Le Liban, une mosaïque confessionnelle fragile

Le Liban se caractérise par un pluralisme confessionnel, lié tant à son histoire qu’à sa situation géographique. L’État reconnaît officiellement 18 communautés religieuses : les chrétiens (maronites, grec-orthodoxes, grec-catholiques melkites, arméniens apostoliques, arméniens catholiques, syriens-orthodoxes, syriens-catholiques, assyriens, chaldéens, coptes orthodoxes, latins et protestants), les musulmans (chiites, sunnites, druzes, ismaéliens et alaouites) ainsi qu’une communauté juive, très peu nombreuse.

Au Liban, les communautés, essentiellement chrétiennes et musulmanes, se partagent le pouvoir en fonction de leur poids démographique. Majoritaires dans le pays, les maronites se voient attribuer la présidence de la République, tandis que les sunnites héritent du poste de premier ministre (nommé par le président). La présidence de l’Assemblée revient aux chiites, alors essentiellement ruraux et dépourvus d’élites.