ELNET a permis à l’Imam Hassen CHALGHOUMI de se rendre à la Conférence de l’AIPAC, à Washington, aux Etats-Unis, du 24 au 26 mars dernier, pour y aborder les dangers de l’islamisme radical et la menace iranienne pour la stabilité du Proche-Orient.

Après une première réunion prolifique au Parlement Européen le 6 mars dernier, ce nouvel échange, sur l’influence négative de l’Iran et sa politique expansionniste à l’Ouest de ses frontières, a réuni d’éminents membres de la société civile et notamment des représentants religieux, mais aussi des experts et chercheurs internationalement reconnus, ainsi que des décideurs politiques du monde entier, particulièrement concernés par ces questions cruciales.

En marge de la conférence, ELNET, en partenariat avec l’Hudson Institute, a organisé et animé une réunion stratégique axée sur le décryptage de la politique dite « des 3H » (Hezbollah, Hamas, Houthis) menée par le régime des Mollahs. Cet événement s’est déroulé le 26 mars 2019, au siège même de l’Hudson Institute, en plein cœur de la capitale américaine.

Cette rencontre a permis la synthèse des différents points de vue de ses participants, parmi lesquels se trouvaient de nombreux experts et chercheurs français, américains et israéliens comme le Général Michael HERZOG, Directeur du Forum of Strategic Dialogue (FSD) M. Michael DORAN, expert en terrorisme et diplomatie, Mme Nina SHEA, Directrice du Centre pour les Libertés Religieuses de l’Hudson Institute, le Dr. Benham BEN TALEBLU, expert pour la Foundation for Defense of Democracies (FDD), M. Eric BROWN, expert en terrorisme et idéologie radicale, l’Imam Hassen CHALGHOUMI, ainsi que le Dr. Kenneth WEINSTEIN, président du Think Tank Hudson Institute et hôte de la réunion.

La discussion a ainsi pu mettre en lumière la crainte partagée des participants face à la politique belliqueuse de la République Islamique, le danger du renforcement de ses capacités militaires et notamment de ses capacités balistiques, mais aussi l’influence idéologique croissante de l’Iran dans des zones géographiques instables ou en état de guerre, tels que le Liban, la Syrie, le Yémen ou l’Irak.

Les participants ont ainsi évoqué plusieurs solutions pour endiguer cette politique déstabilisatrice et limiter au mieux les crises humanitaires engendrées, notamment en Syrie et au Yémen. La nécessité d’une implication plus importante de l’ensemble de la communauté internationale, et particulièrement celle des pays occidentaux et des Etats arabes du Golfe, a également été envisagée comme facteur déterminant d’une potentielle sortie de crise.

Au vu de l’urgence de la situation, l’ensemble des participants se sont exprimés en faveur d’un changement radical de politique vis-à-vis du régime iranien.

L’imam CHALGHOUMI, a, pour sa part, invité la France et l’Union Européenne « à être ferme face au régime iranien », afin de combattre le financement de l’islamisme radical, de lutter plus avant contre le terrorisme islamiste et toutes les factions qui prônent la haine et la violence.