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  • Opération Gardien des Murs 

Vacarme de trompettes & chars :  point de bascule à Gaza ?

Richard Kemp / 16 mai / Gatestone Institute

La destruction du système de tunnels, le « metro » de Gaza, a été un coup de massue sur le Hamas, peut-être le point de bascule du conflit et certainement une leçon pour le Hezbollah.  Cette opération de force massive, précisément ciblée, coordonnée et synchronisée, a réussi grâce aux renseignements, surveillance, connaissance des tactiques de l’ennemi et, par-dessus tout, à la ruse et à la surprise. La ruse nous rappelle la stratégie de Gédéon contre les Madianites, appelant ses hommes à faire sonner les trompettes, allumer des torches et à hurler des cris de guerre, faisant décamper l’ennemi, terrorisé par cette « force indomptable ». Tsahal a massé des troupes sur la frontière, en annonçant (brièvement) une incursion terrestre imminente. Les combattants du Hamas se sont précipités dans les tunnels où, par dizaines ou par centaines, ils ont été pilonnés ainsi que leur stock de munitions. Ce chef d’œuvre de synchronisation est l’image de marque de la campagne Gardien des Murs, qui a infligé au Hamas des dégâts durables.

Israël pourrait vaincre le Hamas à bas prix en l’écrasant de sa pleine force militaire ; il se retient afin de minimiser les pertes civiles. Le Hamas en est conscient. Son intention est de provoquer une riposte, en attaquant les villes israéliennes, et de se servir des victimes civiles pour monter l’opinion internationale contre Israël.  « C’est la première armée de l’histoire à se servir de la vie de sa propre population civile comme arme de guerre ». Cette stratégie, hélas, marche trop bien. Le récit « Israël tueur d’enfants », repris par les médias, mobilise la foule enragée qui crache sa haine de l’État juif et est relayée aux étudiants par leurs professeurs.

L’armée israélienne a réussi une opération extrêmement complexe contre le « metro » de Gaza, tout en réduisant au minimum les pertes civiles. Par ailleurs, en avertissant les occupants avant de frapper, Tsahal a détruit, sans pertes humaines, plusieurs tours abritant de l’infrastructure militaire ainsi que des logements et des bureaux civils. Le Hamas cherche à faire le plein de victimes civiles et Israël à les éviter. Et c’est Israël qui commet les crimes de guerre ?  Or, selon les Conventions de Genève les « dégâts collatéraux » non intentionnels infligés dans la poursuite d’une guerre ne sont pas illégaux.

Les médias reprennent les chiffres diffusés par le Ministre de la Santé de Gaza, sachant pertinemment qu’ils ne sont pas fiables. Le Hamas, par son agression gratuite contre Israël, est responsable de toutes les victimes à Gaza. Dès la fin de ce round, le Hamas s’appliquera à reconstruire son infrastructure militaire sans aucun souci pour sa population. Les États occidentaux, les instances internationales et les humanitaires, s’ils cherchent sincèrement à soulager la misère à Gaza, ont intérêt à mettre fin au règne de terreur du Hamas au lieu de le soutenir en reprenant en chœur son funeste récit.

https://www.gatestoneinstitute.org/17372/turning-point-in-gaza /

Voir la version intégrale en français : https://fr.gatestoneinstitute.org/17378/tournant-a-gaza

 

La vraie raison de cette haine d’Israël

Brendan O’Neill / 20 mai / Spectator UK

Vous êtes au-courant ? Depuis trois semaines, la superpuissante armée turque mène un assaut brutal contre le Kurdistan irakien. Des civils terrifiés s’enfuient sous les bombes. Vous avez vu des manifestants enragés, des sportifs brandissant le drapeau kurde par solidarité, les réseaux sociaux inondés de dénonciations des Turcs assoiffés de sang et des déclarations d’amour pour les Kurdes martyrisés ? J’aimerais savoir pourquoi vous êtes horrifié par le militarisme israélien, pourquoi c’est « génocide et crimes de guerre » quand Israël se défend contre des militants palestiniens, alors que les Turcs contre les militants kurdes ne vous choquent pas ? Quand l’Arabie saoudite bombarde un bus de ramassage scolaire tuant 40 enfants au Yémen, ça ne perturbe pas le sommeil des bienpensants, mais il suffit qu’un avion de chasse israélien quitte son hangar pour que les cœurs sensibles soient dans la rue, samedi à l’aube, avec leurs drapeaux palestiniens et leur pancartes « Israël assassin ».

Pourquoi ? Parce que, disent-ils, ce conflit dure depuis des décennies et c’est vraiment tragique et nos gouvernements soutiennent Israël, donc nous sommes impliqués. Qui plus est, Israël occupe la Palestine, c’est inacceptable. On pourrait en dire autant du conflit entre la Turquie et les Kurdes. Cette Turquie qui est membre de l’Otan pardi ! Elle occupe des terres réclamées par les Kurdes, non ? Alors, pourquoi cette obsession avec Israël ? Ne vous trompez surtout pas :  je ne compare pas la Turquie à Israël, qui est, lui, confronté à une menace existentielle. Le Hamas est un mouvement islamiste et antisémite qui ne cherche pas à créer un État indépendant, mais à punir les Juifs.  Quoi qu’on pense du PKK, ce n’est pas comparable. Mais Israël, qui se défend contre des missiles lancés par des terroristes, est détesté, alors que la Turquie poursuit sans gêne sa sale guerre contre les forces kurdes. Si vous avez une quelconque explication convaincante de votre antisionisme fou furieux, je suis toute ouïe. Faute de quoi, nous autres nous demanderons si cette détestation obsessionnelle d’Israël n’est pas étayée, sciemment ou à votre insu, par une sombre haine ancienne.

https://www.spectator.co.uk/article/what-s-the-real-reason-so-many-people-hate-israel-?utm_medium=email&utm_source=CampaignMonitor_Editorial&utm_campaign=BOCH%20%2020210521%20%20JC+CID_b6c7168c75a7992995becc2b1614c224

 

L’agression du Hamas servira de terrain d’essai pour l’Iran

Jonathan Spyer  / 20 mai / Middle East Forum

L’Iran se sert de la guerre du Hamas contre Israël comme terrain d’essai d’une hypothèse stratégique, un glissement, selon l’envoyé du Hamas à Téhéran, Khaled] Qaddoumi, de la position de défense de Gaza contre des agressions israéliennes vers celle de la défense de tous les Palestiniens vivant dans « la Palestine historique ». En lançant sept missiles contre Jérusalem le 10 mai, tout en mobilisant la défense du symbole al-Aqsa, le Hamas a tenu à ressouder la population arabe palestinienne à l’ouest du Jourdain, qui est politiquement fragmentée. Cette division était un obstacle pour l’objectif stratégique iranien : une guerre longue, conduite par proxies et avec des forces politiques clientes, qui finira par affaiblir, isoler, vider et éventuellement faire s’effondrer Israël.

Le résultat semblerait, à l’heure actuelle, mitigé. Depuis la fin du ramadan, les échauffourées sont sporadiques, les émeutes dans les villes arabes-israéliennes se calment et, malgré les manifestations d’ampleur en Cisjordanie, il n’y a pas de signe de conflagration. Gaza a subi des dégâts bien pires que ceux qu’il a infligés et la fragmentation politique persiste. Il reste toutefois un signe encourageant pour l’Iran : les agressions arabes contre des juifs à Lod, Ramleh, Haïfa, Jaffa et ailleurs confirment l’efficacité d’Al-Aqsa comme symbole unificateur.

Ce n’est pas un soulèvement général mais, pour la première fois depuis l’établissement de l’État d’Israël, des Israéliens arabes en nombre important se sont mobilisés–utilisant parfois des armes à feu–pour prêter main forte à une organisation qui fait la guerre contre Israël. C’est un succès profond, quoi que partiel, pour le Hamas et ses soutiens. Les Iraniens auraient pris note des forces en présence : le potentiel disruptif de certains éléments arabes-israéliens disposant de stocks d’armes ; la réponse faible et tardive des autorités israéliennes ; le rôle des volontaires juifs armés pour se défendre contre la foule, notamment à Lod.  D’importantes manifestations anti-israéliennes en Europe et au Moyen-Orient témoignent de la résonance de la question pour de larges secteurs du public musulman. Autant de signes encourageants pour l’Iran du désarroi et des divisions en Israël à exploiter à l’avenir.

Bien que l’Iran préfère, comme d’habitude, d’éviter l’implication directe, l’offensive du Hamas n’aurait pas été concevable sans son soutien. On pourrait voir les dix jours écoulés comme le dernier épisode en date dans la longue guerre de Téhéran contre Israël.

https://www.meforum.org/62363/iran-hamas-offensive-against-israel?goal=0_086cfd423c-5cf585aa6d-33636053&mc_cid=5cf585aa6d&mc_eid=6283895e57

 

 

 

 

 

 

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