• USA : commemoration du 9/11

« Let’s Roll » : Todd Beamer, résident de Cranbury, a aidé à reprendre la maîtrise du vol United Airlines 93 le 11 septembre, 2001

JACOB TURCHI/ Tap into Bordertown / 11 septembre

Cranbury, NJ — Le 11 septembre 2001, Todd Beamer se trouvait parmi les passagers courageux qui ont tenté de reprendre le contrôle de l’avion détourné, le vol 93 des United Airlines. Originaire de Flint, Michigan, diplômé en kinésithérapie de Wheaton College, engagé comme gestionnaire de comptes pour la société Oracle, Beamer s’est installé en 2000 à Cranbury NJ avec sa femme Lisa Brosious et leurs deux  fils, David et Drew. Le couple est rentré le 10 septembre d’un voyage en Italie. Todd Beamer, qui se déplaçait souvent dans le cadre de son travail, avait choisi de  passer la nuit en famille et de prendre le vol UA 93 le lendemain matin. Le drame du détournement a été vécu en temps réel par Lisa Jefferson, téléphoniste au central du GTE, fournisseur de service aux vols UA. Elle avait confié au  Guardian des détails de cet appel qui lui avait changé la vie. Beamer, croyant, très attaché à sa famille, ne voulant pas inquiéter sa femme enceinte, tenait Jefferson au courant du plan d’attaquer les terroristes. Il a  récité avec elle  le psaume 23 et la Prière du seigneur. A la fin de la communication, Jefferson a entendu Beamer dire aux complices, « On y va ? OK. Let’s roll ». ] Ce « Let’s roll » [à l’attaque] est devenu célèbre. Des quatre avions détournés ce jour-là, le vol UA 93 est le seul à ne pas avoir atteint la cible prévue. Les terroristes l’ont fait s’écraser dans un champ  à Shanksville, Pennsylvania.

https://www.tapinto.net/towns/bordentown/sections/other-nj-news/articles/let-s-roll-cranbury-resident-todd-beamer-helped-retake-united-flight-93-on-september-11-2001

VOIR AUSSI :

La famille de Mark Bingham, héros du  9/11, se souvient du dernier appel reçu par sa mère en provenance du vol 93

Luz Pena / abc news / 11 septembre

Bingham était l’un des quatre passagers sur le vol 93 qui ont réussi à entrer dans le cockpit et à se battre avec les terroristes.

https://abc7news.com/911-septemebr-11-mark-bingham-flight-93/11013764/

Appels en provenance du vol UA 93

La déroulé du drame à bord du vol UA 93, reconstituée à partir des coups de fil passés depuis l’avion, de la prise du contrôle par les terroristes jusqu’au crash. Compilation réalisée par le FBI, avec des informations supplémentaires recueillies par la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 9/11.

https://www.nps.gov/flni/learn/historyculture/phone-calls-from-flight-93.htm

Discours de l’ancien président George W ; Bush à Shanksville, PA.

Pendant  les semaines et les mois qui ont suivi les attentats de 9/11, j’étais fier de diriger un peuple uni, résilient, étonnant. S’agissant de l‘unité de l’Amérique aujourd’hui, ces jours semblent loin. Une force maligne semblerait à l’œuvre dans la vie quotidienne, qui fait de chaque désaccord une dispute et de toute dispute un choc des cultures. Notre politique est devenue, en grande partie, un appel brut à la colère, la peur, la rancune. Ça nous fait craindre pour notre nation et notre avenir commun.

l y a vingt ans, des terroristes ont choisi au hasard un groupe d’Américains, sur un vol banal, pour en faire les dommages collatéraux d’un acte de terreur spectaculaire. Les 33 passagers et l’équipage du vol 93 auraient pu être n’importe quel groupe de citoyens choisis au sort. En ce sens, ils nous représentaient tous. Les terroristes ont vite découvert qu’un groupe d’Américains choisi au hasard est un groupe de personnes exceptionnelles. Confrontés à une situation impossible, ils ont téléphoné à leurs proches pour les réconforter, ils se sont mutuellement préparés à l’action et ils ont vaincu les noirs desseins des terroristes.

 

https://www.bushcenter.org/about-the-center/newsroom/press-releases/2021/09/remarks-president-bush-shanksville-9-11.html

  • Islamisme : la capitulation de l’Occident

La capitulation islamiste de l‘Occident : oublions les guerres étrangères, il faudrait une intervention domestique

Gavin Mortimer/ Spectator UK / 8 septembre

S’adressant à un thinktank militaire de Londres, le 6 septembre, Tony Blair a déclaré que les Occidentaux devraient poursuivre une stratégie d’intervention dans des pays menacés d’extrémisme islamiste ; une politique isolationniste est futile, parce que l’islamisme, qu’il s’agisse de l’idéologie ou de la violence, viendra de près ou de loin nous chercher. Nous le vaincrons par un  mélange de hard et de soft power.

Rappelons que le discours d’Emmanuel Macron après l’assassinat sauvage de Samuel Paty avait déclenché la colère du monde musulman, sans inspirer de signes de solidarité de la part des alliés européens ou américains de la France. Au contraire, l’Occident se retire de la mêlée. Témoin cet enseignant du Yorkshire, abandonné par les hommes politiques et les syndicats après avoir montré une image du prophète Mohamed dans un cours sur la liberté d’expression.

La promesse non tenue de Theresa May d’avoir des « conversations gênantes » après l’attaque terroriste du London Bridge en 2017 : une promesse vide de plus, faite par les dirigeants occidentaux au cours de la dernière décennie.

Cette capitulation insidieuse devant l’ idéologie Islamiste est le fruit d’une autre forme d’extrémisme : la promotion de la diversité comme valeur absolue et la dénonciation, comme raciste, de toute critique d’une pensée non-occidentale. Cette idéologie cherche, comme l‘islamisme, la destruction de la civilisation occidentale. On n’aurait pas imaginé qu’une ministre canadienne de la femme et de l’égalité du genre appellerait un jour les Talibans « mes frères ».

Les pays occidentaux, préoccupés par l’intervention en Afghanistan, sont indifférents à la diffusion de l’islamisme chez eux. Les esprits atrophiés par l’idéologie autoritaire de la diversité ne font pas la différence entre des sentiments antimusulmans, inacceptables, et la critique légitime de l’idéologie islamiste.

Quelques mois après l’invasion de l’Afghanistan, Les territoires perdus de la République a été publié en France. Son éditeur a été ostracisé par l’intelligentsia. Et pourtant … les Mohamed Merah, frères Kouachi et autres tueurs du Bataclan sont issus de ces  communautés fermées.

Dans la foulée des attentats de Londres de 2005, un Tony Blair furieux avait promis que les règles du jeu changeraient, qu’on ne permettrait plus à une minorité fanatisée d‘abuser de notre tolérance. Les règles n’ont pas changé. Et la plupart des auteurs d’attentats sanguinaires, en France et au Royaume Uni, sont des produits du terroir. Si nous voulons vaincre l’extrémisme islamiste, il faudra le faire chez nous, pas à l’étranger. Chez nous, dans les banlieues de Bruxelles, Barcelone, Paris et Londres ; dans les mosquées, les cafés et les réseaux sociaux. On ne gagnera que si l’Occident retrouve son courage moral et la confiance en sa bonté intrinsèque.  Ne retiens pas ton souffle. Nos hommes politiques sont faibles. Ils ont moins peur de l’extrémisme islamiste que d’être accusé d’islamophobie.

https://www.spectator.co.uk/article/the-west-s-islamist-capitulation

 

  • Alliance Israël-Etats-Unis

Bâtir l’alliance américano-israélienne de l‘avenir

Jonathan Schanzer / Newsweek / 3 septembre

 

C’est à l’ombre de l’attentat d’ ISIS-K en Afghanistan, qui a tué 13 militaires américains, que le premier ministre israélien Naftali Bennet, s’est entretenu avec le président américain Joe Biden à la Maison Blanche, pour affirmer les liens forts entre leurs deux pays.

Mais il faudrait trouver aujourd’hui une nouvelle force motrice de l’alliance qui a évoluée à travers les décennies en fonction des intérêts américains et des rapports de force régionaux. La détermination américaine de réussir le processus de paix a échouée en 2000, quand Yasser Arafat a lancé la « Deuxième Intifada ».

Bizarrement, cet échec, suivi des attentats terroristes du 11 septembre, a renforcé  l’alliance. Washington avait besoin d’alliés compétents dans la « Guerre contre la terreur ».

Israël, bénéficiant d’une vaste expérience dans le domaine, était un partenaire apprécié. Les rapports, dégradés sous le mandat d’Obama, s’étaient améliorés avec Trump, qui s’est retiré du JCPOA. Un confit est toutefois survenu en raison de l’exigence d’une réduction des échanges commerciaux israéliens avec la Chine,  Des responsables israéliens s’attendaient, avec l’élection de Joe Biden, à un paradigme connu avec un visage familier. Mais l’administration Biden nourrit toujours des espoirs d’un retour au JCPOA, tout en regardant avec méfiance les relations commerciales israéliennes avec la Chine.

Dans le domaine du contre-terrorisme, Washington donne priorité à la menace intérieure alors qu’Israël se concentre sur le Moyen-Orient. Les valeurs partagées ont toujours été la clé de voûte de l’alliance. Une conscience renforcée d’objectifs communs est exigée aujourd’hui. Israël pourrait déjà montrer sa capacité à atténuer les risques pour les Etats-Unis en traitant astucieusement avec un adversaire américain (la Chine) tout en servant d’yeux et des oreilles au Moyen-Orient, où la Chine cherche à développer ses acquis.

L’avenir sera également construit autour de la collaboration militaire : Israël est l’une des rares puissances capables de défendre les intérêts américains, même quand les USA hésitent à le faire. En fait, Israël le fait depuis des années, en détruisant les programmes nucléaires irakiens et syriens et en minant le programme iranien. A l’avenir, Israël pourrait bâtir des alliances renforcées avec ses nouveaux partenaires pour la paix. En raison des circonstances graves entourant la visite de Bennett à la Maison Blanche, l’heure n’est pas encore venue d’adresser ces défis stratégiques. Mais ils se profilent à l’horizon. Israël et les Etats Unis doivent identifier clairement les intérêts et les idées qui  soutiendront leur alliance. Vu l’ampleur de ces défis géopolitiques, le plus tôt sera le mieux.

https://www.fdd.org/analysis/2021/09/03/forging-the-american-israeli-alliance-of-the-future/

 

  • Fêtes de Tishri aux pays du Golfe

JNS/ 6 septembre

Alors que des Juifs de par le monde célèbrent les fêtes (de Tishri), les petites communautés juives des pays du Golfe—le Bahreïn, le Kuwait, l’Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les ÉAU – s’apprêtent à participer publiquement, pour la première fois depuis des décennies, aux rituels traditionnels. Cette ouverture est le résultat direct des Accords d’Abraham. Chefs des communautés juives, membres du conseil d’administration de la toute nouvelle  Association of Gulf Jewish communities (AGJC), ils expriment leur joie de pouvoir aujourd’hui célébrer ouvertement les fêtes de Tishri, voire de les partager avec leurs voisins musulmans.

Ebrahim D. Nonoo, chef de la petite communauté de  Bahreïn et président de l’AGIC, Michael X. d’Oman, Alex Peterfreund, co-fondateur du centre communautaire juif de Dubaï … Ils se félicitent de l‘intérêt de leurs compatriotes comme de la sympathie des responsables politiques. Les Juifs de la région viennent plus nombreux à la synagogue, les membres de l’AGIC aident les petites communautés à mener une vie juive. Ils offrent aux amis musulmans des corbeilles avec du miel, des grenades et d’autres mets de Rosh Hashanah, ils souhaitent la bonne année aux membres du gouvernement. Peterfreund, le chazn, venu d’Anvers en 2014, prépare pour plusieurs centaines de convives dans un hôtel local des repas cacher et des offices dirigés par Rabbi Dr. Elie Abadie, rabbin en résidence du Conseil juif des  Emirates’ (JCE). Cette année, dit Nonoo, ça va être merveilleux. Tu expliques à ton compatriote musulman pourquoi on mange la tête du poisson, la grenade, la pomme au miel–comme on fait depuis des millénaires—et tu sens qu’ils s’y intéressent, qu’ils veulent  des échanges avec nous … tout comme nous, qui avons appris sur le Ramadan et leurs traditions.

https://www.jns.org/as-gulf-opens-to-jewish-life-muslims-spark-interest-in-learning-about-high-holidays/

 

  • ISRAEL: detenus échappés

Prévenus par PMW, l’ISP [Services pénitentiaires israéliens] n’ont rien voulu savoir

Itamar Marcus et Maurice Hirsch, Adv. / PMW/ 9 septembre

A se demander si l’on aurait pu éviter l’évasion si nos services pénitentiaires avaient diligenté une enquête basée sur les informations fournies par PMW ?

Palestinian Media Watch [PMW] a organisé des réunions, échangé des courriers et des courriels, parlé avec responsables, y compris la directrice de l‘IPS [services pénitentiaires] et le ministre de la sécurité publique (dont dépend l‘IPS) pour signaler des agissements des terroristes palestiniens emprisonnés. Malgré les preuves accablantes, l’IPS répondait que les informations publiées par l’Autorité palestinienne et relayées par PMW étaient fausses : l’ordre règne dans les prisons de haute sécurité.

Le 6 septembre, six assassins terroristes se sont évadés dans une opération qui expose des défaillances en cascade du service pénitentiaire.  A commencer par le déni et le refus de tenir compte des avertissements répétés de PMW. Plus d’une dizaine de rapports rédigés par PMW sur les quatre dernières années attestent d’une liberté apparemment totale des prisonniers et de leurs avocats d’introduire et de sortir de la contrebande. Notamment, des centaines de prisonniers ont préparé des diplômes universitaires, à l’aide du matériel interdit, introduit par leurs avocats. Par ailleurs, des prisonniers ont réussi à exfiltrer leur sperme pour faire féconder leurs épouses. Récemment, PMW  a informé IPS qu’un meurtrier responsable de la mort de  23 victimes, se servait d’un téléphone mobile pour s’adresser à la foule dans un quartier de Jérusalem. Le coupable a été rapidement puni. N’empêche, le téléphone a été introduit à l’insu des services pénitentiaires.

[L’article conclut avec une longue liste de coups de fils et d’articles sur les sujets concernés, dont un rapport du 14 octobre 2018 sur une soixantaine d’enfants nés du sperme sorti clandestinement des prisons.]

https://palwatch.org/page/29136

VOIR AUSSI :

Epuisés, affamés, 4 fugitifs ont été repris, avec l’aide des Israéliens arabes

Times of Israel staff/ 11 septembre

Des résidents locaux qui ont croisé les évadés ont informé la police, facilitant leur capture. Des  traqueurs suivant des empreints des pas et des déchets ont fait le reste.

Exhausted, out of food: How 4 fugitives were caught, with help of Arab Israelis | The Times of Israel