• Israël : visite de 40 élus français

« NOUS COMBATTONS LES TERRORISTES ET L’IRAN LES SOUTIENT »

Lazar Berman / Times of Israel / 21 juillet

[A lire absolument, le compte rendu de la visite en Israël de 40 élus français, organisée par ELNET. A faire circuler en version anglaise auprès des correspondants anglophones qui pourront y découvrir l’évolution de l’état d’esprit français sur des questions d’urgence internationale.]

Les liens entre la France et Israël évoluent face au terrorisme iranien.  Quarante parlementaires français rencontrent des hauts responsables israéliens lors d’une visite en Israël organisée par ELNET. On s’alarme de l’emprise du Hezbollah sur le Liban, de l’antisémitisme en France …

Philippe Latombe, vice-président du groupe d’amitié France-Israël de l’Assemblée nationale, se confie au ToI : « Je crois que notre regard sur l’Iran a évolué et, en conséquence, notre regard sur Israël s’est également modifié.  Du moins au sommet de la classe politique ».

Iran, terror concerns are changing France’s ties with Israel, say visiting MPs | The Times of Israel

La version française : Des élus français parlent d’Iran, de terrorisme et des liens France-Israël | The Times of Israël (timesofisrael.com)

 

  • Israël : Report de la réouverture du consulat de Jérusalem

A la demande du gouvernement israélien, Biden accepte de reporter la réouverture du consulat de Jérusalem

Soucieuse de ne pas nuire au nouveau gouvernement israélien, l’administration Biden répond favorablement à la demande formulée par les services du premier ministre et du ministère des affaires étrangères de reporter, encore une fois, la réouverture de son consulat à Jérusalem. Selon le site d’information Walla, le premier ministre Naftali Bennett s’oppose totalement à la réouverture de ce qui constitue une mission de facto auprès des Palestiniens, contraire, à son avis, à la reconnaissance par l’ancien président Trump de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël.

Biden to further delay Jerusalem consulate reopening at Israel’s request | The Times of Israel

 

  • Iran : échec des pourparlers ?

En cas d’échec des pourparlers de Vienne, les USA renforceraient les sanctions sur la vente du pétrole iranien à la Chine

Benoit Faucon et Ian Talley / Wall Street Journal / 19 juillet

Parmi les options étudiées par l’administration Biden pour encourager l’Iran à poursuivre les négociations sur le retour au JCPOA, ou pour le punir en cas d’échec, figure le renforcement des sanctions visant les réseaux maritimes, de façon à étrangler la vente du pétrole brut iranien à la Chine, son plus gros client. En cas d’échec définitif des négociations, le  renforcement des sanctions priverait la République islamique de revenus essentiels. Une option diplomatique, également à l’étude, chercherait à persuader la Chine, l’Inde et d’autres acheteurs de réduire leurs importations ainsi que les opérations bancaires et le financement de la dette iranienne.

U.S. Weighs New Sanctions on Iran’s Oil Sales to China if Nuclear Talks Fail – WSJ

 

  • Etats-Unis : Ben & Jerry’s BDS glacé

Ben & Jerry’s : Le Moyen-Orient serait-il la clé aux deux mois de silence sur les réseaux sociaux ?

Hanna Krueger / Globe Staff /15 juillet

Depuis ses débuts, Ben & Jerry’s se distingue d’autres marques par la volonté d’accorder autant d’importance à sa mission sociale qu’à la réussite commerciale.  Ainsi, vexés par le silence inexpliqué du glacier sur les réseaux sociaux dans la foulée de l’opération « Gardien des Murailles», les contestataires ont migré vers le hashtag #HasBenAndJerrysTweetedYet. La franchise israélienne en ligne de mire est le fruit de l’amitié, remontant aux années 1980, entre le co-fondateur Ben Cohen et l’entrepreneur israélien Avi Zinger. Depuis trente ans, la branche israélienne commercialise les produits, sans distinction, en Israël, dans les implantations en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Les implantations, illégales selon la loi internationale ,sont revendiquées par le gouvernement israélien au titre des droits historiques et religieux.  Irrecevable pour les Vermonters for Justice in Palestine ! Contraire à la  mission de justice sociale propre à Ben & Jerry’s. Depuis de longues années, VJIP bombarde les dirigeants de l’entreprise, en vain, mais le vent a tourné au mois de mai, aiguisant chez les progressifs la sensibilité à la souffrance palestinienne. Si Ben & Jerry’s était resté sourd à l’appel à leurs valeurs d’amour, de paix et d’égalité, il sera bien obligé d’agir sous pression de l’opinion publique. C’est l’analyse de Wafic Faour, force motrice de la campagne VJIP, qui a vécu pendant 18 ans dans un camp de réfugiés au Liban, avec sa famille originaire d’Acre, déplacée en 1948. Aujourd’hui installé dans la petite ville de Burlington, il croise souvent  le cofondateur, Jerry Greenfield.

Les dirigeants de Ben & Jerry’s basés à Burlington veillent toujours sur la franchise israélienne, malgré l’acquisition de l’entreprise par le  géant international Unilever en 2000. Mais, avant la rencontre en 2013 entre VJIP et le président du conseil d’administration, Jeff Furman, personne ne s’était rendu sur place. Quelques mois après l’entretien, Furman a visité les territoires à titre personnel, en compagnie des responsables d’associations américaines des droits de l’homme. Il raconte au Globe ses impressions :   une fois sur place, ce n’est vraiment pas compliqué. On voit ce qui se passe aux checkpoints, on entend parler des incursions de soldats israéliens à minuit, des gens qui perdent leur maison. On ressent les conséquences du contrôle [israélien] des ressources en eau. Vous voyez les conditions de vie sous l’apartheid. Furman, qui a quitté Ben & Jerry’s en 2018, n’est pas au courant des opérations actuelles, mais espère que l’entreprise limitera ses ventes à Israël intramuros et les supprimera dans les territoires occupés ou les implantations illégales. Son successeur, Anuradha Mittal, prend la même position dans le cadre de son poste comme directeur du think tank progressiste the Oakland Institute.  En réaction à la violence du mois de mai, VJIP a attiré du sang neuf et jeune et s’est associé au mouvement  Decolonize Burlington qui milite pour les droits des Noirs et des  indigènes. Son chef, Hannah Rose, 22, ans, a confiance que Ben & Jerry’s saura résoudre la contradiction honteuse entre sa mission sociale et son rôle dans les territoires occupés. On ne peut pas défendre Black Lives Matter, dit-elle, et vendre des glaces dans des territoires occupés.

https://www.bostonglobe.com/2021/07/15/metro/its-been-58-days-since-ben-jerrys-posted-social-media-heres-how-their-silence-may-be-tied-middle-east/

 

Le PDG d’Unilever exprime «l’engagement  plein et entièr » envers Israël.  Des Etats et des chaînes de supermarché étudient les mesures à prendre  face au  boycott de la Cisjordanie par Ben & Jerry’s

Sharon Wrobel/ Algemeiner / 22 juillet

En réaction au boycott de la Cisjordanie par Ben & Jerry’s, le PDG d’Unilever, Alan Jope, réitère l’engagement du géant des biens de consommation  à poursuivre ses activités en  Israël. La décision prise par Ben & Jerry’s, « dans une situation sensible et complexequi provoque des sentiments forts », est indépendante, mais le message d’Unilever est un engagement ferme auprès d’Israël. Employant 2 000 personnes sur quatre sites industriels en Israël, Unilever a investi un milliard de shekels sur les dix dernières années, dont €35 millions dans une nouvelle usine de rasoirs pour le Dollar Shave Club. Divers Etats ainsi que des chaines de supermarchés américains étudient les modalités d’application de leur législation anti-BDS contre Ben & Jerry’s. Israël a demandé à une trentaine d’Etats d’agir dans ce sens.  Le Contrôleur des comptes de l’Etat de Texas, Glenn Hegar, déclare la solidarité des Texans avec Israël et leur opposition à toute action nuisible à son économie ou à son peuple. Nous autres Texans n’avons pas besoin de cette saloperie snob fabriquée par une entreprise du Vermont, vendue à une société étrangère, dit-il. Nous avons notre Blue Bell, fondé à  Brenham Texas et  c’est bien meilleur.

Unilever Chief Expresses ‘Full Commitment’ to Israel as States, Supermarkets Consider Action Over Ben & Jerry’s West Bank Boycott

VOIR AUSSI :

Five US states take aim at Ben & Jerry’s over settlement boycott | The Times of Israel / 24 juillet

Des responsables de Floride, du Texas, de l’État de New York, du New Jersey et d’Illinois étudient le retrait éventuel de leurs investissements dans la société Unilever comme conséquence au boycott prévu par Ben & Jerry’s.

Longtime graphic designer for Ben & Jerry’s quits over settlement boycott | The Times of Israel

Susannah Levin, graphiste new yorkaise qui travaille pour Ben & Jerry’s depuis 21 ans, annonce qu’elle quitte l’entreprise, sans préavis. La décision du méga-glacier de supprimer la commercialisation de ses produits dans les implantations israéliennes s’inscrit, dit-elle, dans une tendance odieuse d’antisionisme qui est la nouvelle forme de l’antisémitisme.

  • Israël : NSO sur le banc des accusés

Israël :  si le NSO Group a violé ses licenses d’exportation, « les décisions adéquates » seront prises

Judah Ari Gross / Times of Israel / 9 juillet

La société israélienne NSO Group est mise en cause dans une enquête internationale en raison de l’emploi de ses outils de cyber surveillance par divers gouvernements pour surveiller des dissidents et des journalistes, dont certains ont été tués. Le ministère israélien de la défense précise que l’exportation de produits de cybersécurité est limitée à des clients poursuivant des objectifs légaux de combat contre le terrorisme et d’investigation et de prévention de la criminalité. Les engagements pris par les end-users doivent être respectés. Si le NSO Group a violé les termes de ses licences d’exportation, la décision adéquate sera prise.  L’Etat d’Israël n’a pas accès aux informations recueillies par les clients de NSO. L’analyse d’une liste de plus de 50 000 numéros de téléphones portables fuités revèle les noms des personnes ciblées par les gouvernements de l’Azerbaïdjan, le Bahreïn, le Kazakhstan, la Mexique, le Maroc, le Rwanda, l‘Arabie saoudite, la Hongrie, l’Inde et les Emirats arabes unis. Le NSO Group, répondant par email au consortium de journalistes enquêteurs, réfute totalement les accusations « infondées »  et les nombreuses suppositions non-vérifiées qui jettent la suspicion sur la fiabilité de leurs sources. NSO subit un contrecoup international massif. Amazon Web Services a désactivé l’infrastructure des serveurs fournis à l’entreprise. Michelle Bachelet, présidente du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, a déclaré que  les révélations inquiétantes sur le projet Pegasus confirmeraient les pires craintes sur l’utilisation abusive de la technologie de surveillance.

Israel: If NSO Group violated export permits, ‘appropriate action’ will be taken | The Times of Israel

 

  • Etats-Unis : Le collecteur de fonds de Trump arrêté

Trump fund-raiser, Thomas Barrack, accusé d’être lobbyiste non-déclaré  

Sharon LaFraniere et William K. Rashbaum /  NY Tiimes / 20 juillet

Thomas J. Barrack Jr., ami proche de l’ancien président Donald J. Trump et principal collecteur de fonds pour la campagne présidentielle de 2016, a été arrêté, incarcéré et mis en examen par des procureurs fédéraux. Mr. Barrack est accusé de non-respect de l’obligation de se déclarer comme lobbyiste d’une puissance étrangère, d’obstruction de la justice et de faux témoignage devant des enquêteurs. Mr. Barrack aurait profité de sa proximité avec Mr. Trump pour faire avancer la réalisation des objectifs des Emirats arabes unis en matière de politique étrangère. Il travaillait en étroite collaboration avec de hauts responsables émiratis, invités à lui soumettre des wish-lists s’étalant  sur la durée du mandat de Mr. Trump. Les procureurs croient savoir que Mr. Barrack collaborait directement avec le souverain de facto, le prince héritier Mohammed bin Zayed. Deux autres accusés sont cités : Matthew Grimes, ancien cadre supérieur de l’entreprise de Mr. Barrack et Rashid al-Malik Alshahhi, homme d’affaires émirati, proche des souverains. Matt Herrington, l’un des avocats de Mr. Barrack, annonce que son client plaidera non-coupable. Le président Trump, de l’avis des procureurs trahi par Mr. Barrack, ne lui a pas toujours donné satisfaction. Il ne l’a nommé ni ambassadeur aux Emirats ni envoyé au Moyen-Orient. L’un des collaborateurs, identifié comme Emirati N° 5, est probablement l’ambassadeur à Washington Yousef al-Otaiba, assuré dans un message rédigé par Mr. Barrack, qu’il travaille avec l’administration Trump pour avancer « nos intérêts régionaux ». Entre 2016 et 2019, à partir de la nomination de Mr. Trump comme candidat Republican, des investisseurs émiratis et saoudiens ont apporté  $1,5 milliards à Colony Capital, l’entreprise de Mr. Barrack. Sous la direction de ce dernier, le comité d’investiture de Mr. Trump, qualifié par ses détracteurs de hub de trafic d’influence, a amassé la trésorerie la plus importante de toute l’histoire du pays.

 

  • TOKYO : JEUX OLYMPIQUES

Tokyo Olympics win kudos for honoring ‘Munich massacre’ victims in historic first – Washington Times

Kudos aux JO de Tokyo pour le premier hommage historique aux sportifs israéliens massacrés à Munich en 1972.