L’Edito hebdomadaire du 25 Janvier 2021

Alors que la campagne de vaccination contre la Covid-19 menée par Israël l’érige en modèle à suivre, certains commentateurs, ONG ou médias à la critique acerbe, l’accusent de discriminer les Palestiniens. Selon eux, Israël aurait le devoir légal de les vacciner, or rien n’est moins vrai, aussi bien pour des raisons factuelles qu’historiques.

Depuis le début de la pandémie mondiale, Israël et l’Autorité palestinienne ont tous deux  opté pour un confinement de leurs populations mais la donne a changé quand les vaccins ont été rendus disponibles. Israël a négocié avec Moderna et Pfizer-BioNTech tandis que les Palestiniens ont discuté avec d’autres producteurs comme Sputnik V et Astrazeneca. Toutefois, ces derniers n’ont reçu que peu de doses, et les vaccins Sputnik n’ont pas obtenu l’autorisation du ministère israélien de la Santé. De plus, pour les vaccins qui doivent être stockés à basse température, l’Autorité palestinienne n’a pas les capacités de stockage requises.

Loin de dénigrer les Palestiniens, le ministère de la Santé israélien a déclaré il y a quelques semaines qu’Israël leur fournira des vaccins dès que la campagne de vaccination de sa propre population sera terminée.

Quant à la question du droit international, l’Autorité palestinienne a pris le contrôle de l’ensemble de la fonction publique palestinienne, de son éducation, de ses transports et, surtout, de son système de santé depuis les Accords d’Oslo en 1994. Accuser Israël de ne pas avoir vacciné les Palestiniens alors que le système médical a été transféré aux Palestiniens il y a plus de 25 ans témoigne d’une mauvaise foi évidente.

Israël n’est pas tenu de fournir des vaccins aux Palestiniens. La Cisjordanie et la Bande de Gaza ne sont pas des territoires occupés, mais disputés. Ils ne relèvent donc pas de la Convention de Genève qui oblige une puissance occupante à veiller à la santé de la population du territoire occupé, puisque ce sont les accords d’Oslo qui s’appliquent. Les textes indiquent aussi que les deux parties doivent se coordonner en cas d’épidémie, mais il n’est pas spécifié qu’Israël doive fournir des soins ou des médicaments.

Contrairement à ce que certains médias mal informés et mal intentionnés ont déclaré,  la vaccination du peuple palestinien est un sujet crucial pour Israël, puisque plus de 150 000 Palestiniens s’y rendent chaque jour pour y travailler. Le gouvernement israélien sait qu’il ne pourra endiguer la pandémie de Covid-19 en Israël que lorsque les territoires palestiniens seront également protégés du virus.

La lutte contre le coronavirus est un combat mondial qui appelle à la vigilance et à la solidarité transnationale. Dans ce contexte, Israël espère, comme nous tous, que les données recueillies par la campagne de vaccination rapide et partagées avec Pfizer serviront non seulement les Palestiniens, mais le monde entier.