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  • Etats-Unis : financement du Dôme de fer

Malgré l’opposition véhémente des progressistes, la Chambre approuve le financement du Dôme de fer  

Caroline Downey/ National Review Online/23 septembre

Par un projet de loi séparé, proposé par la présidente Democrat de la House Appropriations Committee [commission du budget de la Chambre], Rosa DeLauro, la Chambre a approuvé jeudi l’allocation d’un milliard de dollars pour le système de défense israélien, le Dôme de fer.  La législation a été introduite après la suppression de cette subvention du budget global, imposée par des Représentants progressistes. Scandalisée, la Représentante Rashida Tlaib, membre du « Squad », a dénoncé  la préoccupation pour la sécurité des Israéliens tandis que les Palestiniens,  eux, vivent sous un système violent d’apartheid et meurent, victimes de « crimes de guerre » (citant Human Rights Watch). Il faudrait se soucier de la sécurité des Palestiniens, attaqués par les Israéliens. Tlaib ne voit pas de raison de réapprovisionner le stock épuisé par l’interception des centaines de rockets lancés par le Hamas contre les villes israéliens, parce que la « crise » a été fabriquée suite aux échauffourées entre  soldats israéliens et fidèles musulmans à la mosquée Al Aqsa. Tlaib est déterminée à interdire la vente d’armes aux pays ne respectant pas les droits de l’homme. Sa collègue Alexandria Ocasio-Cortez, bouleversée par le passage de la loi, avait l’air de pleurer.

Le Représentant Democrat Ted Deutch a riposté avec force au discours de Tlaib : il est inacceptable d’entendre une collègue, dans cette enceinte, accuser l’Etat juif démocratique de pratiquer « l’apartheid ». Deutch a promis qu’au jour d’aujourd’hui, dans la Chambre, une majorité écrasante se rangera aux côtés de notre allié, Israël. Exposer Israël sans défense à l’agression des ennemis tel le Hamas, accuser Israël d’apartheid, exiger le démantèlement du seul Etat juif au monde, disait-il, c’est de l’antisémitisme.

Tous les Représentants, à l’exception de 8 Democrats et 1 Republican, ont voté en faveur du financement. https://www.nationalreview.com/news/iron-dome-funding-bill-passes-house-despite-vehement-progressive-opposition/

  • Afghanistan : la guerre n’est pas finie

Nous avons quitté l’Afghanistan, Mr. President, mais nous n’en avons pas fini avec la guerre  

Pete Hoekstra / Gatestone Institute / 23 septembre

Mardi, Joe Biden a présenté  son premier discours, en tant que président, devant l’Assemblée Générale des Nations Unies.  J’ai été étonné de l’entendre dire, au bout d’une laborieuse trentaine de minutes : Je suis devant vous ce jour où, pour la première fois depuis 20 ans, les Etats-Unis ne sont pas en guerre. Drôle de vantardise, quelques semaines après ce retrait qui a abandonné des milliers d’amis et d’alliés sur le champ de bataille en Afghanistan et qui a laissé derrière du matériel valant des milliards. Nous n’avons jamais été en guerre avec l’Afghanistan. L’ennemi était et reste toujours des individus inspirés par une interprétation stricte de l’Islam et déterminés à l’imposer en se servant de tactiques terroristes. On a laissé le  pays dans le même état politique que celui dans lequel on l’avait trouvé. Malgré les déclarations des Talibans, nos services de renseignements estiment qu’Al-Qaida pourrait se reconstruire totalement d’ici un an ou deux. Et ensuite ? Le président, devant l’ONU, n’a pas évoqué l’avenir. Cela voudrait-il dire qu’il pense que la guerre contre le terrorisme est finie ? Je n’ai jamais apprécié cette expression « guerre contre la terreur». Elle mène à la confusion.  Le terrorisme n’est pas l’ennemi, c’est une tactique. Neuf jours après 9/11,  President George W. Bush a décrit, devant le Congrès, ceux qui nous ont attaqués : un ramassis d’organisations terroristes, une sorte de mafia du terrorisme, pratiquant un extrémisme islamique marginal, dévoyant l’enseignement de la paix propre à l’Islam. Ils sont, disait-il, des traitres qui détournent l’Islam. Comprenant qu’il fallait fournir du contexte, Bush a déclaré que la guerre contre le terrorisme commençait avec Al-Qaida mais ne serait pas terminée avant la défaite de tous les groupes terroristes d’envergure internationale

On comprend le choix de l’expression neutre, « guerre contre la terreur», qui brouille le lien entre le mouvement et les musulmans, tout en nous épargnant le devoir de définir les bons musulmans et éliminer les mauvais. Les terroristes et leurs sympathisants profitent de l’imprécision pour traiter d’islamophobie toute critique de leur dogme. Peu importe l’utilisation du Coran comme justification de leurs actes et de l’intention publiquement affichée d’établir un Etat musulman mondial, régi par la loi religieuse. Cette confusion nous empêche, depuis 20 ans, de définir une stratégie et de concevoir la forme que prendrait la victoire. La déclaration de fin de guerre ne change pas la réalité. Les terroristes sont toujours là, mieux équipés en Afghanistan aujourd’hui que nulle part ailleurs, toujours inspirés par l’Islam qu’ils voudraient détourner. Malgré les propos du président, les jihadistes ont leur mot à dire. Et ils le disent. Ils sont en guerre contre nous. Si l’équipe de choc qui conseille le président—Anthony Blinken, Mark Milley, et Lloyd Austin—lui font comprendre que la guerre est finie, nous sommes dans une mauvaise passe. Les jihadistes n’ont pas cédé, le monde est devenu encore plus dangereux qu’il y a quelques mois. Espérons que la prochaine fois que nous serons frappés nos dirigeants auront la lucidité d’identifier l’ennemi et de le vaincre une fois pour toutes.

L’Ambassadeur Pete Hoekstra (ret.), qui a servi pendant 18 ans au  Congrès, est un Senior Fellow de l’Investigative Project on Terrorism.

https://www.gatestoneinstitute.org/17784/left-afghanistan-still-at-war

VOIR AUSSI :

https://www.theguardian.com/world/2018/jan/12/us-ambassador-to-the-hague-apologizes-for-making-muslim-remarks-after-denial

  • Iran : plan B

Israel et les US se pencheraient sur un « plan B »  si les pourparlers avec l’Iran ne reprenaient pas

Jacob Magid /Times of Israel /

L’agence Walla rend compte d’une vidéoconférence secrète au sein de l’US-Israel Strategic Consultative Group, entre l’Américain Jake Sullivan, Conseiller en Sécurité Nationale, son  homologue israélien, Eyal Hulata et des diplomates des deux pays pour étudier un plan B en cas d’échec des pourparlers de Vienne, bloqués depuis l’élection de l’extrémiste Ebrahim Raissi.  Les Israéliens, persuadés  que l’Iran fait exprès d’éterniser les négociations tout en avançant son programme nucléaire, auraient fortement encouragé la mise en œuvre d’autres options. L’administration Biden compte imposer des sanctions supplémentaires si les pourparlers ne reprennent pas dans un délai raisonnable. Des responsables européens sont confiants en la volonté des Iraniens de revenir bientôt à la table de négociation.  Sullivan visitera le Moyen-Orient la semaine prochaine, avec des escales prévues en Arabie saoudite, aux Emirates et en Egypte. Une visite éventuelle à Jérusalem dépendra de l’agenda de Bennett, qui s’adressera à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le 27 septembre. Benny Gantz, à la différence d’autres hauts responsables, a annoncé qu’il pourrait accepter un nouvel accord. Bennett, qui y est totalement opposé, a  promis à Biden de ne pas faire campagne publiquement contre les démarches en cours.

Israel, US said to discuss ‘plan B’ if Iran nuclear talks don’t resume | The Times of Israel

  • Iraq : normalisation

300 Irakiens respectés réclament un accord de paix avec Israë

Lazar Berman et Aaron Boxerman/ Times of Israel / 24 septembre

Lors d’une conférence organisée par le Center for Peace Communications, basé à New York, des centaines de dirigeants et d’activistes irakiens, sunnites et chiites, jeunes et chefs de tribus, réunis dans un hôtel à Erbil dans la région du Kurdistan, appellent formellement à la normalisation avec Israël. La prochaine étape consistera en pourparlers directs. Un intervenant a salué l’initiative visant à développer une région en paix, avec Israël pleinement intégré. Dans un texte publié par The Wall Street Journal ,Wisam al-Hardan, président du mouvement Iraq Awakening, demande l’intégration de l’Irak aux Accords d’Abraham et l’établissement de relations diplomatiques avec Israël dans le cadre d’une politique mutuelle de développement et de prospérité.  Al-Hardan déplore l’hypocrisie de ceux qui disent du bien des Juifs irakiens tout en dénigrant les citoyens d’Israël, l’Etat qui leur a  offert refuge. A l’issue de la conférence, le mouvement Iraq Awakening, créé en 2005 par des hommes ayant combattu Al-Qaida, aux côtés des forces américaines, a formé sept groupes de travail: liens avec la Diaspora juive, commerce et investissement, réforme de l’enseignement, retrait de la loi anti-normalisation, communications dans les médias irakiens, collaboration artistique, soutien des activistes pour la paix dans d’autres pays arabes ne reconnaissant pas Israël.

Over 300 prominent Iraqis publicly call for full peace with Israel

Baghdad says it will arrest all 300 participants at event in Kurdistan that called for peace, once it can establish who they are; Sahar al-Ta’i, Wisam al-Hardan were main speakers
  • Israel : Entretien avec Anat Berko

Connaître l’ennemi : un entretien avec le Dr. Anat Berko

RAN PUNI / JNS/  20 septembre

[A lire du début à la fin, un entretien passionnant avec ] Israel Defense Forces Lt. Col. (ret.) Dr. Anat Berko, criminologue spécialiste mondialement reconnue pour sa recherche sur les auteurs des attentats suicide et leurs handlers. Pendant une vingtaine d’années, elle a rencontré des terroristes palestiniens, dont  des hauts gradés du Hamas et son fondateur Sheikh Ahmed Yassin. Membre de la Knesset (Likoud) de 2015 à 2019, Anat Berko estime que les terroristes n’ont aucun potentiel de réhabilitation, parce qu’ils se croient innocents.

https://www.jns.org/understanding-the-enemy-an-interview-with-dr-anat-berko/