Bild  Zeitung, le jeune homme, sous contrat avec une agence d’acteurs, a joué dans un film sur des survivants de l’Holocauste, Evolution, projeté à Cannes au printemps. Ali, le personnage joué par Aram A., harcelait un élève juif, Jonas, dans une école berlinoise et agressait ses camarades de classe. L’acteur est soupçonné d’avoir fait partie d’un groupe qui criait sur les organisateurs « f—ck Israël, libérez la Palestine » et d’autres slogans antisémites et antisionistes, Quand quelques participants sont venus leur demander d’arrêter, l’acteur  a donné un coup de poing au visage d’un homme de 60 ans, lui fracturant la pommette et le nez, entraînant une hospitalisation de 6 jours. L’auteur des faits et ses complices ont pris la fuite, paraît-il, sur des trottinettes de location. Le suspect, reconnu sur des vidéos, a été rapidement retrouvé chez ses parents à Berlin. Interrogé et relâché après une perquisition, il risque une inculpation à la suite de l’enquête. Sa mère avoue au Bild  qu’ils sont « contre Israël » mais condamne le geste de son fils. Stefan Hensel, commissaire de la vie juive et de la lutte contre l’antisémitisme, se félicite de la rapidité de l’interpellation, mais rappelle que les meilleures intentions ne suffisent pas, il faudrait systématiquement enquêter et poursuivre les auteurs des crimes antisémites.

https://www.algemeiner.com/2021/09/30/16-year-old-suspected-of-assaulting-jewish-victim-at-antisemitism-vigil-in-germany-plays-jew-hater-in-holocaust-movie/