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  • Etats-Unis : Accords d’Abraham

Blinken s’engage à élargir les Accords d’Abraham entre Israël et des Etats arabes

Lazar Berman et Jacob Magid/ Times of Israel / 17 septembre

A l’occasion de la célébration, via  Zoom, du  premier anniversaire des  Accords d’Abraham, le Secrétaire d’Etat Tony Blinken a affirmé  l’engagement de l’administration à poursuivre l’œuvre de normalisation réussie par ses prédécesseurs. Les liens avec les EAU, le Bahreïn, le Maroc, le Soudan et le Kosovo  seront renforcés ; les relations d’Israël avec l’Egypte et la Jordanie seront approfondies et d’autre pays seront encouragés à adhérer aux Accords. « Nous chercherons à élargir le cercle de la diplomatie de la paix. C’est dans l’intérêt des Etats de la région et partout dans le monde qu’Israël soit considéré comme n’importe quel pays ». Les ministres des affaires étrangères d’Israël, Yair Lapid, du Maroc, Nasser Bourita, l’ancien ministre des EAU Anwar Gargash et l’envoyé du Bahreïn, Abdullah Al Khalifa, étaient présents aux côtés de Blinken. S’adressant aux Palestiniens, le Secrétaire d’Etat a émis le vœu d’œuvrer ensemble, vers une normalisation, pour améliorer la vie des Palestiniens et, à long terme, arriver à une paix négociée entre Israéliens et Palestiniens (sans mentionner la solution à deux Etats.) Les accords, a-t-il dit, aideront à réduire les tensions régionales, à combattre le terrorisme et à atténuer l’impact de la crise climatique.

Blinken pledges US backing to expand Abraham Accords between Israel, Arab states | The Times of Israel

  • Etats-Unis-Israël

Au cœur de l’action : conversation avec l’Ambassadeur Ron Dermer, menée par Ethan Bronner

Publiée le 13 septembre /  adapté d’une série de huit conversations présentées à la conférence virtuelle  Z3 2020: Visions of a Shared Future,  produite par The Z3 Project et l’Oshman Family JCC de Palo Alto, California, visant la ré imagination des relations entre la Diaspora et Israël.

En effet, l’émergence d’Israël comme puissance régionale a été accélérée par la perception, chez nos voisins arabes, d’une diminution du rôle des USA dans la région.  Il s’agit d’une politique suivie par les présidents Obama, Trump et, aujourd’hui, Biden. Israël, un partenaire exceptionnel au niveau de la sécurité et de la technologie, devient un allié de choix pour les dirigeants du monde arabe qui veulent propulser leurs pays dans la modernité. Des désaccords politiques avec les administrations d’Obama et de Trump ont caché les mouvements tectoniques qui rapprochent les deux pays. Je suis très optimiste, car les intérêts mutuels d’Israël et des Etats-Unis nous rapprochent.

Voici la différence entre la paix avec l’Egypte et la normalisation avec les Emirats : jusqu’à tout récemment, un homme d’affaires égyptien qui faisait un deal avec un homologue de Tel Aviv, aurait eu peur de retrouver sa maison incendiée. Avec le président Sissi, il y a une entente au sommet, mais des forces contradictoires sont à l’œuvre dans la société. Rien de tel avec les Emirats. Les Etats arabes ont compris il y a longtemps déjà que leurs problèmes ne provenaient pas de la situation palestinienne. C’était un mythe destructif qui avait guidé les décideurs pendant des décennies. Du n’importe quoi !  Il y a bien des problèmes au Moyen-Orient. Il y a une lutte entre les forces de la modernité et du médiévalisme.

Bien que déterminée, depuis le départ, à conclure un deal entre Israël et les Palestiniens, l’administration Trump n’a pas permis à la question de bloquer tout son programme. Elle n’a pas couru après les Palestiniens, cherchant à satisfaire leur moindre caprice. Je ne suis pas d’accord avec l’idée que la question palestinienne est un problème de conscience pour les Israéliens. On ne règne pas « sur un peuple sans droits ». L’ obligation morale d’un gouvernement est de protéger ses citoyens. Les Palestiniens sont, pour une moitié, dominés par une force qui appelle à la destruction de l’Etat d’Israël et pour l‘autre moitié, sous une Autorité Palestinienne sans volonté d’arriver à un compromis historique, qui a instillé à toute une génération la détestation  d’Israël et des Juifs. Je ne ressens pas les « scrupules moraux » dont tu [Ethan Bronner] parles. Si tu veux savoir où ils sont, ne demande pas à un diplomate européen ou américain, allume la télévision et regarde ce qu’ils regardent. Il y a des Palestiniens qui voudraient faire un compromis, mais ils ne représentent pas la force ascendante aujourd’hui. On espère rajouter 5 ou 6 Etats arabes aux 5 qui ont déjà signé des accords de paix. Ça, oui, ça pourrait renforcer les forces de réconciliation dans la société palestinienne. Leurs dirigeants ne se soucient pas du bien-être du peuple ; ils ont épousé une cause, ils avancent des positions totalement inacceptables par n’importe quel gouvernement israélien sensé. Notre entretien est un microcosme de ces 25 dernières années : on parle sans cesse des Palestiniens et on n’arrive à rien. Le déblocage ne s’est pas, à mon avis, produit malgré mais à cause des décisions sur Jérusalem et le Golan. On a montré aux Palestiniens qu’ils n’ont pas un droit de véto.

[Le discours de Netanyahou devant le Congrès] En tant qu’ambassadeur j’ai toujours essayé de faire comprendre aux communautés juives ce qu’est un Etat juif souverain. Être souverain veut dire avoir une voix, un refuge et un  bouclier. Un régime à Téhéran appelle à la destruction de l’Etat d’Israël et cherche activement les moyens de l’obtenir : son programme nucléaire. Le premier ministre israélien (Netanyahou) parle, c’est son obligation morale. Il l’a dit dans son discours : Israël restera debout, seul s’il le faut, mais debout. Je ne me suis pas rendu compte sur le moment, mais ce discours sonnait aux oreilles du monde arabe comme une déclaration israélienne d’indépendance de l’Amérique.

https://www.jta.org/2021/09/13/israel/in-the-thick-of-it-a-conversation-with-ambassador-ron-dermer-led-by-ethan-bronner

  • France : rupture du contrat australien

L’ option nucléaire: pourquoi l’Australie a-t-elle plaqué le projet de sous-marins français à la faveur du pacte Aukus?

Daniel Hurst / The Guardian / 17 septembre

Deux petites semaines avant que la France ne se plaigne du coup de couteau dans le dos, de hauts responsables réunis se sont félicité de l’engagement mutuel de coopération sur le programme des sous-marins, qui est d’une importance vitale. Aujourd’hui, la France montre cette réunion du doigt en disant qu’elle a été flouée. Le 15 septembre, le gouvernement australien a notifié aux Français la rupture du contrat, à peine deux heures avant l’annonce officielle. L’Australie largue le Naval Group français en faveur d’un accord avec les Etats-Unis et le Royaume Uni, portant sur un programme de sous-marins nucléaires. Les Français ne sont pas les premiers à subir ce genre d’affront. C’est quasiment la position de défaut australienne. Tony Abbott, qui travaillait en étroite collaboration  avec le premier ministre japonais Shinzo Abe, avait très envie que le Japon soit choisi pour remplacer ses vieux sous-marins Collins Class. Déjà très avancé, le projet a été torpillé par des MPs liberal du sud, soucieux de garder des emplois dans la construction navale. Les Australiens, n’étant pas capables de faire fonctionner et d’entretenir des sous-marins nucléaires, ont opté pour la version électrique diesel. Ils se sont tournés vers  des constructeurs allemands et français, en insistant sur l’importance de créer des emplois  en Australie. En 2016, Malcolm Turnbull annonce le choix du Naval Group français, sous réserve d’entente sur les conditions commerciales. Les discussions ont traîné pendant des années. Les services d’audit de l’Etat ont critiqué le choix coûteux du sur-mesure au lieu du standard. Le gouvernement s’inquiétait de possibles retards de livraison, de coûts gonflés et des difficultés à obtenir un engagement d’augmenter la participation du secteur national. On apprend aujourd’hui que la recherche d’un Plan B était en cours depuis 18 mois. On pense que Scott Morrison attendait la fin du mandat de Trump avant d’explorer  le projet avec Etats-Unis, mais il avait déjà modifié l’organigramme interne pour faciliter l’imposition de ce plan B. Les conversations secrètes se sont intensifiées en mars et avril. Morrison s’est réuni en juin avec Boris Johnson et Joe Biden à Cornwall, en marge du sommet G7. Quelques jours plus tard, lors d’une réunion avec Emmanuel Macron à Paris, il a fait croire qu’ils étaient en train de régler les derniers détails. Il se vantait de son rapport franc et ouvert avec le président français. Et il prétend à présent qu’il a toujours été clair, qu’il y avait de doutes justifiés sur l’adaptabilité des sous-marins classiques à l’environnement stratégique Indo-pacifique changeant. La France, cherchant à rassurer, avait promis  de transmettre un engagement écrit sur l’échéancier. Selon une source gouvernementale australienne,  la lettre est arrivée trop tard: « S’ils ne peuvent pas livrer une lettre à temps comment diable pourront-ils livrer 12 sous-mains dans les délais  promis » !  La France avait engagé les services d’un lobbyiste. Trop peu, trop tard. Les Français sont terriblement vexés : experts en construction de sous-marins nucléaires, ils s’étaient pliés aux exigences australiennes en acceptant de construire des sous-marins électriques diesel.Du côté australien, l’acquisition manquée a coûté $2,4 milliards, plus des centaines de millions à prévoir pour les pénalités de rupture du contrat. Des questions demeurent sur la viabilité du projet de construction d’au moins huit sous-marins nucléaires à Adelaïde.  Quoi qu’il en soit, les premiers ne seront pas à l‘eau avant 2040 …  une éternité dans une région qui, selon le gouvernement australien,  est de plus en plus contestée.

https://www.theguardian.com/australia-news/2021/sep/18/the-nuclear-option-why-has-australia-ditched-the-french-submarine-plan-for-the-aukus-pact

  • Liban : Etat défaillant

Col. (ret.) Dr. Jacques Neriah / JCPA / 15 septembre

Le Liban, devenu un Etat défaillant, se dirige vers une quatrième guerre civile. Ecrasé par une crise économique et politique sans précédente, le Liban attend un sauveur qui ne se profile pas à l’horizon. Malgré des revers récents, le Hezbollah reste la seule puissance sur place, un Etat dans l’Etat, incontournable au niveau économique, militaire et politique, osant prendre l’initiative, notamment la décision récente de résoudre la crise énergétique par l’importation de pétrole iranien.  Comme d’habitude, le plus gros des bénéfices de ce geste « altruiste » tomberont dans l’escarcelle des hôpitaux et des institutions sociales du Hezbollah. Le reste sera vendu aux alliés ou passé en contrebande en Syrie. Le président Aoun, silencieux  et accommodant, veut à tout prix obtenir le soutien du Hezbollah aux présidentielles de 2022. Il a nommé comme successeur son gendre, Gebran Bassil, ancien ministre des affaires étrangères et président du Free Patriotic mouvement. Des sources libanaises racontent que, suivant des consignes de l’Iran, le Hezbollah a persuadé son partenaire stratégique, Michel Aoun, d’accepter la formation d’un nouveau gouvernement 13 mois après la démission de Hassan Diab, suite à la méga-explosion de Beirut. En acceptant la médiation et  la solution du Hezbollah, Aoun a transformé Téhéran en faiseur de rois de la politique libanaise. Tous les analystes voient le Hezbollah en vainqueur, suite à la chute du gouvernement de Najib Miqati. Le nouveau gouvernement est composé selon le même schéma sectaire typique du « compromis libanais », totalement dépendant des partis politiques traditionnels. A présent, sans trace d’un remède à la situation économique catastrophique, le Hezbollah a devant lui un boulevard pour récupérer la gestion des services en faillite : l’eau, l’énergie, les médicaments et les services sociaux. Si le Hezbollah pousse plus loin et  prend en charge la police, les renseignements ou l’armée, la totalité de la structure de l’Etat sera aux mains des pyromanes.

Disastrously, Lebanon Does Not Follow Its Usual Script

VOIR AUSSI :

Speakers at « Hinduphobic » Conference Have History of Anti-Israel Activism

Abha Shankar/ IPT News / 8 septembre

https://www.investigativeproject.org/8988/speakers-at-hinduphobic-conference-have-history