Action politique : ELNET s’oppose à la tenue de l’« Université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens »

Le 24 juillet dernier, le député LREM Adrien Morenas a posé une question écrite au gouvernement qui nous interpellés, à propos de la tenue à Grenoble, du 22 au 26 août, de l’« Université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens », organisée notamment par le BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine (PFP) ou encore l’Association France Palestine Solidarité (AFPS).

Cet événement, qui reçoit le soutien financier de l’Agence Française de Développement (AFD), opérateur du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et de la ville de Grenoble, sera ponctué d’ateliers aux discours anti-israéliens, tout en faisant la promotion des campagnes BDS avec ce genre de thématique : « Des entreprises françaises complices de la colonisation israélienne », porté par l’AFPS et BDS France, et qui présentera les campagnes en cours contre les « banques françaises ayant des liens avec des banques et entreprises israéliennes acteurs de la colonisation… ».

Pour rappel, le boycott d’Israël est interdit par la loi française. Ses militants sont régulièrement condamnés par les juridictions françaises pour incitation à la haine et à la discrimination – jurisprudence constante des tribunaux correctionnels, Cours d’appel, Cour de Cassation, validée par la Cour européenne des droits de l’homme. Alors pourquoi l’AFD, opérateur du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, ainsi qu’une municipalité française, financent, avec le denier public, de telles activités illégales ?

Nous avons interpellé M. Jean-Yves Le Drian à ce sujet ainsi que M. Gérard Collomb, car cette manifestation, qui porte en elle les germes de l’illégalité, troublera l’ordre public. Nous avons ainsi demandé que l’événement soit annulé ou au moins que les organisations qui prônent le boycott se retirent. Les parlementaires ont également été informés de notre action ainsi que M. Eric Piolle, maire de Grenoble, et M. Patrick Lévy, président de l’université.

Nous vous invitons également à agir en vous appuyant sur les éléments que nous vous fournissons, afin que les promoteurs du boycott d’Israël n’aient pas de tribune ni de subventions pour déverser leur haine.